Speaker #0Tu sais ce qu'on m'a dit toute ma vie ? « Anouk, toi t'es forte, tu peux encaisser, tu n'as pas besoin d'aide. » Traduction, tais-toi, survis et souris joliment. Et moi, bonne élève de l'école patriarcale, j'ai obéi. Mais à l'intérieur, j'étais seule, incomprise, rejetée et trahie. Alors un jour, j'ai eu un déclic. La vraie force, c'est pas d'empiler les casseroles, c'est d'oser les poser. Et tu sais quoi ? Avec l'équinoxe, la nouvelle lune et l'éclipse, c'est exactement le moment cosmique pour ça. Viens, on va couper les chaînes ensemble. Bienvenue chez Elles et la Lune, la voix qui brise le silence et rallume ta puissance. Ici, on coupe les chaînes, on parle vrai et on se relève ensemble. Je suis Anouk, survivante devenue guide, et je t'emmène là où tu reprends ta place. Et maintenant, place à l'épisode du jour. Bienvenue dans Elles et la Lune, le podcast des femmes qu'on a trop longtemps traité de fortes, juste pour les laisser se débrouiller seules. Aujourd'hui, le timing est parfait. Les kinex d'automne, la nouvelle lune et une éclipse solaire en prime qui viennent de passer. Tout ça, c'est pas un décor cosmique pour Instagram. C'est un vrai portail énergétique et psychique. C'est le moment où la lumière et l'ombre s'équilibrent, où les arbres laissent tomber leurs feuilles sans se demander s'ils sont assez courageux. Et où toi ? Tu peux faire pareil. L'intention de cet épisode, c'est de te rappeler que tu n'étais pas trop. Tu étais incomprise. Et qu'aujourd'hui, tu as le droit de lâcher ceux qui te trahissent. Moi aussi, j'ai cru que j'étais Wonder Woman. Mais bon, ma cape, en fait, c'était une serpillère. Je me souviens d'une période où j'allais très mal. Et tu sais ce qu'on me répétait sans cesse ? « Allez, t'es forte, tu vas gérer. Tu rebondis toujours. » En clair... On n'a pas envie d'entrer dans ton chaos, donc merci de souffrir en silence. Eh oui, et moi, bonne élève, je souriais, mais à l'intérieur, j'avais envie de crier. Et qui va me soutenir, moi ? Réponse, évidemment, tu t'en doutes, personne. Alors j'ai fini par comprendre que ma soi-disant force n'était pas un don, c'était une prison. Et qu'il fallait que j'apprenne, non pas à tout porter, mais à lâcher. Alors pourquoi est-ce que c'est si difficile de lâcher ? On va parler un petit peu neurosciences, version sorcière, ça dure pas longtemps, je te rassure. Parce que ton cerveau, il a un job, te garder en vie, pas te rendre heureuse. Il préfère une douleur familière qu'une liberté incertaine. Par exemple, tu restes avec un ex toxique parce que ton cerveau se dit « Ok, il me détruit, mais au moins je connais son mode d'emploi. » L'inconnu, c'est drôlement plus risqué quand même. Alors le résultat de ces cogitations... Tu choisis la prison que tu connais. Et en plus, chaque fois que tu sauves quelqu'un ou que tu répètes un vieux schéma, ton corps te récompense. Eh oui, dopamine, ocytocine, petits choux de chimique. Ça soulage un instant, mais ça t'enchaîne encore plus. Alors il faut bien se dire une chose. Lâcher, ça n'est pas perdre. C'est apprendre à ton système nerveux que la sécurité peut exister sans sacrifice. Eh oui. Et quand il intègre ça, tu passes du mode survie, hyper inconfortable, au mode renaissance. Ce n'est pas toujours confortable non plus au départ, mais franchement, ça vaut le coup. Parlons un petit peu archétype. Alors ça, vous savez, toutes, et tu sais que c'est mon dada, les archétypes, les cycles lunaires. Donc, on va parler de l'enchantresse. La jeune fille, c'est le printemps. L'élan, l'innocence. La mer, c'est l'été. L'abondance, la générosité. Mais l'enchantresse, elle, alors ça c'est autre chose. Elle arrive en automne, elle sait qu'elle est magnétique, mais elle ne cherche plus à séduire pour survivre. En fait, c'est la sorcière qui regarde droit dans les yeux et dit « ça, ça dégage, ça aussi, et toi, ben, bonne route » . Elle est lucide, sauvage. Elle sent les mensonges avant même qu'ils soient dits. Elle n'a plus peur de l'ombre parce qu'elle sait que l'ombre est un terreau fertile. Son mantra ? Je ne trahis plus mon corps pour te garder. Je ne trahis plus mon âme pour être aimée. Et si tu es mon avis, on a toutes besoin d'activer notre enchantresse intérieure. Celle qui rit quand on l'appelle trop sensible, parce qu'elle sait que sa sensibilité, c'est sa clairvoyance. Alors je vais te proposer un petit rituel magique express. Passe à la pratique. Alors, je t'offre deux versions. L'express et la complète. Pour la version express, ça dure vraiment cinq minutes. Prends un papier, écris une chose d'une personne ou une croyance qui t'épuise. Relis et dis « je rends ce qui ne m'appartient plus, je me choisis moi » . Ensuite, tu brûles le papier, en sécurité, dans ton chaudron, dans une casserole. dans quelque chose qui supporte le feu, dans une cheminée. Pose une main sur ton cœur, une sur ton ventre, respire, visualise le fil qui secoue. Ça, c'est ton premier rituel qui est super magique, super express et très sympa à faire. Ensuite, je vais te proposer aussi la version complète. Si tu as un peu plus de temps, ça c'est super sympa à faire aussi. Tu t'installes dans ton petit endroit tranquille, tu allumes une bougie, tires une carte de tarot ou d'oracle et demandes « qu'ai-je besoin de lâcher maintenant ? » Tu respires, tu ressens ce qui se passe à l'intérieur de toi et tu notes ta réponse dans ton carnet. Tu peux mettre une musique qui t'ancre, si ça peut t'aider, et pratiquer la respiration en quatre temps. Tu sais, je t'en ai déjà parlé, celle où tu inspires sur quatre. Tu retiens quatre, tu expires sur quatre temps et tu retiens encore quatre temps. Pendant ce temps-là, tu visualises ton ventre comme un chaudron, notre chaudron magique, notre centre. Tu y déposes ce qui t'alourdit et tu poses tes mains dessus et tu répètes. Je rends ce qui m'éteint, je garde ce qui me nourrit. Et tu respires comme ça et tu visualises. Ensuite, tu termines en soufflant sur la flamme de la bougie, comme pour sceller ton choix. Alors, ce n'est pas que symbolique. Ton inconscient, il adore les gestes et les rituels. Chaque acte devient une reprogrammation. C'est pour ça que je dis que j'adore allier les sciences, les neurosciences, l'hypnose, avec des rituels magiques. Parce que ça va de pair, vraiment. Et c'est une jolie manière d'intégrer les choses. Alors finalement, lâcher, quand je dis que c'est pas abandonner, c'est simplement parce que c'est arrêter de porter ce qui n'est pas à toi, ce qui ne t'appartient plus, ce qui ne t'appartient pas et ce dont tu ne veux plus. Et tu sais quoi ? T'as plus besoin d'être forte, comme on te l'a demandé. Ta vraie force, c'est de choisir. Alors en cette saison de l'enchantresse, ose couper tes chaînes, ose dire non, ose brûler ce qui te trahit. et surtout Ose marcher libre. Parce que tu n'étais pas trop, tu n'as jamais été trop et tu n'es toujours pas trop. Tu es ou tu étais incomprise. Et aujourd'hui, toutes les femmes ont le droit d'être entendues. Toi aussi, bien sûr. Si tu sens que cet épisode résonne en toi, j'ai créé Libération Express, une séance unique de 60 minutes pour poser ta cape de sauveuse, retrouver ton énergie et repartir avec un plan concret. sans culpabiliser. Si ça te tente, le lien est dans la description. Si tu en ressens l'appel, c'est avec grand plaisir que je t'accompagnerai sur ce petit bout de chemin. Et pour continuer à marcher ensemble, abonne-toi au podcast à ma newsletter sur elselaline.ch. Ça me ferait vraiment plaisir et ça me permet de continuer à donner des contenus et puis à être motivée aussi pour faire tous ces épisodes de podcast, le blog, etc. Et aussi, surtout, de m'avoir écoutée jusque-là. Avant de te laisser, j'aimerais que tu gardes ça avec toi. L'automne n'est pas une fin, c'est une mue. Chaque feuille qui tombe, c'est un fardeau qui se recycle. Chaque obscurité qui avance, c'est un espace où tu peux renaître. Alors marche comme l'enchantresse que tu es. Magnétique, lucide, indomptable. Non pas pour survivre, mais pour rayonner libre.