- Speaker #0
Hello et bienvenue dans Émancipation Féminine. Je suis ton hôte Delphine, compagnante féministe. J'interviens aussi en entreprise sur les sujets d'équité. Si t'es fatiguée de tout porter, si t'as appris à sourire en se rôlant les dents ou à faire semblant que tout va bien au taf, t'es au bon endroit. Ici, on parle de ce qui fait mal, de ce qui fait sens et de ce que t'oses. Pas à dire tout haut. Merci Charlène et bienvenue dans Émancipation féminine. Je suis ravie de te recevoir aujourd'hui. Charlène, est-ce que tu peux te présenter ? Pas forcément avec ton titre de travail, tu peux, mais comment aurais-tu envie de te présenter aujourd'hui ?
- Speaker #1
Bonjour Delphine, déjà merci de m'accueillir sur ton podcast aujourd'hui. Si tu m'avais posé cette question-là il y a quelques années, je t'aurais dit je suis médecin généraliste belge avec une grande expérience aux urgences et je suis également coach transformationnel. Mais ça, en fait, c'est qu'une petite partie de la vérité parce qu'en fait, je suis plutôt une femme qui s'est beaucoup remise en question, qui a toujours constamment recherché le sens de sa vie, qui a expérimenté plein de choses. et en fait ça m'a amenée à emprunter des chemins qui n'étaient pas... pas nécessairement les chemins conçus, prédestinés comme on pourrait l'entendre. Et donc, si je me présente de cette façon-là, c'est parce que je n'ai pas envie de me limiter à ma gaze médecin, alors qu'en réalité, je suis une roi typique, multipotentiel, hyper passionnée par 150 000 choses. Et c'est vrai que cette quête de sens qui m'a porté toute ma vie a été tant une difficulté parce que j'ai toujours... tout mis en question, est-ce que ce que je fais m'est aligné, me correspond vraiment et ça m'a également permis de toucher à plein de domaines différents, dont la médecine dont le coaching et l'accompagnement en reconversion professionnelle dont de la photographie, dont de la reconversion de chevaux de course par exemple aussi du photojournalisme, oui en Afrique et donc tout ça ça fait partie de qui je suis maintenant si je devais dire au quotidien Je suis une entrepreneuse dans la santé qui fait des immersions transformationnelles pour se reconnecter à son feu intérieur. Véritablement, cela fait écho à ce que moi j'ai vécu, la remise en question, mais de se connaître au mieux, de connaître quel est le feu qui nous habite et le fait de pouvoir avec ça transformer sa vie pour vivre la vie qui nous correspond vraiment, la vie qu'on a rêvée. Et à côté de ça, j'ai aussi une petite équipe de naturopathes où on fait un bilan d'optimisation de sa santé et du suivi pour optimiser sa santé physique et sa santé mentale. Parce que pour moi, la santé reste malgré tout un thème majeur dans ma vie. Et je pense sincèrement que si on n'est pas en bonne santé, que ce soit dans notre corps ou dans notre esprit, on n'arrive finalement à ne pas faire grand-chose.
- Speaker #0
Ben clairement, c'est une sacrée méga présentation. C'est un peu long aussi. Non, c'est très, très bien comme ça. C'est toi, en fait. On ne peut pas être multipotentiel, multipassionné et se présenter en une phrase. Je pense que c'est antinomique.
- Speaker #1
Tout à fait. Et je n'ai jamais réussi. Et j'ai travaillé le pitch. Et à chaque fois, j'avais l'impression d'omettre une vérité quelque part, d'omettre véritablement tout un pan de ma personnalité. Et puis, je me suis dit, en fait, ce n'était pas moi. Et donc, je laisse beaucoup plus de place à ma créativité, mon imagination. Et puis, les gens, en général, Merci. Ça, c'est une chouette présentation.
- Speaker #0
Oui, clairement. En tout cas, moi, je le ressens comme très authentique et très vécu de l'intérieur, en tout cas. Et c'est méga intéressant. Je ne sais plus par quelle porte se passer. Parce qu'il y a eu trop d'informations d'un coup. Moi, j'entends que ton parcours n'était pas du tout linéaire, même s'il y a cette trame de fond qui est la santé. C'est quoi pour toi, travailler ? en fait. Et comment t'es arrivée à toutes ces évolutions en fait ? On se réveille pas j'imagine de se dire bon alors moi j'ai fait des études de médecine en général, c'est de longues études quand même, qu'on soit en Belgique ou en France, je pense que c'est la même chose et comment on se dit mais je deviens reporter en Afrique ? Comment ?
- Speaker #1
En fait c'est donc deux questions dans une je vais peut-être d'abord éclaircir sur mon parcours parce que ça va expliquer finalement la suite Merci. Quand j'étais petite, on va dire, cette notion d'authenticité a été très rapidement abordée en réalité. Et je me suis retrouvée avec des filles en primaire, avec beaucoup de jeux de pouvoir, etc. Et déjà à ce moment-là, on s'est dit, oh, Charlène, c'est quelqu'un qui est très sensible, qui a besoin de beaucoup d'authenticité et qui a certainement aussi besoin d'avoir du sens dans tout ce qui se passe. Mais on ne parlait pas au potentiel de neuroatypicité, d'hypersensible, etc. Ce sont des termes qui sont venus. par la suite. Et à ce moment-là, on était finalement, mes parents et mes grands-parents ont été relativement démunis face à la situation d'une enfant qui réussit très bien à l'école, qui avait du mal finalement avec les enfants de son âge et qui est toujours avec des enfants ou des adolescents beaucoup plus grands, et avec une maturité dans le discours qui était parfois assez consternante. Et puis en fait, au fur et à mesure, je suis passée par différentes idées. parce que j'ai 150 millions d'idées. Je pourrais presque interviewer mes parents, ce serait long. Bref, mais cette histoire de multipotentialité, d'eau potentielle, etc., c'est venu beaucoup plus tard. Ce qui est certain, c'est qu'il y a toujours eu un fil conducteur de l'expérimentation au cours de ma vie. Et donc, j'ai expérimenté plein de trucs. Et quand on me demandait, quand j'étais petite, mais qu'est-ce que tu veux devenir plus tard ? Je suis passée de d'abord, je veux devenir grande, parce que quand on est grande, on peut faire ce qu'on veut. C'est assez typique, en fait, des néopétentiels, finalement.
- Speaker #0
Des neurones atypiques.
- Speaker #1
Exactement, parce qu'en fait, être grande, ça offre le champ des possibles. Et c'est ce que je recherche avec toutes les expériences aussi, c'est d'avoir un champ des possibles qui est extraordinaire. Et puis, je suis passée d'entraîneuse de chevaux à danseuse étoile à pilote d'avion de chasse, à astrophysicienne. Et puis, qu'est-ce qu'il y a eu encore ? Ah oui, reporter de guerre également. Et puis, jusqu'au moment où je me suis dit, non, ma pensée diplomate pour l'ONU, je voudrais faire. Et je pars à 18 ans au Kenya pour apprendre l'anglais. Alors, le Kenya, pour ne pas faire comme tout le monde en allant en Angleterre ou en allant en Amérique, par exemple. Mais c'est surtout parce que mon oncle et ma tante travaillaient aussi pour les Nations Unies. Et donc, ça me permettait d'avoir un pied dedans. Et donc, quand je suis à Nairobi, au Kenya, je vais dans une école de Cambridge International. Et effectivement, j'apprends l'anglais, etc. rassenez-vous sûr le terrain concrètement, on fait plusieurs actions humanitaires avec différentes ANG, et je me rends compte que j'ai beaucoup plus d'impact, et j'ai beaucoup plus la possibilité d'aider véritablement les autres en étant médecin. Donc médecin, ce n'est pas vraiment une vocation à part entière, mais ça part d'une expérimentation, de nouveau, le fait de se dire, eh bien, je peux avoir un impact pour rendre la vie meilleure derrière. Il y a un avant et un après. Donc je m'intéresse beaucoup à la médecine d'urgence et aux sens intensifs, en réalité. C'est vraiment ma discipline de prédilection. Parce qu'il y a cette bascule. Les gens arrivent malades, mal, etc. Repartent mieux. Soit plus ou moins guéris, soit sont hospitalisés, mais pour un mieux. Donc, il y a vraiment ce avant-après, cette bascule. Et toute ma vie a été finalement axée là-dessus, sur cette bascule. Bascule qui, moi aussi, finalement intervient dans mon parcours parce que je fais un burn-out il y a trois ans, complètement épuisée. Et donc, c'est là-dessus que je vais pouvoir... embrayer sur ta question sur le travail, il y a juste encore un petit truc. Après mon burnout, ma seconde vie, finalement, va pouvoir débuter avec l'embrasement véritablement de moi, mon feu intérieur et de me dire, ok, je me suis restreinte et condensée dans un type d'études, à savoir la médecine, pendant 14 ans. C'est très long avec la spécialisation, etc. Et c'est vrai que durant mes études, j'avais toujours dit je ne serai pas médecin toute ma vie. Je ne pouvais pas à ce moment-là imaginer à quel point c'était vrai, mais aussi surtout à quel point derrière, j'allais de nouveau pouvoir toucher à cette immensité de créativité, de passion que j'avais, etc. Et donc, une fois, je suis tombée en burnout. Ça a été très compliqué, mais je me suis reconstruite. Et je me suis vraiment reconstruite en allant rechercher ce qui fait qui est moi, en fait, et qui fait que je ne rentre dans aucune case. Le fait d'avoir fait un burnout, évidemment, Ça laisse présager un rapport au travail qui est excessivement pathologique, mais un rapport à l'autorité également, puisque, bonne élève à l'école, j'ai toujours appris aussi qu'on doit d'abord travailler avant de pouvoir jouer. Termine ton travail et puis tu peux jouer. Mais c'est peut-être possible quand on est dans l'école primaire ou secondaire. Ça n'est plus le cas. dans la vie de tous les jours, dans la vie quotidienne d'un adulte, mais ça n'est certainement pas le cas quand on est médecin aux urgences, par exemple.
- Speaker #0
Oui, clairement.
- Speaker #1
Il y a toujours du travail à faire. Il y a toujours des patients qui viennent. Le service d'urgence est par définition ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
- Speaker #0
Ce sont des urgences. C'est vital pour la plupart. Parfois non, mais quand même.
- Speaker #1
Mais aussi oui, et où il faut effectivement être là. Le principe en Belgique, c'est souvent de faire des gardes de 24 heures. Et donc, on... On est à l'hôpital de 8h du matin jusqu'au lendemain matin, 8h. Et on ne va dormir, si on peut dormir, que quand il n'y a plus de travail, que quand les patients sont tous stabilisés ou qu'il n'y a plus d'entrée. Donc, j'avais, entre guillemets, la chance dans un premier temps d'être en plus petit hôpital. Et donc, effectivement, entre 3h30 et 5h du matin, on avait relativement peu de gens et les infirmiers faisaient tampon dans le sens où ils préparaient déjà la prise de sang et moi, je pouvais aller me reposer. reposer une demi-heure, une heure, etc. Mais ça confirmait effectivement le fait qu'on ne va dormir que quand on a terminé de travailler. On ne se repose que quand on a terminé son travail. Il n'était plus question de jouer, évidemment, à ce moment-là. Mais ce qui veut surtout dire aussi qu'il n'y avait plus de place pour les patients. Puisqu'après 24 heures, on peut imaginer qu'on est un peu larve et que le jour de repos, on dort et puis on larve chez soi et on ne fait pas grand-chose non plus. Et donc, tout ça... Alors, plus le nombre de gardes que j'ai fait, j'enchaînais deux hôpitaux différents, l'autre étant un plus gros hôpital. Et donc, on arrivait à couper la nuit de sorte à ce que chaque médecin avait plus ou moins deux heures de dodo finalement sur la garde. Mais ça n'empêche que tout ça a validé le fait que le repos se mérite, qu'il faut toujours en produire beaucoup plus pour pouvoir être au service des gens. En tant que médecin, il y a clairement cette vocation de soigner, de guérir, de supporter, etc., que j'ai appris à adapter à moi, et probablement que ça faisait aussi une partie de ma personnalité, parce que sinon je ne me serais pas lancée dans des études pareilles. Mais en tout cas, durant aussi les études, c'est tellement compliqué que cette notion d'abnégation et cette notion de sacrifice de soi est particulièrement ancrée, et donc ça renforce aussi. le fait qu'il n'y a pas de raison, il n'y a pas de mérite à se reposer. Alors que c'est physiologique. Alors que le sommeil doit être physiologique. Alors que les temps de repos et de rien sont nécessaires. Et c'est l'ital. Ah oui, c'est l'ital.
- Speaker #0
Tu peux te tromper de diagnostic. La fatigue amène... Je pense que tu l'as vécu dans ton burn-out. C'est d'une violence sans mot quand tu n'as plus ta bite. Donc, ça peut être dangereux. pour la prise en charge de la patientelle.
- Speaker #1
Oui, et il y a même des études qui ont été faites qu'un médecin qui sortait de 24 heures de garde et donc 24 heures sans repos et qu'il reprenait sa voiture, ça équivalait à conduire sous 1,5 à 1,5 g d'alcool. C'est dangereux. Il y a des chirurgiens qui opèrent dans cet état-là. Un infarctus qui arrive à 4 heures du matin, je réagis comme si j'avais un gramme d'enceint. On réagit bien parce que ce sont des réflexes, mais malgré tout, il suffit qu'on se retrouve devant une situation plus complexe. Ça devient effectivement dangereux. Je n'ai pas d'exemple d'erreur médicale là maintenant. Je pense, comme tout le monde, en avoir fait parce que je ne suis ni Dieu, ni omniscient, ni rien du tout, et je suis juste un médecin et un être humain comme les autres. Mais oui, effectivement, à un certain moment, c'est tout à fait dangereux parce que je n'allais plus aux toilettes durant mes 24 heures de garde. Je mangeais du sucre, les petits sachets de sucre pour tenir le coup. Je ne prenais pas le temps de manger à midi ou le soir. je carburais au thé noir parce que je n'aime pas le café. Mais donc, du coup, on se met dans des conditions quand même très délétères pour soi-même, sa santé physique et sa santé mentale. Ça laisse aussi des séquelles. Et donc, je ne peux pas dire que mon rapport au travail à ce moment-là était quelque chose de très positif. Et je rajouterais même le rapport à l'erreur qui, du coup, donne une responsabilité ou du moins un stress supplémentaire. je ne travaille pas et sans dénigrer le travail d'un caissier dans une grande surface je travaille avec des humains à ce moment-là et avec des humains dont le pronostic vital est parfois engagé et donc on se retrouve avec des responsabilités énormes le fait de faire une erreur c'est difficile et je veux dire il faut savoir l'accepter et il faut savoir surtout le supporter de dire je ne peux pas faire d'erreur mais ça rajoute un stress supplémentaire à ce moment-là j'avais aussi un chef de service qui était assez tyrannique et à aucun moment donné, dans mon expérience de vie et d'études, etc., je ne peux confronter l'autorité. Moi, ce sont aussi des schémas qui sont potentiellement familiaux, qui sont des schémas intégrés également aussi dans la hiérarchie médicale, parce que c'est quelque chose qui est très, très hiérarchisé encore, le monde médical. Mais ce qui veut dire aussi que dire non à une guerre supplémentaire n'était pas admis. Dire non, je ne prends pas ce patient en charge supplémentaire, en plus parce que mon collègue ne fait pas son travail, on a eu des cas comme ça, eh bien, ce n'était pas possible. Mais tout ça, ça fait que pour un être humain, à un moment donné, ça devient compliqué et à un moment donné, le corps ne peut tellement plus qu'en fait, il tire la prise de... La prise de l'être. Et tu fais... Tu t'éteins et tu t'effondres.
- Speaker #0
Oui, complètement. Mais c'est méga important parce qu'on n'a pas toujours l'occasion d'interroger des médecins urgentistes. Pas du tout. En tout cas, moi, c'est la première fois au micro. Donc, c'est vraiment super important parce qu'on retrouve ça aussi dans d'autres métiers. Oui, mais je comprends bien que, j'imagine bien que la hiérarchie en médecine, j'arrive très bien à l'intégrer, c'est un peu comme si t'es policier, si t'es pompier, si t'es militaire, à aucun moment il n'est question de venir la remettre en question. Est-ce que toi t'as ressenti ça au moment où tu vivais peut-être le... T'as dû avoir des signaux, t'es médecin, donc soit on choisit de ne pas les écouter parce qu'on ne peut pas les écouter à ce moment-là, mais est-ce que t'as culpabilisé ? Comment ça s'est passé pour toi quand tu t'es dit, merde, là il y a quelque chose qui ne va pas ? en moi, pour moi ? Comment tu as pu gérer ça, toi ?
- Speaker #1
Alors, en fait, je ne me suis pas du tout rendue compte que j'évoluais vers l'un de nos notes. C'est le coup classique. C'est un déni profond et total, véritablement. Et donc, en fait, je me suis rendue compte qu'il y avait véritablement un problème où j'ai conscientisé en tant que telle le fait d'avoir un problème quand je n'ai pas su me réveiller à un appel sur une garde et que je n'ai pas su rentrer chez moi et qu'après, en fait, Je ne savais plus sortir de mon lit. Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu un patient aux urgences et pour lequel on m'a appelée. Et en fait, je n'ai pas entendu du tout la sonnerie. J'étais dans un état semi-comateux. Et j'ai eu de la chance véritablement d'avoir des infirmiers qui ont géré ça magnifiquement bien, le temps que je revienne à moi, que je puisse reprendre un petit peu mes esprits. Il n'y a pas eu d'hommage aux patients, qu'il était bien stabilisé. Il n'y a rien eu de tel. Mais après, ma garde, je me suis assise dans ma voiture et j'ai téléphoné à mon ex-compagnon en disant qu'il fallait que je vienne me chercher. Je ne sais pas où je suis. Je ne sais plus du tout où je suis. Je suis rentrée chez moi et le lendemain, incapable de sortir de mon lit. Mais incapable de prendre ma douche, de me tenir droite. J'étais obligée de m'asseoir. Me faire à manger me paraissait totalement au-dessus de mes forces. Et en fait, après coup, donc ça, c'est vraiment sur l'instant T, l'instant présent. Et en fait, on ne comprend pas ce qui nous arrive. Donc, je téléphonais à ma meilleure amie en disant, il faut que tu m'aides parce que là, je ne comprends pas. Elle m'a dit, c'est rien, tu fermes un autre. Je lui ai dit, là, c'est terminé. Tu as cramé toutes tes réserves disponibles. Il n'y a plus rien. C'est fini. Bon, c'est difficile à entendre. Et puis, voilà, après, j'ai été suivie en psychologie, en psychiatrie, en coaching. J'ai vraiment été très, très bien entourée. Donc ça c'est... ça c'était bien, mais il y a eu effectivement des signes avant-coureurs, donc le fait d'être tout le temps fatiguée, je mettais ça sur le compte, bah oui, je fais les gare de nuit, donc forcément je suis fatiguée, non, mais en fait, tout le temps être fatiguée puis s'endormir au volant, c'est quand même pas bon, faire des cauchemars, mais je faisais des cauchemars atroces depuis des mois et des mois auparavant, ce qui n'est pas tout à fait normal non plus, genre pas du tout normal, voilà, je me réveillais en hurlant dans la nuit, j'ai failli réanimer mon ex-compagnon. il a eu très peur le pauvre voilà j'avais très très froid mais très froid au point de quand j'allais dormir je me suis crachée dans mon burn-out en août 2022 c'était un été caniculaire en Belgique j'avais un pyjama d'hiver en pilou-pilou deux couvertures et je tremblais de froid et en fait c'est une incapacité du corps qui est tellement loin dans ses réserves de réguler sa température corporelle qui est quand même la température corporelle c'est Merci. une norme métrique physiologique vitale. Si tu ne sais pas réguler tes températures corporelles, tu meurs.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Et donc, je ne me rendais pas compte. J'ai froid. Oui, j'ai froid. OK, je ne suis pas très grosse, mais bon. Bref, si, j'avais pris du poids, en fait. J'étais beaucoup plus grosse que ce que j'étais. Entre guillemets. Mais j'avais pris du poids par rapport à ce que j'avais pour l'instant comme poids, mais parce que j'avais un déficit en sommeil tellement important que ça dérégulait ma glycémie. et puis je... travailler et je vivais, survivais au sucre et au thé. Donc, tout fait que le corps, en fait, va puiser tellement, tellement, tellement, tellement dans ses réserves qu'à un moment donné, il ne sait plus. Et ce fait de tirer la prise de courant, encore une chance que ça arrive, parce que l'étape après, c'est la mort. Je veux dire, le corps s'autodétruit. Et c'est là où on se rend compte, finalement, la puissance du mental où, oui et non, mais l'incapacité à être Merci. connecter à son corps, à ses propres besoins, à ce qui nous fait sens pour nous, mais ce qui nous permet de survivre aussi, parce que le mental a décidé que c'était comme ça. En fait, c'est terrible. C'est véritablement terrible.
- Speaker #0
Le niveau d'abnégation... Mais que ton métier te demande aussi. Tu vois, c'est un peu comme les métiers qu'on disait tout à l'heure ou des sportifs de haut niveau qui peuvent vivre aussi des merdes parce que la compétition, l'enjeu fait que. Mais c'est méga important. Et tout ce que tu déposes là, franchement, merci. Parce que comme tu dis, derrière, il y a une urgence vitale, en fait. Et c'est complètement fou, parfois, de se dire, mais cordonnier les plus mal chaussés, c'est ce qu'on dit. Oui, c'est tout à fait ça. dans vos métiers ? On vous demande... tellement de disparaître. Même si pour moi, il y a un problème systémique, mais là, tu as un métier très particulier et tout le monde n'est pas médecin. Mais pour que tout le monde puisse comprendre, toutes les auditrices, tous les auditeurs, s'il y a des messieurs qui sont derrière leurs écouteurs, c'est que c'est un peu partout pareil. C'est le système qui fait ça. Et c'est incroyable de se dire qu'on soit En tout cas, au niveau de l'Europe, c'est comme ça. Je veux dire, on est en France, c'était la porte à côté en Belgique. On pourrait se dire, mais peut-être que les conditions sont mieux. Pas vraiment. Visiblement, pas vraiment.
- Speaker #1
Un petit peu quand même au niveau médical pur. Maintenant, oui, il y a un problème de société systémique derrière. C'est ça,
- Speaker #0
c'est comment on traite les salariés, comment on traite les gens. Mais pas que,
- Speaker #1
en fait.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je trouve... que c'est quelque part aussi un petit peu se déresponsabiliser, de dire oui, mais c'est la faute du manager, c'est la faute de la société, c'est la faute de...
- Speaker #0
C'est les deux quand même. Oui, c'est les deux. On te demande de jouer à un jeu, soit tu y joues inconsciemment ou pas, et c'est souvent très inconscient. Soit tu es... Et c'est ce que tu dis, moi j'accompagne beaucoup les bonnes élèves. Tu vois, c'est typiquement les archétypes, parce que je l'ai été aussi, que je peux l'être encore, de se dire, c'est soit j'ai dans mon inconscient, le monde conscient, ça va m'appeler parce que ça répond à quelque chose qui est confortable pour moi, que je connais, puisque je suis une bonne élève depuis toujours. Dans tous les cas, appliquer les choses, c'est facile, c'est simple, ça me permet de pas aussi réfléchir. C'est ça aussi, prendre sa responsabilité, de dire, ok, j'ai accepté de jouer à un jeu, mais moi, j'aime bien remettre toujours quand même dans le global, c'est aussi de se dire, peut-être que ces hôpitaux-là, ils pourraient recruter juste plus de médecins pour que ce soit viable pour tout le monde, en fait, tu vois.
- Speaker #1
Ça pourrait être une solution.
- Speaker #0
Il y a une structure derrière, en fait.
- Speaker #1
Il y a effectivement tout un problème structurel. Mais moi, personnellement, je n'ai pas d'impact là-dessus. Et donc, en réalité, c'est un discours que je ne me suis pas répété à moi-même parce que c'était totalement hors de mon contrôle. Et ce n'est pas moi qui gère les finances publiques. Ce n'est pas moi qui gère l'embauche dans les hôpitaux, que ce soit au niveau des médecins, que ce soit au niveau des infirmiers. Il y a un très, très, très, très, très gros problème au niveau. des infirmiers et de revalorisation de la profession. Donc, ça fait partie de l'écosystème dans lequel on doit travailler. Mais à côté de ça, dans mes schémas de fonctionnement, dans mes modes de pensée, dans mes croyances, etc. et la manière finalement dont j'ai grandi, j'ai évolué, il y avait aussi beaucoup de choses à aller dénoncir, etc. Et donc, finalement, moi, c'est là-dessus que je me suis plutôt basée. Parce que je suis aussi partisane du fait que si j'ai ma responsabilité dans ma maladie ou dans l'évolution de ma vie adulte, j'ai la responsabilité aussi. Et donc, j'ai le pouvoir de faire changer ma vie dans ma seconde chance à la vie pour pouvoir faire en sorte que ça me corresponde à moi, de vivre la vie que moi j'ai envie d'avoir, qui me correspond à 100%. Et on revient dans cette notion de tanticité finalement, et puis d'acceptation globale de qui on est en tant qu'individu et pas juste défini par sa profession.
- Speaker #0
Complètement d'accord. Moi, c'est vrai que j'aime bien remettre le côté systémique des choses. C'est juste pour les personnes qui repartent avec énormément de culpabilité. Moi, j'ai vécu un burning. Ce n'est pas vraiment un burnout. C'est la phase, tu sais très bien ce que c'est, c'est la phase d'avant où moi, j'ai eu la chance que des gens, en fait, tirent la sonnette et disent « Ouh, madame, vous allez rentrer en burnout, en fait. » pas du tout, dans le déni le plus total en fait, et là on m'expliquait par A plus B que si la prochaine étape si je continuais à travailler comme ça, ou en tout cas dans cet environnement là, que l'environnement ne changerait pas, c'était à moi de changer d'environnement parce que ça allait me détruire en fait, mais c'est vrai que parfois il y a certaines femmes, surtout les femmes les hommes, j'interagis un peu moins sur ces sujets là et souvent ils sont discrets sur les questions du burn-out aussi, burn-in, burn-out mais c'est vrai que souvent ... juste de ramener la systémie, de dire peut-être que je n'ai pas le pouvoir là-dessus, mais ça va me déculpabiliser. Ce n'est pas que de ma responsabilité. C'était vraiment dans ce sens-là que je l'ai utilisé. J'ai une part de responsabilité, mais à un moment donné, il va y avoir une limite. Et comme tu dis, c'est à un moment donné, ma responsabilité peut-être, c'est de choisir moi, Charlène, de dire j'arrête de me sacrifier pour cet environnement et je change d'environnement et je vais vers mes passions, tout ça. Ou soit je ne peux pas le voir, mais si je n'ai pas conscience, peut-être avec conscience que cette bulle-là, ça ne pourra pas changer. Les finances publiques ne vont pas arriver, ça ne va pas changer. Donc, c'est à moi de bouger, en fait. Et c'est méga intéressant. Tu as compris quoi, toi, avec le recul de cette expérience ? Que ce soit sur toi, sur le travail en général ? Sur le système, tu viens de répondre que tu n'avais pas le pouvoir là-dessus.
- Speaker #1
Tout à fait. Je pense qu'il y a beaucoup d'apprentissages que j'ai pu faire par rapport à mon Burnout et par rapport aussi à l'expérience vécue précédemment. Il y a d'abord une chose que je voudrais clarifier et qui, moi, me fait complètement grimper au mur, c'est quand les personnes disent « Mais finalement, le Burnout, c'est quand même un cadeau mal emballé, mais c'est le plus beau cadeau de ta vie. » Il faut arrêter tout de suite avec ça.
- Speaker #0
On est d'accord.
- Speaker #1
mer dévastateur c'est destructeur tant physique que mental et en fait il y a toujours des séquelles et donc on peut en apprendre des choses et si on veut survivre et si on veut pouvoir retenter une chance à sa vie derrière oui il faut en apprendre il faut changer il faut se reconvertir il faut se réinventer voilà alors j'utilise nécessairement et j'utilise consciemment le il faut il faut t'as vu que j'ai tiqué avec mon oeil oui Oui ! Mais c'est consciemment que je l'utilise parce qu'on ne peut pas rester dans un état de délabrement terrible. C'est une question de survie psychique de se dire, et maintenant, on doit faire autrement. Les personnes qui ne font pas autrement, les personnes qui ne veulent pas se remettre en question, les personnes qui ne sont pas suffisamment suivies, accompagnées, peu importe la raison pour laquelle... Peu importe la raison, je ne rentre pas dans ce débat-là, mais ce sont des personnes qui sont vouées à faire des récidives. plus ou moins régulièrement et à se détruire de plus en plus, etc. Et ça, en fait, je refuse. Donc, moi, ma première prise de conscience, en fait, et la première chose que j'ai apprise, c'est le fait d'être accompagnée et le fait de pouvoir pivoter. En fait, c'est OK de pivoter, alors que je n'étais pas du tout consciente avant que je pouvais le faire. Mais pivoter, changer, muer, repartir sur des autres bases, c'est possible. Et c'est possible à 18 ans. C'est possible à 30 ans, c'est possible à 60 ans et c'est possible même après.
- Speaker #0
Clairement.
- Speaker #1
Parce que c'est toujours une question de si je continue à faire la même chose que j'ai toujours fait, j'aurai toujours les mêmes résultats. Et pour moi, dans mon cas avec mon baronote, il était totalement impensable et inconcevable de continuer comme ça. La deuxième chose que j'ai pris conscience véritablement, c'est que je ne me connaissais pas du tout. Je pensais le connaître. J'avais déjà travaillé sur moi, j'avais déjà été en thérapie durant mes études de médecine et de façon générale, avec ma propension à expérimenter, à questionner, etc., je m'avais déjà appris pas mal sur moi, mais en fait, ce n'était pas du tout, du tout, du tout suffisant. Et c'est surtout que j'étais me confronter du coup à des croyances et à des schémas de fonctionnement. qui était beaucoup plus inscrit et beaucoup plus insidieux et qu'il a fallu modifier, faire sauter, comprendre ou du moins ramener à la surface de sorte à pouvoir travailler dessus et voir les enfants sonder. Et du coup, je pense la plus belle chose qui est pu arriver après ce burnout, c'est le fait que je dise, OK, la médecine, ça fait partie de moi, mais il n'y a pas que ça. Regarde ton parcours avant. Qui, à 18 ans, a vécu au Kenya ? qui fait de la photographie de paysages ou de faune en Afrique et qui, à côté de ça, peut se dire « Moi, finalement, je fais des conférences sur la santé mentale et je fais des interventions d'entreprise et puis je travaille dans l'optimisation de la santé. Et en fait, oui, je vais reprendre quelques cartes aux urgences prochainement. » Et donc, ça m'a permis d'accepter cette différence, d'accepter qu'il n'y a aucune case qui me corresponde. de faire la mienne, si les gens veulent absolument me mettre dans une case, mais surtout me dire que je vais tellement à la rencontre de moi et je vais tellement aller regarder avec clarté, mais aussi avec authenticité et avec simplicité ce qu'il y a de beau, ce qu'il y a de lumineux, ce qu'il y a de plus sombre de mon ombre. Et ça, c'est un cadeau fabuleux, je trouve, parce qu'après, toutes les décisions sont prises en fonction... de sa boussole interne, de ma boussole interne, de mon feu intérieur. Et ça, c'est quelque chose qui est inestimable. Je trouve juste dommage, mais véritablement dommage que j'ai dû passer par un Burnout aussi délabrant pour pouvoir arriver à ça.
- Speaker #0
Mais peut-être que j'étais suffisamment têtue qu'il me fallait cet énorme chaos et mise au tapis pour pouvoir comprendre les choses. Et j'ose espérer qu'il y en a d'autres et plein d'autres qui n'aient pas besoin de cette violence-là pour pouvoir prendre conscience que c'est possible, en fait. Mais voilà, c'est juste... Malheureusement, le parcours personnel.
- Speaker #1
Ouais, je pense que... Franchement, je pense qu'il y en a d'autres. Je pense que c'est aussi beaucoup une question de génération. On entre dans des temps où les jeunes générations ... Moi, j'ai un ado qui vient de faire 15 ans. On n'a pas la même adolescence du tout. C'est un adolescent qui a confiance en lui parce qu'on n'a pas éduqué pareil, parce que la société n'en est pas là aussi aujourd'hui avec ses travers et ses avantages qu'elle a. Donc, en fait, c'est, comme tu disais, notre éducation, c'est tout ça aussi qui nous façonne en tant qu'ado, jeune adulte, adulte, travailleur et travailleuse, en fait, complètement. Donc, je pense que nos générations... beaucoup on se prend des claques parce que c'est comme ça parce qu'on part aussi avec tout ce que nos parents nous ont mis dans le bagage inconscient et très conscient et c'était pas comme ça à leur époque et c'est ok aussi de se dire c'est à nous de faire ce voyage là et c'est comme ça ça s'est passé comme ça en tout cas et je trouve que tu rayonnes je te vois jeter sous les yeux tu rayonnes et ce fait en tout cas il se répercute sur le visage, sur l'envie sur la façon d'échanger il est bien là,
- Speaker #0
ne t'inquiète pas Charline je pense pas que c'est une inquiète non non non j'étais pas inquiète du tout j'ai traversé ici récemment des épisodes de vie qui sont très très compliqués avec la perte de mon grand-père qui m'a élevée qui m'a aussi beaucoup inculqué cette authenticité, cette simplicité etc mais je suis confiante dans la voie que j'ai prise Merci. et donc merci si ça se voit si ça réagit ça se ressent en tout cas c'est déjà du coup que c'est gagné voilà complètement complètement du coup aujourd'hui t'en es où ?
- Speaker #1
qu'est-ce que tu fais de tout ça aujourd'hui ?
- Speaker #0
alors de tout ça beaucoup de choses on va dire par où est-ce que je vais commencer c'est surtout ça c'est le plus dur c'est de choisir c'est exactement ça et ça c'est un problème de multi-passionnés de choisir quoi mettre en avant et quoi dire en second ou en dernier. Je dirais que je suis dans une grosse phase de transition ici, mais en tout cas, il m'a permis d'être présente tout au long de sa maladie à ses côtés. Il m'a fait confiance en tant que médecin, alors que ça fait depuis le début 2025 que je ne fais plus de médecine curative. Et ça m'a surtout permis de reprendre conscience que l'hôpital, les maladies aiguës, etc., ça fait vraiment partie de qui je suis. de ce que j'aime particulièrement donner au monde également. Et ça fait partie de l'impact et de la voix que je peux porter aussi. Parce que non seulement c'est quelque chose qui est utile à la population, mais ça me permet aussi d'avoir des choses à raconter, à porter au plus grand nombre. Et j'ai un message à faire passer par ma voix majoritairement, c'est la manière dont je communique. design, etc. Enfin bref, on ne va peut-être pas rentrer là-dedans, mais en tout cas, ça m'a fait prendre conscience là aujourd'hui que j'ai besoin de retourner en partie dans du curatif. Donc ça, c'est la période de transition pour laquelle moi, personnellement, en tant que docteur Kinnar, je suis en train de passer. Après, comme je le disais tout à l'heure dans la présentation, je travaille avec une équipe de deux naturopathes et donc on a une offre de bilan fonctionnel d'optimisation de sa santé. Ils s'adressent surtout à des entrepreneurs ou à des cadres et des dirigeants, des gens qui veulent reprendre le pouvoir sur leur santé, mais qui vont faire en sorte que leur santé soit la meilleure possible avec un objectif de longévité, de vitalité. Parce que derrière, on se rend compte que quand on est en bonne santé physique, quand le corps a ses besoins physiologiques qui sont nourris, qu'on n'est pas en carence, qu'on dort bien, qu'on bouge bien, qu'on s'hydrate bien, on est beaucoup plus performant derrière. Mais qui dit performance, dit pas nécessairement travailler plus, mais dit accomplir plus de choses dans le même laps de temps pour pouvoir se dégager plus de temps pour sa famille, pour ses loisirs, pour pouvoir être de façon générale avec plus d'énergie, plus clair dans sa tête, mieux dans son corps, au lieu d'être tout le temps fatigué, épuisé, inévitable, ne pas avoir le temps, être stressé, etc. Donc ça, c'est la première chose. C'est ce qu'on appelle le bilan optimal L.U. pourrait être à son optimal, évidemment. Donc, si ça vous intéresse, vous pouvez aller regarder sur mes réseaux sociaux. Il y a chaque fois un lien.
- Speaker #1
On mettra les liens dans l'épisode.
- Speaker #0
Oui, on mettra les liens, effectivement. Et ça, c'est quelque chose qui, pour l'instant, plaît beaucoup. On a pas mal de retours positifs par rapport au bilan et au suivi fait par les naturopathes. Donc ça, c'est très gai. Et alors, moi, j'organise aussi des immersions. justement comme je parlais pour la remise en question la perte de sens et retrouver son feu à l'intérieur c'est véritablement des expériences transformationnelles en contact avec la nature, en contact avec les chevaux mais à la rencontre de soi-même et du tout petit feu qui brûle encore et qui essaye de reprendre parfois juste une étincelle, ça suffit mais pour pouvoir véritablement c'est un voyage à la rencontre de soi que ce soit pour passer au step suivant dans son entrepreneuriat, dans son entreprise dans sa vie professionnelle ou dans sa vie personnelle aussi c'est pas que réservé aux entrepreneurs monsieur,
- Speaker #1
madame, tout le monde peut venir oui,
- Speaker #0
tout à fait Tant qu'on ne se retrouve pas sur de la pathologie de type dépression, anxio-dépression, etc.
- Speaker #1
Maladie mentale, oui.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Des maladies qui nécessitent des suivis chez un psychiatre ou dans un psychologue, etc. Oui, je suis médecin et oui, effectivement, j'utilise pas mal de techniques médicales. Les immersions ne sont pas le lieu de consultation et ce ne sont pas le lieu où je peux faire des suivis. Parce que de façon générale, je pense qu'on l'a compris. Le fait d'être aux urgences, le fait de travailler avec des naturopathes qui eux s'occupent du suivi, moi le suivi, ce n'est pas quelque chose que je fais, que j'aime bien, même si j'ai beaucoup de demandes, mais ce n'est pas là la question. À partir du moment où on prend cette voie d'être connecté et d'être en accord et aligné avec soi-même, moi le suivi, c'est quelque chose qui m'éteint. Et donc du coup, je m'entoure de professionnels qui vont pouvoir le faire et qui vivent cette même vibe et qui... C'est la petite nuance peut-être à dire pour les immersions, mais c'est ouvert à tout le monde. C'est vrai que j'ai en public un peu plus d'entrepreneurs, mais ce n'est pas obligatoire du tout.
- Speaker #1
Trop bien, c'est très clair. On mettra tous ces liens-là. En fait, si on pointe sur ton Insta, on a tout ça. Si on atterrit sur ton Insta, OK.
- Speaker #0
On a tout ça. Les immersions, il y a Ausha, tu n'es pas encore connue. donc là je suis en train de voir si c'est pour fin d'année début de l'année, ça va dépendre si j'accepte une mission de photojournalisme en Afrique ou pas en fait mais dans tous les cas il y aura tous les liens,
- Speaker #1
il y a possibilité de s'inscrire sur les listes d'attente etc sans problème trop bien et puis si entre temps d'ici que l'épisode sorte t'as une date je la mettrai dans le lien de l'épisode aussi on la communiquera quoi avec grand plaisir trop trop bien Est-ce qu'il y a autre chose que tu voulais déposer ? Qu'est-ce que tu as envie de cultiver pour la suite ?
- Speaker #0
Continuer dans cette voie d'alignement, de remise en question malgré tout et de connaissance de soi. On en apprend toujours et c'est un chemin finalement sans fin ou sans aboutissement. Mais c'est le chemin de toute une vie finalement d'être alignée et de développer son potentiel. Je pense que je... terminerai ici le podcast avec un message pour nos auditrices et nos auditeurs de se dire que moi je suis persuadée qu'on peut être heureux et que l'être humain est fait pour être heureux aussi, à la seule condition qu'on se connaisse vraiment et qu'on s'autorise à poursuivre sa vraie vie à soi,
- Speaker #1
celle qui nous correspond vraiment et ça demande de déconstruire parfois beaucoup de choses exactement C'est bon ! exactement c'est un super message et moi j'ai quand même une dernière question pour toi s'il y avait une chose que tu aurais aimé entendre plus tôt tu dirais quoi à la toi d'il y a quelques années il y a beaucoup de choses mais je pourrais le résumer
- Speaker #0
en une seule tu es totalement autorisée à être toi-même et tu mérites d'être et pas juste de faire c'est très très puissant ce que tu dis parce que s'autoriser Merci. c'est vrai que c'est un état qui vient de l'intérieur et pas tout le temps à temps de l'extérieur ouais tout à fait ça fait référence à de la validation interne et la reconnaissance interne et effectivement ce besoin de reconnaissance a été chez moi une grande quête je pense que je m'en suis pas encore totalement sortie et puis en fait c'est tout à fait ok parce que comme je le disais c'est le chemin d'une vie et j'en suis encore au début
- Speaker #1
J'adore. Merci beaucoup, Charlène.
- Speaker #0
Merci beaucoup aussi.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous partager tes réseaux, même si on les remettra ? Peut-être qu'ils sont faciles à retenir, ton Insta. Quel est-il ?
- Speaker #0
Alors, on peut me retrouver du coup sur Instagram, sur LinkedIn et sur Facebook et sur YouTube également, toujours sous le même nom, Charlène Kinnard. Je pense que sur Facebook et sur Instagram, il y a encore le petit FR derrière pour la version francophone puisqu'il y a une version germanophone. qui va bientôt sortir. Mais voilà, c'est toujours nom, prénom et c'est sur tous les réseaux disponibles. Il y a également aussi un podcast qui s'appelle La Consultation des Leaders, qui est surtout une plateforme de téléchargement. Et donc, voilà, il y a... Pour l'instant, sur l'été, il n'y a pas eu d'épisode, mais il y a plusieurs épisodes qui vont ressortir ici dans le courant de l'automne. Et donc, voilà, si jamais ça intéresse.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Charlène.
- Speaker #0
Merci aussi à toi.
- Speaker #1
Voilà, cette saison d'émancipation féminine se termine. On a achevé la saison 6 et quel chemin on a parcouru ensemble sur cette saison et cette année aussi. Je veux vraiment vous adresser un immense merci. Un immense merci aux femmes qui ont partagé leur voix dans ce podcast en 2025. Merci à toi qui écoutes, qui en parle autour de toi. qui prend ce temps pour réfléchir et résister autrement. 2025 a été une année intense de lutte, de prise de conscience, mais aussi de joie et de belles rencontres. Je suis vraiment, mais vraiment, pleine de gratitude pour tout ce qui a été semé ici. Je te souhaite de belles fêtes, du repos, des moments doux avec les tiens. Et si tu es seul, sache que tu n'es pas seul. Il y a tout le collectif et il y a toutes ces femmes dans le monde à qui tu peux te relier. Nous, on se retrouve en janvier pour une nouvelle saison, de nouvelles voix et toujours la même boussole. Travailler autrement, sans se cramer et surtout avancer ensemble. Merci de tout cœur et à très vite. Gros bisous. Merci pour ton écoute. Tu sais déjà comment faire. Abonne-toi, mets 5 étoiles et partage cet épisode. C'est ça qui fait grandir le podcast. Moi, je reste là. Je continue à parler fort pour celles qui n'osent pas encore. Je te dis à très vite et d'ici là, respire et surtout, secoue les règles du jeu.