- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Émancipation Féminine. Je suis ton hôte Delphine, accompagnante féministe. J'interviens aussi en entreprise sur les sujets d'équité. Si t'es fatiguée de tout porter, si t'as appris à sourire en se rôlant les dents ou à faire semblant que tout va bien au taf, t'es au bon endroit. Ici, on parle de ce qui fait mal, de ce qui fait sens et... de ce que teuse pas dire tout haut. Bienvenue Diane dans le podcast Émancipation féminine, je suis ravie de t'accueillir et je te propose, si tu le veux bien, de te présenter, mais pas forcément par ton métier, de la manière que tu veux, mais pas forcément par ton travail.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation. Donc moi c'est Diane Descatoires, je suis bretonne, très important, maman d'un pouls. bout de quatre ans et demi hémophile sévère et je suis indépendante depuis 2024 en tant que consultante commerciale pour les indépendants voilà ok merci diane qu'est ce que c'est pour toi qu'est ce que ça veut dire ce mot pour toi travailler alors Pour moi, travailler, ça a deux sens. C'est-à-dire qu'il y a travailler dans le salariat, il y a travailler pour soi. Donc, c'est deux significations différentes. Pour moi, travailler dans le salariat, c'était une contrainte, vraiment. Je n'avais pas envie spécialement de me lever le matin pour y aller. Il y avait trop de contraintes et je me suis rendue compte, avec l'expérience,
- Speaker #0
que je ne supportais plus la contrainte.
- Speaker #1
Aujourd'hui, depuis que je suis à mon compte, travailler, c'est un plaisir. J'ai des clientes des fois qui me disent « mais tu bosses le samedi ? » Je dis « oui, je bosse même des fois le dimanche. Je bosse quand j'ai envie parce que ça me fait plaisir de travailler, parce que je travaille pour moi. Et je travaille quand je veux, je m'écoute beaucoup. Donc si à un moment, un matin, je suis fatiguée après avoir déposé mon fils à l'école, je m'autorise à me recoucher et je bosserai plus tard. Je ne me mets plus la pression.
- Speaker #0
Trop bien. Tu faisais la même chose quand tu étais dans le salariat ou tu as en plus changé ?
- Speaker #1
Non, non. J'ai toujours été un peu dans la vente. Voilà. J'ai toujours été dans la vente, dans la relation clientèle, etc. L'avantage de le faire aujourd'hui pour moi, c'est que je peux le faire en respectant mes valeurs, en fait. Tu vois ? Je n'ai pas une trame de vente obligatoire. Les offres, je les fais comme je veux. Je suis pas obligée de demander à mes supérieurs si je peux faire une restaurante, si je peux... Voilà, je fais ce que je veux.
- Speaker #0
Avec un grand sourire, j'ai l'impression que ça te fait du bien, quoi. Ça a évolué. Comment entre, je sais pas, la première fois que t'as eu un premier job et aujourd'hui devenir entrepreneur ? Donc, je comprends que t'en avais marre des contraintes, tout ça, mais il y en a plein qui ont marre des contraintes. Comment, d'accord, je deviens entrepreneuse, en fait ? C'est quoi le déclic ?
- Speaker #1
Alors moi... Finalement, jusqu'à ce qu'on achète avec mon mari en 2019, j'ai un CV à rallonge. J'ai le syndrome des deux ans. Je ne sais pas si tu connais. Oui, parce que trois ans en plus. Oui, c'était deux ans sur un poste. Ça me trouvait, je m'ennuyais. Il n'y avait plus de sens. J'aimais beaucoup le renouveau, le challenge et autres. quand tu avais fini de découvrir et que tu maîtrisais complètement ton boulot, si tu n'avais pas de perspective d'évolution, en fait, tu m'ennuyais et je changeais. Donc, j'ai fait beaucoup de ça. J'ai beaucoup alterné des petits boulots. J'ai essayé beaucoup de choses, du coup. Donc, je suis montée en compétence sur plein de choses. Moi, j'ai un CV où il n'y a pas de ligne directrice, en fait. J'ai été maîtrisée d'équitation. J'ai été vendeuse de matériel d'équitation. J'ai vendu des... des cours de soutien scolaire, ça part un peu dans tous les sens, mais à chaque fois, parce que je suis très opportuniste, j'y ai toujours été, et puis à chaque fois, j'ai quand même acquis des compétences au fur et à mesure. Et donc, quand on s'est installé avec mon mari, qu'on a acheté la maison, c'était juste avant le Covid, donc gros coup de bol, on a vraiment fait des choses au bon moment, et puis le Covid est arrivé, je suis tombée enceinte pendant le confinement, et pour moi la reprise du travail après le Covid à être très compliqué. C'est-à-dire que au bout de 15 jours où j'étais enceinte, des fois on ne le sait même pas, moi j'étais déjà aux urgences parce qu'on suspectait une grossesse extra-utérine. Donc, obliger la... Tu n'as même pas prévenu ta famille que tu étais enceinte, que tu préviens déjà ton supérieur hiérarchique, comme quoi, tu as la surveillance et tout. Et puis, au bout de deux mois de grossesse, j'ai été arrêtée et je n'ai jamais repris derrière. Et en fait, mon employeur n'a pas été spécialement cool. Il y a eu une grosse période de stress aussi pendant la grossesse parce que, soit disant, il ne savait pas pourquoi j'étais en arrêt. Alors que, bon bref, on ne va pas rentrer dans les détails. pas spécialement cool pendant ma grossesse. J'ai repris le boulot, je pense, comme beaucoup de mamans, avec ce sentiment de « je laisse mon bébé » . Donc moi, j'allaitais. Et en fait, j'ai repris pendant une période très dense sur l'entreprise dans laquelle j'étais. Et finalement, ma lactation, elle est partie en cacahuètes parce que je ne me prenais pas le temps d'aller tirer mon lait quand j'étais au boulot. Parce que moi c'est ça, c'est tout ou rien, donc quand je fais quelque chose je le fais à fond. Donc ma lactation est partie en vrille et durant l'été, la dernière semaine de nos vacances d'été, on a appris que notre fils était émopie sévère. Et là, tout le monde s'effondre en fait. Tu dois faire un petit peu le deuil de l'enfant en bonne santé. Bien qu'aujourd'hui avec le recul il va très bien, mais quand on t'apprend ça, voilà, t'as quand même... tout ton environnement qui s'effondre, reprise du boulot la semaine d'après, ma responsable d'agence avec qui je bossais depuis 3 ans nous apprend qu'elle part. Donc, il y a eu beaucoup de choses qui se sont un peu effondrées à ce moment-là. Et comme j'ai un peu un côté combatif, j'ai rebondi là-dessus, j'ai dit, écoute,
- Speaker #0
tu pars, moi je vais demander le poste de responsable d'agence.
- Speaker #1
Et l'entreprise, à ce moment-là, m'a pas fait confiance. on m'avait dit que j'avais un savoir-faire irréprochable par contre en termes de management j'avais pas les compétences etc vous pouvez peut-être me l'apprendre mais non donc ils m'ont passé responsable adjointe clairement c'était pour pas me perdre et de là ça a été compliqué parce qu'ils ont fait un recrutement en externe d'un responsable et en fait c'était un gars et pour le coup ça a été un gros con Merci. Je vous ai donné une expression,
- Speaker #0
mais il s'est avéré que c'était un pervers narcissique.
- Speaker #1
Voilà. Donc, on était trois dans l'agence, dont lui. Moi, j'ai fait une demande de rupture conventionnelle. Mon autre collègue, elle est missionnée.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc là, l'employeur à qui tu avais fait des alertes quand même avant, te dit non, mais il faut lui laisser sa chance, il faut être sur la communication. Oui, mais quand tu communiques, tu as un mur, en fait. Tu ne communiques pas. Voilà. C'est ça. Et du coup… Déjà à ce moment-là, j'ai eu ce... En fait, il m'a dit plus bactère ce mec-là. Moi qui suis plutôt quelqu'un de confiante en moi, à cette époque-là, tu vois, je me voyais... Pour moi, la rupture conventionnelle que j'avais demandé allait me permettre déjà de me soigner. Parce que c'était en plus la période où on a commencé le traitement de notre fils, où la culpabilité, parce que c'est moi qui lui ai transmis ce gêne, ressort. Donc déjà sur le perso, c'était pas terrible. En plus, tu arrives, tu gardes ta voiture sur le parking, tu te mets à pleurer, voilà... on prend plein la tronche au boulot. Et en fait, pour moi, je n'étais plus bonne à rien. La seule issue que je voyais, c'était déjà d'avoir du temps pour me faire soigner parce qu'en fait, je n'avais pas le temps. Tu étais sur un 40 heures semaine, plus ton job de maman, après, tu n'avais pas le temps. Et en plus de ça, je me voyais, je me dis, je vais me mettre à mon compte pour aller nettoyer les porcheries parce que de toute façon, je suis bonne à rien d'autre. Et puis bon, là, finalement, l'employeur s'est dit, tiens, ce n'est pas normal. Donc là, l'ADR… Oui. La DRH m'a appelée et m'a dit « qu'est-ce que tu veux pour rester ? » J'ai négocié certaines choses. Mais déjà, ce sentiment d'être indépendante était là. Mais je ne savais pas pourquoi. Finalement, je suis restée. Ils ont mis en place quelques trucs pour que je reste. J'ai été seule à l'agence pendant un moment. J'ai fait mes preuves. mais la responsable hiérarchique, elle, vous ne le voyez pas spécialement. J'ai redemandé à passer responsable et ça a été refusé. Finalement, ils ont fait venir quelqu'un de Paris, une Anne Extra. Vraiment pour le coup, extra. Je n'ai jamais eu une manager comme ça, vraiment bien. On est toujours en contact aujourd'hui. Et par contre, du coup, en fait, son arrivée, ça a été chouette parce qu'on bossait bien ensemble, mais ça a été en fait l'arrêt de mon évolution dans cette entreprise.
- Speaker #0
Complètement, parce qu'en fait, si je comprends bien... Tu tiens l'agence pendant je ne sais pas combien de temps, mais un certain temps, toute seule, ça tourne, mais on te répond en gros, le message en face, c'est oui, mais on va quand même prendre quelque chose. Mais je suis en train de vous prouver que l'agence n'est pas en train de cramer. C'est quand même, même si la manager derrière est bien et que tu t'entends bien, je peux comprendre. Ok, ça s'arrête.
- Speaker #1
Donc, c'est ça. Donc, déjà, finalement, moi, mes ambitions potentielles d'être responsable d'agence sur l'agence-là, elles s'arrêtaient. Donc, quand on parlait, « Mais non, tu pourrais aller dans une autre ville. » Non, mais en fait, moi, je suis bien ici. Je n'ai pas envie de bouger pour un boulot, quoi. Et puis, ma montée en compétence, finalement, manageriale qu'on devait m'apporter en ayant passé responsable adjointe, il n'y en avait pas. Parce qu'il y avait toute une… Il fallait qu'elle prenne ses marques. Il fallait qu'il y ait toute une équipe à reconstruire, parce qu'il y avait eu quand même un recrutement entre temps. que j'avais fait, j'avais commencé à former la nana et qu'il fallait reprendre certaines choses et autres. Finalement, j'étais retombée sur mon poste d'avant. Et ça faisait trois ans que je demandais à passer au service formation de cette entreprise pour de temps en temps aller quelques jours à Paris pour délivrer de la formation parce que j'ai été aussi prof dans ma vie. Et j'aime transmettre. Et du coup, ça n'a jamais été accepté. Ou du moins, ça n'a jamais été envoyé, ma demande, jusqu'à ce service-là. Ça a toujours été bloqué par mes supérieurs. Et voilà, tu continues un petit peu ton train-train. Et en décembre 2022, le frère du parrain de mon fils est décédé d'une intoxication au monoxyde de carbone. 40 ans, deux enfants, et ça, en fait, ça m'a fait un électrochamp. C'est-à-dire que j'ai pris conscience que la vie, elle peut s'arrêter du jour au lendemain. Mon fils avait... deux ans à l'époque, je ne pouvais plus le voir, en fait. Tu rentres le soir, après tes dix heures de boulot, il est fatigué, il a besoin de sa maman, et toi, tu as juste envie d'être tranquille, de scroller sur ton téléphone. Et j'ai commencé à avoir des visions un peu noires, tu vois, de mon fils dans un cercueil, des cicatrices d'autopsie. Bon, je pense que le fait qu'il soit malade a un peu accentué les choses. Mais du coup, là, j'ai eu un électrochoc et j'ai dit je ne veux plus de cette vie En fait, pour moi, travailler, ce n'est pas juste pour payer les factures. Et finalement, tu as un salaire sympa, mais tout passe en loulou et en autre. Ton fils, tu ne l'as pas vu marcher la première fois. Tu ne le vois pas grandir. Donc, j'ai dit stop. Et donc là, j'ai demandé une rupture conventionnelle. Et cette fois, on m'a demandé qu'est-ce que tu veux pour rester ? De toute façon, vous pourrez faire tout ce que tu veux. Même mon mari n'arrive pas à me convaincre de rester. Donc, on a accepté ma rupture conventionnelle longue. Donc, j'ai dit que je finissais l'année scolaire avec eux. Et du coup, pendant ces six mois restants, je me suis sur mes pauses déjeuner et autres. J'étais en fond mindset entrepreneurial. J'écoutais des podcasts. Je suivais sur les réseaux et je montais mon projet un petit peu. Je ne savais pas trop vers quoi aller. Mais ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Il y avait un déclic. Il y avait la vie d'après arriver quelque part. Vous n'avez pas l'air. Vous savez le mot.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, je me suis inscrite à une formation de coach professionnel. J'ai fini mon contrat en juin, j'ai passé mon été avec mon fils.
- Speaker #0
Il y a des moments où j'ai un peu regretté,
- Speaker #1
je te l'avoue.
- Speaker #0
Il n'y a pas de culpabilité à avoir, on est toutes comme ça. On veut passer l'été en entier avec lui. La moitié de l'été, on n'en peut plus.
- Speaker #1
Il a été un petit peu expédié chez ses grands-parents par moments. En septembre, j'ai commencé ma formation de coach pro, donc la révélation aussi. Ça m'a permis de beaucoup travailler sur moi. J'ai commencé à être suivie aussi avec une psychiatre. Et puis, assez rapidement, elle m'a dit « Mais en fait, vous êtes en burn-out. » Je dis « Comment ça ? » Je dis « Non, ce n'est pas possible, je ne travaille plus. » Pour moi, le burn-out était obligatoirement assimilé à du salariat.
- Speaker #0
Il y a le burn-out parental, il y a plein de choses. Et puis, peut-être que tu l'avais accumulé.
- Speaker #1
C'est ça. C'est-à-dire que j'y étais déjà sur mon ancien boulot. mais je l'avais mis sur la casquette mais c'est normal, c'est la vie de tout le monde en fait tu vois mais non en fait c'est pas normal c'est pas normal quand tu es dans la voiture pour rentrer du boulot tu réfléchis boulot, c'est pas normal dans ta douche que tu réfléchis ce boulot, c'est pas normal quand la nuit ton fils se réveille que tu t'endormes pas parce que ton cerveau s'est reconnecté en boulot c'est pas normal et du coup la société aujourd'hui te fait croire que c'est normal que c'est ça la vie professionnelle mais pas du tout les gars point. Donc j'ai été un peu dans le déni. Et puis au bout d'un moment, j'ai commencé à avoir des symptômes. J'oubliais beaucoup de choses, tu vois. Tu vas dans une pièce chercher un truc, tu dis « qu'est-ce que je suis venu chercher ? » Tu cherches tes clés partout dans la maison. Et en fait, elles sont sur la porte d'entrée. Tout le monde est en train de les prendre. Dans tes mains, oui. Pendant cinq heures. Oui, non, mais c'est ça. Mon téléphone, il est où ? Maman. Et donc là, j'ai accepté de prendre des antidépresseurs. parce que j'étais aussi sur le refus de prendre des médicaments. Et puis, j'ai continué, j'ai obtenu ma certification. J'ai lancé mon entreprise le 1er avril 2024. Et le 28 juin. J'étais avec ma psychiatre et je lui dis, je ne comprends pas, je ne suis plus que quelqu'un qui est proactif, je n'ai pas l'impression d'être à 100% de mon potentiel, je procrastine beaucoup, je suis très fatiguée et tout. Et en fait, elle m'a un petit peu secouée et elle m'a dit, quand est-ce que vous comprendrez que tant que vous n'arrêterez pas six mois, ça n'ira pas mieux. Et j'ai accepté, j'ai accepté cet arrêt.
- Speaker #0
C'est génial.
- Speaker #1
Ouais. Et j'ai eu de la chance, en fait, dans mon malheur, entre guillemets, parce que je ne me suis arrêtée qu'un jour avant mes un an de droit de chômage. Et ça, je ne sais pas si celles qui nous écoutent sont au courant, mais en fait, on n'est couverte qu'un an en termes de CPM, de tout ça.
- Speaker #0
Et de mutuel. Oui, complètement.
- Speaker #1
Et donc, la mutuelle, j'avais prévu, j'en ai pris une autre. Mais par contre, pour moi, tout le temps que j'étais au chômage, j'étais couverte sur mes anciens droits. Et en fait, non, pas du tout. donc là j'ai pris conscience que la prévoyance en fait c'est super important Et j'ai eu cette chance de pouvoir m'autoriser à m'arrêter. Alors, je ne vais pas dire que ça n'a pas été évident. Il y avait quand même une perte de revenu, mais ça n'empêche que j'avais quelque chose.
- Speaker #0
Ce n'était pas zéro, tu n'avais pas rien.
- Speaker #1
Et du coup, à partir du moment où j'ai accepté cet arrêt, je suis rentrée chez moi assez anxieuse. J'ai appelé la CPM, j'ai appelé Paul-Emploi pour savoir comment j'allais être mangée. À partir du moment où j'étais rassurée, c'est ce que j'appelle ma période de la descente aux enfers. C'est-à-dire que mon corps a complètement lâché. Mon esprit, mon corps. J'ai coupé un petit peu de nos amis pendant un moment. Je ne voulais voir personne. Je supportais encore moins mon fils. Et pour le coup, j'ai vraiment lâché. C'est-à-dire que l'entreprise est passée vraiment au second rôle. Ça a été du temps d'accepter que tu ne vas pas bien et d'accepter de prendre soin de soi. C'est énorme, en fait,
- Speaker #0
parce qu'il n'y a pas beaucoup de gens. En fait, tu t'es autorisée à aller mal. C'est ce qui était la trame de fond, quoi. Tu vois, la petite musique, là, du manège, mais qu'on n'écoute pas, en fait, parce qu'on fait toute autre chose. Et c'est rare. Merci de le dire, franchement. Merci de le dire, Diane. Parce que, comme tu dis, une traversée des enfers, c'est-à-dire que, mais merde, en fait, je m'arrête et je vais encore plus mal. Oui, mais je suppose, tu attends la suite avec la pension. Ça a été du mieux après, parce que... Quand on reconnaît son état, bien sûr que la prise de conscience est violente, qu'elle fait mal, qu'elle est douloureuse. Et de se dire, mais en fait, ce n'est pas du tout ce que moi j'avais prévu de faire. Je pense que notre corps et notre cerveau, à un moment donné, ils ont besoin de... Ok, on va se réaligner. Ok, ça ne va pas. Je suis fatiguée, j'ai x, y, je n'ai pas de morale, machin. Mais il n'y a que comme ça qu'on peut aller vraiment bien. Ce n'est pas qu'en mettant des petits pansements, tu as une hémorragie et puis tu mets le... le petit... Tu as besoin d'être suturée. Et toi, tu mets la petite...
- Speaker #1
Je vais me mettre un pansement en patrouille.
- Speaker #0
Ouais, voilà. Je me suis mis une petite gommette. Tout va bien, ça va passer. Tout le monde voit que tu pisses le sang, mais personne n'a réagi.
- Speaker #1
Donc, mon entourage n'a pas spécialement compris.
- Speaker #0
C'est normal.
- Speaker #1
Mais moi, de toute façon, à partir du moment où j'ai dit que je voulais quitter mon poste salarié pour... Mon entourage n'a pas spécialement compris. J'ai mon mari qui m'a soutenue à sa façon. Mais en fait, je m'en foutais de savoir ce que pensaient les autres. Moi, je savais ce qu'il me fallait. Donc, j'ai eu six mois à peu près compliqués où je dormais beaucoup, on a augmenté les antidépresseurs. J'ai coupé complètement un peu l'entreprise. Le seul truc que j'ai gardé, c'est que je suis bénévole dans une association d'entrepreneuses. en Bretagne, donc j'ai juste gardé ça, c'est le seul contact que j'ai eu, et ça a duré six mois, et puis après ça a commencé à aller mieux, ça a commencé à aller mieux, et donc il y a eu cinq mois encore où j'étais en arrêt, j'étais en arrêt onze mois en tout, donc tu te dis, onze mois c'est énorme, mais en fait c'était nécessaire, c'était nécessaire, et je ne regrette pas en fait, parce que... ça m'a permis de faire le point aussi, prendre de la hauteur sur l'entreprise. Je me suis rendue compte que ce sur quoi je m'étais positionnée à la base, tu vois, je m'étais mise comme coach professionnel pour aider les mamans en surmenage, machin. Et en fait,
- Speaker #0
c'est bizarre.
- Speaker #1
Et en fait, c'est juste moi qu'en avais besoin. Et outre le fait que c'était un marché qui était assez compliqué à aller chercher, ben Ça ne m'enchantait pas plus que ça. Ça expliquait aussi peut-être la procrastination que j'avais à ce moment-là.
- Speaker #0
La chasse d'action. Oui.
- Speaker #1
Et le fait d'être restée dans cette association, une fois par mois, j'allais à des ateliers, il y avait des rencontres. Donc, je côtoyais finalement des entrepreneuses au quotidien. Et là, je me suis rendue compte qu'il y avait un gros problème au niveau de la stratégie commerciale. C'est-à-dire qu'elles ont le savoir-faire, mais par contre, vendent. elles ne savent pas faire. Et encore moins se dire je suis chef d'entreprise et d'assumer ça derrière. Et donc, j'ai commencé à donner un peu des conseils sur la vente, etc.
- Speaker #0
Et acheter le naturel, j'ai rien de galop. Moi, c'est ma fibre.
- Speaker #1
J'adore ça. J'adore le contact qu'il y a à la vente. Et j'ai une amie entrepreneur qui m'a dit pourquoi tu ne fais pas ça ?
- Speaker #0
Mais grave.
- Speaker #1
Et ouais. Ouais,
- Speaker #0
je n'y avais pas pensé. J'adore le regard,
- Speaker #1
ça devait être celui-là à l'époque. Oui, c'est ça. Je n'y ai pas pensé moi-même. Et donc là, j'ai complètement retravaillé mon mindset. Donc pour celles qui ne sont pas bien, c'est l'état d'esprit. Voilà. J'ai complètement repris mon état d'esprit. J'ai fait le point sur ce que je ne voulais plus, ce que je voulais. J'ai refixé des objectifs. Et puis moi, quand je me suis mise à mon compte, j'ai toujours dit de toute façon, moi, je veux gagner 2 000 euros net minimum, mais travailler que 20 heures par semaine. mais c'est pas possible,
- Speaker #0
tu te rends pas compte bienvenue dans la même équipe j'adore mais si c'est clairement possible,
- Speaker #1
c'est pas possible dans le salariat mais dans l'entrepreneuriat c'est clairement possible et il y a que là finalement que tu peux le faire c'est possible il y a que là où t'as pas de limite, toi ton salaire il est limité allez des fois t'as une prime, youpi mais en fait dans l'entrepreneuriat on a pas de limite vers le haut après il faut mettre les stratégies derrière pour vous donner les moyens tu vois mais mais à un moment donné voilà et moi il y a quelque chose qui est ressorti, il y a un mot et c'est clairement le pourquoi je fais ça c'est la liberté la liberté de travailler quand je veux la liberté de faire ce que je veux dans mon ancien boulot il fallait demander à 3 bureaux pour changer une ampoule tu vois et ça j'en veux plus c'est à dire que moi j'ai une idée je l'essaye ça marche pas c'est pas grave c'est à dire qu'aujourd'hui si je réussis c'est grâce à moi et mon réseau tu vois mais c'est parce que j'ai pas fait les bonnes choses en fait c'est pas la la faute de Pierre, Paul ou Jacques. C'est ma faute à moi. Et pour moi, c'est une liberté mais qui a juste pas de prix. Et pour rien au monde, j'ai envie de retourner dans le salaire. Vraiment.
- Speaker #0
Comme beaucoup.
- Speaker #1
Et souvent, quand je me suis lancée, on me demandait « Mais du coup, c'est quoi ton plan B si tu n'y arrives pas ? »
- Speaker #0
Mais pourquoi ça ne marcherait pas ? C'est ouf. On ne dit jamais ça à une ou à un salarié. Est-ce que toi, tu te vois dire à tes amis... Alors, la personne se dit... Je viens d'avoir un nouveau CDI. Ah, mais ne te garde pas à la période d'essai. Comment tu fais ? Tu as un plan B. C'est complètement con. On est d'accord. Mais dès qu'on passe entrepreneur ou entrepreneuse, tout le monde nous parle du plan B. Mais pourquoi le plan A ne marcherait pas ?
- Speaker #1
Et du coup, mais ce n'est même pas le plan A parce que finalement, moi, mon plan A n'a pas marché. Le fait d'être… En plus,
- Speaker #0
c'est le plan B en plus déjà.
- Speaker #1
Mais pour moi, ce n'est même pas une question de plan. C'est-à-dire que je… Je... Ce n'est même pas question d'avoir d'un plan B parce qu'en fait, je ne retournerai pas dans le salariat. C'est ça, je rebondis, je réajuste. C'est des tests de toute façon. Être entrepreneur, c'est tester des choses. Et en fait, j'ai dit, pour moi, l'échec ne fait pas partie des possibilités. C'est-à-dire que je sais où je vais, je vais mettre en place ce qu'il faut pour y arriver. Par contre, aujourd'hui, je sais que je vais réussir. Le seul truc que je ne maîtrise pas aujourd'hui, c'est le temps. C'est sous combien de temps ?
- Speaker #0
C'est des entrepreneurs. Je sais que je vais... Mais quand, je ne sais pas.
- Speaker #1
Mais tu vois, là, je participe. J'ai gagné un challenge business et tout avec une nana sur les réseaux. Et puis, il y avait une visio hier et c'était vachement axé mindset, confiance, passer le cap et tout. Donc, il y avait aussi des nanas qui n'osent pas se lancer, qui vont encore dans le salariat et autres. Et on a une coach dédiée derrière et elle me dit, alors... T'en as pensé quoi et tout ? Ben écoute, ça m'a confortée sur le fait qu'aujourd'hui, moi, j'ai pas de problème de mindset, quoi. J'ai confiance en moi, j'ai confiance en ce que je propose, j'ai confiance, tu vois, moi, les syndromes de l'imposteur, mais je l'ai jamais eu. Je ne connais pas. Mais non, je l'ai jamais eu. Parce qu'en plus, j'interviens sur des compétences que je maîtrise, où j'ai fait mes preuves. Donc voilà. Et puis, je suis quelqu'un, si je sais pas, je le dis encore. Tu vois ? Mais ça,
- Speaker #0
c'est énorme, tu vois. L'échec ne veut rien dire en soi parce qu'il y a des gens, ils ne vont pas réussir. Je te dis n'importe quoi à vendre leur premier coaching ou leur première offre. C'est la fin du monde, c'est un échec. Mais peut-être que pour toi, ça n'a pas marché, je n'ai pas fait ça comme ça. J'aurais peut-être dû poster comme ça. Le prix peut-être, peut-être j'ai un peu déconné. Bon, ok, je réajuste. En fait, c'est comme tu dis, une différence de mindset, de positionnement d'état d'esprit. C'est l'entrepreneuriat. Mais je sais parce que j'ai été cette entrepreneuse-là. en 2019-2020 mon première entrepreneuriat j'ai été celle pour qui l'échec est un drame et aujourd'hui je me dis juste mais test and learn en fait et puis tu réagis comme tu fais quand tu as fait pendant des années dans tes boulots salariés En plus, t'es augmentée en compétences énormes, quoi. Et c'est un changement à l'intérieur de soi. Je suis tellement d'accord.
- Speaker #1
C'est ça. Et puis même au pire des cas, moi, c'est ce que je dis même avec toi. Je dis, au pire des cas, ça marche pas. T'es de ras-chômage, ils arrivent au bout. Eh bien, écoute, j'irai retrouver un boulot pour bouffer. C'est pas un drame, en fait. Par contre, et c'est ça aussi, tu vois, le décès de la personne dont j'ai parlé tout à l'heure, ça a été que, pour moi, aujourd'hui, je ne veux pas avoir de regrets dans ma vie. Donc, j'aurais au moins essayé. Même si je n'arrive pas à le faire, j'aurais essayé et je ne pourrais pas regretter ça. Et en fait, tant que tu ne tentes pas les choses, tu ne sais pas. Tu ne sais pas. Donc aujourd'hui, c'est ça. Si j'ai envie de test, le mois prochain, je sors un programme en ligne. Mon entourage dit non, mais tu ne vas pas faire ça quand même. Je l'écoute. Mais pourquoi tu ne le ferais pas ? Ça fait partie de ma stratégie en fait. C'est sûr, si je reste sur du consulting à l'heure, je n'arriverai jamais à atteindre mes objectifs.
- Speaker #0
En tout cas, le vin à moins que tu te mettes à 1000 balles de l'heure.
- Speaker #1
C'est ça. Mais ça fait partie de ma stratégie. J'ai mon mari qui est infographiste, donc je lui demande beaucoup de faire des designs. Pas sur tout, mais sur un produit ou un produit autre. C'est moi.
- Speaker #0
Oui, mais quand on a quelqu'un de compétent à la maison, ça s'appelle être un allié, monsieur Diane.
- Speaker #1
Moi, j'ai une autre vision. Je vais peut-être choquer un peu ton avis, mais moi, je fous futile. Ah ouais ?
- Speaker #0
J'adore ce coup ! Je suis pas grande personne, j'adore ce coup !
- Speaker #1
Et tu vois, et alors ça, c'est un autre débat, mais je sais que j'ai des collègues dans mon réseau avec qui je bosse aujourd'hui où on n'est pas du tout la même approche. Il y en a tellement une qui est beaucoup plus corporate et régulièrement, elle me dit « Mais Diane, ça passe pas auprès de Manon et tout. » Mais je dis « Mais tant mieux, en fait ! » « Mais c'est pas ma cible ! » Ouais ! La semaine dernière, j'ai organisé une grosse journée pour l'entrepreneuriat féminin avec l'association dont je parlais tout à l'heure. J'avais 138 participants à la journée. J'ai fait des conférences, des ateliers dans un auditorium. Et en fait, je leur ai dit, « Nana, en fait, moi, j'ai un humour, j'ai un débit de connerie à la minute qui est juste impressionnant. Donc, si à un moment donné, tu n'aimes pas mon humour et que tu n'aimes pas, ne bosse pas avec moi. »
- Speaker #0
C'est clair, ça va être dur pour toi.
- Speaker #1
Non, mais c'est ça. J'ai tellement subi des clients que j'avais juste envie de raccrocher au nez sur mon ancien boulot. Aujourd'hui, je m'autorise le droit de choisir mon client. Et aujourd'hui, c'est à ton compte. Il faut de toute façon choisir ses clients. C'est à quoi d'être à ton compte si tu ne peux pas kiffer ce que tu fais ?
- Speaker #0
Si tu ne peux pas parler... Tu sais, moi, j'adore que tu dises ça. Et c'est énorme que toi, tu en aies eu conscience très vite. Il n'y a pas beaucoup... En tout cas, moi, je ne connais pas beaucoup d'entrepreneuses qui ont eu un démarrage comme ça. C'est-à-dire, je pense que, comme tu dis, ta pause a été salvatrice. Ça t'a permis de dire « Attends, je me remets vraiment mes pieds dans mes bottes et je veux quoi réellement ? » Et parfois, souvent, pour beaucoup d'entrepreneuses, ça arrive après un échec, ça arrive après un gros deuil de quelque chose, un gros lancement raté ou quelque chose comme ça, qui te dit « Putain, mais en fait, ce n'est pas ça que je voulais faire. J'ai juste suivi les codes de… » Tu vois, et je trouve que c'est énorme que tu te dis ça. Tu dis, mais en quoi ? Mes valeurs, c'est quoi ? Mon humour, c'est quoi ? Et il n'y a que comme ça, en fait, qu'on attire les bonnes personnes pour qui on a envie de travailler et pour qui elles, elles ont besoin d'avoir quelqu'un comme ça en face.
- Speaker #1
Mais c'est ça. Et aujourd'hui, pour rien au monde, je vais changer qui je suis. Ah non,
- Speaker #0
mais ne change pas.
- Speaker #1
Donc, moi, je suis comme ça. J'ai un humour. Qui est-ce qu'il est ? J'adore l'humour noir, j'adore ce genre de choses. À l'enterrement, aux obsèques du mec en question qui m'a fait réagir, au café, j'ai quand même fait une blague au pote qui était autour, parce qu'on était dans une salle des fêtes dans le fin fond de la Normandie, où il y avait un gros chauffage qui soufflait, qui faisait du bruit, et je leur dis « Vous croyez qu'il est aux normes, celui-là, en termes de monoxyde de carbone ? » Tu vois, on vient d'enterrer un gars. qui est mort à cause de ça. Et moi, ben ouais, mais en fait, et c'est pas un manque de respect, en fait, tu vois. Juste qu'aujourd'hui, moi, j'aime bien dire que je parle de choses sérieuses, mais sans me prendre au sérieux. Et finalement, ça t'apporte beaucoup plus de légèreté dans ta vie de tous les jours. Et puis, ben voilà, si tu regardes mon Instagram, c'est pareil. J'ai fait un petit sondage auprès de moi. mon habitoire, savoir ce que vous trouvez. Parce qu'on me dit, non mais tes postes, si je ne suis pas sérieuse, ça ne donne pas envie de bosser avec toi. Et à côté de ça, j'ai des gens qui me disent, j'adore l'énergie que tu as, j'adore le côté un peu enfantin. Je dis mais oui, mais moi je suis une gosse en fait
- Speaker #0
Tu mets un château gonflable dans le jardin, c'est moi la première. C'est la première,
- Speaker #1
il y a l'une de ces. Et puis, tu le sais de toi-même, celles qui te disent que ça ne fait pas sérieux, ce n'est pas ta cible. Point barre. Et en fait, pas sérieux par rapport à qui ? Par rapport à quoi ? En fait, Instagram, c'est quand même bien le réseau social où tu peux te permettre la grosse poilade, la grosse déconnade. Moi, j'ai arrêté avec les sujets sérieux. C'est-à-dire, je parle de sujets sérieux à travers... Des petites capsules de réel que je commence à peine, parce que moi j'ai changé de sujet et tout entre temps, mais je vais le prendre, on va en rire en fait de tout ce qui se passe en entreprise et dans notre entrepreneuriat, où on se prend peut-être un peu trop la tête, et on va en rire du patriarcat en fait, parce que ça nous gave, nous les femmes, tu vois. Et je vois bien qu'au vu des vues, ça a plus d'impact que quand je fais un truc un peu trop sérieux. Oui, parce qu'on a besoin d'en rire, en fait, merde, quoi, tu vois. On a besoin de se moquer de notre patron, de la nana entrepreneuse qui se prend trop la tête, qui est là à côté de nous toute la journée, quoi.
- Speaker #0
Il y a un réel que j'ai fait, que tu sais, on parle beaucoup de stratégie sur les réseaux et autres, et j'en ai une, clairement, j'en ai une, parce que je souhaite vendre sur les réseaux. Tu m'emmènes,
- Speaker #1
tu m'emmènes.
- Speaker #0
Ouais, mais du coup, par contre, il y a aussi des réels face cam, où, tu vois, comme là, je suis pas maquillée et tout. Je m'en souviens. Oui, je m'en souviens. Et donc, j'étais allée à une rencontre de dirigeants un matin et tout. J'avais plein de cartes de visite. Et puis du coup, moi, j'ai un process avec les cartes de visite. Je ne les mets pas juste dans une boîte et je n'en fais rien. Je commence à faire ça sur mon bureau. Et puis tiens, je vais faire un réel là-dessus. Donc, je prends mes cartes de visite, je fais mon réel. Et en fait, mon mari, le soir, il me dit, tu étais un peu flippante quand même. Je suis pas ton réel. Mais quand je regarde le nombre de vues que j'ai fait dessus, écoute, ça va être flippant de plus souvent. Donc, ouais, voilà. C'est-à-dire, en fait, ça, c'est que je teste des choses et par contre, j'analyse. Je ne fais pas les choses, voilà. C'est-à-dire que j'analyse. Si ça ne marche pas, je le fais différemment. Et là, je me rends compte que finalement, les trucs où je le fais un peu sur l'impulsion et à l'arrache, c'est ce qui marche le mieux. Et par rapport à ce que ma pote m'avait dit, par rapport à mes contenus, qui n'étaient pas assez professionnels. c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd non plus tu vois, bah là c'est cette semaine ou semaine prochaine que ça y est par rapport à ce que j'ai programmé, on va voir j'ai retravaillé mon visuel de poste mais il y a quand même ma touche à moi, tu vois mon côté enfant il est concerné, je ne le suis pas mais ouais ouais je garde quand même, je me professionnalise mais je garde quand même cette touche enfant c'est moi, je pense que c'est super important, ouais
- Speaker #1
Je pense que quand on est entrepreneur, moi, ça, je l'ai appris à mes dépens parce qu'au début, mes trois premières années d'entrepreneuriat, donc jusqu'en 2022, j'écoutais tout et tout le monde. Mais en fait, à chaque fois que les gens me faisaient des retours, en fait, c'était ni mes clientes, ni mes potentiels clients, d'ailleurs, et c'était des gens, la plupart, qui n'entreprenaient pas en plus. Donc, en fait, au bout d'un moment, tu as envie de leur dire, c'est bien gentil, chouchou, mais je n'en ai pas besoin de ton avis, je t'apprécie, mais il ne me sert pas, en fait, là, puisque tu n'es ni la cible, ni entrepreneur.
- Speaker #0
c'est un mot mais en fait moi j'écoute tout ce qu'on me dit j'écoute tout ce qu'on me dit et j'analyse alors après je ne mets pas 3 heures c'est assez vite l'analyse mais j'écoute quand même parce que je trouve que des fois t'as des conseils on te dit des choses qui sont intéressantes donc j'écoute j'analyse ça en disant pourquoi ils m'ont dit ça parce que tu vois quand tu fais des formations de coaching si on dit les choses il y a une raison Merci. c'est qu'on a des croyances, on a des choses derrière, et si on prend mal quelque chose, c'est que nous, on a quelque chose à travailler. Moi, aujourd'hui, je dis les choses. Si la personne en face me prend mal, je le dis avec tact, avec respect, ça, il n'y a pas de souci. Si la personne me prend mal en face, en fait, c'est elle qui a quelque chose à travailler, ce n'est pas moi. Les non-dits, moi, je ne supporte pas ça. Et du coup, oui, c'est de me dire pourquoi elle m'a dit ça. Effectivement, oui, c'est vrai que mes visuels ne me permettent pas. trop ça. Donc, au lieu de me triturer le cerveau, j'ai fait un réel, un webcam, en expliquant, ben voilà, j'ai mangé avec une pote avant-hier, un machin,
- Speaker #1
un réel ou une story, bref. Et en fait, j'ai eu des retours. Et moi qui est toujours en train de dire,
- Speaker #0
ah, mais j'ai jamais de retour sur mes réels, mes stories, personne ne répond. J'ai un engagement un peu pourri sur moi. Mais quand je vois des nanas dans les réseaux et tout, elles me disent, ah, c'est trop bien ce que tu fais. Je dis, mais pourquoi vous commentez pas ? Il y a que ma mère qui l'a dit. Et donc, il y en a qui m'ont dit « Ouais, j'aime bien ce que tu fais, mais c'est vrai que… » Il y en a une qui m'a dit « Par rapport à ta police, elle est peut-être un peu petite. Moi, avec mes yeux, je ne le vois pas bien. » J'ai fait un peu un... Et puis, il y en a plein qui m'ont dit, non, mais clairement, nous qui te connaissons vraiment, mais c'est toi, en fait. Donc, du coup, j'ai gardé ça. J'ai gardé ça et j'ai dit, du coup, je vais continuer, mais je vais faire même pire.
- Speaker #1
Mais en fait, tu vois, ça nous sert aussi à ça. Comme tu dis, ça t'a permis de communiquer, ce retour-là de ton... de ta copine, ça t'a permis de communiquer dessus. Du coup, t'as eu... des retours des personnes peut-être qui ne se manifestaient pas et une personne qui pouvait dire, en fait, j'adore ce que tu fais, mais c'est illisible pour moi, tu vois, donc ça te fait grandir. Et pour autant, les gens qui t'aiment et qui te connaissent vraiment, surtout, en fait, ne changent pas. Et en fait, ça te fait grandir, tu vois. Et c'est ça, être entrepreneur, en fait, c'est juste dire, le fameux test and learn qu'on dit beaucoup en entrepreneuriat, ce n'est pas vide de sens, c'est je fais des choses, je prends le temps d'analyser, c'est méga important ce que tu dis. Même en tant que salarié, on devrait pouvoir analyser, avoir des analyses de pratiques de travail qu'on n'a jamais. Non, on ne nous permet pas ça en entreprise. Et puis, on n'a pas le temps.
- Speaker #0
Et c'est d'autres qui nous le font. Et ce n'est pas spécialement judicié, mais l'auto-analyse,
- Speaker #1
l'auto-critique. Mais c'est important, en fait.
- Speaker #0
Complètement. Mais oui, je pense que c'est vraiment important. Déjà, quand on est à son compte. Je bataille avec ça, avec mes clientes. Je dis en fait, il y en a beaucoup aujourd'hui qui ne se sentent pas chef d'entreprise. Mais à ce moment-là, reste dans le salariat. Parce que tu vas planter, tu vas aller droit dans le mur. Si tu ne mets pas en place ce qu'il faut en tant que chef d'entreprise, ça ne marchera pas.
- Speaker #1
Ce n'est pas vraiment leur faute.
- Speaker #0
Non. Toi,
- Speaker #1
tu as le caractère et la résidence. L'expérience professionnelle, je pense aussi que tu as été dans le commerce, dans la vente, tu as fait plein de choses. C'est-à-dire que tu sais que tu peux rebondir. plein de salariés qui deviennent entrepreneuses, qui ont peut-être fait 5 ans, 10 ans, 15 ans, et qui n'ont jamais bougé de place, mais qui veulent faire peut-être le même métier, mais en entrepreneuriat, ce qu'on appelle plutôt d'être freelance, tu vois. Donc, je ne me casse pas de féministe. Cette lecture-là aussi, féministe du système, la critique saine de notre système capitaliste et patriarcal fait que en fait, c'est normal qu'elles n'y arrivent pas, parce que Merci. bordel de merde ça fait des milliers d'années qu'on nous empêche d'être qui on est et de faire ce qu'on veut combien d'années on est resté dans les foyers et que c'était interdit de travailler sous la coupelle de ton père et ou de ton mari quoi et des fois les deux en même temps c'est pas c'est simple pour des nanas comme moi quand je suis professionnelle qui est riche qui a changé qu'on vécu peut-être des coups assez durs et parfois il y en a la première fois où elles vivent un coup dur c'est dans l'entrepreneuriat donc Il n'y a pas de meilleur ou de pire parcours, mais je le comprends. Une lecture systémique du système dans lequel on vit, en tout cas mondialement, parce que ce n'est pas qu'en France, en fait, il y a plein de non-dits, il y a plein de choses aussi. Toi, tu le sais, tu accompagnes des entrepreneurs, il y a tellement de choses à déconstruire pour pouvoir s'autoriser tout seul à dire « je suis une putain de chef d'entreprise » . C'est ce que tu es, par définition, quand tu es entrepreneur.
- Speaker #0
Mais tu vois, le système... Sans parler par triarcao, le système de la France, on ne va pas refaire la politique, mais aujourd'hui, le système est mal foutu. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tu peux créer ton entreprise, tu as zéro formation. Tu devrais avoir un minimum. Il y a quelques années, il y a 15 ans de ça, 20 ans, tu étais obligée avant de pouvoir t'y matriculer. avant que j'ai passé par la CCI ou la CMA ou la Chambre d'avis t'avais un minimum de choses t'en tenais compte ou pas mais au moins t'apportais un minimum de choses aujourd'hui ça n'existe plus donc ces personnes là si elles sont pas un minimum curieuses tu vois j'entends complètement ce que tu m'as dit mais par contre moi j'en croise beaucoup qui ne se remettent jamais en question tu vois à un moment donné tu vois que ce que tu fais ça ne fonctionne pas mais arrête d'aller dans le mur change et fais toi accompagner fait quelque chose arrête de continuer comme ça ça ne marche pas c'est pas parce que tu vas t'obstiner à faire ça que ça va fonctionner donc il ya cet aspect mais tu vois mais c'est pareil je vois l'éducation aujourd'hui alors je suis absolument pas contre tout ce qui est la musique l'art plastique tout ça mais je dis aujourd'hui pour moi ces apports là ça devrait être annexe alors oui je sais qu'on n'est pas sur une société qui est équitable ou Tout le monde n'a pas l'accès à, tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents qui t'apprennent la musique. Mais pour moi, on devrait mettre en place à l'école des cours où on t'apprend la vie. Au lycée, je ne comprends pas qu'on leur explique comment fonctionne le système des retraites, comment on déclare nos impôts.
- Speaker #1
Mais parce que c'est dans aucun intérêt de l'État d'éduquer à ce sens-là. Au plus, tu es ignorant. Et comme tu dis, on n'est pas égaux en fonction d'où on vient, de notre milieu familial, social, culturel. On ne part pas tous. Des fois, même dans une même famille, on n'a même pas la même éducation entre enfants. Moi, je l'ai vécu avec mon frère. On n'a pas du tout la même éducation. On a les mêmes parents qui nous ont éduqués. Mais aucun rapport. On a six ans d'écart.
- Speaker #0
Tu vois, c'est pour ça aujourd'hui que je suis bénévole, moi, sur cette association de femmes entrepreneurs. C'est qu'on me donne de mon temps. Et puis moi, je ne sais pas si je crois au karma ou autre, si j'y crois, mais pour moi, il faut donner pour recevoir. Et moi, si je suis bénévole dans cette association-là aussi, c'est parce que je fais de la sensibilisation aussi auprès des entrepreneurs, ce que je vois. Tous les mois, elles ont un atelier, et les ateliers, c'est sûr de la montée en compétence entrepreneuriale. Et dans les échanges et autres, on en discute. Je leur dis non mais... Tu dois avoir une prévoyance, il faut que tu fasses attention à ça. Là, il y a la facture électronique qui va tomber sur le coin du nez d'ici peu de temps. Je dis déjà, j'en connais plein qui ne savent même pas faire une facture correctement dans les normes. Et finalement, je vais mettre en place un atelier là-dessus. Après, les nanas, elles ont ce qu'elles veulent. Mais elles ne pourront pas dire « je ne savais pas » . Et oui, c'est un peu mon combat, ce qui n'est pas politique ou autre, mais c'est mon investissement en tout cas en tant que bénévolat, c'est l'un dans le mois.
- Speaker #1
Tu n'aimes pas le mot politique au sens peut-être de la politique, mais c'est un engagement politique dans le sens, le terme normal de base du terme politique, qui veut dire le peuple en fait, la gouvernance du peuple. Il y a deux choses différentes. Tu as la politique, c'est toute la politique qu'on voit à la télé, et il y a le politique, c'est... qu'est-ce qui s'inscrit dans le milieu tissu social environnement où je suis ? C'est juste le mot qui ne te plaît pas, que tu accroches ou que tu te dis, ah oui, politique est égal à la politique, qui est autre chose, c'est-à-dire tous ces combats de coq qu'on voit tout le temps. Il y a le politique, qu'on le veuille ou non, on est dans un système politique de fait, parce qu'on travaille, on cotise, c'est une forme de système politique.
- Speaker #0
Moi, je vois plus ça en termes d'engagement, on va dire citoyen. aujourd'hui ce que j'aime pas dans la politique c'est que les gens ils passent leur temps à se plaindre et autres mais ils sont pas à force de proposition je pense qu'à un moment donné si t'as envie que les choses changent bah en fait tu te sors les doigts et tu bouges et tu fais des choses tu vois moi j'ai plus cet aspect là et finalement je trouve que c'est plus un engagement en termes moi c'est ma casquette coach qui ressort en fait j'honore mes valeurs en faisant ça c'est à dire que le partage fait partie de mes valeurs et puis c'est des choses tu vois souvent on te demande quel est ton pourquoi. tu fais ce que tu fais. Et moi, le pourquoi je fais cette activité aujourd'hui, c'est parce qu'en fait, ça me bouffe de voir des nanas qui ont de l'or dans les mains en termes de savoir faire, mais qu'elles n'ont absolument pas cette casquette chez l'entreprise. Et c'est pour ça que, bah oui, c'est pour ça que je m'engage dans cette association pour les aider là. Et plutôt, tu vois, quand mon fils est rentré à l'école, je me suis mis dans l'appel à l'école. C'est du bénévolat. Mais en fait, alors oui, c'est pour mon fils et autres, mais par rapport au temps et par rapport à ce que je fais. peut-moi apporter et est-ce que les choses changent ? Et bien en fait, j'ai préféré consacrer ce temps-là sur cet engagement-là. Et j'ai arrêté l'appel de l'école. Oh, la mauvaise maman ! Mais c'est parce que ce que je fais là, déjà, ça desserre mon bise nef, clairement. Je pense que si tu peux allier les deux, tant mieux. Mais je pourrais très bien arrêter le bénévolat. Mais en fait, non. Parce que c'est quelque chose qui me tient. C'est partie de tes valeurs.
- Speaker #1
C'est partie de tes valeurs et en fait... Quand tu fais ça, tu participes, même si peut-être ce n'est pas tes mots à toi.
- Speaker #0
Je m'en vais.
- Speaker #1
Allez, je me casse et tu me fais l'interview.
- Speaker #0
Oh, elle est chiante celle-là.
- Speaker #1
Elle est chiante avec son féminisme.
- Speaker #0
Et sa politique.
- Speaker #1
Je ne vais pas dire politique pour le coup. Ah bon,
- Speaker #0
ça va alors.
- Speaker #1
Je te laisse parler. J'allais te dire, j'adore. J'allais te dire qu'en fait, inconsciemment, tu participes. Moi, je nomme dans mes valeurs le féminisme, qui est malgré nous quand même né d'un mouvement politique. Mais pour moi, une entreprise féministe, c'est ça, c'est dire, OK, je vis dans un système où je suis obligée d'avoir des tines, mais ça ne m'empêche pas, dans mes valeurs peut-être féministes, d'équité, d'égalité, je vais aller redonner ailleurs. Et c'est OK. Quand tu poses sur ton compte Instagram, bien vrai que c'est certainement une stratégie d'acquisition commerciale, mais tu donnes aussi de la valeur. Et tu donnes quelque chose.
- Speaker #0
Sur des ateliers ou autres que je peux faire, moi, j'aime bien dire que je fais de la vente éthique. Parce que je respecte la personne qui est en face, mais souvent, il y en a beaucoup qui oublient. Quand tu te mets à ton compte, tu dois gagner ta vie. Sinon, tu fais du bénévolat, en fait. Mais c'est du bénévolat. Oui, et j'ai eu des questions des fois en me disant « Oui, mais du coup, ceux qui n'ont pas les moyens de pouvoir te payer ces services et autres... » Je disais « Attendez, les filles, il ne faut pas tout mélanger. » C'est-à-dire que tu ne vas pas, toi, flinguer ton entreprise, la paix et la douleur, et ne pas pouvoir payer tes factures et manger pour du solidaire à un moment donné. Et je dis « Rien ne t'empêche de dire tous les mois « Je l'offre, tu fais du solidaire. » » Tu vois, je crois qu'ils appellent ça dans les avocats le pro bono. des trucs comme ça. Toi, par moi, j'offre mon accompagnement à quelqu'un qui n'a pas les moyens de se le payer, etc. Là, c'est du solidaire. Par contre, mes tarifs, ils sont juste... Mes tarifs, ils me permettent effectivement de gagner ce chiffre d'affaires en ne bossant que 20 heures semaine et ça me rémunère. Mais par contre, je ne vais pas faire des restournes à tir l'arrivée et je ne vais pas aller mettre des tarifs au bras des paquets qui ne vont jamais me permettre de vivre. Je pense que c'est complètement.
- Speaker #1
Et c'est deux choses qu'il faut dissocier. tout court, alors j'aime pas trop le « il faut » , mais en réalité, c'est personnel, mais c'est la juste réponse, et il y a plein d'autres choses, mais avec l'argent que tu gagnes, donne. Ok, pas tout le monde pourra venir prendre ton accompagnement. C'est un fait que, tout comme toi, tu ne peux pas te payer tous les accompagnements de la tête, parce que tu n'as pas de l'argent en illimité, mais tu peux, comme tu dis, offrir un accompagnement par mois, tu peux investir et donner de l'argent de ton capital. une fois par mois ou une fois par année une grosse somme à une entreprise à une association, tu peux être bénévole il y a quand même plein de façons tu peux décider, je te dis tout et n'importe quoi que tous les mois tu vas faire des masterclass qui vont éduquer des gens et c'est 100% gratuit et c'est quand même de la valeur mais c'est un truc féminin on est d'accord, c'est complètement un truc féminin parce qu'on nous a appris que c'est à nous d'avoir la charge émotionnelle, physique psychologique de prendre soin de tout le monde Et ça,
- Speaker #0
tu le retrouves beaucoup dans les nanas qui sont dans le bien-être, en fait. Elles ont cet aspect de vouloir aider les autres, et en fait, elles veulent aider tout le monde. Mais elles s'oublient elles-mêmes, en fait. Et en fait,
- Speaker #1
elles se pensent une posture. Parfois, ce n'est pas bon pour les personnes qu'elles accompagnent parce qu'elles n'ont pas transformé le « pourquoi je fais cette activité ? » Si je fais cette activité, comme tu le dis si bien, pour sauver tout le monde, mais alors je reste bénévole. En fait, sois salarié et fais ça à côté. Parce que c'est pas possible. C'est pas compatible, en fait.
- Speaker #0
C'est ça. Donc voilà, je commence par les choses, quoi.
- Speaker #1
T'as bien. C'est très bien. Qu'est-ce que t'as compris de tout ça, toi, avec le recul ? Sur toi, sur le travail, sur peut-être ta phase salariée, sur maintenant ton entrepreneuriat, sur... les systèmes dans lesquels on vit ? Qu'est-ce que tu en veux dire ?
- Speaker #0
De savoir s'écouter, vraiment. Tu vois, je me rends compte que quand j'étais salariée et autre, j'étais vachement fermée comme d'hab. Je suis quelqu'un d'ouverte sur le plan de vue social, mais en termes d'état d'esprit et autre, j'étais assez fermée, tu vois, par rapport à quand je me suis lancée. Dans mon réseau, il y en a plein qui sont sur des métiers énergétiques, médiums et tout, et j'étais assez dure. par rapport à ça, je dis non mais c'est des charlatans machin et tout, et en fait au fur et à mesure je me suis ouverte, c'est à dire que je suis curieuse et moi je fais beaucoup de troc, tu vois comme tu disais tout à l'heure, moi je fais du troc c'est à dire que des nanas, bah tiens, une nana qui fait des soins énergétiques elle a pas de sous, je dis bah écoute tu me fais tester les soins énergétiques je connais ce que c'est, tu vois, je fais ça avec une kinésiologue, elle me fait des séances gratuites et en échange bah moi je vais être sur son entreprise et c'est du donnant-donnant, tu vois. Et ça m'a permis de m'ouvrir. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, j'ai une pote, une super pote, elle est médium et moi, si vous ne me croyez pas, aujourd'hui, je trouve que les tarots, ça me fait délirer. Alors que pour moi, c'est des chalatons, il y a tant que ça. J'ai quand même les pieds sur terre, mais je m'ouvre. Et en fait, ça me permet de, moi, de plus en plus, de m'écouter. C'est-à-dire que les intuitions que tu peux avoir, elles ne sont pas là pour rien. Tu vois, dernièrement, c'était un gros débat. par rapport à mon entourage et autres. Mon fils, depuis tout petit, je dis de toute façon, je suis sûre qu'il a HPI. « Ah, mais c'est parce que c'est ton fils, machin, et tout. » Et là, dernièrement, je l'ai fait tester. Mon mari n'était pas pour, mais moi, j'avais l'intuition d'eux, et je supportais les gens qui mettent des étiquettes et autres. Même le fait de mettre une étiquette, voilà. Tu vois, j'aime pas les gens, parce qu'aujourd'hui, ils ont envie de dire que tous les enfants sont HPI, machin, qu'ils ont tous des BH, voilà. mais pour moi j'avais vraiment cette intuition qu'il avait un fonctionnement différent de ses copains de classe. Donc, je l'ai fait tester. Il est trop petit. Il y a un test quand même pour les moins de 7 ans.
- Speaker #1
Oui, j'ai commencé avec mon fils.
- Speaker #0
Bah ouais. Bah ouais. Et ça peut évoluer Tu vois, on a parlé avec ma psychiatre Ça peut évoluer jusqu'à ses 7 ans Il peut s'homogénéiser avec les autres Les indicateurs qui moi me faisaient dire Qu'il était en avance par rapport à tel ou tel poste Et bah ouais, c'est ressorti Et en fait aujourd'hui On me dit du coup ça te fait quoi de savoir ça En fait ça me conforte sur le fait que j'étais pas folle Et que j'avais une intuition qui était vraie Et je pense qu'aujourd'hui il faut écouter ton intuition Moi aujourd'hui par rapport à mon entreprise Je sais que je vais réussir donc fais-toi confiance à un moment donné et vas-y et c'est ça ce que j'ai appris c'est ça l'ouverture d'esprit il faut vraiment sourire au monde qui t'entoure tester des choses en fait souvent c'est la peur qui vous fait bloquer, non mais j'aime pas ça, non tu connais pas c'est tout donc teste, essaye, découvre et ouais c'est comme les gamins, tu diras que t'aimes pas quand t'auras goûté exactement,
- Speaker #1
j'aime pas les légumes mais tu vas pas le dire dans ta bouche
- Speaker #0
donc moi aujourd'hui c'est un peu ma philosophie c'est me respecter si j'ai pas envie, bah en fait je le fais pas dans la mesure du raisonnable mais il y a des choses j'ai pas envie, je le fais pas et puis c'est pas grave, je l'assume si j'ai une intuition je vais au bout et je teste et je vois et peut-être que je vais me tromper mais la plupart du temps j'ai quand même l'intuition est bonne et même que ce soit en termes de relationnel avec des gens Merci. c'est tout le temps qu'il y a un feeling moi je dis ça à mes clients si un client déjà tu sens sur rien que l'aspect prospect il boucle et tout il dit mais va pas mais bosse pas avec c'est clair va pas t'enfermer dans un truc de merde pourquoi tu veux te faire du mal non bah en fait pas c'est que c'est pas le bon et c'est qu'en fait le destin veut que tu auras autre chose de mieux derrière et puis voilà ouais si clairement je fais confiance un peu au karma et je me dis que si ça se fait pas à ce moment là ce sera plus tard et voilà Et tu vois, mon arrêt en a été la preuve. Ben ouais, je me suis dit, mon entreprise et tout. Sinon, en fait, c'était reculer pour mieux sauter. Et aujourd'hui, je suis à fond, je suis une machine. Et je le vis bien et je kiffe. Mais c'était nécessaire. Et je pense qu'il faut vraiment s'écouter et se respecter. Je pense que c'est vraiment super important. Et on s'en fout de ce que pensent les autres. On s'en fout de ce que disent les autres, en fait. On est dans un système aujourd'hui où la réussite, c'est pas autorisé.
- Speaker #1
Ah non.
- Speaker #0
Tu vois ? les gens sont jaloux et tu vois j'ai une pote qui m'a dit bah elle on avait un projet de de s'associer un petit peu sur un aspect par rapport à nos entreprises et puis bah là où on devait se lancer c'est le moment où moi j'allais pas bien donc je lui ai dit écoute je suis désolé mais là je suis en arrêt donc je vais pas pouvoir donc elle a continué seule et elle a cartonné elle est ultra inspirante et tout et en fait dernièrement et tu vois c'est pour ça qu'on se dit faut dire des choses dernièrement on est en voiture et elle me dit bah tu vois il y a des nanas du réseau qui ont dit que bah quand tu as été en arrêt, tu crachais sur mon dos et tu étais jaloux.
- Speaker #1
Je ne savais pas que ça me faut, tu étais au fond du trou.
- Speaker #0
Alors, je vais lui dire, écoute, elles, elles l'ont peut-être interprété comme ça. Je dis, mais moi, je n'étais pas jalouse. Jalouse, c'est négatif. Je dis, moi, j'étais envieuse de ce que tu avais, tu m'inspirais. Et en fait, j'étais envieuse, oui, parce que j'avais envie de réussir ce que tu fais. J'ai envie de réussir comme tu réussis. Et en fait, tu es une inspiration pour moi. Je pense que c'est la différence entre la jalousie et l'inspiration. Mais en fait, c'est toujours pareil. C'est comment tu as envie de voir les choses. Soit tu vois le verre à moitié vide, soit tu vois le verre à moitié plein. Et moi, je suis plutôt à voir le verre à moitié plein. Donc, on en revient dans le coaching. C'est tout ce qui t'arrive dans la vie. Soit tu en retires des choses positives, soit tu restes sur le négatif et tu n'avances pas. C'est comme tout.
- Speaker #1
Oui, clairement. Clairement. Mais c'est une belle façon de se repositionner. J'allais dire que c'est une belle façon de voir les choses, mais non. Ça nous arrive à tous d'avoir des sentiments comme ça. Et c'est une vraie question. Attends, là je suis jalouse ou est-ce que c'est parce que je veux avoir la même chose ? Ah ouais, en fait non, ma pote m'inspire. Le mot envieuse, j'aime bien que tu aies choisi ce terme. Souvent, on dit que tu es jalouse, que tu es une envieuse. Mais ce n'est pas la même chose d'avoir envie et de se jalouer. Ce n'est pas le même mot. Sinon, ça s'appellerait de la jalousie.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est ça. En fait, je projette que moi, c'est là où je veux aller. C'est là où elle est, elle. Elle m'inspire complètement.
- Speaker #0
Et tu vois, là, je vais sortir. Comment je te spoil, là ? Tu as des aventuriers. Sur mon compte Insta, je vais sortir là prochainement une série de posts. Ça s'appelle Les Inspirantes. et c'est la première ça va être la première ça sera déjà sorti quand l'épisode ça va mais du coup ouais ce sera la première c'est la première à qui j'ai dit moi elle m'a inspirée donc moi elle va faire partie ça va être la première dessus et ça me fait plaisir de le faire parce qu'elle du coup elle va avoir de la visibilité bon il y a la stratégie derrière on va parvenir dessus Mais pour le coup, elle est vachement inspirante. Et tu vois, on est dans une relation un peu de donnant-donnant. C'est-à-dire que moi, des fois, je vais l'inspirer sur des discours commerciaux, sur des choses que je peux lui conseiller lorsqu'on fait des bouffes ou autre. Et elle, elle va m'inspirer sur son énergie. Voilà, je pense que c'est du donnant-donnant. Il faut arrêter la jambe, il faut arrêter tout ça. Je pense qu'il faut se réjouir quand les autres réussissent. Et au contraire, aller leur demander comment tu as fait.
- Speaker #1
Et c'est complètement féminin. et tu ne vas pas aimer le mot, mais je vais le dire quand même. On est ensemble en podcast, bordel, quand même. Mais le patriarcat adore ça, mettre les femmes en compétition. Donc, les femmes qui vous renvoient ou autour de vous, qui vous disent « Ah, mais elle, en fait, elle n'a pas l'histoire, qui n'a pas compris ta posture, elles ont juste tellement intégré ce qu'on appelle le patriarcat intériorisé dans les manuels féministes, dans toute la culture féministe, c'est une vérité. » en sociologie aussi, c'est ce qu'appelle le patriarcat intérêt. C'est-à-dire que la culture patriarcale nous a tellement appris, à l'époque c'était nécessaire, puisque je remets dans du contexte, pour survivre une femme, il y a 70 ans en arrière, il y a 80 ans en arrière, parce qu'il n'y a fait que 60 ans qu'on a le droit de travailler, mesdames, c'est tout récent, d'accord ? En fait, une femme devait se marier, et donc il y avait cette concurrence entre femmes pour achoper le meilleur parti et s'en sortir un peu mieux les miches. qui fait que c'est resté dans les inconscients collectifs et où les hommes et certaines femmes ont à cœur de toujours dire les femmes sont incapables de travailler ensemble puisqu'elles se jalousent, elles se chicanent. Non, ça fait partie d'une culture intégrée qui est fausse parce qu'à l'époque c'était comme ça. Oui, peut-être que pendant un certain temps ça a été comme ça pour leur survie. Bon Dieu, les femmes faisaient ça pour leur survie, ce n'était pas de la méchanceté entre elles, elles n'avaient pas le choix de faire ça. aujourd'hui, celles qui en sont encore là c'est juste qu'elles n'ont pas déconstruit cette injonction commune qu'on a dans notre inconscient collectif où les femmes sont censées se détester. Non, les femmes peuvent s'inspirer entre elles, les femmes peuvent travailler entre elles et peuvent être solidaires et sereines.
- Speaker #0
Je vais rebondir là-dessus, c'est le mot que je voulais te sortir. Souvent, quand on me dit que tu ne bosses qu'avec des femmes, ça doit se triper le chignon, ça doit se tirer dans les pattes. Moi, aujourd'hui, je suis sur deux réseaux professionnels. Les deux réseaux... sont des réseaux féminins. Et en fait, ce côté sororité, clairement, il y est. C'est des sororités. Et on n'est pas sur du tirage de pattes ou autre. On n'est pas sur de la concurrence. Par contre, on est sur de l'entraide, on est sur du partage, on est sur de la bienveillance. Et en tout cas, moi, c'est ce que je prône parce que sur les deux réseaux, je suis investie, j'ai des postes spécifiques sur le territoire. Et c'est ce que je prône, en fait. C'est-à-dire qu'on prend les formes les unes des autres et on avance tout ensemble en fait.
- Speaker #1
C'est ce que font tous les mecs à travers la fraternité. Je dévoile ça là, mais au plus des femmes seront comme toi, comme moi, et d'autres entrepreneurs qui nous entourent, au plus on sera soror. Au plus ce système-là, c'est ce qu'on appelle le boys club, c'est-à-dire que les hommes sont très très forts pour se soutenir très vite entre eux. Ils ne veulent pas qu'on touche à leurs privilèges. C'est très inconscient. Parfois, c'est très conscient. Mais c'est sûrement inconscient. C'est normal. C'est eux qui dominent la sphère professionnelle depuis des milliards d'années. Donc, ils n'ont pas envie que ça change dans leur inconscient. Oui, je suis pour l'égalité, mais pas trop quand même, au fond. Tu vois ? C'est normal. C'est normal. Je ne sais pas si c'est normal, mais en tout cas, c'est un état de fait. Mais plus les femmes seront sorores, solidaires, et donc le pendant de la fraternité, c'est la sororité, Au plus, on construira des réseaux pour lesquels... et du travail professionnellement et pour lesquels tu es bénévole, au plus, les femmes se libéreront et on arrivera, d'ici combien d'années, c'est toujours une question de temps, nous, les savons-guerre, mais à une forme d'équité et d'équilibre.
- Speaker #0
Oui, mais je pense que c'est dans l'éducation de nos enfants aussi.
- Speaker #1
Complètement. On est sur une jeune génération qui est beaucoup plus féministe que notre génération à nous, et c'est tant mieux pour le monde, en fait. C'est tant mieux et pour les hommes que pour les femmes, en fait.
- Speaker #0
Moi, régulièrement, je me fais violence pour mon fils. L'autre jour, il me voit m'épiler et dans la voiture, il me dit « Maman, j'aimerais bien enlever mes poils. » Et j'allais lui balancer le gros « Non, c'est que les filles qui s'épilent. » « Non, mon chéri, tu verras ça quand tu seras grand et tu décideras quand tu seras grand. » C'est pareil, un mariage, on se mettait du vernis, il a voulu mettre du vernis. En fait, il y avait du vernis sur ses pieds et c'est OK. C'est le premier qui va aller te castagner à l'école. Tu m'en souviens même s'il a sa part. Oui, voilà, c'est pas réservé. Mais même moi qui suis assez ouverte d'esprit par rapport à ça, t'as des croyances, des trucs qu'on t'a dit. Ce week-end, j'ai vu mon père, mon fils, s'est cogné le menton au restaurant. Et je ne lui en veux pas parce qu'il a été éduqué comme ça. Et mon fils pleure dans le restaurant. Donc, tout le monde nous regarde. Et il lui dit, mais... Il lui dit, chute, arrête de pleurer. Donc, déjà, moi, je lui dis, bah non, en fait, il a mal. Il a le droit de pleurer. Et après, il lui dit, arrête de pigner comme une fillette.
- Speaker #1
L'horreur.
- Speaker #0
Je lui dis, mon père, ça va, Montessori ? Ça se passe bien ? Donc, je l'ai pris en rigolant. Et de toute façon, je prends tout en rigolant. Mais c'est vrai que je lui ai dit, je lui ai dit, Non, ce n'est pas parce que c'est un garçon qu'il n'a pas le droit de pleurer, parce qu'il a mal.
- Speaker #1
mais tu vois que lui il parle de sa génération il a été comme ça c'est un réflexe pour lui à quel moment lui on l'a autorisé à pleurer peut-être juste jamais dans sa vie ça a été le cas il ne fait que reproduire et toi tu as eu juste la conscience de dire ok ça ce système là éducatif je vais tenter de pas trop le reproduire et c'est déjà énorme de tenter de pas tout reproduire allez je te pose une dernière question parce que c'est tellement passionnant sinon on va rester clairs Et ça va être trop long comme épisode, clairement. S'il y avait une chose que tu aurais aimé entendre plus tôt, tu dirais quoi à une femme qui se sent comme toi, mais comme la Diane d'une autre époque ?
- Speaker #0
Ose.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Ouais, ose. Pour moi, il faut oser avoir la vie qu'on a envie d'avoir. Il faut arrêter d'écouter ce que la société nous dit, a dit à nos parents, ce que la société nous dit aujourd'hui. et osent en fait. Et finalement, c'est ces personnes-là qui sortent des sentiers, qui font le petit pas de côté par rapport aux troupeaux du mouton qui finalement réussissent. Les milliardaires et autres, aujourd'hui, ils ont décidé de faire quelque chose que personne n'avait fait. Et voilà, et puis il n'y a que en osant qu'on saura si on a fait le bon choix ou pas. Donc, il faut oser.
- Speaker #1
Merci pour cette... paroles inspirantes. Où est-ce qu'on peut te retrouver, Diane ?
- Speaker #0
Alors, je ne vais pas te donner mon adresse, mais... Mais sur les réseaux, je vais te donner la petite blague. Je suis sur Instagram sous le nom d'AIDS Consulting et je suis sur LinkedIn aussi, Diane Descatoires, donc il ne faut pas hésiter. Je propose des audits gratuits de stratégie commerciale. Si tu m'entends, tu es indépendante et tu galères un peu à trouver des clients. on t'assure, tu te poses des questions c'est gratuit, ça n'engage à rien et puis tu auras un plan d'action pour essayer de te dépatouiller derrière trop bien,
- Speaker #1
merci beaucoup Diane merci à toi, à bientôt à bientôt, salut salut merci pour ton écoute tu sais déjà comment faire abonne-toi, mets 5 étoiles et partage cet épisode c'est ça qui fait grandir le podcast Moi, je reste là. Je continue à parler fort pour celles qui n'osent pas encore. Je te dis à très vite et d'ici là, respire et surtout, secoue les règles du jeu.