- Speaker #0
Bonjour, cette semaine j'ai encore délégué l'épisode à mes assistants Nestor et Natacha parce que je suis au Japon, quelque part entre Tokyo et Kyoto et je ne voulais pas te laisser sans rien. Mais pour moi avec le décalage horaire c'était un peu compliqué de te proposer quelque chose. Donc j'ai demandé à Nestor et Natacha de s'inspirer d'un grand atelier que nous avons fait avec mes clients il y a quelques mois sur le thème « savoir lâcher sans perdre » . On parle de lâcher prise d'une façon différente de tout ce que tu as pu entendre jusqu'à présent, en tout cas d'une façon que j'ai voulu très déculpabilisante et pas agaçante, parce que j'avoue que moi aussi ce terme de lâcher prise parfois il m'agace. On te demande toujours de lâcher et franchement c'est pas simple. J'espère que tu vas voir qu'il y a d'autres façons d'envisager les choses. En tout cas je te laisse découvrir et je te souhaite une bonne écoute. Bienvenue dans Empowercast, le podcast qui réveille ton pouvoir intérieur. Si tu es entrepreneur et que tu refuses de sacrifier ton authenticité et tes valeurs au nom du succès, alors tu es au bon endroit. Je suis Cécile Simonin, consultante et coach, posturologue, maître Reiki et apprentie chamane. Après plus de 20 ans en entreprise internationale, dont 15 ans management et 8 ans comité de direction, j'accompagne aujourd'hui celles et ceux qui veulent reprendre le lead sur leur entreprise et leur vie. Sans s'épuiser, ni se trahir. Mon approche ? Te guider vers ta vie triple R, celle qui te ressemble, te ressource et te respecte. Si tu veux que la réussite de ton business devienne l'expression de ta mission et non plus celle de ton sacrifice, alors rejoins-moi. Ensemble, nous allons transformer le monde.
- Speaker #1
Souvent, quand on parle de lâcher prise, l'image qui s'impose tout de suite, c'est un truc extrêmement dramatique. Oui,
- Speaker #2
carrément. Une espèce de rupture violente.
- Speaker #1
Exactement. On a tous en tête cette vision de quelqu'un qui tient fermement une balle, les jointures toutes blanches tellement la personne serre fort, et puis d'un coup, par pur épuisement, paf, elle ouvre grand les doigts.
- Speaker #2
Et la balle s'écrase par terre.
- Speaker #1
Voilà. C'est définitif, c'est brutal. Et ça donne vraiment cette sensation immédiate d'une perte totale ou genre d'un échec cuisant. En tant que personne, je suis ravie d'aborder ça aujourd'hui parce qu'on se trompe complètement de définition en fait.
- Speaker #2
Ah mais on se trompe dès la ligne de départ. C'est ce que montrent les sources sur lesquelles on se penche pour cette exploration. Elles démontrent complètement cette représentation binaire. En fait, lâcher prise, c'est pas laisser tomber.
- Speaker #1
C'est juste ouvrir la main, c'est ça ?
- Speaker #2
C'est ça, c'est simplement ouvrir la main pour relâcher la pression. Et la balle, elle ne tombe pas nécessairement au sol. Elle peut très bien rester là, juste posée tranquillement dans la paume ouverte.
- Speaker #1
Ah, la nuance est super importante.
- Speaker #2
Oui, parce que ce n'est pas l'objet en lui-même qu'on rejette. C'est vraiment la tension douloureuse, la crispation articulaire qui disparaît.
- Speaker #1
Et cette simple petite distinction visuelle, ça change radicalement la perspective. Du coup, pour notre plongée d'aujourd'hui, on va s'appuyer sur des sources hyper intéressantes. C'est la transcription très détaillée d'un atelier interactif qui date de mai 2026.
- Speaker #2
Une session super riche, animée par Cécile Simona.
- Speaker #1
Exactement, une experte du développement personnel et professionnel. Et le thème précis de cet atelier, c'est l'art de lâcher sans s'empêtre. D'ailleurs, le document démarre sur une citation de Sénèque qui pose tout de suite l'ambiance.
- Speaker #2
Ah oui, je l'ai noté celle-là. Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.
- Speaker #1
Magnifique ! Et donc la mission de cette session, et notre mission à nous aujourd'hui, c'est de décortiquer un peu cette espèce d'énigme psychologique. Pourquoi est-ce qu'on s'accroche avec autant d'acharnement à des situations ou des rôles qui nous consument à petit feu ?
- Speaker #2
Tout en sachant que le but de cet atelier, et le nôtre aussi, c'est pas de distribuer des injonctions magiques du genre tout plaqué pour aller élever des chèvres.
- Speaker #1
Non, voilà, on n'est pas là pour faire la morale, on va pas parler de ce qui est bien ou mal, lâche ou courageux.
- Speaker #2
L'idée, c'est vraiment de fournir à notre audience des cadres mentaux tangibles, comprendre les mécaniques neurologiques, les biais cognitifs qui nous bloquent, pour pouvoir s'en libérer sans être totalement paralysé par la peur du vide.
- Speaker #1
Et pour comprendre ça, il faut d'abord regarder comment notre esprit construit son propre inconfort, souvent de façon complètement inconsciente d'ailleurs. On a cette tendance lourde à croire qu'on subit les choses extérieures.
- Speaker #2
Alors qu'en réalité, on les entretient tous les jours par la force de l'habitude. C'est le grand paradoxe humain. Et l'atelier utilise une parabole que je trouve géniale pour illustrer ça. C'est l'histoire du sandwich au thon et à la tomate.
- Speaker #1
Ah ouais, raconte-la, elle est tellement percutante.
- Speaker #2
Alors, c'est l'histoire d'un ouvrier qui travaille dans les vignes. Et tous les midis, il s'assoit à l'ombre avec son équipe. Il ouvre sa boîte à repas, il regarde dedans et il lâche un gros soupir. Genre, ah non, encore un sandwich au thon et à la tomate, je déteste ça.
- Speaker #1
Le calvaire quotidien, quoi.
- Speaker #2
Voilà. Le mardi, la même chose, il se plaint. Le mercredi, il râle encore plus fort. Et le jeudi, t'as un de ses collègues qui finit par craquer. Épuisé de l'entendre se plaindre. Et il lui dit, écoute, si tu détestes autant le thon, va t'acheter autre chose à la boulangerie.
- Speaker #1
C'est la réaction logique.
- Speaker #2
Sauf que là, l'ouvrier lève les yeux, hyper surpris. Et il lui répond « mais je ne l'achète pas mon sandwich, c'est moi qui me le prépare tous les matins » .
- Speaker #1
C'est fou, ça fait sourire parce que c'est super absurde. Mais en fait, ça traduit une réalité tellement ancrée dans notre quotidien professionnel, même dans nos relations personnelles.
- Speaker #2
Complètement. Combien de fois on entend des gens se plaindre d'une routine écrasante ou d'un boss toxique ? On se place en victime absolue du sandwich au thon et on oublie totalement que c'est nous qui étalons la mayonnaise tous les matins.
- Speaker #1
C'est exactement ça. En fait, l'idée centrale ici, c'est de réaliser qu'on a toujours le choix, même quand on a l'impression d'être coincé. L'atelier précise un truc très lucide à ce sujet.
- Speaker #2
Ouais, sur le fait de rester dans une mauvaise situation ?
- Speaker #1
Voilà. Choisir de rester pour des raisons de sécurité financière immédiates, genre pour rembourser un prêt, c'est une décision complètement valable. Mais la différence, c'est qu'il faut que ce soit un choix conscient.
- Speaker #2
C'est ça la clé. Se dire « je décide de rester dans ce boulot qui m'épuise parce que j'ai besoin de ce salaire précis pendant encore 6 mois » . Là, on reprend le pouvoir, on est l'auteur de sa vie.
- Speaker #1
C'est un compromis assumé, quoi. Alors que se répéter, j'ai pas le choix, c'est s'enfermer soi-même dans l'impuissance. Moi, ça me fait penser à cette analogie de marcher avec un petit caillou dans sa chaussure.
- Speaker #2
Ah oui, le fameux caillou !
- Speaker #1
La douleur est là, constante, à chaque pas en grimace. Mais on se dit qu'on a tellement de route à faire que de s'arrêter, défercer l'asset, enlever la chaussure, virer le caillou et tout remettre, on se convainc que ça demande trop d'efforts, donc on continue de boiter.
- Speaker #2
Et on boite sur des kilomètres aimés. C'est absurde quand on y pense. Pourquoi notre cerveau préfère la douleur chronique plutôt qu'un arrêt momentané pour régler le problème ?
- Speaker #1
Justement, c'est la grande question et les sources expliquent que ce n'est pas du tout un manque de volonté. C'est lié à trois freins invisibles très profonds.
- Speaker #2
Des freins biologiques et psychologiques. Le premier qu'on voit dans la session, c'est notre rapport à l'identité. On a tendance à fusionner ce qu'on fait avec qui on est.
- Speaker #1
Il y a l'exemple d'une participante, non ?
- Speaker #2
Exactement. Elle explique qu'elle est au bord du burn-out parce qu'elle est engagée dans plein de projets associatifs. Et pourtant, elle refuse catégoriquement d'en lâcher un seul ou déléguer.
- Speaker #1
Parce qu'elle a l'impression que c'est sa valeur humaine qui est en jeu.
- Speaker #2
Voilà. Pour elle, ces associations, c'est plus juste des activités. C'est devenu la définition de son identité. Si elle lâche, elle a littéralement l'impression d'effacer une partie d'elle-même, de disparaître.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est violent. Et ça s'applique à tous les niveaux. Un entrepreneur qui ne veut pas fermer un produit obsolète parce qu'il a peur de renier son esprit de bâtisseur, peur panique de la dissolution de soi.
- Speaker #2
Et par-dessus ça, le cerveau rajoute une deuxième couche, bien lourde. C'est l'aversion à la perte.
- Speaker #1
Le fameux biais cognitif.
- Speaker #2
Ouais, très bien documenté en neurosciences. Les études montrent que l'impact émotionnel de perdre 100 euros, ça s'imprime deux fois plus fort dans notre cerveau que la joie de gagner 100 euros par surprise. On est câblé pour détester perdre.
- Speaker #1
Mais attends, je me fais l'avocate du diable là. Si cette aversion à la perte, elle est littéralement gravée dans notre ADN, par des millions d'années d'évolution, juste pour qu'on survive à l'hiver ou aux prédateurs, est-ce que ce n'est pas un peu injuste de se juger si durement quand on n'arrive pas à changer de vie ? Finalement, on lutte à main nue contre notre biologie de primates qui nous hurle de ne pas prendre de risques ?
- Speaker #2
Ah mais tu mets le doigt en plein dessus ! Et c'est pour ça que l'atelier insiste énormément sur la déculpabilisation. Comprendre ce câblage, ça permet d'arrêter de s'autoflageller. La terreur du changement, c'est un réflexe reptilien. C'est pas une défaillance morale ?
- Speaker #1
Surtout que c'est amplifié par le troisième frein, la confusion sématique. La société confond tout le temps le fait de lâcher avec le fait d'abandonner.
- Speaker #2
Ou d'échouer.
- Speaker #1
Ou pire, de trahir. C'est ce que raconte l'animatrice de l'atelier sur son ancienne vie en entreprise. Elle s'éteignait à petit feu dans son poste, mais elle culpabilisait de démissionner.
- Speaker #2
Elle pensait abandonner son équipe en pleine restructuration ?
- Speaker #1
C'est ça. Elle voyait son besoin de survie mentale comme une lâche désertion. Jusqu'au moment où sa DRH lui a dit qu'elle devait se protéger en priorité.
- Speaker #2
Et ses collègues aussi, ils ont hyper bien réagi au final. Des mois plus tard, ils lui ont dit qu'ils voyaient son départ comme un acte de lucidité et de courage. La trahison, elle existait que dans son propre récit mental, à cause du mot lâcher.
- Speaker #1
Donc on a un cerveau terrorisé par la perte, une identité menacée et une pression sociale qui crie à l'échec. L'équation est quand même rude. Comment on fait pour ouvrir cette fameuse main sereinement ?
- Speaker #2
C'est là qu'intervient le concept clé de l'atelier. C'est une... pirouette intellectuelle qui permet de court-circuiter cette alarme. Il faut distinguer la forme de la valeur.
- Speaker #1
La forme et la valeur, d'accord. Tu peux nous détailler comment ils définissent ça ?
- Speaker #2
En gros, la forme, c'est le contenant matériel, le véhicule, un contrat de travail, un statut, un partenariat. C'est un truc périssable et interchangeable. La valeur, par contre, c'est l'essence, ton expertise, ton intégrité, ton empathie. L'astuce, c'est de comprendre que détruire ou quitter la forme, ça n'altère absolument pas ta valeur.
- Speaker #1
Ah, c'est puissant ça ! Et l'animatrice Cécile donne un exemple très concret avec son propre parcours, si je me souviens bien.
- Speaker #2
Ouais. C'est le meilleur moyen de comprendre. Pendant longtemps, Cécile faisait des consultations individuelles en neurologie fonctionnelle. Ça, c'était sa forme. Le cabinet, le 1 à 1.
- Speaker #1
Et ça finissait par la vider de toute son énergie.
- Speaker #2
Complètement. Sauf qu'elle avait investi énormément de temps et d'argent pour devenir consultante. Donc l'idée d'arrêter cette forme, ça lui donnait le vertige. Elle avait l'impression de jeter 10 ans de sa vie par la fenêtre.
- Speaker #1
Parce qu'elle confondait la fin du cabinet avec la fin de son expertise.
- Speaker #2
Exactement. Le déclic, ça a été de réaliser qu'en fermant le cabinet, Elle ne perdait pas ses connaissances en neurologie. Elle rendait juste les clés d'un format qui ne lui convenait plus.
- Speaker #1
Et en lâchant cette forme, elle a libéré un espace mental énorme. D'ailleurs, le résultat est fou. Une grande entreprise l'a contactée pour faire des séminaires devant 50 personnes, avec la même expertise. La forme a changé, mais l'impact de sa valeur a explosé.
- Speaker #2
C'est la magie du truc. Une fois que tu as compris ça, le changement fait beaucoup moins peur.
- Speaker #1
Ça me fait penser au principe des états de l'eau en physique. Imagine, on s'agrippe à un glaçon. La forme solide. C'est rassurant, on sent les contours dans sa main.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
Je dis un lâche-le de glaçon pour qu'il fonde et devienne de la vapeur, un gaz. La forme change radicalement, on ne peut plus la tenir, ça désoriente nos sens. Mais en microscope, la composition moléculaire, le H2O, reste exactement la même. La valeur est intacte.
- Speaker #2
C'est une métaphore parfaite. Sur le papier... Ça clarifie tout. Mais, et c'est un gros mais, sur le plan humain, la transition réelle entre la glace et la vapeur, c'est une tempête émotionnelle violente. Savoir que ton H2O est intact, ça t'empêche pas de paniquer.
- Speaker #1
Oui, le vertige reste réel. Et c'est là qu'ils abordent la théorie du chercheur américain William Bridges. Il dit un truc hyper contre-intuitif. Toute transition commence par une fin, pas par un nouveau départ.
- Speaker #2
C'est brillant comme approche. Bridges découpe ça en trois phases. La phase 1, c'est la fin. Accepter de faire le deuil de l'ancienne forme, c'est douloureux. La phase 3, c'est le nouveau départ. L'euphorie.
- Speaker #1
Mais c'est la phase 2 qui pose problème, non ?
- Speaker #2
Ah ben la phase 2, c'est la zone neutre. C'est l'entre-deux hyper inconfortable. L'ancienne forme n'est plus là et la nouvelle n'est pas encore arrivée. C'est le vide absolu.
- Speaker #1
Et pour illustrer ce vide, la transcription file une image que je trouve incroyable. Le pont de singe. Tu sais, ces ponts en cordes suspendus au-dessus d'un canyon.
- Speaker #2
Ah, ça donne des sueurs froides rien que d'y penser.
- Speaker #1
Pareil. Au début, t'en peux tellement plus de ta situation que tu t'engages sur le pont avec plein d'adrénaline. Mais le vrai crash test, c'est au beau milieu du pont.
- Speaker #2
Quand la brume cache la nouvelle rive.
- Speaker #1
Voilà. Le vent souffle, la corde bouge dans tous les sens, t'as le vide sous les pieds. Et là, le cerveau panique et te hurle de faire demi-tour pour retrouver la terre ferme que tu viens de quitter.
- Speaker #2
Sauf que, et c'est là qu'il ironie et tragique, faire demi-tour quand t'es au milieu du pont, ça te demande exactement... Exactement le même effort musculaire que de continuer d'avancer vers l'inconnu.
- Speaker #1
C'est fou. C'est la même distance, le même risque de tomber. Mais tu dépenses tout ça pour retourner t'enfermer dans ce que tu fuyais.
- Speaker #2
Alors que si tu continues malgré la peur, tu investis cette énergie pour atteindre une nouvelle rive avec de nouvelles possibilités. Et là-dessus, il y a l'intervention d'une participante qui est super touchante à la fin de l'atelier.
- Speaker #1
Oui, elle cite le roman Momo de Michel Hennet.
- Speaker #2
C'est ça. Elle parle des messieurs gris, ces méchants du livre qui volent le temps et la joie de vivre des gens. Elle explique que sa plus grande terreur, ce n'est pas d'échouer, c'est de devenir une personne grise, de vivre sur pilote automatique, sans saveur, sans jus de vie comme elle dit.
- Speaker #1
J'adore cette expression, le jus de vie.
- Speaker #2
C'est génial. Et du coup, son choix est vite fait. Elle préfère largement risquer le vertige du pont de singe, ressentir toute cette angoisse de la zone neutre, parce qu'au moins, ses émotions intenses lui prouvent qu'elle est en vie, qu'elle n'est pas devenue grise.
- Speaker #1
Mais du coup, je me demande un truc. Pourquoi est-ce que notre culture populaire célèbre... toujours le nouveau départ avec plein de confettis, mais refuse de nous préparer à cette fameuse zone neutre. Dans les films, on ne nous montre jamais le héros coincé au milieu du pont. Il passe du bureau triste à la plage directe.
- Speaker #2
Oui, l'ellipse hollywoodienne classique.
- Speaker #1
C'est ça. Est-ce que ce n'est pas justement cette fausse attente d'une téléportation magique qui nous fait tellement paniquer quand on se retrouve face au vide du pont ?
- Speaker #2
Complètement. C'est le décalage entre l'attente et la réalité qui crée la souffrance. On cherche un interrupteur instantané, alors que la transition, par définition, ça prend du temps et c'est inconfortable. Faut accepter d'habiter ce vide, de se laisser désassembler pour mieux se reconstruire.
- Speaker #1
Du coup, pour amorcer ce mouvement sans se tétaniser, l'atelier propose une équation en trois étapes toutes simples. Voir, nommer et décider.
- Speaker #2
Voir lucidement qu'on prépare notre propre sandwich au thon. Nommer nos peurs, comme la version à la perte, sans se juger. Et décider de traverser le pont avec nos valeurs dans le sac à dos.
- Speaker #1
Et pour ceux qui nous écoutent et qui trouveraient ça encore trop énorme comme saut, l'experte parle de la technique du premier pas de 48 heures. J'ai trouvé ça brillant.
- Speaker #2
C'est l'idée de réduire l'enjeu au minimum syndical. T'as pas besoin de démissionner demain. Fais juste un micro-ajustement dans les prochaines 48 heures.
- Speaker #1
Comme dans l'atelier, qui était épuisé par ses conférences. Son action, c'était juste de décider intimement qu'il n'en ferait plus que deux par mois au lieu de trois, temporairement.
- Speaker #2
Ou qui, pour contrer son perfectionnisme, a juste inversé la priorité de deux tâches sur sa to-do list en ignorant un email non urgent. C'est minus pull.
- Speaker #1
Mais, neurologiquement parlant, c'est énorme. Parce que ça contourne la mygdale. Le cerveau reptilien se met pas en alerte rouge si tu changes juste un cornichon dans ton sandwich pour deux jours. L'enjeu est trop petit pour déclencher la panique identitaire.
- Speaker #2
C'est de la diplomatie interne, quoi. Tu prouves à ton cerveau par l'expérience que de bouger d'un millimètre, ça va pas te tuer. Et une fois qu'il est rassuré, tu peux faire des pas de plus en plus grands.
- Speaker #1
C'est une stratégie super douce et efficace. Bon. On arrive à la fin de cette plongée et j'ai une dernière pensée un peu provocatrice à te soumettre.
- Speaker #2
Ouh, vas-y, suis prêt.
- Speaker #1
Tout l'atelier parle de lâcher une ancienne forme pour en trouver une nouvelle, de passer des consultations aux séminaires d'entreprise. Mais, et si on poussait le truc ? Que se passerait-il si, après avoir lâché la forme, on refusait délibérément de trouver un nouveau contenant ?
- Speaker #2
Ah, genre s'installer dans le vide.
- Speaker #1
Exactement. et si la véritable maîtrise ultime du lâcher prise, c'était pas de remplacer un truc par un autre super vite, mais d'apprendre à cohabiter confortablement avec l'espace complètement vide de la zone neutre pendant un long moment.
- Speaker #2
Et juste regarder le canyon sans chercher à voir la rive d'en face. Tolérer sereinement de ne plus avoir aucune définition.
- Speaker #1
C'est ça. Ça nous ramène à l'image du début. La main ouverte. Plutôt que de chercher tout de suite une autre balle plus brillante pour rassurer nos muscles, on laisse juste la main ouverte. immobile. Et on laisse le vent la traverser.
- Speaker #2
Sans chercher à s'agripper à quoi que ce soit.
- Speaker #1
Voilà, juste l'expérience de la main vide qui découvre que le monde continue de tourner. Merci d'avoir exploré tout ça avec moi aujourd'hui. A ceux qui nous écoutent, gardez la main ouverte.
- Speaker #0
J'espère que cet épisode t'a montré qu'il y avait d'autres façons d'envisager le lâcher prise et que ça ne voulait pas forcément dire tout laisser tomber ou perdre quelque chose. C'est un chemin. Donc je t'invite à y aller à ton rythme. Et si tu as besoin d'être épaulé pour faire ce chemin-là, sache que chaque mois, on se retrouve dans les grands ateliers pour traiter d'un thème d'introspection et de développement personnel et professionnel qui va réellement changer ta façon d'envisager ta vie pro et ta vie perso. Donc si tu veux nous rejoindre, contacte-moi. Je te laisse le lien en description et dans les notes du podcast. Je te retrouve la semaine prochaine. Et a priori, ça devrait être moi, en direct, pour un nouvel épisode, et d'ici là, n'oublie pas, keep shining ! Merci d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle aventure. Depuis début 2023, j'accompagne des entrepreneurs, coachs et dirigeants qui refusent de choisir entre réussite et authenticité, entre bien-être et performance. Si toi aussi tu ressens cet appel à te créer ce que j'appelle une vie triple R, qui te ressemble, te ressource et te respecte, Alors, Rejoins ma communauté, inscris-toi à l'Impower Mail, ma newsletter hebdomadaire. Chaque semaine, tu recevras des stratégies concrètes, des outils exclusifs et des réflexions pour réveiller ton pouvoir intérieur et enfin reprendre le lead sur ton entreprise et ta vie. Tu trouveras le lien en description. J'ai hâte de poursuivre ce voyage avec toi !