Speaker #1Hello les Simons, je suis très contente de vous retrouver pour un nouvel épisode estival sur notre série spéciale Ikigai. Et aujourd'hui, j'ai l'envie de vous parler d'un sujet que j'ai découvert il y a maintenant deux ans qui a transformé ma vision de la vie. C'est le concept des zones bleues. Quand on pense aux personnes qui vivent jusqu'à 100 ans, on imagine souvent qu'elles ont une génétique exceptionnelle ou un secret bien gardé. Et pourtant, depuis plusieurs décennies, il y a des chercheurs qui observent les régions du monde où les centenaires sont beaucoup plus nombreux qu'ailleurs. Et ces régions, elles ont beaucoup à nous apprendre. Elles ont été surnommées les zones bleues. On va parler dans cet épisode d'alimentation, d'activité physique, de liens sociaux et aussi de ce concept qui nous est très cher chez Enrode Simone qui est l'ikigai. Alors vivre longtemps, est-ce que c'est une question de chance, de génétique ou est-ce qu'il existe vraiment un mode de vie qui favorise un vieillissement en bonne santé ? Aujourd'hui, on va explorer ce que dit vraiment la science et surtout, ce que ces populations peuvent nous apprendre sur notre propre vie. C'est parti pour l'épisode ! Alors, en première partie, j'aimerais qu'on parle de l'origine du concept des zones bleues. Dans les années 90, il y a deux chercheurs qui sont prénommés J.M.Nippes et M.Poulin qui ont remarqué quelque chose d'inhabituel dans une région montagneuse de Sardaigne, une concentration exceptionnelle de centenaires. Donc, ils vont commencer à colorier ces villages en bleu sur une carte. C'est de là qu'est venu le nom Zone Bleue. Quelques années plus tard, Dan Butner, qui est un journaliste pour National Geographic, il décide d'étudier d'autres régions qui présentent ces mêmes caractéristiques, à savoir une concentration exceptionnelle de centenaires. Et il identifie cinq territoires que je passerai en revue juste après. Et ce qui est fascinant, ce n'est pas seulement qu'on y vive longtemps, c'est qu'on y vive longtemps en restant autonome et en bonne santé. Donc les cinq zones qui constituent les zones bleues, ce sont lesquelles ? On va avoir une qui est très connue par beaucoup de personnes, c'est Okinawa au Japon. C'est une région qui a la plus forte concentration de femmes centenaires. Et c'est là-bas d'ailleurs qu'est né le concept d'ikigai, dont on va parler évidemment dans l'épisode. Et aussi un autre concept, donc je n'ai plus le nom japonais, mais en gros c'est un concept autour de l'alimentation que je développerai après qui consiste à manger jusqu'à 80% de sa cité et à s'arrêter. Autre zone, on a Ogliastra en Sardaigne. Donc par rapport à Okinawa au Japon, c'est une région qui a le plus fort taux de concentration d'hommes centenaires cette fois-ci. Ensuite, on a Ikaria en Grèce, la péninsule. de Nicoya au Costa Rica et Loma Linda en Californie aux Etats-Unis. Donc vous voyez que c'est des régions qui sont très différentes géographiquement parlant, où les cultures sont différentes, où l'alimentation va être différente, mais où on va observer plusieurs points communs. Parmi les points communs, on va en avoir autour de l'alimentation, de l'activité physique, des liens sociaux, de la gestion du stress et de la raison de vivre ou de l'ikigai. Donc je vais venir sur ces 5 points. Mais avant de parler de ce que ces populations ont en commun, j'ai une question à vous poser. Quand vous imaginez, vous, une personne de 95 ans, qu'est-ce qui vous vient spontanément en tête ? Moi personnellement, ce qui me vient spontanément en tête quand on me dit personne de 95 ans, c'est une personne qui est assez isolée, en EHPAD, en fin de vie. C'est pas forcément un super portrait quoi. Les chercheurs, eux, ils ont découvert dans ces zones-là des personnes qui continuent à cuisiner, à jardiner, même à faire du yoga, du sport, à rire avec leurs amis et à avoir des projets. Et ça, c'est vraiment une différence majeure avec ce qu'on connaît, nous, ici, je ne vais pas dire en Occident, parce qu'il y a des zones qui sont situées en Occident, mais de manière habituelle dans nos sociétés. Donc maintenant, on va voir du coup, c'est quoi leur secret ? Qu'est-ce que ces personnes ont en commun ? Contrairement à ce qu'on pourrait croire, déjà elles ne suivent pas toutes le même régime alimentaire puisqu'elles ne sont pas des mêmes régions, elles n'ont pas les mêmes habitudes et elles n'ont pas toutes la même culture. Pourtant, il y a plusieurs habitudes quand même qui reviennent systématiquement. La première, c'est qu'elles ne font pas du sport mais elles bougent tout le temps et quotidiennement. C'est quoi la différence ? Pourquoi est-ce que je dis qu'elles ne font pas du sport ? C'est-à-dire que nous... Quand on parle de faire du sport, on a en tête l'idée d'aller à la salle, d'aller courir, de se faire une séance de sport de 45 minutes, une heure dans la journée ou moins. Et après, ce qui se passe, c'est que généralement, on fait notre séance de sport et puis on rentre et on s'assit devant notre ordinateur pendant 8 heures et puis ou sur le canapé à regarder la télé. Là-bas, il y a une différence fondamentale par rapport à ça. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de salle de sport, mais par contre, ce sont des populations qui marchent tout le temps. Pour aller d'un point A au point B, le mode de transport, c'est la marche. Elles jardinent aussi beaucoup, donc elles sont en mouvement, elles se baissent, elles font des squats pour justement cultiver leur jardin. Elles cuisinent aussi, ça c'est très important. Donc elles prennent du temps pour cuisiner. Elles portent, elles montent des escaliers, je pense notamment à la zone en Italie qui est un village très montagneux. où il y a énormément d'escaliers, de marches qui montent, etc. Donc en fait, le fait de le faire ça tous les jours, c'est de l'activité physique quotidienne. L'autre point commun, c'est qu'elle mange simplement. Il n'y a pas de super aliments, il n'y a pas de poudre miracle, il n'y a pas de je prends de la whey, je prends des compléments alimentaires, etc., des gélules. Non, en fait, c'est très simple. Ce qu'elle consomme, c'est ce qu'elle jardine, c'est ce qu'il y a autour d'elle. Alors souvent, vous remarquerez, c'est des zones qui sont quasiment toutes gérées. Proche de la mer, donc il y a beaucoup de poissons, il y a beaucoup de fruits de mer, etc. dans leur alimentation. Il y a aussi beaucoup de légumes, d'haricots, de céréales, de noix. Et finalement, il y a très très peu d'aliments ultra transformés. On reste sur des choses simples, régionales. Et en fait, voilà. Donc là, je reviens du coup sur le principe japonais aussi que j'avais évoqué en introduction, puisque j'ai le nom maintenant, ça s'appelle ara-achibu. Donc, c'est l'idée de manger jusqu'à être assasiée environ 80 %. Ce n'est pas je vais manger jusqu'à ne plus en pouvoir en mode comme ici avec nos buffets à volonté. Pas du tout, c'est je vais manger et quand je sens que je suis à 80 %, je m'arrête. Donc, ce n'est pas un régime unique, puisqu'on est dans des régions très différentes, mais par contre, c'est un régime de bon sens, en fait, j'ai envie de dire, avec, encore une fois, beaucoup de légumes, de légumineuses, de céréales, de noix, de ce qu'on appelle, nous, ici, maintenant, des super-aliments, finalement. Autre point commun de ces populations, c'est qu'elles cultivent leurs relations. Je fais une pause ici parce que ça c'est un point extrêmement important, c'est quelque chose qu'on est fondamentalement en train de perdre. On est de plus en plus, nous, dans nos sociétés isolées. On se parle dans des groupes WhatsApp, on a des groupes famille WhatsApp, mais est-ce qu'on se voit vraiment ? Est-ce qu'on partage des moments ? On ne s'en parle pas tant que ça. On est beaucoup, beaucoup sur les réseaux sociaux, mais est-ce qu'on est vraiment dans des rencontres sociales ? IRL, j'ai envie de dire, in real life. Plus vraiment non plus, en fait. On est de plus en plus isolés et c'est là que le bas blesse, puisque... Ce qui rend le facteur numéro 1 d'une vie heureuse, c'est la qualité de nos relations et de nos liens. Donc là-bas, c'est des régions où il y a énormément d'entraide, où souvent les personnes vivent plusieurs générations sous le même toit. Il y a une notion de la famille qui est importante. Il y a une vraie vie en communauté. Les gens connaissent leurs voisins, se parlent. Il y a même le concept des moaïs à Okinawa, qui est des groupes d'amis, en fait, un peu pour la vie, qui nous suivent quotidiennement. Et en fait, le fait d'être dans la même région tout le temps, c'est-à-dire qu'on se connaît depuis qu'on est petit, on a grandi ensemble. Et ça, ça favorise aussi des liens assez forts. Ça, c'est des choses qui se perdent beaucoup ici, parce que... On est de plus en plus nomades, on quitte nos régions, nos familles, on s'éclate un petit peu partout. Éclater dans le sens, la cellule, la cellule familiale, amicale éclate un peu partout. Chacun fait sa vie et on se retrouve comme ça isolé, on perd cette solidité de lien. Donc là-bas, ce n'est pas le cas. Il y a une vraie vie communautaire dans ces villages, dans ces villes qui est très importante et qui favorise du coup le bien-être mental. Donc moi, j'ai envie de vous poser une question par rapport à ça. Est-ce que vous vous souvenez, c'est quand la dernière fois que vous avez été prendre un café avec une amie, juste pour le plaisir et sans regarder votre téléphone ? Vraie question. Et si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à appeler une amie que vous avez envie de revoir et à lui proposer ça et à aller à ce rendez-vous et laisser votre téléphone dans votre sac. Tout le temps du rendez-vous, ça va radicalement changer la qualité de votre échange et de votre lien. Autre point commun de ces communautés, c'est qu'elles savent ralentir. Ce n'est pas des personnes qui vivent sans stress, mais elles ont des rituels qui les aident à mieux gérer ce stress. Par exemple, elles font des siestes. Pareil ici, quand est-ce qu'on a le temps de faire des siestes ? On n'a pas mis de moment pour ça, tout doit aller vite. C'est vite la pause du midi, c'est une heure et pas plus. C'est vite après le travail, il faut vite aller chercher ses enfants. Et puis après, vite préparer à manger, etc. Et finalement, on se pose enfin sur le canapé, il est déjà 21h. Donc à quel moment on a pris, ne serait-ce que 15 minutes dans la journée pour faire une sieste ou méditer ? On n'a pas pris ce temps-là, on a toujours l'impression qu'on n'a pas le temps en fait, on ne prend pas ce temps. En réalité, on l'a le temps parce que si on regarde notre temps d'écran sur les téléphones, je vous invite à aller le faire, vous allez voir que le temps, vous l'avez. Mais on ne l'investit pas au bon endroit. Donc, elles savent ralentir dans le sens où elles font des siestes, elles font la prière. C'est-à-dire que toutes ces communautés-là, au sein de ces communautés, il y a une dimension spirituelle qui est très importante. Pareil, la spiritualité. En France, ça a énormément reculé et donc, encore une fois, il y a moins de moments de méditation, il y a moins de moments de connexion avec sa spiritualité. Au sens large, je ne parle pas uniquement de religion. Elles cultivent leur jardin, donc là encore, c'est des moments où en fait, je suis... en train de ralentir, d'être au contact de la nature. Ça c'est pareil, on n'est plus au contact de la nature, on vit dans des villes bétonnées. C'est quand la dernière fois que vous avez pris le temps, je ne sais pas, d'aller marcher en forêt, de vous poser près d'un lac ? et de vivre un peu cette communion avec la nature. Ça peut paraître un peu perché ce que je dis, donc ne le voyez pas dans le sens de devenir un moine bouddhiste, ce n'est pas du tout ça, mais prendre le temps un peu de s'émerveiller, regarder un coucher de soleil, sortir dans son jardin et vraiment être là, posé dans son jardin, marcher en forêt sans distraction. Voilà, tout ça. Ça peut être des petits tips que je vous donne en même temps. Les repas aussi, c'est des repas là-bas où on est dans des cultures où le repas, c'est long. Ce n'est pas un repas qu'on prend en cinq minutes devant l'ordinateur, mon club sandwich que je mange rapidement ou me burrite ce que je vais commander et recevoir chez moi et avaler en, pareil, dix minutes. Rien à voir là-bas. On prend le temps, déjà, je l'ai dit, on cuisine. Ça, ça fait partie du repas aussi. C'est un moment où je ralentis, je prends le temps de cuisiner. Après, de partager une tablée avec ma famille, mes amis ou ma communauté. Donc je recueille. recréer du lien, des moments de partage et un temps long où en fait je fais quelque chose qui me fait du bien. Et ensuite elles ont des discussions, elles prennent ce temps de connexion avec les autres. Là où nous en fait on va prendre un repas et en même temps scroller sur les réseaux et personne ne se parle. Moi ça m'est déjà arrivé d'observer ça quand quelquefois je mangeais en entreprise et je voyais finalement... que tout était rapide, les gens ne se parlaient pas vraiment, ou... Il n'y avait pas un vrai temps de pause et beaucoup de scroll sur les téléphones, etc. Donc voilà. Et enfin, le cinquième point commun, et c'est celui qui nous intéresse particulièrement chez Enroutesemans, celui qu'on travaille avec vous dans l'accompagnement de Destination Inkigai, c'est que ces personnes ont une raison de se lever le matin. L'ikigai, qu'est-ce que ça signifie vraiment ? Il faut qu'on en parle, puisque encore une fois, en Occident, on a pris ce concept d'un point de vue très professionnel. C'est-à-dire qu'on va souvent le résumer avec le schéma, les quatre cercles, qui va nous aider à trouver un alignement professionnel parfait. C'est un outil qui est vraiment intéressant. Mais au Japon, c'est un concept qui est beaucoup plus large. Et il faut avoir l'honnêteté de le dire. L'ikigai au Japon, c'est ce qui nous donne envie de vivre, ce qui rend la vie digne d'être vécue. Et donc, ce n'est pas uniquement le professionnel. Ça peut aussi passer pour certaines personnes par leurs enfants, leur famille. Pour d'autres, par leur jardin qu'elles vont cultiver. D'autres encore par la transmission. Et puis, pour d'autres, effectivement, par leur métier, parce qu'elles sentent que leur métier a un sens, a une contribution pour leur communauté là-bas. Donc l'ikigai, ce n'est pas forcément une profession, c'est plutôt un alignement global. Il faut quand même dire que nous, dans notre société, on passe quasiment 40 heures par semaine dans un travail qui peut complètement vider notre énergie. Et donc, ça peut être difficile de préserver cet équilibre, ces points dont j'ai parlé précédemment, parce qu'on est absorbé par le professionnel. 40 heures, c'est beaucoup. Parce qu'après, aussi, toutes les heures, on dort. Donc finalement, les heures, on est vraiment disponible à la vie en tant que tel. Voilà, c'est finalement un tiers de notre temps dans la journée. Et donc, nous, ce qu'on travaille avec Destination Ikigai, c'est beaucoup plus large que juste vous aider à trouver un alignement professionnel, même si c'est ce que vous allez trouver à la fin. C'est aussi de comprendre que l'ikigai, ce n'est pas qu'un changement de métier. Ou un changement d'orientation professionnelle. Mais c'est souvent, finalement, ce qui va ressortir chez nos clientes, c'est que c'est une nouvelle façon d'habiter son travail et sa vie. C'est une vision beaucoup plus globale. Et non, on ne peut pas affirmer que l'ikigai va vous faire vivre jusqu'à 100 ans, mais par contre, les études montrent qu'un fort sentiment de sang, ça va être associé à plus de bien-être, à moins de symptômes dépressifs, à des comportements qui sont plus favorables à la santé, et dans certaines recherches, à une mortalité qui est plus faible. Les zones bleues, encore une fois, ce n'est pas une recette miracle, mais elles nous rappellent des choses que des décennies de recherche confirment, à savoir qu'il faut impérativement bouger régulièrement, bien s'entourer, avoir des relations de qualité et trouver du sens dans sa vie. C'est ça les ingrédients importants qui font une bonne santé physique et mentale et qui peuvent vous permettre d'aller comme ça jusqu'à 100 ans dans un bon état d'esprit et en bonne forme physique et mentale. Donc finalement, la vraie question de cet épisode, ce n'est pas comment est-ce que je peux vivre jusqu'à 100 ans, ce n'est pas ça l'idée. C'est plutôt comment est-ce que je peux construire une vie dont je n'ai pas envie de m'échapper. Parce qu'au fond, les personnes des zones bleues, elles ne cherchent pas à vivre longtemps. Ce n'est pas ça leur drive, leur motivation. Ça, c'est la conséquence de leur mode de vie. Elles vivent simplement d'une manière qui semble favoriser une longue vie. Et c'est tout ce que j'ai énuméré précédemment. Donc toi aussi tu peux te poser ces questions. Est-ce que tu te sens utile ? Est-ce que tu prends soin de tes relations ? Est-ce que ton travail te nourrit ? Ou est-ce qu'il épuise ton énergie ? Et là nous chez Enrode Simone, c'est là-dessus qu'on va venir t'aider. Avec notre accompagnement, donc ça peut être par destination Ikigai, qui je le rappelle est en promo tout l'été à plus de moins 55%, ou à travers notre bilan de compétences, qui je l'annonce officiellement dans cet épisode, est désormais éligible au financement CPF. Pour en savoir plus, tu peux prendre un rendez-vous avec nous en barre d'infos. Autre question que tu peux te poser, est-ce que tu gardes du temps pour ce qui compte vraiment pour toi ? Et enfin, est-ce que tu te lèves le matin avec une raison qui te ressemble ? Donc voilà, encore une fois, si en écoutant cet épisode, tu réalises que ton travail occupe une place importante qui t'éloigne de ce que donne du sens à ta vie, sache que c'est possible de reprendre le pouvoir et c'est précisément la mission d'En route Simone, de t'aider à construire une vie professionnelle plus alignée avec ce qui compte pour toi. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao !