Speaker #0Bienvenue dans Energy, le podcast qui met de la lumière sur l'énergie. Je suis Sérène, entrepreneuse en Corse, passionnée d'énergie et de stratégie. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'une erreur que je rencontre presque tous les jours. Beaucoup de personnes pensent que le jour où leurs panneaux sont installés, le travail est terminé. En réalité, c'est ce jour-là que tout commence. Parce qu'une centrale photovoltaïque n'est pas seulement un équipement, que l'on peut sur un toit et que l'on oublie, c'est un actif. Et comme n'importe quel actif, quand on apprend à le piloter, c'est là où commencent les choses qui nous intéressent. Aujourd'hui, je voudrais partager avec vous trois idées très simples. Trois idées qui peuvent améliorer la rentabilité de votre installation. Et comme toujours dans Energy, je m'adresserai aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels. Parce que le principe est exactement le même, seules les applications changent. La première idée reçue. Une installation très productive peut être moins rentable qu'une installation plus petite. Eh bien oui, rappelez-vous l'épisode sur la rentabilité. Je vous parlais de l'intérêt d'un dimensionnement réalisé sur mesure. On ne va pas aller chercher le maximum de production. On va aller chercher une centrale qui soit en corrélation profonde avec vos besoins et avec le potentiel de production du site. Ce sont des valeurs qui sont croisées et dont les résultats obtenus sont importants. en fonction de vos besoins spécifiques. Parce qu'en photovoltaïque, ce n'est pas seulement la quantité d'énergie qui compte, c'est surtout le moment où vous allez la consommer et comment est-ce que vous allez valoriser cette énergie produite. Votre électricité ne vous attend pas. Au moment où vos panneaux photovoltaïques produisent, elle, elle cherche immédiatement un consommateur. Si quelqu'un en a besoin, elle est utilisée. Sinon, elle repart sur le réseau et c'est là que tout se joue. Si vous êtes un particulier, imaginez une famille, les enfants sont à l'école, vous travaillez, à midi, la maison est vide. Et pourtant, c'est à ce moment-là où on arrive sur un paroxysme de production. On va dire globalement entre 10h et 15h tous les jours, c'est à ce moment-là que votre centrale photovoltaïque produit le plus d'énergie. Le soir, tout le monde rentre. On lance le lave-vaisselle, on prépare le repas. Le chauffe-eau fonctionne généralement la nuit, parce qu'on a pris l'habitude de programmer la recharge du cumulus la nuit. La machine à laver démarre, mais la problématique, c'est que le soleil est couché. Vous achetez donc cette électricité au réseau, alors que quelques heures plus tôt, vous en produisez gratuitement. Si vous êtes dirigeant d'entreprise, là je m'adresse donc aux professionnels, c'est exactement l'inverse. Généralement, on a un fonctionnement plutôt diurne. Traditionnellement, une entreprise ouvre le matin à partir de 7h. heures et ferme ses portes aux alentours des 18-19 heures. Les bureaux sont occupés, la climatisation tourne, les ordinateurs sont allumés, les serveurs, les machines. Autrement dit, vous consommez naturellement en journée pendant les heures de production de la centrale. Et c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles les entreprises ont un meilleur taux d'autoconsommation que les particuliers qui eux sont en entreprise justement pour travailler et ne sont donc pas à la maison en journée. Votre objectif, vous l'aurez compris, ce n'est pas donc de produire. plus, mais de consommer mieux et surtout de consommer au bon moment. En entreprise, si vous êtes propriétaire d'une centrale photovoltaïque en autoconsommation, est-ce que vous savez ce qu'il se passe entre 10h et 15h ? C'est un tunnel qui est fondamental parce qu'on appelle ça le paroxysme de production quotidien. Si votre activité ralentit dans ce pas de temps-là, de 10h à 15h, vous perdez un potentiel d'autoconsommation qui est important pour votre entreprise. Au contraire, si vous ajustez vos besoins en termes de consommation sur cette période-là, donc de 10h à 15h, vous optimisez et maximisez les résultats à obtenir dans le cadre de cette autoconsommation. Si votre activité ralentit de 10h à 15h, donc pendant cette période où la production est la plus élevée sur la journée, vous perdez une possibilité de réduire de façon très importante vos coûts en termes de consommation. En revanche, si vous adaptez vos habitudes de consommation sur ces périodes-là, vous allez maximiser les résultats. Vous l'aurez compris, décaler certains process énergivores sur ces créneaux-là peut significativement améliorer le taux d'autoconsommation et donc forcément les résultats relatifs à la centrale photovoltaïque. On va comparer deux entreprises qui se sont équipées d'une centrale photovoltaïque sur mesure que nous avons dimensionnée par rapport à leur activité. L'une a en plus adapter ses habitudes de consommation et à décaler certains process de manière à optimiser le taux d'autoconsommation. L'autre ne l'a pas fait. Et quand on regarde à la fin de l'année ce que ça donne, on se rend compte qu'il y a une différence qui est significative sur la facture. Il est important de comprendre comment fonctionne l'autoconsommation en instantané. Pourquoi vos panneaux, votre centrale photovoltaïque, ne vous sert à rien la nuit ? Le soleil dégage de la lumière. Cette lumière, autrement dit ces photons, sont transformés en électricité, en électrons. Cette électricité, elle est générée donc en instantané à l'endroit où elle est produite, que ce soit pour une maison ou pour une entreprise. Cette énergie produite doit être consommée Si elle n'est pas consommée en instantané, cette énergie est revendue au réseau. C'est pour ça que l'on parle d'optimisation des habitudes de consommation, de façon à pouvoir maximiser le taux d'autoconsommation photovoltaïque. La nuit, vous rebasculez automatiquement sur le réseau. Vous redevenez un consommateur classique qui achète son électricité à son fournisseur d'électricité habituel. Le principe, il change tout. Votre objectif n'est pas de produire plus, mais c'est de consommer. au bon moment. Moi, j'ai encore une petite question. Pourquoi une belle journée ensoleillée ne garantit pas forcément le meilleur taux d'autoconsommation possible ? Tout simplement parce qu'une belle journée ensoleillée va vous permettre une production importante. Pour autant, si vous n'êtes pas chez vous ou si votre entreprise est fermée, si on a un samedi ou un dimanche et que les portes de l'entreprise sont fermées, cette énergie-là, elle ne va pas servir à votre autoconsommation. Elle va être automatiquement revendue au réseau, ce qui générera des recettes liées à la revente dite en surplus, mais ce qui n'aura pas pu participer à votre autoconsommation. Vous l'aurez compris, sur un modèle en autoconsommation avec revente de surplus, si l'énergie produite n'est pas autoconsommée, elle est systématiquement revendue au réseau. Elle est revendue au réseau pour un tarif inférieur au tarif de consommation, d'où l'intérêt d'adapter vos habitudes de consommation pour maximiser l'autoconsommation. On va passer à la deuxième idée. Les habitudes qui font toute la différence. Je vais vous raconter quelque chose que j'explique systématiquement à nos clients. Le photovoltaïque ne change pas simplement votre facture. Il change aussi, il doit changer aussi votre façon de consommer. Et parfois, quelques habitudes simples suffisent à faire une vraie différence. Chez vous par exemple, donc encore une fois à la maison, programmez un chauffe-eau, lancez le lave-vaisselle après le déjeuner. Décalez le lave-linge de quelques heures, ça paraît anodin. mais ça fait encore une fois toute la différence. À la fin de l'année, ces petits réflexes représentent plusieurs centaines de kWh autoconsommés au lieu d'avoir été achetés au réseau. Et la différence au niveau tarifaire, elle est importante, surtout à l'échelle d'une année complète. Imaginez à l'échelle de 20 années, durée sur laquelle EDF s'engage à racheter l'énergie en surplus au même tarif auprès de nos clients. Ça améliore directement la rentabilité. Aujourd'hui, la plupart des installations disposent d'une application qui permet de suivre en temps réel production, autoconsommation et revente. Cette application, en plus de représenter un outil de reporting qui vous permet de suivre les résultats, elle vous permet aussi de piloter justement ces petites habitudes qui font toute la différence encore une fois. Je conseille souvent à nos clients de regarder pendant quelques jours cette application justement, non pas pour devenir un expert, mais simplement pour comprendre à quel moment leur maison, produit le plus et de mettre ça en parallèle de leurs habitudes de consommation et des postes de dépense les plus énergivores de la maison. On se rend compte très vite qu'on peut adapter quelques habitudes sans bouleverser son quotidien. Alors nous, solaristes, on va pouvoir apporter du conseil, etc. Mais ça va être des conseils qui sont plutôt génériques. On a tous des habitudes de consommation différentes et on a tous également des équipements qui sont différents et donc qui ne consomment pas la même puissance nominale. Et dans votre entreprise, la logique est exactement la même, sauf que l'on ne parle plus d'un lave-linge, ou en tout cas pas que d'un lave-linge. On parle d'une chambre froide par exemple, d'un compresseur, d'une pompe, d'un système de climatisation plus étendu, ou peut-être même d'une ligne de production si on est sur de l'industrie. Dans certaines entreprises, déplacer un process de deux heures peut représenter plusieurs milliers d'euros économisés par an. C'est aussi pour ça que chez ATA, chez nous, nous ne dimensionnons jamais une installation. uniquement à partir d'une surface de toiture. On va s'intéresser plus en détail à l'activité, aux équipements, à la puissance nominale de chaque équipement, aux besoins spécifiques de l'entreprise. On va aussi regarder ce qu'on appelle le patent de consommation. Un patent, pour la faire extrêmement courte, mais pour que ça parle à tout le monde, c'est un fichier qui nous permet de connaître les consommations de l'entreprise ou du consommateur en général toutes les heures. tout au long de l'année et tous les jours de l'année. Ça nous permet de savoir de façon précise quelles sont les habitudes de consommation, quelle est la saisonnalité et quels sont les pics de consommation sur un plan annuel, sur un plan mensuel, mais aussi... sur un plan quotidien même. Prenons l'exemple d'une entreprise qui va avoir une activité saisonnière. Dans le tourisme, on va avoir un pic de consommation plutôt sur la période estivale. Ça, c'est très bien pour le client qui va s'équiper d'une centrale photovoltaïque qui, elle aussi, va avoir un pic de production à cette même période. Prenons un autre exemple. Une entreprise qui, elle, n'aura pas forcément de saisonnalité, mais qui est équipée de chambres froides négatives qui doivent tourner 24 heures sur 24. Forcément. A puissance égale, les centrales photovoltaïques de ces deux clients n'offriront pas le même pourcentage d'autoconsommation. Et ça, il nous faut pouvoir l'expliquer à notre client. Alors comment cartographier vos pics de consommation pour les aligner avec vos pics de production ? La première étape, c'est d'identifier au moins trois postes de consommation les plus importants et les horaires habituels, souvent méconnus des dirigeants eux-mêmes. On superpose ensuite cette courbe de consommation avec la courbe de production. estimé de l'installation et on cherche les zones de chevauchement. C'est ça qui nous intéresse. Là où les deux courbes se croisent, c'est là que vous autoconsommez. C'est là qu'on économise le plus et c'est là qu'on optimise les résultats de notre centrale. L'objectif, c'est d'agrandir cette zone au maximum. Et ces économies réalisées grâce à l'ajustement de ses habitudes de consommation. Vous allez pouvoir vous en servir, pourquoi pas pour investir et changer des équipements aujourd'hui énergivores en équipement performant en énergie. Alors non, on ne vous demande pas de tout réorganiser. Changer quelques habitudes, mettre en place quelques réflexes simples peuvent vous permettre d'optimiser réellement les résultats. N'oublions pas que dans le cadre de l'étude que l'on vous soumet, les résultats que l'on vous annonce ne tiennent pas compte de ces ajustements et des nouvelles habitudes de consommation à mettre en place qui... correspondent justement à votre nouveau mode d'approvisionnement énergétique. Tout ça, c'est que du plus. Mais le plus, c'est quand même bien de pouvoir en bénéficier. Le troisième point, très important de parler de la revente. L'autre idée reçue donc, c'est je veux revendre le plus possible pour générer des recettes, je veux revendre au réseau. Non, la méthode que l'on travaille aujourd'hui, c'est l'autoconsommation avec revente de surplus. Je dimensionne une centrale sur mesure en fonction de besoins énergétiques qu'on a mis en face. Ça, on l'a vu juste avant. Donc le but qu'on recherche, c'est de pouvoir produire sa propre énergie sur place pour réduire la dépense énergétique payante, donc sur la facture EDF. La revente de surplus est une solution palliative. Je fonctionne en instantané, rappelez-vous. Je produis, j'autoconsomme. L'énergie produite d'éduction faite de l'autoconsommation, elle, elle est valorisée, mais elle est revendue au réseau moins cher que ce que vous coûte l'énergie lorsque vous en avez besoin et que vous ne produisez pas. On est d'accord, le meilleur kilowattheure, c'est celui que vous ne payez pas. On l'aura compris, la revente de surplus est un excellent complément, mais elle ne doit jamais devenir l'objectif principal. Reprenons cette segmentation pour un particulier et après pour un professionnel. Pour un particulier, lorsque votre maison produit plus que ce que vous ne consommez, le surplus est injecté au réseau. D'accord. EDF, dit obligation d'achat, le rachète selon un tarif fixé, dans le cadre d'un barème, et ce tarif est Il est fixé au moment de la signature et il est valable pour les 20 prochaines années, la durée du contrat. C'est un vrai revenu réel, il est prévisible, mais plus vous allez autoconsommer, plus vous allez économiser. N'oublions pas que les économies doivent être calculées de façon dynamique. Nous, on va vous donner ces économies basées sur le tarif en vigueur au moment où vous nous demandez cette étude. Mais les économies vont être dynamiques parce qu'elles sont indexées sur le tarif de l'énergie en vigueur. Autrement dit, Plus le tarif de l'énergie va augmenter, plus vos économies vont augmenter parce qu'elles sont indexées sur le tarif de l'énergie à l'instant T. C'est pareil pour un professionnel évidemment, et le raisonnement est encore plus intéressant. Parce qu'une centrale photovoltaïque ne réduit pas simplement une facture. Elle améliore la trésorerie, donc elle nous évite de décaisser trop. Elle génère des revenus grâce à la revente. Elle ouvre parfois droit à des dispositifs fiscaux, notamment le crédit d'impôt Corse pour ceux qui résident en Corse. Et elle valorise le bâtiment qui porte l'investissement. Donc petit à petit, l'énergie cesse d'être un poste de dépense, elle devient un véritable actif économique. Et c'est exactement comme ça que nous concevons un projet photovoltaïque. Pourquoi est-ce qu'un professionnel a intérêt de privilégier l'autoconsommation sur la revente ? Dans le cadre d'un dimensionnement d'une centrale, à but d'autoconsommation, on va dimensionner une centrale sur mesure de manière à annoncer et à assurer aux professionnels d'obtenir les meilleurs résultats. Par contre, la revente sera certainement anecdotique, la revente de surplus. Ça voudra dire que le solariste a fait un bon travail. On investit ce dont on a besoin. Peu importe la volumétrie d'investissement, ce qui compte, c'est le résultat. Et rappelez-vous qu'on fonctionne toujours en flux. Ça, c'est pour un premier sujet, donc l'autoconsommation. Par contre, rappelez-vous, on en avait parlé aussi sur un épisode précédent. Si on a une toiture beaucoup plus étendue et qui nous permettrait de produire beaucoup plus d'énergie que ce dont le professionnel a besoin, on va pouvoir travailler à deux vitesses, en deux étapes, et à voir ! de lecture d'un travail photovoltaïque. Première étape, je dimensionne cette fameuse centrale sur mesure de manière à obtenir le meilleur taux d'autoconsommation possible. Deuxième étape, il me reste de la surface sur la toiture. J'ai donc un actif potentiel qui n'est pas encore exploité. Je vais pouvoir dimensionner une centrale, cette fois-ci en revente totale, qu'il ne servira qu'à produire et à revendre au réseau. Là, on ne parle pas de revente de surplus. On parle de revente totale et chaque kWh est revendu beaucoup plus cher que ce qu'il ne serait sur un mécanisme d'autoconsommation avec revente de surplus. On l'aura compris, le meilleur projet est un projet bien dimensionné et donc bien réfléchi, avec une logique derrière qui nous permet d'assurer d'obtenir les meilleurs résultats. Même si nous avons deux centrales, une en autoconsommation, une en revente totale sur la même toiture. Mais qu'en est-il de cette histoire de flux ? On a Un investissement, cet investissement on va peut-être le faire financer, donc on va avoir un crédit. Est-ce que les résultats relatifs à cette centrale-là, à ce projet, peuvent financer les mensualités ? Bien évidemment que oui, et c'est le cas de la grande majorité de nos clients professionnels, et même de nos clients particuliers. Alors si vous ne deviez retenir qu'une seule chose dans cet épisode, ce serait celle-ci. Une installation photovoltaïque ne devient pas... performante uniquement parce qu'elle produit beaucoup d'énergie. Elle devient performante parce qu'elle est utilisée intelligemment et parce qu'elle est bien dimensionnée, parce qu'elle répond aux besoins spécifiques du foyer sur lequel elle est installée ou de l'entreprise sur laquelle elle est installée. Comme dans votre entreprise, le meilleur investissement n'est pas toujours celui qui produit le plus. C'est celui que l'on comprend, c'est celui que l'on pilote, c'est celui que l'on On ajuste alors. je vous laisse avec une petite mission qui est très simple. Ouvrez l'application de suivi de votre installation si vous en avez une ou regardez simplement à quel moment vous consommez le plus. Dans votre journée, dans le mois, dans l'année, à quelle période vous avez ce fameux pic de consommation qu'on a tous. Et posez-vous cette question. Est-ce que je pourrais déplacer une partie de ces besoins en termes de consommation pendant que mi-panneau ? donc les panneaux que vous avez, ou pendant que mes futurs panneaux produiront. C'est peut-être le changement le plus simple et le plus rentable que vous puissiez faire. Alors, merci d'avoir écouté cet épisode d'Energy. S'il vous a permis d'en savoir plus, n'hésitez pas à le partager autour de vous. Et souvenez-vous, l'énergie n'est plus une charge, c'est désormais un actif. La ressource de cet épisode est disponible en description. Elle reprend bien sûr tous les points clés, les chiffres et les questions à vous poser pour mieux comprendre votre consommation et voir votre énergie différemment. Cet épisode est produit par Atea, votre fournisseur d'énergie photovoltaïque en Corse. C'était Serène, moi je vous donne rendez-vous pour un prochain épisode. D'ici là, prenez soin de vous. Salut !