- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue pour la saison 2 de En Mouvement. Cet épisode est sponsorisé par EPAL. C'est une plateforme du programme Erasmus+, pour les professionnels de la formation des adultes en Europe. EPAL valorise des projets européens autour de la santé mentale et du bien-être. Alors découvrez cette plateforme gratuitement, sans publicité et rejoignez une communauté engagée. Tous les liens sont en description. Merci EPAL pour son soutien et nous, on est reparti.
- Speaker #1
En mouvement, c'est une balade en nature avec des invités inspirants pour améliorer votre état d'esprit et vous aider à passer à l'action.
- Speaker #2
Bonjour Stella et Sandy. Écoutez, on pénètre dans un petit... Un petit chemin vraiment sympa. Je vais vous laisser me dire où est-ce qu'on est, qu'est-ce qu'on s'apprête à faire. Et pour la première fois, on va être à quatre pour ce podcast, ce qui est la première fois, ce qui est plutôt cool. Où est-ce qu'on va ?
- Speaker #3
On rentre dans la réserve du Roque du Cher, au-dessus d'Annecy, pas très loin de la maison. Donc c'est toujours un petit coin super sympa pour aller se balader depuis la maison en fin de journée. Et puis n'importe quelle soit la saison, c'est toujours un spot un peu nature juste à côté du lac.
- Speaker #4
On connaît bien les sentiers, on verra que ça soit... Que ça soit pour un petit run en fin de journée, que ça soit pour une balade avec les copains, ou que ça soit même, des fois on vient par l'eau, on prend le paddle, on part depuis la maison, et puis on arrive de l'autre côté du roc de chair, donc ça marche à toutes les saisons, et pour toutes les envies, c'est trop cool ce chemin.
- Speaker #2
Merci, comment ça va ? Comment vous allez ?
- Speaker #3
La forme, là, on est en transition hiver-été en 48 heures, ça fait toujours plaisir de retrouver le soleil.
- Speaker #4
On était à la neige, il y a deux jours, et là on est en t-shirt, on allait se baigner entre midi et deux, donc... Ça va, ça va trop bien, comme des vacances, mais en vie quotidienne.
- Speaker #2
Pourquoi avoir choisi cet environnement aujourd'hui ? Qu'est-ce que ça a d'important pour vous ?
- Speaker #4
On est toujours dehors, donc on a vite fait de sortir de la maison et de se retrouver dans les petits chemins d'explorer, même des chemins qu'on ne connaît pas de base. Et ici, c'est vrai que c'est cool parce que c'est vraiment, je le répète, on est à deux pas de la maison et puis c'est tranquillou, c'est beau, on est en pleine nature alors qu'en fait, on n'est pas si loin que ça. Enfin, on est juste au calme.
- Speaker #2
Est-ce que ça fait partie de votre équilibre un peu la nature ? Et est-ce que j'ai quand même l'impression que ça vous suit ?
- Speaker #4
Oui carrément,
- Speaker #3
on a vraiment ce besoin d'être dehors et que ça soit des semaines même classiques de boulot, on va essayer d'être au maximum à l'extérieur et encore plus quand on est vraiment dans une ambiance un peu plus nature, forêt,
- Speaker #4
c'est l'avantage d'habiter à Annecy aussi. On le dit souvent en rigolant mais c'est vrai que nous limite, on attend les jours de pluie pour pouvoir faire ce qu'on a besoin de faire, les impératifs sur l'ordi, parce que dès qu'il fait beau, il faut qu'on soit dehors.
- Speaker #5
Pour ceux qui ne vous connaissent pas, Stella et Sandy, comment vous aimeriez vous présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #4
On est deux sœurs déjà, et donc Stella en général, donc moi je suis la grande sœur en âge, donc j'ai 28 ans, et puis Sandy c'est la petite sœur mais la grande sœur en taille. Ouais donc moi j'ai bientôt 25 ans, on fait plein plein de trucs ensemble, et d'autant plus cette année les choses à moitié du hasard ont fait qu'on est même en colloque en ce moment, pour quelques mois ensemble. Donc on partage tout, que ce soit la vie quotidienne, les balades, les voyages, et ça se passe bien.
- Speaker #5
Donc là vous nous avez un tout petit peu parlé qu'il y a quelque chose qui va s'accélérer manifestement dans les prochaines semaines. Avant que vous nous expliquiez le projet que vous entreprenez, c'est quoi pour vous une aventure ?
- Speaker #3
L'aventure c'est d'être dehors et de découvrir des nouveaux spots qu'on ne connaît pas sans forcément tout avoir prévu et d'avoir un peu un lot de surprises dans l'expédition qui peut nous arriver.
- Speaker #4
C'est vrai que là on est à Annecy, on est quand même dans une région où... C'est très sportif, on a vite fait de penser à des records, à des chronos, etc. Mais pour moi, l'aventure, c'est surtout sortir de sa petite zone de confort, sortir de sa routine. Et l'aventure, ça peut être des petits trucs simples, sans forcément gravir l'Everest ou faire des trucs waouh. Ce qui est aussi de l'aventure, mais dans d'autres dimensions.
- Speaker #5
J'ai quand même l'impression que dans ces prochaines semaines, il y a une aventure qui va être un peu particulière, ou du moins un peu plus grande ou un peu plus importante que les autres. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment ? est née cette idée d'Odyssée Baltique.
- Speaker #4
Alors l'Odyssée Baltique, pour ceux qui connaissent souvent pour présenter le projet, on dit que c'est un peu comme le 4L Trophy. C'est un projet qui est à la fois caritatif, à la fois bonne ambiance, à la fois découverte. Ça reste un grand trajet parcours en voiture, où on va être nous pour nous, c'est le Baltic Sea Circle, l'organisation. Et du coup, on va être en autonomie, à l'aventure, découvrir des paysages. Et contrairement au 4L qui va être plus au chaud et au sud, nous on part jusqu'au grand grand nord. Et de base, en fait, on avait bien envie de faire un projet ensemble. Tous les deux ans, on essayait de faire un projet. Et donc, un peu comme... La plupart des gens connaissent le 4L, le reprède, etc. Et en fait, c'est Stelv qui a cherché en se disant « Le désert, c'est sympa, mais moi j'ai envie de faire autre chose. »
- Speaker #5
Tu peux nous expliquer de manière un peu plus factuelle comment ça se dessine ? Qu'est-ce que vous allez y faire pour nos auditeurs qui ne connaissent pas ce genre d'aventure motorisée ou même le 4L Trophy ?
- Speaker #3
C'est une aventure en voiture, en binôme ou en trio, c'est assez variable. Il y a différentes équipes, donc chaque voiture fait partie d'une équipe. Et puis là, on est en circuit, c'est une boucle complète. Donc on part d'Ambourg, du nord de l'Allemagne, donc nous on se rajoute quelques kilomètres déjà depuis Annecy, et puis après l'objectif c'est de viser jusqu'au Cap Nord et de revenir jusqu'à Ambourg, et ça devrait normalement nous prendre 7500 kilomètres.
- Speaker #4
Grosso modo on sait que c'est le tour de la mer Baltique, mais en fait, d'une manière plus concrète, on arrive le jour J au départ, donc il y a d'autres équipes qui partent en même temps que nous, et on va avoir un roadbook, pas de GPS, à la carte, et on va suivre un peu l'itinéraire qu'ils vont nous proposer.
- Speaker #3
Et l'avantage, et ce qui est chouette avec ce rallye-là, c'est qu'on n'est pas sur un podium de vitesse. On ne va pas avoir les casques comme Sébastien Loeb. L'objectif, c'est plutôt d'avoir des défis un peu à la Pékin Express, de se prendre en photo devant une statue, ramener une spécialité locale, des choses comme ça.
- Speaker #5
Il y a un côté très ludique, d'une certaine manière, qui va enrichir cette aventure et plus sortir de cette dynamique de compétition ou de performance.
- Speaker #4
Oui, c'est ça qui nous a plaisé. On garde un peu plus d'autonomie, un peu plus de côté jeu. Et puis, de toute façon, c'était pour faire la course au plus rapide. Je pense que direct, on n'aurait pas... On ne se serait pas inscrite pour ce rallye-là. Et en même temps, on aime bien l'idée que ça soit via une organisation qui ait quand même des défis et des... Comment on dit ? Enfin, nous, on a l'habitude de partir ensemble, mais du coup, on gère tout de A à Z. Et là, du coup, on aura des petits critères imposés, donc ça nous met un petit challenge.
- Speaker #3
C'est ça qui est sympa, en fait. C'est que d'habitude, on part en autonomie complète. J'aime bien organiser le voyage. Et puis, Sandy, elle est toujours hyper motivée de me suivre dans les propositions. Et là, on se met un peu en challenge, à l'inverse de ce que font les gens en général, plutôt Avoir plus de cadres pour pouvoir un peu découvrir une culture et puis rencontrer aussi d'autres équipes internationales.
- Speaker #2
Alors avec Jérémy, on a un passif de la Laponie. Et nous, on sait pourquoi on est allé là-haut, parce que c'est une culture, c'est quelque chose qui nous plaît, qui nous passionne. Mais c'est vrai que pourquoi le Grand Nord ? Qu'est-ce que vous allez chercher là-haut ?
- Speaker #3
Alors je pense que les deux, on a des raisons un peu différentes. Pour ma part, du coup, pour Stella, j'ai vécu et j'ai travaillé au Yukon, donc Grand Nord côté canadien. Et je n'ai jamais encore découvert le Grand Nord côté européen. Et ça me plaisait aussi de me dire, alors là on n'est pas 100% hyper exemplaire aussi en y allant en voiture, mais de se dire, on va pouvoir y aller sans avion et on reste en Europe en voyant le Grand Nord, ça nous fait bien plaisir.
- Speaker #4
Moi pour ma part, c'est sûr, dans tous les cas, dès qu'on me dit aventure, je signe pour. Donc déjà à partir de là, ça me plaît carrément de faire une aventure, plus de le partager avec ma sœur, c'est quand même trop cool. À côté, je bosse pas mal avec tout ce qui est tourisme plus local, plus durable, etc. Donc comme disait elle, c'est pas encore exemplaire au niveau empreinte, écologie, etc. Mais je trouve ça trop cool qu'on puisse partir dans la maison et explorer l'Europe sans avoir à faire trois fois le tour du monde. En fait, il y a plein de choses. Enfin, tous les pays de l'Europe, il y en a, on n'en parle pas beaucoup. Nous, on dit Cap Nord, comme ça, on sait que les gens, ils localisent à peu près. Mais il y a toute la traversée. Enfin, même côté Estonie, Lettonie, ça va être complètement fou. Alors qu'en fait, on n'en parle jamais.
- Speaker #3
Et puis, un des derniers arguments, enfin, un des arguments pour ma part, c'est que je ne suis pas grande chaleur. Et là, on voulait faire un voyage pendant la période estivale. Donc j'étais bien plus attirée d'aller, je préfère avoir un moins 10 en plein mois de juin que de se retrouver avec du 40 degrés au Maroc avec trop de sable. Je préfère dealer avec les moustiques que le sable.
- Speaker #5
Et à quel point c'est important pour vous de vivre ce genre d'aventure à deux ? Qu'est-ce que ça représente ? Est-ce que ça aurait été différent ? Vous l'auriez fait toute seule ?
- Speaker #3
Alors moi, je n'aurais pas eu toutes les compétences aussi pour le faire toute seule. Et j'aime bien aussi partir un peu en voyage solo. Mais de partager les côtés aventure avec ma sœur, c'est toujours le truc où on sait qu'on va. on va kiffer, ça va amplifier l'aventure en elle-même. Donc non, je ne serais pas allée toute seule et je n'y serais sans doute pas allée avec quelqu'un d'autre que ma sœur.
- Speaker #4
C'est vrai qu'on en parle souvent, on a l'habitude de faire des aventures à plusieurs, toutes les deux et aussi en solo. Mais c'est vrai que quand on part en solo, il y a plein de bénéfices et plein d'avantages. Mais c'est vrai qu'au moins le partager, on se comprend, on va partager les mêmes choses, ça nous fait des souvenirs ensemble et puis ça nous permet de partager les galères aussi, de partager les bons moments, c'est que du plus.
- Speaker #2
Pour les auditeurs, je vous le dis tout de suite, elles sont devant nous. Elles tracent sur le chemin, elles savent où elles vont. Et il y a un truc qui me questionne, c'est la mécanique. Alors ça dit quoi ? Vous partez avec quoi ? Avec quelle voiture ? Et du coup, qu'est-ce que vous avez appris ?
- Speaker #4
En fait, c'est juste pour ça qu'on parle toutes les deux. Si on sait qu'on aura des galères, il faudra attendre la dépanneuse. Alors au moins, on patientera à deux.
- Speaker #3
En vrai, on est plutôt optimistes et on est plutôt de nature comme ça à être optimistes. On part avec mon beau bolide rouge, c'est une Suzuki SX4. pour les connaisseurs. C'est ma voiture actuelle qui va avoir 200 000 bornes et qu'on va convertir en voiture de rallye parce que l'avantage de celui-là, c'est que le seul critère, c'est voiture de plus de 10 ans. Donc, ça nous évitait de racheter une voiture déjà. Donc, financièrement, c'était intéressant. Et puis, en termes de fiabilité, on se dit que pour l'instant, elle roule depuis 8 ans, tranquille, ça devrait faire.
- Speaker #4
Mais on a quand même eu un peu de formation. On a prévu aussi un petit budget pour partir avec quelques pièces bien checkées, bien réparées. Après, ça fait partie de l'aventure aussi. S'il faut changer, s'il faut être arrêté sur le bord de la route. L'avantage aussi de cette organisation est de partir avec d'autres équipes. Bon, s'ils sont appelés les concurrents, mais ça peut être aussi des coéquipiers dans un sens. On peut s'entraider. On n'est pas perdu au bout du monde, seul, à attendre. Ça fait partie de l'aventure.
- Speaker #5
Et à quel point cette aventure, finalement, elle représente bien votre vision de la vie ? Et c'est un condensé peut-être de votre vie ?
- Speaker #4
Alors un condensé de notre vie, K-Jack super condensé, hyper intense, ça c'est sûr parce qu'on aime bien tout le temps bouger,
- Speaker #3
on a toujours 10 000 projets. Mais celle-ci ce qui est cool aussi dans l'aventure c'est qu'il y a un aspect qui nous intéressait aussi dans le fait de faire un rallye, c'était de mettre à profit nos compétences pro pour un projet perso et ça, ça nous tenait à cœur aussi.
- Speaker #4
En fait moi je suis à côté du coup, j'ai mon entreprise, je suis dans tout ce qui est communication, reportage, donc pas mal d'audiovisuel aussi. Ce qui du coup permet de pouvoir valoriser toute l'aventure, tout ce qu'on va faire. Les préparations, etc. Et pareil, tout ce qui est gestion de projet, aller chercher des partenaires, faire des dossiers, aller convaincre, c'est quelque chose qu'on a bien fait au boulot. Et du coup, là, c'est doublement satisfaisant parce que c'est un boulot, mais pour nos envies perso.
- Speaker #2
Pour vous, au-delà du fait que vous êtes toutes les deux, vous vivez cette expérience, qu'est-ce que vous attendez ? Est-ce que vous voulez juste vivre l'expérience et puis sans attendre grand-chose ? Ou est-ce que derrière, mine de rien, vous vous dites, j'attends peut-être de voir telle chose, de rencontrer telle personne ?
- Speaker #3
Pour ma part, moi j'ai des petites attentes, mais je n'ose pas les dire, parce que je me dis, si ça n'arrive pas, je ne voudrais pas être déçue, et ça ne sera pas grave, mais il y a deux, trois animaux, comme les macareux, les pingouins tordacs, je rêverais de voir, et je sais que c'est des coins, j'ai un peu bossé la faune et la flore du Grand Nord, et c'est des coins, on pourrait en voir. Donc ça, c'est un peu... un des objectifs, au-delà de rallier le Cap Nord et passer le cercle arctique.
- Speaker #4
Moi, je serais très contente si elle les trouve. Mais si je ne les vois pas, c'est vrai que c'est moins un objectif, justement, de cette faune sauvage. Si j'en vois, je serais trop contente. Mais si je n'en vois pas, je serais tout aussi contente de faire ce projet, parce que là, on est à Annecy, le cadre, il est complètement fou, on s'y sent super bien. Mais moi, j'ai toujours cette envie un peu d'aller vagabonder, d'aller voir ailleurs, parce que non, pas que j'ai besoin de toujours plus, mais de voir des choses différentes, ça permet de relativiser, de... Rerefléchir un peu sur ce que j'ai, sur ce que j'aime bien, sur ce que j'ai la chance d'avoir, sur ce qui n'est pas vraiment nécessaire. Vous parliez tout à l'heure, je ne sais pas exactement, vous n'avez pas encore raconté vos périples en Laponie, mais c'est vrai que découvrir d'autres cultures, ça fait toujours réfléchir, on en ramène toujours du bon.
- Speaker #2
Et aujourd'hui sur votre aventure, je vais plus parler de l'aventure féminine en elle-même. Je ne sais pas si vous regardez d'autres aventurières. Quel est votre regard aujourd'hui que vous portez justement sur les aventurières et les aventures au féminin ?
- Speaker #4
Bah nous forcément c'est quelque chose qu'on aimerait bien normaliser et que ça soit plus... Ohlala c'est des filles ! Non ça devrait être aussi normal que des garçons comme des filles partent à l'aventure. Après oui il y a toujours des petites barrières. Je répète mais on est sur Annecy donc il y a quand même plein de choses qui sont mises en avant. Le festival Far Mountain, des choses comme ça, c'est des choses qu'on adore aller voir parce que justement on voit qu'il y a toujours un petit obstacle de plus. Typiquement là pour aller chercher des partenaires c'est Ah ! Ah vous y allez vous ? Ah mais la mécanique ! Il n'y a pas eu que ça, mais c'est vrai qu'on a toujours le droit à des petites remarques. Et on se dit, bon, c'est cool. On est content de pouvoir participer à dire, on peut être de sœurs, on peut être de jeunes, on peut être de blondes, et aller à l'aventure et ça peut fonctionner.
- Speaker #3
Et en termes d'aventurières, on a le droit de le dire, en termes d'aventurières inspirantes, en exclu parce qu'on n'en a pas encore trop discuté, mais on a la chance d'avoir été soutenue par Annika Horn, la fille de Mike Horn, qu'on a pu rencontrer cet hiver au Grand Bornand. et du coup on a un petit peu échangé pour récupérer quelques tips sur le montage de projet et Annika elle a été trop chouette, elle nous a suivi, elle a pris le temps en tout cas on a eu des échanges de mail pour qu'elle nous relise les projets, les montages de dossiers pour les sponsors et elle nous encourage vachement dans notre projet donc ça c'est hyper encourageant et ça fait toujours plaisir, tout ce qu'elle fait c'est hyper inspirant aussi pour nous donc ça c'est, en vrai ça nous motive aussi dans notre projet et c'est ça qui est trop chouette en fait,
- Speaker #4
c'est oui le projet on va être sur la ligne de départ à Hambourg officiellement etc mais nous pour nous l'aventure elle a déjà commencé rien que d'avoir Ces échanges avec Annie Cahorn, nous on a suivi toutes les aventures, on est allé voir des conférences de Mike Horn etc. Et là de manière un peu « Oh bah qu'est-ce qu'on fait samedi soir ? Il y a un petit festival, projection au Grand Bornand, on y va. Qui est-ce qui présente son film ? Annie Cahorn. » On se dit « Bon bah à la fin de la séance si on peut aller échanger deux mois avec elle, ça serait cool. » Et du coup c'est ça qui est trop chouette dans ce genre de projet, c'est qu'on se crée des opportunités et on arrive à avoir ce genre d'anecdotes qui paraissaient complètement impossibles au départ quoi.
- Speaker #5
À quel point l'inspiration c'est fondamental quand on veut voir très grand dans un projet.
- Speaker #3
il faut qu'on médite sur la question mais pour ma part n'importe quel projet il vient pas comme ça c'est forcément une inspiration parce que j'ai regardé des docus animaliers sur la faune du Grand Nord parce qu'on rencontre des personnes qui sont parties dans ces coins là du coup c'est toujours un peu inspirant ces rencontres là et puis il y a un peu cet imaginaire aussi des paysages, je pense que moi il y a un enjeu là dessus après les rencontres avec les personnes aussi ça peut être hyper inspirant Merci.
- Speaker #4
C'est le côté inspiration, on dit souvent pour pouvoir repousser le côté des possibles, se mettre ses objectifs à soi. Mais moi je trouve ça important aussi de ne pas dire c'est pour faire toujours plus, mais plus s'approprier un peu. Des gens qui sont allés au Cap-Tor, il y en a eu plein, des gens qui font des tripes en voiture, il y en a eu plein. Mais l'objectif c'est pas dire moi c'est mieux, moi c'est plus loin, moi c'est plus fort, mais plus en mode à nous ça nous plaît, nous ça nous permet de cocher cette NK, ce qu'on a besoin en ce moment dans nos vies, de partager, des découvertes qu'on a envie de faire. Et en fait, c'est là qu'on va chercher un peu d'inspiration à droite à gauche pour piocher. ce qui nous correspond chez tous les autres projets.
- Speaker #3
Et puis, il y a aussi un peu le... Là, on est dans le avant. La date de départ se rapproche dans moins de trois semaines. Et on est aussi en perspective de dire qu'on ne veut pas que ce soit uniquement les trois semaines du rallye et que la suite, ça puisse servir aussi. Sandy, elle pense faire des images, sans doute... Comment t'appelles ça ? Un film ? Un vlog ? Oui,
- Speaker #4
l'idée, c'est de faire un petit documentaire. Après, on va voir à quel point il sera travaillé, à quel point il sera vraiment en live. Rocambolesque parce qu'on sait pas combien de temps on va avoir, quelle galère on va avoir etc. Mais c'est ça qui va être cool. L'idée c'est d'en faire un petit docu après pour montrer en fait, voilà nous on est deux filles que je pense à totalement random, enfin normal. On n'a rien d'exceptionnel mais en fait si on veut, on peut complètement partir à l'aventure et au lieu de cet été d'aller en Auvergne, on a le droit. de se dire, et pourquoi pas le Cap Nord ?
- Speaker #3
Je trouve que c'est un peu ce truc-là de... C'est pas pour être des modèles ou quoi que ce soit, mais c'est plus dans le sens où, si ça peut inspirer d'autres personnes à se dire, en fait, si elles, elles l'ont fait, pourquoi pas nous ? Et si ça peut être inspirant pour d'autres personnes, moi, je trouve ça cool aussi de le partager. Dans une ère où on est à fond réseaux sociaux, etc., le but, c'est pas faire de l'image pour être suivi, même si ça nous aiderait un peu pour les sponsors, c'est sûr, mais aussi de se dire, si les gens, ça les tente, et ça les motive pour eux faire d'autres projets, c'est vraiment chouette.
- Speaker #2
Vous donneriez quoi comme conseil ? Parce qu'on a entendu qu'il y a de la gestion de projet, alors il y a de l'inspiration, etc. Mais c'est beaucoup de boulot, mine de rien. Je dirais, enfin c'est fatigant. Ça demande une présence constante, d'aller voir du monde. Qu'est-ce que vous donneriez comme conseil, j'allais dire, pour un jeune qui justement a envie de faire des choses, mais ne sait pas par quoi commencer ?
- Speaker #4
Moi je trouve que l'important c'est de savoir un peu prioriser entre qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire, qu'est-ce qui va être plus... Ça, il faut absolument que je le fasse, même si je n'ai pas envie du tout. C'est de savoir un peu ce qui rentre dans quelle catégorie. Nous, ça nous est arrivé de démarcher à fond et de faire plein d'événements, etc. Et on s'est dit, on va faire encore un événement, ça va rapporter encore d'autres partenaires. Et on s'est dit, non, en fait, nous, ça fait un mois qu'on n'arrive plus à aller en montagne, à aller randonner, on n'a plus assez de temps, etc. Pas grave, on perdra peut-être des opportunités de partenaires, mais au moins, ce week-end, on part en nature et on fait notre balade. Rien à voir avec le projet, parce que la priorité, c'est quand même que nous... on puisse continuer de profiter de notre vie et qu'on ne devienne pas complètement zinzin avec ce projet.
- Speaker #3
C'est un peu l'équilibre aussi de se lancer dans un projet pour lequel on est motivé, ça c'est sûr et certain, mais de se dire que le projet ça ne va pas devenir forcément que notre vie, en tout cas nous c'est notre vision, et de garder cet équilibre-là aussi perso et activité outdoor quand il faut, et pouvoir partager aussi des moments qui ne sont pas forcément que liés au projet, ça fait du bien aussi.
- Speaker #4
aussi par expérience perso et c'est peut-être pas valable pour tout le monde et moi je sais que dès que j'essaye de faire quelque chose qui en fait j'ai plus vraiment l'envie ou je sais plus pourquoi je le fais dans tous les cas je sais que ça va pas marcher donc faut vraiment avoir comme Stella elle dit l'équilibre de j'ai envie de faire ça ça ça va être trop cool je sais pourquoi je le fais et que ça devienne pas juste des obligations et des to-do list qui en fait vont juste vous repousser et vous démotiver complètement j'ai
- Speaker #5
quand même l'impression qu'il y a une grande maturité sur la gestion, la préparation d'une aventure comme celle-là Par où vous êtes ? Par quoi avez-vous commencé ? Comment on arrive à un projet comme celui-là ? Et est-ce qu'à un moment, le doute s'est immiscé de me dire, attends, est-ce que c'est le moment ? Est-ce que c'est pour nous ? Ou ça a toujours été très fluide parce que ça a été construit dans le temps ?
- Speaker #4
Je pense,
- Speaker #3
pour moi, le premier truc vraiment déclencheur, c'est qu'est-ce qui va me faire kiffer ? Au-delà du projet, du montage, etc., c'est pourquoi on y va ? Qu'est-ce qui va me faire kiffer dans cette aventure ? Et il y avait bien sûr l'itinéraire, la destination. Il y avait aussi le fait de partager un truc avec Sandy et de ne pas faire qu'un voyage de 2-3 semaines comme on a déjà pu le faire, mais d'avoir tout ce montage de projet ensemble. Et pour moi, le premier truc, la première motivation, c'est qu'est-ce qui va me faire kiffer dans ce projet ? Quand on a des coups de doute ou des réflexions, c'est bien de revenir à ça, de pourquoi on le fait et pourquoi on va kiffer le faire et qu'est-ce qui nous motive.
- Speaker #4
Et oui, forcément, on a eu des coups de doute, on s'est posé des questions. Jamais au point de se remettre en question le « est-ce qu'on prend le départ, est-ce qu'on annule tout ? » parce que là, on a de la chance d'avoir de l'expérience entre nous et de se connaître assez bien. Donc on s'avait déjà assez bien ciblé dès le départ. Mais c'est sûr, des doutes, il y en a toujours. Est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce qu'au niveau de l'argent, ça va le faire ? Est-ce qu'au niveau de la visibilité, ça va le faire ? Mais en fait, encore heureux qu'on ait ces doutes-là. C'est ce qui permet de faire vivre le projet. C'est ce qui lui donne vie. Après, là, c'est aussi une force d'être à deux. C'est qu'en fait, quand il y en a une qui se dit « oh, ben là, je ne sais pas » , etc. Il y a toujours une deuxième personne pour se dire, « Non, t'inquiète, moi j'ai pensé à ça, j'ai vu ça. » Et là, c'est sûr que c'est l'avantage de partir entre soeurs et qu'une aventure solo, c'est toi avec tes doutes et toi-même.
- Speaker #2
Vous, vous diriez quoi à vous, plus jeune, vers 10 ans je dirais, en vous regardant vous aujourd'hui, par rapport à ce que vous avez fait et là où vous en êtes ?
- Speaker #3
Moi je me dirais mais trop stylé, trop la classe en vrai, c'est trop cool ce que tu fais. En vrai c'est vrai, des fois les gens ils osent pas aussi se féliciter et être fiers d'eux et je pense que c'est dommage parce que moi je rêvais d'un jour voir le Canada, un jour vivre, travailler à l'extérieur, vivre à la montagne. Et là, j'ai même pas 30 ans et c'est déjà un peu tous ces rêves-là. Donc la question, elle est plus, il va falloir me trouver des nouvelles passions, des nouveaux rêves à atteindre parce que là, franchement, c'est le kiff, quoi. Et puis le partager avec Sandy, trop bien.
- Speaker #4
Je disais, avant qu'on enclenche les micros, c'est possible qu'on réponde en même temps les mêmes choses. Là, je me suis retenue, mais ma réponse est pareille, trop stylée. Enfin, petite, c'est pareil, on sait jamais trop où on veut aller, ce qu'on veut faire, etc. Mais si on m'avait dit à 10 ans, en fait, tu feras des projets trop cools, et oui, t'auras des doutes, et oui, il y aura eu des galères. Mais si tu fais la somme de tout ce que tu as vécu et tout ce que tu vas entreprendre, en fait, tu as une grosse partie qui va marcher, ça va trop te plaire. C'est exactement ce que tu veux faire et tu vas sentir bien. Alors oui, aujourd'hui, ça ne se dit pas. Quand on regarde, des fois, on se dit « oui, mais il manque ça, ça pourrait être mieux » . Mais en fait, oui, la Sandi de 10 ans, on lui explique le projet de la Sandi de 25, elle va dire « waouh, mais incroyable, je vais absolument être cette Sandi de 25 ans, ça a l'air trop stylé » .
- Speaker #5
Quand je vous écoute, je pense que nos auditeurs l'entendent également, je sens beaucoup de sourire, de joie. de plaisir dans ce que vous nous partagez. Et du coup, ça en revient à une question presque essentielle. À quel point sortir de sa zone de confort vous rend heureuse aujourd'hui ?
- Speaker #4
Je ne sais pas comment le dire. Après, c'est une vie vraiment personnelle. Mais moi, c'est obligé. C'est là-dessus que je me sens vivante. Et en fait, c'est là-dessus que je me repousse. Sans partir dans les extrêmes, encore une fois. Je n'ai rien fait d'exceptionnel et d'extraordinaire. Mais juste en repoussant un petit peu les limites à chaque fois. En disant, est-ce que je pourrais faire... choses différemment ou à ça je sais pas trop si ça me plairait je vais quand même le tenter pour voir et en fait ça apporte plein de réponses même des réponses auxquelles on se posait pas enfin on n'avait pas trop les la question qui était venue mais bon on a des réponses et du coup le fait de se connaître soi même ça permet d'être vachement plus efficace dans la vie quoi je sais pas si on comprend bien quand on dit comme ça mais c'est du coup en fait maintenant je sais ce qui me plaît je sais là où je vais avoir des difficultés je sais là où ça va être facile ce qu'on disait depuis tout à l'heure avec le projet en fait ça je sais que je vais adorer Et j'y fonce et c'est là-dessus qu'il faut que je me penche parce que c'est ça qui me fait kiffer. Et ça, c'est grâce au fait de se mettre à chaque fois, pas en difficulté, mais de sortir de sa zone de confort et de se dire, ça valait le coup parce que j'en ai tiré une conclusion.
- Speaker #2
On vient d'arriver au point de vue parce que bon, on marche, on marche, c'est dans le dos. Normalement, c'est un petit podcast tranquille et tout, là j'ai sué. Mais c'est magnifique, on est vraiment beaux. Et ça me fait penser à une... Je me souviens d'une question que j'avais posée et j'avais eu une réponse. Et du coup, à quel point c'est important le beau dans nos vies ?
- Speaker #3
C'est dur parce que chacun a sa définition. Mais en fait, tout ce qui est... Moi, tout ce que je trouve chouette, je trouve ça beau. Que ça soit une relation, que ça soit le point de vue, que ça soit une activité.
- Speaker #4
Oui, c'est ça, le beau, c'est hyper subjectif. J'aurais dit, à la limite, si la question est tournée dans le sens, est-ce que c'est important de faire des choses qui te plaisent ? Oui, 100%. Et comme disait Stella, en fait, moi, ce qui me plaît, c'est que je trouve ça beau. Pour moi, tout est beau. Après, on est une nature très optimiste aussi. Mais moi, j'adore, je peux être super contente. Je me rappelle, j'ai des amis qui rigolaient. Quand au collège, on se posait un peu des questions. Qu'est-ce qui peut te faire plaisir, des petits plaisirs de la vie ? Moi, en fait, je suis trop contente. Le bouton du tram qui vient d'arriver. Quand on le touche, ça fait un petit clic, je ne sais pas, je trouve ça hyper satisfaisant, je trouve ça trop cool. Et ils me disaient, mais c'est ridicule. Et je dis, bon oui, mais je ne sais pas, c'est juste un micro-seconde qui me fait kiffer. Et moi, je trouve ça beau, voilà. C'est un exemple tout pourri, là, face aux montagnes et aux choses folles qu'on peut avoir ici dans la région. Mais moi, je trouve ça tout beau.
- Speaker #5
J'ai l'impression que ce qui te rend aussi également heureux, c'est que tu n'as pas d'attente. Et vu que tu n'as pas d'attente, tu prends ce qui vient naturellement, tu le sublimes en mode, c'est comme ça, je suis épanouie et que j'avance dans la vie.
- Speaker #4
C'est ça, c'est arriver à apprendre. Au max qui m'aime ce qui vient, si on a trop d'attentes, on a trop de risques d'être déçus. Et il y en a, ils peuvent... Enfin, moi, je sais qu'il y a quelque chose que je dis aussi assez souvent avec ça, c'est que je ne me trouve pas hyper compétitive. Enfin, je n'arrive pas à me dire, il faut avoir ces attentes-là pour aller, on va foncer pour le podium. Mais si j'arrive huitième, huitième, c'est très bien. Je n'ai pas ce côté de compétition, mais oui, par contre, j'ai ce côté de... J'ai envie d'aller au bout des choses que je me mème et mes objectifs à moi. Je m'en fiche d'être classée par rapport aux autres.
- Speaker #2
On a une petite habitude dans le podcast. on pose toujours une question à... l'invité, on lui demande une question pour nos invités suivants, et sans savoir qui c'est. Et donc vous aussi, vous ne saurez pas forcément de qui ça vient. Ce qu'il a posé, c'est top, parce que ça va super bien avec vous. Quel moment vous a rendu profondément fier et pourra vous servir lors de vos prochains défis ?
- Speaker #4
Du coup, la question de fierté, il y a souvent des moments où c'est tabou, etc. Mais moi, je suis fière de plein de trucs, petite et grande échelle, mais là, ça va être facile parce que derrière moi, j'ai un petit chien avec moi que j'ai adopté il y a un an. Et pareil, ce gros projet-là, on se dit dans tous les cas, ça va me faire kiffer, ça va être trop bien, mais c'est vrai que c'est une grosse, grosse charge. Et en fait, aujourd'hui, de me dire, je suis hyper fière parce que je peux faire... Tout ce que je veux, je le fais avec lui. Et c'est une fierté. Et quand je croise d'autres gens qui sont en galère, etc. pour plein de motifs différents, je me dis, en fait, je suis fière. J'ai deux... C'est un animal, donc ce n'est pas un projet en soi. Mais je me suis dit, partager un petit bout de ma vie avec sa vie entière, je suis fière parce que lui, il est bien, moi, je suis bien. Et on s'apporte à fond les deux. Fière d'avoir pu partager ce bonheur et décupler encore ce bonheur. Alors moi, je passais un bon moment jusque-là. Mais du coup, je viens d'être reléguée au deuxième plan après le chien. On ne parle que de toi depuis le début, que de toi et moi.
- Speaker #3
Non, et puis moi, du coup, sur un truc qui me rend fière, c'est dès que je sors de ma zone de confort, en fait, et de me dire que je l'ai fait pour moi et pas pour les réseaux ou pour les copains qui soient fiers de moi ou j'en sais rien. Et fin d'hiver, là, j'étais allée faire un bivouac dans la neige. Alors au Sulens, c'est pas très loin d'Annecy. C'est à 40 minutes de la voiture, donc en vrai, aucun challenge. S'il ne faisait pas beau, si j'avais froid, je pouvais toujours retourner à la voiture, rentrer à la maison. Et rien que de me mettre ce challenge-là et de me dire, j'y suis allée. Et je n'ai pas attendu d'avoir des potes de dispo ou quoi que ce soit, j'y suis allée solo. Et ouais, en vrai, j'étais fière de moi, de me dire, je l'ai fait et ça fait trois ans que je le dis. En fait, à chaque fois, j'attends les copains et là, je peux le faire toute seule. Et il y a eu une tempête de neige, ça ne m'a pas empêchée de bien dormir la nuit. Et quand je suis rentrée à la voiture le lendemain, ça m'a rendu fière. J'étais contente de moi, en vrai, je peux le dire.
- Speaker #4
Et on était dans ce couloir avec le petit chien, et tout est lié.
- Speaker #5
Ce que je ressens quand même, c'est que vous êtes très connectée au terrain, à la réalité vécue dehors, en nature, et au fait de marcher, d'être en mouvement tous les jours, ou à travers vos projets. Quel regard vous portez sur votre génération, qui passe peut-être beaucoup de temps aussi à se poser des questions, ou à être dans l'attente de donc-c'est-quoi ? Qu'est-ce que vous aimeriez leur dire et surtout comment passer de l'attentisme ou à être de son canapé à se dire je vais partir dans le Grand Nord ?
- Speaker #4
Encore une fois ça dépend de beaucoup de choses, on parle de nos expériences à nous mais s'il y a des gens qui ressentent autant de plaisir à rester sur leur canapé, sur les réseaux et qui sont super heureux dans leur vie en faisant ça, pourquoi pas, moi aucun jugement, moi c'est juste que je me sens tellement mieux dehors et oui connectée au terrain parce que c'est là où je me sens bien et des fois je suis carrément à la ramasse sur les actus, sur les dernières trends. Et oui, des fois, il y a tout un groupe qui va rigoler en faisant une référence et je suis en mode « ah ah, je ne connais pas trop » . Mais en fait, ce n'est pas grave parce que moi, pendant qu'ils regardaient ça, peut-être que je suis allée faire un super point de vue ou une balade ou je suis allée me baigner au lac. Et en fait, moi, ça m'a apporté autant que ça leur a apporté. J'ai ce côté où j'arrive un peu à me défaire du « la norme, c'est d'être hyper branchée » . Pas grave, j'ai le droit de me motiver en solo et d'aller faire ma balade si je suis contente.
- Speaker #3
Et moi, je pense que ceux qui nous écoutent et qui ont vraiment envie de passer plus de temps dehors, Moi, c'était le cas. En fait, on n'a pas grandi avec Sandy dans un univers très outdoor. On a grandi à Dijon, en pleine ville. On partait un peu à la campagne, certaines vacances chez les grands-parents, mais pas plus que ça. Je pense que c'est la curiosité. Enfin, c'est se dire si on est curieux de ça.
- Speaker #0
Et bah ça vaut le coup d'y aller, et en fait moi c'est comme ça après que je suis devenue gestionnaire d'espace naturel, en fait je suis curieuse d'aller voir, au début c'était toujours je voulais avoir la meilleure vue pour le pique-nique, et du coup je refaisais 5 minutes de marche, je refaisais 10 minutes, 20 minutes, bon ça peut agacer un peu les copains de temps en temps, mais c'est la curiosité qui m'a poussée, et en fait si en regardant, en écoutant des podcasts, en regardant un peu ce qui se passe à la télé ou sur les réseaux, et vous dites ah mais ça ça a l'air sympa, genre je suis curieuse de voir un peu la vue qu'il y a là-bas, bah ça vaut le coup de... de tenter 5 minutes et puis peut-être qu'avec la curiosité une fois qu'on est dehors, de reprolonger 10, 20, 30 et c'est comme ça qu'on finit par faire des petits tours de montagne de temps en temps les week-ends.
- Speaker #1
Et c'est là le côté sortir de sa zone de confort même si on peut être bien en prenant l'exemple sur son canap' ou sur la pause de midi, on préfère rester tranquillou sur son tel ou sur son ordi. Je ne sais même pas trop exactement d'où ça vient mais c'est dire, ah et si je sortais, qu'est-ce qu'il se passe ? Et du coup ça c'est un peu une sortie de zone de confort, il n'y a rien encore une fois d'exceptionnel. Et du coup, je me suis dit, en sortant, j'ai eu la chance, j'ai croisé quelqu'un ou j'ai parlé avec la voisine que je ne vois jamais ou des petites choses comme ça qui font que la fois d'après, je me dis, je reste là ou je bouge. La dernière fois, c'était cool quand je suis sortie, donc peut-être que je vais ressortir un coup. Et en fait, maintenant, c'est pour ça que je passe ma vie dehors. C'est qu'à chaque fois, j'ai des bonnes expériences qui s'accumulent. Et du coup, je me dis, en fait, ça vaut le coup de sortir.
- Speaker #0
C'est le retour d'expérience positive. En vrai, c'est ça qui remotive en se disant, qu'est-ce qui s'est passé de cool la dernière fois ? Punaise, la dernière fois, j'ai vu un super piaf, c'était sympa. J'ai vu un chamois passer. Franchement, si j'y retourne, c'est à peu près à la même heure. Il y a peut-être moyen que je revoie un chamois. Ça vaut le coup que je sorte à cette heure-ci et que je me motive maintenant.
- Speaker #1
Et encore une fois, l'idée, c'est aussi de savoir et connaître ses propres limites et savoir qu'est-ce qui nous fait plaisir ou pas. L'idée, ce n'est pas de se dire, on a dit que c'était plus cool de sortir, donc il faut que je sorte. S'il y a un samedi, tu n'as pas envie de bouger. C'est OK, tu as carrément le droit de chier dans ton canapé. Et si tu sors dimanche, c'est cool. Si tu sors lundi, c'est cool. Si tu sors que le mercredi d'après, c'est toujours ça. Enfin, il faut aussi essayer de s'enlever toute une pression qu'on a tout le temps. Si ça te fait plaisir et que toi, t'es bien avec toi-même, cherche à être le meilleur de toi-même et c'est déjà top, c'est déjà énorme.
- Speaker #2
Est-ce qu'il y a eu un déclic dans votre adolescence de se dire, en fait, sortir, c'est cool ? En fait, expérimenter, c'est cool ? Est-ce qu'il y a un moment qui vous a marqué ou quelque chose où vous vous êtes dit, en fait, c'est là-dedans que je prends du plaisir et c'est là-dedans que je vais continuer d'explorer en faisant des aventures ou c'est venu finalement assez naturellement au fil des années ?
- Speaker #0
Moi, pas vraiment de déclic. Il y a toujours des moments un peu forts, de partir au Canada, avoir un lynx, des trucs comme ça, qui sont hyper marquants, mais c'est plus un cumul de petits trucs qui, du coup, enjolivent dans le sens positif la situation. Et à chaque fois, je me dis, c'est top, je refais, et c'est encore mieux, et c'est encore mieux la fois d'après. Et du coup, je pense que c'est plutôt un cumul pour ma part, en tout cas.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, je réfléchis, mais non, je n'ai pas... Tout pareil que ma sœur. Non, c'est vraiment le fait de se dire, Ça m'a plu, je retente. Là, ça me plaît, je refais. Là, ça me plaît moins. Mais ça me plaît moins. Est-ce que j'arrête tout ? Ou est-ce que c'est juste une fois où l'expérience s'est mal passée ? Du coup, je retente. Et c'est ce qui fait qu'entraîne la boule de neige dans le bon sens du terme.
- Speaker #2
Un cercle vertueux.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Est-ce que vous aimeriez poser une question à notre prochaine invitée mystère ?
- Speaker #1
Moi, j'en ai une que je propose. On se consulte, voir si on est d'accord. Qu'est-ce qui t'a rendu heureux cette semaine ? J'allais dire aujourd'hui, mais en vrai, c'est le genre de question qui est... Ce qui est hyper important pour revenir un peu sur l'état d'esprit actuel et sur vraiment le court terme, parce que des fois c'est sûr, si on me dit dans 5 ans, je peux vite paniquer et me dire « Ah oui mais il y a ça, il y a ça, il faut que je bosse sur ça » . Mais en fait déjà cette semaine ou même ce week-end, qu'est-ce qui est cool ? Est-ce que ce soir je m'endors en me disant « Oh j'ai bien fait de me lever aujourd'hui parce que moi j'ai fait ça » . Et en fait à partir du moment où tous les soirs tu te couches en disant « Ah ça c'était cool » , même si c'est un truc sur les 24 heures, ou que le matin tu te lèves et tu te dis « Trop cool, au moins aujourd'hui il va se passer ça » , et bien pour moi c'est déjà une énorme réussite et c'est bon signe pour le cercle vertueux qui arrive. Très très vite.
- Speaker #3
Écoutez, on arrive à la fin du podcast. Juste avant ça, j'ai une dernière question, question signature du podcast, en même temps il s'appelle « En mouvement » . Mais alors, ça sert à quoi ? Et pourquoi c'est important de se mettre en mouvement, d'après vous ?
- Speaker #1
Se bouger, c'est... En fait, pour moi, il y a tellement de bonnes raisons de le faire. C'est... Faut tester pour... Pour moi, ça me paraît évident aujourd'hui, parce que je suis à fond dedans, c'est... Il y a tellement de choses à voir, à explorer. Le but, encore une fois, ce n'est pas de faire dans la quantité, mais il y a tellement de choses à explorer, près de chez soi, proche de soi.
- Speaker #0
Il y a plein de choses. Il faut vivre. En gros, je pense que le mouvement, c'est pour découvrir des nouveaux trucs. Dès qu'on bouge, ça permet de voir des nouvelles choses, que ce soit rencontrer des gens, que ce soit voir des paysages, vivre des nouvelles expériences. Mais ça, c'est possible que si on se déplace un minimum. Et on a cette chance-là, en plus, de se dire qu'on est en forme. On est dans un cadre magnifique, mais même quand on est dans un cadre un peu pourri, des fois ça nous arrive, il pleut.
- Speaker #1
Genre en plein Paris, sous la pluie. Mais en fait c'est cool, il y a forcément des trucs à découvrir qu'on ne connaît pas ou qu'on ne connaît pas assez. Et découvrir quelque chose de nouveau, ce n'est pas forcément remplacer un ancien. Ça peut être voir les choses d'une autre manière. Vraiment, ça me permet d'ouvrir les yeux et d'apprendre à apprécier tout ce qu'on a et tout ce qu'on n'a pas aussi, pour peut-être se créer des envies aussi.
- Speaker #2
Merci beaucoup, Céleste Sandi, d'avoir marché à nos côtés sur ce roc de chair avec cette vue magnifique. Comment on va pouvoir vous suivre lors de cette aventure sur les réseaux, j'imagine ?
- Speaker #0
C'est notre moment promo, là. C'est Sandi qui a tout bossé, c'est elle qui a le mérite. Mais oui, sur les réseaux sociaux, on a une page Instagram qui s'appelle odyssée.baltic. Et puis, pour l'aventure, on aura une... comment on appelle ça ? Une balise GPS dans la voiture, donc vous pouvez suivre le tracking. Si vous voyez qu'on est en arrêt pendant 5 heures, c'est soit qu'on s'est arrêté prendre des glaces, soit qu'on est en galère mécano.
- Speaker #1
5 heures, c'est beaucoup de glace.
- Speaker #0
Et donc, on aura un polar step en plus. Mais toutes les infos, le plus simple, c'est sur le Instagram odyssée.baltic.
- Speaker #3
On mettra toutes les infos en description. Je vous invite vraiment à suivre cette aventure. Et vu qu'on est en mouvement, on va partir pour un petit jeu 120 BPM. de toute l'aventure, c'est toi qui as tenu le micro, tu veux partager avec ta sœur, et bien écoute ce que je vous propose c'est que ce soit l'une d'entre vous qui fasse les squats et l'autre qui pose les questions
- Speaker #0
Hello, on est sur le jeu 120 BPM avec Stella et Sandy, alors tu es plutôt mer Baltique ou sommet enneigé ? Allez les squats !
- Speaker #1
Plus vite !
- Speaker #0
Carte papier ou GPS ? GPS mais du coup ça va pas marcher pour la lycée baltique ! Levé de soleil ou route de nuit ?
- Speaker #1
Levé de soleil carrément !
- Speaker #0
Voyager léger ou prévoir au cas où ? Voyager léger ! Improviser ou tout organiser ?
- Speaker #1
Dormir en van ou hôtel confortable ? En van, jamais de la vie les hôtels ! Partir loin ou revenir chez soi ? Partir pas loin de chez soi, j'ai le droit !
- Speaker #0
Silence en nature ou playlist sur la route ?
- Speaker #1
Silence nature.
- Speaker #0
Peur du vide ou peur de l'immobilité ?
- Speaker #1
Peur de l'immobilité, phobie de l'immobilité.
- Speaker #0
Vivre vite ou vivre pleinement ?
- Speaker #1
Vivre pleinement.
- Speaker #0
Bien joué.
- Speaker #4
La balade s'achève ici. Respirez un instant, laissez les sons autour de vous s'apaiser. Si cet épisode vous a inspiré, partagez-le avec quelqu'un qui compte pour vous. Parce qu'ensemble, en avançant pas à pas, on remet du sens, du lien et du mouvement dans nos vies.