- Speaker #0
Bienvenue sur Entre noue, le podcast des histoires qui nous relient. Ici, on parle des liens qui marquent, des rencontres qui bousculent, des histoires qui laissent une trace, de celles qui nous construisent et parfois nous réparent. Chaque invité raconte les rencontres, les moments qui l'ont guidé, bousculé ou transformé, ou pose un regard sur les liens qui nous unissent. Parce que comprendre ce qui nous relie, c'est aussi mieux comprendre ce qui nous construit. Des conversations qui donnent à entendre ce qui nous façonne, ce qui nous rassemble et ce qui nous fait avancer. Tu viens avec noue ? Bonjour Clara !
- Speaker #1
Hello, ça va ?
- Speaker #0
Ça va super, je suis vraiment ravie d'être avec toi aujourd'hui. On va parler de la comparaison aux autres, parce que du coup, entre nous, on traite les liens qu'on a les uns les autres, mais on peut aussi être bloqué justement par cette... ce lien avec les autres, cette comparaison, surtout à l'ère des réseaux sociaux. Et moi, je l'ai personnellement vécu pour Entre Nous, pour le lancement. Ça m'a retardée dans le lancement d'Entre Nous, parce que je n'avais pas l'impression d'être légitime. Une fois que je l'ai lancé, maintenant, je me compare aux autres. Je me rends compte aussi que dans les portraits que je peux partager de femmes inspirantes, ça peut potentiellement aussi être mal réceptionné, en tout cas pas réceptionné comme moi, je voudrais que ça soit. moi je voudrais que ce soit Vraiment moteur, inspirant. Donc j'aimerais bien qu'on traite tout ça ensemble aujourd'hui. Tu es préparatrice mentale pour les sportifs et pour les dirigeants et dirigeantes.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Donc est-ce que tu peux nous expliquer et nous expliquer en quoi ça consiste exactement ?
- Speaker #1
Alors du coup, effectivement, la préparation mentale, c'est un peu du coaching, oui. Mais pour moi, c'est un peu différent. C'est comment on va aller travailler ensemble les leviers internes, tes leviers internes à toi de performance. Parce qu'on part du principe que tu as beau avoir plein de skills, plein de compétences, Si au moment de les déployer, que ce soit côté sportif ou côté pro, tu es trop stressé, tu gères mal tes émotions, tu as peur, tu as des blocages, finalement, tu n'auras pas accès à toutes ces compétences. Donc, c'est comment on optimise, nous, nos leviers de performance interne pour aller vers la performance et la progression. Parce que ce n'est pas toujours que la perf, le chemin est important aussi.
- Speaker #0
Et tu n'as pas que des sportifs professionnels dans tes clients ?
- Speaker #1
Ah non, pas du tout. parce que je travaille vraiment, alors moi je me suis beaucoup nichée en crossfit, course à pied et trail. Maintenant je travaille aussi, par exemple en ce moment j'ai un basketteur, j'ai un tennisman, donc je fais aussi tout sport. Mais en tout cas, quoi qu'il en soit, même quand tu es ce qu'on va appeler amateur, tu vas rechercher la performance et la progression à ton niveau. Effectivement, je suis bien d'accord que ce n'est pas la même chose, ce n'est pas le même enjeu que quand tu es à Roland-Garros. En revanche, ça reste important pour toi. et parfois... On a des personnes qui sont même décorrélées du plaisir de leur sport, alors qu'ils sont amateurs, tellement ils se mettent de la pression, tellement en fait ils ont peur de quelque chose qu'ils n'arrivent pas à débloquer, tellement ils sont stressés avant une compétition, ils sont démotivés sur certaines choses, alors qu'en fait c'est un pilier de leur vie.
- Speaker #0
Et pour les dirigeants, ça s'articule plutôt autour de quel axe ?
- Speaker #1
Alors pour les dirigeants, on travaille beaucoup sur tout ce qui va être confiance en soi, estime de soi aussi, parce que c'est important si tu veux prendre des bonnes décisions, mais... Moi, je suis préparatrice mentale et je suis également certifiée en programmation neurolinguistique, donc en PNL. Et ça, c'est un outil, c'est un ensemble d'outils qui est vraiment formidable, qui permet d'aller travailler avec tout ce qui est logé dans l'inconscient, tout ce qui est bloqué dans l'inconscient. Parce que tu as ce dont tu es conscient, donc c'est déjà une bonne chose, et tu as tout ce qui, en fait, moi j'appelle ça la face un peu cachée, qui est dans l'inconscient, mais qui te bloque complètement ou qui te freine. Et avec les dirigeants d'entreprise, on va beaucoup exploiter ces leviers-là. Ça peut être même la peur de l'échec. C'est-à-dire que si je foire un lancement, c'est la fin de ma société. Donc, tiens, je ne vais pas faire ce lancement. Comme ça, au moins, on est sûr qu'on ne va pas rater. Ça peut être vraiment plein de choses comme ça. La gestion stress et émotions, bien sûr aussi, parce que si tu veux prendre les bonnes décisions et que tu te prends des up and down émotionnels à longueur de journée, ça sera peut-être moins efficace. Il y a énormément de leviers à travailler. Toujours pareil, levier interne de performance.
- Speaker #0
T'as aussi des... personnes qui n'ont ni objectif sportif et qui ne sont pas dirigeants qui viennent te voir ?
- Speaker #1
Alors, j'en ai certains. Ce n'est pas mon cœur de cible. Maintenant, si j'ai quelqu'un qui me sollicite, je le fais avec plaisir. Mais quand je vais communiquer, tu vois, sur Instagram, je communique pour les sportifs, sur LinkedIn pour les entreprises. Après, en entreprise, j'accompagne aussi sous forme soit de workshop, de conférence ou de formation les équipes. Tu vois, ça peut aussi être parce que quand tu es un commercial sur le terrain. Si tu manques de confiance en toi ou si tu te dis que de toute façon à chaque fois que tu vas prospecter, tu vas te prendre un mur, etc. Bah in fine, ton cerveau il va t'empêcher d'y aller vraiment, il va t'empêcher de déployer toutes tes compétences au moment où. Donc tu vois, c'est des leviers aussi qu'on peut bosser en collectif.
- Speaker #0
C'est super intéressant, je pense que... Ça peut être vraiment moteur, en fait. J'essaye de m'imaginer un peu les séances que tu peux faire et ça doit être hyper fort en collectif.
- Speaker #1
L'idée, c'est d'apporter à la fois de la théorie, un peu genre comment ça se passe dans ton cerveau. Alors, je ne suis pas neurologue, donc j'y vais avec des choses que je maîtrise. Mais comment ça se passe dans ton cerveau ? Pourquoi finalement ça t'empêche de ou ça te fait tomber dans ce cercle vicieux ? Et finalement, comment t'en sors, soit avec des outils de prépa mentale, soit avec des outils de PNL ? Comment tu sors de ce cercle vicieux ou de ce piège entre guillemets dans lequel tu es tombé ? Ton cerveau t'a fait tomber, ton inconscient t'avait tombé, pour justement aller chercher ta progression, ta performance.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que la comparaison aux autres est inévitable ?
- Speaker #1
Alors moi je pense que d'une certaine manière oui. Souvent c'est inconscient, c'est-à-dire qu'on se dit pas, on verbalise pas comme ça avec soi-même, tiens je suis en train de me comparer à telle personne. Parfois on le fait, mais parfois on le fait pas. C'est fait de manière inconsciente. On vient chercher à combler des besoins aussi, à se rassurer parfois, tu vois, à se dire... Alors soit à se rassurer, soit à se dire, ah ouais finalement je suis assez... « Ouais, finalement, je suis plutôt pas mal, je suis plutôt bon, je suis plutôt bonne, c'est cool. » Soit, à l'inverse, c'est la comparaison, on en parlera certainement après, mais qui va être plus toxique et qui va pouvoir amener à la démotivation. Mais en tout cas, je pense que quoi qu'il arrive, tout le monde se compare à un moment donné sur un volet de sa vie, même de manière inconsciente.
- Speaker #0
Et justement, oui, quand est-ce que ça devient toxique ? Parce que oui, la comparaison peut être moteur et savoir où on se situe, mais à quel moment ça devient vraiment toxique et ça peut te renfermer sur toi-même ?
- Speaker #1
Je ne sais pas s'il y a un moment où on peut se dire « Ah, ça y est, c'est le moment, c'est la case où » . Mais je pense que c'est à partir du moment où, finalement, le fait de te comparer, au lieu de t'apporter une source de motivation, tu vois, un carburant, un truc qui te dit « Ok, si cette personne, elle arrive à faire ça, moi aussi, je peux le faire. Qu'est-ce que je vais mettre en place pour y arriver ? » Ça, tu vois, pour moi, c'est la bonne comparaison, on va dire, la comparaison qui est boostante versus celle qui va être plus toxique, qui est en fait « Ah ben oui, cette personne, elle a ça, ben moi, je ne l'ai pas, ben moi, j'y arrive. » En fait, c'est là où tu vois tout ce que tu n'as pas. Et qu'au lieu de t'en servir encore une fois comme moteur, tu te mets dans un cercle de dévalorisation qui t'emmène à être démotivée, à être frustrée, peut-être même à perdre confiance en toi. Ou même à procrastiner, en gros. C'est souvent presque une excuse pour ne pas te mettre en action. Moi, je ne peux pas le faire, de toute façon. Viens, je le fais même. Viens, j'essaye même pas.
- Speaker #0
En fait, j'ai l'impression que quand tu t'en parles, la comparaison qu'on fait sur les autres... Ça parle plus de nous, en fait, plutôt que des autres, même.
- Speaker #1
Ah bah clairement.
- Speaker #0
C'est nos propres peurs, nos propres blocages, en fait. Ouais,
- Speaker #1
mais t'as tout dit. En fait, on vient comparer souvent sur nos insécurités profondes, sur nos besoins non comblés, sur là où on veut venir vérifier, comme je disais, est-ce qu'on est assez, pas assez, tu vois. Parfois, c'est même nos valeurs cachées. C'est des choses, on n'a parfois pas conscience que ça a autant d'importance dans notre vie. Et donc, du coup, on va se comparer sur ces leviers-là. Et parfois, on en a conscience que c'est important et on se compare, tu vois. Il y a une phrase que j'adore, que je t'ai citée en off, qui est de Mel Robbins. Mel Robbins, elle est à l'origine de la théorie qui s'appelle Let's M. Et elle a écrit un livre dessus qui est maintenant traduit en français, donc on peut lire plus facilement. D'ailleurs, je le conseille à tout le monde parce que, vraiment pour se libérer du regard des autres, pour se libérer de la comparaison, et puis aussi pour comprendre qu'en fait, la seule chose qu'on contrôle, c'est nous. C'est nous, nos réactions, nos paroles, etc. versus les autres. On ne les contrôle pas. Bref, sa phrase, je me permets de la lire parce que je ne l'ai pas prise par cœur, mais je l'adore, c'est « Les victoires d'autrui ne sont pas vos défaites » . Et en fait, je trouve que cette phrase, elle vaut tout un discours complet. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que quelqu'un réussit quelque chose que toi, tu échoues. C'est parce que toi, tu n'essayes pas que tu échoues ou que tu n'y arrives pas. ou que tu n'y es pas encore c'est parce que toi tu ne te donnes pas les moyens en fait je trouve que quand on se compare j'aime bien l'expliquer comme ça à mes clients c'est un peu comme si tu compares le devant de la scène de quelqu'un Donc ce qu'il veut bien montrer sur les réseaux sociaux ou ce qu'il veut bien te dire, tu vois, quand c'est quelqu'un que tu connais, avec tes propres coulisses. C'est-à-dire que toi, tu sais, tu connais tes échecs, tu connais tes doutes, tes peurs, tu sais tout ce que tu mets en place comme effort. Par contre, l'autre, tu vois que par exemple, même en sport, il a fait un nouveau record. Tu vois qu'un entrepreneur, il a fait tel chiffre d'affaires. Mais est-ce que tu sais combien il a fait de lancements foireux avant ? Est-ce que tu sais, le sportif, peut-être combien de compétitions il a raté ? Combien d'entraînements difficiles il a fait dont il ne te parle pas ? Combien de fois il n'a peut-être pas dormi la nuit pour quelque chose ? Non. Donc en fait, on compare deux choses qui ne sont même pas comparables. Et j'ai toujours un truc qui parait bateau parce qu'on le voit toujours, mais c'est en fait, c'est se comparer son soi d'aujourd'hui avec son soi d'hier, son soi du mois de l'année d'avant, tu vois. Parce que c'est ça la vraie source de comparaison, c'est notre progression à nous. Ça, c'est boostant. Ou alors tu te compares aux autres, encore une fois, mais tu l'utilises comme carburant et pas comme dévalorisation.
- Speaker #0
Oui, justement, j'avais vu dans ta newsletter que tu t'invitais à te comparer toi à ton toi d'il y a dix ans, par exemple, ou autre, et de voir cette progression. Qu'est-ce que tu n'étais pas et que tu es devenu ? Et qu'est-ce que tu peux encore devenir ? C'est peut-être ça. Donc ça, pour toi, c'est la définition de la comparaison qui peut vraiment être boostante.
- Speaker #1
Boostante, ouais, on le dit, boostante, ça se dit, ouais. Je pense que oui, déjà, ça peut être boostant parce que forcément, on voit son propre chemin et c'est hyper important. Ou encore une fois, je pense qu'il y a vraiment une possibilité de se sentir boostée en se comparant aux autres. Mais si on le fait, encore une fois, de la bonne manière et en se posant les bonnes questions, peut-être. et vraiment en s'en servant, je rincise dessus mais comme un carburant tu vois parce que quand tu restes, alors ça ça fait aussi partie de la confiance en soi, de l'estime de soi, de plein de choses c'est sûr que quand t'as très peu confiance en toi, en tes capacités et que tu vois quelqu'un qui fait x choses et que toi tu penses que c'est impossible pour toi parce que t'as pas vraiment conscience de tout ce que tu peux faire, de tout ton potentiel forcément ça va être beaucoup plus démotivant tu vois, et donc quand tu te compares je vais prendre l'exemple d'un sportif Bien sûr, il n'a peut-être pas encore le même chrono que X personnes. En revanche, c'est regarde ton chrono de l'année dernière, regarde ton chrono d'aujourd'hui. Alors, logiquement, il a évolué si tu t'entraînes correctement, s'il n'y a pas eu de blessure, s'il n'y a pas eu... Voilà, on est bien d'accord, mais OK, donc tu as progressé. OK, aujourd'hui, tu performes à ton niveau à toi, mais tu performes. Oui, tu n'es peut-être pas encore au niveau de telle élite ou de telle personne que tu vois sur Instagram, mais c'est aussi regarder... Vraiment, moi, je le dis et je le redis, sur les réseaux sociaux, il n'y a rien de pire. parce qu'on voit que ce qu'on veut montrer. Moi, je sais que souvent, en story, je mets mes entraînements de crossfit qui se passent mal aussi. C'est-à-dire que je dis quand j'ai kiffé, que j'ai fait un nouveau PR, etc. Mais je dis aussi la fois où j'avais la flemme, la fois où je n'ai pas réussi à faire un truc et que je me suis énervée, la fois où en crossfit, on dit beaucoup un mental de chips, genre un mental vraiment pourri. Je le dis. Pourquoi ? Parce que c'est trop facile de faire croire que tout va toujours bien. Pour moi, en tout cas, comparez-vous, oui, mais si ! vous y voyez un vrai moteur derrière.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure d'estime de soi et de confiance en soi. Quelle est la différence entre les deux ?
- Speaker #1
L'estime de soi, c'est plutôt au niveau vraiment de nos valeurs, de notre identité profonde, de qui on est. Et donc du coup, en général, l'estime de soi est beaucoup plus stable. Elle ne dépend pas de nos perfs et de nos résultats. Et la confiance en soi, c'est plutôt quelque chose qui se construit au fur et à mesure. Alors, l'estime de soi se construit aussi, mais en général, presque plus dans l'enfance, dans l'adolescence. Et la confiance en soi, c'est plutôt avoir confiance en nos capacités, en nos compétences. Et donc ça, c'est potentiellement un peu moins stable. Ça peut évoluer parce que si, par exemple, tu essuies plusieurs échecs d'affilée, tu vas peut-être pouvoir te dire « En fait, je ne sais pas faire. »
- Speaker #0
Mais tu peux manquer d'estime de toi, de soi aussi ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Parce que quand justement, tu as pas... En fait, quand tu te dis tout le temps « Ouais, je ne suis pas assez. » Le « je ne suis pas assez » , ça peut être « je ne suis pas assez » . bon pour avoir ce résultat. Donc ça peut être potentiellement cacher le manque de compétences que tu crois avoir, le manque de capacité à faire, mais ça peut être aussi je ne suis pas assez bien pour être aimée. Là, ça vient toucher à ton identité profonde. Et tu vois, typiquement, que ce soit en sport ou dans l'entreprenariat, moi, ce qui est hyper important, c'est de décorréler le résultat de l'identité. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que tu rates que tu es un raté. Tu vois un peu le lien qu'on fait. Et à partir du moment où tu arrives à décorréler ton résultat, de ton identité profonde, c'est pour ça que ton estime de toi-même est beaucoup plus stable parfois que la confiance. Mais quoi qu'il en soit, je pense, moi, alors tout le monde n'est pas d'accord avec ça, mais moi je pense que les deux sont quand même intimement liés à un moment donné. À mon sens, tu ne peux pas avoir une super confiance en toi si tu as zéro estime de toi. Ça reste mon avis, je n'ai pas lu d'études de neurosciences qui le prouvent ou je ne sais quoi, mais en tout cas de ce que j'ai pu aussi voir chez mes coachés, il y a un vrai lien entre les deux.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Toi, tu travailles sur les deux aspects.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. En fait, l'estime de soi, on va plutôt travailler sur tes valeurs. Donc, en gros, qu'est-ce qui te définit toi en tant que personne, tes moteurs profonds au quotidien ? On peut travailler aussi sur tes croyances limitantes, donc les fameux « je ne suis pas assez » , etc. On va vraiment travailler sur ça et sur la confiance en soi. C'est plutôt, on va aller revaloriser tes réussites passées, apprendre aussi, tu vois, t'apporter un peu plus de bienveillance, c'est-à-dire ne pas focaliser que sur tes fails, tes échecs. mais aussi arriver à valoriser ce que tu as fait de bien, même si c'était peut-être un peu plus minime sur le moment. Tu vois, ça s'est changé presque ça pour pouvoir se rendre compte de tout ce qu'on sait faire, en fait, finalement, et dont on n'a pas conscience. Parce que c'est toujours ça le problème, c'est le décalage entre ce qui est ancré dans notre inconscient et ce dont on a conscience.
- Speaker #0
Dans l'estime de soi, tu parlais de « je ne suis pas assez bien pour être aimée » , ça peut aussi être du coup la sensation de légitimité, « je ne suis pas assez bien, je ne suis pas légitime » . Comment est-ce qu'on peut sortir de cette logique de je ne mérite pas ma place ? Pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre ? Parce que moi, personnellement, c'est une question que vraiment je me suis posée avant de lancer Entre Nous. Parce qu'il y a des nanas qui font des podcasts, il y en a mille et tu en fais partie d'ailleurs, tu vois. Et je t'avais déjà vue d'ailleurs, avant Entre Nous, je t'avais dit. Ouais,
- Speaker #1
tu vois, comme quoi. Bon, on n'habite pas loin aussi, je pense que la proximité géographique aide aussi. Oui,
- Speaker #0
c'est sûr. Bon, ça ne m'a pas empêchée de lancer Entre Nous, tu vois. Mais je pense que d'une certaine façon, ça peut bloquer certaines fois ou ne pas aller au bout de tes projets. Donc, comment tu peux sortir de je ne mérite pas ma place, je ne suis pas légitime ?
- Speaker #1
Je pense que seul, suivant à quel niveau c'est ancré, à quelle profondeur, seul, ça peut être difficile de le faire. Moi, j'ai envie toujours de se poser la question, c'est-à-dire, pourquoi tu n'es pas légitime ? Qu'est-ce qui te manque pour être légitime ? De quoi tu as besoin pour te sentir légitime ? Tu vois, à lancer ton podcast, peu importe, à sentir que tu mérites ta place. Comment tu sais que tu n'es pas légitime ? Tu n'es pas légitime par rapport à qui ? Par rapport à quoi ? C'est un peu déjà par le questionnement de se dire, de mettre de la conscience sur ce qu'on ressent. Et après, effectivement... moi en accompagnement individuel, on va vraiment aller le travailler avec l'inconscient et de manière consciente en reprenant justement en disant ok peut-être que t'as jamais lancé de podcast, je suis d'accord pour reprendre ton exemple, parce que c'était un nouveau projet pour toi, ok mais quelles compétences tu peux venir mobiliser que t'as déjà eu dans ton background pour venir nourrir ton nouveau projet, pour venir te sentir plus légitime et aussi moi j'accompagne beaucoup de personnes qui me disent de toute façon je me sentirais légitime ou je me dirais que je suis à ma place quand j'aurais eu x retours clients Ok, mais en attendant, tu fais quoi ? Donc, tu ne communiques pas, tu te cages dans ton petit trou, mais donc finalement, tu es dans un cercle vicieux qui fait que tu n'auras pas de clients, etc. Donc, c'est comment aller chercher en soi à ancrer cette légitimité, en tout cas, à commencer à l'ancrer par soi-même et pour soi-même au-delà des autres. Tu vois, c'est un peu l'impact. Donc, c'est sûr que tout seul, de manière consciente, je suis d'accord, c'est un petit challenge. Je pense qu'on peut faire un travail, mais ce n'est plus challengeant. Mais vraiment, de base, c'est se poser la question, et la question, elle dérange. C'est comment tu sais que tu n'es pas légitime ? Et de quoi tu as besoin pour être légitime, pour te sentir légitime ? Et là, souvent, on se dit ben, Et puis, je te dis, quand tu te rends compte qu'en fait, finalement, oui, tu n'as jamais fait tel type de projet, tu n'as jamais fait tel type de compétition, OK, tu n'as jamais performé à tel niveau, OK, mais qu'est-ce que tu as déjà fait qui peut te servir ? Parce que forcément, à un moment donné, ou quelle qualité tu as en toi, quelle compétence tu as en toi, qui fait que toi, tu lances ton podcast, tu es quelqu'un de... Tu m'as l'air quelqu'un, en tout cas, de douce. hyper bienveillante, vraiment tournée vers les autres, c'est ce qui va faire aussi l'unicité de ton podcast et c'est ce qui va pouvoir porter un message. Donc peut-être que tu n'as jamais eu le côté technique du podcast, mais par contre, tu as un autre aspect que tu vas pouvoir mobiliser pour te démarquer et faire que, tu vois.
- Speaker #0
Et tu vois, ça, je pense que dans le recrutement, dans le monde de l'entreprise, ce n'est pas forcément trop pris en compte, tu vois, parce que moi, mes forces, je les puise aussi dans ma vie perso. dans les épreuves personnelles que j'ai pu avoir, que j'ai pu surmonter. Et ça, ça ne se valorise pas tellement dans le côté pro. C'est vraiment un peu hors sujet. Je ne suis même pas sûre que je le mettrais.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. Pour la bonne et simple raison, souvent, c'est qu'on n'est pas formé. Quand tu es à l'école, même quand tu fais des études supérieures, on n'est pas formé à utiliser nos propres leviers internes de performance. Toi, je dis toujours, on te forme par exemple à bien vendre, à bien manager, on te forme à bien compter, à bien être un bon ingénieur, etc. Mais on ne te forme pas à avoir confiance en toi, en tes capacités, en tes compétences, en qui tu es toi en fait. À aucun moment dans tes études, on te fait te poser en te disant « Ok, c'est quoi tes moteurs profonds dans la vie ? » Enfin alors, je dis à aucun, j'exagère un peu parce que maintenant, tu as des écoles privées qui ajoutent certains modules comme ça ou des intervenants. Et dans le monde de l'entreprise, ça arrive. Heureusement, de plus en plus maintenant, mais en tout cas, quand nous, on était à l'école, et même mes enfants encore, tu vois, j'ai mon fils, il a 13 ans, ma fille va avoir 10 ans. En fait, quand t'as une sale note, on t'engueule. On te dit pas, ok, de cette mauvaise note, qu'est-ce que tu vas apprendre comme expérience ?
- Speaker #0
Ouais, mais tu vois, moi, j'avais participé à un jury, et justement, la nana qui venait défendre son projet, elle avait introduit, en expliquant comment elle en était arrivée là... Et c'était par le fait, il me semble que c'était une rupture amoureuse, je ne sais plus. En tout cas, elle a expliqué qu'elle avait vécu une épreuve, qu'elle allait se faire aider, et que ça l'avait permis de se recentrer, de voir ses objectifs et d'y aller. Et moi, j'ai trouvé ça génial d'oser déjà le dire et puis de voir où ça l'amène. Par contre, quand on a débriefé avec les membres du jury, on avait des avis assez différents là-dessus. qu'est-ce qu'elle vient raconter sa vie perso enfin non on regarde pas ça nous on regarde que le projet et ben moi j'étais pas d'accord parce que j'avais l'impression de ressentir vraiment une vraie puissance en elle un vrai pourquoi et ça venait de ses tripes et moi ça me porte tu vois et je...
- Speaker #1
en fait je te regarde et je souris parce que je peux être que 100% d'accord avec toi parce qu'en plus derrière ce projet qu'elle vient soutenir ce projet il est porté par qui ? Par elle et donc ça veut dire que demain s'il est porté par Pierre, Paul ou Jacques Merci. Il ne sera pas porté de la même manière, il ne sera pas incarné de la même manière, il ne sera pas mis non plus en œuvre de la même manière. C'est-à-dire que, je prends l'exemple du podcast, ce qui est hyper parlant pour toi et moi, on a chacune un podcast. On n'a pas la même manière, déjà on n'envoie pas le même message, on n'a pas le même sujet, c'est une chose. Et la deuxième chose, c'est qu'on ne va pas l'incarner, toi et moi, de la même manière. Et il n'y a pas une manière qui est meilleure que l'autre. C'est-à-dire qu'il y a la manière qui te ressemble. Et de toute façon, à partir du moment où tu essayes, en tout cas surtout sur un projet entrepreneurial, à mon sens, à partir du moment où tu essayes d'incarner Un projet. qui n'est pas aligné avec toi et qui ne te ressemble pas et qui ne vient pas de tes tripes comme tu dis, en fait, tu envoies du bullshit à tout le monde et tu te bullshites toi-même en premier, je pense. Et il y a un jour ou l'autre où ça, excusez-moi, excusez-moi toute l'expression, mais où ça te pètera au visage. Il n'y a pas d'autre mot. Parce que c'est ce qui fait que tu es connecté à tes expériences, à tes moteurs profonds, etc., que tu peux porter un projet. Mais quel qu'il soit, si demain, on veut faire un enfant juste pour faire plaisir à quelqu'un, il y a un moment donné où ça ne fonctionne pas. Et là, je parle de quelque chose de très engageant, c'est faire un enfant. Mais le nombre de personnes, alors moi c'est pas des sujets que je traite, mais en tant que maman je le vois, le nombre de personnes qui font des enfants des fois pour les mauvaises raisons, pour sauver un coup, pour ci, pour ça, c'est pas un moteur profond de la vie. C'est pas je veux devenir maman, je veux devenir papa. Bon là, voilà, c'est une thématique plus perso. Mais moi, mon moteur profond de m'être mise à mon compte, j'ai quitté le confort du salariat, le confort d'un statut cadre, le confort qui allait avec tout ça, alors avec tous les inconvénients aussi, on est bien d'accord, parce que j'avais envie d'avoir cette liberté. de faire les choses comme je veux moi, comme je le décide moi, de gérer mon planning, etc. Et ça, c'est mon moteur profond. Quand je suis fatiguée, que je suis au bout du rouleau, qu'il y a peut-être un mois où je suis un peu inquiète pour mon chiffre ou je ne sais pas, peu importe, ce que ça peut arriver, je me reconnecte à ce moteur profond. Et bam, ça me repart sur ma bonne motivation parce que c'est connecté, tu vois. Donc, tout ça, j'ai fait un super long laïus. Tout ça pour dire que j'étais 100% raccord avec ton truc.
- Speaker #0
Avec toi !
- Speaker #1
J'aurais pu juste dire oui, ok.
- Speaker #0
Non, mais sinon, le podcast ferait 10 minutes. Et comment tu fais, vraiment, pratico-pratique, pour te reconnecter à ton moi profond ? Tu te poses, tu médites, tu fais quoi ?
- Speaker #1
Alors, je vais peut-être décevoir certains, je n'aime pas méditer. Oui, mais moi aussi, c'est pour ça que je te pose la question. Moi, j'adore la cohérence cardiaque, déjà. Donc ça, c'est un outil de respiration qui a été utilisé, entre autres, par les Navy Seals, etc., mais qui sont utilisés beaucoup par les sportifs de haut niveau. Il y a des applications pour ça qui sont gratuites d'ailleurs, ou des vidéos YouTube. Mais surtout, en fait, je pense que pour se reconnecter à son moi profond, et surtout à son moteur profond, à son vrai pourquoi, il faut déjà le connaître. Si tu ne connais pas ton vrai pourquoi, tu ne peux pas t'y reconnecter. Ça paraît même logique. Et moi, je dirais même, il y a le pourquoi et le pour plus loin quoi. Tu vois, des fois, la réponse ne peut pas être la même. Ça dépend des situations de chacun et de quelle sphère on parle. Mais première chose, demande-toi pourquoi tu as envie de le faire. Il y a tu peux te causer... poser même la question des 5 pourquoi, tu vois, si tu connais pas ton pourquoi. C'est par exemple, pourquoi j'ai envie d'être à mon compte ? Ben, parce que je veux la liberté de mon planning. Pourquoi tu veux la liberté de ton planning ? Parce que, voilà, pourquoi, non, non, non, et tu découles ça sur 5 fois, sur 5 questions. Et en général, du coup, tu vas arriver à quelque chose de beaucoup plus profond que ce que tu veux bien te dire à toi-même ou dire aux autres. Ça, c'est un truc que j'utilise bien et qu'on peut faire, alors, bon, avec une personne extérieure, on gratte un peu plus, tu sais, mais toi-même, on peut déjà le faire et tu l'écris. Alors, moi, j'aime beaucoup écrire. Pas des livres, je vous rassure. Enfin, je vous rassure, je ne sais pas, mais où je vous déçois peut-être. Il n'y aura pas de livre de ma part, mais j'adore écrire l'écriture intuitive. J'ai un carnet et je pose et je dépose tout ce que j'ai en tête chaque jour. Et ça, tu vois, quand j'ai besoin de me reconnecter à mon moteur, à mon pourquoi je fais certaines choses. Tu vois, même maintenant, je fais cinq séances de CrossFit par semaine. Il y a des fois, je suis vraiment crevée. Mais pourquoi je le fais ? Ce n'est pas juste parce que c'est parce que j'ai envie de me sentir bien dans mon corps. C'est parce que ça me permet d'évacuer. aussi mentalement tout ce que j'ai besoin d'évacuer parce que ça me permet d'aller chercher le dépassement de soi qui est pour moi hyper important dans ma vie parce que, parce que, parce que et des fois j'ai la flemme et je prends deux secondes et j'écris pourquoi je vais aller m'entraîner aujourd'hui c'est tout bête parce que j'ai envie de mettre ma tenue de sport que je kiffe parce que ma fille va le faire avec moi et ça va être trop cool parce qu'aujourd'hui j'ai envie de me libérer la tête peu importe tu vois après il n'y a pas de recette miracle Merci.
- Speaker #0
ça à chacun de trouver comment faire mais vraiment la base c'est déjà de savoir pourquoi on veut faire les choses et tant que t'es dans l'écriture c'était quoi les 3 kiff par jour ça s'était sorti à une époque est-ce que se noter les 3 fiertés par
- Speaker #1
jour ça peut être aussi un bon outil je le préconise à tous mes coachés quand on parle de confiance et ou d'estime de soi ou juste de positivité en fait il faut comprendre un truc c'est que malheureusement notre cerveau en priorité il va aller valoriser Merci. Tout ce qui est négatif, il va aller valoriser tout ce qu'on n'a pas fait, tout ce qu'on n'a pas réussi à finir, etc. Donc c'est à nous d'aller mettre de la conscience sur nos réussites, sur ce qu'on a bien aimé. Le nombre de fois où le soir tu te couches en te disant « la journée était pourrie, il faisait pas beau, j'ai pas fini ça, en plus je devais faire la vaisselle, j'ai pas fini, n'importe quoi » . Mais est-ce qu'à un moment donné, on prend ne serait-ce que trois minutes pour... Alors moi oui je le fais maintenant, je le faisais pas avant, je suis d'accord, mais... Prenez juste 3 minutes de votre temps le soir pour vous poser et écrire « Je me suis bu un super bon cappuccino, c'était trop cool, 5 minutes sur mon canapé, ça peut être ça. » « Quand il fait beau, je l'ai bu en terrasse, 10 minutes, ça m'a fait du bien. » « J'ai joué avec mon enfant, j'ai juste chillé sur le canapé, ça peut être aussi ça. » Peu importe, 3 choses, soit que vous avez réussi, soit 3 choses que vous avez bien aimé ou un petit mélange. Et alors tu t'endors. sur du positif, donc tu t'endors mieux, déjà, et il faut savoir que, je pense que tout le monde maintenant l'a un peu entendu, mais dans la nuit, notre inconscient il travaille beaucoup. Donc si tu t'endors sur du positif, tu te réveilleras forcément avec un élan beaucoup plus positif que si t'as passé ta nuit inconsciemment à ruminer tout ce qui était pourri de ta journée et que t'as pas réussi.
- Speaker #0
Tu préconises aussi de le faire avec les enfants ?
- Speaker #1
Alors, ouais. Honnêtement, mes enfants ne le font pas assez. Je suis presque les cordonniers plus mal chaussés. Mais ouais, moi, en fait, j'essaye de leur dire Parce que des fois, alors mon fils, par exemple, tu vois, clairement, il est en pleine adolescence, il a 13 ans. Une fois sur deux, il rentre dans la voiture. Alors, je ne vais pas le faire dans le micro si fort, mais c'est comme ça. Il râle, il lève les yeux au ciel. Et je lui dis, ça a été ta journée ? Bref. OK, qu'est-ce qui était quand même cool ? Bref, de toute façon, j'ai eu maths. OK, d'accord, mais tu as eu maths. Mais dans ta journée, il n'y avait rien eu de cool ? Ah si, j'ai eu sport, c'était cool, j'ai eu ça. Et puis, à la récré, on a joué au foot avec les copains et j'ai mangé des burgers à la cantine. Je dis, n'importe quoi, tu vois. Eh bien, en fait... tout de suite tu remarques que ça switch alors chez un ado je suis d'accord des fois ça re-switch dans l'autre sens très rapidement mais en tout cas tu te rends compte de ça donc ça peut être sans écrire pour un enfant ça peut être le moment de partage à table aussi tu vois en famille du genre qu'est-ce que t'as bien aimé aujourd'hui dans ta journée ou qu'est-ce que t'as bien réussi qu'est-ce qui était cool en fait pour toi aujourd'hui il n'y a pas de risque de tomber dans la positivité tu sais ton...
- Speaker #0
C'est un terme qu'on entend de plus en plus, la positivité toxique.
- Speaker #1
Je pense que notre cerveau, il est tellement câblé à voir le négatif qu'on tombe dans le positif. Puis moi, je dis... Le but, c'est pas le monde des bisounours. Désolée pour ceux qui sont plus jeunes et qui n'ont pas la ref, mais on n'est pas dans le monde des bisounours. Mais c'est simplement qu'encore une fois, comme inconsciemment, on voit beaucoup plus le négatif que le positif, c'est à nous de ramener de la conscience sur le positif. Puis même finalement, si tu tombes dans trop de positivité, et à partir de quand, c'est trop. Et si t'es trop positif, c'est quoi le problème ? On ne viendra jamais quelqu'un qui... Enfin, il ne faut jamais dire jamais, mais on aura toujours des problèmes dans notre vie, on aura toujours des choses à régler, etc. Des échecs qui nous arrivent, des tuiles, tu vois, des tuiles de la vie, entre guillemets. Mais c'est ta perception à ça et comment tu rebondis derrière qui va faire ta force finalement. Et que ça soit dans la vie perso, pro ou sportive. C'est oui, il m'arrive ça, mais comment derrière je rebondis ? Comment je m'en sers finalement ? Encore une fois, comme moteur, comme la comparaison, c'est qu'est-ce que j'ai appris de cette expérience ? Qu'est-ce que je vais faire différemment la prochaine fois ? Et qu'est-ce que je referai de la même manière ? Qu'est-ce que j'ai quand même bien fait malgré tout ça ? Et là, tu vois, ça te permet d'avancer. Donc oui, on peut tomber dans un truc de trop de positivité. Mais je pense qu'il va falloir y aller quand même un sacré bout de temps pour que ce soit trop.
- Speaker #0
Et quelle erreur tu vois le plus souvent chez les personnes qui poursuivent un objectif trop grand, trop ambitieux ?
- Speaker #1
c'est ça que c'est qu'il est trop ambitieux non mais on a rien contre le fait bien sûr des objectifs ambitieux je demande pas à ce que vous ayez des objectifs qui vous portent pas mais justement faut que cet objectif ambitieux il porte le problème c'est que est-ce qu'il est ambitieux ou est-ce qu'il est trop ambitieux car déjà moi je mets juste une question là dessus on parle toujours des objectifs smart tu vois dans le bien sûr il faut que ce soit mesurable il faut que ce soit atteignable il faut que etc ça c'est que ce soit spécifique on va pas reprendre toutes les lettres mais l'idée c'est ça Merci. En revanche, il faut aussi que l'objectif soit motivant et qu'il parle au cerveau. Donc pour ça, c'est hyper important d'avoir à la fois un objectif de résultat, mais aussi, enfin moi ce que je conseille en tout cas, c'est un objectif qui est décorrélé du résultat, donc un objectif plaisir, un objectif kiff, dans le chemin en gros, et un objectif de progression.
- Speaker #0
Comme ça, si le résultat n'est pas à la hauteur de nos espérances, on n'a pas atteint cet objectif, on peut quand même valoriser qu'on a atteint quelque chose d'autre, soit le plaisir, soit la progression. Typiquement, dans une compétition, on peut ne pas faire le podium comme on avait prévu, mais on peut avoir kiffé l'ambiance sur place, ou alors, tiens, la compétition était au bord de la mer, c'était trop bien, le lendemain, j'ai profité de la plage. Et ça peut être, oui, je n'ai pas fait le podium, mais par contre, je vais prendre un exemple de crossfit, mais par contre J'ai fait un nouveau PR, donc Personal Record. Désolée, j'ai un anglais pourri. Mais en gros, j'ai fait un nouveau record sur telle ou telle barre ou sur tel mouvement. Peu importe. Donc, c'est vraiment aller chercher ça. Et ça, ça évite de tomber dans des boucles qui sont beaucoup trop de démotivation, de frustration. Et l'autre chose, c'est que quand on a un objectif qui est trop ambitieux ou parfois un peu trop lointain, on va dire, pour le cerveau, c'est un peu comme si... J'adore ce truc. Moi, j'adore la montagne. J'adore cette image. C'est comme si... je te mets en bas de la montagne et je te dis ok go, maintenant tu montes, t'as 10 km de rando et en haut c'est cool je te dis juste ça, bah tu vas peut-être y aller mais tu vas dire par où je passe, puis à un moment donné peut-être que tu vas avoir chaud, tu vas être démotivé si maintenant je te dis ok go, il y a 10 km de randonnée tu verras au bout de 3 km le spot des marmottes il est génial, après à mi-chemin il y a un petit endroit, tu verras il y a une cascade, c'est magnifique, il y a un super point de vue et quand on arrive en haut, tu vas avoir un super pique-nique vu sur un beau lac, etc. Bon, désolé pour ceux qui n'aiment pas la rando, mais vous aurez bien compris l'image. Ton cerveau, il sait par quelle étape il va passer. Et à chaque fois que tu atteins une étape, parce que le sommet, il est loin, tu peux célébrer, tu peux cocher ta to-do liste, si on veut revenir sur du plus concret. Et donc, du coup, qu'est-ce qui se passe ? À chaque fois que tu célèbres ou que tu atteins une micro-étape, shoot de dopamine au niveau du cerveau, système de la récompense qui s'active. Et donc là, ton cerveau, il a envie d'y retourner. C'est genre, waouh ! On a réussi un truc, mais viens, on va encore plus loin. Alors que si ton objectif, donc là, je sors de la montagne, je reviens dans le vrai, ton objectif, c'est juste faire, je ne sais pas, moi, plus 30% de chiffre d'affaires l'année prochaine. Ok, mais on passe par quelle étape ? Comment on fait ça ? C'est limite comme si... En fait, le cerveau, c'est comme un GPS, mais il a besoin d'indications claires pour aller au bon endroit. Tu dis à ton... Tu mets dans ton GPS « Emmène-moi à Paris » . Si tu voulais t'arrêter dans un super endroit au passage, il ne le sait pas, il ne t'y emmènera pas. Et il ne t'emmènera certainement pas dans le bon arrondissement. Là, c'est un peu pareil pour le cerveau. Il a besoin d'une direction claire, mais surtout de micro-étapes pour avoir ce shoot de dopamine dont on est tous complètement addicts, pour ça qu'on scrolle en permanence, pour y retourner encore derrière et continuer, continuer à aller jusqu'à cet objectif qui est plus lointain. Et là, du coup, en faisant ça, c'est des petites choses, mais là, tu peux vraiment optimiser ta motivation, même si tu rencontres des échecs en chemin.
- Speaker #1
Et justement, tu as un exemple d'une personne que tu as accompagnée et qui a complètement changé son rapport à la comparaison via ton accompagnement.
- Speaker #0
J'en ai plein, mais je vais prendre la dernière en date. C'est une crossfiteuse que j'ai accompagnée qui, en fait, à chaque fois que quelqu'un faisait des super bars, en gros, donc en haltérophilie, en fait, la seule chose qu'elle se disait, c'est soit elle se disait... Non, elle se disait deux choses. Soit elle se disait, j'arriverai jamais à faire la même barre. Donc, en gros, c'est perdu d'avance sur une compète où... même à l'entraînement du genre moi j'y arriverai pas ça sert à rien ou alors elle se disait on m'attend au tournant donc là c'est comparaison limite regard des autres et en fait on l'a beaucoup travaillé de manière consciente et inconsciente encore une fois et en fait la dernière fois elle me dit enfin si on fait la séance bilan puis elle me dit j'ai fait une compète et tout j'ai même pas regardé la ligne d'à côté parce qu'ils sont en ligne en fait souvent j'ai même pas regardé la ligne d'à côté et elle me dit tu sais quoi j'étais tellement focus sur ma barre Donc elle a fait son ancrage de confiance qu'on avait fait. Elle a vraiment, tu vois, travaillé son dialogue intérieur. Elle s'est dit, OK, cette barre, je sais que je l'ai, j'en suis capable, je vais la faire, etc. Au lieu de regarder en fait à côté et se dire, elle a déjà plus de poids. Finalement, elle a ce qu'on appelle cyclé plus de barres. Et donc finalement, elle a été première en fait sur ce WOD, donc cette partie de la compétition. Et elle me dit, mais ça, j'aurais été incapable de le faire avant. Elle me dit, toutes les deux secondes, j'aurais ziotté à côté. Et en fait, je me serais laissée parasiter. par le dialogue intérieur qui aurait été négatif, qui aurait été relié à ça. Enfin, c'est bingo, j'adore ce genre de retour.
- Speaker #1
Et toi, malgré le fait que tu sois vraiment ancrée, que tu connaisses bien, que tu saches où tu en es et tout ça, est-ce que ça t'arrive parfois d'être parasité quand même encore par des réflexes peut-être ? Et où tu dois te reprendre un peu ?
- Speaker #0
Alors, pour être honnête, moins maintenant que c'est mon job. Mais ça m'arrivait beaucoup, beaucoup dans ma vie d'avant. Parce qu'avant, j'étais directrice d'agence immobilière. Donc aujourd'hui, je ne dis pas que ça ne m'arrive plus du tout. Mais franchement, je n'ai même pas un exemple en tête. Parce qu'en général, dès que je commence à me comparer, je switch tout de suite. Tu vois, c'est comme si j'avais un bouton qui s'allumait. Enfin, j'appuie sur un bouton. Et comme si dans la foulée, je rappuyais sur le bouton off. C'est genre OK. On recentre et c'est OK. Par contre, dans mon ancienne vie, comme je dis, c'était devenu pour moi... une source d'angoisse et même j'en faisais même des crises d'angoisse à l'époque je voyais en fait tu vois sur les réseaux sociaux les nanas qui avaient des postes à responsabilité comme moi qui étaient maman et où t'avais l'impression qu'elles passaient plein de temps super de qualité avec leurs enfants et que moi j'y arrivais plus je me disais mais franchement mais je suis complètement nulle qu'est-ce que moi j'arrive pas à faire qu'elles arrivent à faire pour concilier les deux où j'envoyais d'autres des confrères qui avaient l'air de faire des chiffres d'affaires énormes. Et je me disais, mais attends, pourquoi, par exemple, moi, on est passé à côté de cette vente, et pourquoi là, j'ai perdu quelqu'un de mon équipe qui est parti, et pourquoi ? Mais en fait, parce que je voyais que ce que je voulais voir, ou ce que je ne voulais pas voir, ou peu importe, et que ce que les autres voulaient bien montrer aussi, tu vois. Et ouais, mais ça, c'est vraiment... On peut même, je suis en train de penser, même, l'imaginer comme ça. Moi, ça me dit comme ça, mais tu vois, je me dis, si quelqu'un, à un moment, tu te compares, imaginez ce bouton que tu tournes ou ce bouton on off, ce qui te parle le plus, mais dire OK, tiens, je suis en train de voir. OK, viens, je gradue un peu moins, je tourne un peu le bouton dans l'autre sens et je recentre un peu sur moi et se dire ça, c'est un truc vachement de panel, mais c'est vraiment plus je tourne le bouton sur la gauche. plus je me ressens sur moi et sur mon propre parcours. Tu vois, ça peut être comme un petit ancrage qui peut bien aider au moment où on sent, nous, de manière consciente, qu'on est en train de partir.
- Speaker #1
Et je le disais en intro, mais tu vois, d'entre nous, moi, je partage des parcours de... de femmes, si tu trouves que c'est que des femmes, inspirants, qui ont parfois eu des mêmes des détours de parcours ou autres, mais qui excellent. Moi, je les trouve hyper puissantes. Mais je ne suis pas certaine que ça soit reçu comme moi je voudrais que ça le soit. Quelle est la différence entre admirer quelqu'un et envier quelqu'un ?
- Speaker #0
Pour moi, si tu veux l'admirer, c'est se dire « Waouh ! » C'est génial ce que cette personne, elle fait ou ce qu'elle a. Genre, je veux la même chose. Ou pas, parce que d'ailleurs, on peut admirer sans vouloir la même chose. Mais en tout cas, dire « Waouh, je trouve ça hyper stimulant de voir qu'une maman peut monter sa société tout en gérant sa vie de famille, par exemple. » j'adore l'idée, tu vois, là t'admires envier, pour moi, alors encore une fois c'est pas la définition du dictionnaire Larousse, mais pour moi envier c'est être beaucoup plus dans la jalousie, dans le cette personne elle a ça et moi je l'ai pas, ou cette personne elle fait ça et moi je peux pas et encore une fois, bien souvent on voit pas le chemin et surtout on voit pas, par exemple, derrière une réussite tu vois, peut-être, ou derrière un chemin qui pourrait être inspirant en fait on est plus dans l'envie, pourquoi ? Parce que On ne conscientise pas non plus que derrière chaque réussite, il y a eu de la motivation, il y a eu de la discipline, il y a eu parfois peut-être même des sacrifices qui sont faits. Aucun athlète de haut niveau. Dans mon podcast, par contre, j'ai reçu, j'ai reçu différents types de personnes, mais à la même fois, j'ai reçu Trévor, qui est donc voléeur et qui a fait les JO de Paris et les JO de Tokyo. Et en fait, on parlait un peu de la face cachée du sport haut niveau. Il dit, moi, ma famille, parce qu'il joue à l'étranger, en club, il dit, moi, ma famille, je la vois une fois par an. Donc ouais, tu vois que cool, il part en voyage, il part à droite, à gauche, il est peut-être adulé, il a des sponsors, il a des trucs gratuits, c'est trop bien, etc. Mais est-ce que tu vois à quel point il n'a pas forcément une vie amoureuse stable parfois ? À quel point il voit ses parents, son frère, etc. qu'une fois dans l'année, à quel point il peut louper peut-être même un mariage, une fête de famille importante parce qu'il est engagé contractuellement ? Donc je pense que envier et admirer, c'est vraiment ça. On peut... Être sensible au parcours de la réussite de quelqu'un, mais encore une fois, c'est comme la comparaison, je pense. C'est comment je m'en sers pour servir mes propres objectifs, mes propres motivations. Qu'est-ce que cette personne, elle arrive à faire ? Ok, c'est ça. Moi, je veux la même chose. Qu'est-ce que je fais à partir d'aujourd'hui pour essayer d'avoir la même chose ? D'arriver au même résultat, ou en tout cas à quelque chose qui va avec ce que je veux, parce qu'on ne veut pas toujours la même chose que l'autre. Mais la différence est là. Encore une fois, ce n'est pas la définition du Larousse.
- Speaker #1
Donc du coup, de ce que tu en dis, on peut quand même vraiment être profondément heureux pour la réussite de quelqu'un.
- Speaker #0
Je pense. En tout cas, c'est ma vision et ma perception. En revanche, pour l'être, encore une fois, de mon point de vue, il faut avoir un minimum de confiance et d'estime de soi, arriver à valoriser ce qu'on a, pas juste focaliser sur ce qu'on n'a pas encore. Et ça, c'est toujours le problème quand on voit la réussite de quelqu'un. C'est qu'encore une fois, on voit tout ce qu'il a et ce qu'on n'a pas. Et puis, on voit aussi ce que la personne veut montrer. C'est toujours pareil. Ça, on y revient. Mais pour moi, c'est vraiment possible. Mais c'est se concentrer sur son propre chemin.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que selon toi, il y a un lien entre la confiance en soi et la qualité de nos relations ?
- Speaker #0
Ah bah, 100%. Enfin, pour moi, clairement. Parce que la confiance en soi, et d'ailleurs aussi l'estime de soi, fait qu'on va... communiquer de manière différente avec les gens, qu'on va interagir, réagir d'une manière différente, qu'on va peut-être oser poser ses limites d'une autre manière, potentiellement même qu'on ne va pas attirer les mêmes personnes. C'est ça aussi. Et tu vois, c'est oser être soi-même. Le nombre de personnes qu'on peut rencontrer, ou même dans nos amis ou autres, où tu sais qu'à certains moments, ils agissent derrière un espèce de masque ou une carapace, c'est ça aussi. C'est moins tu oses être toi-même dans tes relations. moins ta relation peut être vraie. Mais quelle qu'elle soit, que ce soit pro, perso, peu importe. Pour moi, il y a un lien qui est hyper fort entre notre confiance en nous et nos relations. C'est aussi, comme je disais, attirer les bonnes personnes. En général, quand on... Encore une fois, je ne suis pas thérapeute, mais je te prends l'exemple qu'on connaît un peu tous. Par exemple, quand tu as une très faible estime de toi ou même confiance en toi, potentiellement, tu vas peut-être attirer des personnes qui vont peut-être un peu moins te respecter, un petit peu plus prendre le lead sur la relation. à certains ça peut correspondre, on est bien d'accord mais à d'autres on se persuade que ça nous correspond c'est mettre tes besoins de côté peut-être c'est ne pas oser dire, bah non tiens moi j'ai envie de faire ça parce que t'oses pas le faire, tu te dis ouais mais si je peut-être, je sais pas, j'ai une cliente qui me dit le soir et qui me dit oui mais si je dis que j'ai pas envie d'aller au restaurant le jour là bah il va être déçu et puis je dis bah quel est le problème s'il est déçu bah ouais mais si je le déçois plusieurs fois quoi ? enfin tu vois bon je vais pas dévoiler tout le truc mais on voit bien l'idée du cheminement qu'il peut y avoir Si je le déçois plusieurs fois, peut-être que quoi ? OK, la fin de sa pensée, c'était peut-être qu'il va se dire que je ne suis pas assez intéressante, que je ne suis pas assez drôle et que finalement, je le saoule et qu'il ira trouver quelqu'un d'autre. Bon, là, j'ai parlé de la vie perso, mais ça marche sur toutes les relations. À partir du moment où tu es dans une relation professionnelle et que tu ne poses pas tes limites, ton propre cadre, alors je suis d'accord, quand tu es employé, tu ne fais pas ta loi au boulot non plus, mais c'est aussi à certains moments, oser dire non, quand ça sort vraiment de notre cadre. Et ça, ce n'est pas toujours évident de le faire. Et encore moins quand on n'a pas forcément confiance en soi ou pas une bonne estime de soi.
- Speaker #1
Et c'est fou parce qu'on arrive plus facilement à le faire pour les autres que pour soi-même.
- Speaker #0
Ah bah clairement. En fait, c'est plus simple. C'est pour ça que des fois, je conseille à mes coachers, je ne leur demande pas de devenir complètement fous, mais c'est ce qu'on appelle en PNL la dissociation. Donc en gros, c'est sortir de son propre corps, de sa propre tête et s'observer soi-même. Et à ce moment-là, moi j'ai le choix de se parler comme si on parlait à un copain ou à une copine, ou à quelqu'un qu'on aime. On est les premiers à s'auto-maltraiter avec ce qu'on se dit de soi-même, avec notre propre jugement de nous-mêmes, etc. Si demain, t'as quelqu'un qui te dit « oui, ben, je me suis engueulée avec mon copain, je pense que demain, il va me quitter » . Tu vas lui dire « Ouais, t'as raison, il va te quitter. De toute façon, t'es tellement nul que c'est sûr qu'il va te quitter. » J'ai pris un exemple perso, mais ça peut être un exemple pro du genre « Ouais, j'ai raté cette négociation client. Franchement, je suis tellement nul. C'est sûr, il n'y a aucun client qui va se... » signer avec moi. Maintenant, toi, tu te dis ça. Si un copain ou une copine te dit ça, tu vas pas lui dire t'es nulle, vas-y, rentre chez toi, va dormir. Non. Mais non, t'es pas nulle, ça peut arriver à tout le monde de rater un truc. Attends, c'est certain, repose-toi un petit coup ce soir, tu verras demain, tu vas repartir sur des meilleures bases. Enfin, peu importe. Donc voilà, je pense que vraiment, pour revenir au chemin du départ, je pense vraiment que c'est le socle.
- Speaker #1
On commence doucement à arriver sur la fin. Quel conseil tu donnerais à quelqu'un qui a l'impression de ne pas être assez ?
- Speaker #0
Presque comme le conseil de « tu ne mérites pas ta place » . Tu n'es pas assez par rapport à qui ? Par rapport à quoi ? Comment tu sauras que t'es assez ? Comment tu vas déterminer que t'es assez ? Je ne sais pas quoi, quel est l'adjectif que tu veux mettre ? Et finalement, si tu étais assez, ça te permettrait de faire quoi de plus ? Et à l'inverse, qu'est-ce que ça t'empêche de faire ? Le fait de ne pas être assez. Et puis aussi, t'es pas assez par rapport aux yeux de qui ? Qu'est-ce que tu veux prouver en étant plus, par exemple ? C'est presque aller chercher, encore une fois, tout seul c'est compliqué, mais d'aller chercher quelle est la peur ou le besoin Cacher derrière ce pas assez. Parce qu'il y en a forcément une et il y a un truc qui est plus profond que juste je ne suis pas assez quelque chose. Est-ce que c'est le besoin d'être aimé ? Est-ce que c'est la peur d'être rejeté ? Il y a plein de choses. C'est d'aller creuser ça. Je pense que le conseil, c'est de ne pas rester dans cette situation. C'est de trouver la personne que vous avez envie qui vous accompagne. Ça peut être moi, oui bien sûr, mais ça peut être aussi un ou une thérapeute, ça peut être une hypnothérapeute. En tout cas, c'est de trouver une personne. Qui va pouvoir vous aider à sortir de ça, parce que c'est ne pas se trouver assez, il faut quand même vraiment être conscient qu'en général, c'est quelque chose qui nous bouffe de l'intérieur, même inconsciemment, encore une fois, on ne se dit pas, tiens, je me bouffe parce que je ne me trouve pas assez quelque chose, mais c'est quelque chose qui vient grappiller de notre énergie mentale, physique, et surtout nous empêcher de faire plein de choses. Donc c'est le moment de reprendre un peu le pouvoir sur notre vie, sur nous-mêmes, sans exagérer, mais de se remettre soi-même au milieu de l'équation. Je pense hyper important. Tout se travailler. Je pense que c'est vraiment le truc clé. C'est de prendre conscience qu'on peut travailler sur tout ce qui nous freine. Simplement, il faut à un moment donné se motiver à le faire. Se dire, ok, moi j'en ai marre. Ça me saoule, ça me fait perdre trop de temps, d'énergie, d'opportunités. Je veux que ça change.
- Speaker #1
Qu'est-ce que t'aimerais que les auditeurs et auditrices de cet épisode retiennent ?
- Speaker #0
Valorisez vos petits pas, valorisez chaque étape que vous passez. Franchement, je trouve que c'est valoriser ce que vous faites de bien. Bien sûr, retravaillez vos échecs. Vous pouvez aussi trouver vos axes d'amélioration, ce que vous voudriez faire différemment la prochaine fois. Mais c'est vraiment ça en fait, c'est de mettre de la conscience sur notre propre valeur. Et là, quand je parle de notre propre valeur, c'est vraiment compétence, qualité, etc. Encore une fois, plutôt que de focaliser sur tout ce qu'on n'a pas. C'est mettre de la conscience sur ce qu'on a aussi. Et peut-être même que les autres n'ont pas. On est toujours en train de focaliser sur « Ah bah oui, elle est maman, elle a le temps, elle est maman, elle a de la chance. » Alors que des mamans se disent « Ah bah, elle n'a pas d'enfant, elle a le temps de faire plein de trucs. » J'exagère un peu, mais c'est toujours un petit peu ça. Donc c'est vraiment se concentrer sur nous-mêmes, sur ce qu'on a envie d'avoir, et surtout de ne pas oublier. Et ça, c'est Serena Williams qui le dit, donc la tennis woman même, j'allais dire tennisman, la confiance vient du travail, toujours. Donc travaillez-le. Vous voulez quelque chose, allez le chercher. Restez pas assis en attendant que ça vous tombe tout qui dans le bec. Voilà ce que je dirais pour conclure.
- Speaker #1
La conclusion est toute trouvée. Merci beaucoup. Merci beaucoup Clara pour ces mots. C'était très inspirant et très puissant. Merci vraiment infiniment. Vous pouvez retrouver cet épisode sur toutes les plateformes d'écoute et sur Youtube. Nous on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. A bientôt !