Speaker #0Bienvenue dans le podcast Entre pattes et petits pas, qui est dédié à la cohabitation entre votre chien et votre famille. Vous êtes parent et vous partagez votre quotidien avec un chien. Vous vous posez des questions sur ses comportements, les interactions avec vos enfants, ou encore la manière de prévenir les tensions et les accidents, et bien vous êtes au bon endroit. Je suis Marion, éducatrice et comportementaliste canon, spécialisée dans les familles avec enfants. Je suis également maman d'une petite fille, et nous vivons avec Chopper, un chien sensible avec qui ça n'a pas toujours été facile. A travers ce podcast, je vous partage des conseils pratiques, des clés de compréhension sur la communication canine et des solutions pour un quotidien serein. Chaque épisode aborde des thématiques concrètes. Parce que chaque famille est unique, Entre Pâtes et Petits Pas nous aide à construire une cohabitation harmonieuse basée sur le respect et la bienveillance. Bonne écoute ! Bienvenue dans ce dixième épisode de Entre Pâtes et Petits Pas, je suis trop contente de l'enregistrer, je prends un grand plaisir à construire ces épisodes avec vous. C'est vrai que je m'inspire beaucoup des rendez-vous, des questions que vous me posez, de vos besoins aussi, et vraiment je suis contente. Je n'avais pas d'objectif au début, c'était vraiment une façon pour moi très simple et très amusante de vous partager des informations, des connaissances, et pour moi aussi d'apprendre parce que c'est un format qui est assez récent pour moi. Et voilà, donc merci beaucoup d'être là et en tout cas j'ai hâte de continuer l'aventure avec vous. Alors aujourd'hui, on va aider nos enfants à découvrir le chien autrement. Pour résumer un petit peu, enfin pour faire une intro un peu résumée, c'est tout simplement que je rencontre beaucoup de personnes en entretien, en rendez-vous, qui sont tristes quand je leur dis que le contact physique et le câlin, c'est pas forcément la première chose, la chose la plus idéale pour construire un lien durable. de confiance et de sécurité entre un chien et un enfant, ou avec des adultes. En fait, pour nous, c'est très naturel d'avoir des contacts physiques, de faire des câlins, mais pour le chien, pas du tout. Ça, on va le voir dans cet épisode. Et donc, je me suis dit que ce serait bien d'en parler parce qu'on m'a déjà posé la question. Pourquoi ? Donc, comme j'ai répondu en rendez-vous, j'aimerais vous le partager aujourd'hui parce que quand une personne a une question, il y en a sûrement d'autres qui en ont aussi. Et donc voilà, je me suis dit que ce serait assez sympa de faire un épisode là-dessus aujourd'hui. Alors chez l'humain, le toucher c'est une façon de montrer aussi qu'on aime. Ça fait partie de notre patrimoine génétique, c'est comme ça qu'on explore le monde aussi dès la naissance. On a besoin de manipuler avec nos mains, on caline pour assurer, on peut aussi faire des câlins pour dire bonjour ou pour montrer à quelqu'un qu'on y tient. Mais chez le chien en fait le toucher ça a une autre signification. Ce n'est pas ancré chez lui comme une forme de... Il ne va pas faire des câlins pour montrer qu'il aime. Ça ne fait pas partie de sa communication. Donc dans cet épisode, j'aimerais bien qu'on voit les différences fondamentales entre nos mondes sensoriels. Ça, c'est ce que j'explique aussi dans mon atelier pour comprendre le chien. Et donc on vit sur la même terre, sur la même planète. Mais chien et humain, même si on est très proche, on vit les choses différemment. Et même entre humains, on peut faire une différence sensorielle entre différents humains. Et donc j'aimerais bien vous expliquer pourquoi il ne suffit pas de dire à un enfant de ne pas toucher le chien, parce que souvent on le dit parce que c'est la règle d'or, et en fait on ne répond pas aux besoins de l'enfant, on ne l'apprend pas à comprendre, on ne l'accompagne même pas dans la découverte et l'apprentissage du chien. Donc c'est pour ça aussi qu'on rencontre beaucoup d'enfants qui n'ont pas forcément de chien avec eux à la maison, qui vont vouloir tout le temps attraper les chiens, les toucher, parce qu'en fait ce n'est pas une façon de désobéir pour eux. C'est un besoin de découverte. Et donc si on peut leur apporter toutes les clés autrement qu'en touchant et en caressant un chien bien vivant, on a tout à y gagner. Donc je vais vous donner cinq idées concrètes, il y en a plein des idées. N'hésitez pas si vous en avez d'autres que celles que je vous expose dans cet épisode. Je pourrais très bien refaire un autre épisode un peu plus pratique, pratico-pratique, pour vous donner des petites idées comme ça que vous m'avez partagées. Et puis on va voir comment l'adapter aussi à chaque tranche d'âge pour faire découvrir le chien. sans contact physique imposé, tout en respectant les besoins des enfants et ceux des chiens aussi. Donc je viens de l'expliquer brièvement, c'est qu'on vit dans deux mondes sensoriels très différents, avec des besoins différents. Même si chien et humain on est très très proche pour beaucoup de choses, on peut être très éloigné, très différent pour d'autres choses. On vit dans le même monde, je prends souvent l'exemple du bâton, du bout de bois, qui n'a pas du tout la même utilité, la même signification pour les chiens et les humains. C'est valable pour plein d'autres choses. Ici, pour tout ce qui est tactile, câlins et les papouilles, comme j'aime bien les appeler, pour l'humain, c'est vraiment quelque chose qui est naturel. C'est inné, on en a besoin et ça nous sécurise, ça nous réconforte. On peut montrer aussi à l'autre personne qu'on a une certaine affection. C'est aussi un système exploratoire pour les enfants qui est très important. On les voit bien jouer avec plein de choses, attraper tout ce qu'ils peuvent avec les mains. C'est une façon de découvrir le monde. Pour le chien, lui, il n'a pas besoin de toucher. Son sens principal, ça va être l'odorat, le sens olfactif. Après, il y a tout ce qui est auditif et de communiquer avec son corps. Quand un chien nous montre qu'il est heureux d'être avec nous, il va nous montrer avec sa façon de se tenir. Il y a des chiens qui vont venir se coller à nous, mais ce n'est pas forcément des demandes de câlins. Donc ça ne fait pas partie de leur champ lexical. Et c'est comme le bisou. On voit beaucoup de chiens qui vont lécher le visage des enfants. On pense que ce sont des bisous parce qu'avec nos yeux d'humain et notre langage à nous, nous on le fait parce qu'on peut faire des bisous comme ça. Mais pour le chien, ça ne fait pas partie de sa communication. Et ça, on y reviendra aussi dans un autre épisode où je vais parler justement de ce fameux bisou. Je pense que je vais le publier en septembre. Donc quand on prend en compte ces deux mondes sensoriels qui sont très différents, on finit par réaliser quand même que quand on est dans une situation où on a un enfant qui va venir coller le chien, le manipuler, lui faire des câlins, lui tirer les poils, pour découvrir, parce que c'est pas méchant, c'est vraiment une découverte, on peut avoir une incompatibilité par rapport au chien, qui pour lui en fait ça peut être une intrusion, et ça peut créer des malentendus et des tensions. A l'inverse, dire à un enfant ne touche pas le chien, ne fait pas ci, ne fait pas ça, Ou laisse le tranquille, même si je sais que ça part d'une bonne attention parce qu'on a conscience que ça peut être dangereux ou que ça peut déranger le chien tout simplement. Mais ça ne va pas rendre service à l'enfant non plus. Ça va être très frustrant pour lui et il va de toute façon chercher à découvrir parce que le chien fait partie de notre environnement, fait partie de notre société. Et donc c'est important pour lui d'aller chercher le contact et de connaître cet animal, cette chose qui bouge un petit peu et qui est assez mystérieuse. Donc l'enfant a ce besoin de découvrir. vraiment, que ce soit pour son développement cognitif, l'exploration de son environnement et son développement, c'est très important pour lui. Donc juste lui dire, lui demander d'obéir à cette règle de ne pas toucher un chien, c'est lui demander de ne pas partir à la découverte d'un être qui vit auprès de nous en permanence. Et en fait notre rôle ce n'est pas de bloquer cet apprentissage, mais c'est de l'accompagner et de guider en canalisant et en proposant d'autres manières de faire pour lui montrer aussi qu'on peut créer des relations. avec d'autres espèces sans forcément les toucher, et surtout en apprenant aussi que d'autres espèces qui vivent avec nous ne sont pas pareilles que nous, et ont besoin qu'on les écoute, qu'on les observe, et qu'on respecte aussi leur façon de fonctionner. Je pense que vous l'aurez deviné, ça rentre aussi dans la catégorie de l'apprentissage à la différence, à la tolérance aussi des autres, et de prendre du recul quand on veut faire quelque chose, c'est pas parce que c'est ok pour nous que c'est forcément ok pour l'autre. Donc c'est parti pour les 5 idées pour faire découvrir le chien à nos enfants sans qu'il y ait forcément de contact. Comme d'habitude, je rappelle que là je fais des généralités. Tout dépend des individus dans le foyer ou en dehors du foyer, que ce soit chien et humain. Donc vraiment si vous avez des questions, n'hésitez pas à venir. Je ne peux pas faire du cas par cas sur les épisodes de podcast. Donc la première façon qu'on va pouvoir utiliser, c'est dès la naissance en fait. C'est le fait d'observer et de nommer les comportements du chien. Bien sûr, ça va évoluer avec l'âge. On va commencer très simplement. Déjà, quand un bébé est là, donc un bébé forcément jusqu'à... dès les 3-4 mois, on peut commencer à observer le chien, à lui montrer que le chien fait dodo, le chien est en train de manger. Et petit à petit, en fait, on va développer en allant un petit peu plus loin. Par exemple, le chien s'éloigne, c'est qu'il n'est pas d'accord, ou le chien vient demander un câlin. Là, il a très envie d'un câlin, il le montre clairement, donc on peut faire un petit câlin. Ce qui est important, c'est qu'au tout début, à partir du moment où un enfant peut se tenir assis sur nos genoux, on peut commencer à mettre en place des petits contacts physiques avec un chien vivant. Je vous dis ça parce qu'après, il y a une autre astuce que je vais vous donner en deuxième point. Mais ce qu'on peut faire, c'est mettre notre enfant sur nos genoux, prendre la main de notre enfant et caresser le chien si le chien vient nous demander une caresse. tout en observant les signaux de communication. Et tant que c'est ok, c'est de caresser le chien et d'arrêter assez rapidement de lui redemander pour lui redemander son autorisation. Donc ça, ça peut être aussi une façon de lui faire découvrir. Mais par contre, ce qui va être super intéressant, c'est de commencer par l'observation, nommer les comportements, nommer les émotions et vraiment développer ça. Donc au début, on part sur des choses répétées. On ne demande pas à un enfant de 6 mois qu'on prenne tout ce qu'on dit, mais c'est quelque chose qu'on va ancrer au fur et à mesure. Et donc il va être de plus en plus compris avec la maturité. Donc c'est vraiment la répétition, de nommer ce que fait le chien, de mettre du vocabulaire sur les émotions, sur les comportements. Vers les 2-3 ans, on va pouvoir commencer vraiment à mettre en place des choses simples comme les oreilles en arrière, tout ce qui est signaux de communication du chien. Un chien qui détourne la tête, c'est un chien qui n'est pas d'accord. et donc voilà, de vraiment passer Tous ces petits signaux au cri, mais des choses très simples pour un enfant de 3 à 4 ans. Et à 5 ans, comme ça, on va pouvoir développer un petit peu plus l'analyse en mettant des choses en place. En tout cas, vraiment l'observation et de pouvoir nommer, ça va aider pour l'enfant à enrichir son vocabulaire, sa capacité d'attention et d'observation, et son empathie. Le chien est un être qui est différent de nous, mais c'est un être qui est auprès de nous au quotidien, très souvent. Et ça permet de comprendre qu'on est différent, ça permet d'être plus indulgent et de pouvoir comprendre la différence. Et je répète encore un truc important, c'est l'empathie. On est différent et on peut aussi se dire que l'autre n'est pas forcément ok pour quelque chose que moi j'ai envie de faire. Pour le chien, ce qui va être génial avec cette partie d'observation, c'est que lui on va pouvoir respecter du coup son espace, ses besoins. On va pouvoir respecter aussi ses... signaux de communication et un chien qui se sent compris, c'est un chien qui se sent bien il va pouvoir se déplacer tranquillement parce qu'un enfant qui peut observer, mettre des mots et comprendre les choses il a peut-être envie de continuer ce jeu là il n'a pas forcément envie d'aller vers le chien puisqu'on répond à un de ses besoins à distance Ensuite, la deuxième idée, c'est de proposer une peluche, une marionnette. En général, je l'appelle la peluche à câlins, parce que l'enfant a besoin de toucher, il a besoin de ce contact physique. On le voit au quotidien, on le voit aussi sur les chiens, le besoin d'attraper les poils, de les tirer, de les toucher, d'aller dans le sens du poil à contresens. Et donc, c'est vraiment super intéressant de voir ça chez les enfants. Et on ne peut pas simplement se contenter de leur dire de ne pas toucher le chien parce qu'on les empêche en fait de découvrir quelque chose qui peut être super important et intéressant pour eux. Donc le fait de prendre une peluche, ça peut rediriger un besoin de câlin, un besoin de toucher. On a des peluches aujourd'hui qui sont faites dans plein de matières, de poils différents, de plein de textures différentes. On a aussi des livres, mais ça je vous en parlerai tout à l'heure. on a vraiment Avec cette peluche, on peut avoir différentes tailles, différentes formes de chiens, différentes couleurs, différentes textures. C'est super intéressant pour un enfant qui a besoin de toucher, de comprendre. En plus, c'est très proche du vrai poil du chien pour des peluches qui sont bien faites. Ça peut canaliser son besoin de contact par rapport à un chien qui est vivant. Ça peut aussi commencer à introduire le soin et l'imitation. Parce que des fois, les enfants nous voient faire des choses, caresser le chien, lui le brosser. lui couper les griffes et tout ça. Un enfant a envie, en tout cas très jeune, de nous imiter. Et ça peut être très intéressant de faire ça à plusieurs. Donc un enfant sur sa peluche et puis nous sur le chien vivant, bien sûr dans les bonnes conditions. Un enfant peut aussi du coup, avec une peluche, être rassuré. Parce qu'on voit au niveau des doudous, c'est vraiment très rassurant pour un enfant. Ça peut aussi lui permettre d'exprimer des émotions. Ça peut lui permettre de s'exprimer tout court. par le jeu avec une peluche. Par la suite, en grandissant, on peut mettre en place des jeux sur le chien avec tout ce qui est consentement, tout ce qui est aussi les approches, la communication canine. On peut se servir de cette peluche pour pouvoir apprendre plein de choses à nos enfants quand ils vont grandir. Donc la peluche, elle est adaptée à partir de la naissance, mais à la naissance, ce sera plutôt des doudous adaptés. Et ensuite, vers les deux ans... des 2 ans jusqu'à 5-6 ans, je sais que ça fonctionne très très bien. Après les 6 ans, les enfants ont tendance à les laisser un peu de côté, mais donc il faut profiter de cette fenêtre des 2 à 6 ans pour pouvoir utiliser cette peluche qui peut servir à plein de choses super intéressantes. En troisième idée, on a les histoires sur le chien. Alors attention, je mets en garde un petit peu par rapport à tout ce qui est histoire, dessin animé, livre. et les jeux avec des animaux qui sont représentés et qui vivent comme des humains. Parce que là, on est en plein dans l'anthropomorphisme. Alors je ne dis pas que ce n'est pas bien et qu'il faut complètement l'éviter. Ma fille est la première à regarder plein de dessins animés avec des animaux qui vivent comme nous. Mais il faut vraiment, c'est là où c'est important aussi de commencer à leur expliquer que ce n'est pas la vraie vie. C'est important de compléter ça avec des choses très réelles qui font partie de notre monde réel, qui est vraiment le chien. Pour tous les animaux même, c'est important de leur enseigner, que ce soit avec des livres, des livres à super bien pour les tout petits, avec des poils des animaux qui sont dessinés, donc simplement les nommer et pouvoir les toucher, voir les différentes couleurs. Il y a aussi tout ce qui est dessin animé qui peuvent être intéressants pour les enfants, ça peut être aussi des petits reportages à partir du moment où les enfants ont l'âge de regarder des écrans, on peut faire des dessins. aussi pour pouvoir reproduire l'animal, le vrai animal qu'on a autour de nous. Alors pour l'enfant, c'est super parce qu'on va intégrer le chien, qui est un être vivant avec des émotions aussi, qui n'est pas un jouet, qui n'est pas un humain, mais qui vit beaucoup de choses comme nous au quotidien. Ça va lui faire aussi découvrir les bases du langage canin, parce qu'on a des jolis livres ou même des cartes qui décrivent le langage canin. Et donc en fonction de l'âge, on peut comme ça évoluer avoir des livres de plus en plus complexes et parfois on peut avoir des livres qui sont super sympas sur le comportement du chien adapté aux enfants et aux familles. Si vous avez besoin de références, n'hésitez pas à me demander, j'en ai pas mal en stock. Tout ce qui va être livre, c'est très tôt, parce qu'on a des livres cartonnés, avec des livres cartonnés texturés. Et à partir de 3 ans, quand on peut avoir quelques écrans de temps en temps, ça peut être intéressant aussi de montrer des documentaires. Alors... Pareil, les documentaires, il faut peut-être les regarder à l'avance pour voir si c'est à jour. Mais il y a plein de choses qui apprennent à nos enfants qui est le chien, comment il fonctionne, et avec peut-être un peu plus de détails. Et ensuite, jusqu'à l'adolescence, si les enfants ne se passionnent pas pour le chien, ce n'est pas grave, mais c'est tout simplement les bases. Ensuite, on a les jeux d'observation. Alors là, ça va être utilisé un petit peu plus tard, quand on aura déjà décrypté le chien. Le chien quand il dort, quand le chien est content, quand le chien n'est pas content, comment il le montre ? Donc ça on l'aura dit, on l'aura répété. L'enfant aura plutôt appris ça de façon passive. Et ensuite on peut mettre en place des jeux super intéressants. On peut inventer nos règles du jeu aussi. Que ce soit, comme je l'ai dit tout à l'heure, avec des cartes et les signaux de communication. On peut inventer des jeux de société comme ça. On peut aussi... Tout simplement, dans la rue, quand on croise des chiens, le premier qui a compris ou qui a réussi à savoir si le chien est d'accord ou pas, ou s'il est bien dans ses pattes ou pas, suivant si le chien baille, s'il détourne le regard, s'il est détendu, s'il est tendu, ça peut être intéressant de mettre tous ces jeux-là en place parce que du coup, on va encore une fois enrichir le vocabulaire par rapport au chien. Ça va permettre de pouvoir encore travailler l'observation, d'affiner parce que la communication canine, c'est de l'entraînement. En plus, en fonction des chiens... si on les connaît et si on ne les connaît pas, ça va aussi changer en fonction des chiens. Donc vraiment apprendre à nos enfants à les observer parce qu'on peut en croiser dans la rue. Je sais que par exemple à l'école de ma fille, il y a beaucoup de chiens qui passent devant les clôtures de la cour de l'école et il y a beaucoup d'enfants qui ne se rendent pas compte et même d'humains, de propriétaires de chiens qui approchent leurs chiens. Il peut y avoir des risques et pour le bien-être du chien aussi c'est important de le prendre en compte. Donc on peut mettre en place des jeux d'observation, nommer par exemple les signaux de communication du chien. L'avantage là-dedans pour le chien, c'est qu'il va être compris, il aura de l'espace, parce que comme l'enfant aura fait de la découverte par le toucher, grâce aux peluches et aux livres texturés, grâce au fait d'avoir des jeux d'observation à distance, ça peut être super intéressant justement pour le chien, parce qu'il va se sentir compris, il va avoir aussi l'espace nécessaire. Donc peut-être qu'on aura justement, enfin c'est là où on a la plupart du temps des relations entre chien et enfant qui sont très qualitatives. Je vois par exemple avec ma fille, c'est très rare qu'elle fasse un câlin à un autre chien. Si maintenant elle est sur le canapé et que Chopper vient se poser auprès d'elle, il n'y a pas de main qui va venir caresser le chien. Elle est très heureuse, elle est très contente parce que le fait que Chopper vienne se coller à elle, c'est un signe de confiance, c'est un signe d'affection. Donc c'est là où je veux en venir avec cet épisode. Donc pour tous ces jeux d'observation, ça peut être à partir de 4-5 ans. En général, c'est plus facile pour les enfants entre 6 et 12 ans, tout simplement parce que le vocabulaire est plus enrichi, il y a plus de choses à dire, plus de facilité à observer et aussi à comprendre les choses. Et ensuite, le dernier point, un point très très très important, qui là va vraiment introduire par rapport au test, par rapport à l'empathie et par rapport au consentement, on en parle beaucoup dans notre société, au quotidien. de respecter les autres et de se faire respecter aussi. Et pour les chiens, c'est pareil. J'en parle tout le temps. C'est le test du consentement. Et je pense que c'est une base essentielle à apprendre à nos enfants. Ils sont vraiment capables. Et je pense que les enfants ont vraiment cette envie de bien faire vers l'âge de 5-6 ans et jusqu'à adulte. Moi, je le fais en permanence avec Chopper. C'est le test du consentement. Le test du consentement, c'est simplement de proposer au chien de faire un câlin. Mais on ne va pas lui proposer n'importe comment. Je pense qu'on voit tous le chien qui vient mendier à table, nous soulever le bras pour pouvoir avoir un morceau de fromage. Et bien là c'est pareil, on va apprendre au chien à nous demander le câlin. Il y a des chiens qui l'ont déjà appris, qui savent déjà le faire. Le problème là-dedans c'est que souvent on va leur dire à ce moment-là, laisse-moi tranquille, j'ai pas envie de te faire de câlin. Ou tout simplement on va leur faire le câlin. Mais on va pas regarder par la suite s'ils sont ok pour continuer ce câlin-là, parce qu'ils ont le droit de changer d'avis. Et puis souvent on voit aussi entre ces moments de demande de la part du chien, On va aussi aller caresser notre chien sans leur proposer de nous dire si c'est oui ou non. Donc le test du consentement, on va proposer au chien de nous dire si c'est ok ou pas pour lui, simplement en avançant notre main vers lui. Ou alors, il y a d'autres façons de faire. Je sais que moi par exemple, j'écarte un petit peu les mains et je vois s'il vient se mettre entre mes deux mains ou pas. Si mon chien vient me demander le câlin, des fois ça peut arriver aussi qu'il montre l'endroit où il veut être caressé, c'est ok. si mon chien détourne la tête ou ne vient même pas. se coller à ma main, c'est que c'est pas ok pour lui. Je n'insiste pas, c'est non. Et même quand mon chien a dit que c'était ok pour lui, de temps en temps, régulièrement, je vais enlever ma main, je vais arrêter de le caresser pour lui redemander si c'est toujours ok. Parce qu'il y a des chiens qui n'osent même plus partir parce qu'ils ont appris à devoir rester sur place. C'est du conditionnement. Donc c'est bien aussi d'observer régulièrement si c'est toujours ok pour le chien. Et pour les enfants, on peut leur apprendre ça, on peut leur montrer. Et donc le fait d'utiliser ce consentement en tant qu'adulte, on peut l'apprendre à nos enfants très facilement vers 4-5 ans. Ils sont vraiment motivés en général quand on leur parle de bienveillance, de voir si le chien est d'accord. C'est comme pour eux, c'est une question de respect, de patience et d'être à l'écoute aussi des autres. Ça développe aussi le fait d'être, la coopération avec l'autre, le fait d'être responsable de ce qu'on fait. Pour le chien, ça répond à son besoin de choix, de pouvoir faire des choix, de pouvoir dire quand il est d'accord, quand il ne l'est pas. Il peut s'éloigner quand il le souhaite. Donc il y a beaucoup de chiens qui, en apprenant à avoir le choix, vont venir demander plus régulièrement parce qu'ils savent que si à un moment donné, ils ont envie de partir, ils peuvent le faire. S'ils n'ont pas envie de câlin, on va le respecter. Et pour un enfant, le test du consentement, ça peut être très intéressant pour eux, du fait de, comme je le disais, de pouvoir être à l'initiative de quelque chose, de pouvoir aussi apprendre à accepter le non, et de pouvoir l'enseigner aussi à leurs copains, copines. Donc pour l'apprendre simplement à un enfant, c'est jetant la main, si le chien vient me réclamer un câlin, je le touche doucement, puis j'arrête, et si le chien revient, je peux continuer. S'il s'éloigne, je respecte. Et j'arrête. Donc voilà, c'est vraiment des règles simples. On peut le faire sous forme de comptine aussi pour les petits, ça peut être marrant. Voilà, c'est vraiment très très simple, mais c'est dur comme réflexe au quotidien. Nous, on le met en place depuis quelques années avec Chopper. Maintenant, c'est ancré et ça a mis un peu de temps. Donc pour conclure, ce qu'il faut retenir de cet épisode, alors c'est pas parce qu'on dit non à un contact physique qu'on dit non à la relation avec un chien, entre chien et enfant. Je vois beaucoup de parents déçus quand je leur dis qu'on doit limiter au maximum le contact physique, mais il y a plein de choses qui rentrent en compte, et bien au contraire. Un chien qui va se sentir respecté, qui va avoir beaucoup d'espace, c'est un chien qui va peut-être venir beaucoup coller votre enfant, et c'est votre enfant qui va râler parce que le chien vient le coller trop souvent. En tout cas, en accompagnant votre enfant, ça l'aide à observer, à comprendre, à respecter le chien, et ça lui offre une vraie clé pour construire sa relation avec son chien. et donc ça peut être super enrichissant. On va retenir trois choses assez importantes. C'est que le monde sensoriel du chien est différent du nôtre et donc c'est important qu'on l'écoute et qu'on observe, pas avec nos yeux d'humain mais en se mettant un petit peu plus à sa place. Ensuite, interdire à un enfant, ça peut être très frustrant, surtout quand ça ne répond pas à son besoin de découverte et d'apprentissage. Donc plutôt que d'interdire, on va l'accompagner et on va le guider. Ensuite, il existe aussi des alternatives, celles qu'on a vues ensemble. qui sont très accessibles, qui peuvent évoluer en fonction de l'âge des enfants, qui apprennent aussi la bienveillance pour tout le monde, que ce soit pour nos enfants, pour d'autres enfants, d'autres adultes et pour nos animaux. Et ça permet de faire découvrir le chien autrement. Donc je vous invite aujourd'hui vraiment à apprendre à vos enfants cet aspect de respect et aussi surtout de ne pas forcément toucher et de dire que le lien peut se faire autrement qu'en touchant. C'est la fin de notre épisode, j'espère qu'il vous a plu. Je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée et à bientôt. Si cet épisode vous a aidé ou inspiré, n'oubliez pas de vous abonner, de laisser un avis et de le partager autour de vous. Votre soutien me permet d'aider encore plus de familles. A bientôt !