Speaker #0Bienvenue dans le podcast Entre pattes et petits pas, qui est dédié à la cohabitation entre votre chien et votre famille. Vous êtes parent et vous partagez votre quotidien avec un chien. Vous vous posez des questions sur ses comportements, les interactions avec vos enfants, ou encore la manière de prévenir les tensions et les accidents, et bien vous êtes au bon endroit. Je suis Marion, éducatrice et comportementaliste canon, spécialisée dans les familles avec enfants. Je suis également maman d'une petite fille, et nous vivons avec Chopper, un chien sensible avec qui ça n'a pas toujours été facile. A travers ce podcast, je vous partage des conseils pratiques, des clés de compréhension sur la communication canine et des solutions pour un quotidien serein. Chaque épisode aborde des thématiques concrètes. Parce que chaque famille est unique, entre pâtes et petits pas, vous aide à construire une cohabitation harmonieuse basée sur le respect et la bienveillance. Bonne écoute ! Hello et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. Alors on arrive à la fin des vacances scolaires, j'espère que tout se passe bien, toujours pour vous. En tout cas on arrive près de la rentrée avec la petite puce, le petit coeur qui va bientôt arriver en grande section. Le temps passe un peu trop vite, je ne sais pas vous mais en tout cas je ne vois pas le temps passer. Voilà, c'était la petite parenthèse perso. Donc aujourd'hui je vous accueille dans ce nouvel épisode avec un sujet qui sera plus axé ou totalement axé au comportement, éducation, canine. On va parler du besoin de sécurité chez le chien. On sait qu'il y a la pyramide de Maslow, qui, pour les humains en tout cas, qui reprend tous les besoins fondamentaux des humains. Et on en voit des copies qui ont été faites pour les chiens, parce qu'en fait on se ressemble énormément. On est des mammifères. Et donc on peut voir beaucoup de choses similaires. Et donc aujourd'hui on va vraiment se concentrer sur le besoin de sécurité. Alors pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'en fait c'est un besoin fondamental qui est très mal compris et qui conditionne beaucoup de comportements gênants aujourd'hui dans notre société. Et donc je voulais vraiment aborder le sujet et vous expliquer en fait comment concrètement on peut aider nos chiens à se sentir mieux ou à se sentir bien. Donc pour faire le petit tour de ces besoins fondamentaux, sachant qu'en fait les besoins fondamentaux ce sont les piliers pour avoir un chien bien dans ses pattes, je voulais juste aussi faire une petite parenthèse sur le fait que je vais faire des généralités. On dit souvent qu'un besoin, parce que si vous arrivez à vous imaginer la pyramide de Maslow ou allez voir, mettez sur pause et allez voir sur internet si vous ne savez pas, mais en tout cas on a des étages et à chaque étage en fait on a un groupe, enfin un groupe principal de besoins à combler et on dit souvent que si un groupe n'est pas, si on n'a pas répondu à certains besoins, on ne peut pas accéder à l'étage du dessus. Alors ça, c'est un peu remis en question parce qu'en fait, ça dépend des individus, ça dépend des moments et des contextes. Et donc, en fait, on se rend compte que là, c'est beaucoup de généralité parce que tout est important. Mais en fonction des individus, pour donner un exemple concret, on parle tout le temps du besoin de dépenses physiques chez les chiens. Il y a des chiens, on dit, c'est en moyenne trois balades par jour, une heure et demie. Mais il y a des chiens qui sont en incapacité, peut-être que se promener, ça leur fait mal. Il y a des chiens qui préfèrent... faire d'autres choses que d'aller se promener. Et voilà, donc trop promener un chien qui n'aime pas ça, ce n'est pas répondre à son besoin. Par contre, un chien qui n'est pas assez promené, alors que lui, il a besoin de deux heures dans la journée, si on le promène une heure parce qu'on a dit que c'était la bonne moyenne, ce n'est pas bon non plus, ça ne répond pas à son besoin. Deuxième exemple concret, le besoin social des chiens, le fait de côtoyer des congénères, il y a des chiens qui n'aiment pas. pas forcément qu'ils ne sont pas à l'aise avec leurs congénères, que ce soit pour une question de génétique, je mets des gros guillemets sur la génétique, mais sur les expériences vécues et tout ça, ça peut ne plus donner envie à un chien de côtoyer des congénères. Et donc si on part du principe, et si on écoute à la lettre la règle d'un chien doit côtoyer des congénères, si on veut répondre à ce besoin-là, enfin si on imagine y répondre en mettant un chien en permanence en contact avec n'importe quel congénère, en disant ça répond à son besoin, peut-être que pas du tout, au contraire. Là, je vais vraiment parler de généralité. Après, ce qui est important, c'est de voir au cas par cas. C'était la petite parenthèse, je la referme. Donc, pourquoi le besoin de sécurité ? Je l'ai dit tout à l'heure, c'est parce qu'en fait, c'est un besoin qui aujourd'hui... Il y a beaucoup de choses qui sont dites là-dessus, qui amènent à des erreurs, et donc on a des chiens qui se sentent beaucoup en insécurité, parce que dans ce besoin-là, c'est un gros groupe, avec plusieurs sous-catégories, et donc ça englobe plein de choses, ce besoin de sécurité, qui peut mener à des comportements gênants, agressifs. On voit de plus en plus de chiens dans ces situations-là, parce que dans notre société, qui n'est déjà pas très adaptée pour eux, c'est un besoin auquel on ne prête pas attention. pas assez. Je pense que c'est un des besoins auxquels on répond le moins. J'entends beaucoup parler des besoins physiologiques. Ça, c'est ok. La plupart des chiens que je côtoie et que je suis sont bien nourris. Voilà, ça, c'est respecté. Besoin physique, assez aussi. Un peu moins quand même, mais on a quand même pas mal de gens sensibilisés à ce sujet-là. Mais par contre, le besoin de sécurité, c'est un gros brouillard. Voilà. Donc, aujourd'hui, je voulais apporter un petit peu de lumière par rapport à ça. Pour faire le parallèle avec nous les humains, on sait que quand on se sent en insécurité, la vie est très difficile. On peut être méfiant, on peut avoir des comportements d'agression disproportionnés par rapport aux situations vécues, on peut être tendu en permanence et tout ça c'est pas bon, que ce soit pour le corps à l'intérieur, je parle de tout ce qui se passe à l'intérieur, le fonctionnement du corps c'est pas bon, par rapport aux hormones qu'on va sécréter, c'est pas bon non plus par rapport aux comportements qu'on va pouvoir émettre pour l'entourage mais pour nous aussi. Et donc de vivre ça au quotidien, c'est très difficile. On en parle de plus en plus pour les humains, mais c'est une réalité aujourd'hui pour nos chiens. Et donc je trouve que c'est important que ce soit pour le bien-être du chien, pour notre sécurité, et tout simplement pour qu'on puisse vivre ensemble de façon sereine au quotidien. Donc on va décomposer ce besoin de sécurité en 4 petites sous-parties. Donc dans ces sous-parties, j'en ai sélectionné 4. Donc il va y avoir la confiance, la compagnie, la communication et le choix. Donc le chien a besoin de faire confiance, parce que quand on fait confiance, on se sent en sécurité, ça va de pair. Et donc il a besoin d'avoir confiance en ses humains, en son environnement, en ses routines quotidiennes, si on peut appeler ça comme ça. Alors oui, certaines personnes ont peur de mettre des routines quotidiennes en place, tout simplement parce qu'on se dit le jour où il y a un imprévu, le chien ça va être horrible pour lui. Alors oui, ça peut créer du stress, mais ça peut créer un peu d'inconfort, ça peut créer de la frustration. Mais tout simplement, c'est des choses qui font partie de la vie. On ne peut pas enlever tous ces sentiments-là et toutes ces émotions à nos chiens. Par contre, de répéter de l'imprévu en permanence, ça, ça crée du stress permanent. Un chien ne peut pas savoir quand il va manger, ne sait pas quand il va sortir, ne sait pas quel congénère il va avoir, d'avoir tout le temps des surprises en permanence. En fait, on ne peut pas s'attendre à quoi que ce soit. Et donc ça, ça crée plus d'insécurité qu'autre chose, contrairement à ce qu'on pense. Nous, en tant qu'humains aussi, on a besoin de routines, on a besoin d'avoir des rythmes assez réguliers. Encore une fois, il y a des nuances en fonction de certains humains. Il y en a qui vont avoir besoin de routines, d'autres qui ont besoin de plus d'aventures et d'imprévus, mais ça c'est un choix. Le chien n'a pas ce choix-là. Donc, en tant que mammifère très proche de nous, et en fonction de toutes les études qui ont été faites, le chien a besoin de routines, d'autant plus chez les chiens qui sont sensibles. Un exemple concret, par exemple un chien qui a toujours peur de passer derrière... Ne passer derrière par exemple une poubelle, j'en connais qui ont eu des poubelles qui sont tombées et depuis ils ont très peur. Si on l'oblige à passer tout le temps près des poubelles alors qu'on sait qu'il en a peur, quand on le laisse par exemple en permanence avec des hommes, il y a aussi beaucoup de chiens qui ont peur d'hommes, si on l'oblige à côtoyer des hommes, en fait c'est cette perte de confiance parce que du coup le chien ne peut pas compter sur nous. On est tout le temps en train de nous confronter à des choses qui lui font peur. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas travailler tout ça, ça ne peut pas dire qu'on ne peut pas l'aider. à associer ça de façon positive. Mais en tout cas, si on continue dans les mêmes conditions, avec la même émotion, de confronter nos chiens, du coup, il y a une confiance qui se perd. Le chien a conscience qu'on s'occupe de lui, qu'on est là pour lui. Tout simplement, par exemple, la personne d'attachement, chez les chiens aussi, c'est un courant qu'on trouve en psychologie, pour les humains, il y a ce besoin d'attachement, chez les chiens aussi. Et donc, on peut fracturer ça, parce qu'on n'est pas une personne de confiance. Tout simplement parce qu'on met toujours en permanence nos chiens en difficulté. Donc, ce qu'on peut faire déjà dans un premier temps, je donne aussi des petites clés au passage, ce qu'on peut faire dans un premier temps pour remettre une confiance en place, c'est déjà de pouvoir observer notre chien et de respecter ses peurs, ses limites. Donc, par exemple, un chien qui a peur de quelque chose, au lieu de le confronter, encore un autre exemple, le marché, il y a beaucoup de personnes qui adorent emmener leur chien au marché ou sur des événements... les marchés de Noël, etc. Un chien qui a peur, qui n'est pas en confiance dans ces environnements-là, si on l'oblige à y aller tout le temps, il va perdre confiance en nous. Le lien se crée avec la confiance. Donc ce qu'on va faire à ce moment-là, c'est qu'on va éviter d'aller dans ces environnements, on va se poser la question si c'est nécessaire ou non de l'emmener avec nous, et en fonction de nos besoins aussi à nous, on peut réassocier ce genre d'événement de façon positive. C'est un exemple parmi tant d'autres. D'un côté, il y a ce qu'on appelle la gestion de l'environnement et remettre les compteurs à zéro, donc éviter au chien de ressentir quelque chose de négatif par rapport à une situation ou quelque chose de précis. Et ensuite, à côté de ça, en parallèle, de reconstruire l'association de façon positive ou au minimum de rendre ça neutre, éviter que le chien soit en stress. Dans la deuxième sous-partie, on a le besoin de compagnie. Le chien, c'est un animal social, il a besoin d'être en présence. de ses congénères en fonction des chiens, des humains. Et donc, on a encore ce... Je vois encore beaucoup de chiens qui vivent dans les jardins. Là aussi, il y a des chiens qui préfèrent être seuls dans les jardins, vivre en extérieur. Mais ça, c'est encore... C'est des minorités. Mais pour la plupart des chiens, ils ont besoin d'être avec nous. Il y en a certains qui ont besoin d'être avec leurs congénères. Et ça fait partie de ce besoin de sécurité. Pour donner un exemple concret, il y a par exemple beaucoup de chiens qui vont détruire... Quand leur humain part de la maison. Ça peut être un manque de dépenses physiques, ça peut être tout autre chose, mais là je vais parler du besoin de sécurité. Un chien qui est en stress quand son humain part de la maison, ce n'est pas de la vengeance parce que l'humain est parti, ce n'est pas un chien qui va passer un message spécifique, c'est simplement un chien qui se sent en insécurité, qui se sent seul, qui se sent stressé. Et donc ça va provoquer, soit il va faire ses besoins en intérieur, détruire tout ce qu'il trouve. Et donc ça crée un gros malaise et donc le bien-être en fait finalement, que ce soit du côté humain ou chien, se détruit petit à petit. Donc là si on ignore ou si on punit, on va participer à ce manque de sécurité et donc à un chien qui, et là on rejoint aussi le besoin de confiance, qui finit par ne plus avoir confiance en nous. Ce qu'on peut faire c'est de réapprendre au chien à être seul, d'identifier déjà dans un premier temps pourquoi il détruit. pour cet exemple-là précis, et ensuite d'éviter de mettre le chien dans cette situation de stress, et tout simplement, tout doucement, reconstruire ces situations-là en associant ça de façon positive. Je prends les grandes lignes, il y a beaucoup de choses qui rentrent en compte, les accompagnements spécifiques sur l'anxiété de séparation, c'est des accompagnements spécifiques avec des collègues qui sont spécialisés. Je profite pour faire un petit message. Si vous vivez ce genre de situation actuellement, que vous ne savez pas vers qui vous tourner, n'hésitez pas à me contacter, je vous mettrai en relation avec des collègues, des super collègues qui pourront vous accompagner pour ce type de problématiques. Ensuite, il y a le dernier point, le choix. Le chien est un animal qui a besoin de faire des choix. Et dans notre société, c'est un animal qui n'en fait ou qui n'a jamais l'occasion d'en faire. On lui dit quoi manger, quand il peut manger, quand il sort, où il sort. ce qu'il peut faire en balade, les congénères qu'il peut croiser et j'en passe. Il est attaché, il est vraiment en manque de choix et pourtant ça fait partie de son bien-être de pouvoir choisir. Les chiens que j'ai accompagnés, on a remis le choix en place, des chiens qui ont réappris à réfléchir. Ce sont des chiens qui dans les situations où ils réagissaient avant de façon vraiment très excessive, on parle de réactivité par exemple, avec agression. Ce sont des chiens qui, comme on leur a laissé le choix de soit fuir, soit observer, ils vont préférer fuir ou observer plutôt que d'attaquer parce qu'ils ont ce choix-là. C'est rassurant et ça permet d'être rassuré, donc de ramener de la sécurité. Par exemple, mon chien me dit quand il a faim, j'ai enlevé la gamelle et il mange soit dans l'herbe, soit dans un puzzle modulable. Et donc quand il a faim, par exemple, il va prendre sa... le puzzle en gueule et puis il va le relâcher par terre. Et à chaque fois qu'il me fait ça, j'ai compris que c'était une façon de me demander et de choisir le moment où il mange. Alors il y a des fois où ce n'est pas possible, mais la plupart du temps quand je peux le faire, quand je peux répondre à ce besoin-là, je le fais. En balade, c'est pareil. J'apprends aussi à connaître mon chien, à ne plus choisir forcément tout le temps le chemin à prendre en balade. Il peut choisir par exemple la première moitié de la balade et la deuxième, je vais plutôt l'orienter tout doucement, faire demi-tour et rentrer. On ne demande pas à ce qu'un chien... Là, je ne vais pas sur le fait qu'un chien doit être libre de faire des choix tout le temps, en permanence. Nous, en tant qu'humains, on ne peut pas en faire comme on veut. On vit dans une société comme ça. Les enfants, c'est pareil. Mais par contre, pour les chiens, c'est un besoin. Donc, dès qu'on peut le faire, dès qu'on en a la possibilité et que ça construit quelque chose de positif pour lui, du coup, il ne faut pas hésiter. La communication qu'on n'a pas encore vue, c'est le fait de vouloir interagir. Encore une fois, je le rappelle, c'est un animal social. Il a besoin de communiquer. On n'a pas la même communication, chien et humain, et c'est tout à fait normal. Nous, on est très dans la communication verbale, eux très dans la communication non-verbale. Et du coup, souvent, ça va dans un sens, ils nous communiquent beaucoup de choses, mais on n'a pas appris à les comprendre. Ils ont besoin d'interagir, c'est un besoin, que ce soit avec les humains, avec leurs congénères. Et donc, le fait de punir leur communication peut engendrer des problèmes de comportement, des incompréhensions et de l'insécurité. Par exemple, j'ai un chien qui grogne quand un enfant en bas âge l'approche en grand-pamp. Ce chien-là, potentiellement, il peut grogner parce qu'en fait, juste avant ça, il s'est léché les babines, il a détourné la tête. Mais l'enfant continue à avancer vers lui. Parce que peut-être que l'humain adulte ne le voit pas. Peut-être que l'humain adulte ne comprend pas que le chien est mal à l'aise. Et du coup, le chien, on va le laisser dans cette situation-là. Il ne peut pas forcément prendre la suite. Et il va finir par grogner. À ce moment-là, qu'est-ce qui va se passer ? Du coup, le chien grogne parce qu'il se sent incompris. L'humain va avoir peur parce que le grognement, ça fait peur. Alors que ça reste de la communication, ce n'est pas de l'agression. Mais attention, c'est très haut dans l'échelle de l'agression. Ça, on pourra y revenir aussi dans un autre épisode, et je pense que je vais en parler aussi sur mon compte Instagram. Ou un chien qui grogne, qu'on va punir, qu'on va gronder parce que ça nous fait peur, le chien se sent en insécurité parce qu'il n'est pas compris. En fait, on ne l'a pas aidé à résoudre cette situation-là. Peut-être, justement, on aurait pu enlever l'enfant, expliquer à notre enfant s'il est plus grand, proposer à notre chien de pouvoir prendre la fuite, parce qu'on peut aussi donner l'habitude à notre chien à faire ce choix-là de prendre la fuite. Ça rejoint aussi la notion de choix. Et donc, ça aussi, le besoin de communication est très important. Parce que quand on communique qu'on n'est pas compris, sachant qu'en plus, si on est dans une situation où on se sent en insécurité déjà, ça rajoute du stress sur le stress et ce n'est pas ce qu'on veut. Voilà, donc là, vraiment, pour cette partie-là, du besoin de sécurité, on a vu vraiment toutes ces sous-parties. C'est vraiment tout ça à prendre en compte. En fonction des chiens, encore une fois. Ça va dépendre de chacun, mais en majorité, tous les chiens ont besoin de toutes ces parties-là, contrairement par exemple aux besoins de dépense, où là, ça va vraiment varier beaucoup en fonction des chiens. Mais par contre, le besoin de sécurité, il ne peut pas forcément être vu à la baisse. Parfois à la hausse en fonction des chiens, pour les chiens sensibles ou qui ont vécu des traumatismes, etc. Mais par contre, à la baisse, c'est très rare qu'on rencontre des chiens qui ont moins besoin de sécurité. Donc maintenant on va voir un petit peu ce qui va se passer quand le chien se sent en sécurité. Parce que là on a parlé beaucoup de ce qui est négatif, on va dire, mais pourquoi c'est important que le chien se sente en sécurité ? Qu'est-ce que ça va avoir comme bénéfice pour lui et pour nous ? Alors déjà il y a des choses qu'on ne voit pas forcément, ça se passe au niveau du corps, comme pour nous. On parle beaucoup des hormones de cytocine, de cortisol, etc. Et bien chez les chiens c'est pareil. En fait, le fait de se sentir bien ça libère des hormones. donc Donc je le répète, au cytocine, ça peut diminuer aussi l'hormone du cortisol, qui n'est pas un monstre pour le corps non plus, mais à répétition, c'est pas bon. On a besoin du cortisol, mais pas à répétition. Et ensuite, ça permet aussi un meilleur fonctionnement du système digestif, du système immunitaire, du système cognitif, quand on se sent bien, quand on se sent en sécurité. On le voit aussi par exemple sur des personnes qui font des burn-out, des choses comme ça. On peut avoir des soucis de digestion, on peut mal dormir, ça peut créer des maladies aussi. Le stress répété peut créer des inflammations et donc des maladies. Quand on se sent en sécurité, en fait, on apprend mieux, on vit mieux au quotidien. Et donc forcément, là, l'effet plus visible, ce sont les comportements qui vont nettement s'améliorer ou avoir des comportements qui sont beaucoup plus adaptés. Par exemple, on a moins de réactivité. Quand je parle de réactivité... Je vais vous donner la définition rapide. En fait, c'est un comportement qui est disproportionné par rapport à la situation, mais ça peut aussi se discuter. J'ai un avis assez... pas particulier, mais disons que la ratité, c'est une étiquette, en fait. Mais ça permet d'imaginer la chose. Par exemple, on a moins d'aboiements, parce qu'on a un chat avec qui on va pouvoir communiquer, qui se sent mieux, qui réfléchit plus, qui est capable d'apprendre aussi. Donc, on peut l'éduquer à avoir d'autres comportements alternatifs. Il n'a pas forcément besoin de grogner, parce qu'il se sent bien. Il n'a pas besoin de prévenir avant de meurtre. On a moins de destruction. Enfin bref, il y a beaucoup moins de comportements gênants. J'aime bien aussi utiliser l'étiquette de la coopération. C'est un chien qui va donc beaucoup mieux apprendre. On va pouvoir l'éduquer. On parle beaucoup de limites, etc. Mais en fait, c'est plutôt de mieux guider notre chien. Et donc, on va pouvoir le manipuler plus facilement. Lui apprendre des choses, des règles au quotidien plus facilement aussi. Il y a aussi un lien qui se crée beaucoup plus facile parce qu'un chien qui se sent en sécurité avec nous, c'est un chien qui va beaucoup communiquer, qui va être capable de nous regarder quand il y a un doute. Et donc ça, c'est très important. Donc c'est vraiment des comportements qui vont s'améliorer. ou qui vont être adaptés à notre société, à notre quotidien, ou plus agréables. On a vu depuis le début, pourquoi, qu'est-ce que c'est le besoin de sécurité, qu'est-ce que ça peut engendrer si on n'y répond pas, et qu'est-ce que ça produit quand on répond à ce besoin de sécurité. Et pour finir, en fait, cet épisode, je vais aborder une dernière partie, celle des fausses croyances, des phrases qu'on entend souvent, et en fait, qui met en péril, justement, ce sentiment de sécurité chez notre chien. et donc notre lien, et donc qui provoque souvent des comportements qu'on ne comprend pas, et finalement l'origine est juste là. Donc la première fausse croyance, c'est qu'il ne faut jamais rassurer un chien qui a peur, sinon on renforce sa peur. Alors c'est ce qu'on entend souvent, ignore-le, sinon tu valides. Et c'est ce que j'avais pris au pied de la lettre au début quand j'ai eu de chopeurs, quand ils se battaient avec d'autres chiens, ou quand ils se faisaient agresser avec le recul, c'était plutôt ça. Je le laissais se débrouiller, voilà, il va apprendre tout seul. S'il avait peur par exemple d'un bruit ou de quelque chose, je le laissais en fait, je ne venais pas, j'ignorais complètement, je ne le rassurais pas. Il faut savoir, c'est qu'en réalité une émotion c'est différent d'un comportement. Donc en fait on ne renforce pas la peur en le sécurisant, on renforce la relation. Je pense qu'on est tous passé par des moments où on avait peur, et donc pour le chien c'est exactement pareil. Ce que ça va provoquer ce genre de croyance, c'est que le chien va apprendre tout simplement qu'il est seul face à ce qu'il vit. Donc il va prendre ses décisions à lui. S'il peut, il va foncer dans le tas parce que c'est le seul truc qui fonctionne. Ou alors prendre la fuite. Mais bon, ça c'est rare parce qu'aujourd'hui, beaucoup de chiens sont attachés, sont obligés d'être confrontés à d'autres congénères, c'est un exemple. Et donc en fait, ils vont finir par agresser parce qu'en fait, c'est à ce moment-là que les humains vont réagir et vont éloigner le chien de la situation qui le stresse. Ici, c'est tout le temps répété. Si le chien est exposé en permanence aux situations de stress, d'inconfort et d'insécurité, le stress va augmenter, ça va devenir un stress chronique. Et ensuite, on peut avoir un chien qui devient réactif avec agressivité, un chien qui va avoir peur de tout à leur vie. Au plus simple, ça va être un chien résigné, mais ce n'est pas ce qu'on veut parce qu'un chien résigné, c'est un chien éteint, qui ne fonctionne plus. Et donc, le chien, tout simplement, il va se sentir pas du tout soutenu. Ce qu'il faut faire à la place, c'est tout simplement de repérer ce qui fait peur à notre chien. D'anticiper et de le protéger. J'ai un petit chien face à un énorme chien en face. Il a peur, je peux le porter. Ça ne me coûte rien et ça ne lui coûte rien. On peut ensuite travailler sur la désensibilisation avec des grands chiens qui sont cools progressivement. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas travailler sur Thomas et cette peur. C'est d'y aller progressivement et pas de confronter le chien parce qu'en fait, tout seul, il n'arrivera pas. Si on ne change pas les choses, la peur ne va pas s'évaporer. Si on pense que ça s'évapore, si le chien ne réagit plus, c'est de la résignation. Ensuite, ce qu'on vient juste de voir, et ça va vraiment rejoindre cette partie-là, c'est qu'il faut le confronter à ce qui lui fait peur. Il va finir par s'habituer. On retient bien qu'un chien qui s'habitue comme ça à quelque chose, on n'a rien changé du tout, on le laisse dans sa peur, c'est de la résignation. Alors ce qu'on entend souvent, c'est « mets-le en situation, il va s'y faire » . Pour donner un exemple, avec Chopper, au début je faisais des remplacements dans des pensions canines, où il y avait parfois une vingtaine de chiens. Il était tout petit, il n'avait même pas un an. Et il avait déjà des comportements de réactivité quand je le promenais et tout ça. Et en fait, je l'emmenais avec moi à chaque fois. Et puis, je le mettais dans des enclos. Il hurlait. Il hurlait énormément. Et en fait, j'ai continué comme ça pendant quasiment un an à ne faire que ça. Et en fait, ça s'appelle de l'immersion. Et j'ai fini en fait par rendre mon chien beaucoup plus réactif et beaucoup plus sensible. Je l'ai sensibilisé. Et donc ça, ça s'appelle de l'immersion. Quand on oblige notre chien à vivre des situations qui sont compliquées pour lui, qui sont difficiles émotionnellement. Et en fait, c'est l'inverse de l'apprentissage. On n'apprend pas à notre chien. Tout simplement, on le rend résigné au plus simple pour nous, parce que du coup, on va penser que ça fonctionne. Et par contre, au pire, on va avoir un chien qui va avoir des comportements de plus en plus excessifs. Je dis excessifs, mais en fait, ça ne l'est pas quand on comprend ce qu'ils vivent. On ne peut pas apprendre et on ne peut pas avoir confiance quand on a peur et qu'on est terrorisé. Si on regarde les études sur les théories de l'apprentissage, avec du stress, on apprend beaucoup moins bien et on ne peut pas prendre de recul. Donc ce qu'il faut faire dans ce cas-là, c'est vraiment d'aménager l'environnement. Donc je le répète, c'est le fait d'éviter ces situations. Mon parallèle, par contre, c'est de travailler là-dessus pour rendre ces situations-là neutres ou agréables à son rythme progressivement, en respectant vraiment ses signaux et sa communication. Il y a une troisième chose, c'est qu'un chien doit obéir, peu importe s'il a peur ou pas. En fait, dans toute situation, mon chien doit m'obéir au doigt et à l'œil. Par exemple, on m'a déjà dit qu'un chien n'allait pas avoir peur juste pour un bruit. C'est qu'un bruit, en fait. Il n'a qu'à s'en rendre compte, ça passera. Mais en fait, en réalité, le chien, pour lui, c'est une émotion réelle. Et ce n'est pas... Là, on est vraiment dans de la logique humaine. C'est-à-dire que pour nous, un bruit, ce n'est rien. Mais pour le chien, déjà physiquement, il est fait autrement. Mais en plus de ça, il ne peut pas forcément comprendre, si ça a été associé de façon négative, il ne peut pas comprendre qu'il faut prendre du recul, réfléchir à tout ça. C'est vraiment humain. Nous, on a la capacité, lui ne l'a pas, cette capacité-là. Et donc, le fait de l'ignorer, c'est un peu le forcer à aller vers ce qui lui fait peur. Et donc de lui demander d'écouter à ce moment-là, ce n'est pas possible parce qu'on le disait tout à l'heure, l'apprentissage n'est pas possible. L'apprentissage c'est de pouvoir réfléchir aussi, de pouvoir écouter, d'être capable d'écouter. Je vous mets dans une pièce pleine d'araignées pour ceux qui ont peur des araignées. Est-ce que vous êtes capable de réagir à des demandes ? Est-ce que vous êtes capable d'effectuer par exemple de vous asseoir sans bouger ? Est-ce que vous êtes capable de faire une roulade à ce moment-là ? Est-ce que vous êtes capable de dormir et de vous reposer ? Parce que souvent, c'est ce qu'on demande à nos chiens, de rester calme. Donc, on voit que c'est très compliqué quand on est en situation de stress. Et donc là, on va vraiment aller vers une inhibition, ce qu'on appelle la résignation, où le chien ne va plus rien montrer. En fait, il va souffrir en silence. Donc là, on va avoir l'impression que l'éducation fonctionne, alors que pas du tout. Par exemple, on a aussi des chiens qui, au contraire, vont réagir de plus en plus intensément. Et donc on va créer d'autres problèmes, enfin d'autres problèmes de comportement, non, d'autres comportements problématiques qui vont être par exemple de l'agressivité, de la destruction, des choses comme ça. Et même quand on a un chien qui résigne, ça peut créer d'autres problèmes de comportement à côté, pas forcément directement sur le sujet qu'on pensait avoir réglé. Et donc tout ça, ça aussi, ça éloigne le chien de cette relation de confiance envers son humain ou ses humains. Et donc c'est important de se poser les questions avant de demander à notre chien d'obéir à une demande. Est-ce que déjà mon chien est capable de le faire ? Est-ce que mon chien est en situation pour pouvoir le faire ? S'il n'y répond pas, c'est vraiment les premières questions à se poser. C'est pas il doit le faire, comment je peux faire pour le convaincre ? C'est plutôt de se demander qu'est-ce qui l'empêche de pouvoir en fait répondre à ma demande plutôt que d'y obéir. Donc un peu pour résumer cet épisode, c'est tout simplement qu'un chien qu'on prive de sécurité, sachant que ça un des besoins fondamentaux, en fait avec le temps ça ne peut pas tenir. Soit il va se résigner, soit il va y avoir des comportements qui vont ressurgir, des comportements qu'on ne souhaite pas, et tout simplement pour une question de relation avec lui et de bien-être animal. Voilà, parce que quand on aime nos chiens, on a envie qu'ils soient heureux, bien dans leurs pattes, et je pense que c'est un point très important que je voulais absolument aborder aujourd'hui. Donc j'attends vos réactions, vos avis, n'hésitez pas à me contacter. Et puis, sur ce, je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée et à bientôt. Si cet épisode vous a aidé ou inspiré, n'oubliez pas de vous abonner, de laisser un avis et de le partager autour de vous. Votre soutien me permet d'aider encore plus de familles. A bientôt !