Speaker #0Bienvenue dans le podcast Entre Pâtes et Petits Pâtes, qui est dédié à la cohabitation entre votre chien et votre famille. Vous êtes parent et vous partagez votre quotidien avec un chien. Vous vous posez des questions sur ses comportements, les interactions avec vos enfants, ou encore la manière de prévenir les tensions et les accidents, et bien vous êtes au bon endroit. Je suis Marion, éducatrice et comportementaliste canon, spécialisée dans les familles avec enfants. Je suis également maman d'une petite fille, et nous vivons avec Chopper, un chien sensible avec qui ça n'a pas toujours été facile. A travers ce podcast, je vous partage des conseils pratiques, des clés de compréhension sur la communication canine et des solutions pour un quotidien serein. Chaque épisode aborde des thématiques concrètes. Parce que chaque famille est unique, entre pattes et petits pas, vous aide à construire une cohabitation harmonieuse basée sur le respect et la bienveillance. Bonne écoute ! Vous connaissez ce moment gênant quand vous êtes dans un transport en commun, quelqu'un vous... touche ou se rapproche un peu trop près de vous. Suivant les personnes, parfois, on n'a pas du tout envie qu'on se rapproche de nous, qu'on nous colle ou qu'on nous touche. En fait, on se sent un peu coincé, on peut être irrité, même quand on demande à quelqu'un de s'éloigner et que la personne se rapproche quand même, on se sent en inconfort. Et donc aujourd'hui, on va parler de ce sujet, mais pour les chiens, et on va l'appeler la bulle invisible. Alors c'est un espace de sécurité. Et pour le chien aussi, en fait, le chien a la sienne, mais la différence c'est qu'en fait, lui, il ne peut pas le dire avec des mots. Nous, on a vite fait de dire, s'il te plaît, recule, en tout cas dans notre langage verbal. Mais si on ne connaît pas la communication canine, et bien si on ne prend pas en compte certains signaux, on va vite empiéter et envahir cette bulle invisible chez le chien. Alors aujourd'hui, on va voir ensemble ce que c'est cette fameuse zone de confort. Je préfère l'appeler cette zone de confort ou d'intimité. Et on va voir aussi pourquoi c'est important de la respecter et surtout comment l'enseigner à nos enfants parce que souvent les chiens sont très proches de nous et les enfants, on fait beaucoup de câlins, on s'approche beaucoup des chiens, on se permet de faire pas mal de choses avec eux et finalement on se rend compte que les enfants font beaucoup de choses par minutisme et donc c'est important de leur enseigner à eux aussi et donc à nous aussi de nous l'enseigner pour le respecter que ce soit pour tous les âges et de façon très simple et ludique et de façon très durable aussi. Donc cette zone d'intimité, c'est une zone qui est invisible mais elle est réelle. Chez nous aussi, on la ressent très bien. Quand on a un espace réduit, comme je disais tout à l'heure, où en fait on se sent assez envahi dans notre zone d'intimité, c'est comme si on avait un champ autour de nous. Ce n'est pas dessiné, ce n'est pas visible, mais on l'a tous. Alors en fonction des individus, ça peut changer. Certaines personnes sont plus tactiles que d'autres, mais en règle générale. Et puis ça va fonctionner aussi en... Ça va différer en fonction des personnes qui sont dans notre bulle, mais c'est aussi une question de sécurité en fait, tout simplement. On se sent plus ou moins en sécurité et respecté. Quand quelqu'un entre dans cette zone sans prévenir, ça peut nous faire sursauter, ça peut nous tendre, on peut finir par devenir agressif. Et donc pour le chien, ça va être pareil, il va aussi peut-être sursauter, se tendre, on peut avoir des signes d'agression, d'agressivité. Il y a des chiens qui vont réussir à fuir. Et il y a des chiens qui vont finir par réagir de manière défensive, où il peut y avoir des morsures ou d'autres blessures. En fait, cette zone va varier, comme pour nous, en fonction du chien, en fonction du moment, en fonction de sa santé, en fonction des personnes qui sont dans cette bulle. Et en fait, il y a des chiens qui adorent les câlins, il y en a d'autres qui ne veulent pas de câlins, qui n'aiment pas le contact. Il y a des chiens qui vont être très proches de nous, qui vont chercher à se mettre en boule, mais ils n'ont pas forcément envie qu'on les caresse. Il y a des chiens qui vont être plus indépendants. Donc ça, ça va aussi jouer en fonction des personnes et des humains qui entourent ce chien-là. Il y a des chiens qui ne sont pas du tout avec les enfants, mais qui le sont beaucoup avec les adultes. Et puis, pas forcément avec tous les adultes, avec les adultes de la famille, mais pas forcément avec les invités. Et donc ça c'est un droit, c'est même normal, c'est naturel, on le vit aussi et pour ça on est très très proche chien et humain. Alors pour aller plus loin, ce qui se passe en fait dans cette zone, quand on envahit cette zone, par exemple on a un enfant qui va sauter sur le chien, qui va lui faire un câlin pour lui dire bonne nuit, qui va rester un petit peu trop longtemps quand le chien se repose. Par exemple un chien qui est serré dans les bras parce que les enfants adorent. Serrer le cou des chiens, c'est quelque chose qu'on voit aussi lors des ateliers d'accompagnement. Les approches assez brusques pour des enfants qui ne sont pas habitués ou pas renseignés sur le sujet. Et souvent, on remarque que les enfants ont le visage très proche de celui du chien. Donc ça peut poser des gros problèmes si on ne met pas tout de suite des actions préventives en place. En fait, pour le chien, ce sont des intrusions dans sa zone. Il n'a pas d'autres moyens. que son langage corporel pour nous dire stop. Et si on ne le connaît pas, on passe à côté. Et les enfants n'ont pas l'œil. En fait, il faut du temps pour apprendre à comprendre un chien. Les chiens communiquent aussi tous un peu différemment. Il y a des nuances à prendre en compte. Et alors, pour un enfant, et sachant qu'on ne connaît pas tout non plus, même au niveau scientifique, on n'arrive pas à décrypter tous les signaux et toute la communication canine. Donc, pour un enfant qui n'a pas été sensibilisé, c'est encore plus compliqué de comprendre. Et donc, parfois, très souvent, on passe à côté de ces signaux-là. Et donc le résultat en fait là-dessus, c'est que le chien va émettre énormément de signaux, détourner le regard, se lécher les badines, on va pouvoir voir de la tension, des yeux de baleine, c'est quand le chien regarde quelque part et en fait on voit le blanc de ses yeux, donc ça correspond vraiment à une tension. En général, ce n'est pas très bon signe, c'est qu'il faut arrêter tout ce qu'on fait à cet instant-là. Enfin, ce n'est pas très bon signe, ce n'est pas un signe d'agression, mais c'est tout simplement que le chien en fait il est tendu, il n'est pas du tout à l'aise. Si personne ne réagit, le chien peut monter en prison. pression, il peut finir par grogner et encore une fois, je le répéterai je pense à chaque fois que je vais parler du grognement, le grognement c'est encore de la communication, ce n'est pas une agression, c'est tout simplement comme si nous on était en train de crier avant de se défendre physiquement. Il y a des chiens qui vont réussir à fuir et puis d'autres qui vont mordre. Et en fait ce n'est pas des réactions qui sont forcément soudaines, souvent ça prend du temps chez certains chiens qui arrivent encore à communiquer. même si ce n'est pas injustifié non plus. Et souvent, on ne comprend pas comment ça a pu se passer. Mais du coup, c'est parce qu'on a été dans la zone du chien, on n'a pas compris les signaux, et donc, ça n'a pas été respecté, et le chien est obligé de parler plus fort. Donc maintenant qu'on a expliqué cette zone d'intimité, que ce soit pour le chien ou pour nous, parce que c'est toujours plus facile d'aborder ce sujet avec un peu d'empathie, et de se mettre aussi à la place des chiens, parce que même si on est très différents, on a beaucoup de choses en commun. Maintenant qu'on sait ce qui peut se passer quand on ne respecte pas le fait de sortir de cette zone-là ou de ne pas y rentrer, ce que je vous explique dans cet épisode, c'est que le but c'est de ne jamais rentrer dans cette zone-là tant que le chien ne nous a pas invité clairement. Donc là on va le regarder ensemble, comment l'enseigner aux enfants selon leur âge, parce qu'en fonction des ranges d'âge d'un enfant, il y a des choses qui vont pouvoir être assimilées et d'autres pas du tout en fonction de leur capacité. Par exemple, pour les moins de 3 ans, c'est tout ce qui est observation. Donc là, les enfants, même s'ils ont envie de faire beaucoup de choses, sont beaucoup dans le mimétisme, déjà un petit peu, mais beaucoup à regarder, à observer. Et en fait, à cet âge-là, on va travailler avec leur corps, avec des gestes simples, mais surtout faire attention à ce que nous, on va mettre en place et expliquer tout ce qu'on fait. Par exemple, on va apporter de la distance et du non-contact spontané. Je m'explique. très concrètement. On peut poser par exemple une barrière symbolique autour du chien. Ça peut être, moi par exemple à la maison, j'ai mis un coin entre les murs et le canapé avec le panier du chien derrière pour que s'il a besoin de se réfugier quelque part, les enfants ne puissent pas y avoir accès. Et ça reste une limite ou qu'on bloquait si maintenant les enfants arrivent à monter sur le canapé, on mettait toujours des morceaux de carton, des choses comme ça pour que le chien puisse avoir visu sur la pièce mais qu'aucun enfant ne puisse rentrer. Donc là, on peut s'amuser à mettre des lignes. Alors au sol, c'est un peu compliqué à cet âge-là, mais je peux donner l'astuce parce que ça nous permet nous aussi, quand on voit l'enfant se rapprocher, d'avoir en fait une sorte de sonnette d'alarme. Mais il y a des meubles qu'on peut mettre en place, on peut mettre des barrières bébés. Et toujours expliquer et répéter à l'enfant que par là, on ne passe pas. Le chien est en train de dormir, le chien est posé, le chien n'a pas forcément envie qu'on passe. Et de mettre toutes ces barrières physiques pour que l'enfant puisse prendre l'habitude de ne pas toujours être en contact avec le chien. On utilise toujours des mots très simples et des actions en fait. Chute, on laisse le chien se reposer, c'est son espace à lui et de répéter tout ça. Parce qu'un enfant jusqu'à 3 ans et même après, c'est la répétition, c'est pas enregistré automatiquement. Il y aura forcément, peut-être régulièrement, plus ou moins régulièrement en fonction des enfants, mais des essais. Et donc là, on va pas hausser le ton, c'est juste de répéter et surtout de montrer que le chien est en train de se reposer et amener l'enfant sur autre chose. Mais vraiment de la répétition et nous aussi. les zones qu'on a réservées pour le chien dans lesquelles on ne doit pas aller, où l'enfant ne doit pas aller, en tant qu'adulte, on doit y aller le moins possible, ou éviter d'y aller quand nos enfants sont là et sont présents. Comme je disais, l'observation, c'est un enseignement aussi, et donc pour éviter par la suite des répétitions et puis du mimétisme. Ensuite, entre 3 et 6 ans, on va pouvoir apporter un petit peu plus de relief à nos explications. Donc comme je disais, avant, on est beaucoup dans l'observation. On manage beaucoup l'espace, c'est-à-dire qu'on surveille énormément nos enfants, même si on continue après à les surveiller. Là, c'est vraiment de répéter les choses, d'être beaucoup présent et de ne pas s'attendre à ce que l'enfant laisse le chien tranquille tout le temps. Mais c'est vraiment de profiter, de semer des graines. Jusqu'à 3 ans, entre 3 et 6 ans, on va pouvoir apporter des histoires, des symboles. On va pouvoir faire vivre un petit peu cette zone d'intimité et puis mettre aussi un petit peu d'empathie dans le sens où Les enfants, c'est là où on peut commencer à leur enseigner aussi le respect de leur corps, de leur zone à eux. Donc on peut faire le lien entre le chien, son corps à nous, le corps de papa et maman, le corps de tout le monde en fait. Et en profiter pour l'enseigner à ces moments-là. Ce qu'on va faire, c'est qu'on va expliquer que chaque être vivant a une zone d'intimité autour de lui. En fait, c'est un peu comme un bouclier invisible. Et quand on veut s'approcher, on doit d'abord demander ou attendre que ça s'ouvre. Le fait que la bulle s'ouvre, ou que la zone d'intimité s'ouvre, c'est tout simplement le chien qui vient vers nous. Donc là, on peut faire un geste du chien, de l'animal ou de la personne qui vient vers nous. On peut fabriquer aussi ensemble des affiches, faire des coloriages, des dessins avec cette zone autour pour vraiment commencer à mettre quelque chose d'imagé et que l'enfant puisse le représenter parce qu'il y a aussi une histoire de distance et tout ça. Donc mon espace, ma zone d'intimité, c'est vraiment mon espace. et personne ne doit y entrer sans y être invité, que ce soit pour l'enfant, pour l'entourage ou pour le chien. Et ça, on peut le dessiner et mettre en fait tous ces êtres vivants ensemble sur un même tableau et dessiner ces zones pour tout le monde. Ensuite, on peut aussi, par exemple, pour éviter de s'entraîner sur le chien, parce que c'est important aussi d'avoir un corps qui peut bouger, parce qu'il y a des enfants qui apprennent aussi très vite en bougeant, donc c'est de mettre en place ça avec un chien en peluche. Parce qu'avec notre chien, ce n'est pas forcément toujours possible. On se rappelle qu'un chien, on attend son accord et son initiative. Et donc, pour montrer des bons gestes, souvent, et c'est ce que j'utilise d'ailleurs quand je fais des interventions dans les écoles ou auprès des enfants, du coup, c'est d'utiliser des peluches. Parce que la peluche, on peut en faire un peu ce qu'on veut. Elle n'a pas de douleur, elle ne demande pas d'intimité, mais elle peut servir d'entraînement. Donc on va s'approcher doucement, on va tendre la main à distance et on va attendre que le chien, donc la peluche, viennent d'elles-mêmes réclamer un câlin ou un contact. On va attaquer la tranche d'âge des 7 à 10 ans. Donc là, c'est vraiment, on est dans la capacité d'apprendre le langage canin. Alors d'habitude, je le mets aussi plutôt entre 3 et 6 ans. Mais ça, je pense que ça fera l'objet d'un autre épisode de podcast parce que c'est très varié. Il y a beaucoup de choses qu'on peut expliquer là-dessus. Mais là, si maintenant l'enfant a déjà des notions de langage canin, du coup, 7 à 10 ans, c'est vraiment là où on va pouvoir mettre en place beaucoup de choses. où en fait l'enfant va pouvoir être vraiment très acteur dans l'observation, la réflexion, et pouvoir faire le lien entre ce geste-là, donc je ne fais pas ça, ou ce geste, c'est ok. C'est pour ça que j'ai mis l'âge 7 à 10 ans, mais c'est tout à fait possible de commencer déjà à partir de 2-3 ans, toujours à travers des activités ludiques et adaptées à l'âge et aux capacités de chaque enfant. Pour les 7 à 10 ans, on va introduire l'idée de communication non-verbale chez le chien, le fait que le chien communique différemment que nous. Nous on est très, on a une communication verbale, le chien a une communication non verbale et l'objectif là ça va être d'apprendre à observer, à respecter et à se poser des questions, d'avoir un peu l'esprit critique et de prendre du recul parce que même chaque chien est différent et donc qu'est-ce que je fais avec un chien connu, un chien inconnu, est-ce que je peux rentrer dans sa zone ou pas ? Concrètement, on va leur apprendre à reconnaître les signaux d'inconfort. Les oreilles basses, le fait d'avoir le regard fuyant, d'être tendu, de se lécher les babines, de détourner la tête, le corps et tout ça. Ça aussi, c'est ce qu'on voit lors de l'atelier pour comprendre le chien. On peut expliquer que le chien parle avec son corps, donc la communication non-verbale. Quand on s'approche un peu trop, le chien peut se figer et là, il peut se dire qu'il n'est pas à l'aise et te le montrer. Et donc à ce moment-là... on va respecter le chien et faire demi-tour. On peut aussi proposer des jeux, par exemple, lors de jeux avec le chien, parce qu'à ce moment-là, c'est tout à fait possible aussi de mettre en place des jeux chien-enfant, et du coup, de pouvoir instaurer tout ça en plein milieu du jeu. Parce que le chien qui communique en pleine partie du jeu, ce n'est pas OK pour lui. Dans ce cas-là, ça va être de pouvoir lire les signaux et de voir quand on s'arrête, quand on peut continuer. Et donc ça, c'est... C'est un bel âge pour faire ça, je trouve, parce que les enfants sont encore très joueurs. Et ça permet d'avoir des échanges. En même temps, ils arrivent à bien réfléchir aux choses, à apporter des nuances aux situations. Et donc, voilà. Donc là, on peut faire des jeux de rôle, que ce soit par exemple à travers des cartes aussi, des jeux entre humains ou des jeux avec le chien. Mais attention, on joue avec le chien, des choses posées. On peut instaurer des règles, des règles très simples, mais très claires. Et il y en a une en particulier, je pense que c'est la seule qu'on peut vraiment enseigner en permanence et qu'on va répéter tout le temps et marteler en permanence. C'est si le chien ne vient pas vers toi, tu ne vas pas vers lui. Tout simplement, un chien qui n'a pas demandé clairement une caresse, on ne le caresse pas. Un chien qui renifle la main n'est pas un chien qui veut une caresse. Il a peut-être une odeur sur notre main. Un chien qui vient se poser, se coller contre nous, c'est peut-être un chien qui nous adore, mais ce n'est pas forcément un chien qui a demandé une caresse. Par contre, le chien qui est assis à l'autre bout du canapé, Je ne vais pas venir lui faire des caresses, il ne m'en a pas demandé. Donc là, j'entre dans sa zone d'intimité et ce n'est pas OK. Donc la règle d'or, c'est si le chien ne vient pas, on ne va pas vers lui. Et à partir de 11 ans et ensuite avec l'adolescence, là, on va vraiment être sur plus de discussions, sur répondre à des questions. Si en principe, on a fait ça, si on a mis en place tout ce qu'on a vu depuis le début de cet épisode, même des enfants plus grands, ce n'est pas parce qu'on a un enfant, vous écoutez ce podcast, vous avez un enfant de 12 ans et vous ne savez pas trop quoi faire. Vous pouvez passer par toutes ces étapes-là, adapter à votre enfant en fait. C'est très important de pouvoir mettre en place à n'importe quel moment, c'est jamais trop tard. Donc pour les enfants de 11 ans, ils peuvent comprendre beaucoup de choses, des notions de consentement et créer en fait une prise de conscience. Mais une prise de conscience qui va être vraiment ancrée et que ces jeunes vont pouvoir en fait aussi diffuser autour d'eux. Par exemple, on peut comparer beaucoup leurs propres espaces avec... Le fait que si on vient leur faire un câlin qu'ils n'ont pas demandé, est-ce que c'est agréable ou pas ? Leur donner des responsabilités aussi dans la gestion des interactions. Est-ce que par exemple tu peux être le garant de la zone d'intimité de ton chien ? Par exemple tu as des copains qui viennent à la maison, et bien toi tu es responsable de ton chien doit être respecté par tes amis. Si tu vois ton petit frère ou ta petite soeur qui va trop loin, du coup tu peux aussi lui rappeler ces règles-là. Tu es assez grand maintenant pour participer et donc en fait ça ancre les règles. Donc vraiment, c'est un sujet qui peut sensibiliser aussi à la différence, au respect de l'autre, au respect de soi. Comme on le disait au début de l'épisode, il y a des chiens qui vont plus ou moins aimer le contact en fonction des personnes, des situations, du moment de la journée. Notre chien peut être très sociable, mais forcément, souvent, on a tendance à ne pas trop regarder la communication parce qu'on a l'impression que notre chien est OK partout, tout le temps, en permanence. Le fait de se dire que notre chien doit choisir quand il a envie d'interagir avec nous, c'est vraiment la priorité. L'objectif, ce n'est pas de dire de ne jamais toucher le chien, c'est tout simplement de mettre une importance capitale sur le fait d'attendre qu'il vienne vers nous. C'est très important, cette zone d'intimité, c'est une question de consentement. Et donc même si on a un chien sociable, on a l'impression qu'on peut le bouger dans tous les sens, le faire descendre du canapé en le prenant physiquement, le pousser sur le canapé, n'importe, même si jusqu'à maintenant, il n'y a jamais eu d'accident ou jamais de signaux entre guillemets visibles d'inconfort, à partir d'aujourd'hui. Il faut vraiment avoir conscience que ça peut déraper un jour. Il y a beaucoup de chiens qui ont appris à ne rien dire, parce que sans faire esprit, ou inconsciemment, on les a grondés quand ils ont communiqué par grognement. On ne sait pas ce qui peut se passer, on ne sait pas en fonction des personnes qui sont à la maison. C'est très compliqué de faire du cas par cas. C'est vraiment important de se dire, tant que le chien ne vient pas, on n'y va pas. Donc voilà, la plupart des chiens, ce n'est pas 100% des cas. Il y a plein de chiens qui adorent leurs humains, qui adorent, qui s'adaptent à toute situation. Mais c'est vrai qu'on n'est pas à l'abri et pour leur bien-être aussi parce qu'on parle de la sécurité. Mais là, il y a aussi beaucoup de questions du bien-être et du respect du bien-être du chien qui aujourd'hui dans notre société est très compliqué à respecter. Donc si ça peut être un truc en plus pour que le chien se sente encore mieux dans ses pattes, pourquoi pas en fait. Donc pour conclure, comme je disais tout à l'heure, c'est d'enseigner le respect du corps dès l'enfance. de respecter cette zone pour éviter les accidents, pour préserver le lien aussi, la cohabitation sans qu'il y ait de tension, mais que ce soit vraiment quelque chose d'agréable. Et puis transmettre des valeurs très importantes pour nos enfants, le respect du corps et du consentement. Donc on est à la fin de cet épisode, j'espère qu'il vous a plu. Comme d'habitude, n'hésitez pas à venir me poser vos questions. Et sur ce, je vous souhaite une très bonne journée, une très bonne soirée et à la semaine prochaine. Si cet épisode vous a aidé ou inspiré, n'oubliez pas de vous abonner, de laisser un avis et de le partager autour de vous. Votre soutien me permet d'aider encore plus de familles. A bientôt !