Speaker #0Vous savez, on accuse souvent les objectifs quand on se sent sous tension. On se dit « ah, c'est ça qui met la pression » et que si on arrêtait d'en fixer, finalement, on serait plus tranquille. Mais je ne suis pas sûr que ce soit vraiment là que le problème se trouve. Je repense à un entrepreneur avec qui j'ai discuté il y a peu et il m'a dit quelque chose de très simple. A chaque fois... qu'il se fixe un objectif, ça finit par lui peser. Et au début, il est motivé, il a des lents, et puis progressivement, il devient plus dur avec lui-même, beaucoup plus exigeant, moins impatient avec tout ce qui ne va pas assez vite. Et je lui ai posé une question, mais vraiment toute simple. Si tu n'avais plus aucun objectif, est-ce que tu te sentirais mieux ? Ou tu te sentirais comment ? Il a réfléchi un moment, et il m'a répondu... Je crois que je me sens tiré vite. Et là, quelque chose m'a frappé. Ça n'était vraiment pas l'objectif qui lui faisait mal, c'était la manière dont il le portait. Bonjour, je suis Jean-Claude, chronotier et artisan du temps. Ici, dans Entre-temps, je vous aide à transformer votre emploi du temps en allié, pas à pas, sans pression. Mon objectif ? Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté de sérénité et une vie alignée avec ce qui compte vraiment pour vous. Bienvenue dans Entre-temps, le podcast pour reprendre la main sur votre temps et sur votre vie. Quand on parle d'objectifs, on pense souvent que c'est eux qui mettent sous tension. Mais si on regarde un peu plus près, c'est pas toujours aussi simple que ça. Un objectif, au fond, c'est juste une direction, un point vers lequel vous avez choisi ou bien moi j'ai choisi d'aller. Et en soi, ça ne fait pas de mal. C'est une direction, c'est un point vers où on veut aller. Mais ce qui commence parfois à peser, c'est autre chose. Il y a parfois une idée qui s'installe comme ça, insidieusement, tout doucement. L'idée que si vous n'y arrivez pas, ça va dire quelque chose de vous. Ça va dire quelque chose sur vous. Que vous n'êtes peut-être pas à la hauteur. On ne se le dit pas comme ça, ouvertement bien entendu, mais ça tourne en arrière-plan. non fond de la tête derrière. Et ça influence la façon dont on avance, dont on se juge parfois aussi, parce que oui, on se juge. Et parfois, on interprète chaque retard comme quelque chose qui est vraiment très, très mauvais pour nous. Il y a aussi une comparaison que l'on fait souvent et qui vient déranger. C'est quand vous regardez ce que font les autres. Et oui. Et alors, sans vraiment vous en rendre compte, Votre regard, il change sur votre propre objectif. Ce qui vous semblait finalement bien aller hier, commence à vous paraître, pourquoi pas, insuffisant, ou peut-être vous remettez en question. Parce que vous avez vu qu'une autre personne, un autre entrepreneur, un autre manager, lui, il avance beaucoup mieux sur ses objectifs. Et ce n'est pas parce que votre objectif a changé que vous le regardez comme ça. C'est parce que c'est votre regard que vous portez sur votre propre chemin. sur ce que vous avez déjà réalisé et vers quoi vous voulez aller. Et ça, ce regard, il a légèrement glissé. Et puis, il y a aussi le rythme. Peut-être que vous êtes fixé à un objectif qui est tout à fait juste, qui est raisonnable, qui est à votre mesure, mais les semaines passent plus vite que prévu. Et alors, bon, ça déborde un peu de partout. Et vous avez la tête qui est pleine, Et vous vous posez les questions sur ces tensions, sur votre saut d'humeur, sur votre patience qui se rétrécit comme peau de chagrin. Et vous ne faites pas toujours le lien avec une cadence que vous vous êtes peut-être imposée. Vous vous êtes imposée peut-être parce qu'il y avait de l'optimisme, c'est tout à fait normal au début d'un projet, d'un objectif. Mais parfois, on se fixe aussi une cadence parce que l'on veut... Entrer peut-être en compétition avec un collègue ou un concurrent, et on se met une pression énorme. Et ça, ça peut vraiment peser également à certains moments, si le rythme que l'on s'impose n'est pas aligné avec le rythme que l'on sait tenir. Donc l'objectif, lui, il n'a pas changé, mais c'est votre façon de vivre avec lui qui, lui, souvent a changé. Et ça, ça peut paraître un certain moment très lourd à porter. Alors avec cet entrepreneur, la conversation que j'ai eue, on n'a pas supprimé l'objectif, on a juste pris le temps de regarder ce qui se passait autour de cet objectif. Et à un moment je lui ai posé une question assez directe, est-ce que tu avances vers quelque chose ou est-ce que tu essayes surtout de te rassurer ? Oui, et parfois on se fixe des objectifs pour se rassurer. Et c'est là que ça... commence à devenir un peu compliqué, c'est que lorsque l'on regarde ce que font les autres, parfois on est loin de se rassurer. Au contraire, on commence à avoir des doutes. Donc je reviens à mon entrepreneur, il a souri. Et il m'a dit que oui, peut-être qu'il essayait un peu de se prouver à lui-même quelque chose. De montrer par exemple qu'il était capable, comme il m'a dit, sans doute capable pour montrer à ses parents qu'il est tout à fait capable de développer cette... petite entreprise alors que eux n'y croyaient pas vraiment. Et ils pensent aussi que c'était pour ne pas décevoir certaines personnes autour de lui. Et peut-être même en réfléchissant bien qu'il s'est dit c'est de ne pas me décevoir moi-même. Parce que je veux aussi me prouver que je suis capable de faire cette entreprise. Bien, donc quand vous ajoutez un peu tout ça, ce melting pot de devoir se prouver à quelqu'un d'autre, ou à d'autres personnes, et parfois même à soi-même, et que vous ajoutez tout ça à votre objectif, forcément ça change le poids de la chose. Ce n'est plus simplement un point, une chose à atteindre, mais l'objectif bien sûr il reste le même, c'est toujours un cap, c'est une direction, il est toujours là. mais vous Vous ne marchez plus seulement envers quelque chose qui vous tente, que vous avez envie d'arriver, mais vous marchez aussi avec cette pression supplémentaire sur les épaules, ce gros sac de dire « je dois prouver que » et cette petite voix qui n'arrête pas d'évaluer pratiquement chaque pas que vous faites. Je voyais bien à un certain moment que... Ma première question l'avait un peu troublée, et donc je me suis permis de lui poser une autre question. Je lui ai dit ceci. Pourquoi cet objectif est important pour toi, maintenant, dans ta vie actuelle, dans ta vie privée ou ta vie professionnelle ? Tu sais qu'il n'y a qu'une seule vie, donc c'est ta vie actuelle. Bien entendu, pas dans quelque chose qui pourrait être parfait, pas dans ce que tu imagines pour toi en entrant dans, mais aujourd'hui, cet objectif... Qu'est-ce qu'il représente pour toi ? Il a fallu un petit temps pour réfléchir et voici ce qu'il m'a répondu. J'ai senti quelque chose qui se détendait chez lui parce qu'il ne parlait plus de chiffres, il parlait de ce que ça changeait concrètement dans sa vie pour lui, pour les gens autour de lui, pour la façon dont il voulait travailler. Et donc de quelque chose qui était dans une première étape de devoir prouver qui était capable, et comment on prouve qu'on est capable ? C'est en montrant par exemple son chiffre d'affaires, le nombre de clients qu'on a, le nombre de produits qu'on vend, et par la même, la belle voiture qu'on peut s'acheter, ou la maison qu'on peut louer, peu importe. Toutes ces choses matérielles qui finalement ne disent pas grand chose sur nous. Et par contre, quand il a commencé à parler de ce que ça changeait concrètement dans sa vie, Là, on a commencé à voir une différence. Et c'est ça qui est important. Quand un objectif est relié à quelque chose qui compte vraiment pour vous, aujourd'hui, pas demain, mais déjà aujourd'hui, eh bien, ça donne de l'énergie. Parce que votre énergie, vous n'en avez pas besoin dans six mois. C'est aujourd'hui que vous en avez besoin. C'est maintenant, c'est à l'instant présent où vous êtes en train de faire vos activités, soit en relation à vos objectifs, un projet ou autre chose. Mais c'est maintenant que vous avez besoin de cette énergie-là. Et même quand c'est difficile, même quand ça prend plus de temps que prévu, c'est à ce moment-là qu'il faut aller puiser dans ses ressources, dans ses énergies, mais également de régénérer cette énergie-là, et de lier ce que l'on fait à quelque chose qui est important pour nous. Et bien là, je peux vous dire, vous recréez vous-même votre propre énergie, parce que vous avez un élan pour pouvoir réaliser ce qui compte réellement pour vous. Donc quand il sert surtout à prouver quelque chose, à rassurer, à ne pas décevoir, cet objectif, comme on l'a dit, il finit par fatiguer. Même quand tout avance bien, mais il finit par fatiguer. Ce n'est pas très compliqué de revenir à ce qui compte vraiment pour vous, mais ça change complètement, mais alors là, complètement, votre manière d'avancer. Alors à un moment je vous ai aussi parlé du rythme. Parce qu'on croit souvent qu'un objectif, il impose une vitesse. Il ne faut pas absolument aller vite. Eh bien, pas tout à fait, pas tout le temps. Bien sûr il y a des objectifs qui ont des impératifs de vitesse. Je pense notamment à des personnes qui travaillent dans des sociétés où on met par exemple des logiciels sur le marché et qu'on sait que la concurrence va mettre un logiciel... similaire ou un release, ou bien un produit. Mais c'est comme si le fait de se fixer quelque chose impliquait automatiquement d'aller vite. Oui, parfois, mais la plupart du temps, non. En réalité, c'est nous qui choisissons la cadence, ou qui devrions choisir la cadence. Peut-être que ce qu'on veut réaliser, ce que nous voulons réaliser, ou bien ce que vous voulez réaliser, est tout à fait juste, ça c'est clair, Mais peut-être que le rythme... qu'on s'impose, que vous vous imposez, ne correspond pas à votre vie réelle, pas à celle que vous imaginez, mais à celle de tous les jours. Je l'ai déjà dit plusieurs fois, on n'a pas que des objectifs dans la vie, il y a aussi toute une série d'autres choses qui nous occupent. Vous avez une famille, vous avez des responsabilités, vous avez peut-être une équipe où c'est à gérer. Donc une énergie qui varie de jour en jour, et même au sein de la journée, d'une semaine à l'autre. Ça aussi c'est une réalité. Et parfois, on avance comme si tout ça n'existait pas. Comme si on était seul face à l'objectif avec une énergie qui est toujours au top. Mais ce n'est pas vraiment comme ça la réalité. Ça c'est le plan, mais la réalité, elle est différente. Donc ralentir un peu dans ce cas, ce n'est pas renoncer, c'est juste se dire Je veux pouvoir tenir dans la durée, parce que c'est ça qui est important. Pour terminer un objectif, il faut aller jusqu'au bout. Et ça, c'est un temps qui doit être investi pendant plusieurs semaines, parfois mois. Et un objectif qu'on tient sur la durée, ça vaut toujours mieux qu'un objectif qu'on abandonne à mi-chemin. Parce qu'on s'est épuisé trop vite, parce qu'on n'a plus trouvé de sens. Et pourquoi ça ? mais simplement... Ça vous plaît, vous, d'abandonner quelque chose ? Ça vous plaît de ne pas pouvoir achever quelque chose que vous y étiez dit ? Alors parfois, on peut le faire, mais quand vous abandonnez quelque chose parce que vous vous rendez compte que vous n'êtes plus capable d'y aller, vous avez trop forcé, eh bien là, on est un peu déçu. Ça, c'est clair. On a un petit goût suré dans la bouche. Moi, ça m'est arrivé à un certain moment, quand je devais absolument courir, parce que j'étais au service militaire. Et voilà, je devais à cet moment courir 10 km avec tout mon équipement, tout le barda, bon bref, alors que moi je courais 500 m, j'étais complètement à bout de souffle. Et bien je me suis entraîné, mais j'avais un délai. L'instruction, ça durait 5 mois. Si je n'étais pas prêt avant les 5 mois, je ne pouvais pas avoir mon grade d'officier de réserve. Voilà. Et bien au départ, qu'est-ce que je faisais ? Je n'ajustais surtout pas mon rythme, je courais beaucoup trop vite. Ce qui veut dire que très rapidement dans la course, j'étais épuisé. Et donc ce que j'ai appris là, vous voyez parfois on apprend des choses à l'armée, c'est que les 10 km c'est une distance, c'est un objectif, c'est un point à atteindre. Et donc j'ai dû réguler mon énergie et bien sûr ma motivation aussi, mais j'ai dû surtout réguler mon énergie pour pouvoir atteindre ces 10 km. Et donc d'y aller à un rythme. Je ne pouvais pas malheureusement choisir mon rythme parce que ces 10 km, je devais les courir en moins de 55 minutes si je me souviens bien. Donc il fallait quand même tenir un certain rythme. Ce n'est pas dire je vais marcher tranquillos. Non, non. Mais j'ai régulé dans les contraintes que j'avais. Bien entendu, j'avais des contraintes. Il y avait 10 km, il y avait 55 minutes, il y avait tout mon équipement, casque, fusil, gros godillot pour courir. Je peux vous dire que ça, comme contrainte, c'est pas mal. Mais voilà, j'ai ajusté mon rythme. au sein de toutes les contraintes que j'avais, et finalement, j'y suis arrivé. Alors si je devais résumer tout ce qu'on a fait ici ensemble, ça serait de dire qu'on a retiré la pression qui est inutile. Tout ce qui vous met une pression et qui n'est pas nécessaire, et surtout quand c'est vous qui vous mettez la pression, parce que souvent c'est nous-mêmes qui nous mettons une pression. pression énorme alors qu'elle n'est pas du tout utile donc si on peut la retirer ça c'est déjà un ajustement qui va nous aider qui va vous aider on a clarifié le sens c'est pourquoi je fais ça quel est le sens que je donne à mon objectif mais pas le sens que je vais avoir quand j'aurai terminé mais déjà aujourd'hui dans chaque pas dans chaque activité que je fais je me raccroche à ce sens et ça ça m'aide énormément et surtout Avec mon petit exemple de course, on a ajusté le rythme. Je reviens 30 secondes sur ça. Je peux vous dire que la toute première séance de course, on devait courir 500 mètres. L'instructeur nous avait dit, vous allez jusque là-bas, vous revenez. J'étais à bout de souffle, je me suis effondré. Après, c'est 500 mètres. Pourquoi ? Parce que j'avais voulu tout donner d'un coup. Et je me suis rendu compte que ça, ça ne fonctionnait pas. Et ça, ça a été le déclic chez moi pour dire, Ok, si tu veux réussir réellement tes 10 km, j'avais, je pense, 3 mois pour pouvoir les courir, 3 mois d'entraînement, sachant qu'après 500 m, j'étais à moitié mort. Il fallait en faire 20 fois plus. Donc, voilà. Donc, ça, ça a été un peu mon défi. Alors, bien entendu, ces 3 petits points, réduire la pression, clarifier le sens et ajuster son rythme, c'est rien de spectaculaire, mais essayez-le. Et vous allez voir que quelque chose va bouger, quelque chose va devenir plus respirable, et vous allez certainement avancer d'une autre manière. Voilà, en conclusion, si je devais vous laisser avec une seule chose aujourd'hui, ce serait peut-être de vous dire qu'avant de remettre votre objectif en question, regardez d'abord comment vous le vivez cet objectif. Quand vous y pensez, qu'est-ce que vous ressentez vraiment ? Est-ce que... ça vous donne envie d'avancer ou est-ce que ça ajoute surtout une pression de plus sur des épaules qui en portent beaucoup ? N'oubliez pas, vous avez d'autres responsabilités, sans doute une famille, une équipe, d'autres objectifs et des opérations à réaliser. Parce que parfois, l'objectif n'a pas besoin de changer, il a juste besoin d'être vécu un peu autrement et d'enlever un peu de cette pression, comme je l'ai dit, parfois peut suffire à retrouver de l'envie de continuer. Vous vous souvenez, je vous avais dit qu'une personne qui voulait absolument lancer un produit, elle s'est vue que si elle le retardait de deux semaines, ça ne changeait pas grand-chose finalement, mais ça lui laissait pas mal de temps en plus pour pouvoir s'occuper de sa famille à des moments où la famille avait vraiment besoin d'elle. Voilà, on arrive tout doucement au mantra, et je vais le déposer dans vos oreilles gentiment. Un objectif n'est pas une épreuve à réussir. C'est une direction à habiter. Voilà encore ce fameux terme habiter. Mais je pense que vous commencez à comprendre ce que je veux dire avec aussi habiter ses objectifs. C'est de bien s'y sentir, comment on se sent bien dans une maison que l'on a arrangée à sa manière. Voilà, si cette question vous parle, prenez simplement un moment dans la semaine, ça ne doit pas être une grande séance de réflexion, juste quelques minutes, tranquille. Et regardez un objectif qui compte vraiment pour vous en ce moment et demandez-vous honnêtement, est-ce que j'habite encore cet objectif ou est-ce que je le subis un peu ? Et la réponse que vous allez vous donner à vous, elle peut déplacer plus de choses que vous n'imaginez. Et si vous sentez que vous avez besoin d'un espace pour clarifier ça en profondeur, vraiment avec d'autres personnes qui vivent les mêmes questions, je peux vous assurer que ces questions ressortent dans le cercle EO. Et bien en fait, c'est ça, c'est un endroit où on garde les objectifs clairs, même ambitieux, mais surtout qu'ils soient vivables au quotidien. Ça, c'est la chose la plus importante. Et vous trouverez bien entendu toutes les informations si vous êtes intéressé sur le site Oruposa. En attendant... Prenez soin de vous, prenez soin de votre temps, parce que le temps que vous consacrez à vos objectifs, c'est aussi du temps de votre vie qui est en train de se construire et qui est en train de passer. Donc avancez, oui, mais sans vous perdre en chemin. Voilà, je suis Jean-Claude, je suis chronotier, et je vous dis à très bientôt dans Entretemps. Merci d'avoir pris ce moment Entretemps avec moi. Si cet épisode a résonné en vous, Je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier ou encore mieux à me laisser un petit mot. Vos retours sont précieux et ils nourrissent en fait cette belle aventure du temps. Et si vous avez envie d'aller plus loin, vous pouvez retrouver tous les épisodes et des ressources complémentaires sur le site oruposa.com dans la rubrique podcast. Et surtout, surtout prenez bien soin de votre temps car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie. A très bientôt dans Entretemps.