Speaker #0Hello, hello et bienvenue à toi dans ce nouvel épisode de podcast "Entrepreneures : des claques et déclics". Je suis très contente de te recevoir aujourd'hui pour parler d'un sujet qui n'est pas hyper cool, puisqu'on va parler du ghosting, quelque chose qui touche plutôt le domaine des relations amoureuses en général, mais malheureusement, comme je l'ai appris, à mes dépends aussi le domaine pro et ce n'est pas ok en fait. Puisque je trouve que c'est quelque chose qui a été complètement normalisé par la société, alors qu'on touche quand même à de l'humain derrière, et ça, on a trop tendance à l'oublier. Alors, le ghosting, petit rappel, c'est le fait de cesser de répondre à des messages qu'on reçoit. On a des échanges avec une personne, et d'un seul coup, la personne arrête de répondre. Alors, on sait qu'elle a lu notre message, puisqu'on a un petit vu qui s'affiche sur la plupart des supports, ça peut être WhatsApp, ça peut être Instagram... La personne lit le message et ne répond jamais. Elle l'ignore tout simplement. Et c'est quelque chose qui me dérange profondément parce que je pense que, et je vais développer ça un petit peu plus loin, on vit à une époque où on considère ce genre de comportement normal alors que d'une, ça peut blesser les personnes qu'il y a derrière et de deux, ça donne une très mauvaise image de la personne qui reçoit le message et qui ignore ces messages. Donc, ce n'est pas ok. Et pour t'aider à mieux comprendre là où je veux en venir, je vais partager avec toi trois anecdotes qui me sont arrivées, où je me suis fait ghoster comme une m3rde. Mais voilà, ça a donné de la matière à faire ce podcast, donc c'est parfait. Alors la première, c'est qu'il y a deux mois de ça, j'ai acheté un programme à un entrepreneur que je suis sur Instagram depuis quelques mois maintenant. Quelqu'un que j'apprécie, parce que malheureusement j'emploie l'imparfait, que j'appréciais énormément. J'aimais beaucoup sa manière de communiquer. Je trouvais que c'était quelqu'un qui avait l'air vachement accessible, qui avait des valeurs chouettes, qui parlait de sa famille, qui mettait vachement l'accent sur l'expérience client, etc. Et je me suis dit, waouh, trop bien. Tu vois, presque le genre de personne que tu aurais envie d'avoir comme pote, tu vois. Donc, il a fait un gros lancement et je me suis dit, allez, banco, j'achète son programme et que j'ai commencé à suivre. Je n'ai pas fait comme il y a quelques années en arrière d'acheter une formation et de la mettre dans un petit tiroir en attendant de la suivre. Quand j'aurai le temps. Non, là, j'étais assez assidue. J'ai suivi ce programme. Et il se trouve que dans son offre, il y avait un format d'accompagnement une fois par mois où tu donnes un live et tu pouvais poser toutes tes questions. Génial ! Sauf que les lives en question étaient très tôt le matin pour moi puisque j'habite au Brésil, il y a du décalage horaire donc je ne pouvais pas venir. Mais dans le mail que j'ai reçu, il y avait une invitation à envoyer toutes les questions par mail et qu'il y répondrait au cours du live en question. Je prends un petit quart d'heure pour faire mon petit message, expliquer le contexte, poser des questions qui soient claires, qui soient bien... Je vais à l'essentiel pour lui faciliter un peu le boulot. J'envoie mon mail. Le live avait lieu deux ou trois jours plus tard, je crois. Et aucune réponse déjà. Je me dis, OK, il a pris en compte mes questions et puis il va y répondre pendant le live. Le live se passe, ce que j'imagine puisque je reçois le replay. Un mail avec le replay, super, donc je regarde le replay et là, je suis un peu surprise de voir qu'il ne répond pas aux questions que j'ai envoyées et potentiellement à aucune question qu'il a reçue. Il répond aux personnes qui sont en live. Alors, il a un peu le temps, je précise, puisque le live est censé durer une heure et je crois que il finit au bout de 50 minutes, donc il lui reste une dizaine de minutes. Il ne répond à aucune question. Et je suis quasiment sûre que je ne suis pas la seule à avoir acheté ce programme-là et avoir des questions, puisqu'il met en avant sur les réseaux sociaux le fait qu'il a fait un lancement à 50K de ce programme-là, grâce à sa communication. Donc je suis assez surprise de voir qu'il ne répond à aucune question. Je me dis, bon, peut-être qu'il n'a pas eu le temps et que finalement il a décidé de répondre directement aux intéressés. Donc j'attends un petit peu. J'attends quelques jours, une semaine, deux semaines, trois semaines. Je n'ai eu aucune réponse. Ni oui, ni m3rde. Alors tu vois, c'est une expression que j'emploie souvent. Ni oui, ni m3rde. Aucune réponse. Et c'est quelque chose qui m'a profondément déçue de la part de cet entrepreneur que j'admirais d'une certaine manière, que j'aurais même voulu avoir comme pote et qui n'a pas pris le temps de me répondre. Alors qu'il a fait un lancement, donc il a choisi de se mettre en avant. Il a accepté le fait qu'il pourrait être sollicité par des clients qui lui ont acheté son offre. Je ne dis pas que le client est roi. Attention, ce n'est pas parce que tu reçois un message que tu es obligé de répondre dans l'heure ou le lendemain, etc. Tu peux prendre deux, trois jours pour répondre à tes clients, c'est OK. Mais ne pas répondre du tout à des personnes qui t'ont acheté une offre que tu as choisi de leur vendre. Ce n'est pas OK. Ce n'est pas OK, d'autant plus que la personne en question, cet entrepreneur, a continué à publier sur les réseaux sociaux, à faire des stories. Et ça, c'est quelque chose que je n'ai pas compris. En fait, je me suis sentie pas importante. Et je pense que tout client qui achète un programme a envie de se sentir important, a envie de se sentir un peu unique. Il aurait pu m'envoyer un petit message en disant « je suis désolé, je suis sous l'eau, c'est les vacances scolaires » . Ça, il n'était pas obligé de le dire, mais c'est un peu l'idée. Je sais qu'il a un enfant, c'est les vacances scolaires, "je suis sous l'eau. pas le temps de te répondre, je m'en occupe dès que possible". Un accusé de réception, tu vois, comme on appelle ça dans le domaine corporate. Un petit accusé de réception pour dire j'ai vu ton message, je te réponds bientôt. Et ça, ça aurait été ok, en fait, d'avoir ça. Je me serais dit, ok, il a vu mon message, il l'a lu, il me répondra. Peut-être qu'il va mettre du temps, peut-être que je devrais relancer, mais au moins, je me sens écoutée, tu vois, écoutée. Et ça, je pense que dans l'expérience client, c'est quelque chose qui est ultra important. Et du coup, le problème derrière, la claque a été que j'ai été très déçue par cette personne, que j'avais regretté d'avoir acheté son programme, que j'avais regretté d'avoir investi en lui, que j'ai vu un peu le revers. Alors, je ne vais pas dire sa vraie personnalité, c'est un peu réducteur. Je ne connais pas cette personne et peut-être que c'est quelqu'un de génial dans la réalité. Mais voilà, j'étais déçue par l'expérience client et le déclic, c'était de me dire, en fait, la prochaine fois, je réfléchirai à deux fois. si je dois acheter un programme, malheureusement. Alors, la deuxième expérience que je voulais te raconter, c'est qu'à une époque, tu ne le sais probablement pas, j'ai géré une petite agence marketing. Je faisais notamment de la stratégie, du conseil stratégique en marketing pour la communication, pour les lancements, etc. Et j'étais très sollicitée. J'ai eu beaucoup de chance puisqu'à cette époque-là, en fait, on venait par le bouche à oreille. J'avais zéro communication, zéro promo à faire. On venait vers moi, on venait me chercher. Donc, pour l'ego, c'est très, très satisfaisant. Donc, je suis tombée sur un client qui est venu vers moi, qui avait besoin d'aide, qui était super motivé, etc. Et avec qui, donc, j'ai accepté de travailler. Le courant passait bien. J'ai bien posé le cadre en amont, expliquant ce que j'attendais, de quoi j'avais besoin. Oui, oui, oui, OK, tout était parfait. On a commencé à travailler. Et très vite, en fait, le client en question est devenu distant. C'est-à-dire qu'il répondait, il mettait beaucoup de temps à répondre, alors qu'il savait que j'avais besoin de réponses rapides. ou en tout cas assez rapides pour répondre à ses besoins. Et puis, il a fini par arrêter de répondre. Je devais le relancer beaucoup, beaucoup, alors que c'était pour son business, en fait, puisque le marketing, tu le sais, c'est le nerf de la guerre. C'est ce que tu utilises pour augmenter ta visibilité et gagner de l'argent. Et donc, très distant, pas de retour, beaucoup de silence, alors que c'était lui qui était venu me chercher pour que je l'aide à développer sa boîte. Et en fait, je me suis rendu compte avec le recul, avec l'expérience et mon grand âge, que ce client et ces clients à qui j'ai eu affaire comme ça attendaient que je fasse de la magie à leur place, attendaient que je prenne le sujet, le dossier, et que je fasse les choses et qu'ils récoltent les fruits. Et en fait, ce n'était pas OK parce que, d'une, je n'étais pas dans leur tête, je n'avais pas leur vision, je n'avais pas leurs idées, je n'avais pas leur expérience, même si je me suis toujours beaucoup impliquée dans mes relations, je n'avais pas forcément la vision globale. Et en plus, j'avais l'impression de le voler, puisque je lui faisais payer pour une prestation dont il ne profitait pas pleinement. Et ça, ce n'était pas OK pour moi. Ce n'était pas OK parce que je bloquais du temps pour lui, j'attendais des réponses, donc je me sentais frustrée. J'avais l'impression de ne pas donner le maximum de la prestation. Bref, ça m'empoisonnait littéralement. Et au final, j'ai fini par arrêter ma collaboration avec ce client-là. Et je pense qu'il n'a pas compris. mais moi j'ai eu besoin en fait de me protéger de ça, de ce ghosting que je subissais où j'attendais des réponses, j'étais en attente, tu vois, il y a cette relation un peu malsaine de dépendance presque, et moi en fait ça me pesait beaucoup, et la claque derrière ça a été de me rendre compte que tout le monde n'était pas aussi impliqué dedans, et le déclic de me dire que c'était mon boulot, c'était ma manière de bosser, c'était mes règles et que j'avais pas envie de ça. Troisième et dernière petite anecdote. de ce podcast qui concerne une collaboration que j'ai eue avec un client dont j'étais très proche. En fait, j'ai été bras droit, alors bras droit, partenaire, on appelle ça comme on veut, d'entrepreneurs pendant plusieurs années. Il y a certains entrepreneurs avec qui j'ai bossé pendant trois, même quatre ans, le plus long. Donc ça a été très, très long, autant te dire. Et en trois ans, même en un an, même en quelques mois, on tisse des relations assez proches avec ces entrepreneurs, en fait, dont on partage la vision. On développe le business, on gère les équipes, on réfléchit à la communication. C'est un deuxième cerveau finalement, plus que bras, doigts. J'aime mieux l'idée de deuxième cerveau parce qu'on partage vraiment quelque chose de fort ensemble. Certains des clients avec qui j'ai travaillé sont devenus presque des amis. C'est ce qui fait d'ailleurs, comme j'en reparlerai dans un autre épisode, que ça a été aussi douloureux quand ça s'est arrêté. parce qu'on tisse vraiment une relation de chaque instant. On pense à des trucs pour son client. On s'envoie des petits vocaux. Il envoie des petits vocaux. Tiens, j'ai pensé à toi. J'avais envie de te le dire, etc. On crée vraiment une relation très forte. Et du coup, voilà, parfois, ça s'arrête, comme ça arrivait avec ce client-là. Mais on s'est arrêté en assez bon terme, j'allais dire, si ce n'est que j'ai appris qu'il voulait arrêter avec moi par... message vocal. Bon, déjà, ça aurait dû me mettre un peu la puce à l'oreille. Très honnêtement, c'est jamais agréable à entendre, mais si on doit arrêter avec moi, je préfère qu'on me le dise en vrai, tu vois, de visu et pas lâchement par vocal. Bref, et donc, on a décidé d'arrêter. Voilà, bien sûr, donne-moi des nouvelles. Oui, oui, bien sûr, je te donnerai des nouvelles avec plaisir. Voilà, c'est pas parce qu'on arrête une collaboration qu'on est forcément obligé de ne pas continuer à entretenir un minimum de relation avec la personne. Bref, tout ça pour te dire qu'on a arrêté la collaboration ensemble et quelques semaines plus tard, deux ou trois semaines plus tard, par le plus grand des hasards, c'était son anniversaire. J'ai décidé de lui envoyer un petit message en prenant le temps de lui souhaiter de bonnes choses et de prendre des petites nouvelles. Salut, comment ça va ? Comment ça se passe ? Je savais que c'était un petit peu compliqué pour lui à cette époque-là. Et il a lu mon message. Le fameux vu, dont on parlait tout à l'heure, et il ne m'a jamais répondu. Jamais. Alors ça a été une grosse, grosse claque pour moi parce que, alors, tu vas me dire oui, mais on peut voir un message et puis pas avoir le temps, surtout si on a des problèmes, on peut ne pas avoir l'envie, etc. Certes, je suis d'accord avec toi. Sauf que l'entrepreneur en question, c'est quelqu'un qui était vissé H24 sur son téléphone. Et d'ailleurs, c'était un des problèmes qu'on avait puisqu'il me sur-sollicitait. Il était vissé H24 sur son téléphone. Dès que j'envoyais un message, il me répondait. Il m'envoyait beaucoup de messages aussi, etc. Donc là, le fait qu'il lise mon message et qu'il le laisse en vu et qu'il ne me réponde jamais, je sais qu'il avait délibérément choisi d'ignorer mon message et délibérément choisi de ne pas me répondre. Ce qui a été, encore une fois, très douloureux. Ça m'a beaucoup, beaucoup blessée. Je me suis posé beaucoup de questions, bien entendu. Alors que... J'ai envie de dire que quand ce genre de choses arrive, c'est rarement notre faute. Il y a un moment où je pense qu'il faut arrêter de se remettre en question pour ce genre d'actes qui dépendent que de la personne en question. Ça m'a beaucoup affectée parce que je suis quelqu'un de sensible. Je suis un petit cœur sensible et ça partait vraiment d'une bonne intention. Ce n'était pas intéressé, vraiment pas. On pourrait se dire, ouais, mais t'as envoyé ça pour venir gratter au cas où il viendrait te rechercher pour bosser avec lui. Non, en fait, non, vraiment pas. Je suis quelqu'un, je considère que les gens qui me connaissent, s'ils ont besoin et envie de travailler avec moi, ils savent où me trouver. C'est toujours ce que je dis quand on finit une collaboration. Je dis, la porte est ouverte, tu sais où me trouver. Voilà. Enfin, pas pour tous. Ça, ça sera le sujet d'un autre podcast. Mais bref. Donc, ça m'a beaucoup blessée parce que je ne demandais rien. C'était un message sincère pour prendre des nouvelles. J'ai pris... Voilà, je m'étais mis un petit rappel dans mon espace notion pour penser à souhaiter l'anniversaire. J'ai pris cinq minutes pour faire un petit message un peu sympa pour prendre des nouvelles. Voilà, une petite... pensée, je n'étais pas obligée honnêtement c'est quelqu'un avec qui je ne travaillais plus mais j'avais envie de le faire et il aurait pu me répondre simplement merci et ça aurait été tout, je n'attendais rien de plus tu vois, bien sûr ça m'aurait fait plaisir d'avoir de ses nouvelles mais s'il n'avait pas le temps ou pas l'envie, c'est ok, merci, merci ça m'aurait suffi, je pense même que j'aurais toléré, même si ça m'aurait un petit peu agacé un petit coeur, tu vois une petite réaction avec un coeur, un smiley je me serais dit ok, il réagit. Là en fait il n'a pas réagi, il a ignoré mon message. Et j'ai trouvé ça vraiment nul. Et la claque, ça a été que je me suis rendue compte que beaucoup de personnes dont on ne voit pas le vrai fond ne sont pas des belles personnes. Mais ça, avec le recul aujourd'hui, il y a eu beaucoup de signaux déjà avec ce client-là, malgré l'affection que je lui portais, qui aurait dû me dire que ce n'était pas vraiment qui je pensais. Et le déclic, ça a été, ça sera une autre histoire, mais ça a généré vraiment un ras-le-bol chez moi, qui m'a fait décider d'arrêter cette activité-là. Vraiment, ça n'a pas été à cause de lui, mais ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, on va dire, et qui m'a fait décider de bifurquer, de prendre une autre voie professionnelle. Tout ça pour dire que c'est ok de ne pas répondre dans la minute, encore une fois, à un message. On a nos vies. Comme disent nos amis les anglophones, "sh1t happens", les m3rdes arrivent. On a nos enfants, on a nos activités, on a le boulot, on a d'autres choses à penser, etc. C'est ok de ne pas répondre tout de suite, mais on ne m'enlèvera jamais de la tête qu'on a tous et toutes 5 minutes dans notre journée pour répondre à un message. 5 minutes. On a tous 5 minutes dans notre semaine. Encore une fois, il ne s'agit pas de répondre dans la journée, le lendemain, ça peut être 2-3 jours plus. plus tard, allez, 5 jours, admettons, on a tous 5 minutes dans notre semaine pour répondre à un message. Alors, bien entendu, je ne parle pas des sollicitations reloues pour te proposer des opportunités exceptionnelles ou venir te draguer comme un gros relou dans ta boîte. Non, je parle à partir du moment où la démarche est gentille, pas intéressée, bienveillante ou qu'il y a une demande à l'origine de ta part. Il n'y a rien qui justifie le fait qu'on n'y réponde pas. Derrière un message. il y a un humain, il n'y a pas un bot, il n'y a pas une IA. Il y a un être humain. qui prend de son temps pour nous envoyer un petit message. Et franchement, le fait de ne pas le faire, pour moi, c'est mépriser d'une certaine manière la personne. Alors, c'est un peu fort de dire ça, mais pour moi, il y a un peu de ça, en fait. C'est mépriser l'humain et oublier ce qui est vraiment important. Alors, bien sûr, on n'est pas obligé de faire un long message. On n'a pas forcément le temps d'écrire un long mail. Bon, parfois, on peut faire un vocal. Alors là, ça sera un autre sujet. Les personnes qui te font des messages vocaux de 5 minutes parce que elles n'ont pas le temps ou que ça va plus vite. C'est mieux que rien. Là n'est pas le sujet, je ne vais pas cracher dans la soupe. Il vaut mieux un vocal long que pas de réponse du tout. Mais bref, tout ça pour dire que on n'a pas besoin de faire un long message mais juste de dire à la personne, et ça c'est quelque chose qui était vraiment hyper important moi dans les collaborations que j'avais avec les personnes avec qui je travaillais, de dire j'ai vu ton message j'ai vu, j'ai lu, je te réponds dès que je peux. Ça suffit parfois, tu vois, si tu n'as pas le temps, de montrer à la personne qu'elle a été entendue. Ou alors, parce que ça peut arriver, si tu n'as pas le temps, si tu n'as pas l'envie de dire, je n'ai pas le temps de te répondre, je ne souhaite pas donner suite à ta demande. Et c'est OK, mais au moins, il y a eu une réponse. Et après, derrière, parce que je sais que ça peut arriver, on dit ça et puis la personne, du coup, ah mais oui, oui, mais gna gna gna... Non, en fait, tu as posé le cadre, tu as répondu. Je considère que derrière, tu ne ghostes plus. Pour moi, le ghosting, c'est vraiment... tu envoies un message et tu n'as pas d'écho à ce message-là. On est bien d'accord. Donc, voilà, tu es libre, après, de ne pas aller plus loin si tu n'as pas le temps. Mais au moins, tu préviens la personne. Tu es honnête et claire avec elle. Je connais des entrepreneures qui ont des communautés énormes et qui prennent le temps de répondre à toutes les sollicitations qu'elles reçoivent pour dire qu'elles n'ont pas le temps. En fait, elles prennent le temps pour dire qu'elles n'ont pas le temps. Mais, pour moi, ces personnes-là sont admirables parce qu'au moins, on sait à quoi s'attendre et elles prennent le temps de répondre. Alors je sais qu'avec la vie qu'on mène aujourd'hui, on est sur sollicités de publicité par les réseaux sociaux. Il peut y avoir un ras-le-bol. On est sur sollicités, on est noyés, noyés de messages. Et on a cette idée qu'il faut aller toujours plus vite, faire toujours plus. Je ne sais pas si c'est ce qu'on appelle le FOMO en anglais. Mais en tout cas, il y a vraiment cette course à aller toujours plus vite, Et qui dit plus vite, plus vite, c'est qu'on n'a pas le temps de ralentir cinq minutes pour répondre à des messages sur le côté qui ne restent pas dans notre champ de vision, qu'on oublie ou qu'on juge pas important. Et le truc, c'est que la vie, c'est pas ça. La vie, c'est pas de passer son temps à courir, avoir toujours plus de sollicitations pour se sentir vivant, je sais pas, ou remplir son temps, ou utile. Parce que derrière, le temps passe, certes, mais les humains restent, en fait. C'est très philosophique, ce que je viens de dire. Alors, je sais que j'ai un regard un peu particulier sur la vie, ce qui fait que je peux parfois me trouver un peu en décalage avec certaines personnes, c'est que comme moi, j'ai été malade, j'ai failli mourir, sans tomber dans le mélo, bien entendu, encore une fois, aujourd'hui, je vais très bien. J'ai un regard qui est différent sur la vie, qui fait que des fois, je pense que ça vaut le coup de ralentir un petit peu et d'apporter des relations de qualité, plutôt que chercher à aller plus vite et faire plus, pour au final avoir des relations de m3rde avec les gens. Tu vois, ça pour moi, c'est vraiment mon regard et ce que j'avais envie de te dire au travers de ce podcast, ignorer des messages, ça n'aidera pas à aller plus vite. On peut prendre 5 minutes de son temps pour répondre à un message. Et même si le message en question on l'a reçu il y a 5 jours, ce n'est pas grave. On se cale un petit temps dans notre journée, 5-10 minutes. On a trouvé ces 5-10 minutes pour scroller. On peut prendre 5-10 minutes pour répondre à un message. Il y a vraiment une idée, et encore plus finalement, parce que là j'ai divergé un peu, finalement... Je parlais du domaine personnel, mais derrière, c'est l'image professionnelle des personnes qui en pâtit, une personne qui ne répond pas aux messages, qui ne répond pas aux commentaires, qui laisse des personnes en vu, qui fait des promesses, comme le programme que j'ai eu de prendre en compte des réponses et qui finalement ne les écoute pas parce qu'elle n'a pas le temps. Ça, c'est quelque chose qui n'est pas OK et qui nuit au business des personnes en question. Donc voilà, c'est vraiment quand même dommage. Je suis vraiment convaincue qu'il vaut mieux peut-être faire moins de volume, mais faire mieux. Parce qu'au final, en plus, c'est jamais agréable d'avoir des dizaines de messages en attente dans un coin, avec d'autres qui vont venir se rajouter. C'est une piste que je voulais amener de réflexion. Je serais vraiment preneuse de savoir ce que tu en penses. Si toi, c'est quelque chose que tu as déjà vécu aussi, est-ce que ça t'a affecté aussi ? Parce que c'est peut-être moi, la sensible de service, qui prend les choses comme ça trop à cœur. Mais j'avais envie de partager cette réflexion-là avec toi. J'espère que cet épisode t'aura plu. N'hésite pas à commenter sur les réseaux sociaux pour me dire ce que tu en as pensé, si ça te plaît, si ça te fait réagir. Je suis vraiment preneuse de tes retours. Je vais te souhaiter une très bonne journée ou une très bonne soirée ou une très bonne nuit, selon le moment où tu m'écoutes. Et je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de podcast. Ciao, ciao !