- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Entretien Pharmaceutique, le podcast qui parle des pharmaciens d'aujourd'hui et de demain. Qui dit septembre, dit rentrée universitaire. Et qui est mieux placé que le professeur Jean-Louis Baudeu, doyen de la faculté de pharmacie de l'université Paris-Cité, pour parler de l'avenir des études de pharmacie. Car après la PACES et la PACELAS, la première année des études de santé s'apprête à évoluer à nouveau. Une réforme prévue pour la rentrée 2027, avec notamment l'ambition de rendre l'accès à ces études plus simple, plus lisible et plus cohérent pour les étudiants. Alors, pourquoi réformer encore la première année ? Comment fonctionnera ce nouveau système ? Et qu'est-ce que cela apportera aux futurs étudiants en pharmacie ? C'est ce que nous allons essayer de comprendre dans cet épisode. Bonne écoute ! Alors, professeur Jean-Louis Baudeux, monsieur le doyen, bienvenue à nouveau sur la chaîne, troisième apparition. Je vais définitivement vous faire une carte de fidélité, je pense.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Alors, pour rappel, lors de l'épisode précédent, on avait parlé effectivement de la réforme du troisième cycle des études de pharmacie. Pourquoi je vous ai proposé de revenir une troisième fois ? Cette fois-ci, vous travaillez trop, vous faites trop de choses, monsieur le doyen. il faut prendre des vacances un peu autant on était sur la fin de cycle pour cet épisode on va revenir au début à la première année et pourquoi tout simplement en avril est paru un dossier de presse concernant une réforme de la première année des études de santé dont la pharmacie bien évidemment et également les autres filières c'est un grand sujet et je pense que ça méritait de faire un petit épisode sur ça
- Speaker #1
Très bonne chose et très bonne idée. On est au milieu du guet parce qu'effectivement le coût est parti de la part des ministères, mais l'application reste à construire et c'est le moment effectivement de voir un petit peu dans quelle orientation on va se diriger parce qu'il y a plein de choses possibles pour améliorer le système PASLAS par cette nouvelle réforme.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. C'est important ce que vous dites. Tout n'est pas encore gravé dans le marbre, il y a encore des étapes à franchir. On va pouvoir discuter de ce qui est fait et ce qu'il reste à faire. Pour commencer, avant d'entrer dans le vif du sujet, je vous propose de parler du système actuel, PASLAS, voir ce qu'il n'allait pas. Déjà, présenter rapidement ce qu'était la PASLAS et pourquoi ça a fait l'objet d'une réforme.
- Speaker #1
Effectivement, on va faire un petit retour en arrière. Le système PASLAS a été mis en place à... au début des années 2020, au tout début d'ailleurs, et à remplacer le système de la PACES, qui elle-même avait déjà été un petit peu modifiée dans les années 2018-2019 par le principe de la PACES One. La PACES avait un gros désavantage, c'est effectivement de permettre un redoublement aux étudiants qui n'étaient pas pris en études de santé après une première année commune. Donc il n'y avait pas cette marche en avant qu'on apprenait ensuite pour l'étudiant. qui est finalement, plutôt que de stagner à redoubler une première année, essayer malgré tout de s'engager vers une acquisition de connaissances et de compétences universitaires. Et donc le PASLAS voulait ça, voulait également assurer une plus grande diversité des étudiants entrant dans les études de santé, diversité sociale certainement, également diversité d'horizons. Le médecin ou le pharmacien ou l'odontone ou le maïoticien, ne sont pas forcément stéréotypés et on peut avoir des approches plus humaines de la santé, on peut avoir des approches beaucoup plus techniques et la diversité du système de santé gagnerait à effectivement profiter de tous les talents. Et le système PASLAS voulait ça avec deux voies d'entrée en santé. La première voie sous la forme d'un concours tel qu'on laissait, c'était le PAS, le parcours d'accès santé. Et puis, une voie dite un peu plus diesel, un peu plus lente, mais un peu plus assurée, peut-être aussi la voie des licences à accès santé, qui avait l'avantage de permettre à l'étudiant qui finalement n'entrerait pas en études de santé de disposer à l'issue de son début de cursus universitaire d'une licence, ou en tout cas d'années de licence qu'il pourrait faire valoir pour une réorientation ultérieure. Ce système PASLAS avait des qualités, bien entendu. Il a certainement pâti d'une volonté de mise en œuvre très rapide, avec une sorte d'incompréhension de la part des responsables de licence, qui ont vu débouler des étudiants qui voulaient faire des études de santé, mais qui entraient dans leur licence alors qu'ils allaient en ressortir assez rapidement, à la fin de la première année, à la fin de la deuxième année ou à la fin de la troisième année, pour rejoindre les études de santé. Et cette incompréhension a certainement favorisé une application qui n'était pas la meilleure, mais il y avait néanmoins quelque chose de bancal, c'est que le système passe là, c'est avec ses deux pieds, l'un d'un parcours en une année pour entrer en études de santé, l'autre d'un parcours plus lent et plus assuré. Finalement, c'est difficile à gérer dans notre système universitaire, et ça, ça a été effectivement très délétère et finalement rédhibitoire. C'est ce que la réforme de 2026-2027 veut pallier en fait. Le principe essentiel, c'est que cette nouvelle réforme ne mette en place qu'une première année d'entrée en santé qui soit commune à tout le monde et puis qui donne une ouverture vers des réorientations hors santé si nécessaire.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et effectivement, il me semble aussi que... principaux éléments pointés du doigt de la PASSE-LAS c'était un système assez complexe et c'est vrai que pour les lycéens qui souhaitaient s'engager, ce n'était pas forcément évident. En tout cas, c'était les retours que j'ai eus.
- Speaker #1
Oui, il y avait des travers qu'on n'avait pas pu éviter lors d'une mise en place, encore une fois, assez rapide. C'est par exemple le nombre de LAS permettant finalement les entrées en santé. À l'université Paris-Cité, par exemple, il y avait plus de 37 LAS pouvant donner accès aux études de santé. C'est énorme, ça nécessitait un travail considérable et ça donnait un manque de visibilité des possibilités d'entrée parce que les places disponibles étaient éparpillées, réparties dans les 37 LAS, mais éparpillées dans ces LAS. Et donc l'étudiant, en s'engageant dans une LAS, ne savait pas avec quelle concurrence ou contre quel candidat il se positionnerait. et avec quelle chance ils pourraient entrer dans les études de santé. Donc, il y avait vraiment un manque de visibilité. Et puis, en plus, on y associait un manque de lisibilité d'entrer dans certaines filières de santé particulières. La pharmacie, par exemple, a beaucoup été impactée parce que l'étudiant qui voulait faire pharmacie ne savait pas exactement quels étaient les meilleurs moyens, quels étaient les meilleurs chemins pour entrer dans les études de pharmacie.
- Speaker #0
Tout à fait. Je vous propose de rentrer un peu dans le dur de la réforme. Déjà, pour commencer, comme on l'avait mentionné, la réforme est prévue pour 2027. Donc, que les lycéens qui nous écoutent ou les étudiants qui nous écoutent ne s'alarment pas, ce n'est pas pour la rentrée prochaine, ce sera pour 2027.
- Speaker #1
Effectivement, c'est confirmé pour la rentrée de 2027. Rentrée de 2027 en première année d'études de santé, ça veut dire effectivement... l'émission de vœux de la part du bachelier en premier trimestre de l'année 2027. Ça veut dire aussi que pour l'entrée en deuxième année de médecine, de pharmacie, d'endotho, de maïotique ou de kiné, puisque maintenant kiné est totalement associé à ce processus, ça ne se fera qu'à la rentrée 2028. Néanmoins, on est déjà en train de préparer cette nouvelle première année d'accès santé. qui fonctionnera en 2027-2028 et qui se base sur l'acquis du système PASLAS en essayant d'en éliminer les défauts, bien entendu. Et l'acquis du système PASLAS, c'est assurer une diversité des étudiants qui vont avoir une formation en santé, donc dans des matières de santé, à hauteur d'environ la moitié de l'année universitaire, c'est-à-dire 30 ECTS, c'est ce qu'on appelle le bloc santé. Et puis, dans cette nouvelle première année santé, les 30 autres ECTS seront consacrés pour 6 à 10 d'entre eux à des enseignements transversaux. Et puis, pour environ 24 ou 20 ECTS à un enseignement disciplinaire, comme le permettaient d'ailleurs les LAS ou les 12 ECTS du PAS, un enseignement qui est hors santé et qui permet à l'étudiant de rebondir s'il n'est pas... pris dans une filière de santé à l'issue de cette première année. Donc c'est encore un mix, mais qui permet une formation en études de santé assez importante et une formation dans une discipline hors santé qui permet à l'étudiant de rebondir et qui justement permet cette marche en avant, cette progression de l'étudiant pour éviter un redoublement. On reviendra certainement sur la notion de redoublement. Mais l'idée générale, c'est que la deuxième chance d'entrée en santé se fasse, non pas en fin de première année, mais en fin de deuxième année, de cette nouvelle formule d'entrée en santé.
- Speaker #0
Oui, effectivement, j'ai le dossier de presse là sous les yeux. Donc, il y a effectivement trois blocs d'enseignement, bloc santé, bloc disciplinaire et un autre bloc santé. On mettra le lien pour ceux que ça intéresse. Très bien. Et alors, effectivement, vous avez confirmé la date d'application pour 2027. Qu'est-ce qu'il reste à faire encore pour cette réforme ?
- Speaker #1
Alors, pour le coup, après les arbitrages des deux ministres, de la Santé et de l'Enseignement supérieur, J'allais dire que tout reste à faire. La main maintenant est aux universités, en lien bien sûr avec les ministères, puisque ce sont les ministères qui rédigent les textes applicatifs. Mais la main est à nous pour essayer de créer au mieux cette nouvelle première année. Le contenu du bloc santé, par exemple, quelles matières qui conviendront aux cinq filières accessibles, médecine, maïotique, odontologie, pharmacie. ou kinésithérapie. Qu'est-ce qu'on va mettre dans le bloc transversal comme matière ? Ce sera aussi à notre main. Et puis, de quoi sera constitué le bloc disciplinaire ? Les blocs disciplinaires, puisqu'il y aura un bloc disciplinaire par licence contributive à cette première année. Et les licences, le nombre des licences sera forcément réduit. Il est indiqué 12 à 16 licences. au maximum dans chaque université. Vous voyez qu'on est loin des 37 dont je parlais tout à l'heure pour le système PASLAS. Donc l'idée, c'est aussi de concentrer, maintenir la diversité, et donc la diversité des étudiants dans leur formation, mais aussi de concentrer les accès santé sur quelques licences et exclusivement quelques licences, donc simplifier le système. Donc qu'est-ce qu'il reste à faire ? Il reste à mettre en place. théoriquement cette nouvelle première année, et puis après, par anticipation, à paramétrer par cours sup pour qu'il soit prêt dès le premier trimestre 2027, et donc pour nous que le paramétrage soit réalisé en fin d'année 2026, pour que le bachelier puisse exprimer ses voeux au mieux pour une entrée dans cette première année nouvelle formule.
- Speaker #0
Écoutez, c'était la prochaine question, donc effectivement, Pour un lycéen qui voudrait s'engager dans les études de santé, il y aura un item spécifique dans Parcoursup pour sélectionner la voie concernée.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ok, super. Justement, si on parlait du redoublement, il y a cette possibilité qui est mentionnée dans le dossier de presse. Oui,
- Speaker #1
le redoublement possible a été demandé notamment par les associations étudiantes pour essayer de ne pas obéir les chances d'étudiants pour revenir en santé. On a encore des incertitudes sur les modalités d'application de ce redoublement. Dernière nouvelle, mais encore une fois, ça reste à confirmer, le redoublement ne serait pas autorisé à tous. Il y a toutes les étudiantes et tous les étudiants qui auraient échoué à cette première année parce que ce n'est pas la peine de renvoyer dans la même année un étudiant qui, visiblement, n'a pas les bases et ne pourra pas réussir. Donc l'idée c'est d'assurer un redoublement d'une minorité d'étudiants, ceux qui sont capables de réussir, par exemple ceux qui sont dans la zone grise et qui n'ont pas été pris alors que peut-être avec une épreuve mieux réussie, finalement ils seraient passés en études de santé. Donc redoublement pour un nombre limité d'étudiants avec des critères qui pourraient être à la main des universités. Et avec une spécificité, c'est que ce redoublement ne permettra pas immédiatement de tenter sa deuxième chance d'entrer en études de santé. La première chance ayant échoué, le redoublement permet à l'étudiant de refaire une année de licence santé, mais sans avoir la possibilité de l'accès santé cette deuxième fois. Il partira après la réussite, donc après l'acquisition des 60 ECTS, dans la licence dont il a fait le bloc disciplinaire. Et c'est à l'issue de la deuxième année de cette licence qu'il pourrait repostuler en santé.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà, c'est une option, c'est ce qui se travaille en ce moment. L'idée générale, elle est effectivement de permettre aux étudiants la deuxième chance d'entrer en santé, mais de le faire de façon raisonnée avec des étudiants qui ont des chances réelles d'entrer en santé. et de réorienter précocement ceux pour lesquels effectivement le niveau, la pétance n'est pas jugé suffisant pour retenter une entrée en santé.
- Speaker #0
Ah bien, écoutez, ça semble clair. Pour la prochaine question, et on en parlait dans un épisode précédent, vous parliez d'un accès direct aux études de pharmacie. Du coup, c'est mentionné ici dans ce dossier. Donc, on voit que vous n'êtes pas revenu à vos fins, j'ai envie de dire. Donc, déjà, bravo. Et comment ça va se présenter, ça ?
- Speaker #1
Merci. Alors ça, c'est la bonne nouvelle des arbitrages ministériels. Effectivement, la possibilité de créer un accès direct d'entrée dans les études de pharmacie Merci. a été portée par la Conférence des loyers de pharmacie, par l'Académie de pharmacie, par l'Académie de médecine, par des soutiens politiques, et je pense à la commission sénatoriale menée par Corinne Amber, qui avait fait une proposition de loi en ce sens. Les ministres ont souhaité qu'il ne s'agisse pas d'une expérimentation, mais plutôt d'une voie qui soit une voie décrite dès le départ comme permettant l'accès dans les études de pharmacie. qui soit à discrétion de chacune des universités ou des facultés de santé, certains pourront la mettre en œuvre, d'autres ne verront pas forcément l'intérêt, en fonction de leur population étudiante, de le mettre en œuvre. Mais il reste encore beaucoup d'inconnus également. On en discutait encore très récemment avec le conseiller ministériel Emmanuel Toussé. Par exemple, le nombre de places disponibles par rapport à l'ensemble des capacités d'accueil en pharmacie n'est pas fixé. L'occurrence des loyens de pharmacie souhaiterait pouvoir aller au gré des universités jusqu'à 30% des capacités d'accueil. Par exemple, une UFR de pharmacie qui peut prendre, c'est la capacité d'accueil, jusqu'à 150 étudiants en DFG SP2 en deuxième année, pourrait proposer jusqu'à 50 places pour cet accès spécifique en pharmacie. avec des contraintes néanmoins pour l'étudiant. Parce que l'accès spécifique et direct aux études de pharmacie, il se fera sous condition. La condition, c'est l'engagement que, on abandonne la possibilité d'entrer en médecine, en odontologie, en maïotique ou en kiné. Et cette condition où on abandonne cette compétition avec les autres filières, elle est par contre compensée par le fait que, si on obtient les 60 ECTS de l'année, Avec le même programme que les autres étudiants de première année, on entrera directement et systématiquement en deuxième année de pharmacie. À quoi sert cet accès direct pharmacie ? Il sert pour nous à capter des bacheliers qui veulent faire les études de pharmacie, veulent faire un métier de la pharmacie, mais ne souhaitent pas effectivement entrer en concurrence avec des étudiants qui souhaitent faire médecine mais qui n'auraient pas de place en médecine et de fait prennent les places en pharmacie et donc à un moment donné, par le biais de quotas, l'étudiant ne pourrait pas entrer en pharmacie. La conséquence effectivement, c'est qu'il prend l'engagement de ne pas entrer en médecine, maïotique, odonto ou kiné. C'est une voie très intéressante qui nous permet, en tant que doyen, de récupérer des étudiants que l'on ne voit pas s'ils n'entrent pas dans les études de santé. On a eu l'habitude de dire, dans les dernières négociations, que oui, des étudiants qui n'entraient pas en médecine prenaient les places en pharmacie d'étudiants qui voulaient faire pharmacie. En conséquence, on se retrouvait avec des étudiants qui n'avaient pas franchement envie de faire pharmacie parce qu'ils voulaient faire médecine et qui ne sont pas forcément bien dans leurs études. Et ça, avec l'ANEP, par exemple. l'Association nationale des étudiants en pharmacie, on est tout à fait d'accord avec ce schéma. Là où les doyens ont réfléchi un petit peu plus loin, c'est, ben oui, mais l'étudiant qui finalement n'a pas pu venir en pharmacie, on ne lui a pas demandé son avis. Puisqu'il n'est pas là, on ne le voit pas. Or, nous, on veut les capter et les capter dès la terminale. Et donc, cet accès direct en pharma, il va permettre à un étudiant qui, je veux être pharmacien, parce que médecine, c'est un autre métier, parce qu'au d'autre, c'est un autre métier. Je veux faire pharmacie et dans ce cas-là, je m'engage à faire pharmacie, je m'engage à avoir les 60 ECTS et à ce moment-là, j'entrerai directement en deuxième année de pharmacie. Schéma assez simple, schéma qu'il nous faut valider, on en prend l'engagement, on fera tout pour que ça marche, mais on est surtout persuadé que ça va marcher. Et donc, on y va vraiment, on y va avec beaucoup d'engagement. pour que cet accès direct fonctionne correctement.
- Speaker #0
D'accord, on va encore le rappeler, ce n'est pas encore définitif une mise en place, mais on s'en rend dans cette direction.
- Speaker #1
Effectivement, les critères de mise en œuvre ne sont pas définis, des derniers arbitrages devront être obtenus des ministères, mais on est sur la bonne voie avec cet accord de principe et on fera tout, avec tout le monde, y compris les associations étudiantes, pour faire le mieux possible et réussir ce pari que nous avons. lancé il y a maintenant un peu plus d'un an.
- Speaker #0
Écoutez maintenant je vous propose de passer à la question piège, vous avez le droit de joker si vous voulez. Effectivement on a vu plusieurs réformes de la première année des études de santé, donc la PASSES, la PASSELAS et maintenant cette nouvelle réforme pour 2027. Est-ce qu'on peut espérer une forme de stabilité au niveau de cette première année d'études de santé ?
- Speaker #1
En réponse de principe, oui, bien entendu. Quand on se lance dans une réforme, c'est d'abord pour améliorer le système existant qui a pu prendre un peu d'âge ou qui n'était pas totalement mûr quand il a été mis en place. Et puis, le deuxième point, on essaie de construire quelque chose qui soit pérenne, enduré et qui satisfasse à la fois la formation des étudiants et les étudiants eux-mêmes. Donc avec ce système... pour lequel une réflexion a eu lieu depuis maintenant plus d'un an et demi, et surtout avec les insatisfactions du système PASLAS, on va rétablir une forme de cohérence et donc de cohésion des étudiants qui veulent entrer dans les études de santé. Donc la stabilité, on va certainement l'obtenir. Après, tous les systèmes vieillissent progressivement. Avant 2010, on avait un système très tubulaire d'entrée dans les études de santé filière par filière. La réforme de la PACES a duré 10 ans. La réforme PACELAS aura duré 7 ans, 8 ans. La réforme que l'on met en place aujourd'hui devra avoir au moins 7 durées de vie. Et l'engagement, c'est qu'on la construise suffisamment bien pour que des défauts puissent être corrigés assez rapidement. et que le système effectivement dure longtemps. Ça, c'est notre objectif et il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas. Donc, une stabilité avec de meilleures conditions d'accès aux études de santé, c'est vraiment l'objectif et c'est vraiment pour ça qu'on travaille et on est confiant sur le fait qu'on arrivera à quelque chose qui ne disparaîtra pas au bout de trois ans, quatre ans ou qui sera obsolète très rapidement. Donc oui, on y croit. Après, l'avenir est fait d'aléas parfois. Mais si le système est suffisamment remuste, on aura gagné.
- Speaker #0
Écoutez, merci beaucoup pour ce travail. On imagine le travail qu'il y a derrière tout ça. Merci beaucoup. Pour ma dernière question, je m'excuse, mais je vais vous faire répéter. Mais qu'est-ce que vous diriez à un lycéen qui hésiterait à s'engager aujourd'hui dans les études de pharmacie ?
- Speaker #1
Alors, il y a un principe général dans la vie, et sans faire de philosophie de comptoir, c'est Le lycéen doit choisir quelque chose qui lui plaît et qu'il a envie de faire. Il peut y avoir des réorientations après dans la vie, c'est naturel. Mais si le lycéen veut faire pharmacie, il faut lui donner les moyens d'assouvir ses envies de pharmacie. Donc là, on essaye effectivement, notamment par l'accès direct, de favoriser un accès aux études de pharmacie pour ceux qui le veulent très tôt. Les étudiants qui hésitent à s'engager en pharmacie, un, il faut qu'ils se renseignent, et nous sommes là pour les aider, sur les métiers de la pharmacie, qui sont très diversifiés. Nous avons des possibilités d'information, telles que les journées portes ouvertes, les ambassadeurs de la pharmacie, dans les journées portes ouvertes des lycées, par exemple, qui permettent d'appréhender mieux les métiers de la pharmacie. Donc un étudiant qui hésite à faire pharmacie va construire son projet. d'études et ultérieurement de métiers de la pharmacie. Et puis ensuite, s'il veut faire pharmacie, il faut y aller. On est là, encore une fois, pour l'aider. Il faut y aller soit par l'accès direct, soit par un accès multifilière. Et dans tous les cas, croire en ses rêves, en ses ambitions, croire dans sa volonté de s'engager vers une filière, c'est l'essentiel. Et quand on y croit, on y arrive. Donc, il faut y aller. On améliore le système pour entrer dans les études de pharmacie. L'étudiant va en profiter et on a confiance sur ses possibilités d'entrer en pharmacie. Il faut que nous, nous arrivions également à remplir nos bancs de la faculté, à former des pharmaciens pour le système de santé à venir dans 5 ans, 6 ans, 7 ans. Il nous faudra suffisamment de pharmaciens, il en faudra beaucoup. Si l'étudiant est intéressé par les études de pharmacie, on l'accompagne pour entrer en études de pharmacie.
- Speaker #0
Très bien. Écoutez, encore une fois, M. Doyen, merci beaucoup pour votre temps. J'espère qu'après toutes ces réformes, vous allez prendre un peu de vacances.
- Speaker #1
Oui, merci, mais je voudrais surtout associer, il y a beaucoup de monde qui travaille sur cette forme de la réforme. Oui, bien sûr, on peut les citer. C'est très important parce que ça permet aussi après de proposer un produit qui est bien plus affiné, bien plus fini, parce qu'il a pris en compte les avis de chacun. Donc, beaucoup de gens ont travaillé. On croit réellement à cette réforme de la réforme, donc à l'évolution d'entrée dans les études de santé. Et on le fait vraiment pour l'étudiant, pour les compétences qu'il va acquérir et pour son exercice futur.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à vous. Bonne fin de journée à vous. Merci pour cet échange.
- Speaker #0
Merci M. Le Royen. Merci d'avoir écouté cet épisode d'Entretien Pharmaceutique. Si cet épisode t'a plu, pense à le partager et à laisser un commentaire sur ta plateforme d'écoute préférée. Ça m'aide énormément à faire connaître le podcast. A très bientôt pour un nouvel entretien.