- Speaker #0
Allez, dernière séquence de cette émission. À l'affiche, la CNCGP et son président Yves Mazin. Yves, vous avez été élu en juin dernier, lors de l'Assemblée Générale, au moment du Midsommar. Première année de mandat présidentiel, c'est l'heure des bilans. Je vous sais aimer les sujets pratico-pratiques. Donc je commence par une question simple. Est-ce que la ligne TGV Paris-Bordeaux est ponctuelle ?
- Speaker #1
De plus en plus.
- Speaker #0
Ok. Bilan de l'année, ça donne quoi ?
- Speaker #1
Danse. Plein d'actions engagées. Affaires publiques, c'était la première mission qu'on s'était fixée. Création d'un conseil aux affaires publiques. Recrutement d'une directrice en personne de Céline Finon. Un point d'orgue parmi toutes les actions qui ont été menées, c'est l'audition à l'Assemblée nationale par la Commission sur les hauts revenus. L'occasion de rappeler à nos députés quel est le métier du conseil. Et aussi d'expliquer que notre métier n'est pas de défiscaliser, mais d'accompagner des investisseurs dans la création de leur patrimoine. Et évidemment, la question fiscale reste prégnante dans toutes les décisions patrimoniales.
- Speaker #0
Alors, point numéro 1, affaires publiques, il y avait d'autres sujets qui sont importants pour vous.
- Speaker #1
Un sujet important, accompagnement 360 avec son lancement officiel au Midsommar version 2026. C'est quoi ? C'est reprendre l'ensemble des éléments fournis par la Chambre. et leur amener un regard pratique puisqu'on s'aperçoit que beaucoup d'adhérents finalement ne connaissent pas la profondeur et la qualité des services qui peuvent être rendus par la Chambre. Ça veut dire peut-être que la communication n'est pas adaptée et donc rentrer dans du concret, j'interroge la Chambre, j'ai une réponse pratique.
- Speaker #0
Ok, alors on va en parler justement des adhérents. Vous avez publié il y a peu votre baromètre et pour témoigner que les journalistes s'intéressent avant tout aux trains qui n'arrivent pas à l'heure, je vais regarder un chiffre qui m'a surpris, c'est le chiffre d'affaires médian par cabinet qui est en baisse de 10% à 190 000 euros. Pourquoi ?
- Speaker #1
C'est paradoxal. En fait, c'est très simple, c'est un phénomène de pyramide. Vous avez d'un côté un phénomène de consolidation dont on parlera peut-être après, et surtout énormément de jeunes cabinets qui nous rejoignent. Et forcément, un jeune cabinet n'atteint pas un chiffre d'affaires moyen tout de suite important. Il lui faut quelques années, parce que c'est le temps de mettre en place les process. Et donc, mécaniquement, ça fait baisser ce chiffre d'affaires.
- Speaker #0
Globalement, vous êtes quand même content des résultats du baromètre ?
- Speaker #1
Oui, très content, parce qu'en fait, ça montre que cette profession, elle est vraiment dans une dynamique extrêmement forte. Et quand on voit le nombre de personnes qui s'installent, c'est lié au fait que les réseaux bancaires, aujourd'hui, réduisent leur taille.
- Speaker #0
Ok. Alors, si vous regardez les réseaux sociaux, on a vu que vous avez fait la tournée des popotes dans le cadre du prochain Midsommar. Donc, on va essayer de sortir des sentiers bâtis et profiter de votre présence pour réfléchir business et de regarder un certain nombre de sujets chauds. Premier sujet chaud, les structurés. On en parlait tout à l'heure avec Olivier Samin. on voyait qu'il y avait encore une forte part de la collecte là-dessus. Il y a beaucoup de bruit autour du sujet Stellantis, structuré sur un single stock avec des décréments. Les CGP pourraient être dans la ligne de mire des régulateurs sur ce sujet-là. Quelle est votre réaction et votre vision de ce dossier déstructuré ?
- Speaker #1
Les CGP, comme tous les distributeurs, parce que les produits structurés sont distribués par tous les acteurs et les banquiers n'échappent pas à la règle. Sur le... Tu parles du produit Stellantis. C'est un produit single stock avec un indice d'écrémente qui est un des sujets sur lesquels le régulateur prend le problème à bras-le-corps. Je pense qu'il ne faut pas se tromper de cible. Aujourd'hui, après des rapports plus ou moins conciliants sur les produits structurés, les régulateurs annoncent qu'ils vont avoir un regard plus poussé et vont demander des exigences renforcées à l'endroit de tous les distributeurs. C'est plutôt une bonne chose. Un produit qui a un structuré, ce n'est pas un pari gagnant à chaque fois. Il y a des risques. Il faut que ces risques soient bien expliqués, tant par les producteurs que par les distributeurs.
- Speaker #0
Ça veut dire quand même qu'il faut que je fasse gaffe à vraiment le considérer comme étant une classe d'actifs et pas comme étant le meilleur moyen de soigner mon compte de résultats.
- Speaker #1
100% d'accord. Tout à fait. Le principe, c'est toujours la pondération avec une main légère. Et c'est valable pour toutes les classes d'actifs parce qu'aujourd'hui, c'est les structurés. hier c'était les SCPI et demain ça sera une nouvelle classe d'actifs, donc c'est un principe de pondération et de prudence.
- Speaker #0
Ok, si on parle de business et si on parle de chiffre d'affaires, il y a eu un certain nombre de décisions de l'autorité des marchés financiers sur les rétrocessions, en disant qu'il ne peut y avoir rétrocession que dès lors qu'il y a amélioration de la qualité de service. L'amélioration de la qualité de service, on ne sait pas trop ce que c'est, a priori il y a des discussions. Je vais vous poser la question de manière cache. jusqu'où un producteur va pouvoir m'embêter pour contrôler ma qualité de service ?
- Speaker #1
Jusqu'où ? C'est bien le sujet qui est chaud. C'est qu'aujourd'hui, la Chambre s'inscrit dans une logique assez forte de protection des distributeurs. Cette sanction a agité le marché. Le sujet de fond, c'est qu'aujourd'hui, les associations contrôlent les CGP sur leur pratique, tant sur la mise en place de procédures qu'au fond sur les rapports d'adéquation. Nous considérons que les producteurs ne peuvent pas nous interroger sur ces sujets-là. Eux, aujourd'hui, doivent répondre à des obligations du régulateur qui va les clarifier très prochainement et on travaille de concert avec AFG, AMF sur ce sujet. Nous, on dit pas de sujet à montrer la traçabilité de l'amélioration de la qualité de service. Qu'est-ce que c'est ? C'est d'abord notre ADN et c'est un certain nombre de règles qui ont été rappelées par le Ausha et ça ne sert à rien d'inventer une usine nucléaire autour d'un sujet qui est clairement balisé.
- Speaker #0
Ok, je parlais tout à l'heure, en faisant un clin d'œil à mes confrères de la tournée des popotes, pourtant il fait référence, je voudrais qu'on poursuive un échange qu'on avait eu tous les deux à la sortie des obsèques d'Yves Bretin, de Patrimoine 24, c'était dans un bar, qui est d'ailleurs installé dans un immeuble où pas loin se trouve l'actionnaire de nos confrères de chez Club Patrimoine. Ma question pour poursuivre cet échange, c'est, vous pilotez une structure qui a une dizaine de collaborateurs, qui est installée à Bordeaux. J'imagine qu'on vous a caressé le mollet lors de certains déjeuners pour participer à la consolidation qu'il y a sur la place. Vous êtes resté indépendant. Qu'est-ce qui vous laisse à penser que l'indépendance reste encore possible et qu'on peut grossir en étant indépendant ?
- Speaker #1
Parce que c'est l'ADN de notre métier, c'est-à-dire qu'être au contact régulier, très proche de ses clients, ça fait partie de notre ADN. Je reviens toujours à l'ADN. Et aujourd'hui, en fait, le mouvement de consolidation, il répond à des logiques économiques, à la fois de celui qui a son cabinet, mais aussi d'un modèle de financement et notamment tous les fonds d'investissement. Aujourd'hui, les CGP, on le voit dans l'augmentation du chiffre des adhérents. peuvent s'installer et bénéficier du renfort d'un certain nombre d'outils qui va leur permettre de réduire ce temps passé à des choses très administratives pour se concentrer, se consacrer au suivi des clients. Donc oui, on peut rester indépendant. La consolidation, c'est un état de fait, c'est une réalité économique.
- Speaker #0
Les outils, je voudrais qu'on parlait tout à l'heure avec Florent Vaban lors du point éco de l'IA. L'IA, c'est une véritable aide. Vous, dans votre cabinet, vous... Vous réfléchissez véritablement à l'utiliser pour être plus efficace ?
- Speaker #1
C'était notre réunion d'hier. L'IA, c'est une opportunité extraordinaire, comme l'a été, quelques temps en arrière, l'arrivée de ces outils métiers. C'est un accélérateur de particules. Mais en revanche, il faut l'utiliser au bon endroit. Assurément, l'IA, utilisée dans tout ce qui est sans création de valeur ajoutée, c'est intelligent. En revanche, si on fait rentrer le conseil, cette intimité, qu'on a avec le client dans l'IA, attention, danger. Et c'est tout le travail que porte la Chambre, d'accompagner l'ensemble des CGP dans l'intégration de ces outils pour protéger la donnée, ne pas connaître des risques de cybersécurité et finalement pouvoir faire leur travail en se déchargeant de cette partie sans valeur ajoutée.
- Speaker #0
16 juin prochain, nouveau Midsoma, qu'est-ce qui va se passer ? Cette année, ce sera deux lieux différents comme l'an dernier. Donc le premier lieu, ça sera...
- Speaker #1
Maison de la mutualité.
- Speaker #0
Et le deuxième ?
- Speaker #1
Muséum d'histoire naturelle.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qui va se passer des deux côtés ?
- Speaker #1
Alors, la première partie, c'est le temps business. C'est la restitution des travaux de l'ensemble des commissions et des élus de la Chambre. C'est un temps extrêmement important. Il faut que les adhérents viennent. Et ce qu'on a voulu renforcer dans ce temps business, au-delà du pratique aux pratiques, c'est favoriser les échanges entre ceux qui viennent. et les équipes de permanents, les élus, pour qu'ils puissent nous remonter leurs attentes, leurs difficultés, leurs espérances. Et à ça, à chaque fois, on va collecter les infos et leur amener des réponses. Donc ça, c'est le temps fort. Et la deuxième partie, qui est naturellement plus conviviale, plus festive, c'est un bel endroit avec une soirée qui se veut sympathique. Et en plus, il y a un match de foot. Donc on a réussi à créer deux zones, une zone corporate et une fan zone. une fanzone de qualité en plein Paris pour regarder le match.
- Speaker #0
Merci beaucoup Yves Mazin d'avoir été avec nous. Je rappelle, si vous n'êtes pas encore inscrit, le 16 juin à le Mille Sommards à Paris, Maison de la Mutualité et Muséum d'Histoire Naturelle. J'y serai en espérant, puisque je viendrai de Bordeaux, que le TGV sera à l'heure. Merci à vous tous d'avoir été des nôtres pour cette émission. On se retrouve début juillet pour un nouvel Éplus encore. Générique Générique Générique