- Speaker #0
L'univers non coté maintenant avec deux invités en plateau, deux invités pour lesquels c'est une première et ils ont pourtant une grande carrière dans le secteur du non coté. Avec nous, elle est responsable des investissements directs des marchés privés chez Amundi, c'est Claire Chabrier. Et face à elle, Thomas de Villeneuve, président directeur général de C20 Tour. on va, si vous le voulez bien, essayer de faire un exercice à s'intéresser en s'intéressant à cette classe d'actifs, en faisant de la pédagogie et puis en réfléchissant au marché. Claire, je citais votre titre actuel, mais vous avez été présidente de France Invest, l'association professionnelle des sociétés de gestion de 2021 à 2023. C'est un peu avec cette casquette que j'aurais tendance à vous poser la première question. Quelles sont pour les sociétés de gestion les créneaux de distribution les plus porteurs pour le non-coté selon vous ?
- Speaker #1
Alors, on a vu évidemment l'activité qui a une quarantaine d'années en France a été très portée par les investisseurs institutionnels.
- Speaker #0
Les zinzins.
- Speaker #1
Exactement. On est aujourd'hui, depuis quelques années, on voit que ces investisseurs sont déjà bien alloués dans ces classes d'actifs et que ces métiers, ces classes d'actifs, se sont finalement ouverts aux particuliers, ce qui est d'ailleurs formidable, grâce à un certain nombre de lois, la loi Pacte, la loi Industrie Verte. et puis aussi grâce aux sociétés de gestion comme nous qui ont créé des solutions à destination des particuliers. Et effectivement, on voit qu'aujourd'hui, une partie importante de notre croissance, nous on estime que c'est plus de 50% de notre croissance sur les marchés privés, qui va être tirée dans les années à venir par l'investissement des particuliers dans nos classes d'actifs.
- Speaker #0
La démocratisation, c'était l'un de vos... Un point bouclé quand vous étiez à France Invest ?
- Speaker #1
Exactement, c'était au cœur de mon programme et je peux constater, cinq ans plus tard, qu'elle est très en route et c'est une bonne nouvelle pour les investisseurs particuliers et pour l'économie.
- Speaker #0
Thomas, votre sentiment sur ce créneau de distribution qui est le Private Wet ? Chez vous, il y a quelque chose qui est assez rigolo, c'est que la maison a changé de nom il y a de cela quelques temps et pour ce segment, vous avez créé un nom atypique.
- Speaker #2
Je vais rebondir sur ce que disait Claire, puisqu'on a répondu à son appel à la démocratisation du private equity, puisqu'on a été la première société de gestion en France à lancer un produit à destination de cette clientèle, un evergreen qui s'appelle APO, et qui est un produit pure equity. Il y avait des produits avec de la dette et d'autres types d'investissements qui existaient avant. C'est un véhicule qui aujourd'hui est à peu près autour de 600 millions d'euros, donc c'est assez important. Chez nous, la clientèle Wealth... Après, c'est toujours une définition qui peut varier, mais c'est une quinzaine de pourcents des 5,000 heures 5 que nous gérons. En fonction des stratégies, ça va être entre 10 et 20% des fonds levés qui vont venir de cette clientèle. Et c'est une part qui est en croissance. Donc, c'est quelque chose d'extrêmement important. On a en interne une équipe d'ailleurs qui est dédiée. On a quatre personnes qui sont dédiées à la collecte, à la distribution auprès de cette clientèle. Après, vous avez parlé du champ de marque. Oui, 7-2. Il est arrivé il y a quelques temps. Donc, SevenTooth a fait référence à l'année de création de la société de gestion, puisqu'elle est née en 1972. Ça nous ramène un certain temps en arrière. Donc, ça fait écho à ça. Et en fait, pourquoi on a pris cette marque ? C'est simplement pour appuyer notre développement en Europe sans avoir les contraintes qui pourraient être liées à l'utilisation de la marque Apax. Par contre, en France, on a conservé cette marque qui a énormément de valeur. Et donc, nos produits à destination du marché français ou de la clientèle Wells sont brandés ou sous la marque Apax.
- Speaker #0
Ok, à Pax by 7-2, qu'on voit effectivement où les deux noms apparaissent. Puisqu'on fait l'histoire, je voudrais qu'on parle un peu des indicateurs et qu'on fasse un peu de pédagogie sur les indicateurs. France 1-Vest a publié des stats, qui ont notamment été utilisées dans le cadre de la loi Industrie Verte, sur le TRI, le taux de rendement interne, et puis je vois apparaître de nouveaux indicateurs. On me dit, il faut parler multiples, il faut parler des pays. Alors déjà Thomas... expliquez-moi un des indicateurs que vous préférez et en grosso modo, il faut parler de quoi ?
- Speaker #2
Je pense qu'on met plus ou moins en avant tel ou tel indicateur à certains moments de développement de l'industrie. Je crois qu'il faut regarder à la fois le TRI, qui est le taux de rendement interne, qui permet de comparer la performance du private equity à d'autres produits financiers. Le multiple, bien évidemment, puisque quand on est un investisseur de long terme, à la fin, ce qui compte, c'est l'appréciation générale de son capital indépendamment des cycles intermédiaires. Et troisièmement, la distribution qui, avec le DPI, revient sur le devant de la scène, mais qui a toujours été très importante. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on voit que le marché est un tout petit peu grippé, que c'est un tout petit peu compliqué de faire des sorties. Et donc, les fonds ou les sociétés de gestion qui arrivent à avoir un DPI relativement élevé, finalement, ça met à la fois en valeur la qualité de leur portefeuille et leur capacité à délivrer du retour pour leurs investisseurs.
- Speaker #0
Alors, un peu de pédagogie. Le théorie, taux de rendement interne qui prend en compte tous les flux. Le multiple, c'est simple. J'achète 100. Si j'ai un multiple de 3, je fais x3 en termes de performance. DPI, Claire ?
- Speaker #1
DPI, c'est à un moment où on fait un arrêt sur image sur un fonds. J'ai investi 100. combien à ce moment-là j'ai eu de retours sur mon investissement de distribution. Donc, si j'ai eu 30, mon DPI est de 0,3. Si j'ai eu 150, mon DPI est un multiple de 1,5. Donc, il mesure à un instant T les distributions que j'ai eues sur l'investissement que j'ai fait.
- Speaker #0
Alors, dans les grands changements qu'il y a pu avoir, on vient de parler un peu des indicateurs. Il y a un truc que je ne connaissais pas quand j'ai commencé à m'intéresser au private equity. Il y a de cela belle lurette. c'est les evergreens. Est-ce qu'aujourd'hui, l'evergreen est quelque chose qui est... Alors déjà, qu'est-ce que c'est ? Est-ce que c'est liquide ? Est-ce que ce n'est pas liquide ? Et est-ce qu'aujourd'hui, c'est incontournable vu la situation du marché ?
- Speaker #1
Alors, je dirais oui, c'est incontournable parce que les distributeurs nous le demandent. Donc, je crois qu'il y a eu une accélération d'ailleurs assez incroyable ces cinq dernières années sur le développement des evergreens puisque je rappelle que jusqu'à l'arrivée des evergreens, sur le marché, ces classes d'actifs commençaient à être accessibles aux particuliers à travers des véhicules qui étaient des fonds fermés. Et ces fonds fermés, quand on était particulier, il y avait deux possibilités d'y accéder qui existent encore sur le marché. Des fonds fermés dans lesquels on peut souscrire des investissements unitaires inférieurs à 100 000 euros. Donc on peut investir des tickets très bas, à partir de 50 euros. Et là où l'appel de ce qu'on investit Merci. est fait au lancement du fonds. 100% du fonds est appelé.
- Speaker #0
On met l'argent et puis le gérant a un certain temps pour pouvoir investir cet argent, donc il reste un peu en cash pendant un certain temps.
- Speaker #1
Exactement. Vous vous engagez pour un particulier pour 1 000 euros, on vous appelle les 1 000 euros au début, sachant que ce sont des fonds qui ont des durées de vie de 10 ans. Donc les premières années, le gérant, comme vous dites, va investir cet argent. et va commencer ses sessions les cinq années suivantes. Et donc, la distribution se fera au bout d'une dizaine d'années. Vous aurez récupéré votre capital et bien plus, on l'espère. Ça, c'était les fonds fermés.
- Speaker #0
Grand public, on va dire.
- Speaker #1
Grand public, exactement. Existe à côté de ça les fonds fermés qui sont à destination de la clientèle privée dite institutionnelle, c'est-à-dire qui a les caractéristiques d'un investisseur institutionnel. Donc là, on parle de tickets qui sont souvent supérieurs Merci. à 100 000 euros. Et là, ces fonds répliquent finalement ce qu'on propose aux investisseurs institutionnels, c'est-à-dire l'appel, si vous investissez 100 000 euros, l'appel de fonds est fait tout au long de la période d'investissement.
- Speaker #0
D'accord. Donc au début, en fait, le gérant, il m'appelle l'argent quand il a choisi le dossier et du coup, l'argent, il est placé tout de suite.
- Speaker #1
Exactement. Et donc, vous, vous gérez les 100 000 euros sur lesquels vous allez être rappelé pendant les 4 ans. C'est vous qui allez les placer en monétaire ou autre. pour pouvoir répondre à ces appels de fonds tout au long des 4-5 années.
- Speaker #0
Alors Thomas, justement par rapport à ça, on dit que les Evergreen ont une performance moins bonne que les fonds fermés. Vous partagez cette analyse ?
- Speaker #2
Vous ne la partagez pas ? C'est une offre différente. Je vais parler du véhicule que l'on gère nous, qui est APO. En fait, APO, c'est quoi ? C'est un véhicule de co-investissement systématique dans toutes les opérations qui sont faites par les fonds 7-2. Donc en fait, ça permet d'offrir... à une clientèle particulière, d'investir dans les mêmes conditions, exactement dans les mêmes conditions que n'importe quelle institutionnelle. Ça, c'est l'offre de base. Après, la différence du produit, elle est, et je rejoins ce que disait Claire, elle tient à plusieurs choses. D'abord, vous allez être exposé à l'ensemble des opérations que fait 7-2. Donc, dans un fonds fermé, normalement, vous avez une douzaine, c'est à peu près nous ce qu'on met dans nos fonds, de sociétés auxquelles vous êtes exposé. À peu près, il y en a combien ? plus de 30, puisque ça couvre à la fois notre stratégie small cap, notre stratégie mid cap, et puis d'autres véhicules de co-investissement, etc. Donc vous êtes exposé à un portefeuille beaucoup plus large, avec une plus grande diversification, donc normalement avec un risque qui est un peu différent. Ensuite, vous avez ce que dit Claire, vous avez l'obligation de conserver une part de ce que vous avez levé dans l'Evergreen en liquidité. Donc ça, ça a un impact forcément sur la performance. et d'autre part vous avez la possibilité d'utiliser des gates, c'est-à-dire lors de certaines périodes, de sortir éventuellement toute ou partie de votre exposition. Donc en fait c'est un produit différent, qui s'attraite à des produits différents, et donc qui a une performance différente.
- Speaker #0
Petit débat, semi-liquide, on nous dit les Evergreen c'est des produits semi-liquides. Semi-liquide ça veut dire quoi ? Ça veut dire liquide ou ça veut dire pas liquide ? Illiquide.
- Speaker #1
Alors pour moi la réponse est claire, les fonds Evergreen, il ne faut pas raconter d'histoire, et je crois qu'on a un vrai rôle, une responsabilité pédagogique par rapport à ça, les actifs sous-jacents sont des actifs illiquides. Donc ce sont des fonds qui par principe sont des fonds illiquides et qui offrent des fenêtres de liquidité. Mais le principe de base qu'il faut retenir pour un investisseur, c'est qu'il s'engage dans un produit, dans une solution qui est illiquide.
- Speaker #0
Alors, on rappelle naturellement que si on est dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie, les règles du contrat peuvent s'appliquer et ça peut éventuellement changer la vie. On vient de faire de la pédagogie pour comprendre un peu le private equity, les indicateurs. Je voudrais qu'on mette un peu les mains dans le cambouis. On a commencé à le faire avec le co-investissement avec Thomas. Sur quel secteur, sur quel type d'entreprise et quel type d'opération vous investissez ?
- Speaker #1
Dans le private equity, on a une stratégie qui est très orientée sur les méga-tendances. On investit dans des ETI dont on a la conviction que la croissance va être accélérée par une ou plusieurs méga-tendances que nous avons identifiées, qui sont la démographie, la technologie, l'environnement, et tout cela accéléré par l'autonomie stratégique.
- Speaker #0
Taille d'entreprise ?
- Speaker #1
Taille d'entreprise entre, je dirais, 100 et 500 millions d'euros de chiffre d'affaires.
- Speaker #0
Objectif majoritaire, minoritaire ?
- Speaker #1
On est minoritaire, mais on est consortium majoritaire.
- Speaker #0
Ok. Thomas, vous avez déjà un peu pitché en nous disant, chez APO, on fait du co-investissement sur des small, sur des mid. D'un point de vue sectoriel, il y a des choix particuliers ?
- Speaker #2
Oui, alors ils sont basés sur notre expérience, et puis là où est-ce qu'on a des compétences. Ce n'est pas parce qu'on investit dans ces secteurs-là que les autres ne sont pas intéressants, mais nous, on investit essentiellement dans le secteur des services et de la technologie. toutes les déclinaisons, industrial tech, tech services, etc. Et dans du B2B, uniquement dans des business models B2B. On ne fait que du majoritaire. Alors, de temps en temps, il peut y avoir des opérations minoritaires dans nos stratégies small cap, parce que dans la tech, etc.
- Speaker #0
Il y en a une qu'on va avoir en tête dans notre secteur, c'est Crystal. Vous êtes encore minoritaire ?
- Speaker #2
Crystal, c'est une histoire différente. Crystal, c'est une superbe histoire. C'était la première opération sur la CGP où l'investisseur financier était majoritaire. Donc on avait fait ça et en fait, on a revendu à un moment donné notre investissement à Goldman Sachs. L'histoire de Crystal, c'était de devenir une plateforme européenne. On pensait que Goldman était bien placé pour développer cette plateforme et on est resté au capital en tant que minoritaire. Mais c'était une opération majoritaire à l'origine. Donc nous, on fait des opérations majoritaires. Pourquoi ? Parce qu'on est assez end zone, on est assez actif et d'une certaine manière, on le fait d'une meilleure manière quand on est majoritaire. Après, c'est exactement comme Claire. Nous, on a identifié des méga-tendances. Celles que Claire a nommées, bien évidemment, l'électrification, la clodification, etc. Et on va regarder, en fait, selon ces méga-tendances, quels sont les écosystèmes, on va dire, dans la tech, dans les services B2B, qui sont intéressants parce que portés par des traînes de croissance long terme. Par exemple, les data centers. Claire en fait tête avec ses fonds d'infrastructure. Nous, on n'est pas un véhicule d'infrastructure, donc on n'investit pas dans les data centers. Par contre, il y a énormément d'argent qui est mis dans cette opération. Juste pour vous donner un chiffre, les hyperscalers américains investissent 2 milliards de dollars par jour en capex dans des infrastructures pour l'IA. Cet argent va bien quelque part, il va dans la construction des head centers, mais il va aussi dans les services associés, il va dans des prestataires, dans des softwares, etc. Nous, le dernier investissement qu'on a fait, par exemple, c'est dans une société néerlandaise qui fournit des prestations de services à l'industrie des head centers. En fait, elle les équipe en système de secours électrique. qu'il y ait de la disponibilité. C'est comme ça qu'on réfléchit. B2B, tech, service, avec les méga-trains qui nous permettent d'identifier les sous-secteurs intéressants.
- Speaker #0
Je voudrais qu'on s'arrête. Vous avez un point en commun la tech. Je voudrais qu'on s'arrête deux secondes sur ce sujet-là. Je vais faire mon vieux. Mais en fait, il y a des ruptures d'un point de vue technologique. La technologie, on voit bien que notre vie est empreinte de technologies de plus en plus. Il y a des ruptures majeures. je rappelle quand j'étais tout jeune il y avait une marque de téléphone qui marchait vachement bien qui a été Nokia et puis derrière on a vu Nokia littéralement s'effondrer comment vous analysez, est-ce que vous avez des règles particulières de diversification etc. sur ces secteurs là on sait tous sur les éditeurs de logiciels il y a eu de très grandes difficultés en début d'année où on s'est dit mais en fait ces gens là vont totalement se faire disrupter par l'intelligence artificielle comment vous ou... entre des dollars pleins de lésures en disant les secteurs sont porteurs et le risque majeur de rupture technologique, comment vous réagissez ? Comment bossent les équipes sur ces sujets-là ?
- Speaker #1
Déjà, le risque qu'il y a, pour moi, il ne concerne pas que le secteur de la tech. En réalité, aujourd'hui, c'est un nouveau filtre qu'on passe dans toutes nos décisions d'investissement, de se dire, l'entreprise dans laquelle j'investis, comment d'une façon ou d'une autre, elle peut être disruptée par un concurrent IA, comment tout ça va s'accélérer ? Et je pense que c'est un nouveau vrai critère d'investissement. Maintenant, si on regarde sur les sujets tech, ce qu'on a vu, nous, parce que je pense, comme vous, on est investisseurs dans un certain nombre de sociétés, il y a eu effectivement un mouvement d'attentisme en début d'année qui a nécessité une pause. On a vu les valeurs, un certain nombre de valeurs américaines qui ont, au mois de février, connu des chutes dramatiques pour comprendre ce qui était en train de se passer et comment cette accélération allait toucher les entreprises. Nous, notre conviction, c'est que on va regarder dans les entreprises de tech si elles continuent à avoir des barrières à l'entrée qui ne vont pas être disruptées. C'est-à-dire, est-ce que dans la tech que j'ai développée, j'ai une relation avec mon client qui est bien spécifique ? Est-ce que je détiens, est-ce que je possède de la data ? Donc, s'assurer en fait qu'un nouvel entrant IA native ne vienne pas disrupter le modèle et la solidité du modèle qu'a l'entreprise tech qu'on regarde.
- Speaker #0
Thomas ? D'abord,
- Speaker #2
on fait souvent l'amalgame tech-software. La tech, ce n'est pas que le software. Nous, on a 45% de nos derniers fonds MIG qui est dans la tech. C'est 15% de software. Il y a 30% d'autres choses. Donc ça, c'est juste pour poser les bases. Et on a des sociétés qui font du hardware avec du software, du software, des sociétés de... Déjà, la tech, ce n'est pas que le software. Ensuite, le software, il faut quand même aussi remettre les bases. La technologie, nous, on investit dans les sociétés en croissance. Les sociétés technologiques sont quand même... par définition, pour la plupart d'entre elles, les sociétés de croissance. La croissance, elle se trouve dans la tech. On ne va pas arrêter de faire de la tech.
- Speaker #0
Un critère, il faut être bénéficiaire ou pas ?
- Speaker #2
Pardon ?
- Speaker #0
Il faut être bénéficiaire ou pas ? Parce que, au jour... Non,
- Speaker #2
mais nous, on fait du LBO. Donc, globalement, c'est des sociétés qui génèrent du cash flow sur des business models prouvés, etc. Après, il y a des gens qui font du VC, il y a des champions, mais ce n'est pas notre métier. Nous, on fait du LBO, donc on est une société bénéficiaire. Et si je reviens, donc nous, 45% dans le dernier fonds, c'est de la tech, 15% c'est du software. Le software, c'est... Donc on diversifie parce qu'on sait très bien que d'un point de vue géographique, d'un point de vue secteur, il faut diversifier quand on investit, c'est la base. La deuxième chose, il y a des mouvements extrêmement brusques de déplacement de valeur qui sont liés aujourd'hui à l'IA et qui perturbent effectivement beaucoup de choses. Si vous prenez le chiffre d'affaires d'une boîte comme Anthropique et vous rajoutez celui d'OpenAI, vous êtes à près de 150 milliards de dollars. Cette boîte en 2022 n'existait pas. C'est ça dont on parle. On a des bossés de software qui capitalisent des milliards de dollars qui perdent 20 à 30% de l'argent. Donc c'est quelque chose d'assez massif. Nous, comment on l'adresse ? Nous, ça fait depuis un peu par chance, mais aussi parce qu'on a le goût de ça et on considère que notre métier, ça consiste notamment à accompagner les PME, les ETI, pour qu'elles bénéficient des ruptures technologiques ou sociétales majeures, la sustainability, les AI avant la digitalisation, etc. Donc on a commencé à constituer une équipe et à réfléchir ainsi à partir du début 2023. Aujourd'hui, on a une équipe de six personnes. D'ailleurs, c'est assez amusant. Juste après le plateau, je repars parce qu'on a notre CEO qui est tout autour de l'AI. Avec toutes nos boîtes de portefeuilles qui sont présentes, notre équipe, nos partenaires, puisqu'on a été sélectionnés par Microsoft et Harvard Business School comme une frontier firm. Harvard et Microsoft sélectionnent dans le monde les sociétés qui leur paraissent le plus en pointe dans l'implémentation de l'IA dans leur entreprise ou dans leur société de portefeuille. On est le premier GP à avoir... qui était la Béziers, etc. On a un partenariat aussi avec BCG, donc tout ça, on y travaille. Donc, comme Claire, ça re-shuffle, ou ça modifie la manière dont on investit, on a développé un framework qu'on appelle le télescope, qui nous permet de regarder ce qu'un télescope, ça sert à quoi. Vous avez des étoiles qui brillent encore dans le ciel, mais en fait, si on regarde le télescope, elles sont déjà mortes. La lumière a mis du temps pour arriver. Donc, c'est ça, le télescope. C'est pour voir, en fait, les sociétés qui sont encore vachement bien, en apparence, mais qui, en fait, sont, comme l'a dit Claire, potentiellement disruptées par l'IA. Mais, surtout, L'IA, aujourd'hui, on n'arrête pas de parler, c'est très français, l'IA, c'est un riz, c'est un... Non, l'IA, c'est une opportunité absolument phénoménale de gain de productivité pour des tas d'entreprises, de développement de nouveaux business. Nous, qu'est-ce qu'on fait ? Avec nos six personnes, notre ARS Quad, on implémente de manière systématique des programmes de transformation autour de l'IA dans les sociétés de portefeuille. Et je vais vous souhaiter juste un exemple, une société qui s'appelle Opteven, qui fait de la garantie pan-mécanique qui est basée à Villeurbanne. On a augmenté son EBITDA sur la France de 30% en un an avec le programme qu'on a mis sur l'IA. Donc... Moi, je dis aujourd'hui, oui, c'est une rupture. Oui, il faut faire attention parce que ce qui était vrai hier n'est pas forcément demain. Mais ça ouvre en fait des perspectives absolument formidables. pour des gens comme nous, dans le métier, c'est d'accompagner les entreprises sur leur chemin de croissance.
- Speaker #0
Alors, petit clin d'œil pour vous, vous vous retrouverez sur le site et plus encore, on avait reçu des équipes de C22 pour vous parler justement de la stratégie IA, non pas dans l'investissement, mais dans le travail avec les boîtes. Donc, vous pouvez regarder cette vidéo. Je voudrais, on vient de parler des secteurs sur lesquels vous investissez, je voudrais qu'on parle des prix, je voudrais qu'on parle du marché. Il y a un indice qui existe, c'est l'indice Argos, qui a pour objectif de notamment publier Merci. les multiples débits de DAS sur lesquels se font les transactions, et qui notamment fait une séparation entre les prix d'acquisition des fonds et les prix d'acquisition des acteurs industriels. Thomas, je constate que depuis à peu près 2021, les fonds paient toujours plus cher que les acteurs industriels. Alors, qu'est-ce qu'il faut que je me dise ? Vous surpayez, vous n'achetez pas la même chose ? C'est quoi la bonne analyse ?
- Speaker #2
Alors, je ne sais pas sur quoi vous... Après, moi, je ne sais pas raisonner sur des moyennes. Parce qu'une moyenne de multiple d'acquisition entre une boîte de software qui a 50% de croissance et une boîte en turnaround qui dégage zéro cash flow, je ne sais pas comment on fait. Donc, moi, au bout d'un moment, ces moyennes-là, je ne sais pas très bien ce qu'elles veulent dire. Surtout que si je regarde les chiffres que j'ai lus, ça se joue à des pouilles entières. Donc, pour moi, c'est de la fausse précision. Moi, ce que je constate, c'est deux choses. Ce que je constate, c'est que globalement, on vend plus cher que ce qu'on achète en multiple. Donc, c'est sûrement lié au travail. C'est sûrement le travail qu'on fait dans le dossier de portefeuille. En tout cas, c'est ce que je constate. Après, aujourd'hui, effectivement, vous avez des cas de figure où, grosso modo, certains fonds vont avoir des thèses d'investissement, des thèses de développement sur certains actifs qui sont différentes de celles d'un industriel. Qu'est-ce que ça fait qu'on paie plus cher ou pas ? J'en sais rien. Moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que, globalement, on achète à X et on vend à X plus quelque chose.
- Speaker #0
Claire, votre sentiment là-dessus ? Je partage.
- Speaker #1
En fait, je crois que... on regarde et on appréhende les entreprises de façon différente par rapport à un industriel. Déjà, nous, notre rôle, et ça, on partage complètement, c'est de faire grandir les entreprises. Donc, on les fait passer d'une étape à une autre étape. Les entreprises très françaises, on les européanise. Ensuite, par exemple, un autre acteur du capital investissement va les aider à passer à l'échelle mondiale. Donc, quand on arrive dans une entreprise, et ça, on le fait tous, et de plus en plus, je crois, Merci. On sait qu'il faut quand même qu'on crée la valeur et on travaille des plans de développement très en amont. Avant l'investissement, on sait comment on va créer la valeur, on va faire des acquisitions. Donc, on a tout un plan de croissance de l'entreprise et c'est vraiment là-dessus qu'on crée la valeur. Je tiens quand même à préciser un chiffre qui n'est pas récent, mais qui se mesure après année, qu'on mesurait très bien chez France Invest. c'est que plus de 70% de la valeur créée dans le retour du private equity vient de la croissance des entreprises. Je crois qu'on a parfois l'idée de se dire que ça vient du levier ou de la croissance des multiples et on a pu mesurer que vraiment la croissance de valeur, la création de valeur vient vraiment de la croissance du chiffre d'affaires et de la rentabilité de l'entreprise. Donc, on est des actionnaires, on n'apporte pas que de l'argent en fait, on apporte aussi de l'accompagnement, on sélectionne les meilleurs, la sélectivité est très importante. On sélectionne des entrepreneurs qui sont des sportifs de haut niveau et qui vont nous permettre de délivrer ces croissances.
- Speaker #0
Claire, question d'actualité, est-ce que les sorties sont plus dures ?
- Speaker #1
Oui, les sorties sont plus dures. Les chiffres ne mentent pas et vous savez qu'on aime bien les chiffres dans notre profession et on voit bien que les statistiques des deux dernières années montrent qu'on est, je dirais, 30% en dessous, en volume, de ce qu'on devrait vendre par rapport aux opérations que nous avons investies. en 2021, puisque je dirais qu'on est cinq ans après, donc c'est à peu près ce qu'il faut regarder. Alors ça, c'est plus dur, c'est assez mécanique aussi. C'est que 2021, c'était des années où le marché rebondissait par rapport à une année 2020 Covid qui avait été compliquée. Donc les entreprises avaient une santé financière qui était très bonne, sur lesquelles se sont faits ces investissements, et on était plutôt à des niveaux, même si... Thomas ne raisonne pas sur les moyennes et il a raison, mais quand même, on était en moyenne sur des multiples qui étaient à des moments assez élevés. Donc, on est dans ce moment-là aujourd'hui de se dire, nous, on a des objectifs de rendement pour nos investisseurs et on les tient et on travaille durement pour ça, qui font que probablement, on a la conviction, c'est qu'on va sortir nos entreprises de portefeuille un à deux ans plus tard. que ce qu'on avait prévu. Là aussi, ce sont des moyennes. Et donc, ça nous demande de travailler encore plus durement. pas pour travailler le fameux multiple, mais pour travailler le fameux TRI et impact temps. Et je crois que c'est ce qu'on fait tous aujourd'hui sur le marché. C'est-à-dire travailler pour accélérer et générer encore plus de croissance parce qu'on garde les entreprises un peu plus longtemps en portefeuille.
- Speaker #0
Thomas, l'OAT à 5%, c'est une concurrence nouvelle pour le non-coté ?
- Speaker #2
Non. Quand on a lancé notre fonds Evergreen APO, les taux étaient effectivement très bas. On était proche de zéro ou des pouillèmes. Et donc le différentiel de performance visé entre des fonds Evergreen, etc. Après, on compare des choux et des carottes. Je veux dire, ce n'est pas du tout l'OAT, vous allez miser sur la dette française, un Evergreen 7-2, vous allez miser sur 30 entreprises dirigées par des entrepreneurs dans une grande partie des pays européens. Ce n'est pas du tout la même chose. Donc voilà, de toute façon, on est suffisamment, moi ça fait 25 ans que je fais ce métier, on a travaillé dans des périodes où les taux étaient parfois même beaucoup plus élevés. Ce qui était anormal, c'était les taux à zéro. On est peut-être un peu élevés, mais pour nous ça ne change pas grand-chose. Ça change un tout petit peu dans les stratégies de financement qu'on peut avoir sur certaines entreprises. Toutes nos dettes sont couvertes, on prend des couvertures de taux, etc. À la fin de la journée... Ce n'est pas ça qui fait la performance d'un investissement. La performance d'un investissement, comme l'a très bien dit Claire, c'est la capacité à générer de la croissance, de chiffre d'affaires, de la croissance de l'Ibida, à diversifier l'entreprise, etc. Ce n'est pas le taux de la dette sur laquelle on met.
- Speaker #0
Ça fait 26 minutes qu'on est ensemble. On va quitter un instant pour conclure le monde du private equity. On va essayer de regarder un peu tous nos côtés. votre casquette. Chez Amundi, vous ne couvrez pas que le private equity, vous couvrez également la dette privée et les infrastructures. Question toute simple, il y a eu beaucoup de bad buzz sur la dette privée en début d'année. On a vu les autorités qui ont dit mais on ne craint pas, on craint de boursiers, on craint des problèmes au niveau de la dette privée. Comment vous l'avez ressenti, vous, au niveau de la part des investisseurs ?
- Speaker #1
On l'a ressenti, on a ressenti de l'inquiétude. Donc il a fallu qu'on réponde à ces inquiétudes. Effectivement, c'est arrivé des US avec les retraits massifs, dans le cadre des BDC, sur des evergreens de dette. Tout ça avec un fonds de thématiques saspocalypse dont vous avez parlé. Et donc, ce qui se passe aux US, ça arrive forcément à un moment ou à un autre chez nous. C'est arrivé un petit peu en décalé. Et donc, on a eu beaucoup de questions. On a été interrogés, mais très légitimes, par nos investisseurs. pour s'assurer qu'il n'y avait pas de risque sur nos portefeuilles. Donc, on a fait du travail et de la pédagogie pour expliquer la composition de nos portefeuilles et pourquoi on était confiants sur le fait qu'on avait des portefeuilles qui étaient solides, qui étaient très diversifiées, dans des belles ETI françaises et européennes. Mais il a fallu rassurer. Je crois que le marché est très différent. On a moins de fonds de dette sur lesquels il y a des leviers financiers aussi, en France et en Europe en général. Euh... le marché a été très rassurant et je crois bien réussi à convaincre les investisseurs.
- Speaker #0
Ok, je suis conseiller et je tente de proposer du non-coté à mes clients. Je ne suis pas expert, j'écoute quand même un peu ce qui se dit à droite à gauche. J'entends dire que les infras, c'est ce qui est le moins risqué dans l'univers du non-coté. Vrai ou faux ? Elles sont justes ou elles sont fausses, mes fiches ?
- Speaker #1
Alors, les infras, en fait, bon déjà, première chose, c'est qu'il faut toujours de la diversification. Donc, si vous allez chercher, comme on parlait de la dette avant, si vous allez chercher de la dette, ça va vous assurer un rendement régulier. Si vous allez chercher de l'infra, je dirais que vous êtes un peu entre les deux, entre la dette et le private equity, parce que l'infra va vous apporter… Je rappelle que dans l'infra, on va investir dans des actifs réels, mais qui sont des actifs qui peuvent être… Alors nous, on est assez axés sur les actifs qui vont aider à la décarbonisation.
- Speaker #0
Décarbonation,
- Speaker #1
j'allais dire en anglais, je me suis fait un peu à la décarbonation de l'économie. Donc, ça peut être des renouvelables, mais pas que. On va regarder aussi les sujets autour du rail, autour des énergies alternatives. Donc, c'est très, très large aujourd'hui et on sait que les besoins sont massifs en Europe. Donc, ce sont des actifs, les infras, ce sont des actifs de long terme qui donnent en général effectivement du rendement aussi. Donc, il y a toujours une partie de rendement dans nos actifs infras et de la surperformance, parce qu'aujourd'hui, on ne fait pas que des actifs infras, mais on investit dans des sociétés qui sont aussi en développement de plateforme, donc qui prennent plus de risques et qui donnent plus de rendement. Donc, je dirais qu'on est entre les deux, mais c'est vrai que les infras apportent du rendement, du yield sur la durée d'investissement.
- Speaker #0
Aujourd'hui, vous ne faites que du private equity chez Cvento. Est-ce que vous pourriez avoir l'envie de vous diversifier ?
- Speaker #2
Alors non, aujourd'hui on fait ce que vous appelez du private equity, donc on investit en equity ou quasi-equity dans les entreprises. On est de plus en plus équipé pour avoir, je dirais, une...
- Speaker #0
être extrêmement actif auprès de ces portefeuilles. On a maintenant 25 personnes qui s'occupent à la performance dans les portefeuilles. Donc on reste sur ce créneau-là. Après, ce qu'on va faire, c'est qu'on peut développer de nouvelles stratégies. On est en train de développer une stratégie souveraineté-résilience, comme beaucoup de monde aujourd'hui en France. Donc on est en train de développer ça. On a maintenant deux stratégies, le small et le mid, et on a d'autres réflexions sur les choses, mais on restera dans l'equity ou le quasi-equity.
- Speaker #1
Claire, dernière petite question. Je vais vous demander de faire mon job. Alors, c'est à moi d'habitude de faire les allocations, etc. Mais imaginons, dans une optique retraite, je me dis, ce serait peut-être pas idiot de mettre des actifs privés. Combien ?
- Speaker #2
Alors, dans la retraite, déjà, il faut regarder ce qu'ont fait les institutionnels qui ont beaucoup travaillé sur ces sujets-là. Ils sont exposés entre 10 et 15 %. Donc, nous, on vient de sortir une étude. qui montre que chez Amundi, cette étude montre qu'une allocation de 10% dans les actifs privés tout au long de la vie professionnelle permet de créer 5% en plus d'épargne retraite cumulée disponible et accumulée tout au long de la période de vie professionnelle et sans rajouter de risque. Donc je dirais au moins 10%.
- Speaker #1
Thomas ?
- Speaker #0
De toute façon, ça dépend. 10%, ça me paraît très raisonnable. À la fin, on a dit que le private equity, c'est par définition pas liquide. Il faut prendre en compte ça dans le...
- Speaker #1
La résidence principale non plus.
- Speaker #0
Ça, c'est autre chose. On n'habite pas dans son fond, on habite dans sa maison. Ça, c'est autre chose. Mais après, ce qui est important pour moi, c'est la diversification en termes de vintage. Donc,
- Speaker #1
vintage, c'est de millésime.
- Speaker #0
Pardon, c'est le millésime. Donc, si je dois investir en private equity, je dois en fait le faire sur... plusieurs années, parce que le millésime est important dans la performance finale d'un fonds, et puis ensuite les séquences de cash flow, c'est-à-dire les appels de fonds ou les retours sur investissement, vont s'étaler dans le temps. Donc pour moi, quelle que soit l'allocation qu'on mette, il faut éviter de le faire en one shot, il faut le faire progressivement et on peut aussi, dans une allocation de project diversifier les stratégies. On peut diversifier les expositions géographiques, on peut diversifier les explorations sectorielles, etc. Donc le pourcentage, c'est un élément. Mais après, comment je vais allouer ce pourcentage, c'est aussi très important.
- Speaker #1
Je vais vous poser une question très pratique puisque vous me dites ça. J'entends votre argument sur un fonds fermé. Comment je gère ça sur un Evergreen ? Je dois regarder qu'il y a bien de l'argent qui rentre tous les ans dans l'Evergreen pour que le gérant puisse bien faire tourner les positions et acheter à différents moments du cycle. C'est un élément à prendre en compte ?
- Speaker #0
Nous, dans la manière dont on gère notre Evergreen, c'est un peu différent puisqu'il réplique exactement les séquences d'investissement des fonds fermés. Ce n'est pas un outil, pardon, ce n'est pas un fond autonome sur ces décisions d'investissement. Il suit le reste. Donc en fait, vous allez avoir exactement le même rythme de déploiement, sauf que vous allez être exposé à l'ensemble des stratégies et de l'historique des déploiements de 7-2.
- Speaker #1
Claire, vous partagez l'avis de dire, si on fait du non-coté, il ne faut pas y aller une fois. Il vaut mieux y aller régulièrement avec des tickets.
- Speaker #2
Il faut y aller régulièrement parce que la notion de vintage est très importante et c'est ce que font les investisseurs les plus sophistiqués que sont les investisseurs institutionnels. Donc, il ne vaut pas tout mettre la première année. Il vaut mieux allouer année après année pour profiter de vintage différents, de moments de croissance de l'économie différents. Et quand on parle de l'épargne retraite, c'est sûr des dizaines et des dizaines d'années qu'on va pouvoir allouer si on commence très tôt.
- Speaker #1
Claire Chabrier, Thomas de Villeneuve, merci beaucoup. d'avoir été avec nous. Tout de suite, solution patrimoine.