- Speaker #0
Deuxième homme dans l'actualité de cette émission avec nous, David Charlet, le président de l'Anacofi, l'Anacofi qui tient cette semaine sa convention. Première question, question bilan, David, en termes d'adhésion, quel bilan tirez-vous de l'année 2025 ?
- Speaker #1
Un bon bilan puisqu'à la fin on a un peu plus de 1000 entreprises membres d'une année sur l'autre, donc on ne peut pas se plaindre de ce bilan-là. Par contre, une année qui a été exceptionnelle, exceptionnelle dans un sens qui est que On a eu une rotation considérable de membres. On voit bien l'effet de la consolidation du marché, puisqu'à l'Anacofi, on a un système d'adhésion, on adhère à la mer quand on est un cabinet autonome ou une tête de réseau, et puis après, on peut adhérer à toutes les associations dédiées quand on est membre de leur réseau. Ce qu'on a, c'est une considérable croissance et renouvellement des entreprises à l'intérieur de ces entités, rattachées aux entités de tête, et puis les entités de tête, elles ont disparu, elles ont diminué en nombre. d'une façon assez marquante, puisqu'on parle d'à peu près 10%, ce qui fait un renouvellement très marqué qu'on n'avait jamais connu. Pour le dire de façon claire, on a eu à peu près autant de disparitions qu'on en avait eues dans des périodes de crise du métier, alors qu'on n'a pas eu de crise du métier. Et de l'autre côté, tellement de créations aient arrivé, parfois des créations par ceux qui se réorganisaient, qu'on a ce résultat qui est très positif, mais une année très compliquée à gérer également pour les équipes.
- Speaker #0
On rappelle les différentes entités, il y a l'IMO, il y a les CIF, il y a notamment le courtage. Un mot sur le courtage, justement ? puisque Courtensia s'est fait retirer son agrément par la CPR. Ça vous donne un peu de visibilité sur les adhésions 2026 ?
- Speaker #1
Alors, ça nous donne de la visibilité. D'abord, depuis le début de l'année, on a toujours énormément d'entrants. Donc là, par contre, on ne voit plus le phénomène de l'année dernière. Les arrêts d'adhésion sont finis et c'est stable. Et donc ça, ça fait une grosse différence par rapport à l'année dernière, avec toujours autant d'entrants. Donc on est quasiment dans le vert aujourd'hui, alors qu'habituellement, c'est vers septembre, octobre. On se rend à peu près compte. quand on bascule dans le vert, même dans les années de croissance. Et là, en effet, on a rendu public le fait qu'on a trouvé un accord avec Courtensia pour absorber les membres de Courtensia et les intégrer à l'intérieur de l'Anacofi. Donc oui, ça donne de la visibilité. Ça fait aujourd'hui, au lieu de 8500 entreprises, on parle d'une potentialité de 10 000 à la fin de l'année
- Speaker #0
2026. On va débuter demain et il va se tenir sur deux jours la convention de l'Anacofi. Vous annoncez une... une convention, un nouveau format. C'est quoi les innovations ?
- Speaker #1
Alors, les innovations, c'est plusieurs choses. D'abord, à partir de demain, on va accueillir nos représentants régionaux et puis nos salariés. Donc, c'est cette partie-là que les gens ne voient pas. Là-dedans, on a réorganisé un peu le planning. Essentiellement, la soirée qui est offerte à nos représentants. Il n'y aura pas que nos représentants, déjà. pour l'exemple. La réunion elle-même des cadres n'est pas construite de la même manière et puis surtout quand on va attaquer les journées publiques jeudi, alors là ça n'a plus rien à voir puisque c'est plus le même lieu c'est plus le même enchaînement de tables ou de duos par exemple c'est plus les mêmes formats d'ailleurs non plus d'échange entre les gens même ce qui était avant ma présentation l'état de l'Anacofi si je puis dire n'est plus organisé pareil puisque c'est un rebond avec Juste. avec un journaliste. Tout ça a été fait pour être plus péchu, plus rythmé, et plus mixé entre différentes composantes de la convention. Déjà, le lieu va tout changer.
- Speaker #0
Le lieu,
- Speaker #1
c'est le pavillon d'Armenonville, alors qu'on était au Louvre. Déjà, ça change beaucoup de choses en soi. On a aussi installé un site dédié temporaire pour cet événement, pour que les gens retrouvent le programme, ce qui va se passer, les partenaires. Même le système d'inscription a été modifié. Donc on a vraiment fait un reset et une reconstruction. On a essayé de garder des éléments qui étaient des marqueurs forts de notre événement d'avant et puis de ce qui avait beaucoup plu il y a quelques années, qui avait été la convention d'été de l'Anacofi, qu'on avait arrêtée puisque c'était un palliatif à la convention les années Covid, mais qui avait beaucoup plu. Donc on a essayé de mixter. mixer les deux pour fabriquer cet événement ?
- Speaker #0
Alors, il y aura la MF, il y aura la CPR, il y aura le CSF, il y aura le comité des transactions immobilières. On parlera beaucoup de conformité, d'après ce que j'ai vu, entre les tables rondes et les ateliers. Je voudrais qu'on regarde justement sur les sujets de conformité un certain nombre de sanctions ou de transactions qui ont été publiées par l'autorité des marchés financiers. Je vous cite un élément et je vous demande votre réaction. Je commence par une transaction qui touche SIF, Optima Capital, Chômier, décembre 2025. Elle vous inspire quoi ?
- Speaker #1
Alors le sujet dont on avait discuté c'est les conventions tripartites et là on a nous une interrogation, c'est-à-dire qu'avec les services de l'AMF depuis dix ans on discute de la possibilité de ce type de convention. Donc ce type de convention semble accepté, on en a toutes les traces, on a tous les échanges, on n'a pas de sujet là-dessus, il y a eu un grand débat mais enfin on en a la réponse et nos équipes de contrôle ne sont pas en situation de devoir interdire de trouver ce genre d'options-là. Et donc on est un peu... un peu surpris de voir que dans les éléments qui étaient constitutifs d'un GRIEF, on trouve ces conventions tripartites.
- Speaker #0
La décision dit qu'il faut grosso modo qu'il y ait une tête de pont, qu'il y ait un responsable d'un point de vue juridique.
- Speaker #1
Oui, qu'il y ait un responsable, très bien, mais à partir du moment où on a accepté le fait que si on a transparence et quelque chose de clair pour le client, on puisse avoir plusieurs chiffres. D'ailleurs, dans tous les métiers, c'est la même chose. Si vous avez deux avocats et que les deux avocats sont nécessaires pour une prestation à un client, vous savez très bien qu'on peut être à plusieurs professionnels, chacun à ses compétences. Et donc, c'est le cœur du débat qu'on avait avant. Donc, quand on retrouve ça à l'intérieur d'une composition qui aurait pu virer à la sanction, on est un peu surpris et on n'a pas de réponse. Quel était le problème ? Un manque de transparence ? Des conventions mal rédigées ? Et à ça, on n'a pas de réponse. Si c'est ça, alors ça se comprend. Si c'est la convention tripartite en elle-même, le fait que même on dise qu'il faut qu'il y ait une tête de pont, ça ne change rien au fait qu'on peut avoir plusieurs cifs impliqués et qu'il vaut mieux être transparent là-dessus.
- Speaker #0
Ok, on parle maintenant des sanctions qui ne concernent pas les CIF, il y en a une d'ailleurs qui est tombée la semaine dernière, mais on parle des sanctions qui concernent des sociétés de gestion du portefeuille et qui ont interpellé les CGP. Éternam, 11 septembre 2025, sujet autour des clubs d'île, qu'est-ce qu'on peut faire, qu'est-ce qu'on ne peut pas faire ?
- Speaker #1
Les club deals, c'est un point d'attention depuis des années. C'est-à-dire que les club deals, ils soulèvent deux problèmes qui sont fondamentaux du droit financier, qui sont soit le placement de titre, soit le fonds d'investissement alternatif. Et pour être exonéré du FIA, il y a quatre options. Ce que l'on sait, c'est que depuis des années, les assureurs RC attirent l'attention des CGP, donc ce n'est même pas que nous les fédérations, parce qu'il y a des club deals qui sont mal construits juridiquement. Je ne parle même pas du sous-jacent qui peut s'effondrer, de l'investissement qui n'est pas le bon, mais qui sont mal construits. Alors à partir de ce moment-là, quand vous avez l'AMF qui remarque que sur certains club deals, on est très proche du FIA, et donc on aurait dû être enregistré d'une certaine manière, si ce n'est pas le cas, c'est sanctionnable. Et puis de l'autre côté, on n'a pas couvert par l'agrément de placement de titre des FIA alors qu'on pouvait le faire. Nous, sur le fond, on peut dire qu'une chose, c'est que l'AMF n'a peut-être pas tort. La question c'est, est-ce que les professionnels sont capables de faire ces analyses ? Nous on leur donne tous les éléments pour qu'ils soient capables d'analyser s'il y a zone de risque ou pas. Mais les club deals sont un vrai sujet parce qu'il se fait le meilleur et le pire, juridiquement, je ne reviens pas sur le sous-jacent. On voit le meilleur et le pire. Et les quatre options pour être exonéré de FIA, malheureusement on a beau essayer de faire passer le message tous les ans, on retrouve toujours des gens qui n'ont pas compris qu'il faut regarder ça.
- Speaker #0
Ok, message à vous CGP, puisque les clubs d'île sont aujourd'hui, les CGP aiment bien ça, parce qu'on dit, au moins on sait, on a un nombre limité d'investisseurs, on sait ce qu'on achète, etc. Ce n'est pas du produit ouvert type SCPI. Très grande vigilance d'un point de vue juridique. Alta Rock Partners, 16 septembre 2025, il est question de services apportés par l'intermédiaire du rôle de contrôle de la société de gestion et de rétrocession.
- Speaker #1
Oui, alors là... On est sur un truc qui est très simple. Est-ce que l'AMF a le droit de venir dire s'il n'y a pas eu d'amélioration du service, pas de paiement, et donc s'il y a eu paiement sans vérification, on ne trouve pas ça normal ? Si on regarde les textes, après tout, pourquoi pas ? Oui, bien sûr, puisqu'il est dit qu'on ne peut prétendre à une rémunération par rétrocession que si on améliore. Là où les choses deviennent un peu plus compliquées, c'est que l'AMF ne s'exprime pas quant à ce qu'elle attend.
- Speaker #0
Est-ce qu'il ne faut pas se mettre autour d'une table et dire voilà... Il y a un enjeu. La société de gestion doit-elle contrôler l'intermédiaire ? Si on regarde les textes, la réponse est oui. Jusqu'où peut-elle aller ? Est-ce qu'il faut fixer les lignes ?
- Speaker #1
Ça pose des problèmes parce que je vous rappelle quand même qu'un CIF ne peut pas transmettre à n'importe qui certaines informations qu'il a sur son client. Que devrait-il transmettre à la société de gestion ? Les éléments qui portent et qui sont spécifiques dans son travail qui est plus global que simplement la recommandation d'un produit financier autour de ce produit financier-là. Le reste, il n'a pas le droit de le donner, ne serait-ce qu'au titre de RGPD ou du secret professionnel. ou de la confidentialité renforcée qu'il a en tant que courtier d'assurance. Donc, on est sur quelque chose. Que veut l'AMF ? Alors, quand c'est la CPR, la CPR, vous lui posez une question, elle vous répond « Je suis désolé, je n'ai pas le droit de faire de doctrine » . On peut le comprendre. L'AMF a le droit de faire de la doctrine. Donc, soit l'AMF nous donne une réponse... Mais une réponse est taillée, c'est juridiquement, il faut qu'on tienne compte du fait que les gens travaillent au titre de plusieurs statuts. Soit on va devoir en passer par essayer de trouver un accord de place, mais que vaudra un accord de place face au service de contrôle de l'AMF si elle allume un ou deux professionnels ? Donc on a un vrai sujet aujourd'hui de détermination de ce qu'attend l'AMF. Si elle sanctionne sans dire ce qu'elle attend, sur le fond de ce qui l'amène à prendre décision, on peut difficilement discuter. Donc pourquoi pas ? Mais qu'attend-elle ?
- Speaker #0
Est-ce que ça doit être un sujet AMF ou est-ce que ça doit être un sujet CCSF ? Comité consultatif de service financier, parce que quelque part, ça donnerait une doctrine qui soit à peu près applicable à peu près partout.
- Speaker #1
Alors, l'AMF peut le faire. Mais si l'AMF ne veut pas le faire, pour quelque raison que ce soit, alors on pourrait très bien imaginer que le comité consultatif du secteur financier, interrogé par l'AMF ou par le ministre, je rappelle que pour qu'elle puisse produire un avis, il faut qu'elle soit interrogée par certaines autorités. C'est d'ailleurs normalement pas l'AMF, mais c'est déjà arrivé. Et en effet, un avis du CCSF vaudrait accord de place, puisque là, pour le coup, toutes les parties sont rassemblées. Au CCSF, on a tout le monde, les utilisateurs, les producteurs, les conseillers, les personnes qualifiées. Donc ce serait une option à défaut d'une réponse de l'AMF, qui paraîtrait quand même la réponse normale. On attendrait ça d'elle.
- Speaker #0
Vous allez déménager où, quand ?
- Speaker #1
Alors, où, quand ? Deux biens, pour l'instant, se font compétition, mais enfin, on en a un qui est presque fini en termes de signature et d'administratif. On est en train de regarder Boulogne-Biancourt, ce qui serait un retour aux sources, parce que je rappelle que l'Anacofi a été créé à Boulogne-Biancourt. Et on est en train de regarder le Valois, on est en train de négocier sur ces deux biens. Quand je dis négocier, on est à la fin. On est à la toute fin, donc le premier qui est signé, c'est là que nous sommes. cette semaine ou la semaine prochaine, ce sera signé.
- Speaker #0
Ok, vous avez cherché des bureaux. Quel est votre regard sur le marché du bureau, sur ce que vous avez vu ?
- Speaker #1
On a vu plus de 60 biens. Donc, en ayant le budget qui allait bien pour ces 60 biens, enfin tous ces biens avaient une raison d'être sur la table et qu'on les regarde. C'est une surprise pour moi parce que je n'avais pas mesuré ça. La majorité des biens ne sont pas adaptés. Ils ne sont pas adaptés, parfois même juridiquement. Quand vous avez des propriétaires qui découvrent qu'il faudrait que leur bien soit ERP pour avoir le type de locataire qu'ils envisagent d'avoir ou à qui ils font une...
- Speaker #0
ERP, c'est l'accueil du public.
- Speaker #1
C'est l'accueil du public. Et ils ne le voient pas. Quand vous voyez que vous avez une négociation avec un prix, et vous arrivez à la fin et on vous pose le bail, et vous découvrez qu'on met à votre charge tout un tas d'autres choses, le prix qui est annoncé au départ. aucun rapport avec le prix final que ça va vous coûter. Enfin, on a vu tout un tas de choses comme ça. Pardon, mais je veux dire, c'est surréaliste.
- Speaker #0
Dernière petite question. Là, on parle d'immobilier pour vous. Je vais vous parler d'immobilier pour moi, conseiller. Vous êtes content du jambon ?
- Speaker #1
On est content. Ça a été arraché avec notre concours. Et là, il faut dire, toutes les organisations du monde de l'immobilier, et puis je rappelle que dans les organisations de courtage ou de gestion de patrimoine, l'Anacofi est la seule. à être représenté au CMTGI et donc à faire partie aussi de cet écosystème des organisations de représentation du monde de l'immobilier. Il faut dire que tout le monde de l'immobilier, toutes les organisations, des parlementaires, plein de gens et de plein de bords, se sont associés pour obtenir quelque chose. Le résultat, c'est le Jean Brun, ce n'est pas le statut du bailleur privé qu'on souhaitait. Donc c'est une première marche. Maintenant, le Jean Brun, on commence à voir les limites de ce qu'il permettra. Donc, il va falloir d'autres textes. Donc, il faut que cet écosystème, puisqu'il semble qu'il y a un accord dans cet écosystème, pour au moins les demandes, continue à pousser pour qu'on améliore ça. C'est une première étape. Il faut le dire comme ça, on a failli ne strictement rien avoir. Donc, en ce sens, on est content. Par contre, ce n'est pas le résultat précis qui était demandé.
- Speaker #0
David Charly, merci beaucoup d'avoir été avec nous. On se retrouve donc jeudi dans la partie grand public de la convention de la NACOFI. Tout de suite, notre face-à-face objectif long terme.