- Speaker #0
Allez, l'homme dans l'actu, c'est Jérôme Lamarck, le directeur commercial de Suravenir. Jérôme, on n'a pas parlé des résultats 2025 commerciaux de Suravenir. Donc, comme nous sommes début juillet, nous allons parler des résultats commerciaux de Suravenir sur le premier semestre 2026. On n'a pas encore les chiffres de France Assureur, mais si on regarde les chiffres qui ont été publiés sur le mois de mai, on constate que la tendance est bonne mais que ça décélère un peu en fin de semestre, puisque les chiffres de France Assureur au mois de mai, c'était plus 10% depuis le début de l'année. Comment s'est passé le premier semestre de suravenir ?
- Speaker #1
Eh bien, on continue. Nous, on ne le voit pas. Cet essoufflement, on ne le voit pas. En 2025, je ne suis pas venu pour commenter les très bons chiffres, mais j'aurais dû le faire parce que vraiment, ils étaient excellents juste pour rappeler les choses et pour resituer. En 2024, on était déjà hyper content parce qu'on a fait 5,4 milliards de collectes brutes. En 2025, on a fait 6,4 milliards de collecte bruit, donc une progression d'environ 20%. Les chiffres qu'on voit sur le début de l'année 2026, on est sur la même tendance. Donc nous, on ne voit pas d'essoufflement. Tout fonctionne bien. Je vous rappelle qu'on...
- Speaker #0
On rappelle les différents canaux. En fait, sur Avenir, c'est trois canaux de distribution. La filière destinée au CGP, c'est Viplus. Il y a Internet avec des contrats en ligne. Et puis, il y a les réseaux internes de la banque. Alors, dynamique des trois ?
- Speaker #1
La dynamique des trois, les trois sont extrêmement bien orientés, comme l'année dernière. Peut-être la différence entre l'année dernière et cette année, c'est que l'année dernière, alors, Viplus sortait d'une année exceptionnelle, et ce n'était peut-être pas le réseau le plus dynamique chez nous. Mais là, vraiment, je fais la fine bouche parce que les chiffres, on avait quand même une progression à deux chiffres, donc je ne vais quand même pas me plaindre. Et là, depuis le début de l'année, les chiffres sont très, très impressionnants côté Viplus. Donc, je ne peux que m'en féliciter.
- Speaker #0
Alors, parfait. Je voudrais maintenant qu'on rentre... dans le détail. On va regarder les différents produits et on va se vocaliser éventuellement sur la partie V+, puisque l'ACGP nous écoute. Le fonds en euros, où est-ce qu'il en est ?
- Speaker #1
On est très content parce que ça fait plusieurs années qu'on porte le discours de la diversification et je pense qu'on fait partie des compétiteurs sur le marché, parce qu'on est sur un marché très concurrentiel. Ou avec le plus beau taux du C ? Pour répondre à votre question, Jean-François, chez nous, et c'était le cas déjà en 2025, c'est 35% sur V+, 35% de fonds euros, 65% du C.
- Speaker #0
Alors, le fonds en euros, ça m'amène une question, la politique des bonus. Parce qu'on a, dans l'environnement de remontée des taux, pour reluer les fonds en euros, pour réattirer des capitaux, on fait des bonus. 35% aujourd'hui avec, sans bonus, quelle est votre stratégie en la matière ?
- Speaker #1
Notre stratégie en la matière, c'est d'en faire parce que ça fait partie du marché. En revanche, on trouve que ça va trop loin. Peut-être que ça dure depuis trop longtemps. On a tous relué nos fonds euros. Donc, si on pouvait un peu arrêter d'en faire tout au long de l'année, c'est un peu ce qu'on tente sur l'année 2026. On en a fait avec Vipul sur le premier quadrimestre. On tente une pause, même si on sait que sur le marché, nos concurrents continuent. On teste un peu.
- Speaker #0
Alors, on tente une pause. et on est entre nous, j'imagine qu'on a chiffre vous vous êtes dit après le quadrimestre, mai-juin vous avez vu une baisse de la collecte sur le fonds d'euro ?
- Speaker #1
évidemment c'est un peu le crash test mais ça ne veut pas dire grand chose parce qu'avec les déclarations fiscales c'est jamais un mois significatif en revanche juin, attention et en fait là je viens d'avoir les chiffres Viplus fait davantage, fait plus de collectes en 2026 qu'en 2025 malgré l'arrêt des bonus donc ça tient, ça c'est sûr que c'est dû au talent de nos équipes commerciales qui arrivent à... mettre d'autres points en avant.
- Speaker #0
Je voudrais qu'on continue ce tour de piste. Suravenir a, depuis de longues dates, pris la décision sur la partie unité de compte de référencer des SFDR 8 et 9, c'est-à-dire ce qui se fait de mieux en finances durables. Je sais partie des gens un peu ronchons qui disent que la finance durable, ça passionne certes un certain nombre de clients et un certain nombre de distributeurs, mais ce n'est pas la majorité. Est-ce que vous voyez les choses bouger ? au vu des événements de ce début d'année, avec, je vais dire, deux événements majeurs, les problèmes autour du pétrole sur la guerre au Moyen-Orient, et dans la situation actuelle, j'aurais tendance à dire, la légère ambiance de canicule que l'on a dans le pays.
- Speaker #1
C'est sûr qu'il y a un changement de vision. La finance verte, c'est exactement ce que vous venez de dire. Il y a certains qui trouvaient que c'était contraignant, que pourquoi on nous oblige à investir là-dedans. Nous, c'est une des convictions fortes. Vous l'avez rappelé, Jean-François, on est filial de Crédit Mutuel Arkea. Crédit Mutuel Arkea est une entreprise à mission. Sur Avenir et l'assureur vie de Crédit Mutuel Arkea, dans nos stratégies, effectivement, on pousse à la finance verte. C'est une vraie conviction. Et que ce soit la mode ou moins la mode, de toute façon, c'est une stratégie de long terme, donc on ne va pas changer. Ce qui a changé, en revanche, vous avez raison, c'est que certains clients, et je parle autant du client final que du CGP, se sont rendus compte que finalement, la finance durable, c'était aussi des enjeux de souveraineté. Et effectivement, quand on voit qu'on est très dépendant du pétrole, quand on voit que finalement le pétrole et les émissions carbone, ça peut avoir un impact légèrement désagréable sur ce qu'on est en train de vivre au mois de mai, au mois de juin, il y a quand même un changement de tendance. Et quand on parle de souveraineté et plus seulement d'écologie, je suis dans la caricature, mais vous voyez ce que je veux dire, On nous écoute avec peut-être un regard nouveau et c'est peut-être une opportunité pour aller plus loin.
- Speaker #0
Si je regarde le top des unités de compte, combien fonctionnaient depuis le début de l'année, c'est quoi ?
- Speaker #1
Sur les grandes catégories ou sur les fonds ?
- Speaker #0
Sur les fonds.
- Speaker #1
Sur les fonds. Alors, surprise, en préparant l'émission, je n'en avais pas conscience. Les OPC sont très puissantes. On avait un peu dit que les OPC c'était fini, que les structurés avaient tout pris. Et bien chez nous, le top c'est quand même des OPC. Le premier, Pictet Atlas.
- Speaker #0
Performance absolue.
- Speaker #1
Exactement. Ensuite, il y a deux stars obligataires. Carmignac, le fonds daté 2031. Et l'incontournable DNCA Alpha Bonds. Mais les actions sont là. Juste derrière, vous avez le fonds technologie de nos amis de Fidelity. Et vous avez l'inoxydable comme Gessmond. Et puis, ça ne va pas vous étonner, deux fonds diversifiés. BDL me pardonnera. valeurs et BDL Rempart.
- Speaker #0
OK, BDL Rempart, qu'on pourrait considérer aussi comme un long-choc et comme un fond de performance absolu. Si on regarde maintenant les familles, entre OPC diversifié, OPC tôt, OPC action ?
- Speaker #1
Alors, qu'on se comprenne bien, j'ai un prisme collecte brut. Donc, je ne vois pas là-dedans tous les mouvements d'arbitrage. Effectivement, si on mettait les arbitrages dedans, je pense que la part des structurés augmenterait. Mais là, si je regarde la collecte brute, C'est-à-dire comment les CGP ont fait les allocations quand ils nous envoient des dossiers ou des versements. Je vous l'ai dit, 35% de fonds euros. Après, j'ai une bizarrerie. J'ai deux fois 17,5%, 17,5% de fonds actions, 17,5% de fonds obligataires. Juste derrière, quand même, les produits structurés, ce qui représente 15% de la collecte brute, 10% de diversifiés, donc les BDL Rempart, les Ercovalor dont on parlait, et puis tous leurs concurrents. Et si mes calculs sont bons, il reste peut-être 5%. Et là, je trouve des FCPR. Et les FCPR, les deux premières places chez nous, sont toujours trustées par les mêmes. D'ailleurs, ce n'est pas du private equity, c'est de la dette. C'est Eurasio, EPVE3 et le fonds Infra d'Eiffel.
- Speaker #0
OK, très bien. Allez, on change de semestre. On se tourne vers le deuxième. On va beaucoup parler de la présidentielle. Est-ce que vous vous dites que pour la collecte, c'est la fin des haricots ?
- Speaker #1
La présidentielle, ce n'est pas encore au second semestre.
- Speaker #0
Mais on commence déjà, tout le monde commence à faire ses meetings.
- Speaker #1
Oui. Au second semestre, je suis assez confiant. C'est sûr que le 2027, ça va vraiment dépendre de l'ambiance, de ce que vont dire les sondages, quelles seront les forces en présence. Est-ce qu'il y a un homme providentiel que personne n'a vu qui va enfin émerger ? Effectivement, il y a beaucoup d'incertitudes. Je suis assez tranquille sur le second semestre.
- Speaker #0
Est-ce que malgré tout, une présidentielle, c'est plutôt défavorable à une épargne longue ? Ou on a plutôt tendance à garder son pognon pour soi en se disant, on verra bien ce qui se passe, on décidera après ?
- Speaker #1
Il y a deux éléments. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est sur des taux d'épargne constatés qui sont extrêmement hauts. Donc à un moment que le taux d'épargne baisse, ça n'aurait rien d'extraordinaire. La présidentielle, oui, il y aura peut-être un aspect conjoncturel jusqu'à l'élection. Peut-être après, en fonction des résultats. Mais je n'ai pas de grandes inquiétudes à ce niveau-là.
- Speaker #0
Est-ce que le directeur commercial de Suravenir regrette de ne pas avoir du Luxembourg dans sa gamme, dans cet environnement présidentiel ? On a vu que les contrats luxembourgeois ont pas mal de succès.
- Speaker #1
Pour l'instant, non. Parce que je trouve qu'il y a de très belles choses à faire en assurance-vie française. Je pense que Suravenir démontre que dans un contexte réglementaire français, on peut être créatif, on peut faire des jolies choses. J'entends comme vous, Jean-François, que le Luxembourg prendrait des parts de marché incroyables. Ce n'est pas encore ce qu'on constate, mais après, c'est un peu notre ADN chez Suravenir. On sait être réactif, donc si effectivement c'est une tendance de marché, on trouvera des solutions.
- Speaker #0
Allez, dernière petite question. Viplus a longtemps été en tête du paramètre de la qualité de service de chez Pericles. L'an dernier, Viplus a abandonné sa première place à votre ancienne maison. Qu'est-ce que vous allez faire pour récupérer cette première place ?
- Speaker #1
Le premier point, c'est qu'en termes de back-office, je considère que Vplus et Suravenir sont une référence sur le marché. Je suis passé de l'un à l'autre et je trouve que le travail qui est incroyable, qui est fait par les équipes de back-office, est vraiment de premier plan. Deuxième point, et peut-être j'en profite pour faire notre page de pub, c'est la constance. C'est-à-dire que c'était vrai hier, c'est vrai cette année, on met tout en place pour que ce soit vrai longtemps. Donc... Je pense qu'on a des atouts. Est-ce qu'on va regagner la première place ? Je n'en sais rien. Mais en tout cas, on sera un challenger très, très sérieux. Et puis, Pericles, ce n'est pas que la qualité du back-office, même si c'est une pondération très forte. C'est aussi les services. Et peut-être que sur le digital, il y a des choses qui manquaient. Eh bien, on a travaillé. On est en train de lancer. Là, c'est dans les jours à venir. Les CGP qui travaillent avec Vipus vont y avoir accès. C'est un outil de souscription pour les personnes morales parce qu'il y a beaucoup de souscriptions de contrats de capi. Aujourd'hui, ce n'était pas digitalisé ou pas... parfaitement digitalisé. Et là, on va pallier ce manque et on a un très bel outil qui est en train d'être développé. Donc, oui, on veut retrouver notre première place.
- Speaker #0
Eh bien, on suivra ça donc à la rentrée. Merci beaucoup, Jérôme Lamarck, d'avoir été avec nous. Tout de suite, la suite.