- Speaker #0
Merci beaucoup Olivier, qui est votre invité aujourd'hui.
- Speaker #1
Alors, mon invité, il y a un mois on avait parlé justement de différents supports et on a évoqué le sujet, les fonds justement de non cotés qui continuent leur progression, déjà dans les allocations d'actifs générées et proposées par les CGP, mais également dans l'activité des assureurs en matière de référencement déjà réalisé, de référencement en cours et prochainement à venir. Alors, parmi les acteurs qui comptent sur le marché, je souhaitais donner la parole à un acteur historique, plus de 25 ans, donc je crois qu'on peut parler d'historique, sur l'activité du private equity en France. J'ai donc le plaisir d'accueillir Ariane Douté, qui est directrice commerciale et marketing d'Entrepreneur Invest. Alors Ariane, déjà bienvenue, et je vais commencer par une question extrêmement simple. Si je dis qu'Entrepreneur Invest est déjà aujourd'hui un acteur reconnu, si je dis que c'est un acteur également connu, est-ce que tu partages ce constat ?
- Speaker #2
Alors sur l'aspect reconnu, oui. Puisqu'effectivement on est un secteur qui est prolifique dans les palmarès et qu'on truste assez régulièrement les podiums, on ressort quasiment systématiquement sur les sociétés de gestion préférées du long côté au niveau des CGP. On ressort également comme l'acteur le plus actif au niveau du financement des PME françaises en France. Donc c'est vraiment des marqueurs forts. En revanche, sur l'aspect connu, Et je le dis d'autant plus facilement que c'est un peu de ma faute, puisque tu l'as dit, je suis directrice marketing. On manque encore un petit peu de déficit, de visibilité, ce qui finalement est assez compréhensible, puisque sur un marché qui met beaucoup en avant la performance, nous ce qu'on vend, c'est de la résilience et de la régularité. On est vraiment l'acteur défensif sur le non-côté. Et donc finalement, ça se voit sur le long terme. Donc les gens qui sont contents de nous restent. On a vraiment... un matelas de conseillers, partenaires avec nous depuis très longtemps, mais on a une communication qui est beaucoup moins agressive que certains de nos confrères.
- Speaker #0
Alors Ariane, moi j'ai une question à vous poser par rapport à ça. 25 ans, on le rappelait là, en 25 ans la maison elle a bougé, elle a déjà, ne serait-ce pas tout de même, changé de nom, puisqu'au début c'était, de mémoire, c'était pas Entrepreneur Invest, mais c'était Entrepreneur Venture.
- Speaker #2
Tout à fait, alors effectivement en 2000, quand la société se créait, le mot fort c'est entrepreneur, puisque la particularité de la société, c'est d'avoir été créé. par des entrepreneurs et non pas des financiers qui souhaitaient accompagner d'autres entrepreneurs. Et le venture faisait référence au capital risque. On a changé de nom en 2020 pour officialiser le fait que ça faisait déjà très longtemps qu'on ne faisait plus de capital risque, qu'on faisait vraiment du capital développement, puisqu'on est essentiellement prêteur obligataire à partir de 2012. Aujourd'hui, on est vraiment un flex equity, donc action et obligation. et pendant dix ans, on a été le prêteur. des PME françaises.
- Speaker #0
Alors là, on est en train de parler de la partie non cotée historique qui a donc évolué. Vous faites plusieurs métiers en réalité maintenant ?
- Speaker #2
Alors, on a effectivement trois verticales. Donc, la verticale historique, c'est celle qu'on appelle la PME française.
- Speaker #0
Avec un lien avec l'assurance vie ou pas ? Vous avez vendu en assurance vie ?
- Speaker #2
Alors, on est effectivement la première société de gestion à avoir référencé un produit en assurance vie. Alors, ce n'était malheureusement pas avec Olivier. C'était chez Spirica et ça date de 2013. Ça va de l'autre côté. Voilà, donc ils étaient très précurseurs sur le non-coté. Et on a depuis toujours eu, tous les ans, au moins un FCPR référencé, souvent moins visible que d'autres grosses maisons, mais avec un très, très bel historique.
- Speaker #0
Alors, les autres verticales ?
- Speaker #2
Alors, les autres verticales, à partir de 2020, on crée deux autres verticales. La première qui est l'immobilier, alors pour accompagner les acteurs du secteur de l'immobilier, qui a des spécificités. Et la troisième verticale, c'est la multigestion. où on fait à peu près 4 à 5 fonds dédiés par an et on crée également des fonds allocataires basés donc sur de la gestion externe.
- Speaker #0
Allez, on a donc amélioré notre connaissance. On va donc se focaliser sur la verticale non cotée et plus précisément sur une gamme qui est la gamme entrepreneur et rendement. On connaissait les produits sous forme millésimée. C'était ça l'origine du produit. C'est à la fois ce côté entrepreneur, ce côté défensif et ce côté traditionnel du produit millésimée.
- Speaker #2
Alors tout à fait, c'est-à-dire qu'on a créé le premier FCPR retail obligataire en 2011. Il s'appelait à l'époque Entrepreneur et Famille. Il a changé de nom, mais absolument pas de philosophie, puisqu'on a eu 12 millésimes de cette gamme. Donc je pense que c'est probablement la gamme la plus profonde et qui a le plus gros track record du marché. C'était systématiquement des fonds millésimés qui nous permettaient notamment d'avoir une visibilité sur la capacité de placement et d'être en permanence certain qu'on ne se retrouve pas avec un fonds avec trop de cash. Et on a refusé. sur cette catégorie d'actifs de basculer sur la demande perpétuelle puisqu'on avait un besoin de cash qui était trop fort à l'époque d'un point de vue juridique.
- Speaker #0
Là, vous basculez en perpétuel, c'est pourquoi ? C'est pour faire plaisir aux assureurs ?
- Speaker #2
Certainement pas, et je m'en excuse. Dommage. Je sais que ça a été plus compliqué de référencer les produits datés pendant quelques années, donc la demande n'est pas nouvelle. En revanche, faire un produit pour faire plaisir à la distribution et ne pas avoir un produit performant à la fin, ce n'est pas le métier que moi, je compte exercer. Donc, il a fallu attendre LTIF2 pour avoir la capacité de faire un fonds. perpétuel avec seulement 10% de cash, ce qui déjà levait un gros frein. Et ensuite, la demande est réellement venue de notre équipe d'investissement parce que sur ces fonds-là, on fait ce qu'on appelle des OC, obligations convertibles et des OPSA, obligations avec des bons souscriptions en action. Historiquement, c'était des titres qui étaient quasiment toujours de maturité de 5 ans. Aujourd'hui, le marché s'est complexifié et on a beaucoup de 3 ans et 7 ans. Et si vous voulez faire rentrer du 3 ans ou du 7 ans dans un fonds de 6 ans, ça ne marche pas. Vous avez trop de cash ? vous débordez. Donc à partir du moment où on a voulu augmenter notre deal flow et notre choix, notre sélection, et donc a priori diminuer le risque, on a envisagé le fait de passer sur un fonds perpétuel.
- Speaker #0
Olivier, les référencés chez vous ?
- Speaker #1
Tout à l'heure, on parlait de l'offre et de la demande. Nous avons effectivement des sollicitations de la part de... Et le référencement est en cours d'analyse au mois de juillet.
- Speaker #0
Ok, donc en fait... entrepreneur investit sur ce produit-là et dans la file d'attente de votre comité.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Et vous êtes en train de le traiter. Donc, je reviens sur ce que vous venez de me dire. Un, vous me dites, on a un schéma où on investit sur des obligations convertibles et des obligations à bande souscription d'action. Qu'est-ce qui va faire la perf ? C'est la partie taux, c'est la partie indexation, c'est la partie convertible. Qu'est-ce qui fait la perf de ce genre de produit ?
- Speaker #2
Alors, sur les 12 premiers millésimes, sur les fonds qui sont pleinement investis, on a un théorie moyen de 7,24. La promesse produit historique qu'on présentait, c'était un théorie de 7 et c'était basé uniquement sur le moteur obligataire. En revanche, quand on regarde la réalité des fonds, on a quelques fonds qui ont fait x2 et là, clairement, c'est lié aux bons de souscription, aux conversions qui vont nous permettre de sortir totalement de la promesse produit vers le haut. Donc aujourd'hui, sur un fonds perpétuel, on sait que statistiquement, on aura plus de temps. pour exercer nos conversions, donc on devrait en avoir davantage. Ça nous permet de viser un objectif de performance plus élevé que le fonds daté historique, mais le moteur essentiel qu'on vend, c'est l'obligataire, puisque c'est celui sur lequel on a visiblement...
- Speaker #0
Ok, mais on est donc dans une situation, on est sur un evergreen qui a vocation à faire plus qu'un fonds fermé.
- Speaker #2
Eh oui, je sais que c'est une rareté, mais on en est convaincus.
- Speaker #0
Olivier,
- Speaker #1
alors moi, ma question, je suis CGP, je m'intéresse à ta solution, Quelle est la façon dont je peux avoir... les informations et raconter le storytelling de cette offre à mes clients ?
- Speaker #2
Alors, c'est assez simple. Il suffit de nous contacter.
- Speaker #1
Voilà, parti !
- Speaker #2
On est une dizaine de personnes au niveau de l'équipe de développement. On est quatre commerciaux. Et on a en plus deux personnes chargées de la relation investisseur pour que le ressenti soit le meilleur. On a d'excellents outils digitaux. Donc, on est vraiment considéré comme une société en avance sur ces points-là. Donc, dès que vous allez prendre contact avec nous, on va vous ouvrir des accès et vous allez être... autonome au quotidien pour faire votre convention, pour faire vos souscriptions et pour avoir accès à un certain nombre de documents, y compris à de la matière première. On va avoir des vidéos, on est très prolifique en formation, etc.
- Speaker #1
Dans une stratégie patrimoniale, quel conseil tu donnerais quant à l'utilisation de ce support d'investissement ?
- Speaker #2
C'est par définition un fonds cœur de portefeuille, puisqu'on est sur un SRI 3. En 12 ans, on a dû connaître 4 baisses de VL. Autant dire qu'on a une volatilité quasiment inexistante. Et on a quand même un objectif de performance qui va être de 8% sur ce fonds-là, série nette pour les porteurs qui sont sur les parts les plus margées.
- Speaker #0
Quid de la liquidité ?
- Speaker #2
Je finis d'abord par répondre à la question de portefeuille, et je reviendrai sur la liquidité qui joue sur la poche patrimoniale. Pour moi, c'est un fonds qui va permettre de réduire la volatilité pour les clients qui cherchent du dynamisme, et qui va doper la performance pour les gens qui sont plutôt sécuritaires. C'est vraiment un bon complément. Après, on a effectivement cette problématique de liquidité qui fait que mécaniquement, ça restera une poche, évidemment, de votre allocation. C'est un fonds perpétuel qui, par définition, va assurer la liquidité. On va assurer la liquidité sans pénalité au bout de trois ans. Pour autant, quand on ne parle pas d'assurance vie et qu'on est en direct, on va avoir une fiscalité allégée à partir de cinq ans. Donc, il y a une vraie incitation à rester cinq ans. Et nous, on considère qu'il doit être vendu comme un fonds de moyen terme. On n'est quand même pas sur un fonds entrée-sortie. Ce n'est pas le but. Le sous-jacent est quand même illiquide.
- Speaker #0
Dernière petite question. Préparant l'émission, j'ai vu dans la doc une garantie de BPI, qu'est-ce qu'il y a ?
- Speaker #2
Alors, BPI et BEI, Banque Européenne d'Investissement, puisque vous avez les deux garanties qui sont dans ces fonds-là. Donc, c'est des organismes parapublics qui ont vocation à aider les PME européennes et donc à... leur apporter des capitaux et en fait, pour faciliter l'investissement, elles vont réduire le risque des investisseurs. Donc concrètement, les sociétés qui sont garanties, ça veut dire que s'il y a une perte en capital, quelle que soit la raison, quelle que soit la date, quel que soit le volume, l'organisme va prendre à sa charge la moitié de la perte. Et donc l'investisseur, qui est dans notre fonds, aura une performance bien meilleure que si la garantie n'existait pas.
- Speaker #0
Merci beaucoup à tous les deux. Merci à vous d'avoir participé. à cette émission. Que puis-je vous dire à vous tous ? Passez un bel été et si vous avez un peu de temps disponible, si vous avez envie de nous retrouver cet été, vous pouvez nous retrouver naturellement sur le site et plus encore sur la chaîne LinkedIn, sur la page LinkedIn, sur la chaîne YouTube, mais également sur en... Les podcasts, voilà. Bel été à tous. On se retrouve en septembre. Ciao.