- Arthur
Un métier, une passion, des réussites, des échecs et pourtant ils ont tous trouvé leur vocation. Aujourd'hui, ils donnent leur voix pour t'aider à répondre à la question « Et si c'était moi ? » . Dans cet épisode, on part à la rencontre de Simon qui va nous parler de son métier de rotativiste. Alors bonjour Simon, merci d'être avec nous aujourd'hui. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter et nous parler un petit peu de ton quotidien ?
- Simon
Bonjour à tous, moi c'est Simon, je suis rotativiste en imprimerie au journal La Montagne. Mon quotidien c'est d'imprimer, régler le papier, l'encre, pour concevoir un journal vendable pour les clients, les abonnés, pour le lendemain matin.
- Arthur
Un métier d'imprimeur ici dédié au monde de la presse régionale donc. finalement le dernier maillon de la chaîne de production pour sortir une publication quotidienne. Maintenant, peux-tu nous parler de ton parcours et nous dire qu'est-ce qui t'a mené au métier de rotativiste ?
- Simon
Alors, tout simplement, j'ai pu réaliser un bac professionnel. Ensuite, j'ai pu faire un BTS, ERPC, étude de réalisation d'un projet de communication. Et ensuite, j'ai pu faire une licence qualité, hygiène, santé, sécurité, environnement. Donc là, qui est hors contexte de l'imprimerie, mais qui peut m'ouvrir aussi des portes pour la qualité des processus, des produits. de la santé et la sécurité surtout éviter de se faire mal au travail donc ça peut aussi jouer et ça peut m'aider aussi dans mon métier et j'ai pu avoir mon premier CDI en 2021 c'est pour réaliser des cartes de visite des dépliants , des calendriers donc voilà toutes sortes de choses qui font qui sont faits pour la communication des entreprises et à la suite de ça j'ai pu ensuite avoir mon deuxième CDI donc à la montagne en tant qu'imprimeur rotativiste. pour imprimer le journal de ma région qui est l'Auvergne.
- Arthur
Donc tu as rapidement accédé au monde du travail. Est-ce que maintenant, avec du recul, tu as été confronté à des difficultés pendant ton parcours ?
- Simon
Alors oui, forcément au début, quand on débute dans notre premier CDI, on a forcément des appréhensions, des peurs. Est-ce qu'on va réussir ? Est-ce que le patron va être content de nous ? Mais il faut se faire confiance sur nos acquis qu'on a pu avoir durant nos années d'études. et voilà, après moi j'avais déjà eu Avant mon CDI, j'avais pu travailler sur des petits boulots par-ci par-là. Donc ça peut déjà te donner un peu un aspect du monde du travail. J'avais pu réaliser des alternances aussi durant mon BTS notamment et ma licence, plus des stages en entreprise avec le bac. Donc on est amené déjà petit à petit dans le monde du travail pour avoir plus d'appréhension et être moins stressé quand on va avoir son premier travail. Et j'avais pu faire aussi des missions d'intérim dans une imprimerie aussi encore. Ça m'a développé encore plus ma confiance en moi dans le métier de l'imprimerie.
- Arthur
Et ce secteur finalement assez méconnu de l'imprimerie, comment l'as-tu découvert toi personnellement ?
- Simon
Alors l'imprimerie, c'est venu un peu comme ça. C'est-à-dire que vu que c'est un métier qui n'est pas très connu, qu'on ne pense pas tout de suite, parce qu'on demande à un jeune « je veux faire quoi plus tard ? » « Moi je veux être avocat, je veux être pompier » et tout ça. Donc c'est vrai que l'imprimerie, ce n'est pas ce qui vient en premier, mais l'imprimerie est venue parce que j'ai eu de la famille dedans. tout simplement. Donc si t'as pas de famille dedans, tu veux pas savoir trop ce que c'est. Donc moi, après, je me suis lancé dedans directement. Premier vœu, après la troisième, je suis directement allé en seconde dans ce métier-là, qui me plaisait bien parce que c'est un métier un petit peu caché et de voir des personnes qui ont plein d'objets imprimés du papier, qui ne se doutent même pas qu'il y a quelqu'un derrière qui a pu faire ça, notamment pour le journal. On se dit pas « Tiens, il y a quelqu'un qui a imprimé le journal aujourd'hui » . C'est ça que j'aime bien, c'est un peu un métier je ne sais pas comment dire, mais de sous-marin. On ne le voit pas, mais il est là.
- Arthur
Donc c'est ton cercle le plus proche qui t'a mené vers ce secteur.
- Simon
C'est ça, ma famille qui a été dedans, nombreux membres de ma famille qui ont pu travailler dans l'imprimerie. Et je me suis dit, tiens, qu'est-ce que c'est ? J'ai fait une visite de portes ouvertes de mon lycée qui était là-bas à l'époque, à Romagna. Et je me suis dit, tiens, c'est quand même pas mal en vrai. Et je me suis dit, bon, pourquoi pas se lancer dedans ?
- Arthur
Donc c'est la somme, la combinaison de... deux éléments déclencheurs, entre guillemets. D'une part, les discussions dans ton cercle familial et d'autre part, les portes ouvertes qui t'ont conduit à ton métier actuel. Je suppose que tu as trouvé ta vocation, si on peut le dire. Et maintenant, est-ce que tu peux nous donner une définition du métier de rotativiste ?
- Simon
Dans le métier, on va dire que rotativiste, c'est un terme générique pour dire que tu es imprimeur. Il y a ce qu'on appelle plusieurs postes. Il y a le bobinier, donc lui, il va s'occuper de charger la machine en papier. Donc, c'est des très, très, très, très grosses bobines de papier. qu'on va dérouler, qu'on va passer dans toute la machine. Ensuite, il y a l'encreur. Donc, cette personne-là va s'occuper de l'ancrage du journal avec les différentes couleurs, donc le cyan, le magenta, le jaune et le noir. Avec la superposition de ces quatre couleurs, on va avoir le résultat qu'on souhaite. Et ensuite, il va y avoir le conducteur et l'aide conducteur. Donc, le premier va être l'aide conducteur. Lui, comme son nom l'indique, il va aider le conducteur sur différentes tâches. Et ensuite, le conducteur, lui, il va conduire toute cette machine jusqu'à la sortie. du journal, ce qu'on appelle un canard. Donc le journal propre et qui sort correctement de la machine.
- Arthur
Et la boucle de l'impression est ainsi bouclée pour que les lecteurs puissent avoir leur exemplaire le lendemain. Simon, juste avant de se quitter, est-ce que tu aurais un dernier mot à dire aux jeunes qui nous écoutent ?
- Simon
Venez dans les écoles d'imprimerie, intéressez-vous à ce métier parce que c'est un métier qui est très caché, c'est un peu un métier de l'ombre. C'est quand, par exemple, je vois des personnes qui ont des journaux dans les mains et moi je me dis, je suis en phase 2, mais ils ne savent pas que c'est moi qui l'ai imprimé alors qu'ils ont le journal que j'ai imprimé justement 3 heures avant. Tout autour de vous, il y a de l'imprimerie, il y a sur le carton, sur le papier, sur le plastique, les étiquettes, tout est lié à l'imprimerie et c'est ça que je trouve beau. Non, franchement, c'est un métier qui est très intéressant, très épanouissant, qui peut amener à beaucoup de choses. Vous pouvez évoluer, vous pouvez passer chef, chef d'atelier, après responsable. Il y a plein de perspectives d'évolution dans ce métier-là. Il y a tellement de systèmes et de différents types d'impression que vous pouvez trouver votre bonheur.
- Arthur
Écoute Simon, c'est une bien belle conclusion. Je n'ai rien à ajouter si ce n'est un grand merci évidemment pour ton témoignage à propos de ton métier de rotativiste, même si on l'a compris, il en comporte bien d'autres. Également, qui sait, j'espère que cet épisode pourra aider ceux qui l'écoutent à s'intéresser et peut-être même se lancer dans le secteur de l'imprimerie qui s'inscrit dans le domaine de l'automatisme et de l'informatique industrielle. Et quant à nous, chers auditeurs et chères auditrices, merci de nous avoir écoutés jusque là. et comme vous le savez, on se donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode de votre podcast et si c'était moi, le programme qui vous aide à trouver votre voix.