- Arthur
Un métier, une passion, des réussites, des échecs et pourtant ils ont tous trouvé leur vocation. Aujourd'hui ils donnent leur voix pour t'aider à répondre à la question « et si c'était moi ? » . Dans cet épisode, on part à la rencontre de Tess qui va nous parler de son métier de Visual Merchandiser. Jingle ! Alors Tess, bien le bonjour, merci d'être avec nous aujourd'hui. Pour commencer simplement, est-ce que tu pourrais nous parler un petit peu de toi, de ton quotidien ?
- Tess
Bonjour, bien sûr, donc moi j'ai 21 ans. Mon quotidien, alors pour l'instant je viens de sortir de mes études et je suis en recherche active du coup dans le visuel merchandising et donc ça se rythme à base de ça. Mais je fais aussi des petits boulots pour ma ville. Je fais des vitrines dans ma ville en Isère par exemple.
- Arthur
D'accord. Et pour compléter, est-ce que tu pourrais te résumer en trois mots ?
- Tess
Je dirais que je suis créative, organisée et pragmatique.
- Arthur
Très bien. On continue avec ma question suivante. Peux-tu nous parler un petit peu plus de ton parcours, de tes expériences, de tes études ?
- Tess
Bien sûr. Du coup, j'ai commencé avec un bac pro en visuel merchandising. Et ensuite, je suis partie en DN MADE, donc c'est un diplôme national des métiers d'art et du design, avec mention espace en option scénographie. Donc ça veut dire du coup la scénographie de plusieurs choses, donc ça peut être des espaces de vente comme je fais actuellement, ça peut être des scènes de théâtre, ça peut être pour d'autres magasins itinérants. Et du coup, à l'issue de ça, on pouvait faire un master, mais j'ai choisi de ne pas en faire.
- Arthur
D'accord, donc effectivement, le DN MADE, une formation en trois ans. Est-ce qu'en passant du bac professionnel... à l'équivalent d'une licence, tu as rencontré des difficultés ?
- Tess
Oui, j'avoue que ça a été un peu difficile de sortir d'un bac professionnel pour aller dans une licence. Il y avait plein de matières que je n'avais pas fait en bac professionnel, mais en fait, on est hyper bien accompagnés et avec de l'envie, ça passe tout seul.
- Arthur
D'accord. Et ce métier qui jongle entre l'artistique, le technique et le marketing, t'as toujours intéressé ou ça s'est construit au fur et à mesure ?
- Tess
Ça s'est construit progressivement. De base, j'étais plutôt sur architecte d'intérieur. Et du coup, avec le temps, en découvrant ce bac pro, j'ai fait une journée de test et c'est à partir de là que je suis tombée amoureuse de ce métier.
- Arthur
Ok, tu as vraiment trouvé le truc qui te correspond, c'est génial. Et du coup, ça consiste en quoi ?
- Tess
Alors, Visual Merchandiser, c'est mettre en valeur des produits dans des espaces de vente. Donc, ça peut être des produits ou des services. Dans l'espace de vente, ça peut être dans les vitrines et ça peut être à l'intérieur du magasin. Donc, comment sont disposées les choses de façon à ce que le client va les voir. Ce qui va lui taper dans l'œil, c'est surtout dans le but de faire une vente au-delà d'un décor. Et donc, ça va être mettre en valeur le produit lui-même, le mettre sous bonne forme et aussi mettre le décor qu'il y a tout autour pour le valoriser.
- Arthur
D'accord. Et tu nous as dit avoir fini ton cursus scolaire. En revanche, tu as déjà eu des expériences professionnelles. Est-ce que tu as pu en tirer une journée type ?
- Tess
Oui, bien sûr. J'ai déjà travaillé. Alors, il n'y a pas de journée type parce que les demandes clients changent à chaque fois, mais ça revient toujours sur le même principe, on a la demande du client avec des contraintes budgétaires, des contraintes de thème et de produits à mettre en valeur. À partir de ça, on va du coup se créer un cahier des charges, on va faire des propositions tout d'abord de mood board, on appelle mood board, donc on choisit les couleurs, le style, on montre aux clients, ils valident ou ils ne valident pas. Ensuite on lui montre des plans, donc on va commencer à faire des croquis, des plans sur l'ordinateur. S'il valide, on peut partir à la création. Et du coup, ça va être créer le décor, le peindre, le découper, etc. Et pour finir, on l'assemble et on l'implante en magasin.
- Arthur
D'accord, donc il y a quand même pas mal d'activités assez variées. Pour ceux qui connaissent un petit peu le métier, j'ai l'impression qu'ils peuvent avoir une vision un peu floue. Est-ce que tu penses que ça peut engendrer des clichés ?
- Tess
Oui, il y en a. Alors, comme c'est un métier peu répandu en France, souvent, on m'a dit, ah, mais tu fais les vitrines, tu nettoies les vitres. Ah, mais tu fais les vitrines, tu implantes les vitres. Ah non, c'est souvent ça le cliché qui revient quand j'explique mon métier.
- Arthur
Alors que finalement, du coup, ton métier, c'est de la conception, c'est de la mise en valeur.
- Tess
Exactement, c'est exactement ça. Ça dépend des marques, mais oui, je dirais que c'est plus de la conception.
- Arthur
Alors, j'ai l'impression qu'on arrive à créer petit à petit un profil des visual merchandisers. Quelles sont les qualités essentielles pour toi, pour exercer ?
- Tess
Pour moi, les qualités essentielles, c'est... Ce qu'il faut avoir, c'est être créatif, c'est être organisé et c'est tenir au courant des tendances actuelles. Donc, il faut être à la page tout le temps pour pouvoir suivre les tendances et les retransmettre dans les créations.
- Arthur
D'accord, donc oui, pour vendre au mieux, il faut sortir son épingle du jeu et montrer ses talents artistiques. Merci beaucoup Tess pour ce témoignage. Et juste avant de se quitter, est-ce que tu aurais un mot à dire aux jeunes qui nous écoutent ?
- Tess
Je dirais de ne pas hésiter parce que c'est un métier pas très connu. Souvent, ça a été difficile de faire face aux clichés, mais c'est un métier de passion. Honnêtement, c'est devenu vraiment une passion et je pense que ça peut le devenir pour tout le monde. Et il ne faut pas avoir peur du fait qu'on n'ait jamais entendu parler de ce métier. Il ne faut pas avoir peur de ne pas savoir. Ce qu'on va y faire, en fait, c'est en découvrant qu'on voit que c'est un métier génial.
- Arthur
Bah écoute, c'est une très belle conclusion. Merci encore, Tess, pour ce témoignage. En espérant évidemment que cela ait pu aider ceux qui nous écoutent en ce moment à s'intéresser et peut-être même se lancer dans le large domaine de la vente, du commerce et du marketing. Et quant à nous, chers auditeurs, merci de nous avoir écoutés jusque-là et on se donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode de votre podcast et si c'était moi, le programme qui vous aide à trouver votre voix.