Speaker #0Pourquoi tu restes dans une situation qui te détruit ? C'est une question qui brûle, pas parce qu'elle est cruelle, mais surtout parce qu'elle est vraie. Elle touche à quelque chose que l'on évite soigneusement de regarder en face. Vous savez, ce coin sombre à l'intérieur où l'on range les contradictions, les choix qu'on ne comprend pas vraiment soi-même, les habitudes qu'on déteste mais qu'on reproduit, les situations qu'on subit en croyant fortement parfois les subir malgré nous, alors qu'au fond, quelque chose en nous les choisit encore et encore. Aujourd'hui, dans cet épisode, on va aller là, dans ce coin qu'on évite, on va parler de l'autosabotage, de la dissonance cognitive. de ces mécanismes invisibles qui nous font avancer dans une direction tout en tirant dans l'autre, de cette guerre silencieuse que l'on se fait à soi-même, souvent sans même s'en rendre compte. Et je te préviens, ça va résonner, peut-être inconfortablement, et c'est exactement là que quelque chose peut changer. De toutes les manières, le but de mon podcast n'est pas de t'apporter des réponses, mais d'élever la réflexion. Bienvenue dans « Et si on en parlait ? » Commençons par poser les bases, parce que des synonymes cognitifs, c'est un terme que l'on entend de plus en plus, souvent mal utilisé, souvent réduit à une vague idée de contradiction intérieure, simplement. Mais derrière ces deux mots, il y a quelque chose de beaucoup plus profond, de beaucoup plus humain. En 1957, en Amérique, un psychologue qui s'appelle Leon publie une théorie qui allait changer la façon dont on comprend le comportement de l'être humain. Sa découverte est simple en apparence, mais bouleversante dans ses explications. Lorsque nous entretenons deux croyances, deux pensées ou deux comportements contradictoires en même temps, nous ressentons une tension psychologique intense, un inconfort profond. une sorte de disharmonie intérieure. Et cette tension, dit Léon, est si insupportable que notre cerveau va tout faire pour la réduire. Non pas nécessairement en changeant notre comportement, mais en changeant notre perception de la réalité. Écoute bien ce que je viens de dire. Notre cerveau ne recherche pas la vérité, il cherche la cohérence. Il cherche à ne pas souffrir et pour ça, il est prêt à réécrire l'histoire selon une saine cohérence et logique qui lui sied. Il est prêt à minimiser ce qui dérange, à amplifier ce qui rassure, à transformer une mauvaise idée, une mauvaise décision en choix raisonnable, une relation toxique en amour complexe, une situation épuisante dans une compréhension de ce que c'est temporaire et que ça va changer. Concrètement, ça veut dire quoi ? Tu fumes et tu sais que c'est mauvais pour ta santé par exemple. La dissonance est là. Entre ce que tu fais et ce que tu sais. Entre ce que tu fais et ce que tu voudrais faire. Alors pour réduire ces tensions, je te dis, mon grand-père par exemple, il fumait, il a vécu 90 ans. Ou le stress me tuerait bien avant la cigarette. Tu ne changes pas le comportement, tu changes la narration. C'est-à-dire ta perception de ce que tu vis. Tu restes dans une relation qui te vide. Tu sens que quelque chose ne va pas, mais je te dis, personne n'est parfait. De toute façon, ce sera peut-être pareil pour la prochaine relation. La relation demande du travail. Il a changé une fois, il peut changer encore. Et là, tu restes. Non par amour, mais pas besoin de cohérence interne. Ou encore, tu restes dans un travail qui t'étouffe. Chaque matin est un combat, mais tu te dis, je ne peux pas partir maintenant. Ce n'est pas le bon moment. J'ai des responsabilités, j'ai trop travaillé. C'est comme ça pour tout le monde. Et les mois et les années passent. Et t'es encore là. Malheureux chaque matin de te réveiller, mais t'es là. La dissonance cognitive n'est pas une faiblesse. Je ne dis pas là, je n'écris à personne, ni point du doigt les gens. C'est un mécanisme de survie, tout simplement. Notre cerveau est câblé pour éviter la douleur, pour maintenir une image cohérente de nous-mêmes. Le problème, c'est que parfois notre protection nous emprisonne. Elle nous empêche de voir clairement, elle nous fait confondre le confort de l'habitude avec le bien-être véritable. Et c'est là que l'autosabotage entre en scène. C'est un mot qui peut faire peur parfois. parce qu'il implique une responsabilité qu'on préfère éviter. Si je me sabote moi-même, alors je ne peux pas blâmer les autres, je ne peux pas blâmer les circonstances, je ne peux pas blâmer la vie, je ne peux pas dire que la vie est injuste, je dois me regarder en face et admettre que j'ai une part active dans ce qui m'arrive. Et ça, c'est l'une des choses les plus difficiles qu'un être humain puisse faire. C'est l'une des choses les plus difficiles que j'ai eu à faire durant ces trois années. Mais avant de juger, avant de culpabiliser, comprenons que l'autosabotage n'est pas de la stupidité. Ce n'est pas non plus de la faiblesse, c'est juste une réponse. Une réponse à une douleur plus ancienne, une stratégie peut-être maladroite et souvent inconsciente que notre psyché a développé pour nous protéger. Vous savez, si je prends le cas d'un enfant qui a grandi dans un environnement imprévisible où l'amour était conditionnel, où réussir pouvait attirer la jalousie, la critique, la comparaison. Cet enfant apprend quelque chose de fondamental et de profondément ironique. Être trop visible, trop brillant, trop heureux, c'est dangereux. Alors il développe une façon de s'effacer, de se limiter, de ne pas trop s'avancer. Et cette stratégie-là, il la portera dans sa vie d'adulte. Au bureau, il parlera moins, il sera en retrait dans ses relations sociales, il va moins intervenir, moins être présent, parce qu'il aura l'impression qu'il gêne. Le tout-sabotage prend des formes multiples et nous en parlerons de ces différentes formes une à une. Prenons le cas de la procrastination. Je reconnais que je suis l'un des grands champions de la procrastination et je pense que ce podcast m'aide beaucoup à avancer sur des projets ou en quoi me dit que Godonnier soit bien chaussé aussi. Alors, la procrastination, pas celle du manque de motivation, celle qui apparaît précisément quand quelque chose compte vraiment. Quand un projet est important, quand une opportunité est réelle, quand on est proche de quelque chose de grand, soudain, tout devient urgent, sauf l'essentiel. On range, on nettoie, on répond à des mails secondaires, on se dit qu'on n'est pas dans le bon esprit, dans le bon état d'esprit pour répondre. Alors que la vérité, c'est qu'on a peur de réussir autant que d'échouer. On a peur que ce succès ne demande plus et alors on ne commence pas. On sabote l'élan et on évite de commencer surtout. Il y a quelque chose d'étrangement confortable dans une relation qui fait mal. Quand on a appris que l'amour fait mal, quand on a grandi dans des modèles d'amour conditionnels, conflictuels et surtout passionnément conflictuels. L'inconfort devient familier. Et le familier, même douloureux, rassure. Alors on reste. On donne encore. On explique encore. On espère. Parce que partir vers quelque chose de sain, c'est naviguer vers un territoire inconnu. Et l'inconnu fait peur plus que la douleur connue. Et parfois, quand tu vas rencontrer la bonne personne, et que tu auras l'impression par exemple que la dynamique de la relation est trop saine, tu vas avoir peur. Tu auras l'impression qu'il y aura quelque chose ou qu'il faut quelque chose de nuisible pour que ton cerveau te dise, oui là, tu es dans le bon. Il y a plein d'autres formes d'autosabotage. Je vais parler de l'autocritique destructrice. Cette petite voix intérieure qui commande chaque action, qui te juge. qui te minimise, qui t'invisibilise, qui te minimise, qui t'infériorise. Chaque décision, tu la juges avec une cruauté qu'on n'oserait jamais infliger à quelqu'un d'autre. Tu n'es pas assez bien, tu vas encore te rater. Cette voix-là ne te protège pas, elle te paralyse. Et le pire, c'est que, en fait, généralement on la croit. On lui donne une sorte d'autorité intense parce qu'elle parle de l'intérieur. On pense qu'elle dit la vérité. Toutes ces formes d'autosabotage ont un point commun. Elles sont des réponses à une croyance. Souvent inconsciente, souvent installée très tôt. Je ne mérite pas vraiment le bien. Et vous savez, moi, depuis très longtemps, je me disais qu'il y avait forcément des trucs qui devaient arriver pour me freiner. Je ne sais pas, mais j'avais vraiment intégré cette dimension dans mon esprit. Ce qui faisait que j'étais très pessimiste vis-à-vis de moi, mais optimiste pour les autres. Ce n'est pas une vérité, en réalité c'est une cicatrice et comme toute cicatrice, elle peut guérir. Voilà ce qui est peut-être le plus douloureux dans tout ça. Ce n'est pas tant l'ignorance, ce n'est pas le manque de conscience, c'est le fait de savoir, de voir le chemin, de reconnaître le cycle et de le reproduire quand même. Combien de fois l'on s'est dit, je sais exactement ce que je fais, je sais... que ce n'est pas bon pour moi et pourtant, et pourtant tu as envoyé ce message. Tu es retenu vers cette personne. Tu as remis à deux mains ce projet qui te tient à cœur. Tu as accepté ce que l'on t'imposait alors que tout dans toi criait non. C'est ce et pourtant. Ce et pourtant est l'un des espaces les plus honnêtes de l'expérience humaine. Il n'y a ni jugement, ni performance là-dedans. Il y a juste la vérité brute et d'autres complexités. Nous sommes des êtres qui peuvent simultanément savoir et ne pas agir selon ce savoir. Comprendre et reproduire, voir clair et choisir encore le brouillard. Ça m'a pris énormément de temps pour apprendre à me comprendre et à ne pas reproduire certaines choses. Et aujourd'hui je ne dis pas totalement que je suis devenu le surhomme qui comprend tout et qui sait gérer ses émotions ou ses difficultés. J'apprends toujours en réalité. Et je sais que je vais encore apprendre des choses, encore demain. Et vous savez pourquoi ? Parce que la connaissance intellectuelle d'un schéma ne suffit pas à le dissoudre. On peut lire tous les livres de développement personnel, on peut connaître par cœur les théories de l'attachement, les mécanismes de la dissonance cognitive, les étapes du changement, et continuer à se saboter. Parce que le changement ne se fait pas dans la tête. Il se fait dans le corps, dans les tripes, là où on a été blessé, dans cet endroit où vivent nos peurs les plus primitives. Le philosophe Pascal disait quelque chose de boulescent qui m'a beaucoup parlé. Il dit que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. Et le taux de sabotage au fond c'est ça. C'est la logique du cœur blessé qui prime sur la logique de la raison éclairée. Et cette logique là... mérite d'être entendu, pas combattu, pas effacé, mais entendu. Parce que derrière chaque comportement de tout sabotage, il y a une peur qui cherche à être reconnue, une blessure qui cherche à être vue, une part de soi qui dit, fais attention la dernière fois que tu as osé, ça a fait mal. Et là tu te retiens, tu retiens ton souffle et t'évites de vivre, t'évites de prendre des risques et de enfin vivre. Alors avant de te juger, Avant de te dire mais pourquoi tu fais ça encore, pose-toi une question différente, une question plus douce et peut-être plus vraie. De quoi je me protège en faisant ça ? Il y a une image qui me revient souvent quand je pense à tout ça. C'est l'une personne debout devant un miroir, les yeux légèrement détournés, pas vraiment regardés, pas vraiment évités, juste floutés. C'est un autre rapport à nous-mêmes quand on vit dans la dissonance. On se voit, mais on ne se regarde pas vraiment. On perçoit, mais on ne le ressent pas vraiment. On sait, mais on ne le reconnaît pas pleinement. Le regard honnête sur soi-même est l'un des actes les plus courageux qui existent. Et je vous le dis, il est très libérateur. Pas parce qu'il exige la bravoure au sens héroïque, mais parce qu'il exige d'abandonner le confort de l'illusion. Et l'illusion... aussi douloureuse soit-elle à long terme, est rassurante à court terme. Pense à toutes les histoires qu'on se raconte. Je suis comme ça, c'est ma nature, comme si notre nature était figée, immuable, soit imperméable à toute transformation. Ou encore, les autres me font ça, les autres feront insensable de ce que je vis. Comme si nous n'avions aucun rôle dans les dynamiques que nous tolérons, que nous alimentons, que nous choisissons parfois inconsciemment. Et enfin, ce n'est pas le bon moment. Comme si le bon moment allait un jour frapper notre pote avec une pancarte et un bouquet de fleurs. Et voilà, je suis là. En fait, c'est à nous de choisir. Ces récits-là ne sont pas des mensonges délibérés. Ce sont des protections. Des couches de sens que l'on construit autour de nos blessures pour ne pas avoir à les regarder directement. Et il faut les traiter avec douceur, ces protections. Parce qu'elles ont eu l'oeil. Parce qu'elles ont eu leur utilité. À un moment de notre vie, on avait eu besoin. Elles nous ont permis de fonctionner, de tenir et d'avancer. À une époque où regarder en face était trop lourd. Mais vous savez, il arrive un moment où ces protections deviennent des prisons. Où l'histoire que l'on se raconte nous empêche de vivre vraiment l'histoire qu'on mérite. Et c'est là que la question devient incontournable. Est-ce que je ne te raconte pas une histoire pour te protéger ? Où est-ce que tu vis vraiment ? Je ne vais pas te donner une liste exhaustive de pratiques en 5 points. Ce n'est pas ce dont tu as besoin. Ce que je veux t'offrir, c'est une direction. Pas une route toute tracée, mais une direction. Parce que sortir de l'autosabotage, sortir de la dissonance cognitive, ça ne se fait pas en un jour. Ça ne se fait pas en une décision spectaculaire, ça ne se fait pas par une série de petits mouvements répétés, conscients, courageux, ou encore par des paroles qu'on prononce devant un miroir. Pour moi, le premier mouvement, c'est l'honnêteté radicale. Pas l'honnêteté qui blesse, mais l'honnêteté qui libère. Celle qui dit, j'ai participé à ça, j'ai choisi ça, même quand je croyais ne pas avoir le choix. J'ai continué ça. Même quand je savais que ça ne me convenait pas. Cette honnêteté-là n'est pas une condamnation, c'est une reconnaissance. Et dans cette reconnaissance, il y a quelque chose de profond et de libérateur. Parce que si j'ai joué un rôle dans là où j'en suis, alors j'ai aussi le pouvoir d'en jouer un autre dans là où je vais. Le deuxième mouvement, c'est l'écoute de soi, la vraie. Pas l'écoute de la voix critique, pas l'écoute de la peur. ou de l'ego, mais l'écoute de cette partie plus profonde, plus calme, plus sage, qui sait toujours ce dont on a besoin, comme ton instinct, comme tes tripes. Elle parle dans les moments de silence, elle parle dans cette sensation physique de malaise, quand on s'apprête à faire quelque chose qui ne nous correspond pas. Elle parle dans cette légèreté soudaine quand on imagine une vie différente, une décision alignée, un choix courageux. C'est cet instinct-là. Écouter cette voix, c'est apprendre à faire confiance. à sa propre intelligence émotionnelle, à considérer ses ressentis non pas comme des obstacles à surmonter, mais comme des boussoles à suivre. Ensuite vient l'action consciente. Pas une sorte d'impulsion qui réagit à la douleur, pas l'inaction confortable qui évite les risques non plus, mais l'action consciente. Celle qui dit « je fais ça parce que c'est aligné avec qui je suis et ce que je veux devenir, pas parce que j'y suis obligé. » Papa peur, mais pas choix délibéré. Et cette action-là n'a pas besoin d'être grande, elle peut être infime. Dire non quand tout en toi a l'habitude de dire oui par exemple. Commencer 5 minutes d'un projet que tu remets depuis des semaines. Envoyer le message difficile. Quitter la pièce qui ne te convient pas. Ou encore rester dans la pièce. Choisir le silence ou encore choisir la parole. C'est à toi de voir. Ce qui importe, ce n'est pas l'amplitude du geste. C'est l'intention qui le porte. Et je veux ajouter quelque chose d'essentiel ici. Quelque chose qu'on oublie souvent dans les conversations sur le plan personnel. Il s'agit du pardon de soi. On ne peut pas se reconstruire en se condamnant. Tu y es. Tu as compris. Tu t'es rendu conscient de ce que tu vivais. Tu as commencé à poser des axes. Tu vas tomber parfois. Tu vois. Mais... Apprends à te pardonner. On ne peut pas avancer en traînant la culpabilité de tous les moments où on s'est saboté. Ces moments-là ne témoignent pas de notre valeur. Ils témoignent de notre douleur, de nos peurs, des stratégies que nous avons développées pour survivre jusque-là. Tu as fait ton mieux. Tu as fait du mieux que tu pouvais avec ce que tu avais en ce moment-là. Et maintenant, tu as plus. Plus de conscience, plus d'outils, plus de clarté. Alors tu peux le faire, tu peux le faire autrement. Et là, c'est le choix de se choisir. On parle souvent de liberté comme une condition extérieure, quelque chose que les circonstances nous donnent ou nous refusent. Mais la liberté la plus fondamentale, la liberté intérieure, c'est elle. C'est la capacité même au cœur des contraintes, même face aux peurs, même face à l'inconnu, de se choisir encore et encore. Parce que la vie que nous menons, en fait, on la vit pas pour quelqu'un d'autre, on la vit pour nous. Et on n'a pas d'autre vie que celle que nous menons là aujourd'hui. Se choisir, ce n'est pas de l'égoïsme, c'est un acte de respect envers soi-même et envers les autres. Parce que quand on cesse de se trahir, quand on cesse de se saboter, on devient beaucoup plus entier. Et un être entier donne différemment, il aime différemment, il vit différemment. Il est beaucoup plus présent dans son existence et dans sa vie. Se choisir, c'est aussi accepter que le chemin ne se fera pas de manière linéaire, qu'il y aura des rechutes dans les vieux chemins, effectivement. Des jours où la dissonance reprendra, des moments où la voix critique sera plus forte que la voix sage, ou même des gens te jugeront, diront mais on t'a pas connu comme ça, mais t'es bizarre, mais à mot du feu, trop évolué. Et en réalité ce n'est pas un échec, ça fait partie du processus. C'est la texture réelle du changement, deux pas en avant, un pas en arrière, et l'important ce n'est pas de ne jamais reculer, c'est de toujours recommencer à avancer. Et un jour tu te rendras compte que tu as fait un bon chemin. Et un jour tu te rendras compte que tu as fait une bonne partie du chemin. Et que tu étais beaucoup beaucoup loin. Alors la prochaine fois que tu te retrouves dans une situation qui te détruit, dans un chemin que tu reconnais, dans ce moment de lucidité douloureuse où je te vois te saboter, ne te juge pas. Respire. Et pose-toi cette question simplement avec douceur. Est-ce que je ne choisis pas peur ? Où est-ce que je me choisis là ? Le taux de sabotage n'est pas une fatalité. La dissonance cognitive n'est pas ton ennemi. Ce sont des signaux, des alèses que tu t'envoies à toi-même. Parfois maladroitement, parfois douloureusement. Mais toujours avec un message au fond. Réveille-toi, réveille-toi, écoute-toi et choisis-toi. Rappelle-toi que le courage n'est pas de l'absence de peur. Le courage, c'est la décision d'avancer malgré elle, de se lever chaque matin, en choisissant, même imparfaitement, même maladroitement, d'être un peu plus fidèle à soi-même qu'on ne l'était hier. Merci d'être là. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Merci d'avoir accepté d'aller dans cet espace inconfortable avec moi. Parce que c'est exactement là que quelque chose se transforme. C'est là que tu dois te rencontrer toi-même et te choisir encore et encore. Et si on en parlait ?