Speaker #0Hey, comment tu vas ? Content de te retrouver ici, depuis le dernier épisode sur l'autosapotage. Moi de mon côté, je vais plutôt bien. Du moins, je suis heureux en ce moment. Et j'espère que toi aussi. J'espère vraiment. Alors j'ai un tout petit message pour toi. Pour ça, j'aurais besoin que tu m'accordes quelque chose. Chose qui est importante pour toi, et peut-être pour moi aussi, et cette chose c'est que tu puisses faire un chemin intérieur avec moi, juste le temps de cet épisode. On entre dans ta tête ensemble, et on regarde ce qu'il s'y passe. Promis, je serai là avec toi, je sais. Ce moment où t'es en réunion, ou avec des gens, ou face à un écran, et quelqu'un parle avec une confiance absolue. Un expert, un chef, qu'un qui a l'air de tout savoir. Toi, quelque chose en toi dit doucement, je ne suis pas sûr que ce soit vrai. Tu ne dis rien, tu Ausha tête, tu ranges cette petite pensée au fond de toi. Tu te fais comme si t'avais honte de l'avoir eu et la conversation continue. Toi, tu restes là, avec ce truc qui gratte, sans savoir quoi en faire. Ce geste-là, ce topsy-geste intérieur de se taire, tu le fais aujourd'hui ? parle de ça. Pas du biais d'autorité comme un concept froid, de ce moment précis, celui où tu sais quand même, de cette mécanique silencieuse qui tourne depuis si longtemps que je ne l'entends même plus. Bienvenue, et si on en parlait. Rangoubine ? Moi une seconde, t'avais quel âge ? 6 ans ou 10 ans ? Le jour où t'as dit quelque chose, une idée, une question, une chose qui te semblait évident, et la réponse que tu as reçue n'est pas vraiment une réponse, c'était un regard, un silence pesant, ou une correction immédiate sans espace pour toi, comme si ta pensée n'avait pas besoin d'être entendue. profiter et là tu as appris chose pas avec des mots mais que certaines voies passent avant la tienne que questionner ça se mérite et que pour toi pour l'instant tu n'as pas encore gagné ce droit là alors tu as tendu et tu as Et en attendant de mériter d'avoir raison, tu as développé une sorte de réflexe. Commencer à doter de ta propre pensée avant même que quelqu'un d'autre le fasse. Les psychologues appellent ça de l'introjection. Moi, je dirais juste que tu as intégré les voix des autres tellement profondément qu'elles sont devenues ta voix impérieure. Le prof qui corrigeait avec condescendance, il est encore là. Tu sais, Ted, la figure d'autorité qui ne laissait pas de place aux doutes. Mince, on pensait qu'était cette formulée qualifiée pour ça. Il en sait plus que toi. Voyons, ne te recules pas. Est-ce que tu reconnais cette voix ? Pourtant, elle n'est pas toi. Elle n'en a jamais été. Et c'est ça le problème. Je vais te raconter une expérience, et je veux que tu l'écoutes pas comme un truc psycho, mais comme un miroir. Il y a un chercheur américain qui s'appelle Stan Lennon Graham qui a fait une recherche, une expérience. Et oui, j'aime bien partir de postulats psychologiques ou de faits philosophiques pour présenter ma pensée. Peut-être que là aussi, j'intègre une sorte de biais d'autorité pour confirmer ce que je dis. Alors, pour revenir à mon très cher ami Stanley et la fin de l'expérience. Des gens normaux comme toi et moi sont placés devant un tableau avec des boutons. Chaque bouton envoie une décharge électrique à quelqu'un dans la pièce d'à côté. De 15 volts à 450 volts. Et tu sais quoi, je ne sais même pas ce que ça représente en termes de volts. Et un ami ou un homme en blouse blanche leur dit, continue l'expérience et l'expérience doit continuer. Ils entendaient des cris, ils voyaient leurs propres mains trembler, ils savaient que quelque chose clochait et ils ont quand même continué. Les 5% sont allés jusqu'à 455 volts. Ce ne sont pas des monstres, ce sont des gens ordinaires. qui avaient une conscience, qui ressentaient le malaise, mais une autorité leur disait que c'était nécessaire, et ça suffit pour consécuter leur propre jugement. Et là, je te pose la question directement. Pas à 450 volts, je ne parle pas de ça. Je parle de toutes les fois, les plus de parfois, les fois où tu as dit oui et pensé non, où tu as signé quelque chose qui te semblait faux. Ou tu as gardé le silence sur quelque chose qui méritait d'être dit. Parce qu'une autorité, un patron, un parent, une voix dans ta tête t'a dit que c'était comme ça qu'il fallait faire. Quels sont tes 450 volts à toi ? Il y a un mot dont on se sert pour habiller tout ça proprement. Un mot qui sonne bien, qui donne bonne conscience. La confiance. Je lui fais confiance, il s'y connaît. Je lui fais confiance, tout le monde lui fait confiance. Et des fois c'est vrai, j'admets. Faire confiance à quelqu'un qui sait mieux que toi sur un sujet précis, c'est intelligent, c'est même nécessaire. Mais à ce moment-là, t'es avec toi-même une seconde. Cette confiance-là, est-ce que tu la choisis vraiment ? où elle est automatique. Elle arrive avant même que tu aies eu le temps de réfléchir. Elle s'active dès que tu vois le titre, les diplômes, les abonnés, la posture assurée. Parce que la confiance automatique, ce n'est pas de la confiance, c'est du conditionnement. Et le conditionnement te rend prévisible pour n'importe qui s'utiliser les bons codes. Et je vais te dire un truc que j'ai appris avec le temps. Les gens méritent vraiment ta confiance. Les vrais. Ils n'ont pas besoin que je ne questionne pas. Ils accueillent tes doutes. Ils disent « je ne sais pas » sans que cela les fasse s'effondrer. Ils font la différence entre ce qu'ils savent et ce qu'ils supposent, et même plus loin, ce qu'ils sont. Parce que les gens parfois confondent savoir et être. Parce qu'ils croient tellement en ce qu'ils pensent et en ce qu'ils savent qu'ils se confondent. qu'elles confondent leur existence et leur essence en leur savoir. Ceux qui se fragilisent, dès que tu poses une question, qu'ils voient ton doute comme une attaque, eux, ils te parlent d'eux-mêmes. Je ne vais pas te demander un plan en cinq étapes, tu sais, c'est pas mon style. Ce que j'ai envie de faire, c'est juste te laisser trois questions. Pas à résoudre ce soir, ni demain. Juste à laisser tourner quelque part en toi. Alors la première, c'est quand est-ce que tu as eu tout ce de vrai, pas une humeur, mais quelque chose, une intuition qui tenait la route, un doute qui méritait d'exister. Peux-tu arranger, parce qu'une voix qui te disait que c'était pas ta place. La deuxième question c'est, si personne ne pouvait te juger, qu'est-ce que tu penserais vraiment de là où tu en es ? Parce que l'expert dit, pas non plus que les gens respectables autour de toi diraient, la pensée brute avant les filtres. Si personne ne pouvait te juger, qu'est-ce que tu penserais vraiment de là où tu en es dans ta vie ? La troisième question, tu donnes le pouvoir de décider ce que tu as le droit de penser. Est-ce que c'est un choix conscient ou ça s'est fait tout seul ? Sais doucement que tu n'as même pas remarqué. Ces questions n'ont pas de bonne réponse, elles ont juste les tiennes. Et pour finir, juste ça. Tu n'as pas besoin de tout savoir pour avoir le droit de douter. Tu n'as pas non plus besoin d'être expert ou avoir le droit de questionner. Tu n'as pas non plus encore besoin d'avoir raison pour pouvoir parler. Ta voix est parfaite, hésitante, qui se trompe parfois. Elle mérite d'être dans la conversation, pas plus fort que les autres, juste là, et peut-être avec moi ou avec toi-même, mais dans tous les cas, le plus important. Pensez et si on a parlé.