- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Je suis Sophie Derby, thérapeute coach, et vous êtes sur le podcast « Et si on s'éveillait ? » , podcast où j'explore, je partage, j'échange avec des praticiens en médecine alternative ou des personnes inspirantes autour des sujets liés à l'éveil, au développement personnel,
- Speaker #1
à l'énergie éthique ou à la transformation de soi.
- Speaker #0
Bienvenue Virginie, bienvenue sur mon podcast. Et si on s'éveillait, merci d'avoir accepté mon invitation et de m'inviter chez toi.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Mais comment vas-tu aujourd'hui ?
- Speaker #1
Très bien, il fait beau donc tout va très bien. Je suis ravie que tu puisses venir et qu'on puisse échanger. J'étais impatiente.
- Speaker #0
C'est vrai que ça fait longtemps qu'on a prévu ça. C'était quand ? C'était en hiver même ?
- Speaker #1
Ah ouais, ça fait un moment.
- Speaker #0
Parce qu'on est actuellement au printemps. Je ne sais pas quand est-ce que sortira cet épisode, mais...
- Speaker #1
Actuellement, je fais une très belle journée d'été.
- Speaker #0
C'est ça. Ça faisait longtemps, le soleil, tout ça, la chaleur.
- Speaker #1
Ça fait du bien, ce sera en attendant.
- Speaker #0
C'est ça. Alors aujourd'hui, on est venus pour parler de la transition de vie, les changements de vie et tout ça. Et toi, tu connais ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour moi. Parce que du coup, tu étais infirmière.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, tu es réflexologue.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok. Aujourd'hui, on va t'entendre, c'est ton épisode, on va échanger ensemble sur la transition de vie, ce que ça peut amener comme challenge, ce que ça nous aide à renforcer aussi, et aller vers un métier passion, puisque je réflexe que c'est vrai que c'est ton métier passion. Ok, let's go ! C'est parti ! Alors du coup, tu étais infirmière depuis quand ?
- Speaker #1
Alors moi, je suis infirmière diplômée de 2013. J'ai travaillé à l'hôpital jusqu'en 2018, où là, j'ai quitté l'hôpital pas bien du tout, du tout, avec une grosse, grosse remise en question professionnelle. Et donc pendant un an, j'ai dit plus jamais, je ne fais ce métier-là, c'est fini. Et suite à ça, j'ai eu des amis qui sont passés par cet épisode de vie là et qui m'ont dit mais tente le libéral, tu verras bien. Et donc en 2019, je me suis lancée en libéral jusqu'à cette année où j'ai dit stop.
- Speaker #0
En mars.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Je me souviens, on avait pris la décision un peu en même temps. En mars,
- Speaker #1
tout à fait. Exactement, exactement. C'est ça.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, c'est quoi le déclic qui t'a poussé en fait à changer de voie ou en tout cas à le faire petit à petit ?
- Speaker #1
Alors, pour le changement pour la réflexologie ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Un voyage.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui. Je me sentais beaucoup mieux en libéral qu'à l'hôpital. Vraiment beaucoup mieux. Et néanmoins, il y avait quelques petites choses qui me pesaient. Mais comme je travaillais beaucoup moins qu'à l'hôpital, je vivais plutôt bien ces petites choses qui me pesaient. Jusqu'à ce qu'on parte en voyage avec mon mari et mes enfants. Et au retour de ce voyage, j'ai dit, en fait, je ne peux plus reprendre. Ce n'est plus possible. Voilà. À courir. Le fait de courir constamment. En vacances, on était posés, ça m'a permis de prendre du recul et de réfléchir à ce que je faisais de ma vie, en fait. Et je me suis rendue compte que courir constamment, regarder la montre constamment et s'occuper des maladies plus que des gens, ça me pesait de trop. Donc voilà.
- Speaker #0
C'est un voyage de combien de temps ?
- Speaker #1
Quatre jours.
- Speaker #0
Comme quoi ?
- Speaker #1
Ouais, on pourrait croire que je suis partie six mois à l'autre bout du monde. Et non, on est partie quatre jours à Minors, qui était le premier voyage en avion pour les enfants.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Et quatre jours uniquement, au moment de mon anniversaire. Et voilà, donc j'ai dit stop.
- Speaker #0
Sachant que moi j'ai appris récemment que finalement les infirmières libérales ne peuvent pas faire de pub quoi.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Mais pourquoi ?
- Speaker #1
Bah c'est la législation qui est comme ça, comme on est là pour prodiguer des soins en fait, on n'a pas le droit de faire de publicité, on appelle ça du compérage, et lors d'infirmiers la législation refuse que les soignants fassent de la publicité. Donc même par exemple si tu vas dans une pharmacie, si tu vas dans une structure et que tu demandes à avoir les contacts d'une infirmière, normalement les pharmaciens sont obligés de te donner au moins deux cartes parce qu'ils n'ont pas le droit de favoriser une professionnelle plutôt qu'une autre.
- Speaker #0
Ça vient de l'ordre des infirmiers ça ?
- Speaker #1
Ça existait avant l'ordre des infirmiers. C'était une loi qui existait avant l'ordre et le fait qu'il y ait l'ordre maintenant s'est surveillé d'autant plus. Et puis dans notre beau pays il y a beaucoup de délations donc du coup... Du coup, c'est très compliqué pour les infirmières. Alors après, infirmière à domicile, ça reste un métier pour lequel il y a beaucoup de demandes. Ce n'est pas problématique de ne pas faire de publicité en soi. Ce qui est un petit peu difficile, c'est quand on voit qu'il y a les soins à domicile qui, eux, sont des structures. Donc, elles peuvent faire de la publicité et nous, en tant que libéraux, non. Donc, c'est là qu'il y a quelques collègues qui trouvent ça un peu injuste parfois. Maintenant, il y a plein d'autres choses qui sont tellement plus injustes qu'on passe un peu là-dessus. Mais oui, on n'a pas le droit de faire de pub.
- Speaker #0
Est-ce que ça, ça a joué aussi ?
- Speaker #1
Dans ma décision, non.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Non, parce qu'en libérale, je n'étais que remplaçante. Donc, je ne travaillais pas mon cabinet. Donc, je n'avais pas la responsabilité juridique d'un cabinet. Du coup, je faisais des remplacements, ce qui m'allait très bien. Du coup, un peu plus d'instabilité forcément aussi, mais en confiance avec des cabinets. Donc, du coup, j'y trouvais quand même mon compte. Donc, cette part juridique-là, moi, m'impactait peu, en fait. Je n'avais pas besoin de chercher ma patientèle puisque je venais en renfort sur des cabinets.
- Speaker #0
Je trouve ça quand même... Ouais,
- Speaker #1
c'est particulier. Mais bon. Après, quand on sait que la première phrase dans les textes de la sécurité sociale, c'est l'infirmier doit travailler dans la plus stricte économie, ça veut tout dire. Voilà, voilà.
- Speaker #0
Donc, tu as quitté cette magnifique profession avec plein de challenges. Et on sait que les moments de transition de vie, c'est fait souvent de haut et de bas parce qu'il y a beaucoup de remises en question, de doutes. Toi, c'est... C'est quoi, ça le tapait dans quelle résistance ? C'était quoi les peurs que ça a mis en évidence ?
- Speaker #1
Alors, la peur du changement, c'est la plus grosse. C'était le thème de mon mémoire de fin d'études en 2013. Donc, c'est quelque chose avec lequel j'ai été formée, cette résistance au changement-là. J'en ai fait mon travail de fin d'études. Et donc, forcément, pendant toute ma carrière professionnelle, j'avais ce petit travail en fond, parce qu'à chaque fois que je voulais changer de service ou autre, Et que j'avais peur, je me disais, bah oui, mais t'as travaillé là-dessus, tu sais pourquoi tu as peur. Sauf que j'ai grandi, j'ai vieilli, j'ai des enfants, j'ai une responsabilité aussi en tant que maman. J'ai un conjoint qui, Dieu merci, a un bon emploi et me soutient énormément là-dedans. Mais c'était surtout la peur de quitter quelque chose que je connais pour l'inconnu. Et c'est majoritairement ce qui nous freine tous, en fait. C'est même des fois un changement de voiture, on va passer d'une automatique à une manuelle. C'est cliché, mais ça, je maîtrise, alors que ça, je ne connais pas. C'est franchir le cap de « ouais, je ne connais pas, mais en fait, si je n'y vais pas, je ne connaîtrai jamais » .
- Speaker #0
C'est vrai que la peur de l'inconnu, c'est vraiment quelque chose d'impactant, surtout parce que je pense que dans une vie, on est amené plusieurs fois à changer, parce que du coup, on évolue. Sauf si… Et puis même pour des personnes qui restent dans des emplois pendant des années, il y a quand même des changements, tu changes de poste, tu évolues. Et donc ça, cette peur, elle est quand même très impactante et challengeante. Mais moi, ce qui m'a marquée pendant la transition de vie, c'était aussi la peur de réussir. C'est la peur de... On peut dire la peur de l'échec, mais moi, c'était plus la peur... Je l'aurais mis dans le version la peur de réussir.
- Speaker #1
Ça, et puis en tant qu'infirmière, comme tu disais, on ne peut pas faire de publicité. On doit travailler dans la plus stricte économie. On est là... Il y a le côté un peu cliché de don de soi, mais tout en discrétion. Donc en fait... On existe, mais dans l'ombre. Et donc, c'est sortir finalement de quelque part ce confort de ne pas être vu, mais d'avoir quand même toutes les responsabilités juridiques sur le dos. C'est un peu le biais. Mais on est un peu caché. Et c'est d'un coup, OK, je laisse ce côté un peu caché pour me mettre en fait dans la lumière et puis oser dire, coucou, j'existe. Venez voir tout ce que je peux vous apporter, etc. Et faire de la publicité aussi. Ce n'est pas quelque chose qu'on est habitué à faire. Donc, c'est se mettre en avant. c'est... se conforter dans ce qu'on connaît, oser dire oui je sais faire, je sais dire et ça aussi c'est, je pense qu'il y a beaucoup d'infirmières qui sont comme j'ai pu être, un peu réservées sur leur savoir et leurs connaissances, qui doutent aussi beaucoup, donc le fait de tout quitter pour repartir de zéro et puis il y a le côté salaire aussi, on va pas se mentir, c'est quand on sait qu'à la fin du mois on est assuré d'avoir un salaire qu'on plaque tout en se disant demain Peut-être que je serai à zéro à la fin du mois, ce n'est pas sans conséquences derrière, donc c'est à réfléchir. donc il y a plein plein de peurs liées à ça
- Speaker #0
Mais c'est vrai que la visibilité, le fait que oui, en tant qu'infirmière libérale, on ne puisse pas, c'est vrai que ça a un poids sur la peur d'être vue aussi.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, c'est un gros challenge.
- Speaker #1
C'est pour ça que les caméras, voilà.
- Speaker #0
Tu peux les regarder, n'aie pas peur. Mais oui, c'est vrai qu'en plus, au-delà de réflexologue, il y a aussi, parce qu'on était salarié, et donc c'est tout un apprentissage de c'est quoi un entrepreneur. Puis ça, c'est apprendre les lois, les normes, qu'est-ce qu'il faut faire, comment...
- Speaker #1
C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis super contente d'être passée par le libéral, parce que du coup, j'ai eu cette transition-là de passer de salariée à entrepreneur quelque part, mais en gardant mon métier. Et ce qui m'a confirmé une chose, c'est qu'est-ce que je suis bien toute seule. sans méchanceté aucune, avec le plus grand respect pour toutes les collègues que j'ai eues et qui sont pour beaucoup de super amis aujourd'hui mais dans le monde du travail le fait d'avoir son temps en fait, c'est récupérer son temps pour moi c'est la priorité parce que notre vie elle va durer qu'un temps défini Je suis tombée sur une vidéo l'autre fois qui m'a beaucoup parlé où on nous dit depuis qu'on est petit, on nous prend notre temps parce que de telle heure à telle heure, on est à l'école, de telle heure à telle heure, on est au centre, de telle heure à telle heure, on est en activité. Et en fait, c'est ça. Et les années passent. Et à un moment, tu te regardes dans la glace et tu te dis mais en fait, à aucun moment, j'ai pris le temps d'analyser ce que je faisais de mon temps. Et c'est comme ça qu'il y a beaucoup de gens qui se retrouvent après à la retraite hyper overbookés parce qu'ils rattrapent tout ce qu'ils n'ont pas pu faire pendant leurs années de salariat. J'ai dit, je ne veux pas faire ça, en fait. Je ne veux pas me retourner un jour et me dire, mais je n'ai pas vu mes enfants grandir, je n'ai pas eu le temps de m'occuper de moi, parce que personne ne le fera pour moi. Donc, me réapproprier mon temps, mais ça, c'était ma priorité numéro un.
- Speaker #0
Ça, et en fait, parce que mine de rien, enfin, une fois qu'on est entrepreneur stable, qu'on a fait des choses, il y a quand même le fait de pouvoir aussi prendre plus de temps à... d'axer sur ses joies à l'éduquer, sur les choses qu'on aime. Mine de rien, c'est vraiment un changement de vie important dans le sens où tu te questionnes, qu'est-ce que je veux vraiment ? Est-ce qu'on n'a pas forcément le temps de faire ? Parce que dans l'éducation, on est en train de dire que tu as à être dans le faire, à exceller, à être en compétition. Les notes, c'est important. On ne valorise pas tant l'être. Et là, du coup, quand on est dans des transitions de vie, je pense que pour moi, c'est un peu comme... Notre âme, parce que moi, je suis très spirituelle et tout ça. Mais c'est notre âme qui dit, non, mais là, c'est assez que je suis dans l'action non-stop, là. Et donc, stop, on prend une pause et regarde-toi. Qu'est-ce que tu aimes ? C'est quoi tes besoins ? C'est quoi tes valeurs ? Est-ce que là, c'est toujours aligné ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu veux transmettre à tes enfants ? Qu'est-ce que tu veux, l'image que tu veux renvoyer ? Et puis, par rapport à la peur du changement, c'était ça aussi. C'est que moi, j'ai grandi, mon papa m'a... Toujours dit, n'oublie jamais que tu travailles pour vivre et que tu ne vis pas pour le travail. Et qu'il ne faut pas avoir peur de changer et que si tu te lèves le matin en n'étant pas bien en allant travailler, stop en fait, c'est qu'il faut changer. Et paradoxalement, il a fait ses plus de 40 ans de carrière dans la même boîte sans jamais changer. Et ça, je pense que c'est générationnel aussi. On le voit, nos parents, on est du même âge, nos parents pour beaucoup ont fait leur carrière. Dans la même boîte ou vraiment dans une structure quand même petite, une petite enveloppe, entre guillemets. Nous, vachement plus papillonnés, passer d'un boulot à un autre, ce qui fait un peu péter un plomb aux générations d'avant qui disent « Ah, maintenant, ce n'est plus des bosseurs. » Ce n'est pas la question qu'on n'est plus bosseurs. C'est juste qu'on ne veut pas subir ce que nos parents ont subi, ce que nos grands-parents ont subi. Et en fait, on fait le choix de vivre et pas de survivre.
- Speaker #0
Mais c'est ça. On ne vit pas pour travailler.
- Speaker #1
Exactement, mais c'est ça. Et autant, moi, je veux me lever en me disant cool, je vais au boulot. Et pas en me disant, il faut encore que je y aille.
- Speaker #0
D'être bloquée dans une espèce de routine.
- Speaker #1
Et il y en a qui s'épanouissent hyper bien à prendre leur métro tous les matins et aller au même taf parce qu'ils adorent ça et je respecte totalement ça tant qu'on aime ce qu'on fait. Mais à partir du moment où on n'aime plus, le corps, il subit tout ça et on le paye plus tard. J'en suis convaincue.
- Speaker #0
Moi, je sais qu'une des... de mes peurs, parce qu'on parlait des peurs tout à l'heure, c'est vraiment de me dire, mais purée, j'ai fait quoi de ma vie ? Est-ce que je suis fière de ma vie ? Tu sais, au moment de ma mort, je sais pas c'est quand, mais voilà. Exactement, on met cette intention-là, c'est que au moment des quelques secondes ou minutes avant la mort, je suis en mode je suis fière de ma vie, tu vois. Mais ouais, pas de regrets. Et s'il y en a, c'est minime, tu vois, mais le plus gros, je suis fière. Je me suis écoutée. Et ça c'est vraiment un leitmotiv que j'essaie de garder, même si comme on en parlait dans les transitions, c'est super ambivalent.
- Speaker #1
C'est pas simple, c'est pas simple, mais le moins de... j'aurais dû.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je me dis, je vais me réveiller en me disant le moins possible, ah, j'aurais dû. Et puis surtout, c'est se poser la question de, si je le fais, qu'est-ce que je risque ? C'est au pire, il se passe quoi ? Si demain, je traverse l'autoroute à pied, là, c'est un risque très, très grand. Parce que oui, il y a de fortes chances que je n'arrive pas de l'autre côté de la route. Si demain, je plaque tout, je clique tout et je vais à l'autre bout du monde, en soi, je ne risque pas grand-chose. C'est un choix, qui n'est pas le mien, j'ai pas envie de partir. Mais voilà, c'est des choix. Et c'est se dire quand on a peur, c'est OK, qu'est-ce que je risque ? Dans le pire des cas. Et souvent, on se rend compte qu'en fait, on risque pas grand-chose, finalement.
- Speaker #0
C'est ça, une fois qu'on a franchi l'ego qui nous disait non, non, qu'on débroussaille un peu les peurs, on se dit OK, mais en fait, c'est plus simple ou plus léger que ce que j'avais pensé. Et ouais. mais ça demande quand même de traverser ce petit chemin qui peut être un peu plus long parce que toi entre le moment où du coup t'es passée en libéral remplacement libéral et que t'as dit stop en mars de cette année là il s'est passé combien de temps dans cette ambivalence ?
- Speaker #1
beaucoup puisque je suis en libéral depuis 2019 deux ans après j'ai dit que c'était bien le côté entrepreneur Voilà. gestion de son temps etc ça ça me plaisait mais par contre encore une fois voilà le métier en lui-même j'y voyais ses limites qui ne me convenaient plus et donc sur 2022-2023 j'ai fait ma formation de réflexologue nous sommes aujourd'hui en 2025 et je viens seulement de me lancer à 100% donc tu vois ça demande énormément de temps comme je dis souvent il y a un déclic il y a le petit truc qui va nous faire que en fait non c'est maintenant mais oui ça demande énormément de temps et puis ça dépend du contexte Si on est avec un entourage autour de nous qui dit non, non, fais pas ça, c'est trop risqué. Ou un entourage qui nous dit mais vas-y, fonce. Si on est toute seule, qu'on a quatre enfants. Si on est toute seule, sans enfants. Il y a plein de contextes qui font que les décisions ne vont pas être les mêmes. Ça ne va pas prendre le même temps. Ça ne va pas avoir le même impact derrière. Donc moi, j'ai cette chance-là d'avoir une structure familiale qui me permette de prendre ce risque-là. Et aussi un conjoint qui me soutient et qui m'a dit mais moi, je préfère 100 fois te voir épanoui dans ce que tu fais. et ramener moins d'argent, plutôt que de devoir gagner ta vie mieux, mais triste, et de risquer de me retrouver en burn-out comme j'ai pu l'être après l'hôpital.
- Speaker #0
C'est bien que tu soulignes l'importance d'être bien entourée, parce qu'au-delà, après le chemin des peurs, des résistances, il y a quand même le chemin d'un bon entourage, parce que souvent, en plus, c'est des périodes où on est amené à faire un tri.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En mode, on n'est plus aligné, donc du coup, on fait un tri. Puis... Moi, je l'ai fait et puis à un moment, je me suis retrouvée solo parce que du coup, il y avait un motri à faire. Et là, tu es là... Et c'est là que ça te remet encore plus en question.
- Speaker #1
Est-ce que c'était vraiment la bonne décision ? C'est ça.
- Speaker #0
Mais finalement, oui. Mais c'est vrai qu'il faut le traverser. Mais c'est important d'être bien entouré ou en tout cas de se focus sur les personnes qui nous boostent. Oui, voilà. Mais c'est... C'est intéressant, hier, j'ai regardé un interview, c'était de The Weeknd, je ne sais pas si tu connais. Et en gros, on lui demandait c'était quoi son mantra. Et il disait qu'en fait, l'échec, c'est positif.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Et c'est vrai que dernièrement, j'ai fini ma formation récemment de kinésiologie intuitive. Et en gros, il y avait ma prof qui racontait, qui nous partageait quelque chose. Et elle parlait de... Un peu de regret, dans le sens, mon regret, il y a telle année, c'était d'être comme ça, j'aurais aimé être comme ça, mais finalement, moi, je pense, combien de fois on se l'est dit, tu sais, dans les témoignages, j'aurais aimé être comme ça, j'aurais aimé être comme ça, et tout ça, mais finalement, ou j'aurais fait autrement, et tout comme ça, mais moi, je me dis que ces expériences-là, elles nous boostent, elles nous permettent de nous renforcer pour aller vers des choses où on ne serait pas allé, parce que si on n'avait pas... fait telle ou telle expérience vécu tel ou tel échec d'ailleurs moi les échecs j'aime mieux les appeler des expériences parce que ça fait moins négatif mais déjà on voit pour moi je remercie mes plus gros challenges c'est ce qui font que je suis moi aujourd'hui.
- Speaker #1
Mais c'est le parcours de vie on est là où on en est aujourd'hui comme on dit avec des si on refait le monde c'est exactement ça c'est S'il n'y avait pas eu une rencontre, s'il n'y avait pas eu une déception, s'il n'y avait pas eu un échec, quelque chose qui nous a mis dans le mur. Et notre rapport à tout ça aussi, on voit qu'il change. On voit qu'avec le temps, l'échec, ce n'est pas le même à 10 ans, qu'à 20 ans, qu'à 30 ans. Et puis, probablement pas qu'à 40, etc. Parce qu'on grandit, parce que l'expérience fait qu'on se rend compte qu'on a besoin de ces échecs-là, comme tu dis.
- Speaker #0
Les expériences, c'est important. J'ai une question, c'est à quel moment tu t'es sentie vraiment alignée dans ta nouvelle voie ? où tu t'es dit c'est bon, je vais, je ne change pas d'avis, go !
- Speaker #1
Quand j'en ai eu la certitude, c'est très récemment. C'est en rentrant de mes dernières vacances là, donc j'avais dit en fait quand on est parti à Minorque, donc les fameux quatre jours que je suis rentrée, j'ai dit en fait je ne peux plus. Donc c'était en avril 2024. Par rapport au cabinet où je remplaçais, j'ai prévenu que j'arrêtais dans un an. Ça laissait le temps à tout le monde de s'organiser, trouver d'autres remplaçantes, etc. Donc j'avais dit, 1er avril 2025, c'est fini, j'aurais arrêté. Je l'ai fait, je m'y suis tenue. Une rencontre aussi, c'est une hypnothérapeute que j'avais été voir, avec laquelle j'ai beaucoup échangé, qui m'a aidée à me conforter là-dedans. C'est qu'il m'avait dit, à force de dire oui, je vivais, puis en fait je ne vivais pas, il a dit à un moment, il faut mettre des dates. Donc c'est comme ça que ça m'a aidé à fixer une date. le 1 an pour les collègues. Et donc 1er avril, on est partis en vacances, pendant les vacances scolaires du mois d'avril. Et je suis rentrée de ces vacances et j'ai dit à mon mari, c'est la bonne décision. Parce que pour une fois, je n'étais pas anxieuse à l'idée de rentrer. Je n'avais plus cette boule au ventre. Je n'avais pas cette inquiétude de reprendre le travail. Et pourtant, j'étais vraiment très bien dans mon travail. Enfin, voilà, j'aimais beaucoup mes patients, j'aimais beaucoup les collègues. Mais il y avait quand même quelque chose qui me pesait suffisamment pour que là, quand je suis rentrée de vacances, j'ai fait « waouh, c'est ça qu'il me fallait » .
- Speaker #0
Du coup, c'est l'écoute aussi de ton corps.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est important. Ça, c'est vraiment quelque chose que… C'est important d'être connecté à son corps parce que finalement, c'est notre plus grande boussole. Puis je pense qu'en réflexologie, ça a la base, mais on va y venir. C'est ça, tout à fait. D'ailleurs, quand tu étais infirmière, est-ce que tu faisais des pratiques en parallèle de réflexos ?
- Speaker #1
Alors non, pas du tout. Je connaissais, mais pas plus que ça, par manque de temps. Après, j'ai toujours été quelqu'un qui aimait travailler avec le toucher. Donc j'ai toujours eu le contact facile, mais que ce soit pour rassurer, ou même des zones douloureuses, massées, etc. C'est quelque chose que je faisais spontanément, mais sans avoir forcément une connaissance particulière. Après ? Comme je dis, quand on a un petit, quand on a même une amie, un conjoint qui va pas bien, quand on est dans le toucher, on a ce contact-là facile de savoir qu'une main sur l'épaule, ça fait du bien. Il n'y a pas besoin de grand chose. Quand on vient presser sur une main ou quand on est stressé, on a des réflexes en fait. Si on s'analyse un petit peu, on a des zones comme ça qu'on va venir toucher quand on est stressé, quand on est anxieux, quand on a mal à tête. la caresse obligée exactement mais c'est ça et donc ça je l'ai très facilement parce que j'ai toujours été très tactile mais c'est vrai qu'après dans la course à l'hôpital c'était même pas la peine et que c'était rarement pour certains patients mais j'ai pas pu mettre en pratique vraiment en parallèle la réflexo et infirmière c'est vraiment qu'après quand j'ai dit ok si je fais plus ça qu'est-ce que je fais ou là je me suis vraiment intéressée à la réflexologie puis
- Speaker #0
le fait comme tu disais tout à l'heure d'avoir acté Merci. De plus, être dans cette ambivalence, ça fait que tu mets toute ton énergie dans ton projet.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Parce que moi, je sais que j'ai dû retourner dans mon entreprise, mais j'ai pris quelque chose qui m'aide à faire aussi ce que je fais. Mais clairement, il y a une espèce de frustration de se dire « je ne peux pas me mettre à temps sur mon entreprise » . Ben oui, parce que moi,
- Speaker #1
je n'ai pas de con. C'est pour ça, c'est toute la complexité. Parce que c'est bien beau de dire, je change de vie, je plaque tout, je pars au bout du monde. Oui, il faut quand même manger, il faut quand même payer ses factures. Il y a des choses à côté desquelles on ne peut pas passer, malheureusement.
- Speaker #0
Mais il faut être stratégique.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Il faut être stratégique.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça.
- Speaker #0
Par exemple, une de mes stratégies, petit partage, c'est de ne pas travailler... euh Au moins quatre jours, enfin cinq jours sur cinq ou cinq jours sur sept parce que en fait non, comme ça, ça me met au moins psychiquement un jour pour mon entreprise. C'est genre j'oublie pas mon projet, c'est toujours là, voilà. Et ça aurait pu être, je sais que pour mon ancien job, j'avais mis un jour et demi. Mais là, un jour parce que du coup, je peux, enfin des fois je rentre et je peux avoir l'énergie de travailler. parfois non, parce que clairement... Je me déplace dans tout un département, c'est quand même beaucoup. Mais c'est sûr que des fois, j'essaye, même s'il y a cette frustration-là, de trouver, de mettre un petit peu de joie, de me dire, non, mais c'est bon, t'inquiète. Puis même, je sais pourquoi j'ai pris, là récemment, j'ai pris ce petit CDB, mais je sais pourquoi je l'ai pris, parce que pour après être plus à l'aise pour mon entreprise. Ça peut être des petites stratégies comme ça, parce que c'est sûr que des fois, Moi je suis un peu impulsive des fois sur des jobs où c'est en mode Ah là je peux plus, je peux plus, c'est bon, salut et tout
- Speaker #1
J'arrête là, ça y est C'est ça,
- Speaker #0
mais après je suis quand même dans une... Enfin j'étais assez en social, donc dans le social on sait qu'il y a quand même pas mal de... Tu peux quand même changer facilement entre temps Mais c'est vrai que quand tu peux plus, tu peux plus des fois Ah oui ? Tu peux plus
- Speaker #1
Ça à l'hôpital finalement, la nuit où je me suis rendu compte que je ne pouvais plus Je ne pouvais plus, là c'était même pas la peine Ouais,
- Speaker #0
c'est... Non c'est... Mais ouais Donc, un petit conseil, trouver des petites stratégies qui ne vous mettent pas trop, qui ne vont pas trop renforcer la peur de « Oh my God, oh my God, j'ai plus... » En fait, tu ne tapes pas dans la sécurité. En fait,
- Speaker #1
il faut trouver ce petit truc qui fait qu'on a envie de se lever le matin. Alors, ce n'est pas toujours simple, mais c'est déjà pourquoi je le fais. Alors, comme tu dis, quand tu as ton entreprise que tu montes à côté, ça peut être... Sûrement d'un point de vue revenu, c'est ok ça me coûte, mais par contre, ce que je touche, c'est quelque chose que je peux investir dans mon entreprise pour qu'à terme, je puisse en vivre complètement. Mais c'est surtout, par contre, il faut réussir quand on n'est pas bien dans son travail, c'est à le reconnaître. Et c'est ça, en fait, qui était parfois le plus compliqué, c'est se dire, là, ça ne va plus. En fait, je n'y arrive plus. Et comme tu disais tout à l'heure, écouter son corps, c'est justement écouter ce petit sentiment, cette petite boule au ventre qu'on a en allant le matin au boulot et tout. Ça arrive à tout le monde. Il n'y a pas de honte. Mais il faut juste dire, en fait, là, ça ne va pas. Et surtout, il ne faut pas penser qu'on est quelqu'un d'incompétent ou de non professionnel. Combien de fois je l'ai entendu, ils n'ont plus de valeur professionnelle. Ça n'a rien à voir. Une santé, on n'en a qu'une. Une vie aussi. Une vie dont on a conscience. On n'en vit qu'une à la fois. On va dire ça comme ça. Donc, non, non, il faut vraiment s'écouter et être à l'affût de ces petites alertes qu'on a tous.
- Speaker #0
Mais oui. Et c'est bien important de reconnaître ses émotions. Parce que vu qu'on est dans une société, comme je le rappelle, de faire, donc du coup, on n'a pas pris cette habitude. Sauf si on a été dans une éducation où quand même, on va te valoriser, on va te pousser à exprimer tes émotions, à dire tes ressentis, à t'écouter, tout ça. Mais si tu as été dans une famille où on t'a poussé à être dans la compétition, action, tout ça, tout ça, c'est peut-être... pas des choses que t'as apprises on a l'habitude ça c'est important parce que vraiment moi ce que j'ai appris au cours de ces 3 dernières années c'est vraiment le corps c'est notre plus grande boussade et les émotions sont valides que ce soit de la colère la tristesse c'est valide c'est pas que t'es un monstre c'est normal on est humain donc voilà Musique Donc, est-ce que moi, personnellement, c'est aussi pour ça que je t'ai invitée, c'est que la réflexologie, je ne sais pas du tout ce que c'est. Je n'ai jamais été voir une réflexologue. Je sais que c'est quelque chose que j'entends de plus en plus. J'ai l'impression qu'il y en a de plus en plus. Il y a une montée de réflexologues qui arrivent.
- Speaker #1
C'est ça. On débarque.
- Speaker #0
C'est ça. Vous êtes en force. Donc, en quelques mots, qu'est-ce que tu peux nous dire, d'une manière simple ?
- Speaker #1
Alors, le plus simple, la plus... La manière la plus simple que j'ai de l'expliquer, c'est de faire un parallèle avec l'ostéopathie. C'est deux choses complètement différentes, mais tu vas comprendre pourquoi. L'ostéopathe, quand tu vas le voir, il va travailler sur tes articulations, sur tes muscles, notamment, vraiment sur ton corps. En réflexologie, on va travailler sur le corps aussi, mais par l'intermédiaire du système nerveux. Donc, en fait, il faut savoir que, par exemple, sous la plante des pieds, on a 7200 terminaisons nerveuses. C'est en fait quelque chose d'une. Ce qui explique pourquoi quand on se cogne le petit orteil dans la table basse, c'est tout notre corps qui nous fait mal. Voilà, donc c'est hyper énervé. Le visage est très énervé aussi, les mains aussi, toutes les terminaisons du corps. Donc en fait, en réflexologie, on va venir stimuler des zones. Ça va envoyer un message, mais après c'est l'organisme qui envoie une réponse pour travailler. C'est cet échange-là qui se fait. Ça part du principe qu'il y a des zones qu'on appelle des zones reflets. C'est-à-dire qu'il y a une théorie selon laquelle, notamment en médecine traditionnelle chinoise, mais dans d'autres médecines du monde aussi, où on va retrouver une cartographie du corps au niveau de la plante de nos pieds, de notre visage, etc. On va retrouver des principes de l'acupuncture avec des points précis. Les médecins. La notion des méridiens aussi, qu'on retrouve en médecine traditionnelle chinoise. Et la réflexologie, l'origine, on n'en a pas... On ne sait pas exactement la définir. On sait que c'est très ancien. On en retrouve des traces en Egypte, on en retrouve des traces en Asie, on en retrouve des traces en Amérique latine. Donc voilà, on sait que de tout dans le monde, le travail sur les pieds, notamment sur la réflexologie plantaire, ça a été fait. Mais dire ça vient de tel endroit à tel moment, ça on ne sait pas le dire.
- Speaker #0
Voilà, donc l'origine précise de la réflexologie, on ne l'a pas. Donc si quelqu'un l'a, je suis preneuse, mais moi, ce que moi, j'ai pu le dire, c'est qu'on ne l'avait pas exactement. Mais par contre, on en a trace, oui, en Égypte ancienne, en Chine, bien, bien, bien avant notre ère. Voilà, on en trouve un peu partout et c'est super intéressant.
- Speaker #1
Mais du coup, moi, je pensais que c'était, parce qu'on dit souvent réflexologie plantaire.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, ce n'est pas que sur les pieds du plan. Non.
- Speaker #0
Alors, c'est vrai que la plantaire, c'est la plus connue parce que la cartographie des pieds, déjà, c'est l'image qui ressort le plus. Sur ce qu'on a de l'Égypte ancienne, on voit un travail sur les pieds. De mémoire, je crois qu'en Inde, on voyait sur les pieds aussi. Et en fait, la réflexologie que moi, j'ai apprise vient d'un professeur vietnamien qui a créé sa méthode, entre guillemets, en fait. Il avait, lui, sa méthode d'acupuncteur. Et suite à la guerre du Vietnam, il a voulu mettre en place une pratique qui soit opérationnelle le plus vite possible, parce qu'il y avait tellement de personnes à prendre en charge qu'il fallait quelque chose qui soit rapide et efficace. Donc, avec ses expériences, ce qu'il connaissait, ce qu'il a pu mettre en pratique, il a monté un peu sa pratique à lui, qu'on appelle le Dien Chan, qui est la réflexologie que moi j'ai apprise, qui est du coup plantaire, palmaire ou faciale. Le Dien Chan, c'est majoritairement facial. Mais c'est hyper complémentaire avec le travail qu'on peut faire sur les pieds. Donc, c'est généralement pour ça que moi, sur une séance, je fais beaucoup de faciales. Mais j'aime beaucoup terminer par les pieds parce que les pieds, il y a vraiment comme une détente qu'on a encore plus, j'ai envie de dire, qu'au niveau du facial.
- Speaker #1
Moi, je fais partie des gens sensibles des pieds.
- Speaker #0
Il y en a beaucoup qui me le disent. J'ai une amie, elle m'a dit, tu ne me toucheras pas les pieds. Au final, elle était à deux doigts de s'endormir.
- Speaker #1
Ah ouais, donc les personnes sensibles, ça fait... Non,
- Speaker #0
alors sauf les personnes qui ne veulent vraiment pas, là c'est autre chose, mais les personnes qui vont dire « ah, moi je suis un peu chatouilleuse » , en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en réflexologie, comme on vient faire des pressions, on ne chatouille pas. Ce qui est fait chatouiller, c'est quand on effleure, quand on ne le fait pas, quand on gratte en surface. Mais le fait de venir faire une pression, en fait, ça ne peut pas te chatouiller, te causer de sursaut. Il y a peut-être quelques endroits qui vont être un peu plus sensibles, notamment au niveau des orteils. Mais après, sur les points de pression, jusqu'à présent, je n'ai jamais eu personne qui a sursauté parce que ça le dérangeait.
- Speaker #1
Ok. Donc, pour les personnes sensibles...
- Speaker #0
Vous pouvez venir. Je vais vous montrer.
- Speaker #1
Mais qu'est-ce qui t'a fait transiter de infirmière à réflexologue ?
- Speaker #0
Alors, j'ai toujours su que je voulais continuer de m'occuper des gens. Ça, c'était une certitude. Après le libéral. Après l'hôpital, je disais non, mais... Oui, c'est vrai. Non, non, j'ai toujours su que, voilà, l'humain, ça reste quelque chose qui m'importe beaucoup. Gros, parfois, j'y travaille. Voilà, mais j'ai toujours voulu travailler avec les gens. Donc, j'ai cherché quelque chose où je pourrais rester en contact. Il y avait la sophrologie que je connaissais, que j'avais moi-même pratiquée suite à mon burn-out à l'hôpital, mais il manquait ce contact physique. Et donc, j'ai cherché les pratiques qui existaient. Et c'est comme ça que je suis tombée sur la réflexologie. Alors, j'en avais déjà eu, moi, reçue un petit peu en tant que cliente, mais rapidement, et ça remontait il y a plusieurs années. Et on n'en avait pas parlé plus que ça. Mais je savais que moi, qui étais chatouilleuse comme toi, et que tu ne portais pas quand on te touche les pieds, ce jour-là, j'ai dit, ah, mais en fait, c'est trop bien quand c'est bien fait. Voilà. Donc, j'ai changé vraiment de point de vue. Et je me suis dit, peut-être... que c'est ce qu'il me faut parce qu'il y a à la fois ce contact humain qui est dans le prendre soin le bien-être et c'est vraiment ça que je voulais garder et ce contact du charnel, du toucher vraiment que je voulais garder parce que je me connais et je sais très bien que c'est comme ça que je fonctionne c'est un bon compromis plus le côté entrepreneur qui fait que c'est le travail bon
- Speaker #1
combo c'est ça c'est quel type de pub ? public qui vient le voir, puis quel type de problématiques tu traites, finalement ?
- Speaker #0
Alors, dans notre belle société, c'est majoritairement le stress.
- Speaker #1
C'est étonnant.
- Speaker #0
Voilà, voilà, c'est majoritairement le stress, parce qu'on vit tous des vies de dingue. Il y a les douleurs, aussi, parce que, là encore, alors, je ne juge pas notre médecine, je fais partie du corps soignant, donc j'ai fait partie du corps soignant, donc je sais ce qu'elle vaut. Pour autant, C'est un discours que j'ai souvent, c'est les gens ils vont voir leur médecin ou autre et ils disent bah oui mais on me dit que j'ai mal mais qu'on peut rien faire. Et les gens ressortent avec des antidouleurs qui fonctionnent plus ou moins. et sans aucune autre solution derrière. Et il y a beaucoup de gens qui sont démunis par rapport à ça. Des médecins qui sont démunis aussi parce qu'ils n'ont pas de solution, parce que la réflexologie, même s'il y en a de plus en plus, ça reste une profession à l'heure actuelle qui n'est pas reconnue. Donc, ça veut aussi dire qu'on a des gens qui sont formés en 48 heures et des gens qui vont être formés en un an. Donc, c'est un peu compliqué des fois pour les clients d'être entre de bonnes mains et de savoir vers qui se tourner. Et donc, les douleurs, on peut vraiment avoir de bons trucs. Le stress, les insomnies.
- Speaker #1
Mais après,
- Speaker #0
si, on peut aider aussi sur les insomnies. Surtout ce qui est gestion émotionnelle aussi. Donc ça, ça va être, je pense, un axe que je vais, moi, aborder professionnellement pour essayer de le mettre en avant. Parce que j'ai eu de bons résultats avec les adultes, mais j'entends beaucoup, beaucoup d'adolescents, etc. Et je me dis que c'est probablement quelque chose qu'il faudrait faire connaître un petit peu plus. Qu'il y a des transitions de vie chez nos jeunes qui ne sont pas simples dans une société actuellement... compliqué donc transition de vie pas simple dans un environnement compliqué ça devient complexe déjà l'adolescence c'est pas simple voilà non mais c'est vrai qu'on vit une époque de dingue en fait où tout est stress tout est anxiogène tout est inquiétant et on a quand même des ados au milieu de tout ça on l'a vu pendant le covid ils ont parlé de la santé mentale etc donc ça a beaucoup évolué là-dessus Dieu merci maintenant il y a des vraies reconnaissances des vrais de soutien psychologique qui sont apportés. Et je pense vraiment que tout ce qui va être sofro-réflexo, c'est une autre clé. Comme je disais, il n'y a pas de baguette magique. Je ne vous dirai jamais, venez me voir, dans six mois, ça ira beaucoup mieux. Non, je n'en sais rien. Voilà, je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que je suis une clé parmi d'autres et que peut-être qu'à un moment, cette clé, elle va vous aider. Que ce soit d'un point de vue psychique, que ce soit d'un point de vue physique. Puis ça vous ira pendant trois mois, puis après, vous vous sentirez mieux et vous n'aurez plus besoin de venir, et tant mieux. Mais le prendre soin... Il n'y a pas une pilule. Le prendre soin, c'est un ensemble de choses. C'est déjà en avoir conscience qu'il faut prendre soin de soi. C'est s'accorder du temps. Et s'accorder du temps, ça peut être plein de choses. Ça peut être marcher en forêt, ça peut être nager une heure, ça peut être se faire une séance de réflexologie, ça peut être aller se faire un massage de détente. Ça peut être plein de choses.
- Speaker #1
Mais c'est ça !
- Speaker #0
Et voilà, c'est un vrai plus, en fait, je trouve, que d'avoir aujourd'hui tant de spécialités qui se développent finalement.
- Speaker #1
Et c'est combien de formations ? Parce que tu m'as dit que...
- Speaker #0
Alors moi, j'ai fait une formation sur 9 mois. Donc c'était une semaine par mois sur 9 mois. Parce que j'étais professionnelle de santé. Donc du coup, je n'avais pas tout le module anatomie, physiologie, etc. Mais sinon, la formation complète pour les gens sans formation paramédicale avant, de mes mains, je crois que c'était 14 mois.
- Speaker #1
Ok, ouais. Ah quand même, c'est court. Enfin, ça prend du temps, mais c'est quand même court. C'est exact. Oui,
- Speaker #0
oui. mais c'est intéressant parce que toi tu as le regard de la médecine conventionnelle puis du coup on classe le réflexo dans la médecine alternative alors si c'est classé en médecine alternative moi j'aime pas envoyer le terme médecine parce que du coup justement je me méfie énormément l'ordre des médecins surveille énormément tout ça à juste titre donc je ne m'associe pas à tout ce qui va être médecine douce, médecine alternative moi je suis vraiment je considère que c'est vraiment du bien-être Merci. Par contre, ce qu'il faut prendre conscience, c'est que le bien-être, c'est la base de notre bonne santé. Et qu'un organisme qui va bien, c'est un organisme qui sait lutter contre les infections, qui sait lutter contre les allergies. En fait, le corps est fait pour fonctionner. Et la réflexologie va aider ce corps à fonctionner correctement. C'est vraiment comme ça que je le vois. On peut aider en cas de rhume. Je le vois tous les hivers. Il y a des gens qui me disent mais... Là, j'ai un petit rhume, j'ai un petit cela. Ça aide, mais ce n'est pas un médicament, ça ne soigne pas. Ça aide juste l'organisme à faire son travail. On est juste un booster, c'est tout.
- Speaker #1
Puis, je trouve que ça remet aussi la personne dans le pouvoir de son corps. Parce que du coup, ça, effectivement, dans la médecine conventionnelle, puis je respecte, pareil, mais on donne souvent des médicaments. Puis le médicament, ça vient effacer. Ce n'est pas que ça vient réparer, mais pour moi, ça efface. Parce que moi je travaille avec l'émotionnel, j'utilise la parole pour traiter les mots en séance. Mais ça n'efface pas le choc, puisque quand on a une maladie, pour moi, c'est que souvent c'est lié à un choc émotionnel. Ça n'efface pas le choc, ça n'efface pas qu'on n'a pas pu réparer et que notre corps l'a emmagasiné, qu'il a créé ce mot pour un peu se libérer, en mode, c'est pas vrai que ça va rester dans notre organisme, parce que c'est un peu pour libérer. Mais c'est vrai que du coup, dans des séances bien-être, que ce soit dans les coachings, la réflexo, soufros, c'est aussi reprendre du pouvoir sur notre corps et aussi être observateur de notre corps et comment nous aussi, on peut reprendre notre pouvoir sur notre santé. Parce que tout part de nous.
- Speaker #0
Bien sûr. Et c'est vrai que comme tu le disais, il y a beaucoup de traitements qui vont traiter le symptôme, mais pas la cause. Et c'est un différentiel que j'ai vu avec la vision de la médecine asiatique. Quand j'ai fait ma formation, donc forcément beaucoup de médecine traditionnelle chinoise, c'est des visions qui sont complètement différentes. Alors peut-être que ça a un peu changé aujourd'hui parce que la mondialisation fait que tu as une espèce d'uniformisation quand même des prises en soins. mais pour autant, à la base, en Asie, ils cherchent à te maintenir en bonne santé, pas guérir ta maladie. Là ou non, si tu vas voir ton médecin en disant « Bah écoutez, je vais super bien » , il va dire « Mais pourquoi vous êtes venu ? » Pour rester dans ce super bien en fait. Est-ce qu'on ne peut pas justement... Le principe de la prévention, c'est de vérifier en amont que tout aille bien et de ne pas attendre la maladie. Et je trouve, ça ne plaira peut-être pas, mais je trouve qu'aujourd'hui, on attend un peu trop la maladie avant de s'occuper des gens. Et donc, on dit, bah oui, mais aujourd'hui, il n'y a rien, aujourd'hui, il n'y a rien. Oui, mais demain, quand il y aura, on va du coup soigner une maladie qui, potentiellement, aurait pu être évitée avant. Et c'est un petit peu ce que je reproche à notre médecine actuellement, c'est qu'on est trop sur une médecine curative et pas assez préventive. Mais ça, c'est la formation.
- Speaker #1
C'est un système à modifier, quoi.
- Speaker #0
Et ça ne date pas d'aujourd'hui.
- Speaker #1
Ben ouais. Mais c'est vrai que j'avais déjà entendu l'histoire que, mais qu'en Asie En fait, ils viennent voir, je ne sais plus quel pays, mais ils viennent voir leur médecin et ils ne payent pas leur médecin si c'est que de la prévention. Et en fait, ils vont payer que si le médecin va intervenir parce que du coup, justement, il y a quelque chose à faire.
- Speaker #0
Alors, en fait, c'est ça. C'est-à-dire que, encore une fois, je ne sais pas si c'est toujours d'actualité, mais à partir du moment où la personne venait en disant « je suis malade » , le médecin ne se faisait pas payer puisqu'il considérait qu'il n'avait pas fait son travail. Parce que son travail de docteur, c'est de faire en sorte que vous ne tombiez pas malade. la grosse différence mais voilà est-ce toujours d'actualité est-ce que c'est très ancien ça je sais pas j'ai pas été chercher mais pour autant c'est quand même très très ancré qu'on est vraiment sur un maintien de bonne santé en Chine plutôt que sur un traitement de maladie puis
- Speaker #1
il y a longtemps parce que déjà même au sein de la nourriture vraiment tu sais le tai chi moi je me vois pas du tout faire ça parce que c'est très lent pour moi mais il y a beaucoup de le bien-être est important en tout cas C'est vrai que c'est ça qui nous manque, mais on va y arriver. Peut-être qu'on ne sera pas là pour le voir, mais on a une intention.
- Speaker #0
Après, notre système de santé est en train de se casser la figure de manière magistrale. C'est aussi pour ça qu'il y a une recrudescence de gens qui se tournent vers les réflexologues, les sophrologues. C'est parce qu'ils n'ont plus de médecin traitant. Ils n'ont pas forcément de réponse adaptée. Du coup, ils se tournent vers ce qu'ils peuvent. Souvent, ce qu'ils peuvent, c'est des gens comme moi. On y arrive, on n'y arrive pas, mais en tout cas, sachant qu'on ne remplace pas, par contre, un traitement, un médecin, etc. Enfin, ça, c'est hyper important de le dire. À aucun moment, un réflexologue, un sophrologue, un naturopathe, que sais-je, va vous dire...
- Speaker #1
Même moi.
- Speaker #0
Arrêtez votre traitement, je vais vous soigner. Non, non, non. C'est un complément. C'est un complément.
- Speaker #1
Ouais. Parce que, même si le médicament, enfin, il peut être très utile pour... Exactement. Le traitement va être très utile pour certaines maladies et autres, quoi. enfin
- Speaker #0
On entend très grand-chose aujourd'hui de dérive. Arrêtez votre chignot, j'ai un traitement magique. C'est dramatique. Donc non, non, non, jamais, jamais on arrêterait un traitement. Par contre, quand vous êtes en bonne santé, essayez de maintenir votre bonne santé. C'est une super casquette.
- Speaker #1
Mettez de la joie dans votre vie.
- Speaker #0
Exactement. Et du mouvement.
- Speaker #1
Et du mouvement. C'est quoi, toi, du coup, la vision personnelle que tu as ? de la pratique de la réflexologie ? Comment tu mets ? Du coup, parce que chaque réflexologue va avoir sa pratique parce que du coup, on a tous notre couleur. On met tout ça. Toi, c'est quoi que tu mets ? Qu'est-ce qui ferait de différencier ? Comment tu...
- Speaker #0
J'ai une question. Non, en fait, j'adore quand à la fin de la séance, la personne me dit, c'était trop bien. Le côté où voilà, où... L'image que j'ai, c'est un peu la tête pleine de brouillard, etc. Et qu'à la fin de la séance, tout est clair, tout est net. Et il y a un côté de légèreté. Voilà. C'est pour ça que je parlais beaucoup du stress. Parce que moi-même, ayant été... Ça va quand même beaucoup mieux. Hyper stressée, hyper anxieuse, hyper inquiète pour tout, tout le temps. Parce qu'on vit encore dans cette dynamique-là, toujours dans notre société. Le fait de prendre le temps de dire à la personne... Ok, là, pendant une heure... On arrête tout, on met tout sur pause. Vous n'avez rien à faire sauf de ressentir. Et vous repartez plus léger. Donc, vraiment, ce côté... On laisse un peu le bagage émotionnel. Et on libère un peu les tensions. Et ça, je le vois dans les regards, en fait. C'est ça qui est assez fou. C'est quand il y a un avant-après. Dans la posture. Exactement. Ouais, tout à fait. C'est vraiment ça que moi, j'adore. C'est quand les gens me disent « Ouais, je sais pas trop » et tout. Et qu'à la fin, « Ah, je vous rappelle ! »
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui fait que les gens vont voir Virginie ? C'est quoi, le total ?
- Speaker #0
touch partout et ben venez non c'est alors des retours que j'ai eu parce que c'est difficile d'avoir le discours envers soi c'est des retours que j'ai eu c'est alors quand j'étais petite adolescente on m'a toujours dit que j'étais quelqu'un de lumineux de solaire d'hypersouriant etc je suis devenue infirmière et en fait au fur et à mesure des années j'ai perdu ce côté là
- Speaker #1
Elle est dans l'ombre.
- Speaker #0
Oui, mais complètement. Et ce qui est assez perturbant quand on perd son identité, en fait. Voilà, et c'était vraiment ça. Et pourtant, je restais avec mes amis, très joviales, etc. Mais il y avait des moments, et c'est ce qui m'avait fait craquer chez la sophrologue, c'est quand je lui ai dit, mais en fait, je veux juste me retrouver parce que je me suis perdue au milieu de ce métier-là. Et ce qui est ressorti là depuis un mois, donc ça ne fait pas longtemps, mais c'est que les gens que j'ai revus m'ont dit, tu te retrouves comme un hôte. Et mon conjoint me l'a dit, il y a des clientes qui m'ont vu en transition, qui m'ont vu pendant ma formation, qui m'ont vu prendre la décision et qui me voient maintenant et qui me disent « Mais Virginie, ton visage, il a changé. Tu n'imagines même pas à quel point. » Et de voir des copines que je ne vois pas forcément souvent et qui m'ont dit « On a envie de rentrer dans ta bulle. » Tu sais, voilà. Donc, je pense que ça, c'est quelque chose qui est un plus quand les gens viennent me voir, le côté que je sois plus apaisée. Donc, un côté descendu, plus lumineux, souriante. Et voilà, toujours un petit mot pour rire. Et puis, le parcours de vie fait qu'aussi, peut toujours, au-delà de la réflexologie, je pense, amener quelques conseils, amener quelques... Je ne connais pas tout, je ne sais pas tout, ce n'est pas la question. Mais je pense que je suis quelqu'un qui sait écouter et qui peut aider à prendre des décisions. J'ai un monsieur en séance. Avant la séance, il me dit « Oh là là, ça va être le moment de ma retraite, on me l'a mis comme ça devant le visage, je ne suis pas prête, je ne sais pas comment je vais faire, etc. » Donc on en a beaucoup discuté, on a fait la séance, et après la séance, il me fait « Non, ben c'est bon. » Et voilà, il était hyper libéré par rapport à ça, et quelques mois après, il a eu sa retraite et tout s'est bien passé. Donc je pense que c'est cet échange-là que je peux apporter, parce que je ne me cantonnerai jamais à venir. Tout va bien, on s'allonge, on fait la séance et à partir. Ce n'est pas ça la réflexologie. Ce n'est pas comme ça que moi je vois les choses. Si j'ai changé de profession, c'est justement pour avoir le temps de m'occuper des gens et pas juste des pathologies. Donc c'est vraiment le temps avant la séance de réflexo. Il y a toujours 20 minutes où on va discuter des antécédents éventuels, mais surtout de vos attentes, qu'est-ce que la personne veut pendant la séance. Il y a souvent des questionnements plus profonds qui surgissent. Mais le fait après d'être détendu pendant la séance, ça permet aussi à la personne de laisser un petit peu de côté, de cheminer et puis de voir plus clair. On parlait de l'esprit embrumé, c'est ça. Le fait de décharger un petit peu, ça permet à la personne de voir un petit peu plus clair dans ses projets de vie ou autre. Donc, je pense vraiment que je prends la personne dans son ensemble.
- Speaker #1
C'est un accompagnement global.
- Speaker #0
Exactement. Ce n'est pas juste la séance et je m'en vais.
- Speaker #1
C'est bien, tu me fais embrayer sur la dernière partie de podcast où du coup on arrive au partage et conseil. Donc en t'appuyant de ton expérience, t'es ressenti comme ce qu'on a découvert tout au long de ce podcast. C'est... Quel conseil tu donnerais à quelqu'un qui sent que sa vie ne lui correspond plus, qu'elle arrive dans cette transition de vie ? C'est quoi le conseil que tu pourrais lui apporter ?
- Speaker #0
Alors déjà, si on se pose la question, est-ce que je suis bien dans ma vie ? C'est qu'il faut vraiment se pencher. L'écriture. Si j'ai un truc, si j'ai un conseil que j'ai été la première à ne pas suivre... mais voilà c'est important comme on dit les coordonnées sont les plus mal chaussées c'est pas pour rien c'est vraiment l'écriture le fait de poser noir sur blanc déjà ça libère l'esprit parce que ce qu'on a sur le papier on l'a plus dans la tête et ça ça fonctionne à tous les coups allez faire vos courses, faites vos courses avec une liste et faites vos courses sans votre liste vous verrez la différence, rien que ça et quand on a quelque chose comme ça qui nous tourne dans la tête c'est ça me plaît plus, ça me plaît plus c'est poser, ok deux colonnes, ce qui me plaît, ce qui ne me plaît plus. Et à un moment, on compte dans la liste ce qui ne me plaît plus. en plus de place que ce qui me plaît, c'est ok. Et après, c'est qu'est-ce qui me manque ? On a tous, je vais être un peu dans le cliché, on a tous envie d'être millionnaire, d'avoir une grande maison au soleil et de pouvoir vivre d'amour et d'eau fraîche. Ça, c'est l'utopie. Après, on a tous des besoins vitaux, primaires. Mais on a tous des envies. Et c'est, est-ce que ces envies sont compatibles ? avec la vie que je mène, etc. Qu'est-ce qui fait mon bonheur ? Qu'est-ce que j'ai envie d'avoir au quotidien dans mon travail, majoritairement, parce qu'on parlait de changement de carrière entre eux. C'est ok, ça, ça ne me plaît plus, ça ne me plaît plus, ça ne me plaît plus, mais qu'est-ce qui me manque ? Qu'est-ce qui me motiverait ? Et est-ce que ce qui me motiverait, je peux le trouver dans mon travail actuel ou pas ? Et je trouve que la liste, le fait de poser une morsure blanc, ça permet vraiment de visualiser. Des fois, tu te rends compte qu'en fait, il y a beaucoup plus d'avantages finalement et que les inconvénients sont minimes. Mais du coup, pourquoi ils me prennent autant la tête ? Donc, encore une fois, qu'est-ce qui manque ? Si ça prend la tête comme ça, c'est qu'il y a un manque quelque part. Et c'est identifier ce manque.
- Speaker #1
J'ajouterais la petite touche coaching, c'est quelle page je peux faire pour combler le manque ou pour alléger ou en tout cas pour...
- Speaker #0
Une fois que tout ça est noir sur blanc, c'est OK. Et maintenant ? Parce que qu'est-ce que j'en fais avec tout ça ?
- Speaker #1
Ça, mais commencer par un petit pas. Pas des gros pas, parce que les gros pas, ça peut nous mettre dans des insécurités.
- Speaker #0
Oui, identifier déjà ce qui va.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que ce changement de vie, en fait, t'as appris sur toi-même ?
- Speaker #0
J'en étais capable déjà, et on en est tous capables de changer. Et je pense que le changement, une fois qu'on l'a fait, une fois, après on a beaucoup moins peur. quand on l'a déjà vécu Le plus gros que j'ai eu à faire, c'était déjà passer du salariat au libéral. Voilà, ça a été là le plus gros. Et je pense que mon premier changement, il a été là, en fait. Après, c'était autre chose parce qu'il y a eu des changements de métier. Mais c'est une fois qu'on l'a fait une fois. C'est une fois qu'on l'a fait une fois. C'est, voilà, le changement, la première fois, c'est plus difficile. Et après, on est beaucoup plus à l'aise avec ça.
- Speaker #1
Et c'est vrai qu'on a pas mal accès sur le pro. Mais je pense qu'on pourrait reprendre toutes nos conversations et la mettre sur n'importe quelle sphère de vie.
- Speaker #0
Un déménagement ?
- Speaker #1
Oui, un déménagement.
- Speaker #0
Non, mais c'est les choses qui sont bloquantes aussi. On n'ose pas, on a peur. Oui, mais là, je connais l'environnement, je connais. Et on se dit, oui, mais qu'est-ce que tu risques ? C'est quoi au pire ?
- Speaker #1
C'est vrai. Même l'achat d'une voiture, comme tu disais. C'est ça. Mais moi, ce qui me challengerait plus, ça serait de passer d'une manuelle à une automatique. Justement, avec la nature du travail, c'est l'automatique. J'étais là, oh my God, je me suis retrouvée à faire des tests. Genre pour bien. Mais oui, parce qu'il y a certaines, le frein, il est beaucoup plus sensible et tout. Et là, j'étais là, mon Dieu, mais pourquoi ?
- Speaker #0
Mais oui, mais c'est des petites choses comme ça. Mais ouais.
- Speaker #1
Mais c'est ça. Le tout, c'est de ne pas se lâcher.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
De ne pas se lâcher. De se faire confiance. Se faire confiance. puis Au pire, au pire quoi. Enfin, tu connais ce que tu lâches, mais au pire, tu découvres quelque chose de mieux. Puis si ce n'est pas bien, ce n'est pas grave, tu peux aller vers autre chose. Parce que c'est sûr que le chemin, il va t'apprendre de nouvelles compétences ou de nouvelles choses sur toi-même.
- Speaker #0
Il n'y a rien à perdre. On a tout à gagner. Et ça n'enlève en rien notre expérience antérieure. Ça ne peut que enrichir notre expérience professionnelle, personnelle. Si on parle du pro, ça fait du plus sur le CV. On verra quelqu'un qui a osé. Et quelqu'un qui ose, c'est pas négligeable, en fait, comme atout. C'est hyper important. C'est hyper important. Et puis surtout, pas se retourner un jour et se dire, ah, j'aurais dû.
- Speaker #1
C'est ça. Moi, c'est intéressant parce que moi, sur mon CV, il y a plein d'expériences, mine de rien, parce que j'ai travaillé trois ans là, j'ai travaillé six mois là, j'ai même été à Montréal. mais Souvent quand on te questionne pourquoi vous avez autant de changements, quand c'est justifié par exemple moi il y a des postes mais je pouvais pas faire plus que six mois c'était too much tu vois et puis il y a des choses où je sais que dans ma pratique d'assistance sociale je voulais voir tellement d'univers pour savoir lequel me parler mieux donc voilà tu sais ça peut se justifier souvent on peut il y a des moments où on disait le fait qu'il y ait plein de changements la personne n'est pas stable ben non C'est-à-dire qu'elle expérimente, qu'elle découvre des choses, qu'elle apprend sur elle-même aussi. Donc voilà. Après, des fois, ça peut dire qu'on n'est pas stable, mais... Aussi. Mais on peut le justifier comme ça.
- Speaker #0
Non, mais il faut oser.
- Speaker #1
Mais oui.
- Speaker #0
Il faut oser, il n'y a rien à perdre. Et surtout, surtout, ça c'est ma maman qui m'a toujours dit ça. À la fin de tes 40 ans, tu n'auras pas de médaille. Il n'y a personne qui sera là pour te féliciter. Demain, vous quittez votre boîte. La boîte, elle continuera de tourner.
- Speaker #1
On les remplace.
- Speaker #0
Je pense surtout à toutes mes collègues de l'hôpital que je n'oublie pas et qui se culpabilisent. Dieu sait si je n'y vais pas. Mais en fait, si vous n'y allez pas, l'hôpital ne va pas s'effondrer. Si demain, vous dites, désolé du mot, mais fuck, je me barre, l'hôpital sera toujours là, les patients seront toujours là et ça continuera de tourner sans vous. Il y a plein de boîtes dans lesquelles on met une pression sur l'épaule du salarié en disant « Ah, tu ne peux pas partir ? » Mais si, en fait, vous pouvez. Et comment on va faire ?
- Speaker #1
Désolé, avant moi, il y a quelques...
- Speaker #0
Non, mais c'est ça ! C'est ça. Ce n'est pas une... Enfin, je ne juge pas, mais ce n'est pas une maman qui va laisser ses enfants se barrer du jour au lendemain. Là, les enfants vont être embêtés. Franchement, la boîte, elle continuera de tourner. Donc, votre vie, elle vous appartient.
- Speaker #1
Oui, et puis, on n'en a qu'une, en tout cas. une où on a conscience, donc autant qu'elle soit la meilleure pour nous, plutôt que la meilleure pour quelqu'un d'autre. Moi, ma vie, si elle n'est pas alignée à ma joie, ce que j'aime et tout ça, enfin, personnellement, je suis triste. Et là, c'est là où on peut se demander qu'est-ce que je fous ? Clairement, donc, ouais, on va dire, osez, expérimentez, allez vers l'amour, la joie, ce qui vous plaît. n'ayez pas peur enfin oui clairement vous aurez peur dans ces moments de transition mais le tout c'est de se dire je perds quoi c'est ça je gagne quoi ça fait quoi au pire qu'est-ce qu'il se passe c'est ça et ça aussi vraiment penser au pire qu'est-ce qu'il se passe ça aide vraiment à prendre des décisions se choisir c'est pas anodin parce que c'est pas vers ça où on nous a poussé naturellement et c'est pas de l'égoïsme Et c'est pas de l'égoïsme.
- Speaker #0
Ah, je ne comprends plus. Oui, ce n'est pas des... Non,
- Speaker #1
ce n'est pas des... Non, se prioriser, ça devrait être même le number one, quoi, de notre priorité.
- Speaker #0
J'ai vu une interview, je suis désolée, j'ai vu un mec qui disait comme ça, quand on lui demandait, mais comment vous faites pour prendre soin de vous ? Il dit, c'est simple, quand j'accompagne, je pense qu'il est coach, il dit, quand j'accompagne des gens, je leur dis, à votre naissance, on vous a donné un humain. Et cet humain, vous devez en prendre soin toute votre vie. Donc, qu'est-ce que vous apportez à cet humain pour lui apporter tout ce dont il a besoin ? L'humain, c'est soi-même. Et si on se lève le matin en se prenant en charge, comme on prendrait en charge un nouveau-né, un enfant, etc., le regard change parce que peut-être qu'on arrêterait de regarder les infos qui sont citées, peut-être qu'on arrêterait de manger n'importe quoi parce qu'on n'aurait pas envie de donner ça à notre propre enfant, donner ça à quelqu'un dont on a envie de prendre soin. Et c'est en fait prendre soin de soi. Comment on prendrait soin de quelqu'un qu'on aime ? Parce qu'on est la première personne à devoir aimer normalement soi-même. Et j'ai trouvé ça vachement intéressant de faire le parallèle entre ce qu'on apporte aux autres et ce qu'on s'apporte à soi.
- Speaker #1
C'est vrai. Mais même dans la spiritualité, ce qu'on dit, c'est qu'en fait, on est des êtres spirituels qui viennent expérimenter la vie humaine. Donc, ça fait comme si on était des explorateurs et qu'on se disait, bon, on a cette vie-là, on a 100 ans dans le maximum de ce qu'on peut avoir. On a 100 ans pour explorer tout ce qu'on aimerait avoir. C'est comme, oh, j'aimerais bien tester ça, j'aimerais bien tester ça. Et en fait, de le voir comme ça, ça allège. Mais grave.
- Speaker #0
Mais oui, c'est ça. Oser.
- Speaker #1
Explorer. Explorer, aventurer. Voilà. Merci Virginie.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci à toi pour ce beau, bel échange. Je suis contente. Moi aussi. Que tu aies été mon invitée. Puis pour les gens qui veulent prendre rendez-vous avec toi, qui veulent... enlever le nuage au-dessus de leur tête, où est-ce qu'ils peuvent te retrouver ? Alors,
- Speaker #0
sur les réseaux sociaux, j'ai une page qui s'appelle ReflexoZen Sénar. N'oubliez pas le Sénar, surtout. Je suis à Lieucin. Je n'interviens à l'heure actuelle qu'à domicile. Peut-être en cabinet à la rentrée, mais ça, vous le saurez en temps voulu. Voilà. Pour prendre rendez-vous, vous pouvez me trouver sur Rézalib. Donc, ReflexoZen Sénar. Et sinon, il y a mes autres coordonnées. Voilà, téléphone, mail, etc.
- Speaker #1
Je les mettrai dans le lien de description. Tu en verras. Puis moi, je vous remercie. Si on ne devait regarder qu'un message, ça, c'est explorer. Aimez-vous. Prenez-vous en charge.
- Speaker #0
Écoutez-vous.
- Speaker #1
Voilà. J'ai dit qu'un mot, mais on en a eu plein. Merci de nous avoir écoutés. Si vous souhaitez partager... témoigner dans mon podcast. Vous pouvez m'écrire à essionsseveillait.com Si cet épisode vous a parlé, vous a plu, vous pouvez liker, vous abonner, laisser un petit message. Puis moi, je vous dis à bientôt. C'était Sophie Derby dans le podcast Essionsseveillait. Bye !