- Speaker #0
Bonjour et bienvenue, je suis ravie de t'accueillir sur Exploration Soft Skills. Je suis Morgane hornsperger, je suis une entrepreneuse créative depuis 2020. Je vais recevoir ici des invités inspirants qui tous les 15 jours vont partager leur histoire. Toi, je t'invite à faire comme mes invités, un petit pas vers de nouvelles habitudes pour un grand pas qui va développer des soft skills. Très bonne écoute ! Bonjour, bienvenue à toutes et à tous. Aujourd'hui, je suis super, super, super, super excitée de cet épisode qu'on va tourner avec Justine ABÉCASSIS . Bonjour Justine.
- Speaker #1
Bonjour Morgane.
- Speaker #0
Oui, parce que vous allez voir, Justine, on s'est rencontrées sur LinkedIn. Et Justine, il faut savoir qu'elle est conférencière, mais elle est aussi autrice. Et son dernier livre, je peux vous dire que c'est une pépite. Donc, moi, il est dans ma Kindle. En ce moment, je suis en train de le lire. Et donc, le titre de ce livre, c'est... J'ai testé pour vous l'échec entrepreneurial. C'est bien ça, Justine ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Alors, dis-moi, comment est-ce que t'en es arrivée à te dire, tiens, je vais écrire sur l'échec entrepreneurial ?
- Speaker #1
Ben, écoute, déjà, j'ai planté ma boîte, donc je pense que sans ça, j'aurais pas forcément eu l'idée. Et en fait, quand j'étais en classe prépa, ma prof de maths nous demandait de réaliser un exercice. En fait, elle voulait qu'à chaque fois qu'on finisse un devoir, et qu'elle le corrige, on fasse une fiche d'erreur. C'est-à-dire qu'on reprenne chacune de nos copies pour noter toutes les erreurs qu'on avait faites. Et en fait, au bout du milieu d'année, quand j'ai véritablement commencé à faire cet exercice-là, j'ai réalisé que d'une copie à l'autre, je faisais exactement les mêmes erreurs. Et donc, en fait, quand j'ai réalisé ça, je me suis dit, bon, en fait, tu travailles mal. parce qu'en prépa, on travaille tous les soirs jusqu'à pas d'heure. Tu as l'impression de manger prépa, dormir prépa, boire prépa, t'en peux plus. Et en fait, d'une copie à l'autre, je faisais exactement les mêmes bêtises, alors que moi, je pensais que je travaillais correctement. Et donc, quand j'ai réalisé ça, je me suis mise à le faire pour toutes les autres matières, donc pour l'espagnol, pour l'anglais, et vraiment, c'était comique. En fait, d'une copie à l'autre, je faisais exactement les mêmes fautes dans exactement les mêmes mots, exactement les mêmes fautes de temps, exactement les mêmes fautes d'orthographe. vraiment c'était c'était risible. Et donc c'est une habitude que j'ai prise en prépa. Et ensuite, quand je suis arrivée en école de commerce, j'ai plus trop eu besoin parce que les choses sont moins scolaires en école, donc il n'y avait pas trop besoin. Jusqu'à ce que je lance ma boîte avec mon associé, donc l'étiquette, ma boîte s'appelait l'étiquette. Et en fait, quand on a planté cette boîte, J'ai eu un espèce de besoin d'extérioriser et un besoin de revenir un peu sur tout ce qui s'était passé. Et je me suis souvenu de cet exercice à ce moment-là, que me faisait faire ma prof de maths. Et je me suis dit, allez, tu vas te lancer dans rédiger toutes les erreurs que tu as faites pendant toute cette aventure entrepreneuriale. Et il y en avait beaucoup, donc ça a fait un bouquin de 250 pages.
- Speaker #0
Je trouve génial, déjà, il y a plusieurs trucs que je trouve génial. Déjà le fait que cette prof, elle vous demande de... regarder vos erreurs, mais pas pour vous critiquer, dans un but de vous améliorer, en fait. C'est-à-dire que l'erreur devient, en fait, un cadeau. Voilà, un peu mal emballé des fois, mais ça devient un cadeau. Et ce que je trouve super intéressant avec ton expérience, c'est que du coup, tu te dis, moi, j'ai analysé mes cadeaux, mais maintenant, je vais vous éviter à vous de les faire. Alors ça, c'est super sympa, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement ça. En fait, effectivement, il y a... Je trouve que dans le monde du travail, il y a un peu cette tendance à cacher les erreurs. À chaque fois que quelqu'un fait une erreur, on essaye de la passer sous le tapis, etc. Et moi, quand j'ai ensuite dirigé une équipe, après avoir planté ma boîte, je disais à mes équipes, mais surtout si vous faites des bêtises, parlez-en. Et on va regarder ensemble ce qui a foiré, etc. Il y a même un moment où je me suis prise une lubie et je me suis dit, allez, tous les lundis matins, pendant notre meeting d'équipe, on va toutes et tous raconter une erreur qu'on a faite la semaine dernière. Et moi aussi, je me prêtais au jeu, parce qu'en fait, il y a un concept, je ne sais plus qui l'a théorisé, mais qui dit que c'est peut-être même un truc de série, c'est peut-être même pas un vrai concept psychologique, mais qui dit que le meilleur indicateur d'un comportement futur, c'est un comportement passé. Et en fait, les erreurs, elles font partie de patterns qu'on a tous et tous, et qu'on reproduit au fur et à mesure, alors que Alors qu'en fait, à partir du moment où on met le nez dedans et qu'on comprend véritablement ce qui se joue, on a moyen de corriger ces éléments-là pour la suite.
- Speaker #0
Et puis de toute façon, c'est une expérience qui te permet de développer des soft skills. C'est-à-dire que c'est de cette expérience-là que tu as musclé adaptabilité, résilience, peut-être créativité, certainement communication. C'est une opportunité de développer des soft skills. Moi, c'est vrai que j'ai l'habitude d'analyser. de pointer mes réussites parce que j'ai la sensation qu'en tant que femme, principalement, on va souvent voir le négatif, tu vois. Et du coup, moi, c'est vrai que j'ai pris l'habitude de toujours essayer, toutes les semaines, de me dire c'est quoi la réussite de ma journée, c'est quoi la réussite de ma semaine. Et un peu, effectivement, de mettre sous le tapis les choses qui s'étaient moins bien passées. Mais je garde, j'avais noté d'ailleurs à la lecture cette histoire de... de ce prof de maths. Ce que je trouve intéressant également dans ton approche, c'est que tu parles de la posture de l'entrepreneur et de l'importance. J'ai noté, négliger l'entrepreneur, c'est saboter l'entreprise.
- Speaker #1
J'adore cette phrase, je suis trop contente qu'on ait eu l'idée de cette phrase, que j'ai eu l'idée de cette phrase avant l'impression. En fait, il y a eu beaucoup de phrases qui me sont venues après l'impression, et je me suis dit, non, c'est trop tard, c'est fini. Donc celle-là, je suis très contente de l'avoir eue avant que le bouquin parte en impression. Et effectivement, je pense que quand on est entrepreneur et surtout au début, quand on n'a pas 150 000 personnes dans son équipe, notre santé physique mentale est un très bon indicateur de la santé physique mentale de l'entreprise. parce que si nous-mêmes, on ne va pas bien... on court à la catastrophe d'un point de vue chiffres et d'un point de vue business, parce qu'on est la seule à porter tous ces éléments-là. Donc en fait, pour moi, et à l'époque, je ne l'avais pas du tout pris en compte, ou en tout cas, quand j'ai commencé à le prendre en compte, je le prenais vraiment en compte n'importe comment. Mais en fait, pour moi, c'est essentiel de travailler son mental et son physique, et en fait, tous les éléments qui font qu'on est un humain, une humaine. qui peut fonctionner à peu près chaque jour correctement. Et ça, c'est vraiment super important. Et si aujourd'hui, c'est difficile de prendre ce temps-là pour soi et de faire de la place dans le quotidien, dites-vous que c'est un élément business. En fait, dites-vous, pour faire du chiffre d'affaires, il faut que j'aille faire du sport. Si c'est ça la motivation, maintenant, moi, je vais faire du sport sans corréler à mon chiffre d'affaires ou pas, juste parce que j'aime bien faire du sport. Mais en fait, si vous avez besoin d'un driver supplémentaire, dites-vous que... Toute méditation, cohérence cardiaque, sport, ce que vous voulez que vous ferez dans vos journées, ce sera ça de gagné pour votre business.
- Speaker #0
Je trouve ça très intéressant. Et d'ailleurs, il y avait une notion que je ne connaissais pas vraiment avant de lire ton livre, qui est que tu parles de sept types différents de repos. Pour moi, me reposer, c'était tout le temps pareil. Et en lisant ton ouvrage, je me suis rendu compte qu'effectivement, non, il y avait plusieurs types de repos. Et ça, c'était très intéressant à sentir aussi.
- Speaker #1
Ouais, complètement. Et ça, ça a été terrorisé par un docteur.
- Speaker #0
J'ai du mal à faire la différence entre me reposer et rien faire. Parce que moi, je ne peux pas rien faire. Rien faire, c'est mourir, en fait, pour moi. Donc déjà, ça, c'était compliqué. Mais en fait, on peut se reposer en faisant quelque chose.
- Speaker #1
Mais complètement, complètement. Et en fait, il y a vraiment besoin d'ouvrir nos chakras, si je me suis dire, sur la partie repos. Dans le sens où, en fait, quand on a eu des journées très solitaires, aller au resto avec des potes ou faire des jeux de société, c'est du repos. C'est juste que c'est du repos qui vient contrebalancer la solitude qu'on a expérimenté dans son quotidien. Et à l'inverse, peut-être que si on a des journées où on est sursollicité, où on est entouré de monde, on va préférer avoir du repos où on est tout seul. Mais en fait, le repos, ce n'est pas seulement se faire une sieste. Il y a plein de manières de se reposer. En fait, ce qu'il faut aller rechercher, c'est vraiment contrebalancer. les dépenses énergétiques qu'on en donne au quotidien. Et si on est tout le temps au téléphone, peut-être qu'on va avoir besoin d'avoir un petit peu de silence autour de soi. Mais au contraire, si on est dans le silence permanent toute la journée, on va avoir besoin d'un peu d'animation, on va avoir besoin d'avoir cette balance et cet équilibre dans nos journées.
- Speaker #0
Tu dis même à un moment donné que tu étais devenue l'esclave de ton propre projet.
- Speaker #1
Complètement. En fait, je trouve qu'on vante beaucoup la liberté de l'entrepreneur. Et c'est vrai, on a la liberté de faire ce qu'on veut. En fait, très souvent, du coup, on se retrouve à s'enfermer tout seul dans une prison. Et moi, c'est ce qui m'est arrivé. Je me suis conçu une fiche de poste à laquelle je n'aurais jamais candidaté en tant que salarié. Et ça, c'est vraiment... Quand j'en ai pris conscience, en fait, je me suis dit, mais qu'est-ce que t'as fait ? T'avais le pouvoir et la liberté de te designer le job que tu voulais. Et tu t'es mise toute seule dans un truc sur lequel, en tant que salarié, t'aurais claqué la porte au bout de trois jours et demi, quoi.
- Speaker #0
Et est-ce que tu penses qu'il faut carrément se la rédiger, cette fiche de poste ?
- Speaker #1
Mais je pense que ça aide, en fait, et je pense que ça aide dès maintenant. Enfin, si vous êtes déjà entrepreneur, c'est très bien parce que vous allez pouvoir partir de votre fiche de poste actuelle, en fait, de pouvoir écrire tout ce que vous faites. Et peut-être même que vous allez vous rendre compte que ce que vous faites, ce n'est pas du tout ce dont le projet avait besoin, et c'est un autre sujet. Et en fait, si vous êtes en train de designer votre aventure. sur l'entrepreneuriat et que vous êtes vraiment au tout début, écrivez la fiche de poste que vous allez avoir et en vous basant véritablement sur ce dont le projet a besoin. Parce que moi, je n'avais pas du tout anticipé, par exemple, que mon projet, c'était une boutique en ligne de mode éco-responsable. Et en fait, je n'avais pas du tout anticipé que j'allais devoir passer mes journées entières à faire de l'acquisition client sur Internet en faisant des pubs toute la journée, en faisant beaucoup de community management. Et ça, je l'ai vu trop tard. Alors qu'en fait, quand on parle marketplace, N'importe qui. pourra dire non mais en fait, une marketplace, c'est de l'acquisition client. Donc il faut faire de l'acquisition client toute la journée. Et c'est ça le métier principal. Et je m'en étais pas rendu compte.
- Speaker #0
Super intéressant. D'ailleurs, j'ai adoré aussi, à un moment donné, tu parlais du persona, ce fameux persona, cet avatar client, cette espèce de client idéal avec lequel on aimerait travailler. Et toi, tu as créé l'anti-persona.
- Speaker #1
Ouais, alors c'est pas moi qui l'ai créé, je sais pas qui l'a créé d'ailleurs, mais c'est un truc qu'on voit pas mal tourner dans les clubs entrepreneurs, ce genre de choses. Et en fait, je pense que c'est très important de définir les personnes avec lesquelles on veut pas du tout travailler. Déjà pour s'assurer qu'on ne les attire pas dans sa communication, mais aussi un peu comme garde-fou sur, en fait, si je me suis notée que je veux pas travailler avec des personnes qui arrivent en retard. ou qui n'ont aucun respect pour les horaires, ou qui n'ont aucun respect pour mes limites, ou qui n'ont aucun respect pour mon temps, qui me contactent la nuit, etc. En fait, je trouve que le fait de l'avoir écrit comme un garde-fou initial, ça fait qu'on va beaucoup plus facilement repérer les comportements problématiques chez les clients potentiels et qu'on va pouvoir couper la collaboration à partir d'un ou deux red flags. Là où c'est courant, quand on est dans le quotidien, on a tendance à minimiser un peu les problèmes et à toujours un peu douter. Non, mais est-ce que c'est si grave, etc. Et du coup, elle laissait traîner les choses pendant six mois. En fait, si on l'a noté à l'avance et qu'on voit qu'on a un de nos clients qui correspond à 50%, voire 80% de notre anti-persona, on va se dire, OK, non, en fait, je coupe maintenant tout de suite parce que ça, je sais que je ne veux pas l'avoir dans ma vie pro.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Ou alors, il s'ajoute encore plus à ce persona, cet anti-persona que tu t'es créé. J'adore, moi, j'ai un exercice que j'aime pas mal faire parce que je travaille beaucoup avec la modélisation. Donc, je prends des modèles. qui m'inspire quand je dois concrétiser un projet par exemple si vous allez dans l'épisode concernant le jour où j'ai porté la flamme olympique vous allez voir j'explique bien comment je fais des réunions dans ma tête et tout ça où j'invite des personnalités célèbres à venir autour de mon projet mais je les fais aussi l'inverse à dire quel était ce bad self donc cette espèce de mauvais côté mais alors de moi pour le coup qui sur lequel je devais travailler Ou qui, des fois, étaient là aussi pour me protéger. Je parlais tout à l'heure du lapin d'Alice que j'ai un petit peu en bad self, qui a toujours le temps, c'est le temps, mais en même temps, il est tout le temps en retard. Il est tout le temps en retard, il ne supporte pas d'être en retard. Voilà, ce côté bisounours, des fois. Moi, j'ai trouvé très intéressant de venir me questionner, moi, tu vois, sur c'est quoi mes failles, quoi ? C'est quoi mes mauvais côtés de moi ? Et donc, des fois, je le mets en face de moi comme ça et puis je dis non, là, je vais muscler. Je vais arrêter de muscler procrastination et je vais m'activer sur quelque chose. Donc, le bad self, n'hésitez pas. Ça peut être hyper intéressant de venir aussi voir le type d'entrepreneur que vous n'avez pas envie de devenir aussi. Oui, complètement. On peut voir des modes d'entreprenariat ou des façons de faire. sur certaines opérations que vous pouvez voir sur le web ou même en présentiel. On peut parler des vendeurs en boutique ou des choses que vous n'aimez pas. Et vous le notez et vous dire, ça, je n'ai pas envie de devenir cet entrepreneur-là. Je n'ai pas envie de faire ces choix-là.
- Speaker #1
Oui, complètement. Mais c'est marrant, ça rejoint un peu. Je crois que c'est mon chapitre 2 où je parle des failles et tout ça. Mais j'aime beaucoup ton angle aussi. C'est super complémentaire, je trouve.
- Speaker #0
Trop, trop bien. Alors, dis-nous, quelle est pour toi la meilleure raison de venir questionner ces échecs ?
- Speaker #1
Parce qu'en fait, un échec qui n'est pas compris, c'est un échec qui peut continuer à nous embriquiner la nuit à 4h du matin quand on n'arrive pas à dormir. En fait, moi, je pense que vraiment, c'est important de se poser ces questions-là pour extérioriser et pour être sûr qu'on a compris, on sait ce qui relève de notre responsabilité à nous, ce qui relève de causes extérieures. Et on est capable de prendre ses responsabilités, de regarder les choses en face et d'apprendre. Et je pense que c'est la meilleure école de puiser dans ce qu'on a mal fait par le passé. Et je ne dis pas mal fait en mode on est des mauvaises personnes, non pas du tout. C'est normal de faire des choses pas correctement dans sa vie perso, pro, peu importe. Mais en tout cas, ce qui est important, je pense, c'est de regarder et d'analyser ses comportements. et de les améliorer au fur et à mesure.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses, en tout cas, moi, je pense ça, est-ce que tu penses qu'il vaut mieux mal faire que pas faire ?
- Speaker #1
Ah oui, je pense qu'il vaut mieux mal faire que pas faire, clairement. Je ne sais pas si tu es arrivée à ce passage-là, mais il y a un moment, je pense que tu n'en es pas encore là dans le bouquin, en fait, il y a un moment où, pendant deux mois, j'ai travaillé sur mon plan de communication et vraiment, j'étais à fond dessus. Je ne faisais que remplir mon calendrier sur toute l'année qui allait venir, etc., etc. J'étais trop fière. Et à un moment, mon copain de l'époque, donc mari aujourd'hui, rentre à la maison. Il me demande, bon, t'as fait quoi aujourd'hui ? Et moi, je fais, j'ai bossé sur mon plan de communication, mais j'étais trop contente. Et en fait, lui, il s'arrête mes bouches bées. Il me dit, mais ça fait deux mois que tu bosses sur ton plan de communication. Quand est-ce que tu commences à communiquer ? Et donc, évidemment, on se disputait parce que je n'étais pas prête à entendre ça. Mais en fait, il avait raison. En fait, j'étais en train de faire de la procrastination active. en ayant peur de commencer à communiquer, alors qu'en fait, j'aurais dû... J'essayais d'atteindre la perfection qui, de toute façon, n'est pas atteignable, alors qu'en fait, j'aurais dû clairement commencer à communiquer et être dans l'action, même si c'était mal fait, c'est pas grave, au moins, c'était fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est-à-dire que tu testais des trucs, au moins. Tu pouvais réajuster derrière. C'est-à-dire qu'au moins, tu testes un truc imparfait, mais au moins, t'as testé un truc, quoi. Et ça t'évite, effectivement, de passer deux mois où je repense à ton site web. Là, tu nous déconseilles grandement dans le livre de coder nous-mêmes notre site web de A à Z.
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Moi, ça ne m'était pas passé par l'idée, mais j'avoue que je vois un peu l'idée de ces personnes, moi qui accompagne des fois des jeunes entrepreneuses, de ces personnes qui disent « Moi, je me lancerai quand mon site web sera fait, quand j'aurai un logo, quand tout sera, que ma formation en ligne sera. » complètement tournée, mise en ligne et tout. Et qui finalement, trois ans après, il n'y a toujours rien. Il n'y a toujours rien parce qu'il faut toujours que ce soit un peu plus, un peu plus, un peu plus. Et finalement, moi j'avoue, je préfère faire des trucs. Tant pis s'il y a des fautes d'orthographe dans le poste. Bon, la prochaine fois, on corrigera ça. Voilà, bon. Puis on teste, on essaye. Et c'est là aussi qu'on sent ce qu'on aime faire, tu vois. Et que, ouais. En tout cas, je suis complètement alignée avec ce que tu écris, franchement. Je trouve génial que tu nous offres cette pépite de gain de temps pour certains entrepreneurs qui se lancent. Là, c'est vrai que moi, je suis sur une partie qui me concerne un peu moins, où tu parles de tout ce qui est de s'associer, de déléguer, toutes ces choses-là. Moi, comme j'avais choisi tout de suite l'auto-entreprise et la micro-entreprise, c'est vrai que c'est le genre de choses que je ne me suis pas du tout confrontée, mais je trouve ça hyper intéressant. questionnements que tu poses pour que les gens puissent éviter de peut-être faire tes erreurs ou alors les faces en se disant au moins je l'ai testé par moi-même complètement,
- Speaker #1
mais de toute façon une exécution imparfaite battra toujours pas d'exécution,
- Speaker #0
ça c'est sûr aujourd'hui quels sont tes prochains projets, vers quoi est-ce que tu vas pour cette année ?
- Speaker #1
je sais pas, c'est une grande question c'est vraiment le flou artistique en ce moment Là, je suis concentrée sur la promotion de mon bouquin. Parce qu'au moment où nous tournons cet épisode, il est sorti depuis pas très longtemps. Il est sorti depuis... Il y a presque un mois, mon bébé !
- Speaker #0
Trop mignon !
- Speaker #1
Et donc là, j'ai encore quelques semaines où je suis vraiment focus sur la promotion. Ensuite, il va falloir que je me pose pour réfléchir à la suite. Qu'est-ce que je fais du reste de ma vie ? Je sais que j'ai déjà quelques cours qui sont prévus pour le semestre prochain parce que je donne cours en école de commerce. Donc du coup, j'ai quelques cours qui sont prévus. Et après, on verra. On verra si j'écris un autre livre ou pas. Si je relance une activité entrepreneuriale ou pas. Vraiment, tout est ouvert. On verra.
- Speaker #0
Oh, trop bien ! Écoute, moi, j'adore. En tout cas, c'est un beau projet. Tu as mis combien de temps à écrire ce livre ?
- Speaker #1
Alors, en fait, j'avais commencé l'écriture deux semaines après avoir fermé la boîte, mais pas vraiment en mode « je vais écrire un livre » , c'était plus pour extérioriser, parce que j'avais besoin d'extérioriser et de guérir, en fait. Mais j'avais arrêté très vite à ce moment-là, parce qu'ensuite, la vie m'a rattrapée. Je me suis lancée dans 12 000 autres projets, et du coup, je n'avais plus trop besoin d'extérioriser. C'est bon, j'étais passée à autre chose. Et donc, en fait, j'ai repris l'écriture six ans après, en novembre 2025. Et en fait, là, j'ai étalé ma phase d'écriture sur six semaines. En fait, moi, je déteste les projets longs. Donc, c'est un peu ça qu'on disait tout à l'heure sur il faut se connaître et savoir un peu ce qui nous convient dans notre vie d'entrepreneur, etc. Moi, j'ai vraiment besoin que les choses aillent vite. Et en fait, je savais que si je me laissais un délai de trois mois, six mois, ça allait me saouler. J'allais procrastiner tout le temps. Je n'allais jamais le faire. Donc, en fait, je me suis... terminé une mission freelance et ensuite j'ai fait de la place et j'en ai pas repris d'autres parce que je me suis dit là il faut que vraiment t'aies six semaines où t'es focus sur ton bouquin initialement j'avais prévu quatre semaines même mais en fait il y a eu deux semaines au milieu où j'ai vraiment très très peu écrit parce que j'étais dans des montagnes russes émotionnelles et donc j'étais très fatiguée et je faisais plutôt que pleurer et faire des siestes au milieu et donc en fait ça a fait que ça s'est étalé sur six semaines Et ensuite, la partie réécriture et correction, elle a aussi duré six semaines. Par contre, cette partie-là a été horrible. C'était vraiment pas du tout ma partie préférée. Et cette partie-là, je l'ai faite... Alors, c'était à la fois très court et très long. Moi, j'ai l'impression que ça a duré trois mois, cette partie-là. J'en pouvais plus. Mais aussi parce que, je ne sais pas, je pense que mon système a pété un câble et je me suis mise à écrire la nuit, à corriger la nuit. Alors que normalement, je ne fais pas du tout ça dans ma vie professionnelle. Mais là, je ne sais pas, j'avais l'inspiration à 2h du matin. Donc en fait, j'ai écouté mon système. Je me suis dit, ok, si tu as besoin de travailler à 2h du matin, travaille à 2h du matin. Par contre, le lendemain, je ne travaillais pas. J'avais travaillé la nuit.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que c'est vraiment... Moi, je suis sur la co-écriture, donc c'est encore différent parce que du coup, nous, on est entre 6 et 10 à écrire un ouvrage. Donc tu as cette première phase où tu écris tout seul. Et cette deuxième phase où tu corriges ta partie et celles autres et t'intègres les feedbacks des autres sur l'écriture. Et c'est vrai que c'est vraiment particulier, ça. Cette espèce de moment où, à partir de quel moment je lâche le bébé et je considère que là, c'est fini. Sur ce troisième livre, je dois te dire que cette journée, c'est aujourd'hui. Il s'avère que le collègue a validé l'export pour l'envoyer à l'éditeur ce matin. Et pour le coup, moi, je fais un exercice que les gens qui écoutent le podcast ont déjà entendu plein de fois. qui est l'exercice du Daruma. C'est un petit personnage japonais. Ce sont des petits personnages où tu mets un œil quand tu commences un projet et où tu mets le deuxième quand tu juges que le projet est atteint. C'est vrai que des fois, j'aime bien avoir mes petits Daruma devant moi et me dire maintenant je me focus sur celui-là. C'est à lui que je donne à manger. C'est à lui que je donne de l'énergie et du soin parce que sinon il n'avancera pas. Je me rends compte qu'il y a certains Daruma qui... qui sont en décrépitude ici. J'adore,
- Speaker #1
c'est trop bien.
- Speaker #0
Il y a un Daruma faire un kimono en crochet. Je te promets, il est là depuis le 28 mai 2025. Écoute,
- Speaker #1
j'ai acheté un petit truc, un petit renard en crochet à faire à ma nièce. Initialement, c'était censé être un cadeau de naissance. Là, elle a un an et demi. Et je pense que j'ai fait trois lignes de crochet. Je ne sais même pas comment ça s'appelle. Je ne sais pas faire du crochet. Donc, vraiment,
- Speaker #0
c'était un projet catastrophique d'avance.
- Speaker #1
Mais voilà, je me dis, si elle l'a avancé 5 ans, c'est...
- Speaker #0
C'est ça. Elle pourra le mettre dans sa petite poussette ou dans son petit caddie pour aller promener son renard un jour.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Franchement, je trouve ça génial. Est-ce qu'on pourrait proposer quelque chose de pratico-pratique aux auditeurs qui écoutent aujourd'hui ? Un truc qu'ils peuvent faire tout de suite pour sentir cette histoire de... revenir sur nos erreurs ?
- Speaker #1
Je pense qu'ils pourraient prendre une facette de leur vie, ça peut être ce qu'ils veulent, les histoires d'amour, les histoires d'amitié, le travail, vraiment ce que vous voulez, et analyser, faire la liste des erreurs qui ont été faites, mais pas dans une optique de « je vais me bâcher » , mais vraiment dans une optique de « j'essaye de déceler est-ce qu'il y a des patterns, est-ce qu'il y a des choses que je fais ? » à chaque fois. Et si oui, bon bah j'accepte, je me bâche pas, je culpabilise pas, je me dis vraiment oh waouh, c'est une très bonne prise de conscience parce que ça veut dire que pour tout le reste de ma vie, je vais avoir la possibilité de corriger cette erreur-là et d'avoir un autre comportement. Et du coup ensuite, d'écrire dans une... Vous pouvez faire sur un tableau et du coup d'un côté il y a les erreurs qui sont en question, et de l'autre côté les comportements qu'on souhaiterait plutôt avoir. Et ça, je pense que c'est un super exercice qui peut vraiment vous faire gagner des années suivant les... les projets ou les éléments que vous avez choisis d'analyser et qui peuvent vous faire sortir de patterns qui vous ont fait du mal pendant toute votre vie passée. Oui,
- Speaker #0
je trouve ça génial. Et tu nous conseilles de le faire comment ? Est-ce que c'est plutôt sur ordinateur ? Est-ce que c'est plutôt à la main ? Où est-ce qu'on met ça ?
- Speaker #1
Je pense que ça dépend un peu des affinités de chacun et chacune. Moi, typiquement, c'est quelque chose que j'aimerais beaucoup plus faire sur un carnet parce que je suis une très grosse adepte du bullet journal. plein de petits carnets, j'adore. J'en ai partout aussi. Génial. Est-ce que tu as un carnet dédié par Elea Chose ?
- Speaker #0
Alors, oui et non. J'en ai un qui est vraiment où j'écris tout. Donc, en haut de page, j'écris le thème du sujet. Et après, j'en ai un qui est vraiment plus pour la créativité, où là, je vais venir faire des pages, je vais écrire des choses, plus vraiment introspectif, où là, je vais venir mettre des couleurs, je vais venir faire des collages. Donc, ça, c'est un autre. Et après, j'en ai des spécifiques. J'en ai un sur le podcast. J'en ai un sur certaines formations que j'ai en ligne. Et après, j'en ai un pour tout ce qui est l'accompagnement de mes enfants à l'école, les réunions de parents d'élèves, les trucs comme ça. J'en avais marre d'avoir des feuilles de partout. Donc du coup, maintenant, j'ai un carnet rien que pour ça. Mais en ce moment, j'ai mon carnet blanc où je mets un petit peu tout.
- Speaker #1
Génial.
- Speaker #0
Mais un carnet d'échecs, ce serait intéressant. Tu les compiles tous au même endroit.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut vraiment faire attention à ce que ça ne tombe pas dans la culpabilité et dans l'auto-bashing. Oui, on fait la liste, mais par contre, on fait la liste pour à la fois se décharger et les sortir de notre tête, et aussi pour en tirer des apprentissages et pour se dire, la prochaine fois, je ne ferai pas comme ça parce que sinon, ça peut trop vite tomber dans le « ma vie est nulle, je suis vraiment nulle, quelle mauvaise personne, etc. » Et ça, ce n'est pas du tout le but.
- Speaker #0
Oui, ce n'est pas constructif. Je ne sais plus ce qui s'est passé dans notre maison. Et puis, mon conjoint, il me dit, « Oh, mais qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que tu as fait ? » En gros, j'avais fait une erreur. Je lui dis, « Mais bien sûr, c'était mon unique objectif de la journée, de saboter ce truc-là, d'abîmer cet objet, de le casser, de le faire tomber. Mais oui, j'ai mis en place tout un plan toute la journée, juste pour le casser. » Ben non, voilà, c'est comme ça, c'est arrivé, c'est tout, quoi. Ce n'est pas grave, la terre tourne, on est tous en bonne santé, tout va bien, voilà. Je pense que tant que le projet, il ne vous met pas en... en danger dans votre vie personnelle, vous avez des choses à y apprendre. Après, c'est plus ou moins douloureux, donc voilà, on y va tranquille.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et si comme toi, il faut plusieurs années pour digérer certains projets avant d'en faire un livre, et si même jamais vous avez envie de le publier, vos échecs, ne le faites pas, mais écrivez-le pour vous. Oui,
- Speaker #1
exactement. Au début, je l'ai surtout écrit pour moi. Et en fait, c'est marrant parce que ça s'est vraiment vu à la différence entre... ce que j'avais écrit à l'époque qui était vraiment très émotionnel et très dans une logique de je me débarrasse, j'ai besoin d'extérioriser versus la version finale actuelle du bouquin où en fait quand j'ai repris l'écriture en novembre-décembre dernier c'était vraiment dans une optique d'être utile et en fait avec toute l'expérience que j'avais eue en tant que mentor parce qu'après j'ai mentoré une centaine d'entrepreneurs et j'ai beaucoup bossé dans un organisme de formation dédié à des entrepreneurs qui s'appelle Live Mentor et donc en fait tout ce background là m'a donné aussi le recul nécessaire pour venir affiner mes apprentissages.
- Speaker #0
Ouais, trop bien. Mais écoute, en tout cas, Justine, je pense que là, les gens, ils ont compris déjà une chose, qu'ils vont pouvoir aller acheter ton livre pour le lire tranquillement cet été au bord de la piscine, dans leur transat, dans leur lit, que sais-je. Je pense déjà ça, ce serait génial. Et puis, analysons nos échecs et pourquoi pas d'ailleurs en parler. Parlez-en autour de vous, parlez-en sur les réseaux sociaux, vous allez voir, vous n'êtes... pas seul.
- Speaker #1
Clairement. Vous allez vite vous rendre compte que... 5 personnes qui ont déjà fait la même chose.
- Speaker #0
Voilà, et vous allez vous rendre compte qu'en plus, si vous l'aviez partagé, vous auriez pu éviter à quelqu'un de la faire derrière vous, cette erreur. Donc, c'est un cadeau que vous faites en fait. Cet échec que vous faites aujourd'hui est un cadeau pour les autres demain, je pense.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord.
- Speaker #0
Merci beaucoup Justine.
- Speaker #1
Merci beaucoup Morgane.
- Speaker #0
A très bientôt.
- Speaker #1
A bientôt, bonne journée.
- Speaker #0
Au revoir. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve dans 15 jours. Si cet épisode t'a plu, je serais ravie de lire ton commentaire et de voir ton like. Toi aussi, tu peux faire rayonner les soft skills en partageant cet épisode. Et pour continuer à les explorer, tu peux t'abonner à cette chaîne ou me retrouver sur tous mes réseaux sociaux sous le nom Morgane Ansperger ou Morgane Facilitation. Je te souhaite une très belle journée. A très vite !