- Speaker #0
Bonjour et bienvenue, je suis ravie de t'accueillir sur Exploration Soft Skills. Je suis Morgane hornsperger, je suis une entrepreneuse créative depuis 2020. Je vais recevoir ici des invités inspirants qui tous les 15 jours vont partager leur histoire. Toi, je t'invite à faire comme mes invités, un petit pas vers de nouvelles habitudes pour un grand pas qui va développer des Soft Skills. Très bonne écoute ! Bonjour, bienvenue à toutes et à tous. Aujourd'hui, je suis absolument ravie de vous présenter Lydie. Alors Lydie, elle s'appelle Lydie Mutumalaya. Et Lydie, elle est, moi je dirais, une experte, parce que j'aime bien faire intervenir des experts, des gens en tout cas que je trouve experts, dans le domaine de la musique. Et j'ai cru comprendre que tu jouais du violon, Lydie. Est-ce que c'est ça ?
- Speaker #1
Oui. Bonjour, bonjour à tous. Effectivement, je joue du violon, je suis violoniste depuis l'âge de 7 ans, mais j'en ai fait ma profession.
- Speaker #0
Oh bah déjà rien que ça, je trouve ça extraordinaire. Tu sais, j'aime bien interviewer des gens qui sont dans des domaines que je maîtrise et d'autres dans des domaines que je ne maîtrise pas du tout. Et pour le coup, la musique, c'est vraiment un domaine que je ne maîtrise pas du tout. Le seul instrument que je maîtrise à peu près, c'est le kazoo.
- Speaker #1
Ah oui ? Ok.
- Speaker #0
Voilà. J'ai découvert le kazoo cette année et c'est le seul instrument que je maîtrise. Bien que j'ai un piano à la maison, il n'y a que mon conjoint qui joue du piano. Je ne maîtrise pas.
- Speaker #1
Je ne m'attendais pas à ça.
- Speaker #0
Mais par contre, sache que j'ai travaillé dans un lycée où j'accompagnais des élèves en situation de handicap. Et j'ai eu la chance d'avoir un élève déficient visuel qui était en section musicale. Et donc, du coup, je recopie très, très bien la musique. Mais je ne lis pas les notes.
- Speaker #1
Ah, c'est particulier !
- Speaker #0
Voilà, c'est-à-dire que je sais très bien recopier les partitions, tout ça, mais je ne maîtrise pas les notes. Et je trouve ça d'autant plus impressionnant, les gens qui maîtrisent la musique, qui font de la musique. Donc je suis vraiment hyper contente qu'on parle musique aujourd'hui ensemble.
- Speaker #1
Très bien, moi je suis ravie. Et de dessins aussi, de peintures, de visuels.
- Speaker #0
Bien sûr, parce qu'en plus, c'est ça, tu as dit le visuel, parce qu'on s'est rencontrés sur le sommet des décoincés du crayon de Nicolas Verdot. j'ai pu... J'ai pu entrer en contact avec toi, je ne te connaissais pas du tout et j'ai trouvé ça fabuleux, l'idée de mélanger le visuel et l'auditif et tout ça au cœur du cerveau. Parce que je pense que toi et moi, on a le cerveau en commun. C'est-à-dire que moi, ma devise, c'est faire plaisir à mon cerveau. Et je pense que vu ton logo, il y a un lien aussi avec la musique et le cerveau, je pense.
- Speaker #1
Effectivement, oui.
- Speaker #0
Dis-moi, comment est-ce que tu es arrivée dans la musique ? Comment c'est arrivé à toi ?
- Speaker #1
La musique, déjà, c'est depuis toute petite, puisque ma mère m'avait inscrite au conservatoire, au piano à la base. À la fin de l'année, au conservatoire, il y a toujours un grand spectacle avec tous les élèves qui jouent d'un instrument de musique ou dans un orchestre. Et moi, j'ai joué mon morceau de piano. Et pour faire court, à la fin de ce spectacle, il y avait le grand orchestre à cordes qui est venu et qui a joué. Et moi, assise à côté de ma mère, j'avais 6 ans, je lui ai dit « Maman, je veux faire ça » à la place. Je ne savais pas encore le nom, mais je lui ai dit « Je veux faire ça » . Et donc du coup, c'est ça, c'est le violon. Et à la rentrée d'après, elle m'a inscrite au violon. Et je n'ai pas arrêté. J'ai gardé le violon.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, tu ne maîtrises que le violon ou tu fais d'autres instruments dans ton activité ?
- Speaker #1
Je fais aussi un peu de piano. J'ai gardé quand même le piano. Et puis... Voilà, dans mes activités, j'utilise surtout le violon, bien sûr.
- Speaker #0
Ok. Et tu fais que de l'instrumental ou aussi tu chantes ?
- Speaker #1
Je chante, puisque c'est vrai que j'ai la chance de chanter aussi dans mes interventions. C'est assez... Je vais l'expliquer peut-être aussi, mais je chante aussi pas mal dans mes animations musicales, parce que j'en fais beaucoup, mais toujours avec le violon, voilà.
- Speaker #0
Donc, tu arrives à chanter et jouer en même temps ?
- Speaker #1
Alors, pas en même temps ! Quoique, parfois ça m'arrive. Mais dans les ateliers, surtout avec les personnes fragiles, là, il m'arrive, tout le temps d'ailleurs, de chanter les refrains, les couplets des chansons que je vais jouer ensuite.
- Speaker #0
Waouh, je trouve ça fabuleux. Déjà, j'ai cru comprendre que le violon, ce n'était pas un instrument facile à aborder en plus. C'est vraiment extraordinaire, je trouve ça. Et comment est-ce que le dessin est arrivé dans ta vie ?
- Speaker #1
Le dessin, j'ai toujours dessiné parce que j'ai retrouvé des dessins que j'avais faits quand j'avais une dizaine d'années. Et déjà là, je m'amusais à recopier des pochettes de livres que j'aimais bien. Et par la suite, bien plus tard, je me suis mise à faire des portraits. Des portraits de mes amis que je trouvais bien sur les réseaux sociaux en fait. Je les refaisais, mais vraiment en mémoire photographique. Enfin, pas mémoire, mais vraiment de façon photographique. Ils aimaient bien. Ils m'ont dit « Tu devrais en faire quelque chose parce que j'ai réussi, c'est pas mal. » Alors j'ai creusé là-dedans et puis c'est vrai que je me suis découvert que je savais dessiner, je savais être assez assertive avec les couleurs et j'ai continué là-dedans. Donc c'est vraiment une expérience toute bête qui m'a appris que j'avais cette faculté de savoir dessiner.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses qu'il y a des choses similaires dans l'approche que tu as de la musique et dans l'approche que tu as du dessin ?
- Speaker #1
La musique et le dessin sont quand même très liés. Alors je vais peut-être partir un peu loin. Mais c'est vrai que lorsqu'on... J'ai déjà composé une musique. Et lorsqu'on doit composer une musique, on doit également imaginer, bien sûr, des scènes derrière. Qu'est-ce qu'on veut raconter dans la musique, en fait. Et là, on cherche les bonnes tonalités, les bons phrasés, le bon rythme. Et donc... Ça, on peut l'extrapoler aussi, version dessin, parce qu'en dessin, on compose aussi son dessin ou sa peinture. On choisit les couleurs. Il faut raconter quelque chose. Donc forcément, on va mettre des protagonistes ou alors de la nature morte ou la nature tout court dedans. Puis on agence aussi une histoire derrière. Donc oui, les deux sont vraiment liés.
- Speaker #0
Oui, j'avais travaillé pas mal à un moment donné sur la vie de Mozart et j'avais essayé de voir comment ça fonctionnait dans sa tête, Mozart. J'avais trouvé ça hyper intéressant comment lui travaillait beaucoup en synesthésie. Donc l'idée de mélanger plusieurs sens pour composer ou pour avoir des idées. Et ça, je me suis dit, ah ça je le prends. Donc moi, j'ai gardé ça.
- Speaker #1
La synesthésie, c'est tout à fait ça. Il y a des peintres aussi, comme Kandinsky, qui eux étaient vraiment mélomanes, mais Kandinsky avait cette particularité d'être synesthète. Donc lui, c'était tout naturel chez lui, il voyait la musique en couleurs. Et il a peint ce qu'il voyait, comme ça que ces tableaux sont devenus aussi célèbres. Et il a décidé les formes, les couleurs, les traits, tout ce qui lui venait devant son image mentale, son imagerie mentale. Donc vraiment Kandinsky, c'est pour moi une référence en matière de synesthésie.
- Speaker #0
Ah, j'adore. Bah écoute, maintenant je vais me creuser, je vais creuser sur Skandinsky. Parce que je l'aime beaucoup, j'aime beaucoup aussi l'art. Et du coup, si on parle soft skills, est-ce que tu sais un petit peu ce que sont les soft skills ?
- Speaker #1
Oui. Alors, avant que tu me contactes, c'est vrai, je ne savais pas grand-chose dessus. Mais je me suis renseignée. Parce qu'au final, c'est quelque chose de commun. Mais je ne savais pas que ça portait ce nom-là, en fait.
- Speaker #0
Tout à fait. Moi, je dis souvent que les gens sont des Monsieur Jourdain. de la soft skills c'est à dire qu'il pratique la créativité, l'audace l'organisation sans même savoir que c'est une soft skills en fait finalement on a toutes ces soft skills en nous en fait on les développe naturellement mais c'est vrai qu'on a mis un nom là dessus et ce qui m'intéresse moi ce serait de savoir quelles sont les soft skills que l'on développe à ton avis lorsque l'on pratique la musique alors
- Speaker #1
Lorsqu'on pratique la musique, déjà pour ma part en tant que musicienne, en tant que violoniste, ça donne une qualité d'écoute. Parce qu'il faut savoir repérer les fausses notes, réajuster. Donc ça développe la tension. La tension par rapport à ce qu'on fait, mais la tension aussi, on peut dire à l'autre si on extrapole. Ça permet aussi d'avoir une certaine gestion du stress. Parce qu'on doit apprendre... toujours à ne pas s'énerver, par exemple, quand on n'y arrive pas. Ça aussi, on l'extrapole dans le milieu du travail ou ailleurs, il faut savoir gérer son stress. Bien sûr. Les échéances d'examens aussi, ou de représentations que je peux avoir, là, je dois gérer aussi le stress. Je dois gérer tous les imprévus, etc. Donc, on peut dire aussi gestion du stress.
- Speaker #0
Je trouve qu'il y a une certaine résilience dans ce que tu dis, c'est-à-dire... rebondir sur les échecs, ne pas s'apesantir dessus. Et travailler cette espèce de pugnacité, de force de volonté, quoi. De s'entraîner, s'entraîner.
- Speaker #1
Surtout que l'ulon est un instrument vraiment exigeant. Donc, je ne sais pas si c'est une catégorie soft skills, mais ça donne vraiment de la persévérance aussi.
- Speaker #0
Ah oui, clairement.
- Speaker #1
En plus de donner de la créativité, ça, ça va. Ah bah bien sûr, créativité.
- Speaker #0
On l'ajoute, créativité. Moi, je trouve que c'est vrai.
- Speaker #1
Et en plus, esprit d'équipe aussi, on peut dire. C'est bon. si on joue avec un orchestre ou d'autres instrumentistes, pareil, là, il faut jouer ensemble. Et j'ai même écrit un article sur le sujet qu'on peut dire que la société, ou alors en entreprise, c'est comme aussi un orchestre, où là, il y a le chef d'orchestre, comme un PDG, il y a tous les pupitres, c'est-à-dire d'instruments, donc violon 1, violon 2, violoncelle, alto, contrebasse. Ça, on peut dire que c'est les différents pôles d'une société. Communication, finance, marketing, etc. Mais tous travaillent ensemble, jouent une mélodie, et doivent s'accorder.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Voilà, être sur la même longueur d'onde, attendre que l'autre ait fini de jouer, attendre que l'autre ait fini de parler, par exemple, dans une réunion. Voilà, ça donne cette gymnastique sociale aussi, de pouvoir jouer, avoir le privilège de jouer en orchestre.
- Speaker #0
Puis finalement, je trouve qu'un morceau, il est encore plus sublimé quand il y a un instrument et un autre. C'est très beau, juste un seul instrument, mais c'est encore plus riche de fonctionner ensemble. Et c'est vrai que ça, c'est vraiment comme ça. C'est une belle métaphore de comment on fonctionne en entreprise ou en famille, en groupe, en fait, globalement. Oui,
- Speaker #1
parce que même ça apprend à s'écouter. On apprend à s'écouter les uns les autres. Ça crée du lien aussi. Parce que comme on n'est pas tout seul, forcément, on discute. C'est un bien-être aussi émotionnel. Il y en a beaucoup de parallèles, effectivement.
- Speaker #0
Je trouve ça très intéressant. Et au-delà de ça, je trouve que, tu sais, la musique, il y a quelque chose qui se passe quand on écoute. Alors moi, je ne peux pas parler de pratiquer parce que je ne pratique pas. Le kazoo n'est pas, à mon avis, une discipline académique. Mais il y a une certaine... détente qui s'opère, il y a une certaine émotion qui se crée. Je trouve la musique elle véhicule des choses hyper intéressantes en fait.
- Speaker #1
Oui, la musique est vecteur d'émotions et vecteur de sentiments en même temps et d'ailleurs quand on joue ensemble on a une synchronisation comportementale, c'est à dire que les coeurs ils battent à l'unisson. Mine de rien dans une salle de concert, tout le monde écoute la même chose, donc on a cette idéologie ensemble de pouvoir s'accorder ensemble sur cette écoute là. La musique c'est vecteur d'émotion, c'est sûr, parce qu'on a la possibilité d'y mettre l'interprétation musicale aussi dedans. Comment on fait une interprétation musicale ? On pense à quelque chose, par exemple sur du Vivaldi, je vais penser à l'été de Vivaldi. Ok, qu'est-ce qu'il voit que l'été ? Ça évoque la chaleur, ça évoque peut-être l'arrincement, la pénibilité, parce qu'à un moment donné, il fait très très chaud dans le Vivaldi, c'est vraiment ça que ça dit. Donc émotionnellement, il faut que je ressente aussi cet étouffement, cette lourdeur, pour pouvoir l'intégrer et l'exprimer sur le violon. Même par les gestes, parce que c'est aussi du visuel, être violoniste, parce qu'il y a aussi l'attitude qui est là, mais aussi les intentions qu'on met sur son violon. et qui peuvent paraître lourds, paraître ronds. Je parle du Vivaldi pour cette catégorie. Si c'est un morceau très vivant, par exemple, là, on va y mettre peut-être aussi plus de joie. Donc déjà, physiquement, ça va se voir. Et puis dans le jeu, on va faire plus de piquets, plus d'envolées, plus d'aigus. Ça va être comme ça qu'on va matérialiser sur l'instrument.
- Speaker #0
Et donc, ça se joue sur l'entièreté de ton corps lorsque tu joues du violon, en fait ?
- Speaker #1
Tout à fait. Même que nos pieds doivent être bien ancrés dans le sol, ça doit être aussi flexible, un peu comme dans les transports en commun pour ne pas tomber, les genoux toujours bien flexibles pour pouvoir ressentir aussi les mouvements et mieux transférer cela aux auditeurs.
- Speaker #0
Ça c'est très intéressant parce que dans la vie de tous les jours, c'est vraiment une attitude hyper intéressante, c'est-à-dire qu'on a cette espèce d'agilité qui fait qu'on est en tension et en même temps cette souplesse qui fait qu'on épouse le rythme. de la vie en fait, moi je trouve ça hyper intéressant. Ça me fait penser à mon petit Daruma qui est un petit culbuto là, qui accepte les chocs mais revient toujours. Dans sa position, tu vois.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Si tu as l'occasion d'aller voir mon intervention dans les déconcés du crayon, tu pourras voir mon Daruma en action. Je trouve ça hyper riche. J'ai vu dans l'intervention que tu as faite, l'utilisation d'un mot que je trouve très intéressant, qui était ce terme de pensée musicale visuelle.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Alors, raconte-nous ce que c'est la pensée musicale visuelle.
- Speaker #1
Un terme que j'ai créé cette année, récemment, la pensée musicale visuelle, il faut regarder une boucle, une boucle créative vivante, où en haut on a la musique, puis après on tourne sur la droite et on a l'imagination, puis après on retourne sur la gauche et puis on a le dessin. Donc la pensée musicale visuelle, elle part de la musique qui inspire des images. mentale, des scènes, ça peut être des objets, des couleurs, des structures, des traits. Et ça, c'est dans la catégorie imagination. Puis ensuite, on va chercher à dessiner ce qui est arrivé dans notre imagination. Donc, c'est une méthode qui consiste à d'abord écouter, mais une écoute active et consciente de ce qui se passe déjà. pour pouvoir imaginer et ensuite dessiner ce qu'on a imaginé. Ça peut être dessiné vraiment au détail, mais ça peut être dessiné aussi justement comme en facilitation visuelle et en sketchnote, c'est-à-dire avec des pictogrammes, des personnages simplifiés, des onomatopées, et puis l'utilisation de couleurs aussi de ce qu'on a vu. Et ensuite réagencer tout cela en fresque visuelle. Voilà de quoi il s'agit. Et ça, ce procédé, il est forcément pour les facilitateurs graphiques, mais aussi pour les artistes qui cherchent à avoir plus de créativité. C'est aussi pour les musiciens qui veulent travailler leur interprétation. Donc, qu'est-ce que me fait la musique ? Ok, j'ai entendu ça, par exemple, la vivacité, l'incertitude, la joie. Ok, comment je vais le matérialiser ? Et là, j'ai créé la méthode en ton noir, c'est-à-dire que, ok, on part de ces mots-là, on les ressent. et puis ensuite pour produire une scène, un pictogramme. Et donc, c'est pour aussi les formateurs. C'est vraiment une méthode qui permet de booster sa créativité, l'attention, mais tout cela dans le but de dessiner, de rendre visible ce qu'on a imaginé.
- Speaker #0
Et donc, on part toujours de là, parce que tu parlais d'une boucle. Mais là, le point de départ de la boucle, c'est toujours la musique.
- Speaker #1
Toujours la musique, puisque ce n'est pas vraiment que... que je me suis fixée. Après, cette boucle, elle est intéressante parce qu'elle peut se prendre aussi, c'est vrai, dans n'importe quel sens. Je vais l'expliquer plus tard. Mais là, c'est vraiment une boucle qui se prend d'abord par la musique puisque c'est la musique qui provoque l'imagination. Parce qu'on doit imaginer sur quoi ? Eh bien, sur la musique, qui est vecteur, comme on l'a dit tout à l'heure, d'émotions, mais aussi d'imagerie mentale. Et ça, ce sont les neurosciences qui nous le prouvent, que quand on écoute de la musique, il se passe... ça provoque en tout cas des scènes, ça provoque des sensations, on voit des couleurs, comme la synesthésie avec Kandinsky ou même Mozart, voilà. Et ensuite on passe à l'imagination forcément, et ensuite au dessin. Mais c'est vrai qu'on peut aller aussi dans l'autre sens, il y avait, bon je l'ai cité Vivaldi par exemple, ou même les compositeurs de musique de film, eux ils partent de l'image, d'abord du dessin. Parfois, ce sont des storyboards avant même que le film soit fait. Ou soit, c'est carrément le film qu'ils ont devant les yeux, donc de l'image. Et après, il va passer par l'imagination pour remonter ensuite vers la musique. Donc, ça peut se prendre dans l'autre sens aussi.
- Speaker #0
Je trouve ça super intéressant. Je sais que j'avais essayé d'initier mes enfants. J'ai toujours emmené mes enfants beaucoup dans les musées. Et même globalement, dans toute forme artistique confondue. Et c'est vrai que souvent, t'emmènes un enfant de 4 ans devant un tableau, ça peut être un peu compliqué. Mais de se dire, est-ce que t'entends un bruit ? Est-ce que ça te fait penser à quelque chose ? Quelle est l'histoire que t'as envie d'imaginer ? Je trouve ça extrêmement intéressant d'aller plus loin que juste l'œuvre artistique ou l'œuvre musicale, de tout lier. Je trouve ça très riche, ta proposition en tout cas. de lier tout ça.
- Speaker #1
Ça complète en fait la musique, complète le dessin, complète l'imagination, puis ça booste même la mémoire en fait, parce que ressentir les choses émotionnellement fait retenir les choses plus facilement. Souvent, on ne se souvient pas de quelque chose qu'on a fait avant. Pourquoi ? C'est parce qu'il n'y avait pas l'émotion dedans. C'était neutre. Par contre, si quelque chose nous a marqué négativement ou positivement, si on a été blessé ou si on a eu la meilleure nouvelle de sa vie, on va se souvenir de cela parce qu'il y a eu une certaine émotion qui a été associée à cela.
- Speaker #0
Souvent, les gens me parlent de la musique de leur mariage, la première danse qu'ils ont fait lors de leur mariage, quand ils l'entendent à la radio et tout ça, ça fait... Ça fait des choses, ce genre d'ancrage hyper puissant. Je trouve ça hyper intéressant. Ça me fait penser à ma deuxième fille qui prépare, tu sais, le sujet du brevet. Et donc, elle a choisi la liberté guidant le peuple. Et il y a une semaine, on s'est interrogé sur les matières qui étaient associées à ce tableau. Et du coup, on a hésité à ajouter la musique. Et finalement, on ne l'a pas fait. Mais je me demande si on n'aurait peut-être pas dû parce que... Finalement, quand on regarde ce tableau, qui est un tableau de barricade, qui est un tableau très révolutionnaire, je trouve qu'il y a quand même quelque chose qu'on sent, qu'on entend dans ce tableau. On n'a pas osé mettre musique directement dans les matières connexes, mais on aurait peut-être pu.
- Speaker #1
D'ailleurs, ça me fait penser à ce programme. qui est actuellement, alors c'est dans le 95 si je crois bien, oui c'est ça, à l'école maintenant, tous les enfants du 95, donc du Val d'Oise, ont un violon, on leur fait des cours de violon. Pourquoi ? Parce que pendant 5 ans, ils ont analysé l'évolution, la progression des enfants par rapport justement à leur apprentissage scolaire. Voilà, et c'est tout récent, ils ont sorti les résultats d'études récemment, Donc... grâce à la pratique instrumentale régulière, et là c'était des violons, un violon dans mon école, ça s'appelle le programme, un violon dans mon école de la Fondation Vareille. Il s'est avéré que ça permettait aux enfants de savoir mieux lire, de savoir mieux écouter, de savoir mieux calculer. Et les parents disaient, oh ma fille, elle a fait beaucoup de progrès en diction, elle a fait beaucoup de progrès même pour son comportement de communication en général. Donc on en retire quand même des softskis à côté.
- Speaker #0
Mais complètement, mais c'est vraiment hyper riche. Pour l'enfance. Ici à Brest, je ne sais pas si le programme est encore en cours, mais moi j'y suis allée il y a quelques années, il y a une proposition où plusieurs établissements ont chacun un corps de musique. Donc il va effectivement y avoir les cordes, mais il va y avoir eu d'autres écoles où ça va être plutôt les percussions, ils vont se répartir en fait dans des écoles. les différents instruments en lien avec le conservatoire. Par contre, ils vont se retrouver sur scène pour un concert. J'étais allée voir le rendu final de la première année. J'avais été bluffée déjà par leur capacité à jouer, à ces tout-petits qui avaient peut-être fait deux ans d'instruments ou à peine. Mais surtout, de voir dans le public la fierté de ces familles qui n'étaient peut-être jamais rentrées dans cette grande salle. de récital du Quartz et qui venaient pour la première fois voir leur enfant sur scène et c'était hyper beau de voir toute cette mixité dans ces salles de spectacle qui des fois sont quand même un petit peu élitistes encore
- Speaker #1
en termes de public c'est pour ça qu'ils ont fait ce programme dans le 95 mais par rapport à ce que tu dis, la musique elle rassemble ça rassemble, les parents étaient contents donc ça Salaam Oui, ça rassemble, ça donne un engouement, une énergie supplémentaire, en fait.
- Speaker #0
Oui, et puis on travaille plein de trucs, l'histoire, la géographie, l'art, la musique, évidemment. Mais c'est vrai que c'est plein de compétences connexes, en fait, parce que lire une partition, c'est aussi un apprentissage très particulier que je trouve très, très riche, très, très intéressant. En tout cas, moi, je trouve ça fabuleux. Alors, dis-moi, qu'est-ce que tu fais aujourd'hui ? C'est quoi ton actualité du moment ?
- Speaker #1
Oui, alors, j'ai envie de parler de quelque chose par rapport à ta question, justement. C'est quand même comment je suis devenue ce que je suis.
- Speaker #0
Ah bah oui !
- Speaker #1
Ce que je trouve que c'est intéressant pour les soft skills, pour alimenter tout cela. Je suis violoniste, certes, mais en 2019, j'ai fait une reconversion professionnelle parce que je ne me sentais plus de continuer devant les fichiers Excel,
- Speaker #0
bref.
- Speaker #1
Donc, j'ai fait du tuto tout et je me suis formée à la musicothérapie. Et c'est là que... J'ai suivi aussi un programme en parallèle sur l'optimisation des capacités cérébrales et notamment aussi comment savoir gérer l'anxiété, la dépression, l'angoisse dans un programme où j'étais animatrice justement pour des gens. Et là, il y avait une partie musicothérapie. Et c'est pour ça que je me suis ensuite formée à cela pour pouvoir créer moi-même mes ateliers. Donc je suis devenue... intervenante en stimulation cognitive par la musique, mais l'art aussi, puisque j'ai couplé les deux pour pouvoir fabriquer mes propres ateliers.
- Speaker #0
Oh bien sûr !
- Speaker #1
Dans ces ateliers, j'ai choisi pour cible mon public, les seniors, parce que c'est un public que j'affectionne particulièrement. Donc je me suis spécialisée à la base, au tout début, pour les seniors, et actuellement, c'est pour tous. Mais j'ai gardé toujours cette partie. Ce que j'ai fait, c'est que j'ai ramené des violons, j'ai fabriqué cet atelier avec des violons que j'ai apporté moi-même. J'en ai cinq, plus des cloches musicales, plus des percussions légères et auprès des seniors toujours. Mais ce que je veux dire par rapport aux soft skills, c'est que je me suis lancée là-dedans alors que j'étais totalement timide.
- Speaker #0
Ah, super intéressant.
- Speaker #1
J'étais quelqu'un de trop réservé, mais je ne sais pas pourquoi cette activité, je voulais à tout prix la faire. Mais ça me demandait malgré tout d'être sur le devant de la scène, entre guillemets, d'être celle qui mène les choses, alors que ça ne me ressemblait pas du tout. Donc, au fil des années, ce qui s'est passé, c'est que mon activité auprès des seniors dans les maisons de retraite ou hors maison de retraite, les deux, ça a forgé mon caractère, ma personnalité. La timidité est partie et au lieu de ça, ça m'a donné de l'empathie. pour savoir aller vers l'autre, comment parler aux autres, comment les captiver. Voilà, et on peut dire que ce sont des soft skills, non ?
- Speaker #0
Ah bah bien sûr ! Tu as agrandi ta zone de confort, en fait, finalement. Tu as accepté de te challenger sur ce point de la prise de parole en public ou sur ce point de la mise en avant de soi-même seule, en fait, finalement.
- Speaker #1
C'est ça. Et parce que je devais mener un groupe, alors mener un groupe, zéro pour moi avant, mais j'ai dû le faire. Et comment j'ai dû le faire ? C'est qu'en fait, je me suis oubliée. Je me suis dit, c'est pas toi, c'est eux. Donc, quand je m'analyse, je me suis portée vers l'autre. Parce que j'ai envie de parler de la timidité. La timidité, pour moi, c'est quoi ? C'est qu'on pense trop à soi. Alors, je m'explique bien. On pense trop à soi, pourquoi ? Parce qu'on se dit... Je ne peux pas faire ça parce que j'ai peur du regard des autres. Du regard des autres sur qui ? Sur soi. J'ai peur qu'on critique. Critique qui ? Moi. J'ai peur qu'on me dise quelque chose, on va me juger. Juger qui ? Moi. C'est toujours le moi, Et du coup, le timide, mais malgré lui en fait, il a une forme d'égoïsme qu'il subit. Il subit cette égoïsme. Voilà, parce que c'est un auto-centrisme. Et ce qu'il faut, c'est se décentrer de soi et considérer l'autre. plus que soi et je me rends compte que c'est ce que j'ai dû faire moi dans mes ateliers, dans toutes mes interventions, même en entreprise ou en bibliothèque, c'est me porter vers l'autre. Et du coup j'ai eu cette adaptabilité aussi par rapport aux autres, toujours me transformer en caméléon pour passer partout pour parler à n'importe qui. Voilà. On peut dire c'est un sort skill ça ?
- Speaker #0
Oui ! Ah bah bien sûr ! Moi je trouve ça hyper riche, hyper intéressant et puis c'est quelque chose que maintenant du coup tu as transféré. encore et que tu as continué à développer, à tisser pour contribuer à tes projets en fait.
- Speaker #1
Exactement. À chaque fois, je vois plutôt l'autre. C'est vrai que mon métier est assez relationnel maintenant. Donc ça m'a vraiment aidée à être dans le relationnel pur et on en a besoin dans le métier que je fais et dans le métier d'intervenante ou de conférencière, peu importe. On doit être toujours portée vers l'autre et s'ouvrir et voilà.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, est-ce que tu as la sensation que ce métier résonne plus en toi que celui que tu exerçais avant, derrière ton ordinateur et tes tableaux Excel ?
- Speaker #1
Ah, largement, parce que c'est vrai que j'étais toute seule dans le bureau, quoi.
- Speaker #0
Certes on a les collègues, on les voit de temps en temps, oui, mais j'étais toute seule, j'étais profondément triste et j'étais en souffrance. Tandis que là ce qui se passe c'est que j'utilise mes passions, le violon, la musique et l'art en même temps, les peintures. Parce que oui je suis peintre et que mon atelier je le fais avec des visuels aussi, j'amène mes propres tableaux, mes propres dessins, parfois oui, parfois non d'ailleurs, mais je travaille beaucoup avec des visuels. Donc je suis dans mon élément en fait. Je trouve que trouver son élément, trouver pourquoi sa passion, ça fait être soi-même, donc ne plus être quelqu'un d'autre et donc s'ouvrir et avoir ce déblocage qui permet d'ailleurs d'avoir pas mal de soft skills.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et puis qui permet de faire aussi un humain qui est unique. C'est-à-dire que là, tu deviens quelqu'un qui n'est plus du tout remplaçable par de l'intelligence artificielle.
- Speaker #0
Oui. Oui, je voudrais dire, même si Lya fait des beaux dessins, mais tout du moins, le relationnel, là, il ne peut pas le faire, Lya ne peut pas le faire. D'ailleurs, je voudrais juste souligner quelque chose. Travailler en indépendant, parfois, au début, je trouvais ça assez solitaire, parce qu'on est en indépendant. Les seules personnes qu'on voit, c'est qui ? C'est les clients. Donc, il va falloir aussi pondérer, il va falloir... Trouver aussi du côté social ce qu'on peut faire, voilà, pour pouvoir avoir ce juste milieu et développer toujours ses soft skills.
- Speaker #1
Ah bah oui, complètement, complètement. Et du coup, aujourd'hui, alors, vers quoi est-ce que tu t'orientes, là, vers cette année 2026 ? Quels sont les prochains projets que tu as ?
- Speaker #0
Mes projets, c'est bien… c'est la formation, parce que je suis intervenante en stimulation cognitive et visuelle, je fais les conférences, mais là, actuellement… j'ai envie de léguer ce que j'ai appris aussi. Déjà, premièrement, comment intervenir auprès des seniors ? C'est une formation que je suis en train de faire, des maisons de retraite, etc. Pourquoi ? Parce que j'ai acquis déjà une expérience de 7 ans et je ressens vraiment le besoin d'apprendre aux autres maintenant tout cela. Et je trouve qu'on peut dire aussi que la passation, tout ce qu'on peut transmettre à l'autre, par la communication et les formations, ça rentre aussi dans le cadre de la soft skills, d'empathie.
- Speaker #1
Et puis transmettre, c'est aussi montrer que tu as assez d'expérience pour pouvoir le donner aux autres. Moi, c'est vraiment ce que j'ai ressenti par rapport aux soft skills. C'est qu'à un moment donné, je me suis dit maintenant que j'ai découvert ce truc-là, je ne peux pas le garder pour moi. Ce serait égoïste de ne pas le diffuser au monde finalement. On a découvert un truc formidable, on a envie de le partager. C'est super généreux, en fait, notre attitude, je pense.
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord. Oui, oui, on est dans l'empathie, dans aller vers l'autre. Ben oui. Et la deuxième formation, puisque j'en ai deux sur le feu en ce moment, c'est justement la formation à la pensée musicale visuelle. Donc là, c'est mobiliser l'écoute, comme on l'a dit, de la musique, l'écoute consciente, pour faire des images mentales. et pour aller jusqu'aux dessins, pour les matérialiser. Donc, formation à suivre très prochainement.
- Speaker #1
Et tu vas faire des formations en présentiel ou plutôt des formations en distanciel ? Qu'est-ce que tu as le bras ?
- Speaker #0
En distanciel, oui. C'est vrai que là, je commence par le distanciel. Je pense que la majorité des personnes maintenant qui sont intéressées ne sont pas à côté de chez moi, puisque j'ai commencé à en parler sur Internet, les réseaux, les conférences. Donc, ce sera une formation en ligne. pour rassembler tout le monde. Et un truc me porterait vers le présentiel.
- Speaker #1
Oui, c'est très bien. Et puis, moi, je propose que dans la barre du chat, on leur mette toutes les infos pour retrouver ton site web, tes réseaux, pour qu'ils puissent suivre la naissance de ce projet-là qui arrive dans les mois à venir. Merci. Est-ce que tu aurais peut-être rapidement, je ne sais pas comment on pourrait faire ça, la possibilité que les gens... ils puissent expérimenter quelque chose ? Est-ce qu'on pourrait imaginer un petit exercice, un petit challenge qu'ils pourraient faire dans les heures à venir, les gens qui nous écoutent aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je peux déjà dire que j'ai un exercice tout prêt. Pourquoi ? Parce que tu m'as fait penser là que j'ai élaboré un test.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Un test, c'est pour trouver sa porte d'entrée à l'écoute musicale, c'est-à-dire... Quelle est notre dominance lorsque l'on écoute de la musique ?
- Speaker #1
Génial !
- Speaker #0
Est-ce qu'on est visuel ? Est-ce qu'on est plutôt structural ? C'est-à-dire on voit beaucoup de structures. Est-ce qu'on va être plus dans l'émotion ? Est-ce qu'on va être plus dans, comme le scénariste, imaginer des scènes ? Et pour savoir son profil, il y en a cinq profils. Je propose, si tout le monde le veut, de faire ce test qui est sur mon site internet. Combien ? Vous faites le test, alors. Le test, il a une particularité, c'est qu'il faut écouter une musique. Et la musique, elle est dans le test. Et c'est moi qui joue. Ah,
- Speaker #1
génial !
- Speaker #0
Donc, il y a l'écoute du morceau. En même temps que vous faites le test, ça dure 5 à 6 minutes. Et vous pouvez avoir votre profil de perception musicale.
- Speaker #1
Ah, mais j'adore ! On va leur mettre ça juste en dessous. Et puis, ils nous mettront en commentaire s'ils sont plutôt porte-visuel, narrative. kinesthésique, émotionnel ou analytique. C'était ça, hein ?
- Speaker #0
C'est ça, oui.
- Speaker #1
Heureusement, j'ai mes petites notes. Je trouve que ça, c'est vraiment une bonne idée. Ils vont nous faire ça. Et comme ça, après, on verra si on a des gens qui écoutent le podcast, mais qui sont peut-être quand même une dominante, peut-être visuelle, ou peut-être une dominante émotionnelle ou narrative, même si on écoute un podcast.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis là tout de suite, s'il faut vraiment les insister tout de suite, c'est d'écouter son morceau préféré. Et à l'écoute de ce morceau préféré, il faut être attentif à ce qui se passe en soi, visuellement, en sensations, en perception, tout ce qui traverse, les couleurs également. Et puis il faut le noter, voilà, il faut juste le noter pour s'en rendre compte et pourquoi pas l'utiliser si après il y a des facilitateurs graphiques ou autres, dans ses projets au quotidien. Là déjà, ça sera une bonne chose de se rendre compte de ce qu'on voit, de notre perception.
- Speaker #1
Ah, j'adore ! Moi, je propose qu'ils fassent ce test-là, qu'ils nous disent un petit peu qu'est-ce que ça leur évoque, cette histoire de noter nos ressentis, d'aller vers peut-être un trait, une couleur. Moi, j'ai beaucoup de crayons autour de moi. Quelle couleur m'inspire cette musique ? Qu'est-ce que j'ai envie de dessiner ? Est-ce que c'est des formes pleines ? Ou carrément un picto, peut-être.
- Speaker #0
C'est ça. Dans le test, il y a vraiment une douzaine de questions, toutes bien différentes, qui permettent vraiment de cerner les profils et de trouver vraiment sa porte. Après, on a toutes les portes, on a tous les profils, mais on en a une qui domine.
- Speaker #1
Ok, il y a une grande porte et puis des petites portes. Ok, trop bien, j'adore. Et c'est vrai que ça me questionne par rapport à cet élève que j'avais qui était déficient visuel. C'est-à-dire que même cet élève qui n'avait pas, a priori, cette porte d'entrée visuelle, avait quand même des représentations visuelles, avait quand même sa propre vision du monde. Et même si cette porte pouvait paraître petite, elle n'était pas si petite que ça, tu vois. C'est comme les soft skills. On peut modeler sa porte et décider de venir challenger une porte qui serait moins stimulée. Par exemple, tiens, moi, la kinesthésique, je sens que ce n'est pas ma porte principale. Est-ce qu'on peut la développer ? Oui,
- Speaker #0
justement, on peut la développer. C'est tout l'enjeu aussi de ce programme La Pensée musicale visuelle. C'est de pouvoir développer à fond chacune des cinq portes, chacun des cinq profils, pour pouvoir optimiser sa créativité, son imagination. Je n'ai pas envie de dire à 100%, parce qu'on ne sait pas combien de niveaux on va atteindre. Cependant, si on se dit qu'on développe toutes nos portes en même temps, ça développe notre imagination, notre créativité. notre imagerie mentale, mais à un fort niveau, en fait. Donc, le tout, c'est de pouvoir être complètement et globalement, avec tous nos sens, perceptibles, perceptifs, on va dire, à la musique. Comme ça, on va pouvoir décupler ses capacités. Voilà.
- Speaker #1
Ah, j'adore. Écoute, moi, je propose qu'on fasse ça. Est-ce que tu aurais une citation, une phrase finale qu'on pourrait mettre en fin de ce podcast ? Un petit résumé, un mantra, quelque chose, je ne sais pas.
- Speaker #0
Un mantra, peut-être une très très très courte anecdote qui ne me concerne pas, mais c'est Thomas Pesquet qui disait dans une de ses missions spatiales que pour réussir à vivre avec les gens dans un espace confiné, il laissait passer l'autre d'abord. quoi qu'était la demande, il disait oui, vas-y, tu peux. Alors que lui, il voulait aussi, mais il laissait passer. Et puis, il a développé comme ça de l'empathie. Et tous, d'ailleurs, se sont retrouvés après sur Terre et ont dit, en fait, moi aussi, je faisais la même chose. Je laissais passer l'autre d'abord. Et je voulais que la communication se fasse tout le temps, dans toute la mission. Donc, voilà. Donc, je dirais que mon mantra, c'est se porter vers l'autre. Et je trouve que ça fait avoir toutes les soft skills du monde.
- Speaker #1
J'adore. Je suis complètement d'accord. Et comme je suis tout le temps avec des astronautes, je vous dis que terminer avec Thomas Pesquet, c'est exactement ce qu'il nous fallait. Merci beaucoup, Lydie. En tout cas, franchement, je trouve cet épisode incroyable. Je suis certaine que nos auditeurs et auditrices vont avoir passé un super moment avec nous. Je te remercie du temps que tu as passé avec moi aujourd'hui. Merci. Et puis, à très bientôt.
- Speaker #0
Oui, à très bientôt.
- Speaker #1
Belle journée à toi.
- Speaker #0
Au revoir. Au revoir.
- Speaker #1
Je te remercie d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve dans 15 jours. Si cet épisode t'a plu, je serais ravie de lire ton commentaire et de voir ton like. Toi aussi, tu peux faire rayonner les soft skills en partageant cet épisode. Et pour continuer à les explorer, tu peux t'abonner à cette chaîne ou me retrouver sur tous mes réseaux sociaux sous le nom Morgane Ansperger ou Morgane Facilitation. Je te souhaite une très belle journée. A très vite.