- Speaker #0
Bonjour et bienvenue, je suis ravie de t'accueillir sur Exploration Soft Skills. Je suis Morgane Hornsperger, je suis une entrepreneuse créative depuis 2020. Je vais recevoir ici des invités inspirants qui tous les 15 jours vont partager leur histoire. Toi, je t'invite à faire comme mes invités, un petit pas vers de nouvelles habitudes pour un grand pas qui va développer des soft skills. Très bonne écoute ! Vous aimez mieux les bis que la radio.
- Speaker #1
Mais c'est du podcast ! Du podcast ! Oui, oui, très bien, je vois très bien. Tous les invités ont répondu présent. C'est la bonté même, la générosité. Comme d'arriver à un quart d'heure au Pistoc. Comme d'en vaine de générosité tous les deux. Qu'est-ce que cela signifie ? Le podcaston, c'est le premier rassemblement caritatif des podcasts francophones propulsés par Altrui. Nous vous remercions de soutenir les associations qui seront mises en avant pendant cet événement.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue à... à toutes et à tous dans cet épisode spécial podcaston. C'est toujours une fête pour moi de faire les épisodes du podcaston parce que j'adore être en lumière des associations. L'année dernière, j'ai parlé de l'association Elle à Brest, qui est une association de femmes ici sur Brest. Et aujourd'hui, je vous présente les chemins du cœur que j'ai eu l'occasion de rencontrer lors des championnats de France de lecture rapide et de mind mapping. Bonjour Kamel.
- Speaker #1
Bonjour, bonjour. J'espère que tu vas bien, Morgane.
- Speaker #0
Eh bien, ça va très bien. Écoute, on vient de se quitter il y a 15 jours à peine pour les championnats où j'avais l'honneur d'arbitrer. Et donc, Kamel Kajout est un des organisateurs de ce championnat. Est-ce que tu peux te présenter, nous dire un petit peu qui tu es ?
- Speaker #1
Donc, bonjour tout le monde. Moi, je m'appelle Kamel Kajout. Je suis ingénieur dans le spatial depuis 15 années. Je suis également double champion du monde de lecture rapide. et je suis cofondateur de deux structures, une entreprise qui s'appelle Graines des Russes, qui développe le technique d'apprentissage, et surtout une association humanitaire qui s'appelle L'Examen du Coeur. Cette association a pour vocation d'agir sur quatre pôles, donc la santé, l'accès à l'eau, l'aide alimentaire, et surtout l'accès à l'éducation.
- Speaker #0
C'est une association qui est située ici en France, mais qui n'agit pas en France d'après ce que j'ai compris.
- Speaker #1
La double action, c'est l'association Mutton & Lucratif, le doigt 1901. Et effectivement, on agit à l'international et au niveau national. Donc au niveau international, on a beaucoup participé au côté éducatif, notamment en construction d'une école en Côte d'Ivoire, la construction d'une école au Maroc, la distribution, on parle de différents parents, de distribution de cartables à des centaines d'enfants chaque année. que ce soit au Mali, au Maroc, en Côte d'Ivoire principalement, ou à Madagascar. Ensuite, toujours à l'international, nos principales actions sont liées à l'accès à l'eau. Donc nous construisons quasiment toutes les semaines depuis quelques années. Et là, nos lieux principaux sont à Madagascar et en Côte d'Ivoire. Par contre, nous avons beaucoup d'actions au niveau national qui sont, pour le coup, Sur la partie éducative, comment on est arrivé à mener nos actions éducatives ? C'est que pendant le Covid, on menait nos actions alimentaires ici en France. Et donc, on faisait régulièrement des maraudes. Ensuite, le Covid est arrivé, on a continué à distribuer des colis alimentaires, mais dans les environs de nos communes. Et puis, bah... À la fin du premier confinement, on a vu qu'il y avait beaucoup d'associations qui distribuaient des repas. Et avec Nadia, qui est la présidente de l'association et cofondatrice avec moi, on s'est dit, en fait, OK, on donne à manger aux gens, mais ce qui serait intéressant, c'est qu'en fait, on fait du one-shot. Et on estimait que justement, ce n'était pas suffisant ce qu'on faisait. Et on s'est dit, tiens, on va aller plus loin. Et en fait, l'idée, c'est que... C'est comme le dit le proverbe, on ne va pas donner du poisson à manger, on va apprendre à pêcher. Et donc, on s'est dit, on va faire ça. On est formé à plein de techniques pour apprendre, apprendre, pour permettre de gagner confiance en soi, de développer la prise de parole en public. J'irai sur le prêt, je me gérerai sur le temps et tout ça. On m'a dit, tiens, pourquoi on ne prêt pas aussi à travers l'assaut, pour les personnes dans les quartiers populaires. Et donc, on a commencé au début. On va dire que toutes nos actions sont financées par des dons privés pour la partie internationale. Et après, sur la partie nationale, on a commencé à en parler un peu à nos institutions et à des fondations. Ils nous ont très vite suivis, ils nous suivent depuis trois ans sur ce projet-là. Donc, on a un gros projet qui s'appelle « Grain éducatif » . Et ce projet, en fait, vise à… Avant d'arriver à ce projet-là, pardon, c'est que pendant 2021 et 2022… On menait des actions éducatives dans les structures de la ville, du département, des maisons de quartier, pendant les vacances scolaires. Et pareil, on était frustrés parce qu'on avait plein de bénévoles qu'on avait rencontrés à des championnats du monde en Chine. On avait rencontré ces personnes-là qui sont devenues bénévoles de l'assaut. Et pendant deux semaines, on faisait des ateliers éducatifs pour apprendre à apprendre. Et en fait, on s'est rendu compte qu'après les vacances, il n'y avait plus rien. On ne les voit plus, on ne voyait pas leur progression et tout ça. Donc, on a fait ça pendant deux ans. Et puis, depuis 2023, on a monté un projet qui s'appelle Grêle éducatif, qui vise en fait à suivre un groupe pendant un an et de les emmener vers l'excellence. Qu'ils soient en difficulté ou pas, l'idée, c'est de pouvoir les emmener pour justement accéder à ce qu'ils souhaitent simplement, en travaillant à la fois sur la confiance en soi, à la fois sur... du coup, les styles de soi et surtout qu'ils gagnent en autonomie, qu'ils puissent se dire « Ok, c'est bon, je ne suis pas un mouton de la vie et je vais prendre les rênes de ma vie » . Et c'est vrai, c'était vraiment l'objectif. Donc, on a commencé à accompagner un groupe de jeunes en 2023. Et 2024, ça a tellement bien marqué. Donc, on est suivi par beaucoup d'instances, donc beaucoup d'institutions et de fondations. Et du coup, ça a tellement bien marché qu'on a dupliqué ça dans plusieurs communes. Et là, actuellement, on mène ce plan. dans environ 7-8 communes différentes. Pour l'instant, on est basé sur la région Île-de-France pour des raisons de mobilité, parce qu'on est sollicité des bénévoles. Grâce aux subventions, on arrive à faire intervenir des personnes, c'est génial, qui sont très compétents et qui ne peuvent malheureusement pas utiliser que la gratuité pour ces personnes-là. Et en fait, on a une finalité justement pour ces jeunes, c'est de participer à des championnats mondiaux ou nationaux. Donc l'année dernière, en décembre 2024, il y avait les championnats du monde en Turquie. Bon, on n'a pas été préparé à y aller avec les jeunes parce que la date a été un peu prononcée au dernier moment. Mais du coup, ces mêmes jeunes qui sont préparés, ils avaient participé à des championnats en 2023. Puis... ont participé à ces derniers championnats, alors pas tous, parce que l'idée ce n'est pas aussi de les obliger, par contre il y avait une grande partie de jeunes qui ont participé à cet événement-là et c'était vraiment génial. Et en fait l'idée c'est même d'en prendre un ou deux par structure et qu'ils puissent… En fait l'idée de ce championnat, on a créé du coup notre championnat de France porté par l'association dans un but justement de réunir tout le monde, faire rayonner ses disciplines et permettre aussi à… montrer en fait à chacun que c'est pas que dans un sport physique où on peut se dépasser et qu'il y a une synergie qui va rayonner dans ce genre d'événement et d'ailleurs autant les adultes que les enfants ont adoré cet événement parce que l'organisation était sympa, l'arbitrage était génial, l'événement en lui-même, les gens ont senti une énergie qui reflétait différemment donc voilà donc Tout ça, ces championnats ont été faits justement pour permettre d'avoir une finalité, pseudo-finalité parce qu'il n'y a pas que ça. Et la vraie finalité, c'est justement l'aboutissement de leur année avec des examens où on cherche toujours pour ces enfants l'excellence.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous expliquer, parce qu'effectivement, moi et toi, on voit très bien de quoi on parle quand on parle de championnat de France, mais peut-être que certains de nos auditeurs et auditrices, ils ne savent pas ce que c'est que ces fameux sports du cerveau. De quoi on parle quand on parle de championnat ?
- Speaker #1
Alors en fait depuis 2017, il y a des championnats de France des sports du cerveau à travers la lecture rapide et la carte mentale qui existait, donc à travers une autre structure et qui aujourd'hui s'occupe uniquement des mondiaux. Il y a eu le Covid et malheureusement le confinement nous a obligés à faire ce genre d'événement en ligne. En 2022, on a récupéré un peu le flambeau en accord avec l'organisation mondiale. où on organise avec Nadia et l'association des Fibonickers. C'est le championnat de France d'histoire du cerveau. Alors, c'est quoi ce championnat ? En fait, c'est une compétition nationale qui réunit des enfants, des ados, des adultes à travers des compétitions cérébrales, que ce soit la lecture rapide, la carte mentale ou la dictée. C'est différent, il y a un de nos partenaires qui s'appelle Rafi Santaki, qui mène cette dictée-là aussi et qui est bénévole pour le coup aussi pour cet événement-là. Et en fait, l'idée, c'est de... que les participants concourent à différentes disciplines. Donc la carte mentale, c'est l'utilise des notes efficaces. Ensuite, il y a deux épreuves de carte mentale, il y a une épreuve de lecture rapide, où les participants doivent lire dans un temps donné, donc c'est un livre qui n'est pas encore paru, puis ils doivent répondre aux questions sans regarder le livre, sans revoir le livre. Et en fait, il y a un classement qui est effectué. couvert par un commissaire de justice qui assure l'équité et la transparence de l'événement. Et donc cet événement-là regroupe chaque année des centaines de participants par épreuve. Et ensuite, pour nous c'est un moment très festif, donc ce n'est pas uniquement de la compétition, c'est un événement où justement on a poussé aussi des conférences qui sont justement sur la thématique de l'événement. Donc là pour cette année c'était le chemin du héros. Et l'idée c'est aussi que chacun puisse se voir et se reconnaître dans les différents conférenciers à travers leurs histoires, à travers leurs stratégies, leurs techniques, pour justement sortir de la boussée et se dire que je suis capable de faire tout.
- Speaker #0
Je trouve ça extraordinaire parce qu'il y a autant des enfants de 8 ans, de 10 ans qui concourent que des personnes d'un certain âge, que des adultes. Et puis moi j'ai même eu l'impression qu'il y avait des gens qui venaient là à plusieurs, qui venaient là ou en petits groupes. ou en famille pour se challenger. Et c'était vraiment très, très beau à voir. Et du coup, cet événement challenge le cerveau, mais challenge aussi le cœur, parce qu'effectivement, on est sur une action qui va au bénéfice d'une association, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, en fait, l'événement est emporté par l'association. En fait, à chaque événement que l'association Les Chemin du Coeur réalise, on a toujours une portée d'un projet. L'année où on avait en 2023 les bénéfices de l'événement allait pour la construction d'une école en Côte d'Ivoire. Là cette année, le projet qui a été présenté et qui a été présenté aussi à nos différents partenaires, c'était que les bénéfices qu'on récupérait iraient pour la construction d'un centre de santé pour personnes handicapées dans le nord du Maroc, à côté d'Oujda. Et donc c'est un projet qui est en cours, on a déjà un cercle. on a des fonds et l'idée c'est d'acquérir un terrain, de construire et ensuite par contre de former les soignants et de laisser ça en autonomie pour eux. Et en fait ces outils qu'on dispose nous permettent aujourd'hui de les accompagner pour travailler cette autonomie. Et donc l'idée effectivement c'est d'organiser cet événement dans un but toujours à action et avec une action derrière. Alors on aurait pu mener une action nationale mais… L'action nationale est déjà portée par des subventions. Et donc, c'est surtout là où on pourrait répercuter justement ces portées-là. Parce que, juste pour la petite parenthèse, le projet de l'association, qui s'appelle Grène éducative, ce gros projet agit sur plusieurs pôles. Il y en a cinq. Un, c'est d'abord la formation, donc donner des outils aux enfants pour permettre d'apprendre et d'y gagner en confiance. Deux, c'est développer l'accès à la culture. On fait régulièrement des sorties culturelles avec les enfants pour leur permettre justement de découvrir, soit à travers la langue anglaise, soit à travers des lieux historiques dans la région parisienne, pour au terme justement de s'enrichir et de renouer avec la culture. Ça permet vraiment d'augmenter et d'ouvrir un peu leur vision de la vie. Le troisième paramètre, c'est l'écriture, avec l'aboutissement justement des championnats avec la dictée géante, ça leur permet d'écrire, de retravailler l'écriture. On sait l'importance de l'écriture dans nos langues françaises. On explique un peu l'importance d'écrire, pourquoi bien écrire c'est très important, à travers les CV, les lettres de motivation, en tant que salarié ou en tant que chef d'entreprise, comment s'adresser pour un contrat, les bruits de fautes d'orthographe, bref, on explique un peu tous ces paramètres-là. Il y a le quatrième paramètre, du coup, c'est le mentorat. On fait régulièrement des mentorats avec les jeunes. Une fois par mois, on fait ce qu'on appelle le mentor show, où on accompagne des jeunes, on fait intervenir des personnes d'exception pour justement permettre aux jeunes de se... d'écouter le parcours des personnes et surtout de montrer que dans la vie, rien n'est acquis, ce n'est pas un don, et que même s'il y a une personne qui excède dans la vie. il y a un cheminement qui est fait, mais il y a un travail qui est fourni derrière, et on peut aussi partir de très loin. Et le cinquième pôle, c'est là où j'en arrive, c'est l'accès à l'humanitaire. Donc on mène avec les jeunes une action humanitaire chaque année. Et donc l'idée, c'est d'emmener un petit groupe de ces jeunes-là, les plus motivés et ceux qui sont vraiment les plus fidèles à l'association, et de les emmener justement à un projet humanitaire. En 2023, on avait emmené des jeunes avec nous au Côte d'Ivoire pour inaugurer l'école. Et en fait, cette année, qu'est-ce qu'on fait dans ce dernier pôle ? On apprend aux jeunes à chercher des subventions, on apprend aux jeunes à devenir chefs de projet, on apprend aux jeunes à comprendre c'est quoi une action militaire, développer le côté social. Moi, je leur explique dans mon parcours que c'est grâce à ça, c'est grâce à mon côté associatif, que quand j'étais plus jeune, je faisais partie du conseil local jeunesse, ou que j'avais construit une école au Maroc. que j'avais obtenu mon métier dans le spatial. C'est ce que j'avais, à mon entretien, j'avais parlé que de ça. Et donc, je leur dis l'importance à la fois au niveau professionnel, mais à la fois aussi au niveau humain. Et donc, voilà. Donc, c'est pour ça qu'on mène aussi ce projet à portée internationale pour montrer aussi aux jeunes que la vie, elle n'est pas aussi simple ailleurs. Et donc, dites-vous que ce que vous avez ici, c'est magnifique. On a la santé, on a l'accès à des bibliothèques qui sont gratuites. Moi, je les ai emmenés une fois en Mauritanie, les enfants en Mauritanie. Le livre est payant et c'est un savoir extraordinaire. On est parti avec des livres, on les a donnés. Donc, on leur a montré qu'on a des centaines, des milliers de bibliothèques ici qui sont gratuites et qu'ils pourront en profiter parce que le savoir, c'est ce qui est le plus important dans la vie pour les grands-enfants.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord. Et ce que je trouve très intéressant aussi, quand ils vont avoir à faire un CV, c'est qu'ils n'auront peut-être pas de premier job, de première chose, mais ils pourront dire, moi, je me suis investi. dans l'association, voilà les soft skills que j'ai développés, voilà comment est-ce que j'ai appris des choses. Et ça, je trouve que c'est très valorisant, ça remplit un CV. Effectivement, comme tu le dis, à l'entretien de recrutement, ils vont peut-être pouvoir parler que de ça et de ne pas parler qu'effectivement, ils sont issus de tel ou tel endroit, de la banlieue parisienne et d'axer sur ce qu'ils ont fait de bien, ce qu'ils ont fait de beau. Je trouve ça vraiment génial. Et du coup, ces jeunes qui se Ausha là, Est-ce que vous les préparez aussi à réussir ou à échouer au championnat ? Parce qu'il y a quand même un classement qui est fait. Est-ce qu'ils le font ? Pour quelles raisons est-ce qu'ils se Ausha ?
- Speaker #1
Alors, moi, je suis un compétiteur et moi, j'aime gagner. Donc, moi, je les entraîne pour gagner. Et quand je les entraîne pour gagner, je leur dis, c'est comme sur un match de foot. Moi, je veux que vous donniez tout ce que vous avez comme énergie. Et que quand vous sortez de là... vous dites, voilà, je sors de la tête haute, j'ai donné tout ce que j'avais. Et en fait, qu'on ait gagné ou qu'on ait perdu, moi, ça me donne des frissons quand je sors de là, en me disant, voilà, j'ai réussi, j'ai fait, et peu importe mon classement, j'ai donné le meilleur de moi-même. Ça, en fait, c'est ça que je voudrais. Déjà, moi, je les entraîne qui puissent avoir la gagne dans la tête. En allant à la gagne, ils vont se dépasser. Ensuite, le résultat, c'est de dire... Je suis content du chemin parcouru parce que je leur dis que les championnats n'est pas une finalité. Les championnats, il est juste une passerelle pour mesurer ses performances. C'est comme un contrôle et ça va leur permettre justement de savoir où ils en sont. Et derrière, surtout, c'est d'ancrer les apprentissages pour la suite. Moi, je leur dis que les championnats et l'entraînement championnat est un moyen d'automatiser ces outils-là pour vous permettre de gagner en temps et en productivité pour la suite. Et il y a un jeune qui m'a envoyé un message il n'y a pas longtemps. Et en fait, pendant l'événement, il s'est né du nez à un moment donné. Il a 16 ans. Il me dit en fait, je ne sais pas, il était tellement concentré que mon nez commençait à s'éniduler, je n'ai pas vu. Et il me dit en fait, je suis hyper content d'être là. C'est une compétition qui m'a permis de me dépasser. Et c'est ma première victoire dans mon parcours de vie. J'étais quelqu'un qui était toujours restreint. Dans mon monde, c'était très réservé. Et aujourd'hui, donc, le 16 ans, il me dit que cet événement m'a permis d'être quelqu'un et de mettre en lumière ma personne. Et ça, tu vois, il m'a dit ça. Franchement, si je n'étais pas en mode fatigué, je crois que j'aurais été en train de chialer. Mais au niveau émotionnel, c'était très important. C'est remonter. J'étais content, en fait. C'était exactement le... le message que je voulais entendre de la part de ces jeunes-là, et c'est le même message qu'on entend de la plupart. Ou même, il y avait des enfants de 10 ans qui étaient venus, et ces enfants de 10 ans, c'est des gens qui ne connaissent pas cet environnement-là. Et quand ils sont venus, ils m'ont dit... En fait, c'est quelque chose d'extraordinaire. C'est quoi cet événement ? Waouh, c'est génial ! On ne pensait pas se dépasser autant. Tout ce qu'on apprend, on ne pensait pas que justement il y avait... Et surtout, c'était quoi ? C'était le président du club, c'est une association aussi, mais qui travaille sur le côté sportif. Il m'a dit que ça fait trois ans qu'ils entraînent les enfants. mais leur première compétition c'est une compétition cérébrale. Pour te dire à quel point c'était leur premier challenge.
- Speaker #0
C'était des petits qui faisaient du football, non ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'était une dizaine. Et j'étais content en fait.
- Speaker #0
Je trouve ça génial parce que ça met aussi l'idée qu'on est sportif dans le corps, mais on est aussi sportif dans la tête. Et j'ai interviewé pas mal de sportifs qui disent qu'effectivement ça se joue dans la tête. Et elle l'a dit d'ailleurs au championnat. pendant le discours que 70% de la réussite était dans le mental en fait et ça c'est un beau message pour ces jeunes aujourd'hui l'association Les Chemins du Coeur de quoi est-ce que vous avez besoin ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui l'association Les Chemins du Coeur on a toujours besoin de volontaires qui sont parce qu'en fait une association ça a assez souple par les volontaires et en fait pour nous permettre toujours de rester dynamique et d'avoir une bonne énergie. Donc la première action effectivement, je dirais, moi c'est sur le plan humain, parce que l'humain, on remplacera jamais ces compétences-là. Et en fait, l'humain, il est très difficile aujourd'hui à obtenir, parce que, tu vois, quand tu mènes une action, nous dans notre association, on le fait avec passion. Moi, je refuse qu'une personne vienne par obligation ou qu'elle se présente face à un jeune en ne souriant pas. Pour moi, en fait, quand elle est là... elle donne toute son énergie et elle est passionnée par ce qu'elle fait et elle donne son temps. C'est d'ailleurs ce qu'a fait Sarah O'Ramoun lors du discours, parce que lorsqu'elle s'est présentée au championnat de France pour mener la carte mentale discours, l'épreuve de discours, Sarah O'Ramoun qui est quand même une championne olympique et championne du monde de boxe, elle a donné de son temps. Et en fait, quand on est échangé avec elle en coulisses après, elle me dit... En fait, elle devait partir, elle devait juste mener le discours 20 minutes et puis partir. Elle avait fait toute la matinée. pour voir la production des cars, pour voir justement la correction des arbitres et tout ça. Et en fait, elle me dit « Non, mais en fait, je suis passionné par ce que vous faites. » Et en fait, elle a été prise aussi du jeu au jeu sur l'événement. Et une personnalité comme elle qui donne aussi de son temps, c'est ça en fait, c'est ça la passion. Et du coup, avoir une vingtaine d'arbitres dont tu fais partie, passionnés, qui donnent une journée entière de son temps. à corriger des copies, des cartes mentales et des questionnaires de lecture à des compétiteurs qu'on ne connaît même pas. Ça aussi c'est extraordinaire. Et en fait, quand tu regardes l'événement, toutes les personnes, on était environ une cinquantaine de bénévoles dans l'événement, des jeunes de 15 à 18 ans qui surveillaient la lecture pendant l'épreuve, pendant deux heures ils restaient assis en train de surveiller, les armées qui corrige de l'autre côté. Nous, tout le staff qui est bénévole, qui permettait de s'assurer de l'organisation. L'équipe de montage vidéo encadrée par des jeunes étudiants, qui font partie de nos équipes, mais qui étaient aussi bénévoles pour l'événement. Et tout ça, en fait, tu voyais qu'il n'y a pas une personne qui n'était pas contente. Tout le monde souriait. On était fatigués parce que c'était très énergivore. Mais par contre, c'était extrêmement passionnant. Et tu vois, c'est ce qu'il dit derrière qu'on va refaire et refaire. et refaire ce genre d'action parce que c'est ce qui nous permet toujours d'aller plus loin. Donc effectivement, nous, les volontaires, c'est important, mais c'est des volontaires très actifs. Ensuite, évidemment, des financiers, des donateurs qui permettent toujours de faire vivre l'association pour nos actions. Donc on est loi 1901 et on est une association à but d'intérêt général. Donc on est des livres des reçus fiscaux également pour les entreprises. Donc ils souhaitent nous aider à mener nos actions et de la plus belle des manières et toujours pouvoir se renforcer parce que malheureusement on ne peut pas tout faire par bénévolat et des fois on a besoin aussi de compétences humaines très techniques et pointilleuses et je ne peux pas tout faire. Il y a des gens à ce niveau-là, bien qu'on donne de notre temps chaque semaine pour ces jeunes, mais on ne peut pas tout donner à tout le monde. Donc plus on a de soutien des personnes, plus on y arrive. Donc voilà, c'est un peu ces projets-là. Pour la partie internationale, effectivement, on aura besoin... D'abord, on souhaite construire avec ce qui va, et ensuite, on fera des appels à projets pour la suite. Mais pour l'instant, on fait par palier, on montre ce qu'on a déjà fait, et ensuite, après, on redemandera un soutien financier aux gens, mais pas tout de suite pour cette partie-là.
- Speaker #0
En tout cas, dans la description, on va mettre toutes les informations pour qu'ils puissent aller voir ce que vous faites, les réseaux sociaux. J'imagine que vous avez un site web et tout ça, et se rapprocher éventuellement de vous par une fiche de contact si les personnes ont l'envie de s'impliquer. En tout cas, moi, tu sais ce que je garde de cet arbitrage ? C'est le lendemain, quand on leur a rendu leur carte, il y a un petit groupe de jeunes qui s'est formé, qui était avec leur Mindmap. Et quand ils ont remarqué que j'étais arbitre et que notre collègue était arbitre, ils sont venus vers nous pour nous poser des questions dans l'idée de s'améliorer, de pouvoir progresser. Et du coup, moi, j'ai pris énormément de plaisir justement à pouvoir leur donner les petits endroits où ils allaient pouvoir monter d'un cran. Et ça, j'ai trouvé que c'était une belle mentalité. Ils ne sont pas restés sur leur acquis de « j'ai telle place ou telle place » . Non, c'était toujours la prochaine fois, je vais faire mieux. Et ça, j'ai trouvé que c'était vraiment une belle mentalité de ces jeunes. Merci. qui auraient pu, c'était leur premier jour de vacances, décider d'aller au ski ou de rester devant la console. Eh bien non, ils ont décidé de venir se challenger et de venir passer toute une journée enfermés dans une salle à faire transpirer leur cerveau.
- Speaker #1
Et c'est vrai que tu as entièrement raison de ce que tu dis. Moi, ce qui m'a marqué le plus, c'est de venir le matin à 8h, enfin j'étais un peu plus tôt, mais de voir le matin à 8h des enfants, des adultes faire la queue. pour participer à deux journées tout à filer en plein week-end pendant les vacances scolaires et effectivement pendant que d'autres sont en train de dormir ou en train de faire autre chose, eux ils sont en train de secouer leur neurone et de dire qu'ils sont en train de participer à un événement qui va leur permettre d'avancer dans la vie culturelle.
- Speaker #0
Eh bien écoute Kamel, moi je suis ravie d'avoir pu mettre en lumière les chemins du cœur dans ce podcaston cet épisode d'Exploration Soft Skills spécial podcastons. J'espère que les gens vont mettre un max de commentaires pour faire buzzer cet épisode et pouvoir vous mettre le maximum en lumière. En tout cas, je te remercie beaucoup d'avoir joué le jeu, de répondre à mes questions. Est-ce que tu as un petit mot de la fin ?
- Speaker #1
Non, déjà, je souhaite que ce podcaston puisse avoir le plus grand succès, parce que ce que tu fais, c'est magnifique, de mettre en avant des structures associatives et permettre à chacun de pouvoir exprimer un petit peu et libérer la parole. que le savoir, il est en chacun de nous, qu'on n'est pas plus intelligent qu'un autre, et qu'on peut être tous intelligents dès le moment où on l'a décidé. Donc, à vous de jouer. Si vous avez décidé de réussir et d'exceller, ça ne tient qu'à vous.
- Speaker #0
J'adore. Merci beaucoup, Kamel. Eh bien, à très bientôt. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve dans 15 jours. Si cet épisode t'a plu, je serai ravie de lire ton commentaire et de voir ton like. Toi aussi tu peux faire rayonner les soft skills en partageant cet épisode. Et pour continuer à les explorer, tu peux t'abonner à cette chaîne ou me retrouver sur tous mes réseaux sociaux sous le nom Morgane hornsperger ou Morgane Facilitation. Je te souhaite une très belle journée. A très vite !