- Speaker #0
Bonjour et bienvenue, je suis ravie de t'accueillir sur Exploration Soft Skills. Je suis Morgane Hansperger, je suis une entrepreneuse créative depuis 2020. Je vais recevoir ici des invités inspirants qui tous les 15 jours vont partager leur histoire. Toi, je t'invite à faire comme mes invités, un petit pas vers de nouvelles habitudes pour un grand pas qui va développer des soft skills.
- Speaker #1
Très bonne écoute !
- Speaker #0
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Je suis absolument ravie aujourd'hui d'aborder un sujet qui est un sujet du moment, qui est un sujet qu'on voit partout, qui est un sujet dont on entend énormément parler, qui est un sujet qui fait peur à certains, qui est le sujet de l'IA, de l'intelligence artificielle. Et sur LinkedIn, je suis entrée en contact avec Timothée Kunst. Bonjour Timothée, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Bonjour Morgane, salut !
- Speaker #0
Et on s'est mis à échanger comme ça et on s'est dit « mais pourquoi pas le podcast ? Ce serait un excellent moyen » de discuter ensemble et d'en savoir plus sur nos univers respectifs, et ce sujet de l'intelligence artificielle qui m'intéresse énormément. Alors est-ce que tu peux te présenter aux gens qui nous écoutent, qui tu es, d'où tu viens, et qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
- Speaker #1
On va démarrer. Moi c'est Timothée, tu l'as très bien dit, mon nom Kuntz. J'ai 30 ans et aujourd'hui je suis consultant en intelligence artificielle. On va essayer de ne pas effrayer les auditeurs. Je ne suis pas là pour remplacer les gens, mais encore moins les humains. Voilà, moi, mon rôle aujourd'hui, c'est vraiment d'accompagner les entreprises, les personnes dans leur utilisation de ces nouveaux outils. Parce que voilà, comme tu l'as dit, c'est quelque chose d'assez nouveau. On en entend beaucoup parler, surtout sur LinkedIn et de manière générale, en fait. Donc voilà, moi, c'est un peu mon rôle, c'est d'essayer de démystifier aujourd'hui un peu qu'est-ce que c'est que l'IA ? Qu'est-ce que ça n'est pas ? Et qu'est-ce que ça peut permettre d'apporter à l'humain, donc à nous ? Parce qu'aujourd'hui, voilà, moi je pense et j'en ai la conviction, c'est pas quelque chose qui va nous remplacer, c'est quelque chose qui va nous apporter, nous améliorer, nous augmenter. Donc voilà.
- Speaker #0
C'est un peu comme ça que je le vois aussi, je suis assez ravie qu'on soit aligné là-dessus, surtout que moi je forme sur les soft skills, donc les compétences comportementales, mais on dit que c'est des compétences uniquement liées à l'humain. Alors ça va être extrêmement intéressant d'échanger avec toi pour voir un petit peu si c'est le cas ou pas. Et déjà, est-ce que tu peux nous expliquer concrètement c'est quoi l'intelligence artificielle ?
- Speaker #1
Concrètement aujourd'hui quand on parle d'intelligence artificielle il y a plusieurs choses. En fait déjà il faut pouvoir distinguer les différents types d'IA. On va raccourcir, on va parler d'IA. Mais historiquement l'intelligence artificielle ça existe déjà depuis très très longtemps. Ça existe au moins depuis 50 ans. Il y a eu tout type d'IA. D'abord, c'était des IA qui étaient prédictives, qui permettent de prédire des choses, des données, du texte, prédire quel film tu vas préférer sur Netflix par exemple. Ça peut être prédire le prochain nombre, ce genre de choses. Et aujourd'hui, si on vient en année 2020, on arrive avec les IA génératives. C'est la nouvelle tendance de l'IA. C'est un peu celle dont tout le monde parle aujourd'hui, c'est les Ausha GPT, les Gmini, Cloud, tous ces outils-là qui sont utilisés par beaucoup. Aujourd'hui quand on parle d'IA très souvent, on parle d'IA générative, mais il faut savoir que l'intelligence artificielle ça existe déjà depuis des dizaines et des dizaines d'années, donc il ne faut pas tout mélanger, il y a déjà de l'intelligence artificielle dans la médecine depuis très longtemps, dans l'informatique, dans la défense, etc., moi ce que je fais aujourd'hui c'est surtout l'IA générative donc ces nouveaux outils qui sont là depuis moins de cinq ans et qui sont arrivés dans ma vie il y a trois ans, trois quatre ans dans la vie de tout le monde, enfin beaucoup de personnes. Donc voilà ça l'IA aujourd'hui c'est une espèce d'entité parce qu'on a un peu de mal à la définir aujourd'hui donc c'est pas quelque chose de surnaturel. D'ailleurs souvent j'aime bien expliquer justement qu'en fait quand on reprend l'étymologie du mot intelligence artificielle et de cette technologie, déjà quand on voit... Si on prend l'étymologie du mot "technologie", ça vient du grec "technologia". Et donc c'est la science du savoir-faire. Tu vois ? Déjà, là on est sur du savoir-faire humain. Et quand on prend l'intelligence artificielle, on a deux mots : on a "intelligentsia" - désolé pour les auditeurs qui ont un meilleur accent que moi sur le latin mais voilà donc l'intelligence intelligence ya on est sur lire entre les lignes lire entre les choses et artificiel on est sûr artificialis donc c'est fait par la main de l'homme fabriqué voilà donc déjà artificielle par opposition à naturel donc on est sur quelque chose d'absolument humain de créer par l'humain donc voilà à l'origine de la technologie et de lia il y a toujours l'humain et ça c'est ultra important de ne pas l'oublier et Donc aujourd'hui l'intelligence artificielle c'est beaucoup de mathématiques, énormément d'informatique, de gros centres de données. Et puis tout ça est mixé pour nous donner cette impression d'intelligence. Parce qu'effectivement quand on parle à ChatGPT et qu'on lui demande d'analyser ou de synthétiser des textes, ce genre de choses, et bien qu'est-ce qu'il fait ? Concrètement il lit entre les lignes. Et donc il exerce une espèce d'intelligence mais ce n'est pas une intelligence humaine, on en est loin. Donc voilà, c'est ça l'IA pour l'instant.
- Speaker #0
Mais je pense qu'on a cette sensation qu'il y a ce côté humain dans l'intelligence artificielle parce qu'aussi il discute avec nous, c'est-à-dire qu'il te salue, il commente, il a un certain ton avec toi en fait je pense. Moi j'en viens à être polie avec lui en fait, tu vois ? "Veux-tu bien m'aider à rédiger mon poste s'il te plaît ? " Tu vois, enfin je... ou même mon enceinte connectée quand je lui demande d'arrêter une alarme. Souvent je lui dis "s'il te plaît" ou "merci". Enfin, je suis en train de parler à un robot. C'est un peu étonnant quand même.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est étonnant et c'est un peu, je pense, le... c'est ce qui a créé tout cet engouement en fait et cette accélération dans l'utilisation de ces outils là. C'est parce qu'initialement les IA traditionnelles elles sont utilisées par... des métiers de pointe, en fait. Et c'est pas facile d'accès. C'est avant tout des scientifiques ou des informaticiens. Et aujourd'hui, l'IA, ben voilà, en fait, sitôt qu'on sait écrire et qu'on sait parler, elle est accessible à tout le monde. Et c'est ça qui en fait un outil extrêmement puissant. Mais il faut s'en méfier parce qu'effectivement, on a cette sensation, mais c'est une illusion, que l'IA est humaine et qu'elle peut donc réagir d'une meilleure manière si on lui dit bonjour ou qu'on est poli. En réalité, il n'y a pas encore d'études qui prouvent que si on lui dit bonjour, elle va être plus sympa avec nous. Bon, on ne prend pas le risque. On a vu les Terminator, on sait comment ça finit. Donc, on va essayer de voir si... Voilà, on va peut-être rester poli pour le moment parce que si jamais un jour elle obtient une conscience, au moins on sera protégé nous. Mais voilà, en tout cas, c'est sûr que c'est une illusion qui marche très bien. Et c'est aussi un argument marketing. Parce que maintenant les grands laboratoires, les grandes entreprises l'utilisent un peu comme facilitateur pour l'utilisation et pour la prise en main. C'est facile d'utiliser un outil qui paraît humain en fait, on a l'impression de s'exprimer avec quelqu'un en fait, de semblable. Alors c'est pas le cas.
- Speaker #0
Après sincèrement moi celle de ma cuisine elle est quand même un peu limitée. Et quand tu lui demandes une chanson de tel artiste et qu'elle te sort mais complètement autre chose... On est vite agressif en fait avec un parce que franchement on a vraiment l'impression des fois de pas se faire comprendre correctement. Je pense qu'on est encore à 1 ou 2 années d'un truc qui va vraiment bien marcher mais il y a encore des balbutiements, on le sent bien.
- Speaker #1
Oui ça on est d'accord il y a beaucoup de frustration et en fait on le voit aussi d'ailleurs quand on utilise les outils de diagénérative les plus pointus parce que là encore tu as fait la distinction entre ce qu'on peut avoir dans les enceintes vocales c'est ça en fait ? Tu fais référence aux enceintes vocales voilà. Et je sais que chez ma mère, il y a aussi une enceinte vocale et effectivement des fois, j'entends demander quel temps il fera aujourd'hui et puis elle se met à lui mettre une musique. Et ça, ça la rend folle. Mais on peut remarquer également que quand on utilise des outils comme ChatGPT, on a très souvent des attentes qui sont parfois disproportionnées. Et le résultat, quand il n'est pas le bon ou quand ça diverge de nos attentes, on est frustré et on se dit finalement cet outil-là, ça ne sert à rien. Et c'est pour ça aussi que c'est intéressant d'avoir, bon là je prêche pour ma paroisse, mais des gens comme moi qui peuvent justement guider dans cette utilisation et expliquer quels sont les outputs qu'on peut avoir de ces modèles en fonction de ce qu'on lui met dedans, en fonction du prompt. Les fameux prompts, on entend souvent ce mot-là justement en ce moment.
- Speaker #0
Et je pense qu'il faut garder notre place d'humain et notre intelligence d'humain pour aussi remettre en cause... ce qu'elle nous envoie. Exactement, oui. Tu vois, tout à l'heure, j'étais bêtement... Moi, je travaille avec Lya pour m'aider dans la rédaction des descriptifs pour le podcast. Donc, je lui donne... ce qu'on a échangé, puis on essaye de voir pour rédiger les choses le plus correctement possible. Mais effectivement j'ai rédigé un prompt au démarrage. D'accord ? Et je fais tous mes podcasts, enfin les trois derniers en l'occurrence, sur le même truc. Eh bien il s'est mis à me mélanger les interviews de trois personnes. Alors que deux questions avant, il faisait ça parfaitement bien, il avait complètement compris ce que j'attendais, et il parlait vraiment de la bonne chose. Et après il s'est mis à dévier complètement. Et là, il faut que toi en tant qu'humain, tu te dises : "Non non, là, gars, t'es pas sur la bonne route. Là, on s'est mal compris. Là, c'est ça que j'attends, ça que j'attends." Et je pense qu'il faut reprompter du coup ce qu'on attend exactement pour avoir une réponse pertinente en fait.
- Speaker #1
Exactement et c'est pour ça qu'on va peut-être commencer à parler de soft skills parce que je crois que c'est un peu ta spécialité justement. Et je pense, sans y être venu naturellement, parce que ce n'est pas comme ça que j'avais... Disons que lorsque j'ai commencé mon activité, je mettais plutôt en avant la productivité. C'est ce qui parle aux entreprises finalement. On veut que les employés soient plus productifs pour faire des tâches plus rapidement et surtout d'une meilleure manière, de meilleure qualité en fait. Et c'est sur cette deuxième partie que je mets l'accent à présent, parce que je pense vraiment que l'IA peut nous aider à nous améliorer. Je le disais au début : à nous augmenter. C'est là où les soft skills vont être importants. Parce qu'en fait, l'un des défauts de ces IA génératives, c'est que c'est un peu comme des chambres à écho. C'est-à-dire que si on les prompte mal, si on leur parle grossièrement mal, de la mauvaise manière, si on ne leur met pas de contexte, et bien en fait le résultat il va être médiocre. Donc ça découle un peu des soft skills parce qu'effectivement comme tu parlais de pensée critique, il faut pouvoir remettre en cause les résultats de cette IA là parce que c'est formidable on lui pose une question toute bête avec des fautes d'orthographe de partout, et lui va nous sortir un paragraphe entier détaillé comme si ça avait été fait par le meilleur des chercheurs, le meilleur des experts. Et donc ça on a cette illusion et c'est comme dans la vraie vie d'ailleurs, Je pense que c'est un soft skill qui est ultra intéressant, c'est la pensée critique, savoir discerner. Même quand quelqu'un s'exprime bien avec éloquence, ce n'est pas parce qu'il le dit avec éloquence que ce qu'il dit est vrai. C'est exactement pareil pour l'IA. Ce n'est pas parce qu'elle le dit bien et qu'elle le dit sans faute et que la pensée paraît structurée. D'ailleurs on parle de pensée mais c'est un abus de langage, ce n'est pas de la pensée. Mais ce n'est pas parce que son output est structuré que ce qu'elle dit est vrai. Et tu vois la preuve si tu n'avais pas vérifié. pour tous tes podcasts, tu te retrouves à parler d'un autre sujet, d'un autre podcast. Donc il faut tout le temps le redresser et le recalibrer. Et en fait, moi souvent je parle de ça en faisant un peu le parallèle avec un stagiaire. En entreprise, si on prend un stagiaire, imagine que tu te mets dans la peau d'un dirigeant, d'un manager, on reçoit un nouveau stagiaire. Très souvent, le stagiaire, ce qu'on fait en entreprise, on le forme en fait. D'ailleurs, il est là pour ça, généralement pour le stage. On lui explique comment ça fonctionne dans l'entreprise, qui est qui. quel est son rôle, ce qu'il doit faire, quelles sont ses missions et puis aussi qu'est-ce qu'il ne doit pas faire, quels sont... Voilà, ce qu'il n'a pas autorité à faire. Et bah c'est pareil pour l'intelligence artificielle en fait, il faut lui mettre des contraintes, il faut lui dire ce que tu veux concrètement et ce que tu ne veux pas. Il faut lui mettre du contexte le plus possible et ça lui permet d'avoir un résultat plus structuré. Et donc en fait tu vois, à force d'expliquer tout ça, en fait si on fait le lien, bah ça découle encore une fois de... de capacité humaine. En fait, il faut savoir communiquer.
- Speaker #0
Complètement. Il faut être capable d'auto-analyser comment tu fonctionnes et d'auto-analyser son propre besoin, c'est à dire qu'est ce que j'attends concrètement de cette discussion ? Qu'est ce que j'attends de cette requête ? En fait, à quel résultat est ce que je veux aboutir ? Et moi, je m'en sers toujours comme base, c'est à dire qu'une fois qu'il m'a donné quelque chose, cette chose là, moi, je vais la retravailler ensuite. Et souvent d'ailleurs, je ne vais même pas lui redonner la version finale que j'ai utilisée. Je devrais peut-être, peut-être que ce serait intéressant. Mais c'est juste pour ne pas partir de la page blanche, moi, que je l'utilise beaucoup.
- Speaker #1
Exactement, oui.
- Speaker #0
Ça me permet d'avoir un canevas qui est déjà correct et qui me permet après de venir combler ce que je ne fais pas bien. C'est-à-dire qu'effectivement, moi, tu vois, je pense, je n'ai jamais été tellement diagnostiqué, mais que je suis dyslexique. Eh bien, l'intelligence artificielle est fantastique pour moi. Parce que je peux lui donner mes idées, mon texte et il me ressort avec une forme intelligible par les autres. Donc c'est quand même extrêmement intéressant. Ça te permet d'être quand même beaucoup plus crédible notamment sur LinkedIn.
- Speaker #1
C'est clair. Non mais oui, c'est vrai que tu as raison de parler de page blanche parce qu'en fait c'est un peu ce qui se passait. C'est ce qui se passait avant en fait. Et puis je repense aussi à ma période étudiante. Partir de la page blanche sur des rédactions, sur des notes de synthèse pour un mémoire, c'est terrible parce que par où est-ce qu'on passe ? Comment est-ce qu'on commence ? Enfin c'est compliqué. Ça n'existe plus aujourd'hui. Je ne suis pas sûr qu'il y ait des étudiants qui partent d'une page blanche. Alors il y a des mauvais côtés, effectivement, parce qu'on part de la page blanche, mais au final on se rend compte qu'au fur et à mesure, ce n'est pas nous qui avons écrit ce texte-là, et puis tous ces liens qu'a tout rédigé. Donc il faut faire attention encore une fois. C'est pour ça que là, l'humain, il faut vraiment qu'il soit au centre de tout ça. Mais oui, je suis d'accord, le syndrome de la page blanche, c'est peut-être une histoire d'antan.
- Speaker #0
En tout cas, d'après ce que j'ai entendu, tu penses qu'on muscle notre soft skills pensée critique en travaillant avec l'IA ?
- Speaker #1
Alors justement c'est un peu là le paradoxe. C'est qu'on ne le muscle que si on a envie de le muscler. C'est-à-dire que ça dépend de l'utilisation qu'on en fait.
- Speaker #0
Ah oui bien sûr.
- Speaker #1
Alors je n'ai pas envie de tomber dans le camp du "la technologie elle est mauvaise parce que c'est l'utilisation qu'on en fait qui est mauvaise". Ce n'est pas exactement le cas. Si on prend les réseaux sociaux il y a plein de bonnes choses mais il y a aussi énormément de choses. et de dire que c'est uniquement la faute de l'humain parce que c'est la nature humaine d'être comme ça, et que voilà, c'est faux. Et bien pour l'IA, c'est pareil en fait, il faut pouvoir expliquer aux gens, il faut faire attention comment on l'utilise, et oui, on peut muscler sa pensée critique grâce à l'IA, parce qu'effectivement, en tout cas moi je le vois, si je parle personnellement par exemple là deux minutes, ouais la pensée critique aujourd'hui, je l'ai beaucoup plus, parce qu'en fait au début, effectivement... Je prenais un peu comme parole d'évangile lorsque j'avais une réponse de l'IA, ce qu'elle dit c'est vrai. Maintenant je fais un peu gaffe. J'ai un sens critique plus aiguisé en tout cas vis-à-vis de l'IA parce que ce qu'elle me dit je fais toujours attention. Donc là peut être un petit tips pour nos auditeurs, pour ceux qui utilisent plusieurs intelligences artificielles. Il y a ChatGPT, il y a Gemini, il y a Claude, il y a Grok, il y en a plein. Bon je ne fais pas la pub de ces IA, elles n'ont pas besoin mais Moi, souvent, ce que j'aime faire, c'est mettre le même prompt dans plusieurs IA. Et ça permet d'avoir plusieurs résultats différents et parfois plusieurs points de vue différents. Donc quand on veut faire un peu de brainstorming, par exemple, tu parlais de page blanche, c'est intéressant d'avoir plusieurs IA différentes. On a l'impression de parler un peu à plusieurs personnalités différentes. Et ça, tu vois, ça nous permet de voir aussi qu'une seule IA n'a pas forcément l'unique réponse. Et donc, ça permet un peu de... de travailler cette pensée critique, de se rendre compte qu'il y a autre chose qu'une seule et unique pensée. Et pareil au niveau de la communication, si on parle de minutes de communication, qui est un soft skill extrêmement important, moi je me suis rendu compte que lorsque j'étais plus jeune, j'avais un peu du mal à structurer ma pensée, je partais un peu dans tous les sens. Et bien typiquement avec l'IA, aujourd'hui comme j'utilise tous les jours, et depuis trois ans plusieurs heures par jour, ça m'a permis aussi... de structurer ma pensée c'est à dire qu'aujourd'hui surtout à l'écrit je j'écris voilà je je structure ma pensée de manière beaucoup plus rigoureuse parce que avec liage et du expliquer concrètement qu'est ce que je veux qu'est ce que je ne veux pas pourquoi lui mettre énormément de contexte et ça me permet en fait moi même quand je pose ça à l'écrit de me dire ok est-ce que vraiment lia va comprendre ce que je veux et ça tu vois en termes de communication dire ça il n'y a au final ça m'entraîne également pour le temps de pouvoir le dire à quelqu'un d'autre, un collègue ou plus importe dans la vie de tous les jours. Donc la communication également elle est impactée par la manière dont on communique avec l'IA. Mais encore une fois c'est vrai que si on communique mal dans le sens où si on lui donne des raisonnements un peu bateaux des pensées pas structurées l'output du modèle la sortie du modèle sera mauvaise et la communication ne va pas s'améliorer.
- Speaker #0
Ok super intéressant. Est-ce qu'on muscle La soft skills créativité. Est-ce qu'on peut muscler la soft skills créativité avec Lya ?
- Speaker #1
Alors, on peut absolument muscler ce soft skill-là. Parce qu'en fait... Alors, je suis tombé sur un livre récemment là-dessus. Je ne me souviens plus. Je crois que ça s'appelle « Idea Flow » . C'est de Jeremy Utley. Il me semble que je prononce bien. Jeremy Utley, c'est « Idea Flow » . C'est un professeur d'innovation à Stanford University. Et lui, en fait, il explique justement dans ses formations, dans ses conférences, etc., que l'IA, justement, sert à démultiplier l'innovation. Et en gros, il met plein de petits tips qui sont hyper intéressants. Tu parlais tout à l'heure de pourquoi pas donner des petits... Pas des tips, mais... d'innover et de donner des petits cas d'usage comme ça, et bien là typiquement, en gros il explique, pour faire court, que très souvent, comme on s'exprime avec l'IA, on s'exprime comme si on s'exprimait à un humain. Et donc moi aujourd'hui par exemple, ou toi inversement, si tu me demandes trois idées, enfin tu vois si tu me parles d'idées : est-ce que t'as une idée de film ? Est-ce que t'as une idée d'activité à faire ? Ben je vais t'en donner une, deux ou trois et ça va te suffire. Très souvent on raisonne comme ça : "Je vais pas t'en donner 500." Le problème c'est que tu vois avec l'IA, on sait qu'elle lui donner 3 idées, enfin te donner 3 idées ou 500 pour elle c'est exactement le même effort. Donc pourquoi ne pas utiliser justement ses capacités de l'IA à proposer énormément de solutions ? Et bien justement les gens ne l'utilisent pas assez ça. Donc en fait il faudrait pouvoir l'utiliser et lui dire au lieu de donner 3 idées, 3 solutions, 3 pistes, et bien propose-moi 100 idées. Et si on prend ce chemin-là, effectivement, on augmente l'innovation. Parce que si tu veux innover sur un nouveau produit, tu es chef de projet dans une entreprise, tu as besoin de nouvelles idées, tu ne vas pas forcément demander à tes collègues où la séance de brainstorming peut se faire avec tes collègues et une IA et vous allez lui demander à chaque fois de faire 100 itérations, 100 nouveaux produits, 100 nouveaux cas d'usage, 100 clients différents. Et tu vois, ça, ça permet d'innover énormément parce qu'en fait, on se rend compte que... Je n'ai pas envie de dire de bêtises, mais justement, je crois que dans son livre, il parle d'une formule mathématique que lui, en gros, la qualité d'une idée, c'est simplement une fonction de la quantité d'idées. Donc plus il y a d'idées, plus l'idée de sortie va être de qualité. Pourquoi ? Parce que souvent, nous, en tant qu'humains, on va prendre la première idée qu'on a eue en pensant que c'est peut-être la meilleure. alors qu'en fait la meilleure idée qu'on aura c'est peut-être la centième. Et donc l'IA peut nous permettre de nous aider sur ça, donc en ça oui elle peut aider à l'innovation effectivement.
- Speaker #0
Et moi tu vois il m'est arrivé d'avoir une espèce de début d'idée, tu vois un truc, et je me dis ah parce que moi je travaille, moi c'est la soft skills créativité ma soft skills principale, et du coup des fois j'ai eu un début d'idée d'atelier, tu vois j'avais vraiment un foetus de trucs, je suis parti d'une... toute petite idée tu vois là, alors là ça c'est mon dernier dada du moment. J'ai découvert en lisant le Daruma qui est un petit personnage japonais.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et je me suis dit comment... Je voyais un truc mais tu vois je n'arrivais pas à tirer le fil assez loin de ce projet-là. Et bien en réfléchissant avec l'IA, j'ai réussi à créer un petit exercice où les gens viennent dessiner leur Daruma, mettent un point quand ils commencent le projet ils mettent le nom de leur projet, ils l'affichent quelque part chez eux, et quand ils mettent le deuxième oeil c'est qu'ils ont concrétisé le projet. Et le fait de travailler avec Lya, j'avais une idée de l'exercice, mais j'avais besoin de faire le lien de l'histoire, de remettre un contexte, de travailler la métaphore, de tirer un petit peu sur la métaphore de en quoi ça c'était intéressant, en quoi on allait développer des soft skills avec ça, et du coup Lya m'a beaucoup aidé à tirer... le fil de mon idée. Sinon, j'aurais peut-être laissé cette idée-là. Il y a des dizaines d'idées qui passent dans la tête tous les jours et de temps en temps, tu en sélectionnes une et elles germent. Là, je trouve que elle est restée plus longtemps cette idée-là. Elle me tourne autour depuis plusieurs mois.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est très intéressant. Effectivement, il faut pouvoir utiliser ces outils pour muscler un peu ces idées et muscler nos propres muscles du cerveau. comme tu dis, parce que voilà, tu parles de structure aussi et qu'effectivement parfois on pense à beaucoup de choses. En tant qu'humain, on est tout le temps sollicité d'un point de vue cérébral. Et aujourd'hui, d'avoir un outil comme ça qui permet un peu de décharger aussi, ça permet de pouvoir nous libérer plus de temps sur justement des choses qui sont beaucoup plus humaines. Et c'est pour ça, tu vois, ça permet de structurer notre pensée de manière différente que d'habitude. Et donc, c'est intéressant l'utilisation de ces outils-là. Je suis persuadé que dans les années à venir, on va avoir encore des surprises parce qu'aujourd'hui, même si demain, les outils arrêtaient de progresser, il y a tellement de cas d'utilisation qui sont encore non découverts que je pense qu'on va être étonnés dans le futur encore une fois.
- Speaker #0
Les entreprises, est-ce qu'elles sont prêtes à laisser rentrer l'intelligence artificielle ? dans leur structure ? Est-ce qu'elles sont prêtes à lui confier leurs données ?
- Speaker #1
Pour l'instant oui, je n'ai pas trop de blocage là-dessus. Il suffit de leur donner un cadre. Et puis en Europe, on n'est pas comme aux États-Unis où on a l'impression que c'est un peu plus le Far West. On est quand même protégé. Il y a des réglementations, la RGPD, l'IA Act. On est quand même protégé, on est quand même surveillé. Les données ne vont pas nulle part, enfin n'importe où plutôt. Mais effectivement, en termes de blocage, justement, c'est là où c'est intéressant de former et d'acculturer les gens à l'intelligence artificielle pour qu'ils comprennent ce que c'est. Et que ce n'est pas une entité extraterrestre qui va voler les données et ces données qui vont être utilisées à des fins commerciales à tout prix. Non, non, c'est bien autre chose. Donc pour l'instant dans les entreprises, non, il n'y a pas... Il n'y a pas trop de blocages à part peut-être pour les plus gros groupes ou avec des données sensibles. Mais là encore il y a des solutions qui sont sécurisées. Aujourd'hui, toi et moi on utilise peut-être ChatGPT, la version classique. Mais il y a des versions pro business où justement les données sont stockées dans des centres spécialisés et sécurisés. Donc non pour l'instant ce n'est pas la plus grosse des craintes que j'ai eues pour l'instant. Pour être honnête, les plus grosses craintes, c'est vraiment de se dire « est-ce que l'IA va nous remplacer ? » C'est ça en fait. Au-delà de la donnée, c'est « est-ce que ça va nous remplacer ? » Moi, le discours que j'ai à ce niveau-là, c'est que non, je suis persuadé que non, ça ne va pas nous remplacer, au contraire, ça va nous augmenter. Mais effectivement, il faut pouvoir donner aux gens les bons outils. Et tu vois, l'IA, là où elle excelle, c'est dans la technique. C'est dans ce qu'on appelle les « hard skills » . Tu vois, en opposition aux soft skills, c'est les hard skills, c'est les choses techniques. Tu vois, aller sur Excel, l'analyse de données, les rédactions sont des choses vraiment purement techniques. Ça, elle est excellente. En revanche, sur les soft skills, non, elle l'est beaucoup moins. Et donc, à ce niveau-là, c'est pour ça, si elle nous remplace sur les hard skills, en gros, la place des soft skills va encore augmenter. Et donc, c'est là où justement, nous, en tant qu'humains, non, elle ne va pas nous remplacer, on va être encore mieux, justement.
- Speaker #0
Et est-ce que tu... pense que le l'impact écologique toutes ces de tous ces échanges via l'IA va être un peu travaillé, est-ce qu'on va avoir possibilité de réduire cet impact écologique qui est actuellement d'après ce que j'ai compris assez important ?
- Speaker #1
Ouais alors effectivement il y a une étude qui est sortie en 2023 donc là ça va faire quasiment trois ans et cette étude elle a fait beaucoup de bruit parce qu'elle justement elle évaluait les retombées un peu écologiques et environnementales de ces IA génératives. Et on s'est rendu compte, je ne me souviens plus des données exactes, mais l'ordre de grandeur c'était que une requête sur ChatGPT, c'était quasiment plus de 100 fois ou plus de 1000 fois une requête sur Google. Et donc là, c'est vrai qu'on a la première sensation, la première réaction, c'est de se dire : "Oula, c'est hors de contrôle". Et aujourd'hui on avance trois ans plus tard et en fait on se rend compte que Google a fait beaucoup d'efforts là-dessus et puis tous les laboratoires de recherche également. Et en fait on a réduit 99% l'impact d'une requête IA pour plusieurs raisons. Déjà la première elle est toute bête mais elle est financière en fait parce que qui dit impact environnemental dit en fait consommation énergétique, consommation d'eau. Sauf que cette consommation énergétique et d'eau elle coûte très très très très cher à ceux qui entraînent les IA. Donc elles, dans leur pur intérêt financier égoïste, forcément elles vont vouloir réduire cet impact-là parce qu'elles vont vouloir réduire l'impact financier pour leurs propres comptes. Donc ça c'est la première chose à garder en tête et c'est du coup un peu optimiste pour nous parce que ça veut dire que tant que ces sociétés-là seront driveées par les profits, elles vont faire tout ce qui est possible sur Terre pour réduire l'impact sur leur bilan et donc l'impact écologique. Ça en découle forcément. Et deuxièmement, il y a aussi la recherche qui évolue et les modèles sont plus performants aujourd'hui. Ils sont parfois plus petits, ils sont mieux optimisés. Donc j'imagine que si on se revoit dans trois ans, j'espère qu'on se reverra avant, mais si on se revoit dans trois ans, ça aura probablement encore réduit 99%. Donc moi aujourd'hui, ce n'est pas une de mes craintes principales. Effectivement, il faut quand même regarder parce qu'il y a l'utilisation qui augmente beaucoup. Donc il faut contrebalancer ça et puis c'est comme tout, il faut... Il faut pouvoir faire attention à ces métriques-là, mais je crois que
- Speaker #0
J'avais lu un article là-dessus, Google bosse énormément là-dessus, Microsoft également. Aujourd'hui, et ça c'est un peu une découlée de l'IA générative, les centres de données sont quasiment tous autonomes en fait, en eau. L'eau est recyclée dans des circuits fermés. Donc déjà ça c'est une innovation qui a été créée parce qu'ils en ont eu besoin en fait, parce que ça coûtait trop cher en eau. Donc tu vois, si on peut garder ce côté un petit peu optimiste, on peut se dire qu'effectivement c'est peut-être gourmand dans certains pays, dans certaines catégories, mais on va trouver des solutions pour ça. Et donc non, il faut garder un œil là-dessus, c'est primordial. Mais en tout cas, on avance dans la bonne direction et ce n'est pas hors de contrôle.
- Speaker #1
Merci beaucoup, ça rassure. Est-ce qu'aujourd'hui, la personne lambda, l'entrepreneur individuel... peut aussi avoir intérêt à travailler avec l'intelligence artificielle ?
- Speaker #0
Tout à fait. Et il a même peut-être plus intérêt à travailler avec l'intelligence artificielle que qu'une personne avec une équipe déjà. Parce que quand on est en entreprise, on a déjà une équipe qui est structurée, on a des process en interne, on a des gens sur qui s'appuyer. Alors qu'un auto-entrepreneur, il est tout seul en fait. Et moi tu vois au début de mon activité, quand j'ai commencé il y a quelques années, j'étais en freelance et bien effectivement d'avoir cet outil là, ça m'a permis aussi d'aller plus loin, de faire plus de choses, d'automatiser certaines choses, de réduire un peu le stress mental, c'est un peu comme une valve de décompression en fait, parfois ça peut aider, ça peut soulager, en se disant ben voilà je suis quand même pas tout seul, il y a quand même un outil puissant qui peut m'épauler sur certains points et donc ça c'est super parce qu'avant effectivement une personne seule, pouvaient avoir du mal à joindre les deux bouts. Il faut répondre à des mails, il faut trouver des clients, il faut trouver des idées, il faut rédiger des textes, il faut essayer de faire du sens auprès de données, de choses comme ça, peu importe le cas d'usage. Là aujourd'hui on a un outil un peu centralisé qui nous permet quand même d'aller plus loin, de faire plus, de faire un peu mieux. Donc ouais, non, il a tout intérêt. Les personnes justement, celles qui nous écoutent, qui sont seules, elles ont tout intérêt justement à utiliser ces outils.
- Speaker #1
Est-ce que les outils gratuits sont suffisants ou est-ce qu'il faut passer par des outils qui sont payants ?
- Speaker #0
Alors non, oui l'outil gratuit il est souvent très souvent en tout cas au début largement suffisant après effectivement si on veut industrialiser les process oui il vaut mieux les outils payants parce que ça permet d'aller plus loin. Mais pour des gens qui sont juste seuls pour le moment, effectivement, l'outil gratuit peut être déjà un premier pas dans ce monde-là, il peut permettre d'expérimenter au départ. Puis après on arrive aussi peut-être vite, si on utilise beaucoup, on arrive rapidement au bout de l'utilisation gratuite. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui quand on regarde, on a quand même pour... Il me semble que c'est 20 ou 23 euros par mois pour la version payante de ChatGPT Pour une vingtaine d'euros par mois, on a quand même quelqu'un qui peut nous aider à mieux innover, nous aider à structurer nos pensées, nous aider à répondre à des mails, nous aider à répondre à des clients, nous aider à mieux penser, à faire de la recherche sur des nouveaux produits, sur des nouvelles pistes, sur plein de choses. Donc pour 20 euros par mois, c'est quand même plus sympa d'avoir un outil comme ça que de devoir à chaque fois faire appel à des consultants qui vont vous facturer un peu trop cher.
- Speaker #1
Ok, donc il y a vraiment une réelle différence entre la version gratuite et la version payante des outils d'IA.
- Speaker #0
Alors la différence elle est surtout en terme d'utilisation. Les versions payantes c'est vraiment si on l'utilise plusieurs fois par jour de manière structurée. Là la version payante va être intéressante parce que la version gratuite atteint ses limites. Dans certaines offres, par exemple chez OpenAI, Donc avec ChatGPT, sur la version gratuite on n'a pas accès aux meilleurs modèles et aux meilleures fonctionnalités dites d'agents IA qui peuvent aller un peu plus loin. Donc effectivement oui là pour certains cas on est obligé d'avoir la version payante. Pour moi je suis obligé d'avoir la version payante parce que j'utilise beaucoup trop sinon j'arriverais directement aux limites fixées par OpenAI. Mais non pour commencer, pour expérimenter, pour faire une première idée la version gratuite est largement suffisante.
- Speaker #1
Très bien ! Est-ce qu'il faut se former en tant qu'individuel ? Tu vois, moi je suis parent, j'ai un enfant qui est au collège. Est-ce qu'il faut les initier ? Comment on initie un jeune aujourd'hui ? C'est quelque chose qui me questionne en tant que parent.
- Speaker #0
Alors moi je t'avoue que effectivement je suis plus centré sur les entreprises. Donc pour l'individuel c'est une autre question. Et je dirais que la meilleure des formations, plutôt que d'aller acheter des formations sur internet qui sont un peu bullshit en ce moment parce qu'on vend un peu tout et n'importe quoi, et bien moi je dirais qu'il faut tester en fait. Donc premier pas c'est de les mettre sur la version gratuite et puis essayer de leur expliquer ce que c'est en fait. Et en fait la... Un petit tip, c'est que l'IA est très douée à expliquer les choses, à se mettre dans la peau de quelqu'un. Donc on peut éventuellement pour des enfants, ils peuvent commencer par demander, poser la question : "Qui es-tu ? " Et parfois il répond : "Je suis une intelligence artificielle." Et puis tu peux découler à partir de là sur une conversation : "Mais qu'est ce que tu fais ? Qu'est ce que tu peux faire ? Qu'est ce que tu ne peux pas faire ? " Et à partir de ça, on peut commencer à structurer une petite formation mais je dirais que la meilleure des formations c'est vraiment l'utilisation.
- Speaker #1
c'est de tester en fait c'est vraiment de tester oui j'ai vu que certaines maintenant tu pouvais leur injecter ton cours qu'elles te faisaient des synthèses qu'elles te faisaient même des quiz des petites flashcards ce genre de choses je trouve que ça peut être extrêmement intéressant moi notamment j'ai travaillé avec des élèves en situation de handicap c'est vrai que sur certains qui ont des soucis de synthèse et tout ça ça peut être extrêmement intéressant si on peut avoir la l'information même des personnes handicapées sous une autre forme quoi.
- Speaker #0
Absolument, et bien là encore pour ceux qui ne connaissent pas et qui nous écouteront, ça s'appelle Notebook LM. Voilà donc Notebook accroché LM. C'est un outil que Google a développé et qui est basé sur leur intelligence artificielle. Mais là où c'est très puissant en fait c'est que voilà on se connecte sur internet sur Notebook LM avec un compte Gmail classique Et en fait, on arrive sur un espace de travail où on peut injecter toutes les données qu'on veut. Mais nos propres données. Donc c'est un environnement sécurisé, pas de panique. Et en fait, en injectant ces données, ça peut être des PDF, ça peut être des vidéos sur YouTube. Donc on peut prendre le lien d'une vidéo sur YouTube, le copier-coller dans cet espace-là. Et voilà, en fait, des textes, ça peut être... Ouais, donc voilà, format vidéo, texte, des images, etc. Et une fois que tout ça est dans cet espace, ensuite on peut discuter avec une IA dans la même forme que le chat GPT ou Gemini, et lui poser des questions sur nos documents. Et c'est une manière différente d'apprendre, c'est que cette fois-ci, elle ne va pas aller chercher sur Internet sa base de données interne, elle va vraiment aller chercher dans nos propres documents. Donc c'est intéressant pour éviter d'avoir un contexte qui dérape et une IA qui hallucine. Et là où tu parlais de quiz, etc., c'est qu'en fait, là où ça va très loin dans cet environnement-là, c'est qu'il y a aussi une application dans cet espace où on peut créer à partir de nos données des présentations sous forme de PowerPoint, des vidéos, des audios, donc des flashcards, des quiz. Il y a même un... Comment on appelle ça ? Tu sais, les arbres...
- Speaker #1
Ah, la mind map.
- Speaker #0
Mind map, exactement. Et ça, juste à partir de nos données. Moi, par exemple, ce que j'adore faire, c'est... quand je lis un papier de recherche sur l'intelligence artificielle qui va bien au-delà de mes compétences techniques, je prends l'article, je demande à ChatGPT, à Gemini, à plusieurs IA de me faire un résumé synthétique à mon niveau. Il me fait tout ça. Je coquelicole tous ces résumés, ces synthèses. Je les mets dans Notebook LM et ensuite, je lui demande un résumé vidéo. Et en fait, j'ai une vidéo interactive. Je peux choisir le style de la vidéo. Ça peut être un truc un peu enfantin. Ça dépend du public auquel on s'adresse. On peut prompter la vidéo et lui dire « Je suis... » je suis un enfant de 15 ans, j'ai envie d'apprendre plus sur cet article-là, de quoi ça parle ? Et il te fait une vidéo de 5-6 minutes et c'est incroyable. Parce qu'effectivement, l'apprentissage passe par le visuel grâce à l'IA et c'est super bien, c'est super fort. Franchement, je conseille à tout le monde de le tester, c'est incroyable.
- Speaker #1
Je pense que ça peut être extrêmement intéressant, notamment sur des livres qu'on lit, des choses qu'on veut retenir. Normalement quelque chose où on a l'envie d'approfondir le sujet, ça peut être extrêmement intéressant. En tout cas, on invite les gens à aller tester ça. J'ai vu qu'il y avait une version qui était gratuite. En tout cas, pour l'instant, il est possible en manière tout à fait gratuite de tester. C'est la deuxième fois qu'on m'en parle cette semaine. Je crois que je vais vraiment aller mettre le nez dedans.
- Speaker #0
Absolument, il faut. Et puis peut-être s'il y a des étudiants qui nous écoutent ou des personnes qui connaissent des étudiants qui ont envie de tester. En ce moment, Google propose un forfait. Il me semble que c'est Google AI Pro. Donc, il y a Notebook LM, il y a Gemini, mais la version pro gratuitement pendant un an. Ah oui, intéressant. C'est quasiment 250 euros d'offerts. Et puis là, on a les meilleurs outils d'IA, les plus puissants, gratuitement. Donc voilà, ceux qui sont encore étudiants, qui ont une adresse mail étudiante, ils peuvent en profiter et là, c'est super pour leurs études.
- Speaker #1
Trop bien, merci beaucoup pour la petite astuce. Est-ce qu'on aurait un mot de la fin sur les soft skills, fameuses compétences comportementales et humaines, et l'intelligence artificielle ?
- Speaker #0
Moi je pense qu'il faut qu'on voit ces intelligences artificielles. On va prendre un peu la métaphore de la voiture. On va dire que là on a entre les mains un énorme moteur, une voiture de course, et que les soft skills c'est vraiment nous et le volant. Et donc il faut savoir... peu importe la taille du moteur, ça ne remplace pas un permis de conduire. Et ça ne remplace pas une aisance à la conduite justement. Donc sur les soft skills, il faut continuer à les développer et c'est d'ailleurs peut-être même plus intéressant que jamais parce que je pense que plus le moteur est gros, plus il est important de savoir conduire une voiture.
- Speaker #1
Oui, complètement. Toujours rester les deux mains sur le volant, hyper important. Merci beaucoup. En tout cas, Timothée, je trouve que c'est vraiment un sujet qui est... hyper intéressant. Je pense que c'est un sujet qui va revenir parce que je me rends compte que dans mon réseau, j'ai extrêmement de personnes qui sont experts dans ce sujet-là. Et je trouve que c'est un sujet qui est vraiment très intéressant et qui bouge en permanence, que je trouve très intéressant de venir aussi immortaliser aujourd'hui, fin 2025, où on en était de l'IA, de ces connaissances-là. On rigolera peut-être dans 5, 10 ans de... de ce qu'on pensait aujourd'hui comme une innovation. Mais je trouve ça génial de l'ancrer aujourd'hui dans cette version audio. Merci beaucoup, Timothée.
- Speaker #0
Merci à toi, Morgane.
- Speaker #1
Très belle journée à vous tous. On attend vos commentaires en dessous pour savoir comment vous utilisez l'intelligence artificielle, qu'est-ce que ça vous fait, cette thématique des soft skills et de l'intelligence artificielle. Et moi, en tout cas, je vous retrouve très bientôt avec un nouvel invité. Merci beaucoup. Au revoir, Timothée.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #1
Je te remercie d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve dans 15 jours. Si cet épisode t'a plu, je serais ravie de lire ton commentaire et de voir ton like. Toi aussi tu peux faire rayonner les soft skills en partageant cet épisode. Et pour continuer à les explorer, tu peux t'abonner à cette chaîne ou me retrouver sur tous mes réseaux sociaux sous le nom Morgane Ansperger ou Morgane Facilitation. Je te souhaite une très belle journée. A très vite !