- Speaker #0
Bonjour et bienvenue, nous sommes Yvie et Lucie,
- Speaker #1
vos hôtes pour ce podcast.
- Speaker #0
Vous êtes sur FDMV. Simone Veil, Margaret Thatcher, Hillary Clinton, des femmes politiques qui ont marqué l'histoire. Elles ont dû se battre pour défendre leurs idées et se faire une place dans la jungle politique.
- Speaker #1
Avec la féminisation de métiers traditionnellement masculins dans la médecine et le droit. On pourrait se demander, qu'en est-il de la politique ? Alors, on va répondre à la question de la semaine dernière qu'on avait posée qui était qui est votre héros ou héroïne ?
- Speaker #0
J'adore cette question.
- Speaker #1
Oui, t'as la réponse, vas-y.
- Speaker #0
Bien sûr, enfin franchement là où parfois j'ai besoin de réfléchir, la question de rentrée, j'étais un peu perdue, mais là mon héroïne c'est ma maman. Franchement, il n'y a aucun doute. Elle est une femme incroyable. Elle travaille dur, mais elle a toujours su justement garder cet équilibre travail et maison pour s'occuper de moi. Elle m'a vraiment offert une enfance magique. En plus, maintenant, je sais qu'elle a commencé à écouter les podcasts, donc dédicaces. Vraiment, elle est incroyable et je suis très fière d'elle. Elle a repris ses études. Elle est en M2. Elle finit cette année. à leur honte. on tient les pouces pour que ce soit un succès et je suis trop contente et toi Lucie, qui est ton héros ou héroïne ?
- Speaker #1
alors moi c'est aussi une héroïne et donc moi c'est ma grand-mère parce qu'en fait elle m'a un peu élevée quand j'étais petite et vraiment ça a toujours été un modèle pour moi elle a eu une vie vraiment pleine de péripéties et j'adore d'or quand elle me raconte des passages de sa vie ou même de nos ancêtres. Parce qu'elle y tient vraiment. Elle me partage beaucoup de ce qu'elle a vécu. Et pour moi, ça a toujours été vraiment une source d'apprentissage, au-delà bien sûr de mes parents. Mais voilà, elle m'a toujours marquée. Elle a toujours été de bons conseils et très bienveillante avec moi. Donc pour moi, ce serait elle. Mais du coup, on a deux femmes qui sont nos héroïnes.
- Speaker #0
Quelle coïncidence !
- Speaker #1
Quelle coïncidence de malade ! Mais ouais, du coup, notre sujet du jour se tourne sur les femmes et plus précisément leur place dans la politique. Elles ont réussi à se faire une place et on va vous l'illustrer maintenant.
- Speaker #0
Oui, bon, on va commencer par quelque chose qui n'est pas si joyeux que ça, vu que c'est des statistiques. Et que disent les statistiques dans le monde ? Dans le monde, 12% des femmes... 12% des chefs d'État sont des femmes. Presque 1 sur 10, c'est pas énorme. Mais bon, donnons les chiffres. 8% des chefs de gouvernement sont des femmes, encore moins. 23% des ministres et 27% des parlementaires. Alors ? Ok, les chefs d'État, ça étonne pas trop, on n'en voit pas du tout. Mais les parlementaires, enfin après, ça devrait pas être aussi choquant, mais en France, par exemple, on a la parité, donc normalement c'est 50-50, même si, bon, on ferme les yeux, mais 27%, c'est très peu.
- Speaker #1
Oui, c'est un peu affligeant. Moi, je me demande, je vais continuer à parler un peu de l'Europe. J'ai fait des recherches sur l'Europe, mais où sont les femmes ? À ce jour, parmi les 27 États membres de l'Union européenne, je parle de l'Union européenne, les plus hautes fonctions politiques sont presque exclusivement occupées par des hommes.
- Speaker #0
Dans des pays développés.
- Speaker #1
Seules trois femmes ont ainsi l'honneur d'être chef d'État. Depuis 2022, il y a Natacha Pirck. Moussard, j'espère que je prononce bien les noms, qui préside la Slovénie. Donc on a la Slovénie, tandis que il y a son homologue maltaise, Myriam Spiteri De Bono, qui est arrivée au pouvoir en 2024. Et depuis le 11 novembre 2025, l'irlandaise Catherine Connolly complète cette liste. Donc, 4 femmes sont actuellement chefs de gouvernement. Donc, Nett Frédéric Sen, La première ministre du Danemark depuis 2019, la bien connue Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien depuis 2022. Également, on a Evica Silina, chef du gouvernement letton depuis 2023, et Inga Rouginiene, première ministre de la Lituanie depuis 2025. Donc j'ai tenu vraiment à prononcer les noms, même si peut-être que j'ai pas la bonne prononciation, mais on n'entend jamais ces noms, on les entend jamais. C'est Georgia Meloni, bien sûr. Mais bon, du coup, au total, six pays de l'Union européenne n'ont jamais eu de femmes à leur tête. Donc, au sein de l'UE, on a la Finlande, la Lituanie, ce sont les pays qui ont désigné le plus de femmes aux plus hautes fonctions politiques, avec quatre représentantes, une présidente et trois premières ministres, côté finlandais, toutes au XXIe siècle, et quatre chefs de gouvernement côté laiton. et Il y a également trois États membres qui ont été dirigés à trois reprises par une femme, que ce soit en tant que chef d'État ou chef de gouvernement, la Pologne, la Lettonie et l'Irlande, depuis le 11 novembre. Mais du coup, je vais parler un peu de France, puisque je parle d'Europe. En France, il y a seulement deux femmes qui ont été premières ministres. On a Edith Cresson, en 1991 jusqu'à 1992, et la fameuse, encore, Elisabeth Borne. entre 2022 et 2024. Et aucune n'a pour le moment accédé à la présidence de la République, la fonction politique la plus prestigieuse de notre pays. Mais bon, vu les candidates qu'il y a en ce moment, une certaine qui commence par un M, on va...
- Speaker #0
Qui est accidentellement en prison.
- Speaker #1
Accidentellement en prison, oui. Ça, c'était une candidate plutôt sulfureuse, on va dire.
- Speaker #0
Absolument. On va en reparler. de ce côté de l'hémicycle. Mais d'abord, que dit la loi ? En France, bien sûr, parce que, comme vous l'avez entendu, il n'y a pas de responsable politique, grand responsable politique en France qui est une femme, actuellement. Pourtant, et il n'y en a jamais eu. Il y a un tournant décisif en 1999, quand même plus de... 55 ans, enfin, 55 ans après l'instauration du droit des femmes, droit de vote des femmes, mais on inscrit dans la Constitution, la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives. Donc, en 2000, la stricte égalité est imposée dans les listes de scrutin, mais voilà. Le p... problème, c'est les contournements. En effet, certains partis politiques, dont je ne citerai pas le nom, mais d'après le site The Conversation, et d'ailleurs, je vous le conseille vachement, il y a grave des articles émis par des vrais scientifiques. Donc, les pratiques des dirigeants des partis politiques, en particulier à droite et à l'extrême droite, c'est pas moi qui l'ai dit, contournent, préfèrent payer une amende qui, d'ailleurs, les amendes ont été renforcées en 2007. Donc, ils préfèrent payer des amendes que d'intégrer des femmes à leur scrutin. Ce qui est outrant, vraiment. Comment ça, on peut contourner les femmes et juste... Je trouve que le problème, c'est pas que les... Enfin, c'est pas les chiffres, les problèmes. C'est qu'il devrait y avoir des femmes qui, juste... Il y a plein de femmes qui s'intéressent à la politique. Je trouve que... Il y a des femmes dans les conseillères municipales, parce que là, c'est vraiment obligatoire. Et souvent, dans les mairies, les partis politiques ne vont pas payer. Mais c'est triste de voir que vraiment, plus on monte, moins on est favorisé, autant que femmes. Pourtant, ce sont des partis politiques qui, justement, essaient de garder un flou, justement, notamment avec Marine Le Pen, qui... est à la tête du RN, mais Marine Le Pen est essentiellement entourée d'hommes. Enfin, donc du coup, il garde ce flou. Oui, il y a une femme, mais après, il y a bien sûr d'autres facteurs comme quoi elle est héritière d'un héritage de son père. Donc en France, le bilan, c'est jamais de présidente de la République.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Voilà, donc ça en gros, on dit. Seulement 28% des personnes au pouvoir sont des femmes. donc dans tout ce qui est conseillère municipale, députée ou en général. Et bien sûr, ça c'est un truc qui est très important, au-delà du fait qu'il n'y ait pas de présidente de la République, c'est qu'aucun des ministères régaliens n'est dirigé par une femme. Un ministère régalien, c'est un ministère qui est essentiel à la survie du pays et qui est justement central dans le fonctionnement du pays, c'est les ministres qui ont le plus de pouvoir, entre guillemets. Donc, on voit quand même que les femmes sont vachement exclues de la politique. Et j'aimerais juste parler vite fait du cas de ma mère, qui est conseillère municipale, en effet, depuis déjà 5-6 ans. Et elle a assisté à une formation. Enfin, une formation, une rencontre slash formation pour femmes conseillères municipales, justement. Ma mère m'a expliqué que les femmes qui ont été à cette rencontre n'avaient pas du mal à exprimer leurs idées ou à se faire entendre, mais plutôt à aller le pas au-dessus. Et aussi, le fait qu'elle soit une femme n'est pas un sujet en soi. Mais c'est quelque chose qui se ressent dans des petits commentaires, par exemple des commentaires sur le physique. Par exemple, oui, ma maman, elle s'est fait dire comme quoi elle était là pour remonter le taux de beauté, entre guillemets. Donc elles sont là, aussi imposées, mais elles ne se font pas vraiment intégrer comme vraie force de parole. Je voulais parler de cette expérience que je trouve assez pertinente.
- Speaker #1
Il me semble que ça s'appelle du micro-sexisme, des actes de micro-sexisme. Ce genre de remarques qu'on vous fait un peu des fois déplacées, qui peuvent paraître très futiles, très petites. Et on se dit, oh c'est rien. Mais quand on les enchaîne et quand on les subit surtout, À force d'accumuler, ça peut devenir... C'est très dérangeant, en fait. Ça ne devrait pas avoir lieu.
- Speaker #0
C'est un quotidien qui impacte ta vision du monde. Est-ce que toi, par exemple, tu t'es posé la question sur la représentation des femmes en politique et comme quand même une des figures aspirationnelles dans le gouvernement ?
- Speaker #1
Bah... Oui, assez. Mais je trouve qu'en fait, il y a eu beaucoup de débats ces dernières années pour les femmes politiques sur leur manière de se vestir et comment elles devraient se montrer au niveau juste stylistique et toujours être très propres. Mais en fait, le truc, c'est qu'en posant cette question, on apporte de l'attention sur les femmes et sur ce qu'elles portent. Mais on le ferait jamais pour un homme en fait. On va jamais poser la question « Oh, les hommes avec leur costume cravate, est-ce qu'ils finalement, est-ce qu'ils devraient pas s'habiller autrement ? » Enfin, c'est... Je trouve ça... C'est des remarques vraiment stupides. Et aussi, oui, à part le fait qu'elles soient vraiment... du tout médiatisées. On ne les voit jamais. Elles sont vraiment cachées, mises en retrait.
- Speaker #0
Et même dans les campagnes, je trouve que on investit moins d'argent. Je ne suis pas énormément les débats politiques, même si je m'intéresse en période d'élection, mais on ne voit pas de débat de candidate femme. Je ne vois pas ça, à part Mme Le Pen, mais encore une fois, elle est quand même une exception. Mais je trouve qu'il y a quand même, je pense, une différence de budget qui est mise, parce que c'est aussi ça une campagne, c'est de l'argent. Et si tu investis dans des médias pour ta candidate, je pense que c'est aussi une discrimination qui touche les femmes.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais du coup, les femmes sont parfois politiques.
- Speaker #1
En fait, je trouve que la réussite féminine en politique, elle se reflète dans Leur capacité, comme on l'a dit, à naviguer dans un environnement patriarcal qui n'est pas fait pour elles, qui ne les inclut pas. Pour résumer un peu ce qu'on disait. Mais là, en disant ça, en étant une femme en politique, être juste femme à la tête d'une politique, d'un gouvernement, c'est pas forcément remettre en question le système. enfin quand une femme arrive ça veut pas dire que hop les Les idées féministes vont pleuvoir. Et c'est justement ce qu'on va essayer de vous montrer. Ça ne remet pas... Ce n'est pas quelque chose d'anarchiste. Les femmes ne sont pas anarchistes. Ça peut être une banalité, ce que je suis en train de dire. Mais ça peut paraître comme tel. Mais ça ne va pas briser un système de voir apparaître des femmes. Et c'est ça que j'ai du mal à comprendre. Mais justement, peut-être que tu peux nous en parler. parler ou peut-être que j'enchaîne ?
- Speaker #0
Moi, je pense qu'il serait intéressant d'étudier un peu les femmes hommes politiques.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Alors, moi, ce que dernièrement j'ai retenu, c'est le Japon qui a élu pour la première fois une femme à la tête de leur gouvernement, le mardi 21 octobre 2025, du coup c'est très récent, qui s'appelle Sanae Takahashi. C'est une figure extrêmement conservatrice du parti libéral-démocrate qui incarne à la fois une continuité dans un Japon qui est en crise nationaliste, bien sûr, et en même temps une rupture parce que du fait qu'elle est une femme et dans un patriarcat ici qui est institutionnel. Le Japon, on sait très bien ce qu'ils sont en termes de droits des femmes. C'est un symbole d'une femme en politique. J'ai regardé un peu ses origines et son parcours. Elle était députée depuis 1993 et issue d'un milieu qui n'est pas politique. Et justement, pour rebondir sur ce que tu disais, elle admire ses figures, son Margaret Thatcher. Ses héroïnes sont Margaret Thatcher. On disait que c'était le symbole d'une femme forte. Mais forte. dans quel sens ? Parce qu'elle est conservatrice nationaliste et donc peu favorable à la cause féminine ou parce qu'elle va surmonter l'archétype de la société japonaise très traditionnelle ? Bon, on peut se poser la question, mais...
- Speaker #0
En fait, c'est des femmes qui essaient de cacher le fait qu'elles sont une femme.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Au Japon en général, dans cette société patriarcale, peu de femmes sont dans les très hautes sphères. Politique, du coup, pourquoi Takaichi serait une exception ? Son parcours, il montre que l'ascension est possible, mais elle n'est pas aisée. Et elle reste tout de même moins engagée dans la cause féminine et plus dans une logique de pouvoir et de conservatisme. Le féminisme en question, est-ce que c'est toujours lié, selon toi, à une femme politique ? Je pense que le positionnement de Takashi ne met pas en avant la cause féminine. Son leadership peut illustrer une vision différente du rôle des femmes, un pouvoir qui n'est pas nécessairement défendre le féminisme.
- Speaker #0
La question qu'on pourrait se poser, est-ce que le fait qu'elle soit première ministre ouvre la voie pour d'autres femmes ? Et je ne suis pas vraiment sûre. La position qu'elle prend est très spéciale. Mais après, est-ce qu'elle aurait été élue si ses idées sur les femmes étaient plus ouvertes ?
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est une idée, par exemple, Hillary Clinton avait... beaucoup centré sa campagne justement sur ce progressisme et sur une femme au pouvoir et on sait que cela fut un échec mais c'est quand même un nouvel élan de femmes politiques parce que traditionnellement vraiment les femmes sont obligées de rentrer dans ce dans ce moule même des femmes qu'on admire, Simone Veil, une femme incroyable mais une femme qui a euh qui a dû quand même rentrer dans ce rôle d'homme et sacrifier sa vie de famille, entre autres. Mais je trouve qu'on pourrait rentrer dans un nouvel élan de femmes politiques. Kamala Harris, une femme que j'admire et que je supportais, bien sûr, lors des dernières présidentielles. Bien sûr, il y a des nuances. Elle est souvent critiquée. Elle a eu, par exemple, des discours assez durs sur la sécurité, notamment une proposition douteuse d'envoyer des parents d'enfants manquant trop souvent l'école. Mais je trouve que sa position a été de se retracter. On dit d'elle qu'elle fonctionne beaucoup par consensus. Elle aime aussi montrer une certaine flexibilité sur certains sujets. je trouve que Ça illustre pas mal une image de femme, entre guillemets, justement, de changer ses idées. En la comparant à son homologue masculin au présidentiel, Donald Trump aurait crié à la fake news et qu'il n'avait jamais dit ça. Non, elle assume, elle dit, « Ok, je comprends que vous ne soyez pas d'accord et peut-être que j'ai été un peu trop loin. » Et je trouve que c'est très frais. Et j'aimerais aussi parler d'un moment qui m'a beaucoup touchée, et c'est son discours de défaite. Je vais vous mettre tous les liens en description cette fois-ci. Vous pouvez faire vos propres recherches, c'est un sujet super intéressant. Mais le discours de défaite de Kamala Harris était quelque chose vraiment d'exceptionnel. Je ne sais pas si tu l'as vu. Non. En gros, elle parlait de comme quoi... Le monde pouvait paraître sombre en ce moment, mais c'était à nous, comme citoyens, de faire briller les étoiles et que c'est que dans les ténèbres qu'on pouvait voir les étoiles. Alors c'est une image qui m'est restée en tête. Son discours était très bien construit, il s'adressait à la jeunesse, entre autres, ce qui se fait assez rarement en politique. Et c'est un discours justement qui m'avait énormément touchée à l'époque. Et je trouve que justement, être une femme en politique, elle le redéfinit un peu parce que oui, elle ne va pas, comme Hillary Clinton, parler de son sexe parce qu'elle a vu les conséquences pour justement la campagne. Mais je trouve que justement, elle incarne cette féminité et elle ne la cache pas, ce que je trouve vraiment super intéressant. Une autre icône, nous l'adorons tous. Claudia Scheinbaum. Mais c'est toi qui m'as fait un peu découvrir Claudia Scheinbaum.
- Speaker #1
Bah en fait, moi je l'ai vue, j'ai vu en fait son discours de nomination quand elle a été nominée. D'investiture. Oui, pardon. Et j'ai vu tous les symboles féministes, enfin, tous les symboles qui renvoient à la femme, c'était magnifique. Rien que... Ses habits étaient violets, c'est une couleur qui représente la lutte des femmes. Ou encore, autour d'elle, ses gardes du corps étaient des femmes. Et la puissance qu'elle avait dans sa voix, ça m'a un peu rappelé des choses un peu autoritaires. Honnêtement, quand elle disait « Viva Mexico » , j'étais là « Ola ! » Tout le monde était là « Viva ! » Mais en tout cas, elle en envoie. Et tout dans la symbolique. Visuellement, c'était très beau.
- Speaker #0
elle en envoie, elle a 72 ans 62 ans, et a remporté l'élection présidentielle mexicaine le 2 juin 2024. Avec un score, bon, c'est typiquement mexicain, mais entre 58 et 60% des voix. Donc c'est un score super haut, tu ne vas jamais voir ça en France. Mais vraiment, le peuple mexicain l'a choisi de manière décidée. une femme à un peuple qui est machiste, le plus haut taux de féminicide quand même au monde. Et vraiment, c'est un symbole énorme que d'avoir une femme chef d'État et un an plus tard, elle est toujours populaire dans les sondages. Je crois que c'était aux alentours justement encore des 60-70% de personnes qui la supportaient toujours et trouvaient qu'elle avait une influence positive sur le pays. C'est énorme. Et justement, je voulais parler un peu de son bilan parce qu'on arrive à là, ça fait déjà presque un an. Un bilan rapide, je vous mettrai tous les liens en description. Mais on a des progrès économiques et sociaux. Elle prend des actions. Elle n'est pas une... C'est une femme progressiste qui l'assume et justement qui prend des... pas en avant, des pas décidés qui manquent dans certaines thèmes de démocratie aujourd'hui, un peu timides. Mais on a des progrès. Un bilan économique et social plutôt positif. Là, je me source sur un article de Major Prépa. Plutôt positif. Engager des mesures permanentes qui permettront d'aller encore plus loin dans cette voie justement de progrès. Et elle tient ses promesses. Elle parlait dans sa campagne de sécurité alimentaire, de souveraineté alimentaire. Et justement, d'une part, elle accompagne ses producteurs, mais aussi essaie d'augmenter l'accessibilité à l'alimentation à la population. on a aussi maîtrisé d'une part un peu plus économique l'inflation à 3,7% mais surtout un niveau de salaire qui est plus élevé que dans les 40 dernières années au Mexique. Donc vraiment on a des actions concrètes derrière ces mots et je trouve que c'est absolument incroyable de voir juste une femme qui ne parle pas et qui, justement, avance et qui s'est fait choisir et qui a toujours une forte popularité. Et ça marche ! C'est ça que j'essaie de dire ! Les femmes au pouvoir, ça marche. Après, bien sûr, il y a des exceptions. Il y a plein de nuances. Que le fait qu'elle soit une femme... Elle parle beaucoup de son mentor, qui est l'ancien président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador. Mais je trouve son exemple vraiment très percutant. Mais bon, ceci est au Mexique, pas en France.
- Speaker #1
Mais alors du coup, est-ce que tu as des solutions à nous proposer ?
- Speaker #0
Alors, dans les différents articles que j'ai rencontrés, on parle que la solution qu'on a eue jusqu'à maintenant, c'est imposer la parité. et l'égalité justement dans le compte des femmes. Mais je trouve que Oxfam a une très belle citation. Il ne suffit plus de compter les femmes, il faut garantir leur représentation pleine, libre et significative. Donc c'est ce dont on parlait. Il ne suffit pas d'avoir une candidate femme au présidentiel ou au municipal si on ne met pas de budget et si on ne la représente pas dans les médias au même titre que les hommes. T'en penses quoi ? Parce qu'on les voit pas les femmes.
- Speaker #1
Ouais, je suis d'accord. Mais c'est vrai que la question du budget, ça revient souvent. Il faut se donner les moyens de garantir une pleine parité. Et ça doit se faire, je pense, naturellement. Et je pense qu'on tend un peu vers ça. Enfin, je l'espère en tout cas. En tout cas, on essaie, je pense, globalement d'avancer sur ce sujet. Et je pense que même autour de vous... N'importe quel geste compte, même le plus petit qu'il soit. Et voilà, quoi.
- Speaker #0
Il faut transformer en profondeur,
- Speaker #1
en changeant la société. Justement, les remarques dont tu parlais, les formes de microsexisme, juste en changeant ça, on change profondément la société et c'est ça qui va faire avancer les choses. et ici en... politique, il faut bien voter, bien sûr, comme toujours.
- Speaker #0
Mais il y a des femmes, on peut voter pour des femmes, mais aussi, ce qui est très dommage, c'est que quand on a une femme progressiste qui apparaît dans les médias, on l'accuse tout de suite d'être wokiste et fémini-nazie, féminazi. C'est des termes qui ressortent et que je trouve très choquants parce que c'est des idées politiques, bien sûr. Pas tout le monde est obligé d'être d'accord, mais si c'était un homme qui était, bon, écolo et pour l'égalité des sexes ou l'égalité tout court, ok, c'est encore un homme politique. Alors que quand c'est une femme qui apparaît sur cette scène politique, elle se fait attaquer. par des propos misogynes. Bien sûr, c'est toujours difficile, mais aussi par des critiques qui sont... exagérées et qui ont pour but de la caricaturer.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Après, j'aimerais dire que c'est seulement... Là, je vais parler un peu de vocabulaire et juste de langue française. C'est seulement récemment qu'on a vu en droit et aussi pour des termes politiques, vu apparaître des termes féminisés. Avant, on disait Madame le maire. Et maintenant on peut dire Madame la Mère, enfin Madame la Mairesse, mais rien que ça, enfin moi j'en ai entendu parler juste récemment, et ça m'indigne que ça n'était pas là depuis le début, que je suis née on va dire. Pourquoi je vois apparaître ces mots-là ?
- Speaker #0
On est nés avec Google, comment ça on n'est pas nés avec la mère ?
- Speaker #1
Mais ouais, ça m'attriste un peu, et maintenant on a la liberté, cette liberté-là.
- Speaker #0
Et même psychologiquement, si tu es une femme et que tu es le maire, déjà, les femmes souffrent. Là, c'est une généralité que je dis, mais ce n'est pas sourcé. Mais les femmes souffrent pas mal de sentiments d'imposteur, de syndrome de l'imposteur. Franchement, ce genre de choses, c'est vraiment important pour se sentir légitime, surtout quand tu es mère et tu dois prendre des décisions.
- Speaker #1
Juste pour s'affirmer en tant que femme. et non pas en tant que femme-homme dans un monde patriarcal qui n'a pas besoin de soutien.
- Speaker #0
Comment ne pas être une femme-homme quand on est le maire ? Vraiment ! En parlant justement de femmes politiques, j'ai une petite recommandation à vous faire, un podcast que j'ai adoré en été, je l'ai écouté je pense en une semaine, j'ai tout écouté. C'est Éloquente, c'est un podcast sur les femmes qui prennent la voix, une voix publiquement, mais il y a énormément justement d'intervenantes parce qu'on a une interview d'une femme, on entend des femmes parler, inconnues dans les médias, et à chaque épisode il y a une femme qui vient et qui s'exprime, et donc c'est souvent des femmes politiques parce que... C'est des femmes qui prennent la voie, c'est des femmes politiques et j'ai découvert des femmes super intéressantes, justement avec des idées qui sont en accord avec les miennes et qui parlent de cette expérience de femmes en politique et de ce que ça fait. c'est des femmes qui ont étudié cela et qui aujourd'hui remportent au nom des élections, mais qui sont là et qui, justement... dépassent leur sentiment d'imposteur et décident qu'il faut être femme en politique.
- Speaker #1
Ok, bon. C'était super pertinent ce que t'as dit, donc allez voir un autre podcast que le nôtre. Voilà, la concurrence. Peut-être que je vais essayer de résumer un peu ce qu'on a dit. Du coup, notre sujet, c'était être une femme en politique, est-ce forcément synonyme Euh... d'être féministe, en gros. Et on a vu qu'une femme peut être en position de pouvoir sans défendre explicitement ou activement la cause féministe, ou voire pas du tout. La présence de femmes dans les sphères de pouvoir ne garantit pas toujours une avancée pour les droits des femmes, ou une remise en question des stéréotypes de genre. Et pour nous, la nomination des femmes à des postes de pouvoir peut être perçue comme une avancée, qui est symbolique, certes, mais euh Ces femmes, on a vu qu'elles pouvaient représenter une forme de compromis et même de conformistes dans un monde patriarcal. Et la présence de femmes en politique ne doit pas toujours être considérée comme une victoire du féminisme, mais plutôt comme un début ou une étape ou une suite, peut-être une avancée vers des réflexions qui sont plus larges et un combat du féminisme. voilà j'espère que Ça va ?
- Speaker #0
Oui, ça va.
- Speaker #1
Comme conclusion ?
- Speaker #0
Mais super conclusion.
- Speaker #1
T'aimes ça ?
- Speaker #0
Oui. Et en petite ouverture de réflexion, parce que nous n'allons plus en parler, nous n'avons plus le temps, mais les femmes et les autres, enfin, je parle des autres ici de manière, je crois un peu maladroite peut-être, mais tout ce qui est personnes non-binaires intersexes, ok, les femmes sont invisibilisées en politique, mais là... On est vraiment sur un mur blanc et il n'y a personne. Et donc, je trouve que... C'est bien sûr, la société n'est peut-être pas prête, mais il faudrait commencer à être prêt parce que c'est des personnes qui sont là et qui défendent leurs idées souvent dans la rue. Mais justement, il faudrait les intégrer, peut-être une parité, peut-être pas parité parce qu'il y a moins de personnes intersexes que d'hommes et de femmes, mais il faudrait les intégrer dans les scrutins parce qu'on veut savoir. Quelles sont leurs idées ? C'est juste ça. Mais le problème ici, c'est que comme une femme en 1960, dans un gouvernement, c'est un statut politique, une déclaration politique progressiste, aujourd'hui, mettre une personne non-binaire dans sa composition gouvernementale ou municipale ou quoi, Ce serait aussi statuer « je suis progressiste » . Aujourd'hui, les femmes sont un peu plus démocratisées, même si on a parlé des contournements, mais justement, il y a ce problème et cette question qu'on pourrait se poser.
- Speaker #1
Exactement, à réfléchir. Peut-être pour un autre podcast, on verra. Alors, nous arrivons au terme de ce podcast, et du coup... Nous avons une nouvelle question qui revient à chaque podcast, auquel vous devez répondre en commentaire. Et la question de ce podcast est, comment définiriez-vous votre style ?
- Speaker #0
Voilà un petit spoiler.
- Speaker #1
Pour le prochain podcast, ça vous donne un peu une idée de ce qu'on va vous proposer. En attendant, n'hésitez pas à nous mettre des petits commentaires, des petites évaluations. On adore.
- Speaker #0
Voilà. Absolument. Ainsi s'achève cet épisode.
- Speaker #1
Nous vous invitons à écouter le prochain.
- Speaker #0
D'ici là, portez-vous bien.
- Speaker #1
Et on se revoit dans deux semaines pour une nouvelle discussion.
- Speaker #0
Bye.