- Speaker #0
C'est que souvent, en fait, quand on accompagne des parents, ils viennent pour leurs enfants, mais en fait, au final, on se rend compte qu'eux-mêmes ont les mêmes difficultés.
- Speaker #1
Ils veulent aller vite, vite, vite, des clés des clés pour les crises, des clés pour les écrans, des clés pour les devoirs.
- Speaker #0
Pendant les crises, il y avait cette maman-là qui m'a regardée, je me suis dit qu'est-ce qu'elle va en penser, que mon enfant, il m'insulte.
- Speaker #1
Il faut vraiment le voir comme un mécanisme de survie psychique. Et beaucoup de parents, ils le prennent personnellement.
- Speaker #0
Par exemple, il peut y avoir de la violence physique, de la violence verbale, des menaces. Et ça, c'est des choses, encore une fois, qui sortent de la norme.
- Speaker #1
Mais un outil comme ça à la volée, qui est jeté, en fait, il ne sert à rien. Pourquoi ? Les écrans, ça crée une frustration énorme chez ces enfants, au point où ils pètent des ordinateurs. Bonjour à tous, bienvenue du coup pour un nouveau podcast sur le TDAH. Aujourd'hui, on est avec Morgane, qui est une super coach qui travaille au sein d'un simple conseil et qui nous aide tous les jours avec les familles TDAH, TSA, TOP. Je te laisse te présenter, du coup, Morgane.
- Speaker #0
Oui, du coup, moi, je m'appelle Morgane. J'ai été formée avec Oscar, à sa méthode des trois petits pas. Et en parallèle, j'ai également une formation de psychologue formée dans l'enfant et l'adolescent en cours.
- Speaker #1
Super, Morgane. du coup hum hum explique-nous du coup Morgane tout simplement comment est-ce que tu t'en es arrivé ici est-ce que tu connaissais le TDA jusqu'ici est-ce que c'est un sujet que tu as découvert quand et comment ça se fait que tu es arrivé du coup avec nous ici du coup le TDA c'est quelque chose qui m'a toujours intéressée j'ai
- Speaker #0
pu faire notamment quelques expériences déjà avec un public de l'ordre du TDA du TSA tout ce qui est un peu neurodéveloppemental que j'ai pu voir déjà dans ma propre formation, mais aussi en voyant cette méthode que tu as pu mettre en place avec l'aspect intérieur, avec ton expérience, etc. Ça m'a touchée et je pense que ça m'a intéressée de m'approcher un peu plus près de ce public-là.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Et donc, par rapport à tes familles que tu retrouves en coaching, C'est quoi un peu ce que tu remarques chez elle ? C'est quoi les grands traits, on va dire, parce que toutes les familles sont différentes, bien évidemment. Mais c'est quoi un peu les choses que tu retrouves souvent ? Est-ce qu'il y a des choses qui se répètent ? Qu'est-ce qui te marque le plus ?
- Speaker #0
Alors, on a quand même pas mal, je trouve, de profils qui peuvent être assez variés. Mais il y a quand même des choses qui reviennent souvent. Déjà, ce qui m'a un peu... étonnée, on va dire, au début, c'est le fait que souvent les parents ou des personnes dans la famille puissent elles-mêmes être porteurs de TDAH ou d'autres troubles un peu neurodéveloppementaux. Donc il y a un peu ce côté-là transgénérationnel qui n'est pas intéressant.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu entends par transgénérationnel ? Parce que tu me dis transgénérationnel, c'est quoi ce que tu veux dire ? C'est que tu retrouves beaucoup de parents, c'est ça, qui sont... Peut-être pas diagnostiqués ou en cours de diagnostic pour eux-mêmes, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, c'est que souvent, en fait, quand on accompagne des parents, ils viennent pour leurs enfants, mais en fait, au final, on se rend compte qu'eux-mêmes ont les mêmes difficultés, que ce soit au niveau de l'attention, au niveau de l'hyperactivité, au niveau de plein de choses, au niveau social, etc. On se rend compte qu'il y a un peu des difficultés qui viennent en miroir. Donc, c'est assez intéressant parce que du coup, il y a aussi quelque chose avec le parent qui est à réfléchir, qui a qui a soigné, qui a guérir ici. Donc c'est intéressant de voir aussi comment ça peut se jouer dans la dynamique familiale.
- Speaker #1
Oui, quand tu dis guérir, je précise pour des gens qui ne nous regardent pas et qui nous découvrent, guérir, on ne guérit pas du TDAH, bien évidemment, mais du coup, qu'est-ce que toi tu entends par guérir ? C'est quoi ? C'est plutôt le travail sur soi-même, l'enfant intérieur, ce genre de choses ? Oui,
- Speaker #0
c'est plutôt dans le sens de trouver des ressources, trouver... sa méthode en fait pour avancer avec ces difficultés-là, c'est pas guérir dans le sens on guérit d'une grippe, c'est vraiment guérir dans le sens où on va trouver des ressources pour avancer, accepter ces difficultés et avoir des stratégies pour pouvoir continuer.
- Speaker #1
Ouais, aller de l'avant. Et c'est vrai parce que souvent, enfin moi en tout cas, tu connais mon parcours Morgane, petit j'ai beaucoup souffert de ça et je voulais m'en débarrasser de ce trouble et je pense que c'est la première réaction qui est naturelle pour beaucoup c'est de se dire vas-y en vrai j'en veux plus ma vie elle me convient pas avec ce TDAH et j'aimerais ne plus l'avoir sauf que du coup ça fait partie de nous, ça fait partie de ces profils là et l'idée c'est de se dire comme tu dis guérir comment est-ce que tu vas pouvoir apprendre à te l'approprier à accepter qu'il y a des phases de cyclotimie des phases de troubles d'humeur de troubles de la mémoire des difficultés dans les interactions sociales. Et je pense que c'est tout un travail d'acceptation, qu'on travaille au sein d'un simple conseil, qui est hyper important parce que sinon, il court après un mirage. J'espère qu'il n'y aura plus jamais de crise et que mon enfant saura être organisé.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce que, pour faire un peu écho à ça, souvent dans les premiers rendez-vous qu'on a avec les familles, il y a un peu cet idéal de je viens ici pour que... Mon enfant presque ne soit plus TDAH, en fait, qui n'est plus jamais de crise, qui n'est plus jamais de difficultés avec les devoirs, que d'un coup, voilà, ça soit un peu un enfant modèle à l'école. Mais en fait, oui, certes, on va donner des outils, on va apprendre à penser le TDAH, on va apprendre à penser les difficultés, à avoir vraiment, comme je disais, des ressources. Mais ces difficultés-là, en fait, elles persisteront puisque c'est un fonctionnement. Et c'est ça aussi qui est un peu... difficile à entendre par les parents, c'est que le TDAH, au-delà que ça soit des difficultés d'attention, c'est un fonctionnement. On ne change pas un fonctionnement à la racine, c'est quelque chose qu'on va pouvoir apprendre, on va pouvoir se l'approprier, on va pouvoir le travailler, mais c'est quelque chose qui restera. Le travail d'acceptation, c'est vraiment un travail crucial qui est aussi important ici.
- Speaker #1
D'ailleurs, c'est le premier petit pas dans mon programme d'accompagnement. Et en plus, on retrouve beaucoup de parents qui nous disent « Oui, mais moi, je connais le TDAH, j'ai lu des livres, j'ai lu des formations. » Oui, il y a intégré par la logique connaître, avoir des connaissances sur le sujet. Mais les connaissances ne sont pas forcément corrélées à l'acceptation parce que c'est un travail de longue haleine. Ça peut prendre plusieurs années, voire des dizaines d'années. Et c'est ça qui est intéressant de voir, c'est que souvent, tout de suite, Moi, je le revois aussi dans les accompagnements que je fais. C'est des choses qu'on a pu voir ensemble. C'est le côté où ils veulent aller vite, Des clés vite, Des clés pour les crises, des clés pour les écrans, des clés pour les devoirs. Alors qu'en fait, aujourd'hui, les clés rapides, elles n'existent pas. Donc, on est vraiment dans une déconstruction de schéma. notamment avec ce qu'on voit dans nos séances avec le triangle de Cartman tout ce qui va être l'analyse transactionnelle pour pouvoir apprendre à reconstruire et comme tu dis, j'ai bien aimé comment tu as dit c'est repenser le TDAH, comment tu disais ?
- Speaker #0
se réapproprier oui,
- Speaker #1
se réapproprier je ne sais plus,
- Speaker #0
tu as dit un terme que je trouvais ça hyper intéressant ok mais juste du coup pour rebondir à ça moi ça me fait penser aussi que je pense cette question là aussi de rapidement un peu remettre l'enfant dans la normalité, dans la norme, qu'il soit bon scolairement, qu'il ne fasse plus de crise, etc. C'est un peu aussi en lien avec le regard des autres qui est hyper compliqué. Et ça, c'est vraiment quelque chose qui revient tout le temps dans les familles. C'est que le regard des autres avec... Oui, pendant les crises, il y avait cette maman-là qui m'a regardée. Je me suis dit qu'est-ce qu'elle va en penser, que mon enfant, il m'insulte, que mon enfant... Il y a vraiment ce regard-là qui est omniprésent, un peu cette crainte d'être jugée, que son enfant, en fait, il sorte de la norme un peu d'une certaine manière. Et c'est en lien avec le handicap. Dans le handicap, il y a vraiment cet aspect-là d'être différent un peu de la moyenne des enfants, on va dire, considérés comme normaux dans la société. Donc le regard des autres, c'est aussi quelque chose qui a travaillé et qu'on voit souvent. Et c'est vraiment une blessure un peu aussi du regard de soi, de l'estime qu'on peut avoir. donc c'est quelque chose aussi qui est qui est vraiment intéressant à voir et à réfléchir avec les parents.
- Speaker #1
Oui, clairement. Bon, et je reviens sur le transgénérationnel, là, c'est un peu redondant ce qu'on dit, on parle un peu du... Parce que, en vrai, c'est hyper intéressant, mais parce que beaucoup de parents... Non diagnostiqués, ils sont TDAH. Alors, je fais une généralité, c'est pas bien, je le sais. Mais parce qu'eux-mêmes, ils souffrent d'une mauvaise image d'eux-mêmes, qui n'a jamais été, on va dire, travaillée, parce que, pour x ou y raison, ils n'ont jamais pu poser des mots sur leur propre TDAH. Donc, déjà, eux-mêmes, dans leur posture, dans leur vie de tous les jours, ils sont avec des difficultés de confiance et d'estime. Et donc, quand ils arrivent dans la parentalité, pour moi, ça amplifie leur...
- Speaker #0
Leur résistance,
- Speaker #1
un peu. Ouais, leur résistance. leur manque de confiance, leur mauvaise estime. Et donc, qu'est-ce qu'ils font souvent par mécanisme de défense ? C'est qu'ils vont projeter toutes leurs complications sur l'enfant. Et c'est hyper intéressant du coup ce côté transgénérationnel parce que le fait d'aider l'enfant à mieux aller, mieux être dans ses bottes, il va éviter de répéter ça sur la suite des générations. Et souvent, la génération de parents avec qui on travaille, qui sont des parents entre, on va dire quoi, à peu près, allez, entre 35 et 55, 60 ans, c'est une génération où on en parlait beaucoup moins. Donc, du coup...
- Speaker #0
Là, vraiment, par rapport au fait que maintenant, il y a un peu l'hyperdiagnostic aussi. Tout le monde, dès qu'il y a des difficultés, on va chez l'orthophoniste, on va chez le psychologue, on va chez le neuropsychologue. Donc, il y a vraiment... Même, on a des parents qui arrivent, et c'est normal, en vrai, il n'y a pas de jugement par rapport à ça, mais qui arrivent avec un diagnostic qu'ils ont eux-mêmes pensé ici en disant, j'ai vu, par exemple... cette vidéo-là sur les réseaux sociaux. Donc, je pense que mon enfant, il a un trouble de l'opposition. Je pense aussi que mon enfant, il a ce trouble-là et je pense qu'il a ce trouble-là. Donc, il y a pas mal aussi de volonté des parents de catégoriser un peu, de mettre leur enfant quelque part. Et ensuite, peut-être qu'il y a des projections qui peuvent se faire. Enfin, il y a plein de choses qui émergent un peu aussi avec l'actualité par rapport au diagnostic, etc.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on en parle beaucoup. Alors, on rappelle... En fait, ce n'est pas parce qu'il y a plus de diagnostics, c'est juste qu'on en parle plus. Et donc, il y a aussi cet effet Barnum. Tu connais l'effet Barnum ? Tu sais où tu peux t'identifier. Tu t'identifies hyper rapidement. J'ai des problèmes d'attention, je n'arrive pas à me concentrer, je suis TDAH. Et donc, ça crée un peu, je pense, des bons côtés, parce que du coup, ça permet d'éduquer les personnes sur le sujet, mais à la fois, ça peut être aussi un peu pervers, parce que... Parce qu'on catégorise directement et qu'on n'est jamais vraiment sûr d'un diagnostic. Des fois, il y a des erreurs diagnostiques.
- Speaker #0
Surtout, peut-être faire un point aussi sur le fait que le TDAH, c'est un trouble qui ne touche que 5% de la population et qui doit être diagnostiqué par un médecin suite à des bilans avec des neuropsychologues. Il y a toute une structure autour de ça. Donc, c'est bien de pouvoir identifier des choses, etc. Mais ça doit être quand même approuvé de manière médicale. C'est important aussi de passer par ça.
- Speaker #1
Oui, de le rappeler pour ne pas qu'on ait de plus en plus de TDAH. Là, on parle beaucoup du TDAH. Après, il y a tout ce qui est dans les TND, le trouble du spectre autistique, les troubles de l'opposition, parce que ceux qui provoquent le plus de problèmes dans nos accompagnements, c'est le top, qui est un gros sujet, le trouble de l'opposition. Comment t'expliquerais-tu, qu'est-ce que t'expliques du top à ces parents qui viennent te voir, qui te font confiance, qui cherchent des solutions auprès de toi ? Comment tu leur expliques un peu l'opposition ?
- Speaker #0
Déjà par rapport au top, c'est vrai que c'est un trouble qui n'est pas forcément hyper connu, répandu. Donc souvent il y a pas mal de confusion déjà par rapport au trouble en lui-même. Donc top c'est trouble de l'opposition avec provocation. Donc pareil que le TDAH, c'est un trouble qui est diagnostiqué, qui est médicalisé. C'est vraiment quelque chose qui, encore une fois, pas uniquement dit mon enfant a de l'opposition, il a un top. Donc voilà, ça, c'est au niveau du cadre.
- Speaker #1
Parce que sinon, tous les parents dans la vidéo ou dans le podcast, ils vont nous dire, ouais, moi aussi, dis non.
- Speaker #0
Surtout que tous les enfants sont opposants à une période. Il y a l'opposition de l'autorité qui est normale avec la dimension où on se sépare des parents, etc. Il y a plein de choses. Donc voilà, ce diagnostic-là, il se pose vraiment quand il y a certains points, il y a certains symptômes qui sont en jeu. Après, par rapport au top, en fait, moi, le premier mot que j'ai par rapport à ce trouble-là, c'est vraiment le fait que ça soit défensif, que ça soit un trouble qui se mette un peu de manière à se protéger des autres, un peu à mettre une distance entre soi et les autres pour l'enfant. En tout cas, je sais que... que toi c'est vraiment quelque chose que tu m'as transmis par rapport à ça, puisque moi c'est vrai que j'étais pas forcément éduquée sur ce trouble là vu qu'il est pas forcément répondu mais voilà si je devais résumer en un mot c'est vraiment le fait que le top c'est vraiment une distance un peu qu'on va mettre avec les autres une sécurité presque un peu pour que l'enfant il puisse continuer son développement sans être trop impacté on va dire déjà que son estime elle prend un coup
- Speaker #1
Il faut vraiment le voir comme un mécanisme de survie psychique. Et beaucoup de parents, ils le prennent personnellement, ce qui est OK dans un premier temps. Mais il faut vraiment se dire que s'il agit de cette manière-là, qui est une manière qui est très difficile à vivre, parce que comme vous le savez, je l'ai super mal vécu avec mes parents, et mes parents aussi, et mes frères et sœurs. Mais il faut se dire que, en tout cas moi personnellement, à mon époque, quand j'étais dans cette période-là, de grosses colères, de crises d'opposition, c'est que j'avais pas le choix en fait. C'était pas un choix volontaire, c'était ce que je pouvais, tu vois, de manière réfléchie quoi.
- Speaker #0
C'est ça, puis c'était un peu, voilà, peut-être le symptôme aussi d'autres choses, d'une estime de toi compliquée, il y a plein de choses qui entrent en jeu, je pense que voilà, ouais, le top. Pour moi, c'est vraiment un peu symptôme d'autre chose de plus grand.
- Speaker #1
Oui, de plus grand. Et aussi, tu le sais parce que tu les aides, ces parents, c'est en lien avec cette anxiété. En fait, il y a une anxiété chronique, souvent chez ces enfants top, qui crée une agressivité. Souvent, on dit quoi ? On dit que quand tu es vraiment apeuré, tu as trois choix. Je crois que c'est soit tu te figes, tu restes sur place, tu ne fais rien. Soit tu fuis, soit tu mors. Et pour moi, l'enfant TDAH, TSA, TOP, il est dans une impasse parce qu'il essaye de fuir. Parce que moi, j'ai essayé de fuir une d'innombrables fois la réalité. Mais au final, la réalité nous rattrape. Avec les parents, avec les frères et sœurs. Et les conneries, j'en faisais je ne sais pas combien de fois par jour. Donc il a essayé de fuir. Il a essayé de se figer un peu, tu vois. en restant sur place, et ça c'est ce qui arrive plus tard, tu vois, avec des comportements d'auto-sabotage, où, bon, ben, voilà, ils laissent couler les choses, ça c'est vraiment le point final, c'est que, au bout d'un moment, moi je perdais, tu vois, goût, en fait, en la vie, en la confiance de mes parents, en la confiance de mes professeurs, donc il y a vraiment ce figement-là, en fait, ce côté résilient négatif, et, après, il y a le côté très agressif, c'est pour ça que les parents, ils viennent nous voir aussi, parce que, au bout d'un moment, ben... il y a cette agression constante mais on va dire que ils sont passés par les trois étapes naturelles de la peur et ils se confortent au niveau identitaire dans ce schéma là et en fait au bout d'un moment ils n'ont plus le choix c'est pour ça que je dis que c'est pas volontaire ils ne le font pas contre vous c'était pas mal intentionné mais t'es tellement piégé qu'il n'y a pas le choix
- Speaker #0
Pour moi, c'est aussi en lien, parce que du coup, souvent, quand il y a du top, il y a du TDAH, souvent, c'est très comorbide. C'est aussi en lien avec l'impulsivité, un peu ce qui entre en jeu avec la complexité des émotions dans le TDAH, tout ça. Pour moi, ça ressort encore plus dans le top, du coup, ou vraiment le fait d'être dans l'opposition. Il y a cette agressivité, cette attaque de l'autre. Et ça, c'est vraiment en lien pour moi avec les émotions aussi du TDAH qui sont difficilement gérables, qui sont vraiment en hyperactivation. C'est vraiment alimenté, en fait, pour moi, par le TDAH aussi.
- Speaker #1
Ou le TSA. Mais dans le TDAH, il y a cette dysrégulation qui amplifie l'opposition et cette recherche de dopamine à travers de la peur extrême, de la tristesse extrême, de la colère extrême, de la joie aussi extrême. Donc oui, il y a vraiment cette comorbidité. Et sur le TSA, alors qu'est-ce que tu comprends un peu de ce TSA ?
- Speaker #0
On retrouve souvent aussi ce diag dans les accompagnements. En vrai, c'est quelque chose de différent. Ce n'est pas forcément à mettre dans le même panier, mais il y a quand même pas mal de facteurs qu'on retrouve à la fois dans le TSA et à la fois dans le TDAH.
- Speaker #1
Et dans le top même.
- Speaker #0
Et dans le top, notamment au niveau des relations sociales. dans le TSA. TSA pour rappeler du coup c'est le trouble du spectre autistique.
- Speaker #1
Merci de le rappeler.
- Speaker #0
Donc voilà, avant on parlait d'autisme, maintenant on appelle ça le TSA.
- Speaker #1
Et il y a plusieurs formes d'autisme.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'on parle de spectre, parce qu'il y a vraiment plusieurs formes, plusieurs intensités. C'est vraiment assez large comme définition. Mais du coup ça va être tout ce qui est... atteinte aux relations sociales. Donc souvent, les personnes qui ont un TSA, elles vont avoir du mal à développer des relations, à entrer en lien avec les autres. Il y a souvent un défaut de la communication, que ce soit verbale ou écrite, où la communication, elle ne va pas forcément être investie par le sujet. Ça peut être aussi au niveau de l'intellect, où souvent, il peut y avoir des difficultés. Ou alors, au contraire, qu'il peut y avoir des facilités énormes. Donc là, on va être plutôt dans tout ce qui est Asperger. même si maintenant aujourd'hui on n'en parle plus trop sous ce terme là quand tu dis intellect c'est quoi ?
- Speaker #1
c'est au niveau de l'intelligence en fait oui mais du coup quelle forme d'intelligence ? parce que du coup on pourrait revenir sur ce débat sur la forme de l'intelligence c'est une intelligence sociale qui est plus compliquée ?
- Speaker #0
au niveau de l'intelligence sociale, au niveau de l'intelligence tout ce qui va être cuit ça peut être sous-développé la pensée elle peut être restreinte en fait Merci. Oui. À ce niveau-là.
- Speaker #1
Oui. Alors, il faut faire gaffe parce que tous les parents qui nous écoutent, ils vont se dire « TSA, mon enfant, il est… » Voilà.
- Speaker #0
Après, c'est des facteurs qui peuvent être, mais il y a des intensités différentes. Donc, voilà, tout dépend.
- Speaker #1
Mais pour moi, en fait… Et en fait,
- Speaker #0
pour moi, le lien avec le TDAH, du coup, c'est que souvent, le facteur, en fait, des relations sociales, on le retrouve aussi dans le TDAH ou avec les TDAH, on se retrouve avec un profil d'enfant, souvent. qui ont eu des remarques toute leur jeunesse par rapport à leur comportement, à l'école surtout, qui a vraiment affaibli leur relation d'eux-mêmes, leur vision d'eux-mêmes. Donc souvent, on a des enfants qui se sont un peu sentis en décalé, qui se sont un peu sentis persécutés, qui se sont sentis pas dans les clous en fait. Et ça, on peut le retrouver aussi dans le...