Speaker #0Fait un effort les chroniques du TSA, je suis Maya et dans ce podcast on va essayer de traduire le monde des atypiques à ceux qui cherchent à décoder les troubles du spectre de l'autisme et réciproquement. Et aujourd'hui on parle du monde du travail. Comment on fait pour travailler avec une personne qui semble psychorigide, campée sur ses positions, qui va contrôler tous les détails et ne pas laisser tranquille tant que la virgule n'est pas corrigée ? peut parfois être hyper maladroite avec les règles sociales et interrompt le chef en pleine réunion parce que le chef se trompe, qui dit sa façon de penser et part en claquant la porte si on ne l'écoute pas. Ça vous parle ? Ça, c'est un des profils TSA au boulot, un parmi tant d'autres. Un autre sur le spectre, c'est celui de la personne ultra perfectionniste, ultra discrète, qui fuit la pause café, travaille sans s'arrêter et se rend malade à la moindre chose qu'elle considère comme imparfaite ou à la moindre remarque. Avant de se lancer sur le TSA au boulot, je voulais vous dire que samedi en 15, la question sera « Pas encore autonome ? » On remercie la voisine pour cette question pertinente. Ou pas d'ailleurs. Peut-on travailler avec des TSA ? Avant, appelez Asperger ou Aspie, personnes autistes de haut niveau, atypiques, surefficient pour certains, etc. Donc peut-on travailler avec eux ? Mais oui, évidemment. Voilà, c'est la réponse. Merci d'avoir écouté ce podcast. Si ce contenu vous a plu, pensez à laisser 5 cacahuètes en partant et à cliquer sur « Je savonne » . Pardon, je pars en live. Ma famille qui écoute ce podcast doit être en train de se taper la tête en disant « Mais c'est pas vrai, elle a recommencé avec son humour idiot » . Bon, plus sérieusement, si vous voulez savoir si on peut travailler avec une personne TSA, la réponse est évidemment « Oui » . Mais si vous rencontrez des difficultés à travailler avec cette personne, ou que vous êtes cette personne TSA qui rencontre des difficultés dans son travail, alors on va aborder plus en détail certaines des choses qu'il est chouette de pouvoir s'expliquer les uns aux autres pour que ce soit plus facile pour tout le monde. On va commencer par prendre quelques précautions. On n'est pas ici pour poser un diagnostic sur notre collègue ou notre salarié. Ce n'est pas notre rôle, ni le mien, ni le vôtre, sauf si vous êtes un professionnel de santé, mais ça se fait dans un autre contexte. Donc, tout ce qui va être abordé se fait sur des suppositions, sur des interprétations, en étant conscient qu'il ne nous appartient pas de définir la personne ou de lui donner un diagnostic. Ceci étant posé, bien évidemment, découvrir et comprendre des fonctionnements cérébraux différents des nôtres, ou pas, nous aide à comprendre. donc à accepter et à respecter la personne, tout en ayant des outils afin de faciliter les interactions. Et bien sûr, si vous travaillez avec quelqu'un qui a un diagnostic posé de TSA, alors là, on n'est plus sur des suppositions. Ou si c'est vous qui avez un diagnostic et avez une suffisamment bonne relation avec vos collègues ou votre hiérarchie pour partager ce podcast et que vous pensez que ça peut aider, alors foncez, évidemment. J'ajoute une autre précision en préambule. Dans cet univers neuro-atypique, on parle de fonctionnements cérébraux différents. Le TSA, trouble du spectre autistique, est proche dans certains critères et caractéristiques ou peut être proche du TDA, le trouble de l'attention, à tort appelé hyperactivité. Il s'agit entre autres de la capacité incroyable de concentration et focalisation sur un sujet qui intéresse la personne et de la grande difficulté pour se concentrer sur quelque chose qui ne l'intéresse pas. Un esprit aussi qui part dans tous les sens, distrait par une idée qui en amène une autre, etc. Pardonnez-moi d'avance pour ce résumé vraiment rapide du TDA, avec ou sans H, ce n'est pas le sujet du jour, c'est juste pour situer un tout petit peu. Le TSA est aussi proche du fonctionnement des HPI, au potentiel intellectuel, et les deux peuvent se cumuler ou être confondus en diagnostics. On parle aussi de TSA de niveau 1, léger, fonctionnel, de TSA de niveau 2 ou de niveau 3. Le premier étant sans déficience intellectuelle, voire avec haut potentiel intellectuel, et le troisième étant plus proche des autistes de canaire, non-verbaux par exemple. Le TSA de niveau 1, on appelait ça, avant le syndrome d'Asperger, terme aujourd'hui controversé, tampon. l'histoire du personnage que depuis que le DSM-5 a revu un peu sa classification et réorganisé les choses autrement. Donc aujourd'hui, on parle de TSA. Allez go ! Ces précisions étant posées, on entre dans le sujet en abordant d'abord quatre généralités du TSA, quatre parmi beaucoup de généralités du TSA, qui me paraissent importantes dans ce sujet à prendre en compte dans le domaine professionnel. On va parler de l'hyper contrôle. de l'empathie, de l'énergie de la personne ou de sa fatigue justement, et enfin des intérêts restreints. Dans le même chapitre, le sens du détail. Je mettrai tout dans le même paragraphe. C'est parti pour l'hyper-contrôle. Chez une personne autiste, et en particulier chez les femmes qui sont souvent très très caméléons, on remarque parfois un hyper-contrôle de soi, de son travail, de son entourage. On va détailler tout ça. L'hyper-contrôle de soi, les horaires, nourriture, l'heure des repas, l'organisation du sac à main, ce sont des exemples tout ça, l'intolérance au changement et à l'intrusion dans son espace et son organisation. L'hyper-contrôle de son travail, auto-exigence, perte de confiance en soi lorsque ses propres objectifs ne sont pas atteints, ou à la moindre remarque, ou alors réaction très excessive pour une petite remarque ou une consigne toujours sur la défensive, ou la justification. Entre parenthèses, à mon sens et d'après mon expérience, ce point de l'hyper-organisation, l'hyper-contrôle, notamment dans le travail et dans la vie privée, est très présent chez certaines. Chez d'autres femmes TSA, la capacité d'organisation est absente. Personnellement, je rencontre cette caractéristique plutôt chez les garçons et les hommes TSA. Les femmes et les filles TSA que je côtoie sont plutôt ultra-organisées. Fin de la parenthèse. On continue sur l'hyper contrôle, donc on a parlé de soi, de son travail, maintenant des autres. Imposer le respect des règles à la lettre, sans adaptation à la situation et sans nuance. Intolérance à l'imprécision, on doit faire comme ça, point. Difficulté d'avancer, de passer à autre chose, tant qu'un détail incohérent n'est pas corrigé. Ce sont des caractéristiques qui peuvent rendre la personne parfois difficile à côtoyer, de par, souvent, l'intransigeance dont elle semble faire preuve, dont elle semble... Car en réalité, dans ces cas-là, il ne s'agit pas tant d'imposer l'hyper-contrôle, il s'agit plutôt de calmer l'anxiété par le contrôle, le respect des normes et des routines. L'anxiété, cette anxiété maladive, dangereuse, destructive, à absolument prendre en compte, il faut donner tous les moyens possibles pour la diminuer. Parce que lorsque l'anxiété diminue, Le cerveau s'assouplit, la personne va un peu mieux intérieurement, donc elle est moins dans l'hyper contrôle. Et ça va mieux pour elle et son entourage respire un peu plus. Donc en gros, plus elle est anxieuse, plus elle est potentiellement difficile à côtoyer ou elle devient une personne avec qui il peut être difficile de travailler. Donc diminuer l'anxiété, ça a quand même beaucoup d'intérêt pour tout le monde. Ensuite, profitons pour balayer l'un des clichés sur le TSA qui peut impacter la vision qu'on a au travail, et c'est le deuxième point de ce chapitre, c'est l'empathie. Dans les clichés faux sur le TSA, donc, il y a l'absence d'empathie. Ces personnes en seraient dénuées. Chez une personne TSA diagnostiquée, on remarque que l'empathie, loin d'être absente, est différée. Parce que l'info n'arrive pas dans le cerveau émotionnel directement, comme chez nous, mais va passer par toute une série de filtres, avant d'être classée dans le bon tiroir cérébral, entre guillemets. Une fois arrivée au bon endroit, la réaction va suivre, elle aussi, tout un chemin, afin de pousser à l'action. Par exemple, vous pouvez annoncer à une personne TS à la mort d'un proche, et ils peuvent répondre « ok » . Ou alors, ils peuvent éclater de rire. Ce qui passe évidemment pour de l'absence d'empathie et qui peut être très très mal pris. Mais lorsque l'info aura suivi le chemin cérébral, la réaction va arriver. Ça peut être une crise de larmes le lendemain. Ça peut être une boîte de chocolat qu'on va vous offrir pour vous consoler, mais un mois plus tard. Pour vous, ça serait une réaction au mieux bizarre, au pire indélicate ou inappropriée. Or, la personne a voulu, a réfléchi et a cherché comment exprimer son empathie et quelle réaction vous attendiez dans cette situation. Et dans ces cas-là, elle sera peut-être en phase d'anxiété profonde, à réaliser que si votre grand-mère est décédée, la sienne aussi peut mourir, elle va s'écrouler d'angoisse, elle va se rendre compte à quel point c'est dur pour vous, elle va s'inquiéter pour vous, elle va mettre des jours et des semaines ou des mois à réagir. Ce qui est presque souvent, j'ai envie de dire, incompris et mal perçu par l'entourage non TSA. Attention, petite parenthèse encore. Je parle là dans le cas d'une personne TSA diagnostiquée parce qu'il y a d'autres troubles, notamment la schizophrénie, la bipolarité, le narcissisme, les personnalités borderline, les sociopathes, les psychopathes, qui peuvent a priori présenter des caractéristiques proches du TSA ou inversement. D'où la nécessité de consulter des professionnels éclairés. Et dans certains d'entre eux, comme la sociopathie ou la psychopathie, l'absence d'empathie, elle est réelle et dangereuse. Voilà, c'était la fin de la parenthèse. Maintenant, le troisième point de ce petit chapitre sur les généralités du TSA dans le monde du travail, c'est l'énergie de la personne TSA. Et tout à l'heure, je vous disais où sont l'absence d'énergie. En fait, tout le chemin mental dont on vient de parler, pour les réactions, les émotions notamment, mais ça concerne en fait n'importe quelle action de la journée et en particulier au travail. Donc tout ce chemin-là est épuisant pour la personne TSA. Imaginez avoir une réserve d'énergie de 100 litres dans une bonbonne pour votre journée. Vous prenez un café avec une copine sur une terrasse au soleil, vous y mettez quelques litres en plus, vous passez à 105, 110 litres, 115 si c'est une amie chère. Un dossier qui se finalise, on vous félicite pour votre travail, allez hop, 10 litres encore en plus, voire 50 parce que c'était un gros dossier et vous avez eu beaucoup de félicitations. Un coup de stress, oups, 5 à 15 litres en moins. Pour une personne TSA, sa réserve quotidienne est tronquée de base, de 50 à 70 litres. Vous, vous en avez 100 à la base, elle, elle en a beaucoup moins parce que son anxiété. Ces insomnies, souvent accompagnées d'autres troubles physiques, tels que des troubles intestinaux, peut-être une hyperacousie, des troubles alimentaires, il y a d'autres choses encore, on ne va pas tout nommer, mais tout ça, ça va manger d'office et quotidiennement son quota d'énergie. Et à ça, vous ajoutez, entre autres, quatre choses. Donc, notamment ces quatre choses. Les difficultés sensorielles. trop de bruit, trop de son en même temps, un besoin de contact physique fort, la personne a besoin de serrer dans les bras fort, de toucher fort, ou à l'inverse, une intolérance, même au frôlement du tissu, ou au moindre contact tactile, volontaire ou non, avec une autre personne. La sensibilité à la lumière, etc., tout ça, ça va lui prendre quelques litres à chaque contact sensoriel compliqué pour elle. Deuxième chose, les imprévus. Par exemple, des travaux qui demandent de changer de route, des travaux sur la route, un changement d'itinéraire, un changement de planning ou un changement de dossier, un changement de rendez-vous au dernier moment, des personnes en plus au rendez-vous imprévus, une nouvelle urgence sur son dossier, un collègue qui l'invite à prendre un café si ce n'était pas prévu. Troisièmement, ce que je vous disais plus haut, ce chemin cérébral, donc, à faire pour chaque interaction sociale, donc la comprendre, trouver la réaction adaptée. exprimer cette réaction, y compris lorsqu'il s'agit de répondre à un salut de quelqu'un qui vient d'entrer. Salut les gars, comment ça va ? Digérer tout ça, ressasser l'événement, l'information, la situation pour analyser si c'était la réaction correcte et attendue, pour pouvoir digérer et classer mentalement tout ça. On peut résumer ce point 3 par le mot adaptation. Toute l'énergie que la personne met à s'adapter à ce qui serait attendu d'elle dans notre société. Et en 4, on ajoute que ce jour-là, la personne a rendez-vous à la médecine du travail par exemple ou doit aller en mairie pour une démarche administrative. Elle se retrouve le soir à moins 56 litres. Elle ne va pas bien dormir parce qu'elle a eu une journée très éprouvante, donc elle va mal recharger. Et le lendemain, elle repart à moins 58 litres sur cette bonbonne où la personne classique a 100 litres de base et la personne atypique... TSA notamment, elle part avec entre 30 et 50 litres, voire moins par jour. Elle repart ce jour-là avec ses exemples à moins 58. Imaginez ensuite que le week-end, seule dans son propre univers et si personne ne vient l'y déranger, elle pourra recharger un peu tout ça pour affronter la semaine suivante. A ce propos d'ailleurs, vous pouvez écouter l'épisode précédent sur la fatigabilité des TSA dans lequel j'entre vraiment en détail dans ce sujet. Et puis, sur la fatigue et sur l'énergie des personnes TSA, il faut aussi vous dire que souvent, alors attention, pas toujours, on ne va pas rentrer non plus dans l'angélisme, mais souvent ce sont des personnes qui ont une forme d'innocence et de grand cœur, qui fait qu'elles vont s'investir tellement, faire à fond, aller jusqu'au bout. Et ces personnes mal entourées, si elles sont dans une équipe avec des narcissiques qui considèrent qu'eux valent mieux que les autres, que tout leur est dû, qu'ils manquent d'empathie, là pour le coup, ou tout simplement... si ces personnes sont entourées de profiteurs ou des égoïstes, ils ne vont pas forcément se rendre compte qu'on abuse d'eux, qu'on profite de leur capacité de travail, de leur générosité, de leur investissement. Et ça, non seulement, puisqu'on parle de l'énergie et de la fatigabilité, vous imaginez bien combien c'est éprouvant pour la personne TSA, mais en plus... C'est profondément injuste. J'ai envie d'employer un autre mot qui commence par D et qui finit par S. Mais il paraît qu'il ne faut pas dire des gros mots, sinon on est censuré. Bon, vous avez compris le principe. Ça m'écœure. Ça m'écœure vraiment parce que les TSA, pour la plupart de ceux que je connais, sont des personnes certes rigides, anxieuses, pas simples, mais vraiment authentiques, investies et généreuses dans leur travail. Et le fait que notre société abuse d'elle me révolte. Donc à nous ensemble de générer ces lieux de travail où on va matcher, matcher vraiment pour foncer ensemble et on va faire des trucs géniaux. Alors dans ce chapitre sur les quatre généralités du TSA au travail, le dernier point à évoquer pour mieux comprendre la personne TSA, c'est les intérêts restreints, ce qu'on appelle les IR. ou IS, intérêt spécifique aussi. Et j'inclus là-dedans le sens du détail. L'IR, c'est ce qui nourrit, c'est ce qui stimule, voire qui repose le cerveau du TSA. Et oui, le cerveau TSA peut être stimulé et reposé en même temps. Et parfois, c'est lié à son travail. Par exemple, une passion pour les chiffres ou pour le codage, pour le contrôle d'écriture, pour les chevaux, pour les relations humaines, pour les études et la recherche, etc. La personne TSA a besoin pour se ressourcer. se reposer mentalement, de dédier du temps, de se plonger dans son hier. Donc si cet intérêt restreint est lié à son travail, et qu'en plus la personne a cette autre spécificité propre à l'autisme, qui est une grande acuité sur les détails, donc par exemple voir beaucoup plus en détail, et parfois de façon obsessionnelle, en perdant de vue l'ensemble et la globalité d'une situation, et bien le résultat, c'est que dans le contexte professionnel, ça peut se traduire par une façon de travailler obsessionnel, sur ce que nous allons considérer comme des détails. Type, exiger de savoir si on doit couper le papier à 10,8 ou 11 cm avant de commencer. Classer tout par ordre et mettre des codes couleurs sur tous les dossiers avant de commencer à traiter le dossier. Refuser un document parce qu'il n'est pas bien rempli ou pas de la bonne couleur. passer quatre heures pour un informaticien à étudier pourquoi il y a eu un ralentissement serveur ou d'où viendrait ce léger ralentissement, plutôt que de corriger la petite erreur produite et ainsi permettre à tout le monde de reprendre son travail, etc. Ça peut donner aussi des façons d'être intransigeants sur le respect des processus et pointer du doigt toutes les erreurs des autres. Ce sens du détail, c'est ce qui fait aussi que la personne TSA au travail va demander la permission pour une chose qui vous paraît logique ou anodine. ou suivre un protocole pour un truc tout bête, une simple initiative qui ne pose aucun souci, comme changer le branchement de la lampe pour que le fil tire moins que celui de l'imprimante. Tandis que des choses qui paraissent évidentes aux autres, comme par exemple ne pas interrompre le manager en réunion pour corriger ses propos parce qu'il y a une petite imprécision technique, ou ne pas dévoiler des infos sensibles aux stagiaires qui viennent d'arriver, la personne TSA ne va pas forcément penser à suivre un procès sous des règles et peut accumuler... des maladresses sociales et se faire très mal voir. Pour l'anecdote, dans ma famille, il y a une personne qui est comme ça et qui ferait une excellente contrôleuse de gestion, contrôleuse URSAF ou des impôts. Elle voit absolument tout et ne laisse rien passer. Elle va vous dire les choses sans nuance. Puisque c'est juste, pourquoi est-ce que je devrais y mettre la forme ? Mettre la forme, c'est mentir ou bien c'est être hypocrite ? Et moi, je lui réponds, non, mettre la forme, c'est un lubrifiant social. c'est faire en sorte d'être écouté, d'être entendu, sinon l'autre peut se sentir agressé. Et s'il se sent agressé, il va systématiquement rejeter le fond, ce que tu dis dans le fond et qui est juste, et donc réagir sur la défensive. Et du coup, intérêt de ton propos, zéro malheureusement, puisqu'il n'est pas entendu. Ça aussi, c'est un sujet qui fera l'objet d'un développement d'un épisode qui s'appellera « Le fond ou la forme » . On vient donc de parler de certaines généralités dans le TSA et dans le monde du travail. L'hyper contrôle, l'empathie, l'énergie de la personne où ça fatigue justement, et les intérêts restreints, le sens du détail. Maintenant, je voudrais placer ici quelques remarques générales sur la personne TSA et le monde du travail. Dans le cas d'une personne que vous pensez être autiste, mais vous n'en savez rien, vraiment, ça va être compliqué d'aider. accompagné, de donner des aménagements nécessaires si cette personne ne fait pas un processus de diagnostic. Dans le monde du travail, en tant que manager, que chef d'entreprise ou que collègue, ce n'est pas notre job. de poser un diagnostic. Mais si on voit que certains aménagements outils fonctionnent avec la personne, j'ai envie de dire pourquoi ne pas les utiliser si ça simplifie la vie de tout le monde au final. Ensuite, c'est à la personne de se comprendre et, entre guillemets, de mettre de l'eau dans son vin ou de s'adapter globalement. J'entends déjà les personnes TSA réagir très fort et vous avez raison. Écoutez la suite. Être diagnostiqué TSA peut expliquer beaucoup de choses, mais en aucun cas ne justifie des comportements qui posent problème aux autres. Le besoin de contrôle, celui d'avancer sur ses intérêts spécifiques, les obsessions sur les détails, le respect de certaines règles sont là. Mais à mon sens, la liberté de la personne TSA s'arrête là où commence celle de ses collègues. Les adaptations doivent être dans les deux sens. Là encore, si vous êtes cette personne TSA au travail, attendez, ne réagissez pas trop fort, j'ai pas fini Parfois certains profils TSA, de part d'un côté leur difficulté sociale et d'autre part leur haute capacité intellectuelle, peuvent développer une forme de compensation qui passe par l'arrogance pour valoriser leurs compétences intellectuelles et ainsi masquer ou compenser leur sentiment d'incompétence sociale Je dis bien « parfois » . Évidemment, c'est un trait qui est difficile à vivre pour l'entourage, mais beaucoup plus acceptable si on comprend pourquoi. Si vous êtes TSA et que vous n'avez pas encore raccroché, que vous n'êtes pas encore parti, merci. Écoutez la suite. Donc, ma réflexion personnelle, ici et à ce stade de mon parcours, ça comporte les éléments suivants. Ça peut être très difficile de travailler avec des personnes TSA si pendant l'enfance et pendant l'adolescence, elles se sont construites seules et sans accompagnement qui leur permet à la fois cet accompagnement qui va les aider à se comprendre elles-mêmes, mais aussi de comprendre les autres et de décoder pourquoi certaines attitudes peuvent être mal comprises et dans certains cas provoquer le rejet qu'elles redoutent parfois tellement. Je constate aussi qu'il peut être encore plus difficile de travailler avec des personnes qu'on pense TSA, mais qui, elles, ne le savent pas, et qui, à ce titre, dans leur vie personnelle, ne sont pas accompagnées dans ce cadre. Difficile, mais pas du tout impossible. Et oui, après ce tableau un poil raide, il y a plein de possibilités. La mise en place de quelques outils, souvent très simples, peuvent complètement apaiser la situation. et rendre tout à fait possible le travail avec des personnes autistes. Et c'est là que ça devient intéressant, beau, chouette, que ça donne plein d'espoir et ça ouvre des portes. Donc juste avant de vous donner quelques pistes pour bien bosser ensemble, je voulais vous faire encore une digression. Je voudrais vous parler plus spécifiquement des femmes TSA et du dépistage précoce. Voilà, à mon sens, c'est dramatique, ça pose question. Mais les femmes TSA diagnostiquées sur le tard sont un public particulièrement vulnérable, vivant parfois des situations conjugales abusives. C'est un autre sujet, ça s'explique, c'est prouvé et c'est terrible. Vivant parfois des situations professionnelles instables, car leur façon de vivre et de gérer les choses fait qu'elles ont énormément de mal à trouver un emploi et ensuite à le conserver. Et de tout ça peut évidemment découler une grande... précarité sociale. Récemment, j'ai entendu un professionnel de santé me dire, et je pense que beaucoup d'entre vous l'ont entendu, oui bon ça va, aujourd'hui tout le monde se met une étiquette TSA, TDA ou autre, c'est la mode, moi j'en tiens pas compte. Ça m'a mis dans une énorme colère. Avant de me rappeler que les personnes qui ne sont pas dedans ou qui ne sont pas directement concernées par un membre de leur famille ou par leur travail, ont souvent du mal à prendre la mesure de cette différence invisible. Donc j'ai essayé d'expliquer très paisiblement, notamment que le retard ou l'absence de diagnostic empêche l'accompagnement de l'enfant puis de l'ado. Le retard ou l'absence de diagnostic est une réalité chez de nombreuses femmes TSA, et en particulier les femmes TSA avec un haut potentiel intellectuel. Les conséquences sont dures. Un dépistage puis un diagnostic tôt s'est donné plus de possibilités à l'enfant puis à l'adulte TSA d'avoir une vie autonome et moins chargée de troubles et de difficultés très impactantes pour elle et pour son entourage Aujourd'hui, on dispose d'outils pour poser un diagnostic très jeune et on connaît de plus en plus la différence entre le TSA chez les garçons et chez les filles. Et ça, ce n'est pas une mode, ce n'est pas un luxe, c'est de la justice. Ce n'est pas poser une étiquette, c'est accompagner les personnes selon ce qu'elles sont. Voilà, c'est la fin de ma digression. Maintenant, abordons des exemples concrets. qui peuvent se passer au travail. Et voyons comment les expliquer, les comprendre. On finira un autre jour, parce qu'en fait, cet épisode va de nouveau être très long. Et cette fois-ci, je vais tenter de le faire en deux fois pour votre confort d'écoute, en fait. Donc, dans un bonus qui aura lieu la semaine prochaine, on mettra les pistes générales et les outils pour mieux travailler ensemble. Maintenant, quelques exemples concrets. Quelques cas d'école, cas de figure. Si la personne TSA a un profil très intelligent, avec ou sans niveau d'études d'ailleurs, avec ou sans très haut diplôme, mais que cette personne semble vouloir rester dans un poste plutôt à bas échelon, ou un poste de nuit, ou alors un poste seul si elle refuse de se positionner pour une promotion, alors qu'elle en a parfaitement les cordes, qu'elle ne veut pas accepter un changement de poste mieux payé, mais qu'il expose plus, Eh bien... Changer de poste, passer un concours, entrer en compétition pour une promotion, ça signifierait rencontrer des gens, rencontrer des imprévus, devoir répondre à des examens dans un temps limité, se déplacer, changer son rythme, ses routines. Tenter un concours, c'est aussi risquer d'échouer, donc source de stress extrême pour une personne TSA. Changer de catégorie, bah changement, donc stress. La plupart des personnes avec TSA ont des forts troubles anxieux. et non accompagnées, elles ne sont pas du tout en capacité d'opérer le moindre changement dans leur vie. Par exemple, quitter un appartement insalubre ou un conjoint irrespectueux, évoluer dans son travail, etc. D'où l'intérêt du diagnostic et de l'accompagnement. Autre cas de figure, si la personne, par exemple, repère tous les défauts des autres, toutes les erreurs, elle voit tout, elle les pointe du doigt, elle les fait remonter, elle a ça, ça, ça, non, ça, la virgule, elle n'est pas bien placée, elle agace. En semblant ne voir que des détails ou des manquements, ce n'est pas complètement aligné tout ça. Des petites failles dans le respect à la lettre des procédures. Eh bien ici, on va être dans le sens exacerbé des détails, justement l'intolérance au non-respect des règles et des normes. Dire à sa collègue ce qu'elle a mal fait ou qu'elle n'a pas respecté pour la personne TSA, c'est légitime parce qu'elle est honnête et ne pas lui dire serait à son tour. à son sens, mentir. Autre cas de figure, si la personne TSA ne supporte aucune remarque dans son travail. On est souvent, en fait, sur des profils à la fois très anxieux et très perfectionnistes. Donc, il est tout à fait possible que la moindre remarque la mette à plat. Parfois, on a des personnes qui semblent faire preuve d'une très, très grande... qui semblent et qui font réellement preuve d'une très, très grande exigence pour les autres et avoir des difficultés. à accepter les remarques pour elle. Mais ça, c'est aussi parce que souvent, la personne TSA a en fait une mauvaise image d'elle, une exigence extrême sur elle-même et une immense sensibilité. Donc oui, toute remarque va être très compliquée. Il va falloir faire preuve de beaucoup de délicatesse. Autre exemple, autre cas de figure, si la personne semble avoir des super pouvoirs, qu'elle entend tout ce que d'autres n'entendent pas. qu'elle ressent un changement de température ou un courant d'air qui semble affecter personne d'autre dans la salle, par exemple. Et bien là, on est sur du sensoriel. La personne TSA peut avoir ces sens qui sont plutôt hyper ou alors hypo dans certains cas. Hyper-acousie, entendre super bien de très loin, mais ne pas trop sentir le contact physique et avoir besoin de serrer la main très fort, trop fort. Ou à l'inverse, hypersensibilité tactile et ne supporter aucun frôlement. Autre cas de figure, si la personne est très émotive et craque lorsque ses collègues ne respectent pas exactement le protocole, ou alors qu'elle voit un dysfonctionnement que sa hiérarchie considère comme anodin ou comme mineur, mais qu'elle, elle semble très très affectée par ça. Eh bien oui, pour elle, c'est énorme. Elle a un grand sens du détail, on l'a vu tout à l'heure, et avec un respect à la lettre des normes et des procédures. Donc si ce n'est pas respecté, pour elle, c'est une grande injustice, puisqu'elle, elle fait des efforts pour... pour tout faire comme il faut et respecter les choses. On peut avoir l'inverse aussi par rapport à cette situation. La personne TSA peut sembler froide, hautaine, peut sembler manquer d'empathie. On en a parlé aussi tout à l'heure. En fait, comme on l'a évoqué, c'est souvent une empathie différée. Elle a d'abord besoin de classer toutes les infos reçues avant de savoir comment réagir à la situation, avant de savoir ce qu'elle va dire, ce qu'elle va faire. Et en attendant, malheureusement, ces réactions peuvent être perçues comme très inadaptées, maladroites ou décalées. Un autre cas de figure, c'est si la personne TSA n'arrive pas à prendre la parole. En groupe, en réunion, à exprimer, c'est souvent très bonne idée et à les défendre. Laissez-lui du temps, ne la forcez pas, ne la brusquez pas, guidez-la pas à pas. En fait, en prenant confiance, en lui offrant, si elle arrive à prendre confiance et ça passe par un environnement respectueux, petit à petit, elle arrivera à exprimer ses idées, à soutenir ses projets. Je reviendrai plus en détail sur la notion de temps, de temporalité de la personne TSA. Un vrai sujet. Tout peut prendre absolument plus de temps pour elle. Donc c'est un sujet que j'aborderai plus en détail dans un épisode à venir qui s'appelle « Pas encore autonome ? » avec un point d'interrogation. Autre cas de figure, si la personne en réunion monopolise la parole et interrompt, réagit très régulièrement, beaucoup plus que les autres. Alors en fait, parfois, ils ne s'en rendent pas compte. Chez nous, mon fils et mon père, qui sont tous les deux TSA, sont comme ça. Il faut les écouter, mais ils ont du mal à savoir écouter les autres. Ça s'apprend, ça se travaille beaucoup. Avec mon papa, c'est un petit peu tard. Ils veulent montrer leur savoir, ils ont besoin de briller là où ils peuvent pour compenser. Et encore une fois, si à l'âge adulte, enfin si cette personne-là dans son enfance n'a pas été encadrée, n'a pas appris les codes sociaux, c'est quand même sacrément dur de faire comprendre ça. à l'âge adulte. Et ça peut aussi venir en partie d'un TDA, donc d'un trouble du déficit de l'attention, avec ou sans âge d'ailleurs, en plus du TSA ou d'un TDA indépendant. C'est une forme d'impulsivité qui fait que quand on a une idée ou quand quelqu'un se trompe, on a absolument besoin de le dire immédiatement. Et comme ce sont des cerveaux qui sont fixés sur les détails et qui vont parfois très vite, des cerveaux très performants, ils remarquent tout et ils veulent le dire. La fonction contrôle social, c'est comme si cette fonction dans le cerveau, contrôle social et adaptation contexte, c'est comme absent, il n'y a pas de filtre. Un autre cas de figure, c'est la personne qui vous semble anxieuse et très facilement irritable. Alors l'anxiété, la bonbonne d'énergie vide, tout ça, on en a parlé aussi. C'est totalement explicable par un TSA. Et je vous renvoie encore une fois sur mon épisode précédent sur la fatigue des TSA qui creuse vraiment le sujet. Prenez aussi en compte que la personne TSA, quand elle se dédie à une tâche, elle est hyper focalisée dessus. Elle peut donc être très très performante, mais aussi du coup très vite gênée d'être interrompue dans sa concentration, très vite être irritée d'être sortie de son mode focus. et se fatiguer mentalement très vite. Donc ne les surchargez pas et laissez-leur du champ pour avancer à fond sur un sujet qu'elles aiment, qu'elles maîtrisent et qui fait avancer l'entreprise. Autre cas de figure, si la personne est très facilement fatiguée ou se plaint de douleurs physiques, comme des maux de tête, des troubles intestinaux, un mauvais sommeil, encore une insomnie cette nuit, liste non exhaustive. Eh bien, croyez-la ! Eh oui, respectez-la. Oui, la personne TSA est beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, vous avez compris l'idée, plus fatigable que les autres. Ensuite, il y a très souvent un ou plusieurs troubles ou difficultés, parfois ce qu'on appelle des comorbidités au TSA. Les troubles du sommeil et les troubles intestinaux sont fréquents. Des douleurs physiques peuvent... évoquer un CED, maladie génétique, qu'on découvre souvent associée au profil TSA féminin. L'épilepsie réelle ou sous forme de « fausse crise » , comme un espace de déconnexion du cerveau lorsqu'il y a trop plein, peuvent également être présentes chez les personnes TSA. Ainsi, votre collègue ou employé qui semble plus faible physiquement et se plaindre ne fait en généralement pas ça pour vous embêter ou se rendre intéressant. Il ou elle exprime, peut-être maladroitement, un mal-être et des mots physiques réels. Et c'est là que les petits aménagements simples dans le lieu de travail, on en parle donc la semaine prochaine, dans l'épisode bonus, ces petits aménagements simples peuvent vraiment l'aider. Pensez aussi que les personnes TSA, dans leur sensorialité, peuvent être hypo ou hyper, y compris sur la gestion de la douleur. Donc concrètement, vous pouvez avoir une personne autiste avec un... un énorme et grave abcédentaire qui ne le sent pas, ou le sent mais est tellement habitué à ce qu'on ne prenne pas au sérieux ces « petits bobos » comme les appellent les autres, qu'elle ne s'autorise même plus à tenir compte des signaux de la douleur. Et en même temps, chez la même personne, une petite tape sur l'épaule, « Hey tcho pote, ça va ? » , ça peut lui faire mal à hurler ou à se bloquer, ne plus arriver à travailler les deux heures qui suivent. Donc la seule solution pour l'entourage, y compris professionnels, ne pas juger. Écouter, accompagner, prendre en compte, décoder chaque douleur, chaque mot, ne pas juger. Pour aider la personne autiste à, petit à petit, apprendre à évaluer ce qui est anodin sur le plan de la santé et ce qui ne l'est pas. Dans le milieu professionnel, vous n'êtes pas en posture d'accompagner psychologiquement la personne, à moins d'être la médecine du travail ou le psy de l'entreprise, évidemment. Mais vous pouvez simplement... ne pas juger, encore une fois, ne pas vous moquer, ne pas stigmatiser la personne TSA si elle vous dit qu'elle est fatiguée ou qu'elle a mal quelque part. Et si vous êtes ce collègue qui respecte, qui ne juge pas, qui écoute la personne, alors je vous dis merci. C'est précieux et on a besoin de gens comme ça dans le monde du travail. Je termine avec un dernier cas de figure. Si la personne, de par ses compétences et ses intérêts spécifiques, est hyper pointue, dans son champ de compétences, eh bien, génial. Voilà. Orienter sa fiche de poste et ses tâches pour qu'elle puisse à la fois s'éclater en travaillant sur des choses qu'elle aime et que l'entreprise en bénéficie parce que cette personne va souvent mettre le doigt sur des choses que les autres n'auraient pas vues. Voilà, j'ai réduit un peu cet épisode pour qu'il ne soit pas trop long. Je vous mets en bonus, donc en ligne, samedi prochain, la suite. on va évoquer les pistes concrètes pour travailler avec les personnes TSA. Donc des aménagements très très concrets, organisationnels, sociaux, et c'est très simple, et ça aide tout le monde. En conclusion, donc oui, bien sûr qu'on peut travailler avec des personnes TSA. J'ajoute qu'elles ont souvent comme point fort... Une réelle implication, une forme d'honnêteté et de respect des règles parfois déconcertantes, souvent une grande logique et un sens de détail qui vont faire voir des choses sous un autre angle ou vont permettre d'affiner des points de façon assez pointue. Au niveau relationnel, en réalité, à mon avis, elles sont beaucoup plus simples parce qu'elles ne vous cachent pas, elles ne vous cachent moins leurs sentiments, elles ne jouent pas à des jeux de pouvoir. En fait, intégrer des personnes différentes, Ça permet de voir les choses de façon différente et d'apporter des solutions novatrices. Et enfin, pour que la personne différente puisse donner et transmettre tout ce qu'elle peut apporter à l'entreprise, il faut qu'elle s'y sente bien, sans surcharge sensorielle ni sociale, et en limitant toutes les grandes causes d'anxiété, comme les changements imprévus, le non-respect des normes établies. Alors si simplement on veille au bien-être de la personne par ses quelques adaptations, ça devient vraiment un bonheur de travailler avec des personnes atypiques tant elles ont à donner et tant leur univers est riche. Et si vous-même qui écoutez ce podcast êtes cette personne atypique, je ne peux que vous recommander de travailler sur vous pour identifier toutes vos qualités, vos ressources et apprendre, si besoin en étant accompagné pour ça, à les mettre en avant parce que vous êtes une vraie ressource et souvent vous l'ignorez. Vous êtes toujours là ? Alors, juste entre nous, je rajoute un petit commentaire sur mon fils, dont j'ai parlé tout à l'heure. Cette impulsivité, cette façon d'occuper l'espace sonore que peuvent avoir certaines personnes TSA, certains profils, que j'ai souvent remarqué plutôt chez les hommes, cette difficulté à écouter les autres, ça se travaille. Et ça s'est travaillé. Aujourd'hui, jeune ado, il a appris à écouter. Et comme il a un très grand cœur, et oui, c'est forcément la maman qui parle, entre autres, Eh bien, ça fait de lui un jeune homme touchant et intéressant. Bientôt, je vous lirai un texte de ma grande sœur, qui parle plus en détail de notre père autiste, et dans son cas à lui, sans accompagnement, livré sans mode d'emploi, dans un monde qu'il ne comprenait pas. et qu'il n'a pas compris lui non plus, l'histoire est bien différente.