- Speaker #0
Est-ce qu'ils t'ont soutenu ?
- Speaker #1
Je suis désolé papa et maman, mais c'est vrai qu'au début c'était pas vraiment le cas.
- Speaker #0
Comment on peut aider son ado à croire en ses idées, à oser entreprendre, à construire son avenir ?
- Speaker #2
À compétence égale, les jeunes filles se censurent beaucoup plus.
- Speaker #0
Est-ce que toi t'avais des peurs qui t'ont empêché d'agir ?
- Speaker #1
À l'école, au moment de l'échec, on peut vite être pointé du doigt.
- Speaker #2
La confiance en soi, c'est pas inné, mais ça se conquiert.
- Speaker #1
Pour moi, les jeux vidéo m'ont beaucoup aidé.
- Speaker #0
Et donc c'est vrai que c'est moi je pense que c'est fondamental d'instaurer un climat où l'échec est ok. Bienvenue dans Family Talks, je suis Caroline Ménager, fondatrice de Pixpay. Ici, on donne la parole à ceux qui vivent la parentalité au quotidien. Avec des parents, des ados et des experts, on décrypte les codes de l'adolescence et on prépare au mieux l'avenir de nos enfants. Psst, avant de commencer, abonnez-vous à notre podcast. Bonjour Léo, bonjour Louis, bienvenue dans le premier épisode de Family Talks. Je suis très heureuse de vous accueillir aujourd'hui. Pour notre premier épisode, on va parler d'un sujet qui me tient beaucoup à cœur. Comment, en tant que parent... on peut aider son ado à croire en ses idées, à oser entreprendre, à construire son avenir, quel que soit son point de départ. Et quel rôle le parent peut jouer, surtout que parfois c'est frustrant de se dire que son ado n'a peut-être pas les mêmes chances que les autres. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Aujourd'hui, pour discuter autour de ce sujet, nous avons deux intervenants qui sont engagés et qui agissent concrètement au quotidien auprès des jeunes. Louis, tu as 18 ans, tu es fondateur de Stagey. Stagey, c'est une application dédiée aux stages et aux conseils créés par des étudiants pour des étudiants.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Léo, Léo Lamboulet, tu es directeur général de l'association Entreprendre pour apprendre France, qui accompagne principalement des collégiens et des lycéens en leur faisant vivre des expériences concrètes d'entrepreneuriat. Bienvenue.
- Speaker #2
Bonjour Caroline.
- Speaker #0
Alors on va passer à la session questions réponses. Donc le concept est très simple, je vais te poser quelques affirmations, tu me réponds par oui ou par non sans réfléchir. Quand on veut, on peut.
- Speaker #2
Non. Oui.
- Speaker #0
Si la donne ne réussit pas, c'est la faute des parents.
- Speaker #2
Partiellement vrai.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Le réseau compte plus que le talent.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Protéger son ado de l'échec peut le freiner.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Oui. Le rapport à l'argent dans la famille influence les chances dès le départ.
- Speaker #2
Non. Oui.
- Speaker #0
Alors Léo, on va commencer par toi. D'abord, en quelques mots, est-ce que tu peux me présenter concrètement l'association Entreprendre pour Apprendre France ?
- Speaker #2
Oui, alors en quelques mots, l'association Entreprendre pour Apprendre, tu l'as dit, elle accompagne principalement des collégiens et des lycéens. dans leur processus d'orientation et plus largement sur la préparation au monde de demain. Et nous on a une baseline qui est de donner à chaque jeune le pouvoir d'entreprendre sa vie. Et le terme entreprendre il est important et c'est un peu le lien avec notre discussion d'aujourd'hui. C'est que cette préparation au monde de demain et à l'orientation, on le fait par la sensibilisation à l'entrepreneuriat. Et en fait on a deux grands leviers, on a un programme complet qui va de l'inspiration à l'action. L'inspiration parce qu'on fait venir en classe des entrepreneurs et des entrepreneuses qui vont témoigner de leur parcours de chef d'entreprise. Pas tant pour parler de leur métier mais qu'est-ce que c'est que d'entreprendre ? L'état d'esprit, les réussites, l'importance de considérer l'échec comme quelque chose qui n'est pas définitif mais un point de départ. Et l'autre partie, c'est la sensibilisation par l'action. Et tu le disais, on va faire vivre aux jeunes une expérience entrepreneuriale collective. Et en fait, très concrètement, c'est qu'un groupe de jeunes sur une année scolaire va partir d'une problématique qu'il va lui-même choisir. Le groupe va designer une solution, va produire le bien ou le service et va le commercialiser. Et en fait, c'est par cette pédagogie active que le jeune va se poser la question de ce qu'il aime faire. Est-ce qu'il est plutôt... à l'aise avec les chiffres, est-ce qu'il est plutôt créatif, est-ce qu'il se sent leader, il aime vendre un produit. Il va se projeter dans le monde économique, puisqu'il va être organisé comme une entreprise. Il y aura un directeur ou une directrice générale, le service production, marketing, finance, donc comprendre comment ça fonctionne. Et ça va donner aussi du sens aux apprentissages, puisque le français, on comprend que ça permet à l'oral de... de vendre une solution, de pouvoir écrire un pitch deck par exemple. Les mathématiques, ça sert à modéliser, tu le disais, sur l'éducation financière, à modéliser un business plan. Et je m'arrêterai là, le plus important, c'est qu'on apporte ces fameuses soft skills. C'est-à-dire qu'en faisant une aventure entrepreneuriale, ils vont collaborer, ils vont résoudre des problèmes, ils vont être créatifs, ils vont devoir justement exposer leurs idées. Et c'est toutes ces compétences du XXIe siècle, on reviendra, qui sont... même peut-être plus importantes que les expertises techniques pour réussir dans le monde de demain. Et je terminerai par une chose, c'est qu'on essaye d'accompagner, et c'est la thématique aussi d'aujourd'hui, les jeunes qui en ont le plus besoin. Donc on va diriger nos programmes spécifiquement sur les jeunes qui sont dits vulnérables, des jeunes issus de milieux modestes ou de la ruralité. On va aussi s'attacher aux questions de mixité professionnelle et d'égalité femmes-hommes. Et je le disais, pour préparer les jeunes au monde de demain, il faut aller aussi sur des sujets qui sont comme le numérique et l'intelligence artificielle, ou alors la transition écologique.
- Speaker #0
Merci Léo, super intéressant. Et du coup, je trouve ça génial que vous accompagnez en priorité des enfants issus de milieux plus défavorisés ou de la ruralité. Comment elles vont se matérialiser, ces inégalités que tu vas percevoir chez des jeunes ? Elles viennent d'où ? Et c'est quoi ?
- Speaker #2
C'est important de commencer par un constat, on va dire qu'il y a trois types de facteurs d'inégalité, social, territorial et de genre. L'origine sociale est de loin le premier facteur d'inégalité scolaire en France, et ça se matérialise, on peut le matérialiser par quatre grands chiffres clés, c'est déjà l'apprentissage des fondamentaux. Les fondamentaux c'est la lecture, l'écriture, l'églittératie, la mathématiques. Quand un enfant rentre en... maternelle. Il y a un écart de maîtrise des mots de x4 entre un jeune issu du milieu modeste et un jeune plus de CSP+. Je crois qu'on passe de 500 à 2000 mots. Et en fait, la maîtrise du langage, ça permet derrière de matérialiser une pensée, de pouvoir bien s'exprimer, après d'écrire, etc. Et ça, l'école, en fait, n'arrive pas à gommer ces inégalités. Je pense que tout le monde connaît le rapport voilà PISA fait par l'OCDE qui montre qu'effectivement il y a un écart énorme en fait de niveau en fonction de l'origine et ça on va le voir au bac. Au bac, un jeune issu de milieu favorisé a deux fois plus de chances d'avoir un bac général que son petit copain issu de milieu modeste. On est à 80% je crois versus 40% pour les moins favorisés. Et après derrière... C'est pire, c'est au niveau des grandes écoles, que ce soit commerce ou ingénieur. Les jeunes issus de milieux favorisants représentent 60% contre 5% pour les enfants d'ouvriers, alors que la population ouvrière en France représente 20%. Donc on voit un effacement de cette jeunesse au fur et à mesure des études.
- Speaker #0
Oui, donc effectivement, une égalité de classes sociales qui sont vraiment le critère le plus important. Tu disais qu'il y avait deux autres...
- Speaker #2
Deux autres facteurs ? Le frein territorial, il va plus se matérialiser au niveau de l'orientation. C'est-à-dire qu'avant le collège, le niveau scolaire est à peu près comparable avec d'autres jeunes sociologiquement différentes. Mais par contre, c'est dans le choix d'orientation où là, ça va coincer parce que manque d'ouverture du champ des possibles puisqu'en fait on a Au manque de visage d'ingénieurs, de médecins, que sais-je. Enfin, on a une classe qui est peu représentée. Un problème d'accès à l'information, beaucoup. Un problème aussi au niveau de l'offre scolaire disponible. C'est-à-dire que même si moi je suis plus jeune et je veux aller en lycée général, Peut-être que le lycée général, il est à... à 20 ou 30 bornes de chez moi. Et donc il va y avoir un problème de transport, sinon si je dois aller loger là-bas, un problème financier, on y vient. Et aussi une fracture numérique qui touche aussi les campagnes. Donc en fait ces trois facteurs, manque de rôle modèle, manque d'accès à l'information et fracture numérique, fait que derrière, sur les stratégies d'orientation, les jeunes ruraux sont extrêmement défavorisés. Et derrière, effectivement, le caractère de genre, on a effectivement un biais, dès le plus jeune âge, sur la représentation des métiers, des métiers qui sont totalement sous-représentés pour les jeunes filles, et aussi un problème d'autocensure. Comme les jeunes issus de milieux modestes, on voit qu'à compétence égale, les jeunes filles se censurent beaucoup plus. Et une stat aussi qui est terrible, qui était sortie il y a un an je crois, c'était au niveau des mathématiques, puisqu'on parlait des métiers, mais il y a aussi des matières qui sont genrées. Et sans le vouloir, les mathématiques, on s'est rendu compte, je crois que c'est en primaire, que trois mois après le début du primaire, il y a un écart de niveau. entre les petites filles et les petits garçons en mathématiques, en algèbre.
- Speaker #0
Dès trois mois.
- Speaker #2
Dès trois mois.
- Speaker #0
C'est fou.
- Speaker #2
Et en fait, ça, c'est même l'enseignant qui le perpétue. Mais sans faire exprès, parce qu'on est dans un monde un peu genré, on va moins donner la parole aux petites filles sur des questions de mathématiques, etc. Et ça se ressent et ça se sent très vite.
- Speaker #0
Effectivement, déjà, je pense que comprendre les causes et les avoir en tête, c'est hyper important aussi pour pouvoir lutter contre ça. Et donc, j'imagine que c'est ton quotidien avec Entreprendre pour Apprendre. Bon, Léo, est-ce que tu as des exemples, un peu des cas concrets, pour nous montrer un petit peu des jeunes que vous avez accompagnés avec Entreprendre pour Apprendre et sur lesquels vous avez réussi à changer la donne ?
- Speaker #2
Oui, je pense qu'il y a deux natures intéressantes de réponse. C'est ce que les jeunes ont réalisé, la capacité de ce qu'ils sont capables de faire et ce que ça apporte aux jeunes concrètement. Sur les projets, il y a des projets assez fous. Il y en a un projet en mission locale. Je pense que c'est important de rappeler ce que c'est que les missions locales. Les missions locales, ça accompagne... Les NITS, c'est ce qu'on appelle les jeunes en insertion qui ne sont ni en emploi, ni en formation et ni en études, donc qui sont socialement vraiment mis de côté et c'est le rôle de la mission locale de les insérer. Et donc on est venu effectivement proposer le programme Mini-Entreprise, cette expérience entrepreneuriale collective au sein des missions locales. Et ce groupe de jeunes a réalisé ce qu'il a appelé une fresque intergénérationnelle dans les EHPAD. Ils se sont rendus compte... Ils trouvent qu'effectivement, il y a trop une séparation des populations et que les seniors sont isolés dans des EHPAD où c'est un peu dur de vivre. Et ils ont proposé à des jeunes artistes d'aller dialoguer avec ces résidents d'EHPAD et sur des murs entiers de la résidence, de peindre leur vie. Et c'est très beau parce que ça met les seniors à l'honneur et ça crée du lien intergénérationnel parce que ces jeunes artistes dialoguent. avec des personnes plus âgées. Et un autre projet qui est, je trouve, assez impressionnant, qui a été pensé réaliser par des jeunes collégiens corse. Donc le collège a son importance parce qu'ils sont très jeunes, ils ont 14-15 ans. C'est grâce à l'IA de créer une application qui fait de l'analyse graphologique pour détecter des éventuels cas de harcèlement. Parce que la recherche, en fait, elle s'est rendue compte que quand on vit un harcèlement... Notre comportement il change et il change jusqu'à la manière dont on va former les lettres. D'ailleurs on en parle beaucoup dans le domaine public, c'est le cas du harcèlement, le harcèlement scolaire c'est un vrai sujet, donc ça touche les jeunes. Et comment détecter des cas de harcèlement ? Ils ont pensé à cette machine. Et on ne peut pas imaginer quand on laisse les jeunes libres de créer, penser à 15 ans, on va aller sur des choses aussi complexes et poussées, on va se dire ils vont nous faire... Il y a des bougies ou un porte-crayon. Mais ça va jusqu'à l'utilisation de l'IA pour faire de l'analyse graphologique. Et sur les comportements, j'ai moi-même mentoré une mini-entreprise en Seine-Saint-Denis. Et le premier jour, j'y vais. Ils sont tous installés. Ils travaillent par pôle, je le disais, comme une entreprise. Et je vois un jeune qui est tout seul au fond de la classe, qui a l'air plutôt timide, réservé. Stéréotype, je me dis, il ne fait rien. Il nous fout au fond de ça. Et je viens le voir et il me dit, moi je suis responsable du développement durable. J'ai dit, très bien. Vous faites quoi ? Donc on fait un porte-téléphone avec une imprimante 3D. J'ai dit, très bien. Et il me dit, est-ce que tu sais ce que c'est que l'acide polylactique ? Caroline, tu sais ce que c'est que l'acide polylactique ?
- Speaker #0
Alors, clairement, non.
- Speaker #2
Eh bien, c'est du bioplastique qui est fait à base d'amidon. de maïs, de betterave, de canne à sucre. Et il commence de façon très technique, assurée, à m'expliquer les matériaux utilisés dans une logique de respect de la diversité, de la biodiversité, etc. Et très engagé. Et je vais voir son enseignant, je lui dis, mais il est incroyable ce gamin d'être aussi... Je sais que c'était un collège aussi, 3e. Et elle me dit, oui, c'est bluffant. C'est bluffant parce qu'en classe, quand on fait une classe classique... Il est effectivement introverti, il n'est pas intéressé, il n'écoute pas. Et là, il s'est pris au sujet et il est vraiment allé décortiquer les concepts de plastique biodégradable, etc.
- Speaker #0
Sachant qu'il n'y connaissait rien avant.
- Speaker #2
Il n'y connaissait rien du tout. Et c'est là, et je pense qu'on y reviendra après, sur quelles sont les choses à faire pour que la jeunesse prenne confiance en elle et entreprenne. C'est ça, c'est leur laisser de l'espace, de la méthodologie, avec des types, on verra, de confiance en eux. Et en fait, ils sont capables de choses incroyables. Et même ceux qu'on pensait incapables de faire quoi que ce soit parce que la méthode assez scolaire, assez descendante, ne fonctionne pas.
- Speaker #0
Et donc, maintenant qu'on parle de jeunes et de confiance en eux, on va passer la parole à Louis. Louis, tu as fondé Stagey il y a quelques années. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ? Et d'où vient cette idée de créer Stagey ?
- Speaker #1
Oui, merci beaucoup de m'avoir invité. Alors, moi, j'ai créé Stagey en 2023, en septembre 2023. Et en fait, ça partait d'un projet scolaire. Donc ce qu'on appelait à l'époque le projet Bac Pro, on doit monter un projet pour le bac, on a deux ans pour le créer, et on a un thème à respecter qui est l'inclusion. l'inclusion, le développement durable, etc. Et donc, à cette époque-là, j'ai voulu créer un projet lié à la recherche de stage, parce qu'à ce moment-là, je cherchais un stage et je n'en trouvais pas. Et c'est là, en discutant un petit peu avec mon entourage, que je me suis dit qu'il y a quand même un vrai problème lié à la recherche de stage. Et du coup, j'ai commencé à chercher d'autres jeunes intéressés pour, avec moi, essayer de créer une solution, sans forcément, à l'époque, savoir que trois ans plus tard, on allait être sur un projet d'une telle envergure. Et donc aujourd'hui, StyleJ, c'est une application disponible sur l'Apple Store et sur le Google Play Store, ainsi qu'un site web qui permet donc de trouver des stages. Mais c'est plus gros, on va plus loin, c'est qu'on permet de trouver des stages, mais également on donne des conseils pour trouver des stages et on accompagne les entreprises à prendre des stagiaires sur... comment leur expliquer ce qui va, ce qui ne va pas. C'est aussi important lors d'un refus d'expliquer ce qui ne va pas. Et on essaye vraiment de dire qu'un stage, ce n'est pas un emploi, ce n'est pas juste un refus, c'est vraiment amener, expliquer à l'étudiant comment il peut améliorer ça, parce que c'est vraiment ce qu'il va comprendre au début de sa scolarité, au début de sa recherche de stage, qui va l'accompagner toute sa vie.
- Speaker #0
Du coup, c'est intéressant aussi de voir que de la même manière que Léo avec Entreprendre pour Apprendre, T'as eu quand même une petite contrainte initiale qui était un projet de bac pro et quelque part t'as pris cette contrainte et tu l'as transformée en opportunité pour en faire un vrai projet qui a du coup pris son ampleur. Donc c'est super chouette, mais c'est vrai que ça montre quand même qu'il y a parfois j'ai l'impression besoin quand même d'un petit déclencheur initial. Génial. Est-ce que toi t'as eu le sentiment d'être soutenu par tes parents dans la création de StageE ? Ils en ont pensé quoi ? Est-ce qu'ils t'ont soutenu ?
- Speaker #1
Alors je suis désolé papa et maman, mais c'est vrai qu'au début c'était pas vraiment le cas. Au début, après, c'est vrai que quand on est jeune, on a aussi un petit peu peur, parce qu'on a peur du jugement. Parce que c'est vrai que moi, au départ, j'avais l'impression que c'était un projet énorme. Et quand je leur en parle, c'est vrai que ça... Je ne sais pas vraiment en quel terme je peux utiliser pour ça, mais quand on leur en parle, on a l'impression qu'en fait, le projet, il est un petit peu remis à sa place, entre guillemets. Et donc j'avais un petit peu peur de ça, donc je n'en ai pas forcément beaucoup parlé. Mais ça s'est vraiment développé quand après, on a commencé à bouger, puis que... On a commencé à être une plus grosse équipe, quand on est venu sur Paris, etc. où là, mes parents se sont commencé à se dire, ok, c'est un vrai projet. Mais c'est vrai que je n'ai jamais été vraiment soutenu, mais en même temps, je n'ai jamais demandé non plus à être soutenu. Je ne leur ai jamais demandé à ce qu'on m'encourage. Je ne leur ai jamais demandé, parce qu'il y avait aussi cette petite honte en moi où je ne voulais pas être jugé, je ne voulais pas que ma famille soit trop derrière moi.
- Speaker #0
Ok, mais c'est marrant, cette problématique d'avoir peur d'être jugé. Je pense qu'on l'a tous. On l'a tous vécu et je trouve qu'il y a un peu un lien avec la peur de l'échec, de se dire j'ai essayé un truc, je me suis trompée. Et du coup, ça m'intéresse aussi d'avoir votre point de vue à tous les deux sur justement comment on sort de cette peur de l'échec, comment on fait en sorte que les enfants qui essayent, et c'est super louable de le faire, c'est génial, comment on se dit que c'est pas grave et qu'est-ce qu'on peut donner comme conseil aux parents pour enlever ces freins qu'on va un peu naturellement mettre à nos enfants.
- Speaker #2
Pour moi, c'est vraiment les inciter à faire. À faire, c'est... J'ai écouté une émission d'un philosophe contemporain qui s'appelle Charles Pépin, qu'on entend pas mal, qui disait un truc que j'aime bien, simple, qui disait que la confiance en soi, c'est pas inné, mais ça se conquiert. Et ça se conquiert comment ? Par le pouvoir de l'action. Et quand on fait, on rate, on échoue, on y arrive. Et on prend confiance. Et en fait, c'est le fait de faire qui, derrière, va nous dire que finalement, j'ai raté, mais ce n'est pas bien grave, donc j'y retourne. Et là, une réussite. Et au fur et à mesure, de réussite en réussite, là, on prend totalement confiance et on n'a plus peur, finalement, d'avoir une sortie de route parce qu'on sait que derrière, ça devient un apprentissage qui nous fait aller plus loin. Et concrètement... Je pense qu'il faut, avec son enfant, lui faire faire de la cuisine, lui faire faire des travaux manuels, lui faire faire des travaux artistiques, lui faire faire du sport et en fait valoriser l'action, pas l'aboutissement. Il y a quelque chose qui a été fait, qui a été produit. Ce n'est peut-être pas à la hauteur de ce qu'on voudrait, mais le fait, c'est de l'avoir fait. Et plus on va expliquer, de dire mais voilà, ce qui a été réalisé, c'est super. Et après, on peut aller plus loin et c'est en fait... C'est le goût de l'effort, c'est la persévérance. Et c'est tous ces trucs-là qui vont faire que tu seras meilleur, tu vas plus y arriver. Et l'échec, tu le vivras un peu moins. Mais vraiment, c'est ça. C'est tout le principe de la pédagogie active et ce que des fois, entreprendre pour apprendre. C'est dans l'action, c'est quand on le vit. Ce n'est plus théorique, on le comprend et après, on n'a plus peur d'oser.
- Speaker #0
J'ai un autre exemple d'ailleurs sur ce que tu viens de citer comme Lise, d'accompagner son enfant à faire la cuisine, à faire des choses où il ne va peut-être pas réussir du premier coup, qui m'a un peu perturbée et que j'ai trouvé intéressant. C'est un entrepreneur qui disait qu'il avait été très bercé par les jeux vidéo dans sa jeunesse et qu'en fait les jeux vidéo c'était un peu l'incarnation même de « je vais me tromper » . Une fois, deux fois, trois fois, je ne vais pas réussir à passer un niveau ou à battre un monstre. Après, je ne suis pas une fan de jeux vidéo. Et qu'en fait, c'était aussi un apprentissage de l'échec, de la persévérance. Et de, en fait, j'ai dû me planter 20 fois pour réussir à la fin. Et donc, c'est vrai que moi, j'y crois beaucoup. À ce côté, l'échec va te former dans ton apprentissage. Et on va se rendre compte que cet échec, en fait, ce n'est pas moi. Ce n'est pas un jugement de valeur sur ma personne. Mais c'est quelque chose qui va m'aider à me construire. Et Louis, du coup... Quelles étaient tes peurs au début ? Est-ce que tu as eu des freins, toi, personnels ? Parce que j'entends qu'il y avait tes parents où tu te dis qu'ils n'ont pas forcément été complètement super impliqués dès le départ. Est-ce que toi, tu avais des peurs qui t'ont empêché d'agir ?
- Speaker #1
Alors, des peurs, oui. Déjà, la peur du jugement à l'école. Parce que c'est vrai que quand on monte un projet qui commence à faire du bruit, au moindre échec, c'est vrai qu'on en reparlait justement. Au moment de l'échec, on peut vite être pointé du doigt. Je l'ai déjà vécu. Dès qu'il y a un petit truc qui ne va pas comme ça aurait dû l'être, les gens le savent et les gens ne l'oublient pas. C'est ça qui peut être parfois un petit peu dérangeant.
- Speaker #0
Même tes camarades d'école, qui eux aussi ont eu un projet à faire, vont être dans le jugement quand tu as un truc qui ne marche pas.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'il y en a quand même qui appuient un petit peu sur l'échec parfois. Parce que c'est vrai, et on le sait, l'échec se retient beaucoup plus facilement que les réussites. Et c'est dommage. Après, moi, je pense que l'échec, c'est une des étapes d'un projet et qu'un projet contient plusieurs échecs pour qu'on puisse un jour aboutir à une réussite.
- Speaker #2
Il y a une chose intéressante par rapport à ça, justement, c'est qu'un projet est jamais d'échec et c'est avec l'échec, finalement, qu'on arrive à la réussite. Et tu parlais des tips, je pense que d'avoir des rôles, des modèles inspirants. qui viennent parler justement, comme tu viens de le faire très justement, c'était Federer qui était intervenu une journée de tennis dans une grande école américaine et qui disait, les grands sportifs ils sont bardés de statistiques, etc. En fait, je ne gagne pas plus d'un point sur deux. Donc si on le dit à l'inverse, je perds un point sur deux. Donc en fait, je suis habitué à perdre mais par contre, j'ai gagné cette confiance que dans les grands moments, les points importants, c'est ceux-là que je gagne. C'est là où je fais la différence. Mais pour pouvoir le faire, il faut que j'apprenne à perdre pour être totalement à l'aise et libéré quand il y a quelque chose d'important. Et donc, ce que tu dis sur l'échec est totalement vrai. Et je pense qu'il peut être relié des tips. C'est d'essayer un maximum de mettre la jeunesse en face de personnes inspirantes. Femmes, hommes, jeunes qui entreprennent pour donner la voix.
- Speaker #0
Et Louis, je voulais rebondir sur quelque chose que tu disais en tout début d'intervention. Tu disais que tu avais eu du mal à trouver un stage. Comment on peut ouvrir justement ce champ des possibles des jeunes, de découvrir des choses qui ne sont peut-être pas naturelles dans leur milieu, de voir des parcours de gens auxquels on n'est pas forcément confrontés, auxquels on ne va pas penser naturellement ? Est-ce que toi, tu as un retour d'expérience sur ça ? Comment on aurait pu ouvrir ton champ des possibles plus jeune pour que tu puisses penser à plein d'autres options pour toi ?
- Speaker #1
déjà j'aimerais juste dire quelque chose à tous les jeunes qui nous écoutent, c'est que je sais que c'est pas forcément facile parce qu'on a pas tous un carnet d'adresses qui est rempli on a pas tous la chance d'avoir des parents qui parfois travaillent dans le milieu dans lequel on étudie et je voudrais juste rappeler du coup à ces jeunes que le carnet d'adresses ne veut rien dire et qu'aujourd'hui ce qu'il faut pour un stage c'est oser, c'est rentrer dans l'entreprise, demander et que on On ne vous jugera jamais par rapport à ça. Parce qu'aujourd'hui, un étudiant qui ose, c'est un étudiant qui a beaucoup plus de chance que celui qui va rester chez lui à attendre que le sage lui tombe dessus. Et c'est l'erreur que j'ai faite à l'époque. C'est que je me suis un petit peu refermé sur mes parents en comptant un petit peu trop sur eux. Ce qui est normal après quand on est jeune. Mais je pense que dès le départ, j'aurais dû être plus poussé à aller démarcher moi-même. Aller voir même si c'est compliqué. euh... Mais ça restera toujours mieux qu'un parent qui envoie un petit message à un collègue pour demander un stage. Un stage qui ne me plaira forcément pas, dans le sens où ce n'est pas moi qui l'aurai trouvé.
- Speaker #0
Et Léo, est-ce que tu as des conseils sur, tu disais, aller rencontrer des gens, voir des rôles modèles ? Effectivement, comme le dit Louis, ce n'est pas toujours évident, on n'a pas toujours le réseau qui va bien pour le faire. Quel conseil tu donnerais à un jeune qui n'a pas forcément eu beaucoup de chance dans la vie, qui rêve d'un métier ou d'un projet et qu'il n'a pas dans son environnement proche quelqu'un qui peut l'aiguiller ? Qu'est-ce que tu lui donnerais ?
- Speaker #2
il y a pas mal d'acteurs. qui œuvrent justement pour la jeunesse, pour les aider justement à ouvrir le champ des possibles, à s'inspirer via les rôles modèles. Typiquement, entreprendre pour apprendre, ce qu'on fait dans les établissements scolaires, c'est qu'on propose à des entrepreneurs et entrepreneuses de venir devant les classes et justement d'inspirer par leur parcours. Et tout ce que tu as dit, tu vois, au départ, tu as parlé de ce que tu faisais, donc de ton projet, mais après, tu as parlé... de comment tu le vivais, de ta personnalité et comment tu réagissais quand tu étais confronté à un certain nombre de choses. Et c'est ça en fait qu'on va proposer aux élèves, c'est de leur faire comprendre cet état d'esprit-là, qu'il faut y aller, qu'il faut oser, et ça, ça crée des véritables déclencheurs chez les jeunes. Parce que finalement, pour agir, pour moi, il y a trois facteurs. Il y a le facteur qu'on disait, c'est plus on va faire, plus on va prendre confiance, mais le premier pas est toujours difficile à faire. Donc c'est comment on est toujours meilleur dans le regard des autres, c'est-à-dire que les autres nous aident à avancer, donc ces rôles modèles sont très importants. Et après, c'est essayer d'aller vers des associations aussi qui ouvrent le champ des possibles, c'est-à-dire qui vont présenter un maximum de métiers, de filières, parce que c'est toujours difficile d'aller vers quelque chose qu'on ne connaît pas. Et si on arrive à avoir une ouverture du champ des possibles, des adultes ou des plus jeunes qui vont montrer la voie par leur expérience, et qu'on commence à faire, normalement, on a les trois ingrédients pour avoir l'avenir qui s'offre à nous.
- Speaker #0
Génial. Merci à tous les deux pour cette première partie de podcast. C'était vraiment super riche. On a une question de la communauté à laquelle j'aimerais qu'on essaie de répondre tous les trois. Je vais vous la lire. Qu'est-ce que je peux mettre en place concrètement dès maintenant à la maison pour encourager mon enfant à essayer sans lui mettre la pression de réussir ? Je pense qu'on a déjà quelques pistes qui ont été évoquées dans la discussion préalable. Est-ce qu'on peut se rajouter quelques petits conseils vraiment très concrets, très simples, pour les parents ou pour les jeunes d'ailleurs ? Louis, tu auras sûrement ce regard à nous apporter, pour encourager son enfant. Est-ce que l'un de vous deux veut commencer ?
- Speaker #2
Moi, j'en ai un de plus, qui serait, par le jeu, amener son enfant à de la résolution de problèmes. Je prends un exemple concret, en fonction des âges, c'est faire des puzzles. Parce qu'il y a quelque chose en fait, un terme un peu abscond qui est la métacognition et qui est en fait la capacité qu'on a à analyser des stratégies soit d'apprentissage des solutions de problèmes. Et ça on sait que c'est un vrai gap, surtout en fonction du niveau social, de se dire je suis capable de faire quelque chose, de résoudre un problème et est-ce que la méthode que j'emploie est la bonne ?
- Speaker #0
Il y en a beaucoup qui vont se heurter à plus d'échecs parce qu'ils ne vont pas modifier leur façon de faire. Et d'autres qui vont comprendre que la façon dont ils fonctionnent ne va pas fonctionner, donc il faut changer. Et quand je prends le cas des puzzles, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on commence n'importe comment ? Est-ce qu'on prend les coins ? Est-ce qu'on prend les pièces où il y a les morceaux le plus visibles, genre la tête ? Ça, c'est des stratégies de résolution de problèmes. Et en fait, plus on va habituer l'enfant à avoir cette métaconnition, plus, pour moi, quand il l'entreprendra, Il doit en prendre en conscience et essayer de trouver la meilleure solution possible et pouvoir réadapter si besoin.
- Speaker #1
Génial. En plus, c'est une bonne activité à faire en famille.
- Speaker #0
Donc, tous les serious games, etc. Enfin, tout ce qui permet de mettre le jeune ou l'enfant dans une capacité à résoudre un problème et essayer de trouver des pistes de résolution différentes.
- Speaker #1
Magnifique. Merci, Léo. Louis, est-ce que tu as un conseil concret ?
- Speaker #2
Alors, moi, ce n'est pas une activité familiale. Ça ne va peut-être pas mettre d'accord tout le monde. Mais je pense qu'en tout cas... Pour moi, les jeux vidéo m'ont beaucoup aidé, notamment sur élaborer des stratégies en équipe, parce que j'ai toujours aimé jouer aux jeux vidéo en équipe. Et ça m'a beaucoup forgé, dans le sens où, par exemple, j'ai connu Minecraft, un jeu dans lequel on doit créer toute une base dans un monde qui est vierge. Et tout ça, ça nous apprend à nous donner des objectifs, à aller jusqu'au bout pour survivre. Et c'est un petit peu ce qui m'a forgé et ce que j'ai envie de... ce que j'ai envie de dire aujourd'hui, c'est de donner des objectifs et d'essayer de les pousser au maximum petit à petit, sans forcément dire, si tu ne l'atteins pas, c'est un échec, mais plutôt en disant, l'atteindre, c'est une réussite, sans forcément parler d'échec, mais en disant, avancer, peu importe comment on y arrive, le plus important, c'est de l'avoir fait et c'est d'essayer de l'atteindre. Je ne sais pas si je suis très clair. Si,
- Speaker #1
c'est très clair. Moi, j'ai trois garçons qui jouent tous aux jeux vidéo. Je vois bien le concept. Et en plus, c'est vrai que moi, j'étais très réfractaire sur les jeux vidéo au départ. Et je commence à en percevoir vraiment tous les bénéfices. Alors évidemment, ça doit être cadré, tout ça. Mais non, mais tu vois, ça me parle de me dire, c'est vrai que tout ce sujet de l'échec, de l'apprentissage, de la stratégie, je trouve que c'est intéressant. Et donc, je comprends tout à fait.
- Speaker #0
Un petit mot là-dessus, sur les jeux vidéo. Un tips aussi, c'est de ne pas dévaloriser, justement, les jeunes, les enfants qui jouent aux jeux vidéo. Et s'en servir en fait pour montrer que regardez ce que vous êtes capable d'accomplir quand vous jouez aux jeux vidéo. Justement il y a de la résilience, donc on dit vous jouez pendant 8 heures, il faut tenir pendant 8 heures sur des jeux. J'arrive pas à trouver un stage. Pourquoi justement tu ne mobilises pas ce que tu fais sur les jeux vidéo, là-dessus tu es capable. Parce qu'on entend souvent je ne suis pas capable de. Si tu es capable dans le sport, tu es capable dans les jeux vidéo. Donc transfère ce comportement-là sur d'autres dimensions.
- Speaker #1
Complètement. Et ça fait écho à un des points que je voulais partager un petit peu en synthèse, qui était l'importance dans les conseils concrets en tant que parent de travailler la confiance, la confiance en soi de son enfant, le droit d'essayer, le droit de se tromper. Et donc c'est vrai que c'est moi, je pense que c'est fondamental d'instaurer un climat où l'échec est OK, où ce n'est pas grave, où les parents peuvent même eux-mêmes partager des échecs qu'ils ont vécu. C'est vrai qu'en tant qu'enfant, on a peut-être, je me replace à 30 ans en arrière. l'impression que ses parents sont des figures statutaires à qui il ne peut rien arriver. C'est important, je pense, de montrer ses ratés et le fait qu'en persévérant, on va atteindre. Si on résume un petit peu ce qu'on s'est dit de cette conversation qui était très riche et dans des conseils concrets, travailler la confiance. Je pense que ce que tu disais, Léo, sur le fait d'exposer l'enfant à un maximum de possible via la présentation de rôle modèle, via des associations qui vont pouvoir nous aider. super important. Troisième conseil, oser. Oser, ne pas avoir peur de l'échec. L'échec, ce n'est pas grave, ce n'est pas un jugement intrinsèque de sa personne, mais c'est une façon de se construire. Et je pense que c'est un bon conseil à donner à tous nos jeunes. Un quatrième conseil, ce serait aussi au sein des familles, de parler d'argent, tôt et sans tabou. Et là, pour le coup, c'est un peu aussi notre rôle chez Pixpay, d'aider les ados à gagner en confiance avec ces sujets d'argent. d'apprendre qu'on peut gagner en autonomie, on va gagner en autonomie avec l'argent, avec un cadre parental qui va apporter de la sécurité, mais qui va justement donner à l'enfant la capacité d'apprendre à gérer son budget, de se tromper sur des petits sujets, des petits montants, mais de gagner en confiance pour que le jour où on sera adulte, qu'on aura son premier salaire, on soit en capacité de le gérer correctement, de ne pas tomber dans des situations de surendettement parce qu'on aura appris à faire le... Le lien entre l'argent dont on dispose et ses projets et ses envies. Apprendre à négocier avec ses parents. Je pense que typiquement, c'est des compétences qui vont servir toute sa vie. On négocie, je pense qu'on le fait, tous les enfants le font. Négocier son argent de poche, c'est peut-être une petite étape supplémentaire. Et ce sera peut-être la manière de pouvoir négocier avec son employeur plus tard sur ses augmentations salariales. Je pense que sur les sujets d'inégalité entre les garçons et les filles, c'est aussi une bonne compétence que j'aimerais qu'on apprenne et que les filles retiennent.
- Speaker #0
Les filles, toujours négocier son salaire au départ. Il y a une statistique qui montre que non, on le fera plus tard, on n'ose pas, on va montrer. Les filles vont plutôt se dire, je démarre bas et grâce à mes compétences, effectivement, je vais pouvoir augmenter mon salaire. Et on voit que ce n'est pas vrai, le rattrapage se fait difficilement. Donc négociez à prendre votre salaire dès le départ.
- Speaker #1
Voilà, oser, ne pas avoir peur, avoir confiance en nous. Je pense que c'est le résumé très clair de tout ce qu'on s'est dit aujourd'hui dans ce podcast. Donc un grand merci. Louis d'être venu de Lille spécialement pour l'enregistrement du podcast Un grand merci Léo c'était vraiment super enrichissant de vous rencontrer Merci à toi Caroline pour l'invitation
- Speaker #0
Merci beaucoup C'était un super moment
- Speaker #2
Ce podcast vous a été présenté par Pixpay la carte de paiement numéro 1 des ados copilotée par les parents