Speaker #0Est-ce que vous vous souvenez de la dernière fois où vous vous êtes offert une journée entière, rien que pour vous ? Non mais, une vraie, sans liste mentale qui tourne en fond. Le dimanche 20 septembre, Femme360 sort de vos écouteurs et prend vie. Avec Noémie d'Ojasmoon, je vous donne rendez-vous aux oiseaux de passage A3 pour une journée bien nette pensée de A à Z pour vous. Au programme, un brunch gourmand pour se rencontrer, des prestataires choisis une à une. des femmes qui font du bien, vraiment, des ateliers à la carte, des conférences et un moment unique. L'enregistrement en direct d'un épisode de Femmes 360 avec vous dans la salle. La billetterie ouvre le 1er juillet et entre nous, les places vont partir vite. Pour réserver la vôtre en avant-première, un seul réflexe à avoir, la newsletter plein jour. Le lien est en description. Le 20 septembre, votre place est au centre. avec nous. Bienvenue dans Femmes 360, le podcast des femmes qui vivent à fond. Je suis Maïté et je suis heureuse de vous accueillir dans mon univers. Ici, on explore toutes les dimensions de la vie féminine, corps, carrière, maternité, bien-être, émotions et liberté. Parce qu'être femme, c'est tout sauf linéaire, c'est puissant, vibrant et multiple. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien. On se retrouve dans un nouvel épisode et le sujet c'est la crise identitaire chez les femmes entre 35 et 45 ans à peu près. Je pense que c'est dans ces eaux là. Et j'ai pas envie de parler du mythe, du stéréotype de la femme qui a envie de se faire refaire les seins, peut-être qui va quitter son mari et ses gosses pour partir vivre la belle vie avec le surfeur du coin. Non pas du tout, j'ai envie d'aller... plus profondément que ça dans le sujet et surtout de parler de cette crise qui peut subvenir à entre 35 et 45 ans chez les femmes et qui est plutôt une crise identitaire. Vous voyez, c'est ce jour où on se réveille et on se dit « Attends, j'ai coché toutes les cases, mais est-ce que c'est vraiment ça que j'attendais de ma vie ? » Et donc, on va entrer, sans plus attendre, dans le sujet. Donc, on va commencer par des chiffres, comme ça c'est bien, on pose les bases. Donc j'ai fait mes petites études et une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Science en 2012, menée sur 500 000 personnes dans 72 pays, donc pas n'importe quoi, a mis en évidence une courbe du bonheur en forme de U avec un creux autour de la quarantaine. En moyenne, c'est vers 46 ans pour les femmes. Et en fait, c'est pas une dépression, c'est pas une pathologie, non, c'est plutôt une phase de transition normale du cycle de la vie. Et en France, selon une étude IFOP, de 2022, 67% des femmes de 35 à 50 ans déclarent avoir traversé ou traversé une période de remise en question profonde de leur identité. Notez le chiffre, 67%. On parle de 2 femmes sur 3 dans cette tranche d'âge. C'est quand même assez majoritaire, donc il n'y a rien d'exceptionnel dans le fait de traverser une remise en question profonde. Et la question que j'ai envie de poser, c'est... Parce qu'en fait, c'est ça le réel problème. C'est pas tant de vivre une crise identitaire, parce que, vous voyez, les chiffres montrent que c'est quelque chose qui... et sommes toutes assez normales, ou en tout cas qui arrivent à beaucoup de monde, mais c'est surtout que peu de femmes osent en parler ouvertement. Et ça, c'est ce qu'on appelle un peu la crise silencieuse, de la vivre seule dans son coin. Et moi, c'est ce que j'ai envie aujourd'hui qu'on parle, c'est de ce chamboulement qu'on peut vivre entre 35 et 45 ans. En toute honnêteté, je suis complètement dedans, parce que dans quelques semaines, j'ai fêté mes 39 ans, dernière année avant de changer de décennie. Je ne sais pas si je le vis bien ou pas. Clairement, je n'ai pas trop le temps de me poser la question actuellement. Mais je ne vais pas mentir, je ressens un réel questionnement en ce moment, surtout d'un point de vue professionnel. On reparlera de la partie professionnelle plus tard. Mais c'est vrai que depuis mon retour de mon deuxième congé maternité, donc en août 2025, je me pose beaucoup de questions sur où j'en suis dans ma vie pro, qu'est-ce que j'ai envie de faire, est-ce que je suis là où j'ai envie aujourd'hui ? J'ai pas encore les réponses à ces questions, mais je me sens complètement concernée par le sujet, et je suis persuadée que certaines d'entre vous qui m'écoutent le sont aussi. Et j'ai vu que certains chercheurs en psychologie, du développement adulte, notamment Daniel Levinson, et ses travaux sur les saisons de la vie, appellent ce moment le mi-temps de la vie. En fait, c'est un moment de réévaluation, de bilan non commandé. C'est un peu comme si notre psyché travaillait tout seul pour nous dire Stop, on fait le point sur nos vies. Et en gros, ce n'est pas de se dire que notre vie est complètement ratée. Pas du tout. C'est qu'on n'est pas en train de comparer les bonnes choses. Et c'est ça qu'il faut travailler et réussir à mettre en évidence. Donc, qu'est-ce qui se passe en nous exactement ? Vous avez peut-être 35, 38, 42 ans. Et vous faites le petit bilan de votre vie. Et là, vous voyez que vous avez caché toutes les cases. Vous voyez cette liste. Que vous vous étiez faite ou qu'on vous a... donné peut-être aussi, implicitement ou explicitement, depuis votre enfance. Les études, avoir un travail stable, une relation sérieuse, bâtir une famille, acheter ou faire construire un appartement ou une maison. Vous avez toutes les cases cochées. Pour le coup, moi je les ai toutes maintenant. Et elles sont arrivées tardivement, mais elles sont quand même arrivées. Et si vous êtes une très bonne élève, vous avez la carrière qui monte. et les enfants parfaits qui sourient sur les photos de classe. Bon, je plaisante, mais voyez le truc, c'est que vraiment, tout est parfait sur le papier. Mais malgré tout, il y a un moment, il y a un matin peut-être, un matin ordinaire comme tous les autres, où après avoir été déposer les enfants à l'école, au moment d'arriver au travail, vous vous demandez, mais est-ce que c'est vraiment ça dont j'avais envie ? Moi, réfléchissez, je suis persuadée que cette question vous l'êtes déjà posée. Et c'est pas grave, mais c'est normal de se poser la question. Et c'est peut-être ça le souci, c'est qu'on arrive parfois à ce moment de vie où on se dit, attends, est-ce que c'est vraiment tout ça que j'avais envie ? Et il y a deux manières de le vivre, ce chamboulement, c'est de prendre du temps pour y réfléchir, pour se poser les bonnes questions, et puis se dire aussi sur quel côté qu'on se pose la question. Est-ce que c'est d'un point de vue professionnel ? Est-ce que c'est d'un point de vue personnel ? Donc de prendre le temps de la réflexion. Et il y a peut-être certains d'entre vous qui agiront de manière impulsive et qui décideront de tout plaquer. Que ce soit d'un point de vue perso, peut-être votre mari, que ce soit d'un point de vue pro, de quitter votre boulot. Et je ne juge personne parce qu'après on a chacun sa manière de réagir. Mais c'est ça, cette crise identitaire. Mais peut-être qu'il y a d'autres manières de fonctionner et ce que j'ai envie de vous donner aujourd'hui, c'est des pistes. Donc déjà, sachez que 43% des cadres féminines envisagent de quitter ou de réduire significativement leur activité professionnelle. Et ce n'est pas à cause de conditions de travail qui sont dégradées, non non pas du tout. C'est plutôt un sentiment de déconnexion entre leur poste et leur valeur profonde. C'est une réelle dissonance identitaire. et d'un point de vue plutôt... personnel. Il y a une enquête de l'INSEE qui montre que les femmes entre 35 et 50 ans déclarent le plus fort sentiment d'invisibilité sociale. Elles se sentent invisibles dans leur couple, invisibles dans leur famille au sens élargi et dans leur vie professionnelle. Donc, ce n'est pas anodin et ce n'est pas seulement dans votre tête. Les chiffres le prouvent, les chiffres le montrent, ça existe réellement. Finalement, ce que ça montre surtout, c'est que peut-être qu'on s'est laissé effacés au fil des années. Peut-être par les désirs des uns et des autres, et les besoins surtout, ont pris le pas sur nos réelles envies. Et ce n'est pas grave, il n'est pas trop tard. Et plutôt que de tout plaquer du jour au lendemain, j'ai envie qu'on s'attarde sur les raisons de ce questionnement, de cette crise identitaire. Donc déjà d'un point de vue personnel, demandez-vous peut-être, qu'est-ce qui vous chiffonne ? Qu'est-ce qui, d'un point de vue personnel, fait que vous vous sentez en dissonance avec qui vous êtes aujourd'hui. Peut-être que vous aviez une idée de ce que vous vouliez quand vous étiez un peu plus jeune, dans votre vingtaine par exemple, et qu'aujourd'hui votre vie ne correspond pas à ce niveau-là. Le but n'est pas de remettre en question sa vie de couple, ni sa vie familiale, mais posez-vous les bonnes questions. Est-ce que c'est que vous aviez des rêves, qu'ils soient sportifs, artistiques, et que vous avez mis de côté, et c'est là où vous sentez qu'il y a une réelle dissonance ? Et maintenant d'un point de vue professionnelle, on peut se poser plusieurs questions parce que j'ai l'impression que c'est plus à ce niveau-là que la crise identitaire se fait. La partie personnelle joue beaucoup, mais on ne va pas se mentir que c'est quand même la crise professionnelle qui est au cœur de la bascule. Donc, on va s'attarder vraiment sur cette partie-là. On a souvent l'impression de vivre comme un sentiment de plateau professionnel. Celui d'avoir atteint un plafond, non pas de verre, mais plutôt de sens, de se dire, ok, j'en suis là où je suis aujourd'hui, je maîtrise mon poste, mais finalement, est-ce que mon poste me plaît toujours ? Et le questionnement professionnel, il peut avoir plusieurs formes. Le premier, ça peut être un ennui. Voilà, comme je vous le disais, vous maîtrisez votre poste, toutes les compétences, et en fait, finalement, aujourd'hui, vous vous ennuyez dans votre poste. Vous, vous avez évolué, mais votre poste, il n'a pas évolué avec vous. Deuxième forme de questionnement, l'épuisement, le burn-out, qui est souvent silencieux. Ce n'est pas un effondrement total, non, non. C'est plutôt une fatigue profonde de faire les choses qui ne font plus sens pour vous. Et c'est peut-être un peu plus insidieux en plus que l'ennui, parce que C'est de plus en plus difficile de faire ces missions, car ça vous épuise mentalement et physiquement aussi. Et le dernier point, le dernier questionnement, c'est une envie. Une envie au plus profond de vous, de vos tripes, de changer de voie, de créer, d'entreprendre, de se lancer dans quelque chose qui vous appartient vraiment. Mais vous avez encore cette peur. Et j'en parlais dans l'épisode « Arrêtez d'attendre d'être prête pour enfin atteindre ses objectifs de vie". Donc, si vous ne l'avez pas écouté, je vous enjoins vraiment à le faire, peut-être à la suite de celui-ci. C'est qu'on a envie d'aller plus loin. Il y a peut-être une forme d'entrepreneuriat, mais on a peur, on a peur de se lancer. Donc, je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit dans cet épisode, ça ferait vraiment une redondance. Donc, allez l'écouter. Mais, comme je le disais, c'est qu'il n'y a pas forcément de bon moment. C'est peut-être juste à vous de se dire, OK, c'est maintenant qu'il faut agir. Et pour cela, pour comprendre où est-ce que vous en êtes dans votre vie, pro ou perso, vous pouvez faire ce qu'on peut appeler la clarification des valeurs. Alors, prenez vraiment la partie qui vous concerne le plus. Si vous avez l'impression que vous êtes plutôt dans une remise en question professionnelle, donc basez-vous là-dessus, ou si c'est plutôt d'un point de vue personnel, prenez cette partie-là. Et en gros, c'est d'identifier les trois valeurs qui comptent. Vraiment, pour vous, aujourd'hui, pas celles qu'on vous a appris à voir, les vôtres, celles qui vous font vibrer quand vous les vivez et qui vous pèsent quand elles sont absentes. Ça peut tout être, ça peut être l'autonomie, la créativité, la contribution, l'authenticité, la liberté, le sens de la famille, la connexion humaine, peu importe. Prenez les trois qui font sens pour vous et ensuite vous allez évaluer ces valeurs. de vous poser la question dans votre quotidien actuel, professionnel ou personnel, en fonction de ce qui vous touche le plus. Mettez une note sur cette valeur. À quel niveau cette valeur est-elle présente, de 0 à 10 ? Et ensuite, vous regardez les résultats. Ce n'est pas pour juger, c'est simplement pour se rendre compte à quel niveau sont ces valeurs. Et déjà, ça va vous permettre de réfléchir à des actions concrètes, même toutes petites, pour Nourrir davantage cette ou ces valeurs en fonction de leur degré d'importance. Ce n'est pas une réponse définitive que je vous donne, ce n'est pas une baguette magique, c'est juste une boussole pour avancer, pour réussir à remettre du sens dans votre vie, là où potentiellement vous en manquiez aujourd'hui. Faites cet exercice, je pense que je vais créer un petit template qui sera disponible dans la prochaine newsletter, comme ça, ça vous donnera des bases. Donc si vous n'êtes pas abonné encore à la newsletter plein jour, n'hésitez pas à le faire, c'est gratuit, comme ça vous aurez le template de cet exercice, ça pourra complètement vous aider. Moi je pense que je vais le refaire aussi, je l'avais fait il y a un certain temps, mais j'ai bien envie de le refaire et surtout d'un point de vue professionnel. Donc j'ai pas envie d'épiloguer beaucoup plus là-dessus, je pense qu'on a chacune son cheminement à faire sur où on en est dans sa vie, personnelle ou professionnelle. Ce que j'ai simplement envie de vous dire, prenez le temps de la réflexion. Ne faites pas des choses que vous pourriez peut-être regretter. Ce n'est pas le but. On vit toute cette crise de manière plus ou moins intense. Peut-être que certaines d'entre vous ne la vivent pas du tout et j'en suis très contente pour vous si ce n'est pas le cas. Mais si jamais c'est l'inverse, que vous vous posez des questions, sachez que vous n'êtes pas seul, que comme vous l'avez vu, 67% des femmes le vivent. Donc c'est quand même deux femmes sur trois, pour rappel. Donc, Dites-vous que peut-être votre voisine le vit aussi ? Ou celle d'à côté ? Et... Si vous avez envie d'en parler, les DM sont ouverts pour ça, je suis totalement à l'écoute. On peut échanger sur le sujet, ça me ferait plaisir. Et prenez le temps de la réflexion, prenez peut-être quelques jours. L'été arrive, c'est souvent un moment opportun pour faire le bilan de l'année qui vient de s'écouler, si vous raisonnez en année scolaire, de vous dire voilà ce qui a marché, ce qui n'a pas marché. Peut-être faites le point sur vos objectifs de début d'année. N'oubliez pas, j'avais fait un épisode sur comment atteindre ces objectifs. Il n'est pas trop tard pour faire un reset complet. Ça peut aider. Et puis avancez, cheminez un pas après l'autre sur votre chemin d'une nouvelle identité ou d'une nouvelle vous. Il n'y a pas de honte à changer. On n'est pas obligé d'être, et c'est normal surtout, de ne pas être la même personne qu'à 20 ans. Surtout quand on approche de la quarantaine. Vous voyez, je me sens complètement concernée. En tout cas, je pense fort à vous, si vous êtes dans ce passage-là. Et partagez l'épisode à une femme qui, potentiellement, pourrait se reconnaître, si elle a entre 35 et 45 ans. Vous pouvez laisser une petite note sur votre application d'écoute. Et puis, on se retrouve sur Instagram et dans la newsletter. Je vous embrasse très fort. Passez une belle journée et une belle semaine. Et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. C'était Maïté. de Femmes 360.