Speaker #0Ne vous fiez pas qu'au titre de cet épisode, oui, on va parler un peu de course à pied, mais pas que, et en fait, pas tant que ça. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ce que la préparation du Marathon de Paris m'a enseigné, et sur moi, et sur la vie de manière générale. Donc, si vous êtes curieux de découvrir quelles sont les leçons que j'en ai retenues, je vous invite à écouter l'épisode qui suit. Bienvenue dans Femmes 360, le podcast des femmes qui vivent à fond. Je suis Maïté, et je suis heureuse de vous accueillir. dans mon univers. Ici, on explore toutes les dimensions de la vie féminine, corps, carrière, maternité, bien-être, émotions et liberté. Parce qu'être femme, c'est tout sauf linéaire, c'est puissant, vibrant et multiple. Bonjour tout le monde, je suis plus qu'heureuse de vous retrouver aujourd'hui dans ce nouvel épisode de Femmes 360. Alors aujourd'hui, cet épisode, nous sommes le mercredi 15 avril, il fait un soleil de fou et il y a trois jours, j'ai couru. le Marathon de Paris. Donc, pour ceux qui avaient écouté les tout premiers épisodes, dont l'épisode sur comment atteindre ses objectifs en 2026, j'avais expliqué que le Marathon de Paris était l'un de mes gros objectifs de cette année, un de mes objectifs physiques, mais voilà, un de mes objectifs tout court de toute cette année. Et donc, c'était ce dimanche 12 avril qu'il a eu lieu. Et on va spoiler la fin, je l'ai terminé en 4h38. On reviendra sur ce temps un peu plus tard. Mais... J'avais pas envie aujourd'hui de vous faire un débrief de comment a été l'ambiance sur la course, comment a été ma foulée, parce qu'en fait, on va dire les choses, je pense que vous vous en fichez un peu, vous n'êtes pas là pour ça, ce n'est pas un podcast de course à pied, non. Moi, ce que j'avais envie aujourd'hui, c'était un peu de débriefer de ma préparation du marathon, de ce que ça m'a enseigné. Parce qu'en toute honnêteté, même si ça a été le quatrième marathon que j'ai couru, donc la quatrième préparation, ça a été la préparation la plus chaotique de ma... carrière, je mets des gros guillemets, de coureuse. Et j'avais envie de vous en parler, de vous expliquer peut-être un peu pourquoi ça a été si chaotique, si compliqué, et ce que j'ai retenu de cette préparation. Donc juste pour mettre un peu de contexte pour les personnes qui ne seraient pas très au fait de ce qu'est une préparation d'un marathon. Donc voilà, on n'arrive pas sur la ligne de départ d'une course de 42 kilomètres sans... sans s'être entraîné. Et souvent, on recommande 12 semaines de préparation en amont. Moi, personnellement, j'avais décidé de commencer ma préparation fin novembre, début décembre, donc ce qui faisait à peu près 16 semaines. J'aurais pu faire un peu moins, mais voilà, j'avais envie de commencer une préparation doucement, sachant que peu de temps avant, donc en septembre 2025, j'avais quand même couru le marathon de Berlin. Voilà, donc ça, c'est pour un peu recontextualiser. C'est les leçons que j'ai envie de tirer de cette préparation et ce qui est pour moi finalement une plus grande victoire, il y a la médaille, évidemment on ne va pas se mentir, elle est pas mal, elle est jolie, bon ma fille de 5 ans me l'a déjà piqué, mais vraiment ce n'est pas que ça que j'en retiens, mais c'est vraiment tout ce que je vais vous expliquer aujourd'hui. Donc 5 leçons, 5 prises de conscience, on y va pour la première. La leçon numéro 1 est que la résilience est une force. qu'on ne sait pas qu'on a tant qu'on n'a pas eu affaire à elle. Je m'explique. Donc déjà la résilience, c'est quoi ? C'est un mot qu'on entend un peu parler, on en entend parler assez souvent. Mais la résilience en fait, c'est la capacité d'un individu à surmonter les épreuves, les traumatismes, les chocs et à se reconstruire positivement malgré l'adversité. Ce n'est pas l'absence de difficulté, c'est la capacité à traverser la difficulté sans se laisser définir par elle. En toute honnêteté, cette préparation, a été un véritable test de résilience. Et le marathon aussi, mais déjà la préparation en elle-même. Parce qu'en fait, j'ai eu énormément, je trouve en tout cas, d'embûches sur mon chemin. Comme je le disais, c'est mon quatrième marathon et peut-être que j'ai été assez naïve quand j'ai commencé cette préparation parce que je m'étais dit que j'étais quand même assez forte des expériences passées. Surtout que le dernier est daté seulement de septembre 2025 et où j'avais fait une préparation pendant l'été. Donc ça a été dur de s'entraîner en plein été. En plus, c'était une préparation post-partum. Je les avais accouchées quelques mois avant seulement. Donc vraiment, je m'étais dit, oui, j'ai fait trois marathons, trois préparations. Donc celle-là, ça va bien se passer. Et en fait, pas du tout. J'ai été très naïve. Je n'ai pas anticipé plusieurs choses de ma vie. Donc voilà, j'ai eu quelques difficultés d'un point de vue familial, donc sans entrer dans les détails parce que ça ne concerne pas que moi. Et puis aussi, j'ai repris le travail. peu de temps avant. Donc en fait, il a fallu jongler entre la vie familiale, la vie professionnelle très intense, les trajets, car je le répète, j'ai quand même trois heures de trajet. par jour pour aller et revenir de mon lieu de travail. Et ouais, et puis en plus la météo, enfin voilà, pour rappel, il a quand même beaucoup neigé en décembre-janvier, il a fait froid, enfin l'hiver, bref, beaucoup de choses qui se sont mises sur mon chemin et que clairement, je ne pensais pas que ça allait être si compliqué. Vraiment, il y a des moments où je me suis dit c'est trop, je ne peux pas, tu n'es pas prête, pourquoi tu t'infliges ça ? limite et tu ne seras jamais sur la ligne de départ parce que je m'étais mis en tête de faire 3 sessions de run par semaine et si je regarde ce que j'ai fait sur toute cette préparation, ces 16 semaines on est à peu près à une moyenne de 1,5 séances par semaine donc vous voyez quasiment la moitié et oui pour avoir fait des marathons je sais que il faut arriver sur la ligne de départ en étant préparé et il y a de nombreux moments où j'ai eu envie d'abandonner Merci. Mais où j'ai tenu bon et où je me suis dit, tu iras, peu importe ce à quoi tu devras faire face, tu seras sur cette ligne de départ. Et puis le jour J, dimanche aussi, j'ai été dans une très bonne forme jusqu'au 35e kilomètre. Et du 35 au 42e, ça a été un peu une traversée du désert, des crampes, mais des crampes de l'enfer. Comme j'en suis sûre, vous n'avez jamais vécu qui m'ont fait m'arrêter à quelques instants et me dire, je n'arriverai plus à mettre un pied devant l'autre. Et finalement. J'ai réussi et je l'ai passé cette ligne d'arrivée. En fait, c'est ma tête qui a pris le relais quand mes jambes ne pouvaient plus. Et c'est ma tête qui m'a dit, tu iras jusqu'au bout. Tu n'as pas fait tout ce chemin-là pour rien. Tu n'as pas souffert pour rien. Tu n'as pas couru sous la neige, sous la pluie, avec du vent. Tu n'as pas affronté aussi des difficultés personnelles pour ne pas terminer. Et donc, j'ai décidé de terminer, de terminer ce marathon. Cette décision, en fait, elle est venue de quelque chose de beaucoup plus profond que moi. Et à des moments où, au cours des sept derniers kilomètres, où c'était un peu difficile, j'ai fait appel à une ressource interne qu'on peut appeler la technique de l'encre. C'est l'encre des ressources. En gros, c'est identifier un moment de sa vie où on s'est senti fort, capable et fier de soi. Un moment où on a surmonté quelque chose qui nous semblait insurmontable. Et ancrer cette sensation... en nous, la ramener à soi dans les moments les plus difficiles. Pour moi, à chaque fois que je suis dans des moments un peu difficiles, en tout cas en course à pied, où je souffre comme ça a été le cas dimanche, je me rappelle de mon deuxième accouchement, de la puissance de mon corps et de ce que j'ai ressenti lorsque j'ai accouché de ma deuxième fille. Oui, ça a été un moment si intense qu'à chaque fois, c'est mon point d'ancrage pour me souvenir de ce qu'est la douleur et comment j'ai réussi à la surmonter. et que finalement, ce que je vis là n'est pas rien, mais qui comparé à ce moment-là est surmontable. Et je vous invite aussi à le faire. Donc pensez à un moment de votre vie où vous avez été le plus résiliente. Notez-le et gardez-le précieusement en vous pour ces moments où vous aurez besoin d'y faire appel. Et si vous avez envie de partager ce moment-là avec moi, n'hésitez pas, que ce soit en commentaire de cet épisode ou sur Instagram, ça me ferait vraiment plaisir de vous lire. Leçon numéro 2, l'adaptabilité. Cette qualité secrète que toutes les femmes ont en elles ou devraient avoir en elles. Alors, comme je l'ai dit, quatrième marathon est finalement le plus difficile à mettre en place. Et moi, il faut savoir que j'ai, j'ai envie de dire une qualité, mais qui je pense est plutôt un défaut, qui est que je suis quelqu'un qui planifie beaucoup, qui est assez rigide aussi dans sa planification et je n'aime pas beaucoup l'improvisation. Comment ? tout contrôler dans sa vie. Le lâcher prise, ça vous parle sans doute, et ça rappelle un des épisodes que j'ai déjà fait par ici, je vous remettrai le lien dans la description de celui-ci. Et en fait, durant cette préparation, j'ai dû faire face à une adaptabilité de fou. Comme je l'ai dit, la météo m'a mis des bâtons dans les roues, les jours où je ne pouvais pas aller courir, les obligations professionnelles, familiales, les jours où j'ai dû annuler des séances pour m'occuper de mes enfants ou faire d'autres choses. Et vraiment, j'ai dû me faire à une raison que la préparation idéale n'existait pas. Que ce qui existe par contre, c'est cette capacité à s'adapter à ce qui est en face de nous et de se dire, ok, c'est comme ça. Et en fait, je dois faire preuve de flexibilité. Et dans l'ACT, c'est la thérapie d'acceptation et d'engagement. Donc, je vous ai déjà parlé. dans d'autres épisodes, on a ce qui s'appelle la flexibilité psychologique. C'est la capacité à accueillir ce qui se présente à nous, sans rigidité, sans résistance inutile, tout en restant orienté vers ses valeurs et ses objectifs. Ce n'est pas abandonner ses plans, c'est les ajuster. C'est une nuance très importante. Je vous le répète, ce n'est pas abandonner ses plans, c'est les ajuster. Comme je vous l'ai expliqué dans le dernier épisode, c'est aussi faire preuve de défusion cognitive. C'est regarder ses pensées en face. Moi, à combien de moments je me suis dit, je ne pourrai jamais être prête, c'est raté d'avance, ça ne sert à rien de continuer. Et dans ces moments-là, j'essayais de prendre vraiment du recul sur ce que je me disais, sur ses pensées, et de me dire, attends Maïté. Ça, c'est ce que ton cerveau veut te faire croire. Il te dit que c'est raté d'avance. Mais ce n'est qu'une pensée parmi tant d'autres. Ce n'est pas la réalité. S'adapter, ça commence par ne pas croire tout ce qui est dans notre tête. En fait, toutes ces choses qu'on se raconte. Donc vraiment, si aussi c'est votre cas, si vous êtes dans la préparation d'un défi, qu'il soit sportif ou non, et que parfois vous avez ces moments de doute en vous, prenez du recul sur ce que vous êtes en train de vivre. Et essayez aussi de vous dire, attends, un instant. Ce n'est pas la réalité, c'est ce que je pense. Et après, s'il le faut, essayez d'adapter votre préparation, votre vie aussi, en fonction des événements que vous avez à vivre, et peut-être d'adapter aussi votre défi. S'il est peut-être trop haut, réduisez-le et ce n'est pas un échec du tout. Et en parlant d'échec, la leçon numéro 3 que je retiens de ce marathon est que la réussite n'est pas toujours là où on l'attend. Donc, je vous l'ai dit au début de cet épisode, J'ai couru le marathon de Paris en 4h38. J'avais un objectif qui était 4h30. Donc, j'ai fait 8 minutes de plus que ce que je souhaitais. Est-ce que j'ai échoué ? En toute honnêteté, cette pensée m'a traversé l'esprit quelques secondes après avoir franchi la ligne d'arrivée. Il y a vraiment une partie de moi qui s'est dit « t'as pas atteint ton objectif » . Et puis en fait, très rapidement, j'ai eu un switch. J'ai regardé le chemin que j'avais parcouru. Mais au sens littéral et au sens propre, que ce soit l'ex... 42 kilomètres que je venais de me taper ou les 16 semaines d'entraînement et je me suis dit, attends, regarde, ta préparation, t'en as fait que la moitié. Il y a des semaines où tu ne savais même pas si t'allais être sur cette ligne de départ. Là, tu viens de te taper des crampes de l'enfer. Et surtout, quel temps as-tu fait au marathon de Berlin ? Et au marathon de Berlin, j'avais fait 4h53. Et donc en fait, 6 mois plus tard, j'ai quand même descendu mon chronomètre de 15 minutes. Et ça... C'est énorme en fait. Alors je sais que si vous n'êtes pas trop au fait de la course à pied, vous pouvez dire oui, c'est bien. Enfin voilà, ne pas voir le truc, mais en fait, c'est énorme. 15 minutes de gagné. Et ça sur une préparation qui est vraiment imparfaite. Alors oui, d'un côté, je pourrais me dire oui, tu te serais entraîné beaucoup plus. Franchement, les 4h30, peanuts, j'aurais réussi. C'est sans doute vrai, mais ça, je ne le sais pas. Mais là où moi, ce que j'ai envie de voir, c'est de me dire... Non, je n'ai pas échoué. Au contraire, j'ai réussi quelque chose de bien plus grand que ce que j'avais prévu. J'ai réussi à faire face à l'adversité et j'ai réussi à aller au bout de cet objectif. Et c'est ce que j'ai envie de vous inciter à faire aussi. Quand vous avez un objectif, peu importe qu'il soit professionnel ou personnel, c'est d'essayer de redéfinir ce que signifie réussir pour vous. C'est vous poser les questions suivantes. Quel était mon objectif initial ? Qu'est-ce que j'ai accompli ? Même si je n'ai pas atteint l'objectif fixé, quelle progression ai-je fait par rapport à là où je suis partie et qu'est-ce que ça m'a appris sur moi-même ? Et parce qu'en fait, la réussite, elle ne se mesure pas qu'au résultat final. Elle passe par toutes les étapes pour arriver à ce résultat. Et ça, ça s'applique vraiment à tous les domaines, que ce soit le sport, la vie perso, la vie pro. et j'ai vraiment envie que vous reteniez cette leçon. Leçon numéro 4, être présente, mais vraiment présente à l'instant qu'on vit. Alors oui, j'ai fait un réel il y a peu de temps sur mon compte Insta où je disais que je n'aimais pas le développement personnel. Et c'est vrai que je n'aime pas ces phrases un peu bullshit, vivre l'instant présent. Mais cette phrase, elle est quand même vraie. Donc de vivre chaque moment pour ce qu'ils sont. Et le marathon de Paris, c'est quelque chose qui est quand même... extraordinaire à vivre. Il y a une ambiance de malade dans la ville de Paris pendant cette journée, parce que ça dure quasiment toute la journée. Il y a des sourires, il y a des gens qu'on ne connaît pas qui sont là, qui vous encouragent et qui sont là pour encourager leur famille aussi. Il y a de l'entraide entre les personnes qui courent, des petits encouragements. Et ça, c'est quelque chose d'extraordinaire. Et personnellement, j'ai aussi réalisé une chose, c'est que pendant ces 4h38, Je n'ai pensé à rien d'autre que à ce qui se passait sous mes pieds et devant mes yeux. Je n'ai pas pensé à ma maison qui était en bordel. Je n'ai peu pensé aussi à mes enfants qui étaient chez moi. Vraiment, j'ai vécu ce moment à fond. J'étais concentrée sur mes pensées, sur le paysage, les monuments de Paris, d'avoir une bonne respiration, de... kiffé en fait tout simplement parce que même si j'ai galéré sur les 7 derniers kilomètres, les 35 premiers ont été un réel kiff pour le coup, pour moi. Ouais, j'ai vraiment aimé ce moment-là. J'étais là. juste là. Dans nos vies de femmes surchargées, et je suis la première à en être l'exemple, on passe rarement ces moments de pleine présence, de pleine conscience. Moi, comme je l'expliquais dans l'épisode sur la charge mentale et la culpabilité, c'est que j'ai toujours mille et une choses dans ma tête. Et donc, c'est vrai, c'est rare ces moments où je suis présente là pour ce moment-là. Et ce que j'aimerais retenir personnellement, et ce que j'en vis aussi... retenir, c'est de vivre le moment présent en fait comme une véritable ressource. C'est de se dire que c'est pas juste une pensée positive ou faire comme si tout allait bien, c'est juste se dire, je suis là, j'observe ce qui est là, ce qui est autour de moi, et j'accueille ce qui se passe sans me projeter ailleurs, sans me projeter à dans une heure, demain, après-demain, de vraiment juste ressentir l'instant. C'est Ce qui est beau, moi, je trouve, avec la course à pied, parce que c'est souvent ce qui m'arrive quand je cours, c'est qu'il y a un moment donné où ce qu'on appelle le flow arrive, et c'est vraiment ce moment où on est déconnecté, déconnecté de sa réalité, déconnecté de ses préoccupations, et on est juste là, ce moment-là. Il n'y a rien d'autre qui se passe. Et vraiment, je vous invite à essayer de vous connecter à vous-même, et vous n'êtes pas obligé de vous mettre à la course à pied pour ça, ça peut être tout simplement... Je ne sais pas, le matin, lors de votre café, d'être juste là, d'observer, en plus là c'est les beaux jours, si vous avez la possibilité de sortir pour boire votre café dehors, donc vraiment de profiter du silence aussi, de faire une marche sans musique, sans écouteurs, sans écran, un repas, et vraiment de profiter de ce moment-là. Et moi par exemple, j'en ai refait un autre ce matin, j'ai profité de quelques moments de câlins. avec ma deuxième fille qui a 15 mois et on en a profité toutes les deux. Et c'était cool, ça a duré 10 minutes, c'était court, mais c'était top. Voilà, juste elle et moi, sans rien d'autre et sans me dire « Attends, il faut qu'on se dépêche parce que là, après, il faut que je la prépare pour aller chez la nounou. » Donc vraiment, ça pépite. Profitez du moment présent. Et dernière leçon, écouter son corps. Et surtout, lui faire confiance. C'est la leçon qui me coûte le plus à l'avouer parce que... Je vais vous dire quelque chose en toute honnêteté. Je pense que je m'étais fixé un objectif trop haut. Alors pas les 4h30. L'objectif était peut-être trop élevé de me dire que j'allais faire un marathon en avril, quasiment 6 mois seulement après avoir fait celui de Berlin. Et au vu de comment ma vie est à l'heure actuelle. Parce que ma vie est plus que chargée. Entre mes 5 enfants à la maison, mon travail. prenons mes trajets comme je vous l'expliquais le podcast aussi qui me prend du temps ma vie de couple que j'essaye d'avoir donc voilà rien que tout ça et puis la maison à gérer tout ce qui est à côté donc vraiment peut-être que j'ai vu trop et dans un monde idéal j'aurais sans doute dû repousser cet objectif et même pas réévaluer si j'aurais pu le faire en 4h30 parce que je pense que c'était complètement atteignable non j'aurais dû ne pas aller sur cette ligne de départ Je l'ai fait et je ne le regrette pas du tout au vu du résultat. Mais je ne me suis pas forcément écoutée pendant ces 16 dernières semaines. Mon corps m'a envoyé des signaux à quelques reprises où j'ai été vraiment fatiguée, à bout de nerfs aussi, à me mettre une pression toute seule. Et peut-être aussi que les crampes que j'ai eues à partir du 35e kilomètre ne sont pas un hasard à tout ça. C'est peut-être mon corps qui, à un moment donné, m'a dit « hé ma belle, stop quoi » . Là, c'est bon. tout donner, peut-être qu'on pourrait s'arrêter. Alors, ma tête a pris le relais pour terminer ce marathon, mais parfois, il faut savoir s'arrêter ou ajuster quand son corps dit stop. C'est une forme d'intelligence que je reconnais ne pas avoir peut-être eu. Et je m'en sors très bien, je n'ai pas eu de blessure ni quoi que ce soit, mais ça aurait pu m'arriver. Et ce n'est pas de la faiblesse, vraiment. Je pense que parfois, et les différentes invités qui sont passés dans mon podcast et qui ont... qui ont subi un burn-out le disent, c'est que quand leur tête n'a pas su entendre, c'est leur corps qui a parlé. Et ça, c'est vraiment quelque chose que je vous invite à faire. Notre corps est souvent le premier témoin de nos états intérieurs. Avant que la tête ne formule les pensées, le corps ressent les choses. Il faut apprendre à distinguer la douleur qui dit « vas-y, pousse encore » , tu peux le faire, à celle qui te dit « arrête » . Arrête-toi là. Arrête-toi, tu vas aller trop loin. Et je vous invite à vous poser cette question régulièrement. Est-ce que ce que je ressens dans mon corps me pousse à aller vers quelque chose d'autre, de plus fort, ou au contraire, à m'en éloigner ? Et cette leçon, c'est ce que je retiens. Et vous voyez, j'aurais pu me dire, en franchissant la ligne d'arrivée du Marathon de Paris, ok. Je n'ai pas atteint mon objectif qui était de 4h30, donc vas-y je me réinscris pour un prochain, avant la fin de l'année, parce qu'après tout, rien ne m'en empêche. Je pourrais très bien essayer de refaire un marathon d'ici septembre ou octobre, voilà, il y aurait 6-7 mois. Mais je vais avoir cette intelligence de ne pas le faire, de laisser passer un peu de temps pour laisser mon corps se reposer, mon mental aussi, ma tête. de prioriser d'autres choses et je dis pas que je vais arrêter de courir parce que ça c'est vraiment ma passion la course à pied donc non je vais continuer je vais mettre des objectifs voilà j'aime bien avoir des petits objectifs donc là pour tout dire je vais faire le Paris-Versailles en septembre mais c'est pas un très gros objectif et ça les gros objectifs j'ai décidé de me les garder pour 2027 et de voilà me laisser le temps pour me reposer aussi tout simplement et peut-être aussi me consacrer à autre chose Donc voilà, c'était les cinq leçons, les cinq prises de conscience que j'ai ramenées de ce marathon de Paris dans mes baskets et surtout dans ma vie. Donc je vous les répète, il y a la résilience, cette force qu'on découvre dans les moments difficiles et on ne l'a jamais avant, croyez-moi. L'adaptabilité, la qualité qu'on ne valorise pas assez et qui pourtant est la clé de tout. Redéfinir la réussite parce que le bonheur n'est jamais là où on l'attend, vraiment. La présence vraie, totale de ce qui est autour de nous. Et enfin, l'écoute du corps, l'intelligence qu'on oublie trop souvent de consulter. Donc c'était des leçons sportives, mais des leçons de vie que j'espère vous parleront aussi, que vous retrouverez aussi dans votre vie, que vous soyez une coureuse ou non, mais je suis sûre que c'est des choses qui peuvent vous parler. Et j'ai envie de vous donner un petit exercice à faire, comme souvent dans les épisodes. donc c'est Cette semaine, c'est un exercice très simple qui est de vous poser la question suivante. Quelle est la chose la plus difficile que j'ai surmontée ces 12 derniers mois et qu'est-ce que ça m'a appris sur moi, sur ma force ? Prenez tout le temps nécessaire pour répondre à cette question. Si vous avez envie de partager autour de vous et de me donner aussi vos retours, ça sera avec plaisir. Donc, vous pouvez m'écrire en privé. Il y a l'adresse e-mail dans la description de l'épisode ou sinon sur Instagram. Ça me fera toujours plaisir. En attendant, vous avez toujours la newsletter à laquelle vous pouvez vous inscrire. Elle est bimensuelle, je vous le rappelle. Vous avez le compte Instagram où je vous partage pas mal de choses. Et puis, je vous invite à partager l'épisode, comme toujours. Peut-être à quelqu'un qui a couru le marathon de Paris, si vous la connaissez, ou qui est une runneuse, et que ces leçons peuvent complètement... lui parler ou même si c'est pour une personne qui ne fait pas du tout de sport. Elles sont complètement transposables dans la vie de tous les jours. Laissez-moi une petite note sur Spotify, Apple Podcast, Deezer. Ça me ferait très plaisir et aussi un commentaire, pourquoi pas. Abonnez-vous pour ne rater aucun épisode. C'est chaque mardi qu'on se retrouve et en attendant, je vous souhaite une belle semaine. Chaussez vos chaussures, que ce soit pour aller courir, pour aller marcher ou simplement vous balader. Et on se dit à la semaine prochaine. C'était Maïté de Femmes360.