Speaker #0Bienvenue dans Femmes 360, le podcast des femmes qui vivent à fond. Je suis Maïté et je suis heureuse de vous accueillir dans mon univers. Ici, on explore toutes les dimensions de la vie féminine, corps, carrière, maternité, bien-être, émotions et liberté. Parce qu'être femme, c'est tout sauf linéaire, c'est puissant, vibrant et multiple. Bonjour à tous et toutes, je suis heureuse de vous accueillir dans un nouvel épisode de Femmes 360. Aujourd'hui on va parler d'un sujet qui est quand même très dans l'air du temps, dont on parle de plus en plus et qui concerne beaucoup de femmes, mais qu'en réalité on ose peu déconstruire ou en tout cas qu'on a du mal, c'est la charge mentale et la culpabilité, ce fameux package de la mère 2.0. Vous savez, celle qui travaille, qui gère, qui aime, qui anticipe et qui pense à tout et en même temps qui culpabilise de ne pas en faire assez. J'en suis sûre, beaucoup d'entre vous se reconnaissent là-dedans. Cet épisode, il va peut-être plus parler aux mères de famille, celles qui ont vraiment à charge des enfants, ou même aux futures mères, mais je pense qu'elle s'adresse aussi aux femmes qui ont une charge mentale, familiale, émotionnelle, et même domestique, même si vous n'avez pas d'enfants. Parce que même si les mères peuvent être plus touché par la charge mentale, je pense que c'est un mal féminin de notre société actuelle. Et je voulais aussi dire que cet épisode, ce n'est pas pour faire la morale, c'est vraiment un épisode où j'avais envie d'aborder ces sujets qui me touchent personnellement. Je ne suis pas sûre d'avoir les réponses à ces questions, à comment on fait pour ne plus avoir de charge mentale et de culpabilité. Et c'est vraiment pour en discuter et prendre du recul sur ces aspects-là de nos vies. Alors ? En premier, on va parler un peu de la charge mentale. Vous savez, cette chose qui est invisible mais qui est omniprésente dans nos vies. Donc déjà, qu'est-ce que c'est la charge mentale ? La charge mentale, ce n'est pas faire, c'est penser à faire. C'est tout le temps anticiper, organiser, prévoir, rappeler, coordonner, tout le temps. Par exemple, en ce qui me concerne, c'est toute la partie administrative et logistique. de notre vie, c'est principalement moi qui la gère. Mon mari gère des choses chez nous. Il a plutôt pour sa part à charge la maison, l'entretien de la maison, les travaux. Parce qu'on a emménagé il y a deux ans, donc on a encore des choses à faire. Mais toute la partie administrative, c'est moi qui la gère. Donc c'est les rendez-vous médicaux, c'est réserver la cantine, payer la nounou, payer la garderie. Gérer le planning des enfants, des sorties qu'on fait, c'est anticiper aussi le repas pour ma petite qui a un an. C'est se dire, il faut vider les armoires, il faut les cadeaux d'anniversaire. Ça peut être la tour de contrôle de la famille. Donc ça, c'est moi qui gère et je pense que beaucoup d'entre vous sont aussi à la tête de tout ça. Et ce qui est assez insidieux avec la charge mentale, c'est que ça ne s'arrête jamais. On a toujours un truc à penser. On a toujours... une tâche qu'on se dit, ah j'aurais dû faire ci, ah j'aurais dû faire ça, ah la machine à laver, les bacs de linge, ils sont remplis. Il faut que je pense à faire tourner une machine aujourd'hui, sinon on va être en retard sur tout le linge et ce week-end, on aura 4-5 machines à faire tourner et on ne va pas s'en sortir. C'est de se dire, est-ce que j'ai payé la cantine ? Est-ce que j'ai payé les impôts ? Est-ce que la petite a le goûter dans ses affaires ? Ça ne s'arrête jamais vraiment. Et puis, c'est pas quelque chose qui est vraiment reconnu, c'est vraiment euh invisible, c'est non pas transparent mais vraiment c'est un truc qu'on a en nous et qui est assez difficile finalement à expliquer et que j'ai l'impression peut-être à tort, mais que pour les hommes c'est pas aussi présent, que pour eux même s'il y a beaucoup de choses à faire ils n'ont pas tout le temps ces obligations qui leur trottent dans la tête, alors peut-être parce qu'ils sont avec des femmes, dans les couples mais J'ai l'impression que c'est quand même un aspect typiquement masculin de ne pas se prendre la tête sur tous ces aspects du quotidien et se dire, oh là là, il y a tout ça à gérer. Messieurs, si jamais il y en a certains qui m'écoutent, n'hésitez pas à me dire en commentaire ce qu'il en est et peut-être que je me trompe complètement. Mais, et c'est peut-être là aussi la différence entre les hommes et les femmes, c'est que nous la charge mentale, elle est souvent accompagnée d'une certaine culpabilité. Donc la culpabilité de plein de choses pour les femmes. Parce qu'aujourd'hui, quand on est une femme, on nous demande beaucoup de choses qui sont tout et sont contraires. On culpabilise de travailler trop. On culpabilise de ne pas travailler assez. On culpabilise de ne pas être assez patiente. Ça, c'est moi le soir. On culpabilise de vouloir du temps pour soi. On culpabilise de ne pas passer. assez de temps avec nos enfants aussi, de les mettre à la garderie. Mais en même temps, comment on fait quand on travaille ? Vous voyez le truc ? Il y a tout le temps de la culpabilité et peu importe ce qu'on fait, on a l'impression que ce n'est jamais bien. On peut aussi culpabiliser de ne pas aimer chaque instant de nos vies de mère et de parfois avoir envie d'être célibataire et sans enfant. Et à contrario, quand on pense à ça, on culpabilise encore plus. public. La mère 2.0, elle culpabilise même quand elle fait de son mieux. C'est un sentiment constant. Et pour ma part, c'est vraiment ça que j'ai ressenti à la naissance de ma première fille. Avant, j'avais quand même des responsabilités. J'avais un travail, j'ai eu ma première fille il y a 33 ans, donc autant dire que j'étais déjà bien ancrée dans la vie active. Je payais un loyer, mes impôts, ma voiture, mon électricité, voilà tout. Donc j'avais des choses à gérer. Mais vraiment ! A la naissance de ma première fille, et du coup quand je suis devenue mère, j'ai eu ce fardeau sur les épaules que personne ne m'a dit « tu dois porter » , mais qui finalement est arrivé avec elle de cette charge mentale et de cette culpabilité. De toujours essayer de faire de mon mieux et d'avoir l'impression de ne pas y arriver, ou en tout cas de ne pas répondre à un standard que je me suis sans doute fixé toute seule. Je ne dis pas que quelqu'un... m'a dit tu dois être ci, tu dois être ça. Mais on a tous des modèles. On a tous des modèles, que ce soit via les réseaux sociaux. À l'heure actuelle, on ne peut pas se mentir, on a des tonnes d'images qui nous arrivent, que ce soit par la télévision ou Instagram ou TikTok. Et en fait, ça met une pression permanente, je trouve. Parce qu'on a beau dire, oui, les mères ne sont pas parfaites et même que certaines personnes sur Instagram disent « Non, je ne suis pas parfaite » , mais en fait les gens ne montrent que les bons côtés de leur vie. Et même si on sait, aujourd'hui on le sait, que ce qui est sur les réseaux ne représente que 20% de la vie des personnes que l'on suit, on ne peut pas s'empêcher de se comparer à ce qu'on voit. Et ce qu'on voit, ce sont des mères de famille qui ont du temps pour faire des activités avec leurs enfants, qui ont des maisons parfaites, qui font du batch cooking, des mères qui sont épanouies. Alors certaines montrent vraiment l'envers du décor, mais il y a quand même toujours un fond, ou s'il y a l'envers du décor, c'est souvent aussi pour dire, oui, on doit lutter, on doit être comme ci, comme ça, vous n'êtes pas parfaite, ne vous inquiétez pas, et essayer de mettre des choses en place pour réussir à être mieux dans votre vie. et peut-être que c'est aussi ce que je fais en vous donnant ces conseils. Mais l'air de rien, ça renforce encore plus ce sentiment de... culpabilité. Et ce qu'on ne voit pas, c'est tout l'arrière du décor. Et en fait, finalement, on compare nos vies de tous les jours avec les moments les plus merveilleux des personnes que l'on suit sur les réseaux. Et en fait, ça nous met une pression supplémentaire, donc inconsciemment. En tout cas, moi, c'est un peu le cas. Donc, même si j'essaye de prendre du recul avec ce que je vois, il y a quand même une part de moi, dans le fond, qui me dit que j'aimerais bien ressembler à telle ou telle personne. Et c'est sur les réseaux, mais c'est aussi beaucoup avec les personnes qui nous entourent. Quand on a peut-être autour de nous, moi c'est mon cas personnellement, pour vous donner un exemple, c'est que j'ai une de mes amies, je pense qu'elle se reconnaîtra, qui accorde énormément de temps à ses enfants. Elle est là pour eux, elle leur fait faire des tonnes d'activités extrascolaires, et parfois je me dis, mais comment c'est possible ? d'arriver à accorder autant de temps à ses enfants. Comment elle fait ? Et parfois, ça m'arrive de me comparer et de me dire, en fait, moi, je n'y arrive pas. Moi, je n'arrive pas à faire faire à ma fille trois activités extrascolaires. Je n'arrive pas à être patiente pour jouer à des jeux de société, jouer au Barbie. Et le week-end, moi, je n'arrive pas à faire ça. Enfin, j'essaye, mais à côté, je me dis, oui, mais il faut que je prépare les purées, il faut que je prépare aussi... les affaires, et puis il y a la maison à ranger, et puis il y a ci, il y a ça. Et parfois, ce que j'oublie, souvent, et ça m'arrive quand même d'arriver à prendre du recul, et c'est pour ça que je fais aussi cet épisode, c'est que je me dis, on n'a pas les mêmes vies. Nos vies ne sont pas comparables. Mon amie, par exemple, elle habite dans une ville qui est beaucoup plus petite que la mienne. Elle travaille à 15 minutes de chez elle. Moi, j'ai une heure et demie de route pour aller travailler. Je suis cadre, ce qui fait que clairement, j'ai eu plus de 37 heures de travail par semaine. Si on ajoute les 15 heures de route que j'ai toutes les semaines, clairement, le temps que je passe chez moi est beaucoup moins important que le temps qu'elle, elle passe chez elle. Ces enfants sont beaucoup plus grands que les miens, donc ils sont beaucoup plus autonomes. Par exemple, vous voyez, c'est ce genre de choses que parfois j'essaye de me dire pour prendre du recul et essayer de faire baisser mon niveau de culpabilité. Ce n'est pas tout le temps facile. Et puis, clairement, ça dépend des périodes. Il y a des périodes où je vais me dire, en fait, je n'ai pas non plus envie d'être ce type de mère. Je suis bien comme je suis. Mais souvent, quand même, on ne peut pas s'empêcher de se comparer à ce qu'on voit. Et je pense que si c'est une pression qu'on se met au-delà des réseaux sociaux, c'est une pression qu'on se met chacun et chacune de son niveau de perfection qu'on aimerait atteindre. Alors le niveau de perfection, et ça aussi c'est la charge mentale qui incombe aux femmes qui peuvent ne pas avoir d'enfants, c'est une certaine perfection qu'on essaye d'atteindre dans sa vie, atteindre un certain niveau de vie, que ce soit au niveau du sport qu'on pratique, au niveau des finances qu'on a, des économies qu'on aimerait avoir. et puis pour les mères c'est On aimerait être tel ou tel type de mère parce qu'avant d'avoir un enfant, on idéalise la mère que l'on sera. En tout cas, pour ma part, ça a été ça. Je m'étais dit que je serais une mère peut-être un peu cool, que j'aimerais jouer avec mes enfants, que je prendrais énormément de temps pour elles, que je serais attentive, patiente. Et ce n'est pas que je ne suis pas du tout tout ça, je le suis, je suis une maman caline, j'aime lire des histoires. L'histoire du soir, quand je suis à la maison, on n'y coupe pas. Ma fille a le droit tous les soirs, mais à côté, j'ai envie d'avoir du temps pour moi. Je me suis rendu compte que je suis cette maman qui ne peut pas être complètement dévouée H24 à ses enfants. J'ai besoin d'avoir du temps pour moi. Et ça, c'est avec le temps et l'expérience que ça s'apprend. Ça ne fait pas disparaître complètement la charge mentale ni la culpabilité, mais ça permet un peu de l'adoucir, si on peut dire ça. Et puis, il y a une autre question que je me pose. Parfois, je me dis, quand je me... Quand je me revois enfant, alors peut-être que aussi nos regards d'enfant sont biaisés, moi je suis née en 1987, donc toute mon enfance a été dans les années 90, meilleure période entre nous, mais j'avais l'impression que c'était plus facile pour ma mère. Peut-être que je me trompe, et ça sera à elle de me le dire, mais en tout cas j'avais l'impression que dans les années 90, il y avait moins cette injonction à se comparer continuellement. Alors déjà, il n'y avait pas de réseaux sociaux. pas les téléphones portables, donc il y avait moins cette possibilité de se comparer aux autres et du coup, par conséquent, il y avait moins l'injonction à être parfaite. On leur demandait peut-être moins aussi aux femmes, c'est pas un préjugé, c'est pas méchant ce que je dis, mais aujourd'hui je trouve qu'on a plus de choix, on a plus de liberté et ça c'est top. La voix des femmes est beaucoup plus entendue aujourd'hui. Mais d'un autre côté... on nous en demande peut-être un peu plus. On nous demande un peu plus d'être parfaite, de réussir à tout combiner. Et c'est peut-être nous aussi qui nous sommes mis cet étendard. On a brandi cet étendard de se dire, on veut tout. On veut être des mères, on veut être des chefs d'entreprise, on veut avoir de la liberté dans nos vies de couple, de femme. Et à l'inverse, on s'est aussi mis beaucoup plus de pression. En tout cas, moi, c'est un peu l'impression que j'ai sur... ma génération, comme je rappelle j'ai 38 ans, peut-être que ce sera beaucoup plus différent pour les générations à venir, en tout cas je l'espère pour elle, mais c'est un peu parfois l'idée que j'ai qu'avant il y avait moins ce besoin de se prouver les choses quand on était une femme et quand on était mère. La charge mentale était peut-être aussi beaucoup plus normalisée et c'était peut-être beaucoup plus normal que nos mères fassent tout et elles se posaient sans doute beaucoup moins de questions que nous et donc elles vivaient les choses plus... facilement. Comme je dis, je me trompe peut-être, mais c'est vraiment cette idée que j'ai quand je regarde nos mères et de la manière dont elles menaient leur vie. Et ce qui fait que ça n'est pas facile. Et comme je dis au début de l'épisode, j'ai pas forcément les réponses à tout ça, j'ai pas la baguette magique qui va permettre de faire réduire cette charge mentale et cette culpabilité. Et c'est aussi pour ça que j'ai créé ce podcast, c'est pour débattre aussi et amener des sujets que moi. Personnellement, je n'aurai pas toutes les réponses, mais peut-être que vous, vous en avez, peut-être que vous, vous avez des pistes. Et dans ce cas-là, je vous invite à me laisser des commentaires sur Instagram ou même par mail pour me dire comment vous faites, vous, en tant que mère, en tant que femme, en 2026, pour réussir à réduire votre charge mentale et votre culpabilité. Comment on fait quand on est une femme pour avoir cet esprit qui est beaucoup plus apaisé ? Et puis, il y a aussi autre chose qui fait qu'on a beaucoup plus de charge mentale et de culpabilité, c'est... C'est cette vie à mille à l'heure qu'on a tout le temps, qu'on a l'impression, en tout cas moi personnellement, j'ai l'impression que tout est urgent. J'ai l'impression de ne jamais avoir assez de temps dans ma vie. Mes journées passent à une vitesse folle. Mais que ce soit tout, la vie perso, la vie pro, la charge émotionnelle, il y a vraiment ce truc qu'il faut être disponible tout le temps. Il faut être multitâche en permanence. Mais ce n'est pas tout. Qu'on n'est pas assez organisé, c'est qu'on porte trop de choses sur nos épaules, qu'on a trop de choses, on se met trop de pression dans nos vies. C'est peut-être finalement ce que j'ai envie de dire dans cet épisode et que je me dis à moi-même, ce qui vaut pour vous tout aussi pour moi, c'est qu'il n'y a pas de solution miracle. Mais finalement, c'est peut-être des choses, des petites choses à mettre en place dans sa vie qui vont nous aider à être plus apaisé et à faire réduire tout ce stress, toute cette pression, ces injonctions qu'on se met dans nos vies. Et ça pourrait commencer par déjà nommer la charge mentale et en parler autour de soi, en parler à notre partenaire de vie et savoir demander de l'aide. Et ça, je pense que beaucoup d'entre nous n'y arrivent pas. C'est encore un... truc de cette société, vous savez, qu'on se dit bah là, voilà, on a voulu être des femmes libres, indépendantes, et finalement, si on demande de l'aide, est-ce que ce n'est pas faire trois pas en arrière ? Moi-même, parfois, j'ai un peu ce sentiment, parce que aussi, j'ai été célibataire pendant plusieurs années, qui avant de rencontrer mon mari et d'avoir des enfants, je réussissais à mener une vie en tant que femme indépendante, et parfois, je me dis encore, bah, j'ai pas besoin de l'aide d'un homme pour faire certaines choses. Mais ce n'est pas vrai en fait. Et ce n'est pas comme ça qu'il faut raisonner. Ce n'est pas qu'on n'a pas besoin d'aide de quelqu'un. Ce n'est pas qu'on est faible si on demande de l'aide. Au contraire, c'est peut-être une réelle force, une réelle intelligence que de demander de l'aide à notre partenaire, que de lui dire, écoute, cette semaine, j'ai besoin que tu gères telle ou telle tâche. Ou de mettre les choses à plein dans nos vies de couple, de famille et de délégués, et d'attribuer à chaque membre de nos familles et des tâches en particulier. Par exemple, moi, c'est quelque chose que j'ai longtemps eu du mal à faire, c'était de déléguer à mes belles-filles le ménage. Je m'étais mise dans la tête quelque chose qui était que, certes, elles étaient grandes et certes, elles pouvaient participer, mais que ce n'était pas non plus leur boulot principal que de nous aider à nettoyer toute la maison. Et à force d'en discuter avec mon mari, à force qu'ils me disent de déléguer, de donner les choses à faire, et puis... puis peut-être parce qu'elles ont grandi, j'ai fini par accepter ça. Et par exemple, le samedi matin, chez nous, tout le monde met la main à la pâte pour nettoyer la maison. Et je délègue. L'une va faire le salon, va faire le lave-vaisselle, l'autre va nettoyer plutôt les salles de bain. Et aussi parce qu'aujourd'hui, on vit dans une grande maison, alors qu'il y a trois ans, on vivait dans un appartement beaucoup plus petit. Je me suis réellement rendu compte que je ne pouvais pas tout faire toute seule, sinon j'allais péter un câble, tout simplement. Et puis, j'ai commencé là aussi avec ma fille de 5 ans à lui donner des missions. Parce que c'est aussi pour la responsabiliser. Et puis parce que ça m'aide de ne pas être tout le temps derrière elle, débarrasser sa table, lui mettre ses chaussettes et compagnie. Donc, apprendre à nommer sa charge mentale et puis accepter de déléguer, je pense que ça, c'est le premier pas pour se faire du bien au mental et un peu se lâcher la grappe, si on peut dire. Et puis aussi, il faut accepter... que tout ne soit pas parfait, que tout ne soit pas équilibré en permanence. Il y a des fois dans nos vies où on aura l'impression que tout va rouler, que tout sera au top, et parfois c'est mon cas, franchement tout s'emboîte super bien et je suis trop contente. Et puis il y a des fois où ça merdouille en fait. Il y a des semaines où je ne vais pas réussir à prendre de l'avance sur les tâches que j'aurai, que je ne vais pas du tout gérer les machines à laver comme j'aimerais que ce soit, les repas non plus. Et même si ce n'est pas facile, il faut apprendre à lâcher prise. Ça, c'est un grand sujet et je pense que ce sera peut-être un sujet de podcast. Apprendre à lâcher prise et apprendre à accepter surtout que nos maisons soient en bordel, que les enfants mangeront peut-être des pâtes trois jours de suite, qu'il n'y aura peut-être pas de légumes, mais que ce n'est pas grave, que ce n'est pas la fin du monde. Et puis aussi, je pense que c'est important de faire le tri entre ce qui est essentiel et ce qui est bien, mais pas indispensable. Voyez ces petites choses qui, ok c'est top si je les fais mais en fait la vérité le monde ne va pas s'arrêter de tourner si on n'aura pas passé le balai aujourd'hui dans la maison. Comme je vous le disais plus tôt, si les gamines auront mangé trois fois de suite le même repas et des knackis ce soir, en fait ce n'est pas la fin du monde. Ce n'est pas top mais ce n'est pas non plus quelque chose d'essentiel. Alors qu'à contrario, il y a d'autres choses qui sont beaucoup plus importantes et que... de passer du temps de qualité avec sa famille, ses enfants, peut-être que ça, ce sera beaucoup plus important qu'avoir une maison bien rangée. Et puis entre nous, c'est un rêve utopique d'avoir une maison hyper bien rangée quand on a des enfants, surtout en bas âge. Je pense qu'on doit se rappeler d'une chose. Ce que je vous dis pour vous, je me le dis pour moi, c'est que nous n'avons rien à prouver. On a juste à prendre une grande inspiration et vivre. Je vous le répète, nous n'avons à rien approuver. Nous devons juste prendre une grande inspiration et vivre et surtout profiter. Et c'est un peu là-dessus que j'ai envie qu'on termine l'épisode. Je trouve que c'est un peu un message d'espoir pour toutes celles qui auraient une charge mentale monstre et qui n'arriveraient pas à avoir le bout et qui parfois se disent qu'elles ne savent pas comment faire, que c'est trop dur à gérer. J'aimerais que vous vous rappeliez de ces choses, que vous n'êtes pas faibles, ni mauvaises, ni incapables. Qu'on est juste des femmes qui portent beaucoup de choses dans un monde qui nous en demande beaucoup. Et soyez... indulgente avec vous-même, c'est un peu le fil rouge de ce podcast, d'être indulgente avec nous-mêmes, d'accepter l'imperfection et de se dire que l'équilibre est toujours quelque chose qu'il faut travailler et comme je vous disais je crois dans le tout premier épisode du podcast c'est pas l'équilibre finalement qu'on recherche dans nos vies mais c'est l'harmonie alors si ce que je vous ai dit aujourd'hui vous a parlé si vous êtes reconnu dans cet épisode ou si il vous a fait penser à quelqu'un n'hésitez pas à le partager autour de vous et d'en parler, c'est comme ça que ça fait grandir le podcast n'hésitez pas à me laisser un message à me donner votre avis aussi pour qu'on puisse continuer cette conversation ça me ferait très plaisir et vous pouvez aussi laisser une note sur votre application d'écoute Apple Podcast, Deezer, Spotify ça fait grandir le podcast ça me donne encore plus de visibilité en tout cas je vous remercie d'avoir été encore une fois présent et présente surtout présent pour cet épisode J'espère qu'il aura résonné en vous. Je vous souhaite une belle journée. Je vous invite à prendre soin de vous. Et je vous dis à la semaine prochaine.