Speaker #0Bon, je dois vous l'avouer, il y a quelque chose d'étrange à remettre ce casque aujourd'hui, à replacer ce micro devant moi, à appuyer sur enregistrer et à revoir de nouveau cette bande son se dessiner devant moi sur mon écran. Je connais ces gestes, je les ai fait des centaines de fois et pourtant j'ai l'impression d'avoir la trouille totale de réenregistrer. Mais let's go, en tout cas, bienvenue, c'est vraiment très étrange et pourtant je ne suis plus tout à fait la femme qui faisait les podcasts avant. Ça faisait longtemps, longtemps que je n'avais pas commencé un épisode par ces mots déjà. Alors bienvenue dans Femmes rayonnantes et je crois que pour revenir ici... Je n'aurais pas pu mieux choisir que le sujet d'aujourd'hui qui est revenir, mais pas tout à fait comme avant. Quand on met quelque chose en pause, on utilise souvent un drôle de mot. On dit qu'on va reprendre. On va reprendre le travail, on va reprendre le sport. N'est-ce pas un thème du mois de septembre ? On va reprendre des projets, reprendre ses habitudes. En gros, on a cette envie. De reprendre sa vie en main, un peu comme le deuxième nouvel an, avec toutes ces choses qu'on a envie de remettre en place ou de reprendre dans sa vie. Et comme si on avait laissé, en attendant quelque part, des morceaux de ce qu'on voudrait mettre en place dans sa vie. Comme si on voulait aussi revenir, quelques mois plus tard, récupérer d'une ancienne vie les choses qu'on aurait pu laisser et continuer exactement là où on s'était arrêté. J'ai longtemps pensé comme ça et je pensais qu'un jour je « reprendrai » quand je retrouverai mon énergie, mes habitudes, ma créativité, ma voix. Et cette version de moi qui savait faire, qui avait toujours mille idées, qui construisait, lançait, imaginait, et puis j'ai compris quelque chose. Il y a certaines pauses, en fait, qui ne sont pas des parenthèses, parce que les choses à l'arrêt, eh bien, tout autour, ça continue de bouger. Ces derniers mois, ces derniers mois ont profondément transformé ma vie. Ma vie quotidienne est bien plus... Je ne sais pas comment vous expliquer, mais c'est encore bien plus large que ça. Et je ne vais pas tout vous raconter ici, sur tout ce qui s'est passé, sur ce que j'ai traversé, et ce que je vais encore traverser et expérimenter dans ma vie. Mais en fait, d'abord, je voulais vous dire que merci de votre soutien. Ces choses que je ne vous dis pas, c'est aussi parce qu'elles m'appartiennent, elles appartiennent aussi à des personnes que j'aime et parce qu'avec le temps, je crois que aussi je suis devenue beaucoup moins intéressée par les événements même qui viennent nous transformer mais plutôt de voir le moment présent et ce que ça dit de nous dans nos valeurs, dans les actions. qu'on met chaque jour en avant par nos gestes, tout simplement. Donc, ma vie personnelle a changé, ma famille a changé, mon quotidien, ou je ne vous en parle pas, mon rapport au travail aussi a changé, et beaucoup, beaucoup, le rapport que j'avais de moi-même aussi. Alors, comme je vous disais, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais il y a eu une grosse, grosse phase. de reconstruction, j'y travaille encore il y a aussi pour ma part de grosses avancées ou en tout cas de gros apprentissages aussi sur la confiance en moi, sur la posture Enfin, toutes ces choses aussi dont on a besoin en tant que femme dans son quotidien, mais aussi en tant qu'entrepreneur. Et pendant longtemps, sans vraiment m'en rendre compte, en fait, j'avais organisé une partie de ma vie autour de l'anticipation. Et je pense que ça, beaucoup de femmes peuvent se retrouver dans ce mot qui est l'anticipation. C'est d'éviter certains sujets, parfois de faire attention, de renoncer aussi à des choses qui pourtant nous font du bien. Au fond de nous, on sait qu'on a besoin de ça et en fait, on ne le fait pas parce qu'on anticipe toujours tout le reste. Et le plus étrange à ces mécanismes-là, c'est qu'à force, en fait, on ne les voit même plus. Ça devient une normalité et on croit que ça fait partie ensuite de notre personnalité, que l'on devient comme ça, qu'on n'aime plus certaines choses ou qu'on n'en a plus envie, qu'on devient peut-être moins spontané, moins ambitieuse, moins audacieuse. moins enfant aussi. Si je vous partage ces mots, ça fait notamment écho au fait que pendant longtemps, je ne peux pas vous dire pourquoi, mais je pense qu'il y avait aussi ce mode de survie qui était activé depuis des années, que je détricote le plus bienveillant possible envers moi-même. Mais parfois, ça fait mal. En tout cas... ces moments de vie que j'ai pu vivre ces derniers mois et cette interdiction que j'avais presque envers moi-même de notamment me baigner quand l'eau était trop froide. Dès que je ressentais en fait que l'eau était froide, je vous parle de ça par exemple quand on se baigne dans l'océan et en tant que bretonne, je peux vous dire que l'océan, j'y vais régulièrement et en fait pendant des années et des années, je m'interdisais de me baigner en mode « ah non non non, c'est trop froid, là c'est impossible que j'y rentre » , même en plein été. Et pourtant, quand je regardais mes enfants, je n'avais qu'une envie, c'est d'aller avec eux. Moi-même, en fait, l'eau est un élément hyper important pour moi et je me l'interdisais. Et depuis plusieurs mois maintenant, j'ai pris cette décision aussi envers moi-même que « ok, l'eau elle est froide, mais en fait, ça ne te fera absolument pas de mal » . Et j'ai un peu dégoupillé ce mode survie, cette réticence en me disant ok mais en fait là tu sais très bien que tu n'as qu'une envie, c'est d'aller t'amuser dans l'eau, même si elle est froide, c'est pas grave, amuse-toi en fait, lâche les barrières. Et c'est un peu ce truc aussi de parfois réussir à... à jeter dans l'océan de nos propres aventures en fait. Donc parfois, simplement on est habitué aussi à prendre moins de place ou à ne plus s'autoriser des choses qui nous font profondément envie parce qu'on crée des résistances par rapport à certaines situations autour de nous comme si finalement ne pas me jeter à l'eau. avec mes enfants quand on était froide il y a quelques années de ça c'était trop pour mon système nerveux et aujourd'hui c'est plus du tout le cas il y a aussi cette dimension de jeu qui est hyper importante réapprendre à jouer quand on traverse certaines étapes de sa vie, c'est hyper important et c'est pas forcément jouer forcément je fais le parallèle Avec le fait de jouer avec mes enfants, faire des puzzles, du DIY, etc. Non, je vous parle vraiment de jouer, de lâcher complètement ce truc de l'anticipation, de contrôle qu'on peut avoir. Et en fait, pour ma part, ça avait pris une énorme place dans ma vie parce que littéralement, mon système nerveux était déjà complètement en saturation. Donc voilà, il y a des choses parfois... qui sont du domaine du privé, mais qui vont énormément influencer notre posture, notre confiance. Tout ce qui va toucher forcément au business, au leadership, à l'image de soi-même, mais aussi à l'image que l'on pense renvoyer aux autres. Et parfois, en fait, clairement, ce qui se passe, c'est qu'on projette une image que les autres n'ont pas de nous-mêmes. On est hyper durs envers nous-mêmes. Et donc... Ce mot de revenir, de remettre des choses en place dans sa vie pour soi, pendant longtemps j'ai fonctionné davantage par, comme je vous disais, par contrôle. Donc souvent derrière le contrôle, il y a quand même des peurs. Il faut quand même dire ce mot. Et aujourd'hui, ce que je remets en place dans ma vie, eh bien, je n'ai plus du tout cette dimension de peur que j'ai envie de... Comment dire ? Que j'ai envie de transformer et c'est ce qui se passe aujourd'hui. Dans mon ancienne vie, clairement, je vous parlais de contrôle, de peur. Et aujourd'hui, je reviens parce que j'ai envie. J'ai envie de créer, j'ai envie de construire, de bâtir, d'apprendre. Je n'ai jamais eu autant envie d'apprendre de ma vie, je crois. J'ai envie d'essayer des choses, j'ai envie de lâcher prise, vraiment. C'est assez instinctif finalement. J'ai envie d'écrire, j'écris énormément. J'ai l'envie de revenir sur beaucoup de projets qui reviennent aussi. Comme je vous dis, tous les mots auront R.E. Et franchement, des projets, comme je vous explique, j'en ai beaucoup. Et ça, visiblement, clairement, ça n'a pas changé. Ça a toujours été mon fil d'avoir mille projets et de justement me dire, OK, sur lequel tu te focuses. Donc, vraiment, je découvre ce que devient une vie lorsqu'on cesse progressivement de l'organiser autour de la peur et de recommencer vraiment à l'organiser autour de l'envie et du désir. Et je crois que c'est... exactement à ce moment-là que je suis en ce moment. Je ne suis pas arrivée quelque part, je suis en train d'apprendre. D'apprendre à me demander à nouveau qu'est-ce que j'ai envie de vivre. Et pas seulement qu'est-ce qu'il faut que je fasse, qu'est-ce qui est raisonnable, qu'est-ce qui est possible, qu'est-ce qu'on attend de moi, mais véritablement qu'est-ce que je veux. Et c'est une question incroyablement simple et parfois terriblement difficile. pour trouver les réponses. C'est véritablement cette question aussi de posture et c'est pour ça que je pense que cet épisode peut énormément vous apporter dans votre réflexion. Donc cet été, il y a eu des scènes vraiment toutes simples qui m'ont fait réfléchir, comme ce fameux saut dans l'océan un peu froid parce que... L'océan Atlantique n'est pas un bain à 38 degrés. Et en tout cas, j'ai eu aussi mes enfants avec moi pendant cinq semaines. Mais je les ai eus aussi loin de moi pendant cinq semaines. Et du coup, en quelques heures, forcément, c'est un rythme qui est complètement décalé. Il y a, avec les enfants, les repas, les affaires, les conversations qui partent dans tous les sens. Les besoins de chacun, le bruit, les câlins, les disputes aussi. Bref, il y a vraiment de la vie partout. Et quand ils ne sont pas là, les cinq semaines, c'est forcément davantage de vide. Et ce vide-là, moi, dans mon propre chemin, ce vide-là, je n'ai vraiment pas envie de le combler par des... Comment dire ? par des obligations, en fait. Alors oui, bien sûr que tout adulte a ses obligations, mais j'ai aussi vraiment envie, quand maintenant j'ai mes enfants, ou lorsqu'ils sont avec leur papa, d'avoir cette notion de « Ok, j'ai forcément des choses à faire, mais qu'est-ce que toi, t'as envie ? » En fait, dans quelle direction ? Tu veux driver les choses. Et une entreprise capable de continuer à exister, même quand je suis pleinement maman de 4 enfants, quand ça demande parfois de ralentir, quand la vie quotidienne prend plus de place, ça demande une réelle réflexion entre ce qui est réalisable et ce qui est de l'ordre de la vie quotidienne du réel. Il y a forcément des phases où j'ai eu cette impression de décalage, mais je pense que véritablement, cette question de l'envie par rapport au contrôle ou à la peur, ça a été quelque chose... qui a énormément permis de faire évoluer mon entreprise, de faire évoluer la perception aussi des choses que j'avais, même de me questionner moi-même. Et parce qu'au fond, ça parle aussi de la manière dont j'ai envie de vivre désormais et de la manière dont je veux bâtir mon foyer, ma famille, mon business, etc. Et je ne veux plus... du tout construire cette vie parfaite qui est faite souvent sur le papier, ça colle, sur l'agenda parfois ça peut coller, mais dans la vie réelle, eh bien ça colle pas. Et je l'ai testé, retesté, retesté encore et encore avant de vous le dire, et souvent, souvent, ce contrôle, eh bien il y a une perte de soi-même qui apparaît. Et c'est là forcément que j'ai compris que quelque chose... dans cette idée ne pouvait pas tenir, que l'on ne peut pas revenir, mais qu'on reprend en fait les choses, mais pas les reprendre là où on les avait laissées. Parce que certaines versions en fait de nous, les choses ne s'arrêtent pas. Nous on évolue en tant que personne avec tout ce que l'on traverse et l'objectif c'est pas de reprendre. Là où on avait déposé les choses, c'est d'avancer avec ce qui est aujourd'hui. Alors aujourd'hui, revenir ici, ça ne signifie pas remettre Femmes Rayonnantes exactement là où je l'avais laissé. Et ça tombe plutôt bien parce que ce podcast lui-même a toujours eu plusieurs vies. Il a évolué avec moi, mes préoccupations, mes rencontres, les femmes aussi que j'ai interviewées, ma manière de... regarder le monde, mes expériences et je veux qu'on parle ici de ce que signifie être une femme dans le monde qui est en train de se construire, donc avec les ambitions, la liberté, la maternité l'entrepreneuriat, le désir l'argent, la reconstruction la création, la technologie aussi parce qu'elle transforme réellement nos vies, nos grands points de bascule comme aussi de minuscules petites choses qui peuvent littéralement changer nos vies Merci. En tout cas, toutes celles qui construisent, qui recommencent, qui doutent, qui osent, dans celles qui peut-être sont en train d'avoir la sensation de changer ou d'avoir besoin de changer quelque chose en elles, d'avoir une transformation ou comme une mue ou encore comme ce besoin qu'on peut avoir de se réaligner. En tout cas, je ne sais pas encore exactement toutes les conversations que nous aurons ici. Et étrangement, ça me va très bien. Parce que je sais depuis quel endroit j'ai envie de vous parler. Et je sais depuis quel endroit j'ai envie de créer. Et peut-être que vous aussi, que toi aussi, en m'écoutant aujourd'hui, il y a quelque chose que tu essaies de reprendre. Peut-être une meilleure organisation. un projet, ton corps aussi à remettre en avant, en termes de priorité dans ta vie, tes ambitions, une passion, une relation aussi peut-être avec toi-même, ou en tout cas une envie que tu as mise de côté et qui aujourd'hui tu le sens au fond de toi. Cette envie a envie littéralement de jaillir de toi. Donc j'aimerais vraiment... qu'on puisse se dire, on ne revient pas comme avant, mais en fait, on reprend soi-même la capacité d'agir avec ses propres désirs, ses propres envies. Et j'aimerais simplement te laisser aussi avec une autre possibilité, c'est que si tu n'avais pas besoin de redevenir celle que tu étais, ou en tout cas d'avoir cette impression de devoir reprendre là où tu as peut-être laisser certaines priorités, et bien, est-ce que tout simplement, la question, c'est pas est-ce que celle que tu es devenue, ou en tout cas la personne que tu es aujourd'hui, et bien peut-être elle a simplement besoin davantage de place pour mettre dans sa vie ce qu'elle désire. Alors, j'ai cette piste audio devant moi qui continue d'avancer. Ma voix aussi qui se pose, j'ai pas encore du tout... Écoutez ma voix parce que la post-prod se fera après. Je peux vous dire que je pense être extrêmement critique avec ma voix, mais je vous promets vraiment d'essayer d'être la plus spontanée possible et de vous laisser le maximum dans cet univers où on est comme un café entre nous. Et je n'effacerai... rien de cette bande son. C'est horrible à dire parce que je pense qu'au montage je vais littéralement me mordre les doigts de vous dire ça. Mais je pense que la spontanéité aujourd'hui sur un podcast, on n'a plus besoin de montage absolument parfait. On a juste besoin de se connecter les unes avec les autres en fait. On a juste besoin de se connecter ensemble. Maintenant, c'est ce qui va être ici, donc je suis très heureuse de pouvoir enfin vous le redire. Bienvenue dans cette nouvelle saison de Femmes Rayonnantes. Et cette fois, on va écrire la suite. Et cette suite, je vous donne désormais rendez-vous ici chaque dimanche matin pour un nouvel épisode de Femmes Rayonnantes. Dimanche prochain, je vais vous montrer... Très concrètement, comment j'utilise l'intelligence artificielle pour alléger ma charge mentale ? Parce qu'on est quand même au mois de septembre et que clairement, être maman de 4, je peux vous dire que c'est du sport de haut niveau. Donc je vais vous partager en tout cas mes utilisations. Et puis je vais aussi vous partager comment je l'utilise dans mon entreprise, notamment comment je l'ai utilisé. au mois d'août et puis aussi je vous partagerai comment je l'utilise actuellement en septembre mais aussi dans mon quotidien, ce que je lui délègue, ce que je ne lui délègue surtout pas et comment commencer vous aussi avec les tâches que vous portez encore inutilement seules. Et l'objectif de cet épisode, c'est vraiment d'avoir des choses très concrètes que vous pourriez confier à l'intelligence artificielle dès votre écoute. Et d'ici là, petit clap, eh bien, on reprend parce qu'apprendre à rayonner, à transmettre vos valeurs, vos énergies, à vous révéler, c'est montrer au monde ce que vous avez de meilleur à offrir. Je vous dis à dimanche. À très vite. Ciao.