- Speaker #0
Hello et bienvenue à tous dans ce nouvel épisode de Femmes Riches. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir à nouveau Livia. Hello Livia, comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va trop bien, comme à chaque fois que je te vois.
- Speaker #0
Et qu'on parle argent et sexualité.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Alors Livia, pour ceux qui ne te connaissent pas, est-ce que tu pourrais te présenter s'il te plaît ?
- Speaker #1
Yes, of course. Je suis Livia Quero, je suis Guadeloupéenne, qui vit en Guadeloupe. Je suis coach en sexualité, ma spécialité c'est les orgasmes, yes, et surtout comment ils t'aident à manifester la vie dont tu rêves. Et je suis aussi auteur de quatre livres qui sont merveilleux, je vous les recommande. Et j'adore écrire, donc je travaille sur un ou deux projets en même temps. Que dire d'autre ? Je suis en couple et j'ai aussi un bébé qui n'est plus un bébé de trois ans.
- Speaker #0
Elle vient de faire sa rentrée du coup.
- Speaker #1
Elle vient de faire sa rentrée. C'est pas du tout un bébé. À chaque fois j'oublie, mais bon. Comme je lui dis, elle sera toujours mon bébé, même quand elle aura 50 ans.
- Speaker #0
La plus belle déclaration d'amour.
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
Léphia, on fait l'épisode aujourd'hui parce que bientôt, tu as une masterclass. Et ça m'a beaucoup fait rire parce qu'on en parlait en amont. Et tu m'as fun de ce WhatsApp où tu me disais, pour ma masterclass, en gros, je vais apprendre aussi à voir comment tes orgasmes peuvent t'aider à quitter ton job, gagner plus, augmenter ta créativité. Et toi-même, tu as dit « wow » , mais quand je m'entends, tu as fait un peu « gourou » quand même. Alors, pourquoi ce n'est pas « gourou » de dire ça ? Et concrètement, c'est quoi le lien que tu fais, toi, entre quitter son job, augmenter sa créativité, avoir plus d'abondance globalement, et la sexualité, les orgasmes ?
- Speaker #1
Yes, c'est vrai que ça sonne « gourou » , on dirait trop la nana qui débarque d'une autre planète et qui veut te vendre son truc en mode « what the fuck » . Mais c'est très logique. En fait, il y a une... Raison scientifique et une raison spirituelle, les deux sont liés. La raison scientifique, c'est que les orgasmes mettent le système nerveux dans un état de conscience modifié. Donc en gros, tu es un peu dans les vapes comme ça. Et ça rend ton cerveau très susceptible aux affirmations, aux suggestions. Donc un peu comme on est dans un état d'hypnose. Et donc quand tu vas avoir un orgasme ou avoir des orgasmes puissants, tu vas plus facilement croire de nouvelles possibilités tu vas plus facilement changer tes croyances limitantes avoir confiance en toi, te dire que tu mérites toi toutes les choses qui te bloquent dans ton quotidien, peut-être des paroles que tu te dis, en fait l'état orgasmique c'est un état de conscience modifié qui te permet de changer ça et c'est vraiment du travail de système nerveux en fait et donc c'est les orgasmes et ce qu'ils te permettent parce que Quand on travaille avec un orgasme, on travaille avec le système nerveux. Donc ça, c'est la version scientifique. Et la version énergétique, qui est un peu liée, c'est qu'en fait, ce qu'on va faire, c'est qu'on va utiliser les orgasmes comme énergie qu'on va envoyer dans l'univers pour attirer ce qu'on a envie d'attirer. Donc c'est comme si tu faisais une prière, mais qu'elle était boostée d'énergie sexuelle. Parce que l'énergie sexuelle, c'est l'énergie de la créativité. C'est littéralement avec ça qu'on crée la vie. C'est l'énergie des idées, des possibilités. C'est aussi beaucoup d'imagination. Enfin, tu vois, il y a vraiment quelque chose de magique dans l'énergie de la sexualité. Donc, tu envoies cette énergie-là dans l'univers et ça te permet de recevoir ce que tu veux. Donc, c'est comme si tu envoyais de la puissance dans tes prières. Et pour le fait de quitter son job, libérer sa créativité et gagner plus d'argent, je ne vais pas spoiler la masterclass, mais en gros... Ce que j'observe chez mes clientes, c'est que c'est ça qui leur arrive. Donc c'est vraiment concret, je n'invente pas. Ce n'est pas que moi, c'est vraiment... Elles font ça. Et ça vient de la confiance que ça leur donne en elles, le fait aussi de centrer le plaisir. Donc quand tu sentes le plaisir, tu tolères de moins en moins ce qui ne te convient pas. La créativité, c'est parce que l'énergie sexuelle, c'est une énergie créative. Donc tu vas libérer... les barrières qui t'empêchaient d'oser créer ou d'oser imaginer quelque chose, tu vas te dire mais pourquoi pas ? Et gagner plus d'argent, c'est lié aussi au fait, à toute cette créativité, à toute cette confiance. Et l'énergie sexuelle, c'est lié au chakra du bas. Donc c'est le deuxième chakra, chakra sacré, qui est le chakra juste au-dessus du chakra racine, qui est le premier, qui est celui de la stabilité et de l'argent. Et donc il va booster ta tendance à aller chercher cette stabilité, cet argent, ce plaisir aussi matériel. Voilà la réponse courte, on va dire. Donc, ouais. Ça fait quand même un petit peu gourou, mais peut-être un petit peu moins gourou. Mais la vérité, c'est que c'est ce qui se passe. Voilà, au moins, vous avez compris. Maintenant, mais en vrai, c'est ce qui se passe concrètement. Mes clients, c'est ce qui leur arrive. Donc, je me suis dit, tiens, on va faire ça.
- Speaker #0
T'as bien compris. Un truc, je voudrais bien revenir dessus, c'est que tu as parlé de centrer le plaisir. Qu'est-ce que tu entends par ça exactement ?
- Speaker #1
En fait, c'est quand même... Donc quand tu travailles sur tes orgasmes, donc ça c'est vraiment ce travail que je fais avec mes clientes, c'est comment avoir plus de plaisir orgasmique. Tu vas pas forcément tout de suite travailler sur les orgasmes. J'ai des clientes qui n'ont jamais eu d'orgasme, qui ne savent pas comment en avoir, etc. Mais tu vas forcément regarder ton plaisir. Donc même ton plaisir non sexuel, ton plaisir dans ta vie. Et peu à peu, tu prends conscience de ton corps et de l'importance de ton corps. Et en fait, pourquoi je ferais des choses qui ne me font pas plaisir et pourquoi je n'irais pas vers ce qui me fait plaisir ? Et donc, c'est ça, centrer ton plaisir dans ta vie, c'est que le plaisir devient le filtre avec lequel tu prends tes décisions. Tu vois, tu vas juste arrêter de faire ce que tu n'as plus envie et continuer de faire ce que tu as envie. Et tu vas avoir une certaine tendance à oser et t'en foutre un peu plus de ce que les gens pensent puisque c'est ton plaisir que tu centres. Donc, tu as moins de people pleasing, moins d'attachement aux apparences. En fait, tu commences à vraiment laisser partir beaucoup, beaucoup de choses parce qu'au final, tu te centres sur toi et ce qui te fait du bien. Et ça, c'est mécanique parce que c'est dans le travail que tu fais avec ton corps. Même si ce n'est pas sexuel, tu vas passer tellement de temps à prendre soin de lui que tout le reste, tout ce qui ne prend pas soin de lui sera absurde, en fait.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, je vais me revenir à une question plus concrète. Du coup, c'est l'une des choses qui fait le moins plaisir aux gens, que ce soit dans ma communauté ou je l'imagine également dans la tienne, c'est le travail. Parce que souvent on fait un travail, on a un job à alimentaire parce qu'en fait il faut payer des factures à la fin du mois. Et donc du coup tu vas prendre un job qui te permet de payer ces factures, mais dans lequel tu ne vas pas forcément t'épanouir, qui ne t'apportera pas forcément du plaisir. Et du coup, il y a plein de gens, plein de femmes en l'occurrence, parce que c'est pour notre audience. Pour se dire, en fait, moi je rêve de quitter mon emploi, mais je n'y arrive pas, je n'ose pas le faire. Et concrètement, comment se concentrer sur son plaisir, de se reconnecter à ses orgasmes, de pratiquer la sexualité sacrée comme tu en parles, te permet de dire, là, il est temps que je me casse et que je quitte mon job. Sachant, pour le contexte, que toi, tu étais consultante à Londres et que tu as plaqué ton job quasiment du jour au lendemain, je crois.
- Speaker #1
je me suis donné 3 semaines ça va quand même quasiment du mois au lendemain j'ai décidé en septembre je suis partie en octobre ça va oui c'est une très bonne question le plus grand ennemi de mon travail c'est le capitalisme Malisa de ouf surtout en France j'ai ma co-coach qui s'appelle Mathilde qui habite en Allemagne et qui Et... Je travaille avec des femmes allemandes qui n'ont pas ce problème d'être dans des boulots qu'elles n'aiment pas. C'est pas un truc très commun, non. On en parle dans mon podcast et ça m'a choquée. J'ai fait quoi ? Je me suis dit parce qu'en fait, il n'y a pas cette valeur travail, réussite là-bas. Il y a vraiment une valeur, par exemple, après tes études, si tu ne sais pas quoi faire, tu fais un gap. Ou même après ton lycée, tu vas voyager. Il n'y a pas autant de pression mise sur... Le travail, le salariat, gagner sa vie, comme on a en France. Et quand elle a dit, j'ai fait sérieux. Après, elle m'a dit, elles ont d'autres problématiques, mais c'est pas lié à j'ose pas quitter mon job et faire autre chose. C'est pas dans leur culture. Donc, c'est pas commun, en fait. C'est pas tout le monde, c'est la France.
- Speaker #0
Mais ça, du coup, alors, parce qu'en soi, l'Allemagne n'est pas moins capitaliste que la France. Mais en fait,
- Speaker #1
t'as le capitalisme, mais t'as plutôt la... Moi, je pense que la France est un peu élitiste. Ce que j'observe, parce que même quand j'étais à Londres, il y a moins cette pression quand même. Tu as toujours, dans tous les cas, tu as un travail, tu as peur de le quitter. Voilà, X, Y, Z. Mais tu as des pays où c'est beaucoup moins lourd que ce qu'on voit en France. Et en fait, moi, mes clientes, je les vois lutter avec cette question de quitter leur job pendant des mois. Pourtant, on est dans un problème sur la sexualité. Et donc, comment ça les aide ? Déjà, l'étape d'admettre que ton job ne te plaît pas. Elle prend du temps, parce que tu es tellement habituée à souffrir, entre guillemets, et te dire de toute façon, il faut bien que je paie les factures, de toute façon, tout le monde vit comme ça, de toute façon, je n'ai pas le choix, que tu ne prends même pas le temps d'avoir conscience dans le fait que tous les matins, tu fais un truc que ton corps ne veut pas faire. au fur et à mesure elles se disent ah merde en fait j'aime pas mon job tu vois et ça peut entre par exemple il y a une personne que j'ai coachée euh Entre le premier coaching, cette personne, j'ai capté direct qu'elle n'aimait pas son job, c'est évident. Là, on doit être quatre mois plus tard. En fait, je crois que je dois démissionner. Sans blague !
- Speaker #0
Alors, pardon, mais quand même, pour les gens privés, tu as un parti pris où tu pousses tout le monde à démissionner.
- Speaker #1
C'est pas vrai, Manisa ! Je ne pousse pas tout le monde à démissionner. Je pousse toute personne qui n'aime pas son job à démissionner. C'est pas pareil ! En fait, j'ai une valeur de consentement qui est énorme. C'est la valeur numéro 1. donc pour moi tu fais pas ton corps faire des choses qu'il a pas envie de faire c'est interdit et si ton corps a pas envie de faire un travail tu le fais pas c'est tout c'est vraiment radical, c'est aussi simple que ça donc si ton corps veut pas faire l'amour tu fais pas ton corps veut pas travailler tu travailles pas quand tu dis ça en vrai il y a tellement de pensées limitantes je pense qui viennent d'un côté Je suis un malade,
- Speaker #0
man. Non mais écoute, c'est de Saint-Olivier, mais moi j'ai mon crédit à rembourser.
- Speaker #1
Je sais,
- Speaker #0
et c'est les mêmes qui viennent avec. Je leur donne à manger, tu vois.
- Speaker #1
Bien sûr. Mais regarde, on va y arriver. Parce que je te jure, je coache les gens pendant des mois pour qu'on y arrive, donc on va y arriver. Mais en fait, déjà, il y a admettre que mon job ne me plaît pas. Il ne me plaît pas. On n'a pas encore dit je vais démissionner, on dit admettre que ça me plaît pas, admettre que c'est pas ok, admettre que mon boss c'est un malade ou déjà te dire que c'est pas toi le problème, que c'est le job le problème, ça prend du temps. Ensuite t'as la deuxième étape où t'es là, merde je dois démissionner. J'ai une cliente, ça va faire un an qu'elle est dans le temple. dès le début, elle sait que son job lui plaisait pas, et j'ai vrai que ça lui a mis un an pour poser l'intention de démissionner on parle même pas de partir, on parle de dire je vais démissionner, parce que des fois, le blocage est tellement fort que c'est même pas une option de te dire je vais démissionner, donc tu cherches même pas les possibilités, et donc là où il y a le processus de te remettre au centre et d'admettre que t'es pas bien là, comme quand tu quittes une relation toxique ça prend du temps d'admettre qu'elle est toxique et ça te convient pas Et ce que je dis à mes clientes, c'est qu'il y a une différence entre l'intention et l'exécution. Déjà, si tu peux au moins poser l'intention de partir, t'as fait 80% du travail. Il y en a plein qui ne posent pas l'intention de partir. On pose l'intention de partir et ensuite c'est là que s'ouvre la créativité. La plupart du temps, le problème c'est que dans ta tête, il y a une seule solution pour survivre. C'est rester dans ce job. Donc là, on rentre dans un petit peu de soins des traumas où tu te dis, je n'ai pas le choix, n'est-ce pas ? Je n'ai pas le choix, je suis obligée de rester, c'est ce que j'entends en boucle en boucle. Je n'ai pas le choix, je n'ai pas le choix, je n'ai pas le choix. Et souvent, tu réalises que ce n'est pas que tu n'as pas le choix, c'est que les autres options ne sont pas claires pour toi, tu as trop peur d'aller dans les autres options, ça semble trop risqué, etc. Mais tu n'as même pas encore regardé les autres options, tu n'as même pas encore réfléchi. Tu t'es même pas dit je vais faire un plan, tu t'es même pas dit je m'organise pour partir dans six mois ou dans un an. Non, non, t'as dit en fait je peux pas, j'ai pas le choix, je reste là. Et donc nous le deuxième travail qu'on va faire, encore une fois c'est un problème sur la sexualité, je vous promets, mais tu devons d'abord m'accocouler, je vais en passer notre temps à aider les gens à quitter leur job. Deuxième travail qu'on va faire, c'est de te montrer que t'as le choix. Et en fait t'as des milliers de choix. Et là je pense à une de mes clientes qui s'appelle Émilie. Je les coach. Émilie, c'est ma cliente depuis le début que j'ai un business. Elle a acheté tous mes programmes. Elle est à ma retraite. C'est ma OG, vraiment. Elle a fait mon coaching privé pendant un an. Dès le début, j'ai dit, Émilie, on va devoir quitter ce job. Je suis désolée, Émilie, on ne va pas rester. Non, mais tu comprends, je comprends toutes les réponses. I understand. Tu peux tout m'expliquer, je n'ai pas de soucis. Mais on va devoir partir. Ça nous a mis. Six mois pour décider qu'on partait. Et puis finalement, elle a pris la décision de partir. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'elle a négocié dans le bureau conventionnel. Elle a démissionné. Trois mois plus tard, elle a trouvé un autre job. C'était aussi simple que ça.
- Speaker #0
C'est vrai que ce que tu veux dire,
- Speaker #1
c'était un job toxique de ouf.
- Speaker #0
C'est vrai parce que ce truc de poser l'intention, c'est vrai que je le rencontre souvent avec mes clientes. Quand on parle de manière plus générale de la vie riche, où elles vont se dire, ou elles vont me dire en tout cas, mais je ne sais pas en fait ce que je veux. Je ne sais pas, et en fait tant que tu ne sais pas ce que tu veux, tant que tu n'as pas un objectif, je ne dis pas qu'il pourrait être atteint dès demain matin, ce n'est pas ça, mais tant que tu n'as pas une direction globale où tu veux aller, imaginer un chemin pour y arriver, c'est impossible. Le fait de poser l'intention, effectivement ça va être le plus gros du travail. Et pour toi, aujourd'hui, il y a un frein chez tes clientes ou chez les femmes de manière générale à poser l'intention de ce qu'elles veulent vraiment. Est-ce que ce frein est lié au plaisir, du coup ?
- Speaker #1
Oui. Donc, poser l'intention pour moi, c'est prendre la décision. C'est-à-dire que tu prends la décision et tu me dis, je pars dans un an. Je trouve que c'est long, mais ok, fine. On a tous nos... Moi, c'est trois semaines, toi, c'est un an. Ok.
- Speaker #0
Je sens du jugement dans ta voix, la Divya.
- Speaker #1
Non, mais je sais que c'est pas vraiment parce que t'as besoin d'un an. Je veux dire, c'est pas du jugement, c'est que... Je vois toutes les croyances limitantes. Personne n'a besoin d'un an pour quitter son job. Mais c'est pas grave, j'accepte. Mais je leur dis, tu crois que je leur dis pas ? Je leur dis et... C'est pas la peine d'être devant un mort.
- Speaker #0
Tu te rappelles la phrase « J'écoute et mon cœur reste ouvert » ? On est comme ça. Voilà,
- Speaker #1
écoute et ton cœur reste ouvert. Tu vois, donc par exemple, j'ai une de mes autres clientes. C'est très génial. Donc j'ai fait une retraite en juin. Donc déjà, j'ai fait une retraite en juin. Six clientes. Sur les six, il y en a cinq qui sont venues pour quitter leur job.
- Speaker #0
Ah oui ? Oui. C'est une vraie épidémie en fait. Oui,
- Speaker #1
c'était une problématique. J'étais là, mais vous vous fichez de moi, c'est une retraite sexo les gars. mais c'est pas grave j'accepte et en fait il y en a une elle savait qu'elle devait partir on avait déjà parlé de ça et tout, pas de soucis mais c'était très compliqué pour elle de poser l'intention pour des questions d'amour presque de loyauté, de lien de relationnel elle aimait bien les gens et comment on allait l'apercevoir, ça c'était compliqué et puis après la retraite elle avait dit je pars Je sais pas, elle m'a donné 6 mois, 8 mois. J'ai dit, fine, ok. Finalement, après la retraite, elle a parlé avec la personne et elle va arrêter de travailler là. Ça lui a pris 3 mois, finalement. En fait, le timing, c'est arbitraire, c'est vous qui décidez, mais vous pouvez partir demain comme vous pouvez partir dans un an, ça change rien. C'est vraiment qu'une question de décision et de comment on perçoit la vie et les possibilités. Mais moi, je ne peux pas forcer le timing de quelqu'un parce que si tu forces le timing de quelqu'un, après, on se retrouve dans la même situation parce qu'il y a de la panique. Donc moi, je leur dis, ce n'est pas la peine d'attendre un an, mais si tu as besoin d'un an, ne t'inquiète pas, je suis là, il n'y a pas de souci.
- Speaker #0
Quand tu dis ça, c'est-à-dire que, en gros, si tu forces le timing de quelqu'un, tu vas la replonger en situation de stress.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ce qui va conduire à prendre des décisions.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je force un peu ton timing, mais Elisa, on ne va pas se mentir. Mais en même temps,
- Speaker #0
Oui, vas-y. Pour illustrer ton propos, parce que pour la petite histoire, mon objectif, c'était de prendre ma retraite à 35 ans. Là, j'ai 35 ans dans 7 jours. Donc du coup, il sait que je démissionne prochainement. Et donc, Livia veut me forcer. Forcer mon timing.
- Speaker #1
Je te force. C'est pas comme si tu voulais démissionner.
- Speaker #0
Laisse-moi tranquille pour le moment. Mais non, parce que... Pour illustrer ton propos, il faut savoir que mon poste précédent, c'est que tu parlais de consentement, c'est un poste qui, pour le coup, c'était vraiment un boulot toxique. Et tout mon corps... était en souffrance, c'est-à-dire que j'ai eu une augmentation phénoménale de mes crises de migraine en l'espace de deux mois de boulot. Et en fait, à un moment donné, je me suis dit, c'est plus possible. Il faut que je démissionne, mais je n'ai pas... Enfin, je me suis dit, il faut que je démissionne. J'ai écrit la lettre de démission et tout, mais je ne l'ai pas donnée. Par contre, il y a un jour, c'était un vendredi, je m'en rappellerai toujours, je vais au boulot, ma voiture tombe en panne, on me dit sur le chemin, je m'arrête chez le garagiste. Et ils me disent, la réparation, c'est genre la moitié de mon salaire quasiment. Il n'y a pas moyen que je me mette en souffrance comme ça pour pouvoir juste réparer ma voiture et ne pas avoir assez d'argent à la fin du mois. Et là, ça a été le moment où mon consentement a été totalement franchi. Et donc là, j'ai donné ma démission le lundi qui suivait. Et quand tu parlais de timing, c'est-à-dire que j'ai donné ma démission le lundi qui suivait et le lundi d'après, j'avais un nouveau job qui était deux fois mieux payé que l'ancien. Et en fait, il y a ce truc où, à partir du moment où tu te dis, bon ben, c'est bon, là je pars, le passage à l'action, en fait, il n'est pas si compliqué. C'est juste autorisé à te dire, ben, c'est possible. Parce que moi, à l'époque, on disait, ouais, mais si je démissionne, j'aurai plus de rentrée d'argent, je vais devoir dépendre entièrement de mon copain, ça va lui mettre une pression de dingue, etc. Et moi, je me trouvais plein de raisons de ne pas démissionner, jusqu'à ce que le consentement soit totalement piétiné, tu vois. Ouais.
- Speaker #1
Alors qu'on pourrait tout à fait se dire, j'ai quitte ce boulot et j'en trouverai un autre. C'est pas compliqué de se dire ça. Tu vois ce que je veux dire ? Je sais pas pourquoi on se dit pas ça. La plupart des gens pourraient compter un job qui leur convient pas et en chercher un autre. Et je me demande s'il n'y a pas une espèce d'état d'esprit de manque, en fait. De se dire, non mais, comme j'ai celui-là, je le garde, je suis pas sûre de trouver mieux. Comme avec les mecs. Je suis pas sûre de trouver mieux, je suis pas sûre de trouver un qui me correspond, je sais pas combien de temps ça va durer, tu vois. Et ouais. Pour moi, toute situation où on quitte ce qui ne nous convient pas, c'est miraculeux comme moment. C'est toujours un moment de grande manifestation. Tu vois, c'est les moments qui changent la vie. J'en parlais dans ma story hier, avant de lancer mon programme Le Temple, que j'ai lancé il y a cinq ans et demi. J'avais un autre programme, un membership. Et j'ai vraiment senti dans mon corps qu'il fallait que je l'arrête. Mais je l'aimais bien, mais je sentais que ce n'était pas viable. Finalement, je l'ai fermé et c'était financièrement très dur. J'ai dû rembourser pour 23 000 euros ou 25 000 euros mes clientes qui avaient payé, sans avoir cet argent, parce que je ne suis pas un écureuil, je suis l'inverse de l'écureuil. Je suis une espèce d'albatros dans le ciel. Ok ? Qu'est-ce qu'un albatros ? Je ne sais pas, je ne me pose pas sur terre.
- Speaker #0
Je vole indéfiniment.
- Speaker #1
Je vole seulement. Donc, il n'y a pas d'écureuil dans l'histoire. Et moi, je n'avais pas cet argent. Donc, je me retrouve avec 23 000 euros, 25 000 euros à rembourser à mes clientes. Elles étaient sympas. On a fait... J'ai échelonné les paiements. Tu vois, j'ai géré. Et une semaine après, j'ai le téléchargement de mon programme actuel. C'était les 8 portes. Donc, le programme principal. Quand je dis téléchargement, c'était une espèce de... Download magique, j'ai pris une feuille, j'ai commencé à écrire, griffonner comme une ouf, et je me suis dit, mais je ne peux pas lancer ça, c'est jamais la vie. Alors je lui ai dit, tu sais quoi meuf, tu n'as pas d'argent.
- Speaker #0
Donc là dans l'autre, on y va.
- Speaker #1
Je vais le lancer. Et du coup, je l'ai lancé, et c'est mon offre jusqu'à maintenant, tu vois, c'était la base de tout. Donc pour moi, les moments où on quitte, c'est toujours des grands moments de transformation, mais par contre... Encore une fois, avec le consentement, on ne peut pas quitter avant d'être prêt. Parce que sinon, tu vas mettre ton système nerveux dans encore une autre situation. Donc moi, bien sûr, dans mon fauteuil, je vois tout le truc se dérouler. Je me dis, bah oui, tu pourrais partir, il n'y a pas de souci. Mais ça ne change pas que dans ton corps, si tu es en PLS à l'idée de partir et que tu n'es pas prêt à partir, tu dois être accompagné à partir. C'est pour ça qu'on coache les gens pour partir. Mais dans l'idée, factuellement, il n'y a rien qui te force à rester dans une situation qui ne te convient pas. Dieu ne t'a pas mis sur terre pour ça. Pour moi, si c'est hors de ton consentement, c'est que ce n'est pas cohérent. Donc, il faut partir. Après, comment tu pars, ça dépend vraiment sincèrement à quelle vitesse tu apaises ton système nerveux pour partir.
- Speaker #0
Et du coup, moi, ce que ça me lève comme question, c'est justement sur le comment. Parce que ce que je vois, c'est OK, je suis sur une pierre qui ne me convient pas. Je dois faire le saut de la fois, le leap of faith pour passer à la pierre d'après. Mais il faut que j'aie... réfléchis ou conscientisés, on s'en soit peu la pierre d'après. Et vient du coup la notion de créativité.
- Speaker #1
Et du coup,
- Speaker #0
moi, ce qui m'interroge, c'est comment tu accompagnes tes clientes à identifier de nouvelles opportunités et justement être créatives dans la manière dont elles peuvent designer leur vie, en fait.
- Speaker #1
Donc, on va toujours se centrer sur le plaisir et le désir. Donc, la question, ça va être qu'est-ce que tu veux faire ? De quoi tu as besoin ? De quoi tu as envie ? Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? Et ça va être très différent pour chaque personne. Et chaque personne a l'impression que la réponse est la même pour tout le monde. Je veux un nouveau job. Je veux lancer mon business. Non, c'est pas toujours ça. Des fois, c'est j'ai besoin d'un break d'un an. Si c'est ça, pose l'intention que tu vas prendre un break d'un an et la fois que les solutions vont venir. Mais il faut, pour moi, la prochaine pierre, c'est ton désir. Et ça aussi, c'est une étape qui est difficile parce que c'est dur d'admettre ce que tu veux vraiment. J'ai une de mes clientes, elle ne veut pas travailler. Elle ne veut juste pas travailler. Et je dis ok, on part du principe que tu ne veux pas travailler. Et on va faire en sorte que la vie t'emmène des trucs où tu n'as pas travaillé. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? De toute façon, tu n'as pas de forté. Tu vois ? Et donc c'est ça, c'est arriver à croire dans le fait que ce que tu désires, c'est cohérent. Tu vois ? Et c'est ça qui est dur pour les gens, c'est qu'ils se disent toujours que leur désir n'est pas légitime, que j'en demande trop, ou c'est pas possible, ou c'est à côté de la plaque. Non, partons du désir. Après, s'il faut ajuster, négocier, trouver les entre-deux, pourquoi pas ? Par exemple, une de mes clientes, elle sait qu'elle veut être entrepreneur. Mais après son burn-out, son système nerveux était trop free pour se lancer free dans le sens F-I-R-I-T. genre cramée pour lancer une entreprise parce qu'elle savait qu'elle ne pourrait pas gérer le haut et le bas. Mais ce n'est pas grave. En attendant, elle a juste pris un autre job plus apaisant. Dans sa tête, au fond, elle sait qu'elle va être entrepreneur et se lancer. Elle admet que son système nerveux ne lui permet pas d'être entrepreneur pour l'instant. Du coup, c'est quoi la prochaine étape ? Stabiliser le système nerveux, se sentir un peu plus calme, travailler moins d'heures. commencer à développer le business à côté tu vois Donc, il faut que tu saches ce que tu veux. Parce que, par exemple, sinon, qu'est-ce qu'elle aurait pu faire ? Elle aurait pu, par exemple, changer de branche. Elle a juste pris le même job dans la même industrie avec moins d'heures. C'était super facile. Parce que, en fait, c'était clair pour elle. Qu'est-ce qu'elle devait résoudre ? La fatigue. Donc, j'ai besoin d'un truc moins d'heures, me reposer, lancer mon business à côté. Comme ça, je suis prête pour lancer. Et en fait, c'est ça. C'est que si tu te centres sur qu'est-ce que tu veux vraiment, C'est quoi ton vrai désir, même à long terme ? Tu vas trouver les étapes qui t'emmènent à ça, et ça ne va pas ressembler à la même chose pour tout le monde. Tu vois ?
- Speaker #0
Et alors, dans ce que tu as dit, tu as parlé au début de légitimité du désir. C'est quelque chose que je peux voir régulièrement, parce que d'un manière dont nos désirs se construisent, oui, il y a nos désirs propres, mais tu as toute la couche sociétale, la couche d'éducation, la couche d'attente également. genrés la plupart du temps qui vont se rajouter à ça. Et c'est très compliqué finalement avec tout ça de revenir à son désir propre et ne pas se laisser, on va dire, phagociter par des désirs imposés. Comment est-ce qu'on peut distinguer les deux ? Un désir qui vient de soi versus un désir qui nous aurait été imposé. Et j'ai ça, alors si je prends l'exemple des relations, parce que c'est ton domaine aussi. Je ne sais pas, on a grandi avec des exemples de relations qui datent des séries des années 90, l'année 2000, où en fait on nous a montré à tort et à travers des relations toxiques, et vu qu'on avait cru ça, on s'est dit, wow, je veux trop un amour comme ça, un amour où on brise des assiettes, où on se dispute tout le temps, ça c'est des preuves d'amour fort, et tu vois on se dit ça, et du coup, aujourd'hui, petit retour à l'indice qu'on a eu. Aujourd'hui, on se dit que si j'ai une relation qui est trop calme, ce n'est pas normal, en fait. Ce n'est pas du vrai amour. Il y a un peu assez de montagne russe. Alors qu'en soi, on peut vraiment désirer une relation qui soit saine, etc. Sauf que ce qu'on a reçu comme exemple ne matche pas avec notre désir profond. Donc, comment on fait la différence entre nos désirs profonds et des désirs impôts ?
- Speaker #1
Ou en tout cas, ce qu'on a absorbé. Tu sais que j'ai été biberonnée à Sex and the City. Franchement, j'ai des regrets. C'est à cause de Sex and the City que j'étais dans une relation absolument toxique.
- Speaker #0
Jamais,
- Speaker #1
c'est le blâme de ma vie, c'est mon big et tout. Ouais, c'est un gros connard. Bref.
- Speaker #0
Tu n'as jamais regardé.
- Speaker #1
En tout cas, en fait, ce que tu dis, c'est super intéressant parce que je pense qu'il y a plusieurs couches. Il y a sociétalement ce qui est attendu. Dans le cadre, par exemple pour la sexualité, t'es dans un couple monogame, vous faites des enfants, vous faites l'amour vite fait, mais sûrement lui il prend du plaisir et toi si t'en prends pas c'est pas grave. Dans les films, il y a toujours ce côté un peu insta-love, genre on est amoureux, vite, rapidement, tout est parfait, y'a pas de friction, et puis la femme elle veut pas grand chose. Donc voilà, y'a ça. Il y a aussi ce qu'on s'imagine être la bonne chose. Donc tu peux te dire, je m'éloigne... Tu peux être assez intelligent, je pense qu'on est assez intelligent pour savoir que ça, c'est un schéma, et je n'ai pas forcément à avoir ce schéma. Et puis après, tu peux te dire, ok, je m'éloigne de ce schéma, et moi, je veux une vie sympa, est-ce que je veux vraiment ? Là où ça devient plus dur, c'est quand ce que tu veux s'éloigne de même la norme générale globale. qui n'est pas le cliché. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. T'as le cliché, on le connaît, etc. T'as le sympa. Et ce qui est dur, c'est quand tu t'éloignes du sympa. Je vais te donner un exemple avec le boulot. Par exemple, on sait que le cliché, c'est tu fais des bonnes études, t'as un travail qui est bien, etc. Ensuite, le sympa, c'est t'as un super boulot, tu voyages partout. tout, peut-être que t'as de la liberté, etc. Donc tout le monde voudrait ça, y'a pas de soucis. Je veux dire, y'a rien à juger sur ça. Ce qui est dur, c'est quand ce que tu veux, ça ressemble pas à ça.
- Speaker #0
Par exemple...
- Speaker #1
Tu veux pas travailler. Ou bien, tu veux être artiste.
- Speaker #0
Ou bien tu veux lancer ton business, mais dans un domaine, comme le mien, pas tellement accepté par la société. Ou bien tu as une idée qui est assez originale. Ou bien tu n'as aucune idée de si ça va marcher. En fait, à chaque fois que tu prends une voie qui ne sera pas célébrée généralement, tu prends un risque. Et je pense que ce qui est dur, c'est de prendre le risque sans savoir si tu seras soutenu dedans. En fait, ça demande beaucoup de courage. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. C'est comme quitter une relation qui est tellement bien sur papier, alors que tu sais que même toi, tu te dis ça passe, mais ce n'est pas ça. Tu la quittes et ta famille te fait mais ça ne va pas ou quoi ? Tu te dis ouais, mais ce n'est pas la personne pour moi. La personne pour moi, c'est ce mec qui est saletain de banque et qui fait le chargé. What ? Ça ne va pas, meuf ? Et en fait, pour moi, ce que je trouve qui est... Tout ça pour dire que ce que je trouve qui est le plus difficile, C'est de sortir de l'approbation générale et te dire je fais un truc qui risque de ne pas être approuvé par tout le monde et qui risque de ne pas être compris par tout le monde. Et ça c'est très très profond. Je trouve que c'est le conditionnement le plus profond en fait parce que des fois tu ne sais même pas d'où il vient. Des fois tu ne sais pas si c'est le regard de tes parents, de ta famille, de tes amis, mais il y a un truc en toi qui te dit mince on ne va pas m'accepter. si je choisis de faire ça. Donc, il faut que ça présente bien sur papier. Tu vois ce que je veux dire ou pas ?
- Speaker #1
C'est très drôle parce que c'est une des conversations que j'ai eues avec mes clients en coaching le week-end dernier, où il y a ce truc de, si jamais je prends une décision et que je me plante, parce que du coup, ce que je veux, ce n'est pas forcément ce qui est attendu globalement par la société, globalement par ma famille, et si je me plante, comment je vais être jugée ? potentiellement je vais être rejetée et finalement il y a un besoin de conformité qui va créer de la douleur parce que la conformité dans laquelle on s'enferme ne nous rend pas heureuses et sortir de la conformité nous fait beaucoup trop peur c'est
- Speaker #0
clair franchement je disais ça je sais plus quand je disais ça sur mon podcast mais par exemple faire le travail que je fais et rejoindre mon programme c'est complètement anticonformiste parce que c'est pas du tout attendu surtout que moi, j'ai un angle très plaisir solo. Tu vois, je ne suis pas là pour sauver ton mariage. Enfin, je n'ai rien contre ton mari. Je n'ai rien contre ton mari, mais ce n'est pas ma priorité. Ma priorité, c'est que toi, tu ailles bien. Si ça veut dire quitter le mari, qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Bref, Livia, elle aime quitter les trucs.
- Speaker #1
Juste, encore une fois, pour le contexte, les deux ennemis de Livia, le patriarcat et le capitalisme.
- Speaker #0
Voilà, c'est vraiment mes deux ennemis, chaque jour que Dieu fait. Donc je suis pas en mode... c'est pas tu rejoins pas mon programme en mode je vais sauver mon couple c'est pas facile de trouver des raisons acceptables sociétalement, non meuf tu vas juste apprendre à te massurber, à avoir des orgasmes ça va aller tu vois c'est pour toi et toi même après si tu veux partager tu peux et donc même rejoindre mon programme c'est anticonformiste et les personnes qui sont dedans se sentent anticonformistes parce que c'est pas en train de répondre à une attente générale et pour moi c'est ça qui est dur c'est quand ce que tu fais Ça s'éloigne des attentes qu'on peut avoir sur toi. Mais c'est ça aussi la liberté, c'est ça aussi la vraie liberté. La vraie liberté, c'est dire, en fait, je fais ce qui me fait plaisir, encore une fois, je m'écoute moi et je n'en ai rien à faire des attentes qu'on puisse avoir envers moi. Et le pire, c'est que la plupart du temps, les gens qui comptent pour toi n'ont pas d'attentes particulières envers toi. Tu as des gens qui... projettent des choses sur toi et ont des perceptions de toi, ce n'est pas forcément les plus proches. Les personnes qui t'aiment et qui sont proches de toi, la plupart du temps, s'en fichent. Pour faire le métier que je fais, on pourrait imaginer que ma mère a des attentes, mon père a des attentes. Tout le monde s'en fout. Franchement, alors là, il s'en fiche du moment que je vais bien, ma fille va bien, tout le monde est content, tu vois. En fait, tu imagines toutes ces attentes et oui, peut-être que tu peux choquer une ou deux personnes, Mais la vérité, c'est que tu vas arriver à un endroit où c'est tellement intégré et assumé que finalement, ce sera un rêve tout à fait acceptable comme le rêve, comment dire, commun. Et tu vas tracer une nouvelle route que d'autres gens n'auraient pas imaginé, tu vois. Mais c'est dur, hein. C'est dur, je le vois autour de moi, même dans ma famille, des personnes plus jeunes dans ma famille qui veulent tracer leur route, mais qui ont un peu de mal, parce que, tu vois, t'as envie de plaire à tes parents, tu sais que ça va pas forcément plaire à tes parents. Donc c'est même pas que est-ce que je vais m'en sortir financièrement, c'est... Ouah, je suis en train de me rebeller là, c'est chaud, tu vois.
- Speaker #1
Et je rajouterais à ça potentiellement le poids de l'échec. Parce que je me rebelle, et j'ai la certitude que de toute façon je vais réussir, je vais prouver à tout le monde que c'est bon, j'avais raison, mais je me rebelle, et je ne sais pas si je vais m'éclater au sol violemment ou pas. Si tu te rebelles et que tu t'éclates, il y a toutes les conséquences du jugement également, face à l'échec, pour affronter.
- Speaker #0
Mais tu sais, une autre peur que la peur de ne plus appartenir... La peur de ne plus appartenir, c'est une peur fondamentale. C'est une peur qui est née dans l'enfance. Parce que quand t'es enfant, tu dois appartenir au groupe, sinon tu meurs. La deuxième peur, c'est la peur du ridicule. T'as trop peur qu'on se moque de toi. C'est incroyable comment elle est forte, cette peur. Qu'on se dise, mais pour qui elle se prend ? Mais t'as vu, elle a cru qu'elle était au-dessus de nous, mais en fait, elle s'est plantée. Mais regarde, d'après, elle va acheter des appartements. Tu vois, genre... C'est ça qui fait peur. Moi, j'ai eu cette peur. Tu sais, j'ai cette peur. Je te raconte ce truc. Débile, débile. C'est ridicule maintenant. Mais j'ai acheté une Mercedes. Une petite Mercedes. Et j'ai trop envie... À chaque fois que je dis que j'ai une Mercedes, j'ai trop envie de me justifier. C'est déjà un peu de casser le nom. Tu vois, genre... Il faudra que tu me coaches. À chaque fois, je suis là. Mais t'inquiète, elle est d'occasion. Je n'ai pas fait un gros achat d'eau. Ouais, donc j'ai une Cine Mercedes. Et en fait, parce que quand j'ai voulu acheter une voiture, donc je suis arrivée en Guadeloupe, j'avais pas de voiture, et je conduisais pas. J'avais mon permis, mais je conduisais pas. Donc ça, c'était un an à être passenger princess. Et au moment où il fallait acheter une voiture. Je savais pas combien ça coûtait une voiture. Quand j'ai découvert les prix des voitures, j'ai dit, quoi ? Faut que je mette tout mon argent dans ça ? Hors de question ! Et du coup j'ai dit si j'achète une voiture, je veux une Mercedes, parce que c'est la seule marque que j'aime vraiment bien. Et j'étais là, ok, je vais chercher une Mercedes dans mon budget. Et après, tu sais ce qui s'est passé, donc j'ai trouvé ma Mercedes sur un site et tout, et avant qu'on aille voir la voiture, je suis allée à mon mec. T'imagines la honte, je roule en Mercedes et je cale dans un rond-point.
- Speaker #1
Parce que je ne conduis pas. Du coup, je suis là. Tu te demandais si tes compétences de conductrice étaient à la hauteur de la voiture. Voilà. Et pour qui elle se prend ? Elle ne sait même pas conduire.
- Speaker #0
Je dis à mon chéri, chéri. Je ne me rappelle même pas comment faire un créneau. T'imagines si j'aurais été bloquée devant la place pendant 10 minutes dans ma Mercedes. On va se foutre de moi. Au moins, si j'achète une petite Clio et je mets un A derrière, on va croire que je suis débutante. Ça m'a travaillé, Melissa. J'ai eu quelques situations. Je suis restée devant des places. Encore ce matin, j'ai essayé d'entrer dans une place, je n'ai pas réussi. du coup j'ai dû ressortir et maintenant j'accepte d'être ridicule dans ma Mercedes c'est ok c'est pas grave ok,
- Speaker #1
bon bah du coup comment est-ce qu'on fait pour pouvoir vivre avec cette peur du ridicule parce que mine de rien j'ai l'impression j'aimerais bien avoir ton avis sur ça mais que dans le processus créatif où on se dit je vais explorer d'autres options La peur justement de se manger des murs et donc d'être ridicule arrive très vite pour bloquer des pistes qu'on est en train d'explorer. Donc, est-ce qu'à un moment donné, le plaisir ou les orgasmes peuvent aider sur ça ?
- Speaker #0
Oui, en fait, ce qui aide, je trouve que ce qui aide, c'est... Donc déjà, je parlais avec une de mes clientières qui m'a interviewée et elle me disait que quand elle travaille... Elle voit la différence quand elle travaille pas sur son plaisir et ses orgasmes parce que ça la rend moins présente dans le quotidien. Tu vois, il y a moins de joie, moins d'émerveillement, mais aussi moins de capacité à être présent et dans ton corps. En fait, quand tu travailles sur ton plaisir et tes orgasmes, tu passes beaucoup de temps dans ton corps. Et donc, comme tu passes plus de temps dans ton corps, tu te soucies moins des autres. Tu vois, il y a vraiment un truc, mais je le vois avec vraiment toutes mes clientes au bout de trois ou quatre mois dans le programme, il y a une espèce de truc où t'avais plein d'énergie tourner vers l'extérieur et doucement ou rapidement tu la ramènes vers l'intérieur par exemple des gens qui ne posaient pas de limites commencent à poser des limites des gens qui n'osaient pas s'habiller d'une certaine façon commencent à s'habiller d'une certaine façon parce que tu ramènes toute cette énergie là à l'intérieur et au final la peur du ridicule s'en va parce que tu passes plus de temps avec toi-même tu passes plus de temps dans ton corps et tu te dis mais en fait je suis une bonne personne Je sais ce que je fais. Et si je me plante, je vais m'en sortir. Je vais trouver une... solution. En fait, t'as plus de... C'est comme si tu retrouvais en densité. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire. Comme si avant, t'étais un peu diluée, à penser à gauche et à droite, tout flottait un peu, et puis après, tu redeviens vachement plus dense et plus ancrée. Et par exemple, pourquoi je conduis ma Mercedes même si je suis pas encore la meilleure conductrice ? Parce qu'en fait, au final, je sais que j'aime la conduire. Je l'aime, c'est tout. Je m'en fous. C'est pas... Je me sens bien dedans. Et j'ai déjà conduit d'autres voitures. J'ai toujours aimé cette marque depuis que j'ai 20 ans, en fait. Et j'ai déjà conduit d'autres voitures. Et en fait, j'aime bien la conduite. J'aime bien mon siège. J'aime bien tout. Donc, à partir de là, il n'y a rien qui compte. Et c'est vraiment ça que ça fait. C'est que tu l'offres et tu n'as pas besoin de le mentaliser, en fait. C'est physique. C'est-à-dire que physiquement, tu commences à passer tellement plus de temps dans ton corps que tu te soucies moins de ce qui se passe à l'extérieur. Et tu te sens pas ridicule parce que tu sais que tu n'es pas ridicule, tu te connais en fait. Donc on pourrait te trouver ridicule que tu dirais bah... On m'a déjà dit que les petits en voiture c'est pas grave tu vois.
- Speaker #1
Tant que toi ton plaisir il est là c'est bon François.
- Speaker #0
Oui c'est clair, c'est clair c'est ça et ça aide énormément. Pour moi se centrer sur le plaisir, moi je suis vraiment une grosse avocate de ça parce que je vois comment ça change la vie. D'une façon qui est assez douce et qui va au-delà de juste le mindset, qui va au-delà de juste y penser dans ta tête. Tu as un rapport différent avec ton corps, et donc comme tu as un rapport différent avec ton corps, tu as un rapport différent avec les autres aussi.
- Speaker #1
Et alors, si là, il y a une femme qui nous écoute qui se dit, j'aimerais bien avoir ce type de densité, parce que pour le moment, mon énergie part un peu à droite, à gauche, et je n'arrive pas à... me centrer sur mon plaisir, est-ce que tu aurais une mini-pratique ou un mini-exo à lui recommander pour commencer ?
- Speaker #0
Il y a plein de choses. Déjà, venez à la formation gratuite, ça va être trop bien, vous allez apprendre beaucoup de choses. C'est le 4 octobre qu'on enregistre, Maïlisa vous mettra le lien. Ensuite, pas une mini-pratique, mais une pratique sympa, j'ai un massage de la vulve que vous pouvez télécharger gratuitement sur mon site, on vous mettra le lien aussi. Et sinon, une pratique toute simple. que vous pouvez faire. C'est idéalement, si vous pouvez le faire, les pieds dans l'herbe ou quelque chose comme ça pour avoir un peu d'ancrage. Vous pouvez poser une main sur la poitrine, une main sur le bas-ventre. Voilà. Et juste répéter, on utilise des archétypes dans nos programmes et c'est le tout premier, c'est celui sur les besoins. C'est je suis ici, je suis maintenant, mes besoins méritent d'être remplis, tout simplement. Et vous répétez ça. Encore et encore. Une main sur le cœur, une main sur le ventre. Juste vous rappelez que... En fait, c'est je suis ici, je suis importante. Je suis ici, je suis maintenant, je suis importante. Mes besoins méritent d'être remplis. Voilà. Et vous répétez ça. Et vous vous rappelez qui vous êtes. Mais passer du temps avec son corps et se rappeler qu'on est importante, ça permet vraiment de laisser l'extérieur. Voilà.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Et justement, pour être à Masterclass, qu'est-ce que... Bien évidemment, je vous mettrai le lien. Je vous recommande d'y aller. Mais concrètement, si on va à ta Masterclass, qu'est-ce qu'on peut espérer vivre à travers ta Masterclass ? Et qu'est-ce qui va changer ? Enfin, en quoi c'est utile de venir ?
- Speaker #0
En fait, je pense que vous allez mieux comprendre comment fonctionne votre énergie, sexuelle ou autre, et où est-ce qu'elle peut vous emmener. Je pense que vous allez avoir du courage de faire des choses que vous n'osez pas faire encore, comme quitter votre job. Et je pense que ça permet d'avoir une nouvelle perspective sur... En fait, c'est comme si là, vous êtes dans un moment où vous avez envie de modifier un peu votre vie, de changer des choses, et peut-être que vous êtes face à un mur et vous vous dites « mais je vois pas, qu'est-ce que je peux faire ? » Ça permet vraiment de se retourner un peu et de s'ouvrir vers « oh, wow, plein de possibilités ! » En fait, je vais donner, je vais partager des concepts, je vais partager des exemples, je vais partager des choses qui permettent de voir les choses différemment et de réaliser qu'en fait, vous avez le choix, vous avez le pouvoir et il suffit d'aller chercher un petit peu de courage. Et il y aura toute une partie... questions-réponses aussi à la fin, donc je reste des heures parfois à répondre aux questions. Donc vraiment, mon intention, c'est que vous réalisiez que tout est possible et pas dans juste en mode tout est possible, voilà, mais d'une façon très concrète, c'est possible et vous avez l'énergie qu'il faut dans votre corps pour le réaliser. Voilà.
- Speaker #1
Merci beaucoup,
- Speaker #0
Olivia.
- Speaker #1
Franchement, merci pour toute cette discussion qui a été super, super intéressante.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
j'ai hâte de te voir conduire.
- Speaker #0
pour tout ce qu'on a dit mais tu m'as déjà vu conduire mais Elisa t'es dans ma voiture Tu te rappelles pas qu'on était devant un magasin et que j'étais dit, « Melissa, je ne comprends pas ce carrefour. » Et tu m'as dit, « Mais regarde, c'est facile, tu fais ça. » Je me suis dit, « Ça n'a aucun sens,
- Speaker #1
Melissa. » Donc du coup, tu resteras la princess passager.
- Speaker #0
après moi j'aime conduire moi je suis de basse terre moi j'aime conduire dans les virages, dans les montées j'adore ça mais dès qu'il faut s'insérer quelque part se garer quelque part, doubler quelqu'un il ne faut pas m'appeler par contre s'il y a des virages, des montées par contre je suis à l'aise tu me disais que tu n'allais pas à Bouillante parce qu'il y avait des falaises non c'est pas toi qui disais ça mais oui, j'ai une peur du vide moi j'adore rire Moi, j'adore. Tu vois, je vais t'emmener à Bouillon, tu vas voir. Et donc, ça, ça va. Mais, par exemple, quand il faut être sur la deux fois deux voiles, il faut que je m'insère à chaque char, oh mon Dieu. Voilà, donc, j'ai des points forts et des points faibles, on va dire.
- Speaker #1
Merci beaucoup Nidia pour tout ton partage je pense que ça pourrait faire écho à beaucoup d'auditrices c'est, ce que tu as dit au départ c'est pouvoir recentrer le plaisir parce qu'en fait à partir du moment que tu as ton plaisir qui revient au centre de ta vie tu te libères un peu plus de la peur du jugement de la peur du ridicule et on en revient toujours à ce truc de se dire en fait, il y a tout un monde de possibilités que je ne m'autorisais même pas. Et finalement, mon plaisir à moi, mon plaisir perso, pas dans le cadre du couple, mais mon plaisir perso, c'est une clé vers ce champ des possibles que je ne m'autorisais pas. Et ça, je pense qu'en tant que femme, on n'a tellement pas été habituée à centrer notre plaisir que c'est une clé, justement. On ne sait pas comment la tenir, littéralement. Tu vois ? On sait qu'en théorie, ça peut exister, mais concrètement, la manipule comment ? Aucune idée, tu vois ?
- Speaker #0
On peut poser l'intention. On priorise le plaisir.
- Speaker #1
Du coup, je vous recommande, dans cette intention posée, d'aller à la masterclass de Livia qui est allée le 4 octobre, effectivement. Je vous mettrai le lien en description de l'épisode. Merci beaucoup, Livia ! A bientôt ! A bientôt, bye bye !