- Speaker #0
Flamme des années 80. Le podcast qui allume la femme. Avant de plonger dans l'épisode, j'avais envie de te dire que si ce podcast résonne pour toi, si mon énergie te parle et que tu ressens l'envie d'aller plus loin, je peux t'accompagner en coaching, en individuel ou en groupe, pour t'aider à révéler ta flamme et prendre ta place. Je suis coach certifié RNCP et je crée des espaces bienveillants, sécurisants et transformateurs. Je propose aussi une retraite, donc la prochaine aura lieu du 10 au 14 octobre 2026, près d'Aix-en-Provence, autour des constellations familiales et de la libération émotionnelle, avec Emma Nicolas de la chronique L'Âme des Flammes. Tu peux retrouver toutes ces infos sur mon site sarahginac.com, le lien est dans la description. Et maintenant,
- Speaker #1
je te laisse avec l'épisode de la semaine.
- Speaker #0
Bonjour, bienvenue dans Flammes des années 80. Alors aujourd'hui, exceptionnellement, j'ai un invité homme au micro. Bonjour Kevin, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Bonjour, ça va très bien, merci.
- Speaker #0
Donc Kevin Garnisha, parce qu'en fait, tu as écrit un conte qui s'appelle L'enfant sans bougie. Et je me suis dit, là, évidemment... Oui,
- Speaker #1
il y a quelque chose qui ressemble un peu quand même à La Flamme.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Il y a un lien, quoi.
- Speaker #0
Et puis évidemment, je l'ai lu, donc je me suis dit, c'est sûr qu'il fallait faire une émission avec toi. Oui,
- Speaker #1
c'est gentil.
- Speaker #0
J'ai adoré, c'est une super idée cadeau. D'ailleurs, si vous commencez déjà vos cadeaux de Noël, ou si vous avez envie de faire un petit cadeau à votre enfant, ou à votre neveu, à votre...
- Speaker #1
Ou à vous-même.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est vrai que ça peut marcher aussi pour les adultes.
- Speaker #0
Moi, j'ai vraiment adoré. Et donc, du coup, j'aimerais savoir d'où est née cette idée de l'enfant sans bougie ?
- Speaker #1
Je l'ai écrite il y a 10 ans maintenant, enfin même 11. En fait, je faisais un peu des voyages tout seul avec mon sac à dos à travers l'Europe. Et puis, je me suis rendu compte que j'étais moins heureux qu'avant, sans trop réussir à définir avant quoi. Mais j'avais un peu cette sensation-là et je me suis dit, c'est marrant, j'ai l'impression d'avoir perdu la flamme. Je suis parti de cette métaphore-là, de la flamme intérieure, de tout ce champ lexical du feu, de déclarer sa flamme, de brûler la chandelle par les deux bouts, de déclarer la lanterne de quelqu'un. Et donc du coup, j'ai commencé à imaginer cette métaphore-là, et au travers d'un conte, parce que je suis très touché par les contes et pour les histoires pour enfants et ce genre de choses-là. Et puis voilà, j'avais mis dans un tiroir et c'est ressorti il y a... 3-4 ans maintenant, en rencontrant une éditrice jeunesse, après un spectacle de théâtre. Il y a des choses qui parfois se recoupent, mais une spectatrice qui était là, qui connaissait les gens de la troupe, et avec qui on s'est retrouvés à boire un coup, je me suis retrouvé face à elle, et on a commencé à discuter de tout et de rien, et je lui ai dit, c'est marrant, j'ai écrit un conte, et j'aimerais bien avoir ton retour, et je lui ai envoyé, et c'est comme ça que ça s'est fait.
- Speaker #0
C'est marrant dans la vie, comme on lâche, parce que des fois, tu as fait ça pour te faire plaisir, parce que c'est un moment où tu t'es dit, ah ben voilà, j'ai envie d'écrire ça.
- Speaker #1
Tout à fait, ouais, ouais, et puis... Je sais pas, j'essayais de partir évidemment d'un ressenti, comme souvent quand on écrit, un ressenti personnel, et de me dire, c'est comme si je m'auto-indiquais la marche à suivre pour se sortir de ce cercle un peu vicieux, de se dire, bon voilà, on est moins heureux, on perd la flamme, comment retrouver cette flamme intérieure, ou en tout cas la raviver. et voilà, j'ai pas envie de tout dire maintenant parce qu'après j'aurais plus rien à dire évidemment,
- Speaker #0
il faut absolument aller l'acheter, en plus ces illustrations elles sont super belles, du coup tu peux nous parler de c'est une illustratrice ?
- Speaker #1
Non, un illustrateur il s'appelle Alyosha Gouverneur que je ne connaissais pas enfin j'avoue que je ne connaissais pas bien les noms des illustrateurs et illustratrices et c'est Glena, donc la maison d'édition sur laquelle ça a été édité qui me l'a conseillé et j'ai regardé ce qu'il avait fait avant et je trouvais que ça matchait hyper bien avec cet univers-là de flammes de... Voilà, le côté un peu art nouveau, un côté un peu Klimt aussi parfois. Et donc ça s'est très bien passé entre nous. Ça a été une belle collaboration aussi. Moi, j'ai essayé de lui laisser le plus possible de latitude pour ce qui s'exprime artistiquement et de voir ce que ça peut lui évoquer de toute cette histoire, tout cet univers. Parce que voilà, je ne sais pas dans un château, mais il y a plein de manières d'imaginer un château. Il y a plein de châteaux différents. et je voulais voir comment... comment ça résonnait aussi en lui.
- Speaker #0
Et c'est ça qui est intéressant, c'est qu'il y a aussi plein de flammes différentes, sans spoiler le conte évidemment. Pour toi, personnellement, aujourd'hui, puisque tu l'as écrit il y a 11 ans, en plus entre-temps tu as eu un enfant, qu'on entend aussi dans le conte.
- Speaker #1
Oui, alors ça c'est aussi un peu d'une certaine manière la belle histoire de l'univers. Parfois tu as l'impression que tout se recoupe. Donc effectivement, il y a 11 ans, j'avais l'impression d'avoir perdu cette petite flamme intérieure. Et dans mon histoire... Alors peut-être qu'on peut vaguement en parler, mais voilà, c'est un royaume qui existe avant l'apparition du jour, où chaque enfant est né avec une petite bougie qui l'accompagne tout au long de sa vie. Et effectivement, comme chaque enfant est différent, chaque bougie est différente. Il y en a des grandes, des petites, des très lumineuses et d'autres un peu moins. Et puis chacun veut protéger cette petite flamme. Et le roi, pour la faire courte, un jour le roi a un enfant, le prince, sauf que son enfant est né sans bougie. Et voilà, c'est un peu cette histoire-là de comment cette exception va finalement ramener une autre manière de s'éclairer dans le château. Et finalement, la réalité a rattrapé la fiction, puisque j'ai eu un enfant entre-temps. Cet enfant m'a, comme je dirais, redonné aussi une nouvelle flamme, on va dire, une joie de vivre et quelque chose qui m'éclaire de l'intérieur.
- Speaker #0
Et toi, comment justement, parce qu'on a tous nos définitions, et c'est vrai que moi j'en parle beaucoup dans Flamme, c'est un peu mon truc aussi, pourquoi j'ai fait, pourquoi j'ai appelé ça Flamme des années 80 et que tout s'appelle Flamme, c'est par rapport à notre petite flamme. Comment tu la définirais, toi, personnellement et aussi à travers le livre, cette petite flamme, qu'est-ce que ça représente pour toi ?
- Speaker #1
La joie de vivre, j'ai envie de dire le sourire, le sourire intérieur. qui se transmet après au sourire extérieur avec la bouche mais je pense que c'est ça qui nous éclaire du dedans et qui finalement éclaire aussi les autres je pense qu'il y a vraiment cette idée là mais c'est ça qui m'intéressait aussi avec cette histoire là c'est de se dire en fait parfois on a l'impression de la perdre ou qu'elle s'amenuise, parfois elle devient plus éclairante parfois elle éclaire d'autres personnes et parfois c'est l'inverse, on est éclairé par d'autres personnes donc je pense que c'est à la fois quelque chose de personnel mais aussi évidemment très très lié au collectif ça se sent vachement dans le conte,
- Speaker #0
le collectif c'est ce qui plaît on va pas vous raconter la fin mais c'est vraiment ce truc de le collectif, le feu qui fait en sorte, moi j'en ai fait beaucoup d'allégories par rapport au feu depuis ces trois dernières années mais ce truc de une p****. qu'une petite flamme, ça peut devenir un grand feu. C'est un peu ma phrase aussi. Oui,
- Speaker #1
tout à fait. De mettre en commun aussi, je trouve que c'est ce que j'ai essayé de faire dans cette histoire, de se dire que on peut, si on se paie tous ensemble, avoir une grande flamme qui nous écarte tous, plutôt que de rester chacun avec notre petite flamme. Chacun y participe à sa manière.
- Speaker #0
Parce que du coup, je trouve que dans le conte, c'est intéressant aussi pour les enfants et aussi pour les adultes, c'est que ça parle aussi vachement de peur.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Oui, la peur de l'inconnu, enfin la peur du noir, mais qui est liée aussi à la peur de l'inconnu. Enfin, qu'est-ce qui nous fait peur dans le noir ? Finalement, c'est ce qu'on ne voit pas, c'est ce qu'on imagine, c'est ce qu'on ne connaît pas. Et c'est ce que j'ai essayé aussi de transmettre avec cette histoire-là. Moi, là, qui vive sous un château, ils ont peur du dehors, parce que dehors, c'est là où il y a le vent, et c'est le vent qui éteint les flammes, les bougies. Mais c'est aussi l'inconnu, c'est aussi comme personne ne sort avec sa bougie, et que le jour n'existe pas encore, il n'y a rien qui est éclairé et on ne voit pas ce qu'il y a dehors. Jusqu'au jour où... prince-né. Sans boucher. Et que lui, effectivement, ne risque rien dehors puisqu'il n'a pas de flamme qui peut s'éteindre.
- Speaker #0
C'est très poétique. Moi, j'adore. Ça ne pouvait pas être mieux pour le podcast. Et il y a aussi une notion de pardon dans le conte. Et c'est vrai que le pardon, on a déjà fait des émissions dans le podcast. Mais pour toi, tu le définirais comment, ce pardon ? Parce que souvent, aujourd'hui, on met un peu à toutes les sauces et c'est important de pardonner et tout. Je trouvais que la façon dont tu l'as approchée dans le conte était assez jolie pour justement faire un rappel aux adultes et aussi pour l'apprendre un peu aux enfants.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Je pense que c'est important de se dire qu'on n'est pas tout le temps la même personne. J'espère que quand même, on évolue tous et que moi, je ne suis plus la même personne entre le moment où j'ai écrit ce conte et le maintenant. Et en même temps, j'ai évidemment des choses qui restent et qui me touchent. Donc le pardon, c'est lié à ça, je pense. C'est aussi de voir l'autre comme quelqu'un qui évolue et qui peut apprendre de ses erreurs et de ce qu'il a fait de mal ou des comportements ou des réflexions qu'il a pu avoir. Donc je pense que le pardon, c'est une manière d'envisager l'autre comme quelqu'un qui n'est jamais la même personne d'un jour à l'autre.
- Speaker #0
Et ce qui est intéressant dans le conte, c'est que comme toi, tu es aussi comédien, on a oublié de le dire dans cette émission, mais toi, tu es acteur, tu es comédien, donc tu fais aussi beaucoup de voix. Et là, tu as eu la chance de pouvoir enregistrer aussi. Donc, quand on achète ce livre, il est très, très beau. Et il y a aussi toute cette partie en audio.
- Speaker #1
Oui, audio, c'est effectivement moi qui ai proposé ça à Glénat, de me dire que comme j'étais comédien et que j'aimais beaucoup utiliser aussi ma voix. De raconter cette histoire-là vient effectivement un QR code qui est sur chaque livre, qui est accessible gratuitement une fois qu'on a le livre, avec une musique qui a été créée spécialement pour l'occasion par Vincent Blaviel. Et en plus pour la petite histoire, dans cette histoire il y a un enfant qui naît, et j'ai réussi à enregistrer les premiers rires et pleurs de mon fils, donc c'est celui qu'on entend dans l'histoire, comme une espèce de boucle assez jolie de la réalité qui rattrape la fiction. Et je suis assez heureux et fier d'avoir réussi à enregistrer ça, d'avoir comme un espèce de marqueur de cette histoire-là. Et c'était très émouvant le moment de l'enregistrement parce que j'avais pleinement conscience que j'étais en train de raconter cette histoire-là à des dizaines, j'espère des centaines d'enfants qui m'écouteraient plus tard, je ne sais pas, dans la voiture, avant de s'endormir, et que du coup, il y avait presque un trac. au moment d'enregistrer, de me dire, c'est maintenant et plus jamais que je peux essayer de faire passer le plus de choses possibles dans cette histoire et dans ma voix. Donc il y avait quelque chose de très émouvant.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est comme, tu as fait aussi beaucoup de théâtre, après l'image c'est pas pareil, mais cette voix, après c'est quelque chose qui est vraiment figé, puis l'émotion aussi que tu ressens, ou les rires de tes enfants. de ton enfant, c'est quelque chose qui... Il va grandir aussi. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Quand il va s'en rendre compte et qu'il va comprendre ce qui s'est passé, ça va être pas mal. Il va pouvoir se la péter avec ses amis en disant qu'à trois mois, il était déjà dans un... C'est ça. Mais oui, c'est très émouvant.
- Speaker #0
Et c'est marrant parce que si tu dis j'ai commencé à écrire il y a 11 ans, ça, c'est aussi un petit message pour tous les gens qui sont créatifs ou... Et c'est peut-être pas forcément leur métier, mais qui laissent des choses aussi dans leur tiroir. À un moment donné, on ne sait pas. Et ça, c'est la version idéale de ce que si on t'avait dit dans 11 ans, ça sera ça. Il y aura ton enfant à l'intérieur.
- Speaker #1
Oui, c'est fou. C'est fou. C'est fou. Puis en fait, le projet, même quand j'ai signé avec Glénat, je crois que c'était en 2022, quelque chose comme ça. En fait, ça a pris du temps avec l'illustrateur qui n'était pas tout à fait au début le même. Donc, il y a eu plusieurs pistes. Il y a eu plusieurs... Et le projet a été un peu retardé, décalé. Et je me disais, mais ça prend un temps fou. Alors que j'ai signé, il est sorti trois ans après que j'ai signé. Ce qui est énorme. Et en même temps, si ça n'avait pas été décalé, il n'y aurait pas eu mon enfant qui aurait été enregistré, qui aurait été dedans. Donc tu te dis, parfois, même si ça prend du temps, même si c'est retardé, souvent on se dit, c'était écrit comme ça, ça devait se passer comme ça. Et là, il y a une part de moi qui me dit, c'est quand même joli que ça se soit passé comme ça. Et voilà, pour revenir aussi sur l'enregistrement, en fait, c'était assez, comment dire, ça coulait de source pour moi parce que quand je l'écrivais, je l'écrivais à voix haute, quoi, vraiment, en me disant, c'est un conte pour enfants, donc c'est destiné à être lu, à être raconté à voix haute par les parents, à leurs enfants. Donc, il faut que chaque mot soit vraiment bien choisi et sonne bien à l'oral, pas que à l'écrit, même plus à l'oral qu'à l'écrit. Donc, il y avait aussi ce travail-là où je m'imaginais de me dire, voilà, il faut vraiment que ce soit précis.
- Speaker #0
Mais tu as aidé les parents pour qu'on t'y raconte leur histoire, ça sonne un peu mieux.
- Speaker #1
Ouais, et s'ils ont vraiment la flamme, ils mettent le cuir, quoi. Dès comme ça, ils ne se posent pas la question.
- Speaker #0
Et est-ce que ça t'a donné envie d'en écrire plus, des contes pour enfants, ou c'était quelque chose comme ça qui est passé dans ta vie, où justement tu t'es dit, ah, j'aimerais peut-être soit en faire un spectacle, ou l'amener ailleurs, ce conte ?
- Speaker #1
Alors, j'en ai écrit deux autres depuis. mais que je passe ma vie à peaufiner, à retravailler, où je pense que j'ai des thèmes vraiment qui me plaisent, et notamment un sur l'ombre, qui est un peu le pendant de la lumière, mais pour lequel je ne suis pas encore pleinement satisfait, où je sens que ce n'est pas encore tout à fait l'angle d'attaque de l'histoire que je n'ai pas encore trouvé, donc je prends mon temps en me disant, voilà ça Ça prendra le temps qu'il faudra et peut-être que je n'y arriverai jamais, mais j'ai ces deux histoires-là en tête. Et le premier, effectivement, dans le meilleur des cas, je voulais que ça en devienne un film d'animation. Peut-être plus un court-métrage qu'un long-métrage, mais j'aurais bien d'ailleurs, s'il y en a qui écoutent et qui veulent l'adapter en court-métrage d'animation, qu'ils n'hésitent pas. En spectacle pour enfants aussi, pourquoi pas. J'ai encore un peu de mal à imaginer comment ça pourrait être mis en scène. Il faudrait peut-être que ce soit une forme un peu particulière. Parce que j'imagine mal des comédiens jouer cette histoire. Mais je n'ai pas encore vu, je pense, assez de spectacles pour enfants pour me faire vraiment une carte mentale précise de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas.
- Speaker #0
Dans quelques années, comme ton fils va grandir, tu vas l'amener voir tous les spectacles pour enfants. Tu diras, ah bah oui, peut-être que c'est pas mal.
- Speaker #1
Ça pourrait marcher, ouais. Donc voilà, c'est quelque chose qui me plaît énormément. encore en imaginer d'autres et à chaque fois qu'il y a un Pixar ou un Disney qui sort au cinéma je m'empresse d'aller les voir je ne sais pas pourquoi ça me parle autant Si, je sais, ça me parle quand même.
- Speaker #0
Alors pourquoi est-ce que ça te parle ?
- Speaker #1
Parce que je pense que ça me... Je trouve ça encore plus impressionnant, un scénario, entre guillemets, à destination des enfants, de me dire, d'arriver à mettre une métaphore de manière concrète. Je ne sais pas, quand on pense à Lao ou à vice-versa, ou à Coco, de me dire, en fait, c'est Coco, le monde des morts, de... de qu'est-ce qui reste de nous une fois qu'on disparaît, une fois qu'on meurt. On a tout ça en tête, mais ils arrivent à en faire une histoire concrète, qu'on suit du début à la fin, avec plusieurs niveaux de lecture, et peut-être un niveau de lecture encore plus émouvant et important quand on est adulte que quand on est enfant. Et en même temps, de mettre de l'humour dedans, je trouve ça vraiment... Je trouve que c'est des films qui sont vraiment complets. encore plus encore plus plein je sais pas si j'ai dit que des films avec des prises de vue réelles ou voilà moi c'est vrai que c'est quelque chose qui m'émeut encore plus et puis ça touche une part d'enfance qu'on n'a jamais trop quitté je pense et qui sont toujours toujours un peu en nous ouais puis c'est rendre aussi quelque chose d'accessible sans se prendre la tête sans se prendre trop au sérieux et en étant justement dans quelque chose de simple et de poétique parce que effectivement le côté dessin le côté un peu fantastique où il est réel Merci. permet peut-être plus de poésie qu'un film trop réel, trop concret.
- Speaker #0
Et si on revient encore un petit peu sur cette petite flamme que j'adore, souvent, ils essayent de protéger cette flamme. Et évidemment, tu l'as écrit en pensant à de quoi on pourrait se protéger au quotidien. Ça pourrait être de mille choses, en fait.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je pense qu'il suffit juste de sortir dans la rue pour se rendre compte à quel point ça peut être violent physiquement, malheureusement parfois, mais aussi même, comment dire, moralement, psychologiquement. Il y a quand même beaucoup de... En tout cas, à Paris, parce que c'est où j'habite, j'imagine dans les autres villes aussi, mais de pauvreté parfois, de violence, de gens... qu'on imagine triste à aller regarder, qu'on imagine seul. Donc c'est quelque chose qui est compliqué, je trouve, parfois, parce que quand on a forcément de l'empathie, on se dit « Pourquoi je ne donne pas une pièce à ce monsieur ou à cette dame qui me demande alors que j'en ai donné une juste avant ? » Et donc il faut arriver à la fois à se protéger et en même temps ne pas être complètement hermétique à tout ce qui se passe autour de nous. Donc cette espèce de... Je crois que c'est Romain Garay qui disait, voilà, trouver le juste milieu entre laisser le monde entier entrer en nous et s'en foutre royalement. Et c'est pas évident, c'est pas évident. Et donc voilà, de se protéger de tout ça sans être non plus complètement barricadé chez soi et dans sa pensée.
- Speaker #0
Oui, sans se mettre dans notre château ou dans notre tour.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Et de se dire que le monde qui existe, c'est que nous et c'est qu'autour de nous. Évidemment, ce n'est pas le cas.
- Speaker #0
Et si je pose une question un peu plus personnelle, donc aujourd'hui, ce serait quoi ta peur en fait qui t'empêcherait toi de sortir justement du château ?
- Speaker #1
Oui. Non, je crois que ce que je poursuis, et c'est aussi pour ça que j'ai fait ce métier, c'est de... de prolonger l'enfance. Mais évidemment, ce n'est pas possible parce que je n'ai plus 5 ans et demi. Mais en même temps, de me dire que mon métier, c'est de jouer, c'est quand même assez incroyable. C'est vraiment un truc très enfantin. Et de se dire, l'enfance, c'est aussi ici et maintenant, ce qui se passe, et c'est de ne pas trop se préoccuper du regard des autres, de ne pas trop se préoccuper de ce qui pourrait advenir, ou du ridicule. Un enfant, jusqu'à l'après-adolescence, il ne se préoccupe pas de tout ça. Donc ma peur, c'est d'oublier ça et d'oublier aussi pourquoi j'ai choisi ce métier et de devenir trop sérieux peut-être. Et de m'enfermer trop sur moi et sur mes proches. J'ai envie de rester ouvert le plus possible à ceux qui m'entourent, ceux CE et CEX.
- Speaker #0
Trouver un peu entre l'ombre, ce qui est le compte numéro 2, et la lumière. Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Le compte numéro 2, c'est une petite fille qui peut parler à son ombre et qui se rend compte que son ombre a toujours été là depuis qu'elle est née et qu'elle la connaît par cœur parce qu'elle peut deviner ses moindres faits et gestes. Et même parfois, elle la devance quand elle marche dans la rue. Alors, elle ne sait plus très bien si ce n'est pas plutôt elle qui suit son ombre. Et puis, un jour, elle se dit qu'il faudrait qu'elle se sépare de son ombre et qu'elle serait plus heureuse sans elle. Mais je vous dis pas la suite.
- Speaker #0
Puisque moi, je te dis, ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas possible. Elle, elle trouve un subterfuge. Elle trouve un petit subterfuge en voyant un vendeur de miroirs qui trimballe des miroirs dans sa petite carriole. Comme le soleil se reflète sur tous les miroirs, le soleil fait disparaître toutes les ombres aux alentours. Donc elle se dit, si moi je mets des miroirs sur mes vêtements, le soleil se reflètera sur moi et du coup, mon ombre ne sera plus là.
- Speaker #0
Ça donne trop envie de pouvoir lire le prochain conte.
- Speaker #1
Oui, j'y travaille, j'y travaille, ça va arriver.
- Speaker #0
Très chouette. Et sinon, on peut te voir. En ce moment, il y a une série qui va sortir dans pas si longtemps. Où tu étais dedans ?
- Speaker #1
Oui, je suis dans la prochaine série de Florence Foresti qui s'appelle Désordre. Et là, c'est la saison 2 qui va sortir sur Canal+. Mais je n'ai pas encore la date. Je pense que ça va être au début 2027. Quelque chose comme ça.
- Speaker #0
On l'attend avec impatience parce que la saison 1 était top déjà.
- Speaker #1
Eh bien voilà, la saison 2 sera encore mieux.
- Speaker #0
Cool.
- Speaker #1
Et il y a aussi Bellefégor qui est une série qui va être diffusée sur M6 cet hiver. Et pareil, je n'ai pas encore la date précise, mais sur le Fantôme du Louvre.
- Speaker #0
Ah génial !
- Speaker #1
Oui, c'était très chouette à tourner un tour de ça l'année dernière où il est dedans. Dans les couloirs du Louvre notamment, c'était assez incroyable.
- Speaker #0
Et le pitch c'est ?
- Speaker #1
Et le pitch, c'est une jeune archéologue qui est jouée par Chirine Boutella qui est confrontée à un masque mésopotamien qui est hanté, on va dire, qui va faire remonter à la surface quelques secrets de famille.
- Speaker #0
Trop bien. Bon, c'était trop chouette de t'avoir avec nous dans cette émission. Vas-y,
- Speaker #1
merci.
- Speaker #0
On vous met tous les liens si vous voulez aller faire des cadeaux. Vous l'achetez parce que c'est un super... Franchement, il est magnifique. En plus, les illustrations sont super belles.
- Speaker #1
C'est très gentil. L'enfant sans bougie chez Glénat Jeunesse.
- Speaker #0
Parfait. Et Kevin, tu reviens quand tu veux pour ne pas être l'ombre.
- Speaker #1
Avec plaisir. Le plus vite possible, j'espère.
- Speaker #0
Moi, je vous dis à la semaine prochaine et à très bientôt.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Flamme des années 80. Le podcast qui allume la femme.