- Speaker #0
Flamme des années 80. Le podcast qui allume la femme. Avant de plonger dans l'épisode, j'avais envie de te dire que si ce podcast résonne pour toi, si mon énergie te parle et que tu ressens l'envie d'aller plus loin, je peux t'accompagner en coaching, en individuel ou en groupe, pour t'aider à révéler ta flamme et prendre ta place. Je suis coach certifié RNCP et je crée des espaces bienveillants, sécurisants et transformateurs. Je propose aussi une retraite, donc la prochaine aura lieu du 10 au 14 octobre 2026, près d'Aix-en-Provence, autour des constellations familiales et de la libération émotionnelle, avec Emma Nicolas de la chronique L'Âme des Flammes. Tu peux retrouver toutes ces infos sur mon site sarahginac.com, le lien est dans la description. Et maintenant, je te laisse avec l'épisode de la semaine.
- Speaker #1
Bonjour, alors je suis très heureuse aujourd'hui de recevoir Denise. Parce que voilà, on a une petite surprise, on crée une nouvelle chronique qui va s'appeler L'amour des flammes. Bonjour Denise, comment vas-tu ? Très bien, bonjour Sarah, je suis ravie de participer à cette nouvelle émission. Donc Denise, pour ceux qui ne la connaissent pas encore ou celles qui ne la connaissent pas encore, on a déjà fait deux émissions avec Denise depuis le début parce que c'était une des premières émissions sur la maternité il y a presque trois ans, enfin deux ans et demi. Tu étais venue nous parler de ta maternité tardive. Donc, si je ne me trompe pas dans les chiffres, le premier enfant a 46 et demi. Premier ? Et le deuxième a presque 48. Ah ouais, oh là là, mais c'est génial, même moi ! Moi, je pensais que c'était 43 ou 44 et 46. Génial ! Bon, ben voilà, je suis la plus contente d'avoir un vidéo. Comme j'ai 44, je me dis, ah génial, je suis encore dans la course. Ça, c'était vraiment une super émission qui donne beaucoup d'espoir. Après, évidemment, tout le monde n'arrive pas à faire des enfants à cet âge-là. Il y a des gens à 20 ans qui n'y arrivent pas non plus. Mais bon, ça, c'était la première émission. Et la deuxième émission, on avait parlé de l'amour.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #1
Et donc, est-ce que tu peux nous te présenter ? Et pourquoi est-ce qu'on avait parlé de l'amour ? Et pourquoi est-ce que je t'invite pour cette chronique L'amour des flammes ?
- Speaker #2
Alors, déjà parce qu'il y avait mon propre... Et c'est pour ça qu'on avait fait cette émission et j'étais en binôme avec une de tes amies qui avait également son histoire à raconter. Et c'était un très beau partage de femmes sous la tente à l'époque. C'était très doux, très cocooning. Et puis aussi parce que moi, je rencontre beaucoup de personnes qui viennent à mon cabinet. Je suis hypnothérapeute et qui viennent me raconter leurs histoires et leurs difficultés. dans la relation à l'amour, enfin par rapport à l'amour, dans leurs relations et leurs relations diverses avec leur famille, leurs parents, leurs enfants et leurs amoureux ou amoureuses bien sûr.
- Speaker #1
Oui et surtout, des fois on peut venir te voir aussi parce qu'on cherche l'amour et qu'on n'arrive pas à le trouver.
- Speaker #2
Absolument, j'ai même beaucoup de personnes dans ce cas-là. Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Et donc pour commencer cette chronique, on a choisi un thème aujourd'hui. Et je pense que c'est assez important et c'est pour tout le monde, c'est-à-dire que c'est le thème de la communication. Parce qu'en amour, on peut aimer, mais si on communique mal, du coup on aime mal et peut-être qu'on ne va pas rencontrer, peut-être que finalement on va se séparer, peut-être qu'il y a plein d'histoires où on va vivre une relation qui va être un peu moins épanouie. Moi j'ai une question à te poser par rapport à ça, est-ce que tu trouves, parce que c'est quand même un petit moment que tu travailles et que tu es hypnothérapeute, Et que tu es en vie, j'ai envie de dire. Comment tu trouves la communication ? Est-ce que tu trouves que la communication, elle évolue dans un sens positif ou dans un sens négatif par rapport à l'amour ? Si on prend le couple, si on prend la recherche de l'amour, est-ce que tu trouves qu'on communique mieux ou qu'on communique de moins en moins bien ?
- Speaker #2
Je trouve que ça se polarise. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui vont faire beaucoup d'efforts et de recherches et qui vont s'améliorer. énormément qui vont aller vers une communication non violente, qui vont s'intéresser à l'autre. Et puis il y a beaucoup de gens aussi qui vont parler très peu, qui vont beaucoup se renfermer, qui vont compter sur le fait que l'autre va comprendre sans les mots, que c'est du superflu, aussi parce que les vies sont stressantes, donc ils n'ont pas forcément le temps de se poser, de s'écouter. Ça va se faire entre deux portes trop rapidement. Donc voilà, je pense que ça se polarise avec des gens qui vont vraiment soigner ça et d'autres qui vont battler la communication.
- Speaker #1
C'est marrant, je me rends compte sur ce que tu dis, des gens qui ne s'écoutent pas. Et ça m'a sauté aux oreilles en me disant, est-ce que tu penses que... Quand on communique bien, c'est parce qu'on arrive nous-mêmes à bien s'écouter. Et quand on communique mal, est-ce que c'est parce que nous-mêmes, on n'arrive pas à bien s'écouter ? Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Alors, c'est certainement un facteur. Quand on a l'habitude de s'écouter, qu'on a une certaine bienveillance par rapport à soi-même, on va l'appliquer aux autres. Mais je pense que c'est aussi lié à l'éducation. Comment on a été éduqué, et pas forcément dans sa famille, pas forcément dans son enfance. parce que ça peut s'apprendre à tout âge, mais est-ce qu'on a appris ? Les gens ne savent pas communiquer, on ne leur a pas appris. L'école, c'est un lieu où il y a un adulte qui va dispenser un savoir. Ce n'est pas un lieu de communication réel. Alors, il y a des façons de travailler, même en classe, qui sont un peu plus dynamiques, où les échanges entre les élèves et la personne vont être un échange. Mais globalement, Ça reste quand même une communication unidirectionnelle. Et puis après, ça s'apprend entre enfants, mais là encore, ça dépend des enfants. Si les enfants ont l'habitude de s'exprimer, d'échanger, de ne pas prendre le ballon de l'autre sans rien demander, mais simplement demander « est-ce que je pourrais s'il te plaît utiliser ton ballon ? » Et ça, ça va dépendre de l'éducation que l'enfant a reçue. et plus tard, Est-ce qu'on est intéressé ? Est-ce qu'on a envie de s'améliorer ? Est-ce qu'on a envie de progresser ? J'ai presque envie de dire, il faut prendre des cours de communication. Alors, il y a des personnes qui sont très douées avec ça, naturellement. Et puis, il y en a d'autres qui sont très mal à voir.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que c'est le nerf de la guerre de l'amour, la communication ?
- Speaker #2
Pour moi, c'est essentiel. Beaucoup, beaucoup de choses dans la vie sont liées à la communication. à l'aisance en communication, au fait qu'on l'utilise à bon escient, au bon moment, qu'on sache dire les choses, qu'on ose dire les choses. Oui, bien sûr que la communication est très importante, surtout dans la relation. Parce que sinon, les gens vont présupposer la réponse de l'autre. Et c'est là où tout... Tout...
- Speaker #1
Paravolo, on a l'air de dire. Voilà.
- Speaker #2
Merci. c'est là où on va s'imaginer que l'autre pense ceci ou cela, en négatif ou en positif aussi. Tiens, il m'a ramené ça, c'est chouette, c'est une preuve d'amour, et en fait, c'était peut-être pour cacher que finalement, il a quelque chose à demander, ou qu'il y a une aventure extra-conjugale, ou je ne sais pas quoi. Donc, on peut surinterpréter les actes. Et aussi les paroles de l'autre, s'il n'y a pas un échange des deux côtés.
- Speaker #1
Par exemple, si on est en couple, on va donner un exemple précis, et qu'on a envie de parler de quelque chose, mais en fait qu'on n'ose pas l'aborder. Est-ce que tu penses que, je vais te faire plusieurs questions, comment est-ce qu'on pourrait faire, et est-ce que tu penses que si on ne le fait pas, qu'est-ce qui risquerait de se passer ?
- Speaker #2
Alors, il y a beaucoup, les questions plus délicates, peut-être plus émotionnelles, plus subtiles, ou qui vont fâcher, ou qui sont parfois même plus tendres, ou des questions plus intimes, sur la sexualité. Oui, ça va prendre du temps. Il faut choisir le bon timing. Il y a des personnes qui n'osent jamais les aborder. Et parfois, dans le couple, il y a quelqu'un qui va être beaucoup dans la communication. qui a besoin d'avoir des réponses. Et puis quelqu'un en face qui pense que la communication, c'est évident et qu'il n'y a rien à dire. Et que, par exemple, les actes vont côté plus que les mots. Et ça va créer un déséquilibre dans le couple. Oui, parce que ça me fait penser, c'est aussi les langages de l'amour qui peuvent être différents selon les gens. Aussi, tout à fait. Et dans les langages de l'amour, il y a aussi... Par exemple, quels sont les sens dominants des gens ? Il y a des gens qui sont très visuels. Donc, eux s'attendent à de la beauté, à ce qu'on leur offre des belles choses, à ce qu'on soit bien habillé, qu'on soit bien apprêté. Et ça, c'est une preuve d'amour. Et c'est une forme de langage. Je t'aime et donc je suis beau, je suis belle. Il y a d'autres personnes pour qui la preuve d'amour, c'est je te prends dans mes bras. Je te fais un câlin, je t'embrasse, je t'enlace. Parce que eux, ce sont des kinesthésiques et ils ont besoin du contact. Et ça, c'est de l'amour. Et on n'a pas besoin d'être bien habillé. En pyjama, un matin de novembre, du moment qu'il a un câlin. Ça, c'est de l'amour. Et pour d'autres, ce qui va compter sont les phrases, sont les mots, sont les belles paroles. Ceux-là veulent de la communication orale énormément. C'est très important. Ils ont besoin d'entendre les choses.
- Speaker #1
J'ai envie de réfléchir. Qu'est-ce que je suis ? Je pense qu'on a tous compris que j'étais très dans la team communication. Tu serais dans quoi, toi, Denise ?
- Speaker #2
Moi, je suis une kinesthésique. Donc, moi, c'est vrai que je suis plus dans le toucher, plus dans, oui, vraiment un geste, un geste qui va être plus tendre, qui va être rassurant, par exemple. Si j'ai peur de quelque chose, voilà, on pose sa main. Alors, pas de manière, pas avec une emprise, mais simplement, ça va bien se passer et voilà, je suis apaisée. Est-ce que ça, par exemple, c'est un truc justement à discuter en couple, en expliquant, moi, je suis comme ça ? C'est vachement génial. Alors ça, si on en arrive là, c'est formidable. Parce que ça évite plein de quiproquos dans le couple. Plein, plein, plein. Mais je te dis tout le temps que je t'aime. Oui, mais moi, je n'ai pas l'impression que tu m'aimes. Parce que moi, j'ai besoin que tu me prennes dans les bras. Par exemple. Ou moi, j'ai besoin que tu me dises des choses. Tu vois, j'ai besoin que tu me le dises. Pas seulement que tu me fasses un cadeau, un beau cadeau.
- Speaker #1
C'est marrant parce que ça nous montre encore une fois qu'on est tous différents et qu'on a tous une carte du monde. complètement différentes et que des fois,
- Speaker #2
on imagine que, comme c'est nous, on ressent ça, que tout le monde va ressentir pareil. Mais en fait, pas du tout. Pas du tout. C'est pour ça que quand on prend la parole dans le couple, on définit qui on est. On définit nos attentes, on définit nos besoins et on définit notre carte du monde. Parce que l'autre ne peut pas la deviner. Il va essayer de comprendre par rapport à sa carte du monde. Et comme on n'a pas les mêmes, on va avoir une difficulté de compréhension.
- Speaker #1
Et ça, moi, j'aimerais tellement que ce puisse se faire, mais même au début d'une rencontre, sans enlever la magie de la rencontre. Évidemment, on ne va pas dire « alors moi, j'aime quand on me dit ça » . On part en première date, évidemment, parce qu'on ne connaît pas la personne. Mais assez vite de tout se dire, qu'est-ce qu'on cherche, par exemple ? On disait l'intention.
- Speaker #2
Oui, c'est très important. L'intention, c'est ce qui va mener tout. Tout part d'une intention, en fait. qu'elle soit positive ou négative. J'entends par là, je ne vais pas y arriver, c'est déjà une intention. Et on a beaucoup d'intentions négatives, ou je ne réussirai pas ça, ou je n'arriverai jamais à acheter cette maison. Tout ça, c'est déjà une intention formulée, qui fait qu'on n'a aucune chance d'y arriver. Formuler une intention positive, c'est, même si ça paraît difficile, je pense que c'est possible. Par exemple, euh... Notre relation bas de l'aile avec mon mari, mon ami, mon enfant, mon chat, ce n'est pas simple en ce moment, mais j'ai tellement envie que ça marque, je pense que ça peut réussir. Et donc là, il y a une intention positive pour ramener vers la relation, pour reconstruire les choses entre la personne. entre la personne ou l'animal, etc., pour que la communication puisse s'installer à nouveau de manière positive. Mais ça part d'une intention positive et c'est bien quand les deux intentions se rencontrent et vont dans la même direction. Et on peut la demander, par exemple, cette intention ? Oui, bien sûr, souvent au démarrage d'une relation, mais on peut même se la demander au cours de la vie d'un couple, ce serait même très très intéressant. Beaucoup de gens qui se rencontrent jeunes ont une intention... de fonder une famille. Alors, c'est un peu moins vrai aujourd'hui, mais pendant très longtemps, l'intention, quand on rencontrait quelqu'un, jeune, c'était de fonder une famille. Et ça, c'est déjà une intention. Ce n'est pas une intention de couple, c'est une intention de famille. Ce n'est pas l'intention d'avoir le meilleur partenaire, c'est l'intention d'avoir le meilleur, enfin, ou la meilleure partenaire, c'est l'intention d'avoir le meilleur géniteur, la meilleure génitrice. Et c'est très présent dans les couples. qui veulent fonder une famille. Ça ne veut pas dire qu'une fois que les enfants sont grands, l'entente va se poursuivre ou le lien entre les personnes va rester parce que le job est fait, l'objectif est atteint, à moins d'avoir redéfini d'autres intentions. Quand les enfants seront grands, notre projet, ce sera et on reste ensemble et qu'est-ce qu'on réajuste pour bien s'entendre, pour que ça se passe bien entre nous. Le secret,
- Speaker #1
entre guillemets, ce serait de partir sur l'intention. Quand on se rend compte, c'est d'avoir la même intention.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #1
On peut très bien avoir une intention d'amusement et de ne pas forcément chercher quelque chose de sérieux.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #1
Ça peut être dit ?
- Speaker #2
Oui, absolument.
- Speaker #1
Ou une intention de « j'aimerais, je souhaite rencontrer quelqu'un et que justement vivre une belle histoire d'amour » . Ça ne veut pas dire que c'est ce qui va se passer forcément, mais de dire à l'autre « moi j'en suis là et mon intention c'est ça » . C'est comme quand une destination, c'est choisir où on veut aller.
- Speaker #2
Exactement. Et plus on est précis dans la destination, pour un voyage par exemple, Quelqu'un qui va dans une agence de voyage et qui demande à la personne qui est présente, moi je voudrais partir en vacances, n'aura pas le voyage de ses rêves. Si on veut le voyage de ses rêves, on le précise. Je veux être au bord de la mer, vue plage, petit déjeuner en chambre sur mon balcon avec vue mer. Voilà, ça c'est précis.
- Speaker #1
Bon, à une première date, on n'a peut-être pas... Tous les critères de la personne qu'on veut. Parce qu'on rigole, mais à un moment donné, après, ça devient fou, surtout sur les sites. On va regarder que des... On va se couper aussi de ce qui pourrait se passer pour se mettre sur des critères très basiques.
- Speaker #2
Oui. Après, il y a dans les intentions, et ça, c'est un peu plus difficile à apprécier. Il y a toutes les intentions de l'inconscient. Ça, c'est plus complexe.
- Speaker #1
C'est un grand travail et je vous conseille d'être accompagnée parce que l'inconscient, ce n'est pas évident. Moi, j'accompagne beaucoup sur l'inconscient avec mes coachés. En général, quand je leur dis on va faire l'intention, on va faire sur l'inconscient aujourd'hui, elles arrivent toutes avec une heure de retard.
- Speaker #2
C'est vrai ! Et en même temps, on est vraiment gouverné par notre inconscient. Alors quand l'inconscient et le conscient se rencontrent et on les met dans l'intention, c'est super, ça avance très bien, très vite. On est beaucoup plus alignés par rapport à nos projets. Quand l'inconscient freine et ne veut pas aller dans la même direction que notre partie consciente, là ça se complique.
- Speaker #1
Donc l'intention c'est quand même hyper important et de changer d'intention au fil du temps, c'est ça qui est chouette ?
- Speaker #2
Oui, de savoir revoir son intention parce qu'on change, les choses évoluent, on peut changer la vie, soi-même on peut... On vieillit aussi, on est dans des étapes de vie différentes. On n'est pas tout à fait la même personne à 19 ans, à 25 ans, à 30 ans, à 35, et bien plus tard encore, à 80 ans par exemple. C'est une toute autre histoire. Par exemple, à 80 ans, on peut chercher quelqu'un qui va être une compagnie, qui va être, et peut-être amical simplement, et encore que pas forcément. Non, pas forcément. Pas forcément. Mais voilà, on va changer d'intention parce qu'on change de phase de vie,
- Speaker #1
en fait. Et pour revenir sur la communication, comment ça se fait aujourd'hui ? Ça, c'est une nouvelle mode, j'ai envie de dire, qui est avec peut-être les réseaux, le fait d'être peut-être les sites, mais pas forcément peut-être la vie. fait en sorte qu'on a énormément de moyens de communiquer aujourd'hui et qu'en fait, les gens, le ghosting par exemple, c'est quelque chose qui est d'une récurrence folle. Et à un moment donné, je me dis, comment on peut avoir tous ces outils ? Et est-ce que ce n'est pas, je pose la question, prendre un pouvoir à un moment donné que de ne plus répondre ? C'est-à-dire qu'on va prendre une conversation et à un moment donné, la personne va disparaître et la personne en face qui a envoyé ce message doit elle-même faire tout. tout le travail d'imaginer, de pas imaginer. Et en fait,
- Speaker #2
ça laisse des portes ouvertes et c'est épuisant énergétiquement. Qu'est-ce que tu en penses ? J'en pense que... Enfin, ça m'est venu, tu vois, pendant que tu étais en train de prendre la parole à ce sujet. Avant, on était dans des petites communautés. Mais vraiment... Enfin, moi, j'ai travaillé sur mon arbre généalogique et j'ai vu que mes ancêtres, il y en a plein qui allaient rencontrer des personnes dans le village d'à côté, à 5 km. Donc, on fréquentait assez peu de gens. on ne pouvait pas se permettre de les ghoster, parce que c'était des petites communautés. Alors que quand on est dans une immense communauté... Je te pose une question, pourquoi est-ce qu'on ne pouvait pas se permettre de les ghoster ? Est-ce qu'on était mieux élevés à l'époque ? Non, c'est parce que c'était les seules personnes à disposition. On était obligés de les respecter, on dépendait les uns des autres, souvent même. On se mariait dans le village d'à côté, on travaillait ensemble, c'était de la famille. Donc, il y avait cette espèce de respect et de lien social puissant parce que c'était des petites communautés, des petits groupes. On avait accès à très peu de gens, en fait. Alors que par le biais des réseaux sociaux, on a accès à tellement de gens que si on ne parle plus à un tel, un tel et qu'on n'en entend plus jamais parler, finalement... l'impact est faible. Il y a tellement d'autres personnes disponibles et à disposition. En tous les cas, c'est une sensation.
- Speaker #1
Oui, complètement. Après, il y a deux façons de voir les choses parce que dans tout ce qui est ghosting aujourd'hui, il y a ces sites où du coup, c'est un peu un marché. On va parler avec huit personnes en même temps, on va liker. Donc là, c'est vraiment profusion de personnes. On va dire peut-être, si jamais on répond. les a pas rencontrés, c'est-à-dire qu'on va plus répondre, on a moins d'investissement émotionnel, donc on va pas le faire. Donc ça c'est déjà, pour moi c'est pas de la politesse, mais ça arrive beaucoup et c'est pas de la considération. Mais ensuite on arrive à d'autres stades de ghosting qui sont de plus en plus forts, quand on rencontre quelqu'un pas forcément sur les sites, quand on rencontre quelqu'un dans la vraie vie, même qu'on peut avoir une histoire avec cette personne et que la personne disparaît. Ça, c'est quand même une nouveauté, ça ne se faisait pas avant.
- Speaker #2
Peut-être que si, en fait. Je ne pourrais pas affirmer que ça n'existait pas. Je pense que certaines personnes ont de la pudeur ou peur, tout simplement, d'affronter l'autre. Peur de dire, écoute, je ne souhaite pas que ça aille plus loin. On a peur de blesser. Ou, effectivement... peuvent manquer de considération. Est-ce que ça existait moins avant ? Oui, dans les rapports, il y a très longtemps, quand les gens avaient vraiment autour d'eux un réseau très petit. Mais plus on a eu la possibilité d'atteindre un grand nombre de personnes, plus c'était facile de prendre la parole. Et je sais que c'est très normé et que ça va. pas être forcément apprécié de tous, mais c'est assez masculin de ne pas toujours prendre la parole. Les femmes cherchent plus à avoir des réponses, et je le vois dans mon cabinet, les femmes parlent plus facilement, s'expriment plus facilement, en disent plus que les hommes. Après, quand les hommes prennent la parole, ils prennent la parole aussi. Ils peuvent le faire. Mais c'est moins commun chez eux. On attend moins ça d'eux, peut-être, dans la vie, sauf ceux dont c'est le métier.
- Speaker #1
et pour eux c'est pas toujours simple de trouver les mots et du coup des fois quand on se met dans la position de la personne qui se fait ghoster ça peut réveiller ça veut dire que même c'est pas forcément être complètement dépendante parce que souvent on entend sur les réseaux où ça fait culpabiliser encore plus de se dire ah mais c'est parce que ça va toucher à ma dépendance affective tout ça Est-ce que tu peux nous guider un peu plus ? Parce que de ne pas avoir de réponse, même si on n'est pas forcément dépendante, ce n'est pas très agréable en fait.
- Speaker #2
Moi, je considère que c'est un manque de respect. C'est bien de dire à la personne, je ne souhaite pas donner suite à notre relation, je n'ai plus vraiment envie de partager avec toi, je n'ai pas vraiment envie de poursuivre. Et on n'est pas obligé de donner une explication. C'est mieux si on peut le faire, mais si on ne le fait pas, ce n'est pas très grave. mais par contre ne pas laisser la personne dans la... attendre sans réponse, ce n'est pas très respectueux. C'est mon avis.
- Speaker #1
Bien sûr, mais c'est pour ça que c'est intéressant. Mais même, comme on disait par rapport aux intentions et par rapport à énergétiquement, puisque en préparant l'émission, tu me disais tout est énergie. Qu'est-ce qui se passe là énergétiquement quand il se passe un truc comme ça ?
- Speaker #2
Alors, ce qui se passe, c'est que la personne qui attend la réponse va rester un peu comme un poisson avec l'hameçon dans la bouche. Attends sa réponse. Elle est bloquée et donc elle va projeter des réponses. qui ne seront pas forcément les vraies réponses. Elle ne sait pas en fait ce qui se passe dans la tête de l'autre, enfin il ou elle ne sait pas ce qui va se passer dans la tête de l'autre, mais va avoir besoin de remplir ce vide par des réponses qu'elle va se produire elle-même. Et qui vont, alors selon que la personne est très bien dans sa peau, très sereine, elle va trouver une raison qui va la rassurer. Et si c'est quelqu'un qui est un peu moins confiant, ce sont des réponses qui vont alimenter peut-être un manque d'estime de soi, une dévalorisation, etc. C'est pour ça que c'est néfaste de ne pas donner de réponse. L'autre attend et va répondre à la place de celui ou de celle qui ne répond pas. Oui, alors que finalement, je pense que si c'était un non, la personne à côté aurait peut-être... Tu ne peux rien dire quand on... C'est ça, c'est non. Mais au moins, il y a eu respect, il y a eu un non. Et ça, ça peut se décliner dans le couple, par exemple, quand on attend de... Tout à fait. Tout à fait. Mais il y a des personnes, alors il y a aussi le cas des personnes qui savent très bien que quand on ne répond pas, ça va générer une attente. Et ils peuvent jouir de ça. Ça leur nerve ! Dans certains couples, oui, ça va se jouer et c'est des relations assez toxiques. Et d'ailleurs dans les deux sens. Là, pour le coup, il y a aussi certaines femmes qui ne vont pas répondre. Et l'homme, qu'est-ce que tu faisais ce soir ? Et si c'est quelqu'un qui est très jaloux, la femme ne répond pas. Elle sait très bien que ça va énerver son mari et ça va poser. Enfin, voilà. Elle va apprécier le fait qu'il va s'énerver tout seul. Enfin, c'est possible, ça peut arriver.
- Speaker #1
Oui, donc en fait, c'est-à-dire que ce choix des fois de non-parole, que ce soit dans un premier rendez-vous... Et ça peut être aussi intentionnel et c'est aussi un bon warning, entre guillemets, en début de relation, quand on ne répond pas,
- Speaker #2
en disant, bon, en fait, non, je mérite mieux que ça, parce que c'est pas... Mais il faut quand même donner la parole à l'autre, c'est-à-dire qu'il ne faut pas décider par soi-même sans même essayer de donner la parole à l'autre. Si on se retire en disant, ah, le warning est là, je m'en vais, c'est trop prématuré. C'est bien quand même. justement de ne pas avoir l'intention, de ne pas choisir pour l'autre sa réponse, simplement de lui tendre encore une perche. Écoute, moi j'aimerais bien savoir, est-ce qu'on se revoit ? Ça me ferait plaisir et j'aimerais avoir une réponse. Ça me permettrait de me sentir respectée. Voilà, ou quelque chose du genre. Simple. Et la personne est libre de répondre ou pas, mais au moins la perche aura été tendue. Et s'il n'y a pas de réponse, là, effectivement, ce n'est même pas la peine d'insister.
- Speaker #1
Et c'est pareil dans les relations de couple. Quand on dit, par exemple, j'aimerais quand même avoir une réponse parce que ça me fait sentir mal. Et après, j'ai l'impression aussi, peut-être dans le couple, que ça, on rentre dans le créant de Cartman, en fait. Oui, c'est ça. Dixime, bourreau, sauveur. Et en fait, du coup, on joue de ça. Et on fait une petite mayonnaise. Et en fait, c'est une forme de dynamique, au final.
- Speaker #2
Oui. Ça existe beaucoup dans les couples. Le triangle Kármán, c'est difficile d'y échapper et c'est très très présent. Jusqu'au moment où, plus on met de la conscience dans cette systémie, plus c'est facile d'en sortir. Mais c'est quand même une vraie gymnastique. On a été tellement habitués à ça.
- Speaker #1
Oui, puis mettre de la conscience, ça commence aussi par la communication et par une communication peut-être non violente. pouvoir justement ne pas reprocher à l'autre parce que la communication, ce n'est pas que du reproche.
- Speaker #2
Absolument,
- Speaker #1
oui. Est-ce que tu pourrais nous donner un petit exemple de comment est-ce qu'on pourrait bien communiquer dans une situation où on a envie... On peut prendre deux exemples quand on parle du couple et du ghosting. On peut prendre un exemple de couple, par exemple, où on est avec un homme qui nous répond ou avec une femme. qui nous répond pas souvent la journée parce qu'il travaille et qu'à un moment donné,
- Speaker #2
on peut commencer, au lieu de lui dire, comment est-ce qu'on peut lui parler, ou lui dire, tu ne me réponds jamais. Là, on est dans le reproche. Dès qu'on commence par tu, on est dans le reproche. Tu sais, moi, ce qui me ferait plaisir, et ce que j'apprécie beaucoup, c'est quand on me répond même dans la journée, je sais que tu es très occupée, mais là déjà, il n'y a pas d'accusation. C'est, je définis mon monde, mon monde, ce qui me fait plaisir, c'est ça. Et l'autre, après, libre à l'autre de répondre à ça ou pas. Oui, donc ça fait un petit moment où vous êtes en reproche, peut-être. On peut reprendre les choses, même si ça fait un moment qu'on a un reproche. On peut revenir dessus, on peut toujours dire, tu sais, je crois qu'on est parti sur un mauvais mode de communication. et qu'on se fait du mal. Qu'est-ce que tu en penses ? Donc déjà, on met ça à plat. Tout ce qui gêne, si on le met à plat, déjà, ça facilite la communication. Tu vas au yoga, tu as un trou à ta chaussette, tu dis à tout le monde, j'ai un trou à ma chaussette, ça pose la chose, tout le monde oublie la chaussette, ça fait rire deux minutes, et tu ne te préoccupes pas de ta chaussette, tu ne le dis pas, tu as l'impression que tout le monde va juger sur ta chaussette. Tu passes un jour de yoga de merde ! Exactement ! Tout ce qui est gênant, c'est bien de le mettre à plat.
- Speaker #0
de le poser, tout simplement. On est parti sur une mauvaise communication, qu'est-ce que tu en penses ? Alors peut-être qu'en face, on va voir quelqu'un qui va dire « Ah bon, plus trop ? Moi je ne trouve pas, je ne sais pas ce que tu veux dire. » Ça peut arriver. Et c'est là où on peut expliquer notre point de vue. Moi, je pense qu'on se reproche beaucoup de choses. Quand tu me dis comme ça les choses, ou quand je te dis comme ça, ça fait un peu reproche. Peut-être qu'on peut le dire autrement.
- Speaker #1
Et aussi, et j'ai l'impression qu'on a oublié quelque chose dans ces histoires, parce qu'on parle du ghosting du début, donc le tout début et directement l'installation, mais entre les deux, cette période un peu blanche du début de dating, ou même qui dure peut-être la première année, de ne pas savoir quand on ne s'est pas encore dit qu'on s'aimait, qu'on ne sait pas si quand même on est en couple ou pas, là, la communication, elle est vraiment primordiale aussi.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Bon, après, il faut aussi laisser... un peu de spontanéité, pas trop mentaliser les choses, se faire confiance dans les choses qui vont venir gentiment, avec les mots qui vont bien. Mais dès qu'on sent que ça dérape un peu, que ça dévie, que ça ne va pas bien, on peut rattraper les choses à tout moment.
- Speaker #1
C'était trop chouette, on arrive déjà à la fin de notre première émission, de notre première chronique, L'amour des flammes. J'espère que ça va apporter ses fruits pour tout le monde. En tout cas, moi, je te dis au mois prochain, Denise, c'était un plaisir.
- Speaker #0
Merci, Sarah, pour cette émission. Ça a été aussi un plaisir pour moi de partager ce moment et d'échanger avec toi sur ces sujets. À la semaine prochaine.
- Speaker #1
Flamme des années 80.
- Speaker #0
Le podcast qui allume la femme.