Speaker #0Hola chicos y chicas, j'espère que vous allez bien. Petit épisode spontané parce que j'ai reçu un message sur Instagram et comme je pense que c'est le 60ème DM que je reçois avec cette question, je me suis dit que j'allais faire une petite réponse même si le podcast dure 15 minutes, mais au moins je réponds comme ça vous avez mon avis sur la question. Donc la personne m'a demandé Bonjour Nisrine, dans un premier temps j'adore tes vidéos et ton contenu, merci. Tu es super rayonnante, ta philosophie me parle beaucoup, merci. J'espère que mon message ne te mettra pas mal à l'aise. Je me permets de t'écrire parce que je suis en couple avec un français et je t'avoue être perdue et ne pas savoir à qui m'adresser. Quand je vois ta relation avec ton chéri, j'ai l'impression de nous reconnaître. Bon, c'est un peu bizarre, mais si tu es d'accord, j'aimerais beaucoup savoir comment les choses se sont passées avec ta famille et ce qui t'a aidé à faire accepter ta relation. Si tu as eu besoin de le faire, peut-être qu'on n'a pas tous une famille toxique. Bien sûr, je comprendrai totalement si tu préfères ne pas en parler. Merci d'avance. Donc, je me suis dit que là, c'était le moment que j'en fasse un mini épisode. J'ai déjà répondu à la plupart d'entre vous quand vous m'avez posé la question en DM. Et la réponse que je donne le plus souvent, enfin la réponse que j'ai donnée à chaque fois, c'est chaque couple est différent, chaque famille est différente. Mais la chose la plus importante dans tout ça, c'est comment toi... est-ce que tu te statues par rapport à cette décision ? Comment toi, tu te positionnes ? Qu'est-ce que tu es capable d'accepter ? Jusqu'où est-ce que tu peux aller pour être à l'encontre de ta famille ? En fait, c'est à toi de te poser les questions envers toi-même. Moi, personnellement, pourquoi je dis que chaque couple est unique et pourquoi je dis que chaque personne est unique ? Parce que même si vous voyez de l'extérieur que mon couple ressemble au vôtre, on n'a pas forcément le même caractère. Moi, je n'ai aucun problème à aller à l'encontre de ce que mes parents veulent pour moi. Je n'ai jamais eu peur d'être en conflit avec mes parents par rapport aux décisions que je prenais dans ma vie. Et ça, c'est depuis que je suis ado. Donc, j'ai eu énormément de clash avec ma mère, avec mon père, sur plein de choses. Pour vous donner un exemple, J'ai commencé à voyager. assez jeune, donc pendant mes études, sans demander la permission à mes parents. Donc à chaque fois, en fait, ils étaient sur le fait accompli. J'étais là avec ma valise et j'étais prête à partir. Donc en fait, je leur laisse pas le choix. J'ai eu l'habitude de ne pas leur laisser le choix. Je sais qu'il y en a qui vont me penser insolente, provocatrice ou mal éduquée, je sais pas quoi. Ça n'a rien à voir. Je suis bien éduquée. C'est juste que pourquoi en fait je vais leur laisser leur avis ? Pourquoi je vais leur laisser l'opportunité de me dire non alors que moi, j'ai envie de le faire ? Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, ça a été des années de travail et pourtant, vraiment, je me suis fait embrouiller plusieurs fois. Ils ont quand même essayé de me fixer des limites plusieurs fois. Parfois, c'était justifié et parfois, ça ne l'était pas. Parfois, c'était vraiment au gré de leurs émotions et de leur ressenti du moment. Donc, en fait, je ne leur laisse pas le choix. Quand, par exemple, j'ai commencé à sortir... Tu sais, quand t'es au lycée et que tu commences à sortir avec tes potes, etc., moi, j'avais des copines qui pouvaient pas sortir, même juste aller en ville, faire les magasins. Elles avaient pas le droit. Et moi, je m'en fous, en fait. Tu me vois pas rentrer à la maison. Ça veut pas dire que je rentre à des heures pas possibles, mais ça veut dire que je suis libre quand même. Enfin, je fais mes activités, je suis proactive. Et du coup, ce qui est intéressant, c'est que... J'ai voyagé dans plein d'endroits avec mes potes pendant toutes mes années d'études. Et je sais que mes parents, ils étaient super inquiets par moments. La première fois que j'ai vu mon père inquiet, c'est quand je lui ai dit je vais à Amsterdam. En gros, je me souviens, j'étais avec ma petite valise et je partais pour prendre l'avion. Et il me dit tu vas où ? Je dis je vais en Hollande. Je ne voulais pas dire je vais à Amsterdam. Et il dit mais tu vas où en Hollande ? Je dis je vais à Amsterdam. Il dit mais tu vas faire quoi là-bas ? Et je l'ai vu inquiet, tu vois, mais... La pudeur, il ne voulait pas me dire « ouais, tu vas fumer de la weed » , tu vois. Alors que vraiment, ce n'était pas du tout pour fumer de la weed. Personnellement, j'ai déjà essayé, mais moi, perso, ça me fait des crises d'angoisse, cette substance. Donc, ce n'est pas du tout un truc, ce n'est pas du tout mon dada. Moi, j'allais là-bas parce que j'aime trop la vibe d'Amsterdam. J'aime trop les gens, ils sont open-minded, il y a plein de Turcs, il y a plein de restos turcs. Enfin, bref, j'aime trop en fait. Donc, ça n'avait rien à voir avec ça. Mais tu vois, je ne pouvais pas le rassurer en lui disant « Non mais t'inquiète papa, je ne vais pas fumer de la weed. » Je ne pouvais rien lui dire. Genre, je disais « Ouais mais t'inquiète, je fais attention et tout. » Tu vois, on parle en langage codé, bref. Et du coup, je sais qu'ils ont dû se poser un milliard de questions sur qu'est-ce que je fais vraiment quand je pars en vacances. Quand je leur dis, je suis allée peut-être 5 ou 6 fois à Ibiza, mais je ne suis jamais, si, je suis déjà rentrée dans une boîte de nuit là-bas. Mais c'était horrible et j'ai été traînée par une ancienne pote. Et c'était une boîte où il y avait G Balvin, pour ceux qui connaissent le reggaeton. Et je trouve que c'était une soirée reggaeton. Et moi, je déteste le reggaeton, tu vois. Enfin, à cette époque, en tout cas, je détestais et c'était pas mon délire. Donc, en fait, j'étais restée assise à attendre que ma pote finisse de crocher avec son mec pour rentrer. Tu vois, enfin bref, tellement partie en couille cette histoire. Bref, je suis rentrée toute seule en voiture. Je l'ai laissée rentrer toute seule. En fait, je sortais souvent, mais je ne faisais pas non plus des dingueries hardcore. Pas à cette époque de ma vie, pas en tout cas quand mon père était encore là. Donc voilà, tout ça pour dire que mes parents, je les ai travaillés au corps. Je ne leur ai pas laissé le choix de m'enfermer. Et en vrai, ce n'est pas des parents qui enfermaient. Je n'ai pas eu des parents qui nous ont mis des restrictions ultra rigides. Je sais que mon père, ça le dérangeait que j'ai des amis mecs. Je m'en souviens, une fois, je rentrais de mon entraînement de natation. Et en fait, on avait une petite pause et après, je devais repartir en cours. Donc, j'étais en sport-études-natation. Et donc, je suis rentrée avec ce pote. Enfin, il m'a accompagnée jusqu'à chez moi. Mais moi, je ne savais pas que mon père, il était à la maison, tu vois. Et donc, je toque et il ouvre. Et donc, là, je vois que c'est mon père. Et donc, je dis à mon pote, attends, je reviens. Donc, je ferme la porte. Je voulais faire un shift d'affaires et tout. Et après, je suis repartie. Et mon père, il ne m'a rien dit, tu vois. Mais il a dit à ma mère, « Ouais, depuis quand elles ramènent des mecs à la maison, tu vois ? » Et donc, ma mère, elle me dit, « Ouais, t'as ramené qui ce midi à la maison ? » Je dis, « Ouais, c'était... » Bref, je ne vais pas dire le prénom, mais c'était mon ancien pote de natation. Et après, je dis, « Bah, on était juste... On faisait un shift d'affaires pour la suite, quoi. » Elle m'a dit, « Ok, c'est la dernière fois que tu fais ça et tout. Ton père, il n'était pas content. » Mais tu vois, il ne va jamais me confronter directement en mode, « Ouais, c'est quoi ce délire, tu vois ? » Bref. Pour en revenir à la question de Val, comme je vous ai expliqué, avant de connaître Val, moi j'étais mariée pendant 4 ans, mais c'était une très longue relation, donc je l'ai connue en première année d'études. Et donc c'était quelqu'un du même milieu que moi, de la même origine que moi, de la même confession que moi, donc forcément c'était passé comme une lettre à la poste, même si j'étais ultra jeune et que je pense que mes parents, ils auraient quand même préféré que j'attende, parce que je me suis mariée à 22 ans. ce qui est très très très très jeune et je ne sais pas si je vous ferai un épisode sur le mariage parce que j'ai plein de choses à dire là-dessus mais encore une fois chaque vécu est unique et je pense qu'il y a même des personnes qui se marient hyper jeunes et ça fonctionne très bien parce qu'ils sont déjà très matures. Moi à cet âge-là, j'avais pas grande maturité, je fonctionnais encore énormément avec mes blessures, aujourd'hui beaucoup moins même si ça reste encore, il y a encore des petits trucs automatiques. Mais voilà, avant, c'était vraiment une catastrophe. Donc, ouais, un jour, peut-être que je vous ferai un épisode, mais pas pour parler de mon ex-mari, mais pour parler de moi, comment, en fait, j'ai évolué par rapport à ça. Et ouais, ça peut être intéressant. Bref, j'en reviens à Val. Et donc, du coup, je me suis séparée de mon ex-conjoint parce qu'on n'était plus sur la même longueur d'onde, parce qu'il y avait plein de choses qui n'allaient pas, etc. Et j'ai rencontré Val. Et Val, en fait, ça a été... Genre même moi je me suis demandé mais qu'est-ce que je suis en train de foutre ? Genre je suis en train de me dire, donc là en fait, je suis en train de crucher sur un mec que jamais de la vie je me serais dit que j'allais me mettre avec quelqu'un qui n'est pas de la même confession, que si, que ça. Enfin bref, moi je m'en foutais de l'origine. Je m'en fiche d'être avec un Coréen, un Japonais, je sais pas quoi. Moi tant que le match, le feeling il passe en fait. Et mes parents... ils s'en foutent de l'origine aussi tu vois c'est pas, enfin voilà quoi si demain j'avais été avec un renoi ma mère elle aurait eu aucun problème avec ça et mon père aussi, mais là du coup je parle pas de mon père parce qu'il était décédé au moment où j'ai rencontré Val donc je peux pas vous donner son avis mais j'ose espérer que il aurait été ok quand même parce que dans tous les cas je suis la fille à papa et que en vrai de vrai franchement j'ai fait des conneries dans ma vie mais Comment dire ? Genre, c'est pas... Franchement, j'ai fait grave des bêtises. Mais mon père, à chaque fois, genre quand on s'embrouillait, ça gueulait genre 5 minutes et après ça redescendait direct. Genre, c'était toujours, ça pète, mais après si je vais pour lui faire un câlin, il est ok, tu vois. Genre, il va me regarder du coin de l'œil en mode « Ouais, ouais, tu vois ce que je veux dire ? » Mais il va accepter quand même que genre on se pardonne. Il n'y avait jamais des gros clashs qui duraient des semaines et des semaines. Alors que c'est vrai qu'avec ma mère, comme il y a une intensité différente, ma mère, ça pouvait durer des jours, les embrouilles, où on se faisait la gueule. Mais ça, c'est quand j'étais vraiment plus jeune. Donc, pour en revenir à Val, quand je commençais à crucher sur lui, honnêtement, j'étais en train de tomber dans le vide. Et je me disais, mais qu'est-ce que tu es en train de foutre ? Comment est-ce que tu vas faire ? Georges, qu'est-ce que tu es en train de foutre ? Parce que du coup, ça venait vraiment... casser tous mes schémas dans ma tête. Ça venait écraser toutes mes idées. Mais à ce moment de ma vie, j'étais tellement dans un flou sur plein de points. Mais j'étais au clair avec ce que je ne voulais plus, en tout cas en amour. J'ai vraiment trouvé ce que je recherchais chez quelqu'un. J'ai trouvé quelqu'un, donc Val, qui m'aime comme je suis. Même si avant, vraiment, j'étais encore dans beaucoup de travers et beaucoup d'émotions extrêmes. et une très mauvaise gestion de mes émotions. Et aujourd'hui, ce n'est plus le cas, mais il m'a quand même prise comme j'étais. Même si on a eu des petits clashs et tout par rapport à ça, mais je me sentais moi-même. Je me sentais libre. Libre dans le sens, libre d'être soi-même, pas libre de faire ce que je veux. Parce que même avec mon ex-conjoint, en vrai de vrai, je faisais quand même ce que je voulais, tu vois. Même si lui aussi, il avait essayé de me façonner à sa manière, il n'a jamais réussi. Parce que j'ai quand même la tête dure, genre, j'ai vraiment la tête dure. Mais c'est aussi que pourquoi tu veux essayer de me façonner alors que j'ai ma propre personnalité ? Et c'est pour ça aussi qu'à la fin, ça s'est terminé. Parce que je voyais que je ne serais pas la personne qu'il espère que je sois. Et lui, en fait, il ne serait jamais la personne que je visualise vraiment pour moi. Et donc, quand j'ai rencontré Val, ça a été vraiment un coup de cœur. Je me suis dit, genre, je me sens bien avec lui. Je me sens... Genre, je n'ai pas besoin de faire trop. Je n'ai pas besoin de... faire attention à ce que je dis, j'ai pas besoin de tout ça. Donc j'étais déjà dans un truc où, ok, on va voir où ça nous mène. Donc sachant que Val, de base, a zéro croyance religieuse, ni zéro croyance spirituelle. Enfin, il n'est pas du tout axé ce que moi j'étais axé à cette époque. Donc vraiment, je partais de très loin et je me disais, mais jusqu'où on va aller ? pour se rendre compte qu'en fait, on n'est pas fait pour être ensemble. Il y avait quand même une partie de moi qui me disait « Là, tu es en train de disfrutar, donc tu es en train de t'amuser et en fait, tu ne sais pas où tu vas. » Au début, je n'en ai pas du tout parlé à ma mère, mais forcément, une mère, elle a quand même un instinct de ouf. Donc, au bout de deux mois, elle s'est aperçue. Genre, elle s'est aperçue, tu vois. En plus, elle me suit sur les réseaux sociaux. Même si je n'avais jamais montré Val au tout début de la relation. J'ai attendu bien six mois avant de montrer qui il était. Parce que j'avais pas envie qu'on me vole mon début de relation. Alors que mon précédent couple, j'étais un peu visible aussi sur les réseaux sociaux. Et je vois que les gens, ils aiment trop mettre leur grain de sel là où il ne faut pas mettre leur grain de sel. Ils aiment trop poser des questions alors qu'on leur a rien demandé. Donc là, je me suis dit, en fait, je vais protéger mon couple. J'ai pas envie que ce soit une exposition comme avant. où je puisse manger des commentaires de cyber-haters, cyber-muses et compagnie. Donc, je n'ai rien dit pendant six mois, je l'ai caché. Je sais que ça a grave intrigué les gens. Jusqu'à aujourd'hui, je sais qu'il y a plein de questions auxquelles je ne répondrai pas. Parce qu'en fait, tout simplement, ça ne vous concerne pas. Et il faut arrêter d'être trop curieux. S'il y a des choses qu'on ne vous dit pas, c'est parce qu'on a nos raisons et que ça ne vous concerne pas, tout simplement. Et en vrai, on n'est pas potes, guys. Genre je vous partage du contenu, genre je vous aime parce que je vous aime, vous êtes vraiment une communauté que je kiffe parce que parfois quand je vois d'autres communautés, la vérité que je suis très contente d'avoir une communauté comme la mienne, mais on n'est pas amis proches et c'est normal qu'il y a des choses que je ne vous dis pas parce que ça ne vous regarde pas, point final. Donc je me lance dans cette relation. Le premier point où je me dis que ça va être un peu la merde, c'est vraiment le point des croyances. Parce que je me suis dit... Ok, il est suisse d'origine italienne, mais il n'a aucune culture religieuse, catholique, ni quoi que ce soit. Alors qu'en vrai, j'aurais préféré qu'il ait un background, tu vois, parce que voilà, là, je partais avec quelqu'un qui ne croyait même pas en Dieu. Donc vraiment c'était horrible, dans ma tête c'était une dualité permanente qui me faisait extrêmement souffrir. Mais voilà, ça c'est la petite parenthèse. Donc maintenant je réponds à la question de comment ma mère elle a fait pour accepter. Donc comme je vous ai expliqué au début de l'épisode, je ne lui ai pas laissé le choix. A partir du moment où elle a cramé que c'était potentiellement mon copain, parce que c'était mon copain au début avant d'être mon mari, on avait fait un road trip en Belgique. Et on était repassés par Orléans pour faire un coucou à ma mère. Et c'est la première fois qu'elle l'avait rencontrée. Donc, ça faisait deux mois qu'on était ensemble. J'arrive à la maison et ma mère nous a trop bien accueillis. Elle n'était pas du tout bizarre ni rien. Elle a fait plein de plats typiquement marocains. Elle nous a fait un couscous, elle nous a fait le fissa, elle a fait des msemen. Enfin bref, elle s'est trop bien entendue avec lui. Mais au tout début, je l'avais présenté comme un ami. Et ma mère, on ne peut pas lui faire, tu vois. Donc, lui, je lui avais laissé ma chambre en haut. Et moi, je dormais avec ma mère. Et en fait, ma mère, elle m'a dit, ouais, elle m'a fait un truc en rebeu, genre, ouais, tu vas pas me faire croire que c'est ton pote, tu vois. Et donc, moi, j'étais mort de rire. Et je lui dis, ouais, et dans le cas où c'est pas mon pote, il se passe quoi, tu vois. Et donc, en fait, la situation, elle était à moitié stressée, à moitié contente parce qu'elle me voyait de nouveau heureuse. Alors que vraiment, à la fin de mon ancienne relation, c'était très compliqué parce que, ouais, c'était que des embrouilles sur embrouilles, clash sur clash. Et en fait... À chaque fois que je l'appelais, je n'étais pas bien. Et voilà. Bref, c'était un peu compliqué. Et donc là, elle retrouvait sa fille. Genre là, de nouveau, je souriais. Elle aimait bien parce que je prenais plus soin de moi. De nouveau, je mettais des jolies robes, des robes fleuries, des trucs féminins et tout. Alors qu'avant, vraiment, je me laissais couler. Donc voilà, on finit ce week-end-là à Orléans. Parce que voilà, je viens d'Orléans à la base. Et donc, ma mère, avant que je parte, elle me dit « Ouais, tu fais attention à toi, s'il te plaît. Je ne sais pas où tu vas, mais fais attention à toi. » Et bref, je voyais toute son inquiétude parce que c'est normal, en vrai. Je ne l'ai pas mal pris quand elle m'a dit ça. Et après, on est rentrés chez nous parce qu'à ce moment-là, j'avais déjà emménagé avec lui. Et ma mère, elle fluctuait entre « elle est d'accord avec ce que je fais » et « elle n'est pas d'accord avec ce que je fais » . Donc, il y avait quand même des micros. accrochage au début de la relation parce que ma mère, bah voilà, oui, mais qu'est-ce que tu vas faire ? Genre, en gros, c'est quoi votre avenir ? Parce que genre, elle me dit, ok, il est mignon, je l'aime trop et tout, mais en fait, voilà, il n'est pas de notre religion, il est, enfin, voilà, elle s'en foutait qu'il soit suisse, italien, je ne sais pas quoi, mais en vrai, c'était la religion qui lui posait problème. Ce que je peux comprendre, c'est que ma mère, elle est vraiment à fond dedans, ce n'est pas non plus un taliban, mais elle est quand même à fond dedans. Donc, C'était un peu compliqué au début de lui faire comprendre que ça ne la regardait pas. Parce que je lui ai clairement dit qu'en fait, elle ne peut pas juger. Elle ne peut pas juger, ça ne la regarde pas. Et elle me disait, je ne le juge pas parce que j'aime vraiment ses qualités. Elle l'aimait vraiment pour toutes ses qualités. C'est parce que pour elle, c'était quand même un gendre idéal. Même si même mon ex-conjoint, pour elle, c'était quand même un gendre idéal. Mais voilà, elle trouvait chez Val aussi énormément de qualités. Et surtout, elle voyait que j'étais plus apaisée. Donc, elle m'avait clairement dit « je ne te vois pas avec quelqu'un d'autre que lui » . Moi, ça m'avait rassurée quand elle m'avait dit ça. Le temps passe et tout, ça fait quelques mois qu'on est ensemble avec Val. Donc, moi, je lui parle quand même de religion, je lui parle de spiritualité, mais je lui parle plus de spiritualité que de religion, parce que pour moi, la spiritualité, c'est beaucoup plus important que la religion. La religion, ça reste une étiquette, mais la spiritualité, c'est comment tu vis Dieu dans tes cellules. C'est deux choses totalement différentes. Moi, je n'ai pas besoin qu'ils disent « je suis de telle ou telle confession » . À ce moment-là, je n'en avais pas du tout besoin. Voilà, au tout début, on se clashe quand même pas mal parce que la discussion, elle est compliquée. Genre, tu vois, il a des questions par rapport à tout ça, mais en fait, chaque question, je le prenais comme un affront parce que, genre, pour moi, c'était quelque chose qui était inné. Que je crois en telle religion, que je crois en tel truc, pour moi, ça va de soi. J'avais du mal à comprendre que lui ne comprenait pas ce que je comprenne. Et je vous dis bien que ça, c'était avant. Aujourd'hui, j'ai des positionnements totalement différents d'il y a 4 ou 5 ans. Mais ça, comme je vous ai dit, je vous en parlerai dans l'épisode sur la religion et la spiritualité. Là, je reste sur la question de comment je l'ai fait pour le faire accepter. Pendant plusieurs mois, on a énormément de discussions, etc. Plusieurs fois, je me suis demandé si j'avais pris la bonne décision de m'engager dans cette relation tellement j'étais sous pression. À côté de ça, dès la première année, Val m'a directement dit « moi je fais le ramadan avec toi, s'il y a des choses que tu veux plus qu'on achète à consommer, on n'achète plus » . Enfin voilà, en fait, dès le début, il a été hyper proactif alors que je lui ai rien demandé. Donc pour lui, ça allait de soit qu'il consomme plus de porc parce que moi, j'en consomme pas. Déjà, je consomme pas de viande du tout. Donc pour lui, c'était normal en fait de s'aligner avec moi. Ce que je trouve assez cool parce que, en vrai, si je prends le truc dans le sens inverse, si c'est moi qui avais dû m'aligner sur son hygiène de vie à lui, enfin même si son hygiène de vie, elle est totalement correcte, En fait, moi, ça me demandait d'abandonner ma pratique et mes croyances pour sa propre identité à lui. Donc, en fait, c'est lui qui a fait le pas vers moi et vraiment, je le remercie du fond du cœur. Donc, jusqu'à aujourd'hui, en vrai, il a fait énormément de pas vers moi. Donc, je ne vais pas vous donner de détails. Je sais qu'il y en a plein qui veulent savoir qui, qui, qui, qui, je ne sais pas quoi. Mais en fait, je ne vous dirai rien du tout. Mais pour la question que j'avais reçue en anonyme hyper provoque. Oui, Val est circoncis. Voilà, tout le monde est au courant que Val est circoncis depuis qu'il est enfant. Donc, ça ne vient pas de la religion, ça vient de sa mère. Donc, ce n'était pas ma décision. Mais c'était une bonne surprise quand j'ai vu l'engin. Je me suis dit, mais il m'a dit, si jamais je ne suis pas juif, même si je suis circoncis. Donc, voilà pour la petite anecdote. Je pense aussi que ce côté-là où il a été hyper proactif dans mon sens a énormément rassuré ma mère. parce qu'elle est quand même venue plusieurs fois pendant le ramadan justement avec nous et voilà elle l'a vu comme il était pour elle elle le considère vraiment comme son fils il n'y a aucun problème et le moment où elle a été le plus heureuse c'est quand Val lui a demandé sa main, ma main, sa main il lui a dit enfin bref il lui a dit qu'il voulait se marier avec moi et là elle était trop heureuse parce que pour elle ça lui ça la travaillait dans sa tête de se dire bon bah ils sont ensemble ils habitent ensemble mais ils sont pas mariés. Genre elle croyait que je faisais des gangbangs tous les soirs avec lui alors que j'étais pas mariée. Alors qu'elle sait pas que moi je suis une sainte nitouche. Genre elle sait pas que... Bref, ça vous regarde pas. Mais vous voyez ce que je veux dire, fin, je suis pas non plus une bad bitch au point de pas respecter... voilà quoi. Mais en tout cas, elle était trop contente parce qu'elle s'est dit « Oh ma fille elle va être dans les règles, kikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikikik « Oh, ma fille, elle va être dans les règles ! » Si ça pouvait la rassurer, tant mieux. Et moi, j'étais trop contente parce que it was meant to be, tu vois. Donc voilà. En bref, les choses, elles sont rentrées dans l'ordre. Aujourd'hui, on a énormément de discussions autour de la spiritualité, autour de Dieu. Genre, vraiment, je suis trop contente parce que moi-même, j'ai évolué par rapport à tout ça. Et honnêtement, mais vas-y, je vous ferai l'épisode après sur la religion, mais je pense que Val est venu sur ma route pour justement me déconditionner d'énormément de choses. Depuis quatre ans, je vis une déconstruction. identité entre guillemets que je me suis créée et je me rapproche de plus en plus de qui je suis vraiment et ça en fait j'aurais jamais pu le vivre avec quelqu'un d'autre pas avec quelqu'un d'autre mais en tout cas dans mon précédent mariage c'était pas du tout quelque chose que j'aurais pu vivre parce que j'étais quand même bloquée dans une certaine matrice si je puis dire et en fait je pouvais pas voir au delà en fait j'avais l'impression que si j'essayais de voir au delà je faisais quelque chose de mal alors que aujourd'hui, bon, il y a encore 4-5 ans, quand j'essayais de voir au-delà, j'avais toujours l'impression de faire quelque chose de mal, mais aujourd'hui, mes doutes et mes questions, je les accueille à bras ouverts. Je me dis, à chaque fois que j'ai un doute ou un questionnement, ça m'aide à évoluer encore plus. Et donc, c'est pour ça que je remercie Dieu de m'avoir mis Val sur ma route parce que ça a été un élément déclencheur dans mon évolution spirituelle. Aussi bizarre que ça puisse paraître, parce que lui, il partait avec un background 0 voire moins 1000. Donc vraiment, je suis très reconnaissante de tout ça. Moi, perso, je n'ai pas besoin qu'il se fixe une étiquette, même si à des moments, on a eu certaines discussions autour de la religion. Moi, je lui ai dit, clairement, je n'ai pas besoin, ni que tu fasses de coming out, ni que tu te proclames je ne sais pas quoi, ni que tu colles une étiquette sur ton front. C'est quelque chose qui t'appartient à toi et toi-même. Tu n'as pas besoin de lui donner un nom. T'as pas besoin de lui donner une forme, t'as juste besoin de le vivre à l'intérieur de toi. Et voilà, et donc du coup je suis trop contente. J'espère que ça aura répondu à beaucoup de questionnements que vous avez autour de ça. Ce n'est que mon cheminement à moi, avec mon propre caractère si je puis dire. Je pense que dans certaines familles c'est difficile de se faire entendre, mais en vrai de vrai les gars vous avez qu'une vie, enfin on a qu'une vie ici maintenant, ok ? On a qu'une vie donc... N'ayez pas peur de vous affirmer. En fait, ce n'est pas parce que vos parents vous ont porté et vous ont éduqué et ci et ça que vous ne pouvez pas voler vos propres ailes. En fait, vous n'êtes pas là pour vivre par procuration. Genre, au bout d'un moment, ok, on dit oui, il faut le respect des parents. Tu peux très bien respecter tes parents et faire ce que toi tu as envie, tu vois. Donc moi j'en ai trop marre d'entendre des familles qui sont encore dans des carcans. J'en ai trop marre. J'en avais marre déjà à l'époque quand j'avais des copines. Leurs parents, ils ne les laissaient pas sortir. Genre on ne pouvait pas aller à un anniversaire en après-midi. Genre elles ne pouvaient pas mettre du mascara. Elles ne pouvaient pas... Et je trouve ça horrible. Genre en fait les parents ils se prennent pour qui ? Moi je m'en bats les steaks les gars. Quand ma mère, j'ai fait des sourcils à l'époque quand j'étais ado et que j'avais pris la pince à épiler pour m'épiler les sourcils, c'était un petit trait vraiment horrible. Je me suis fait défoncer, mais j'ai recommencé quand même. Genre, je ne sais pas, ce n'est pas une fois 60 ans, 70 ans que vous allez vous dire, merde, j'aurais dû me faire entendre à ce moment-là de ma vie, 19h19. J'aurais dû peut-être me statuer. Non, après, c'est trop tard. Donc c'est maintenant. Et pour les personnes qui disent « oui, mais ma famille, elle va me renier » , je vous promets qu'elle ne va pas vous renier. Moi, ma mère, le nombre de fois où elle m'a dit « ouais, si tu fais ça, je te mets du piment sur les lèvres, ouais, si tu fais ça, tatatita » , j'ai toujours fait. J'ai fait, j'ai fait, j'ai fait. Et au bout d'un moment, elle a accepté. Donc mettez-les devant le fait accompli. Ne les laissez pas vous dire ce que vous devez faire. Et là, je ne parle pas à des gosses de 13 ans. Là, je parle vraiment aux adultes. Il y en a, ils ont encore 25 ans, ils sont encore dans cette configuration. Donc faites-vous entendre, c'est votre vie. Voilà, donc à toutes les personnes qui m'ont envoyé leurs questions, oui, je suis avec un white, mais du coup, je ne sais pas s'ils vont accepter. Oui, je suis avec un portugais. Oui, je suis avec un titin, titin. Eh bien, faites, voilà, faites. Dis, ok, maman, j'ai cruché sur un white. Maintenant, on fait quoi ? On fait quoi ? Parce que maintenant, moi, je suis heureuse avec ce white. Et qu'est-ce qui va se passer ? Tu vas me renier ? T'es sûre que tu vas renier ta fille ? Elle va jamais le faire ta mère. Elle voudra juste que tu sois heureuse. En fait, au début, c'est normal que vos parents, ils vont paniquer. Parce qu'il y a aussi le regard des autres. Mais qu'est-ce qu'elle va dire à un tel ? Mais si, et ça ? Et voilà, c'est normal. Faut se dire qu'eux aussi, ils ont vécu à une époque où il y a des choses, entre guillemets, qui ne se faisaient pas. Mais aujourd'hui, on est à une nouvelle ère. Il y a plein de couples mixtes. Genre... Bassem là, Bassem69200 il m'aurait défoncé pour ceux qui connaissent pas Bassem c'est vraiment je vais même pas dire ça sert à rien que vous le connaissiez mais voilà s'il m'entendait parler de mixité il m'aurait insulté de tana mais voilà moi je dirais pas que je suis fervente défenseuse de la mixité ou je sais pas quoi que j'encourage les gens à diluer leur ADN et tout, non parce que quand même je suis contente aussi que certaines personnes elles perpétuent perpétuent certaines origines, certaines beautés, tu vois, genre les amérindiens, c'est cool que ça se perpétue. Tu vois ? Alors que si on se mélangeait tous, on perd un peu cet héritage, tu vois ce que je veux dire ? Donc, je ne suis pas là non plus à prôner la mixité. Mais, si par exemple, ça te tombe dessus, que tu ne sais plus quoi faire, que vraiment tu as crochet et que c'est au-delà de toi et que ça explose dans ton cœur, franchement... Faits ! genre fait je sais pas et une discussion d'adulte dis toi que vraiment demain si tu meurs qu'est ce que tu aurais fait voilà mais toi toujours dans la situation où ok demain si je meurs quelle décision est ce que je prendrai aujourd'hui mais autre point aussi que je voulais dire c'est que personnellement je pense aussi que ça a fonctionné avec val parce que je vous ai expliqué que il a été proactif dans la relation il a fait un pas vers moi c'est à dire que pour lui le ramadan c'était une évidence qu'il m'accompagne tous les ans faire le ramadan, que c'était une évidence qu'il y a certains trucs dans notre alimentation qui vont changer. C'était évident pour lui. Ensuite, on a souvent parlé des enfants. Même si avant, j'en voulais pas du tout. Voilà, on a quand même souvent parlé, ok, si demain on a des enfants, quelle éducation on va leur donner ? Et pour moi, c'était impératif que la notion de Dieu soit abordée avec mes enfants. C'était quelque chose d'obligatoire. Et même au moment où lui, il n'était pas encore familier avec ça, il m'a dit « Moi, je te fais totale confiance parce que je vois comment tu vis tes croyances et c'est quelque chose qui… Je suis OK avec ça » . Et c'est aussi qu'il a vu ma mère comme elle est et il a vu… Enfin voilà, il aime trop ma mère aussi et il a dit « J'aurais pas peur en fait de laisser par exemple nos enfants à ta mère si on doit… » Enfin voilà, il n'a pas peur de ça. Donc voilà, avec vos crushs white… donc on va les appeler les crushs white, ayez des discussions profondes. Pas genre juste... En fait, ok, t'as crushé sur lui, c'est cool, mais il faut avoir des discussions poussées. Avec Val, on a vraiment des discussions poussées. Parce que je mets ce genre de discussion sur le tapis, parce que pour moi, c'est important. J'ai besoin, j'avais besoin de me projeter. Surtout que c'est moi, en fait, qui paniquais dans l'histoire. Lui, pour lui, il s'en battait les steaks. Il disait, ok, t'es musulmane. Je ne pensais pas un jour que j'allais finir avec une musulmane, mais it's fine. Il n'y avait pas d'enjeu pour lui. Alors que pour moi, dans ma tête, c'était ok, mais si on n'a pas la même confession, si on a des enfants, comment c'est ? Alors que directement, quand on a eu ces discussions, franchement, on les a eues plus d'une dizaine de fois, la réponse était toujours la même. C'était, tu leur donneras l'éducation qui te semble juste. Si tu as envie de parler de Dieu de cette manière, tu le feras. Il m'a dit, pour moi, c'est important que oui... Ils aient une hygiène spirituelle, entre guillemets, c'est normal. Donc moi, ça m'avait grave rassurée. Et donc, en plus que step by step, ils s'ouvrent de plus en plus, jusqu'à qu'on puisse clairement échanger avec ça et avoir aussi des points similaires, pour moi, c'était tout bénef. Un autre conseil, si vos crushs, ils ne sont pas du tout dans votre confession, ne leur mettez pas du tout la pression parce qu'il n'y a rien de pire. Personnellement, il n'y a rien eu de plus contre-productif que de... de lui en parler tout le temps. Genre, ça a été tellement contre-productif et ça a été des embrouilles sur embrouilles à cause du fait que, toujours, je ramenais ça sur le tapis. Alors que, quand j'ai lâché l'affaire, genre, j'ai arrêté de lui poser des questions, j'ai arrêté de... Ouais, arrêté de le mettre dans des situations, ben, en fait, c'est lui, de lui-même, qui est venu vers moi en me posant des questions. Et voilà, la discussion, elle était de plus en plus posée. C'était vraiment deux adultes qui discutaient. Et j'acceptais aussi... parce qu'au début c'était très inconfortable qu'il me pose des questions qui allaient me déstabiliser moi-même vis-à-vis de mes propres croyances parce que quand t'as quelqu'un qui n'a pas grandi avec la même confession que toi bah en fait lui il y a plein de mécanismes qu'il comprend pas parce que lui il est très logique dans sa tête et du coup le fait qu'il me pose des questions ultra logiques et que moi j'ai aucune réponse tangible à lui donner à part oui bah c'est comme ça parce que on nous a dit que c'était comme ça En fait, toi aussi, tu te remets en question et tu dis « Attends, là, je suis vraiment en train de lui répondre une réponse de gogole. » Et donc, toi, ça te pousse aussi à creuser encore plus. « Ok, on m'a appris ça, mais en fait, c'est quoi le fond réel de cette histoire ? » En tout cas, s'il y a bien une chose que je remarque chez les femmes en général aujourd'hui, en tout cas toutes celles qui m'ont écrit en me disant « Oui, alors je suis tombée amoureuse d'un quelqu'un, c'est un Français, c'est un ci, c'est un ça. » Le point commun de toutes ces femmes, c'est que... On en a toute marre du machisme maghrébin. Et là, je parle vraiment des Maghrébins de France. Il y a vraiment un truc dans leur comportement. Je parle en généralité. Je sais très bien qu'il y a des exceptions, il faut les trouver. Mais je sais qu'ils ont vraiment une identité de fils à maman. Tu vois, il y a vraiment un truc qui est fort, culturel ou j'en sais rien. Mais ils sont fidèles à cette identité que moi, personnellement, je ne peux plus me blairer. Et je comprends... que beaucoup de femmes s'en détournent. Je comprends qu'en fait, au bout du bout, t'es plus tentée par un white parce qu'un white, il n'a pas de problème à te dire je t'aime. Il n'a pas de problème à te dire que t'es belle. Il n'a pas de problème à te pousser vers le haut. Il n'a pas de problème à... Voilà, tous ces trucs de pudeur de notre culture, là, des rebeux de notre culture, en fait, ça, les white, ils n'ont pas. Tu vois, c'est des hommes qui vont être capables de t'exprimer ce qu'ils ressentent pour toi. avec des mots. Donc moi je préfère ma relation actuelle parce qu'il y a une communication qui est beaucoup plus fluide, beaucoup plus ouverte, moins pudique. Et pour moi c'est ultra important. Et pourquoi je dis que c'est important ? Parce que la personne avec qui tu vas te marier, tu vas aussi avoir des relations intimes. Donc si déjà c'est compliqué de mettre des mots sur les choses, en fait tu vas faire comment quand tu vas à Ken ? Genre... Tu vas dire quoi comme mot ? Genre, ça veut dire que quand tu vas vouloir envoyer des messages un peu moins 18, ton mec, il va te rembarrer en disant « Ah, c'est pas bien ! C'est haram ! » Tu vois ce que je veux dire ou pas ? Genre, il y a plein de questionnements à avoir autour de ça. Vraiment. Et là, c'est une petite parenthèse sortie de la bulle. Mais moi, là, je parle vraiment de beaucoup de femmes. Je sais que c'est ce qu'elles vivent, tu vois. Je trouve que... Si t'as pas un caractère et une personnalité bien trempées, c'est difficile de se mettre avec un homme de ce type-là. Parce que c'est toi qui vas devoir faire tout le taf de casser les codes et de casser les tabous. Et je sais que moi, j'avais quand même ce rôle de casser les tabous et casser les codes. Et en fait, au bout d'un moment, c'est un peu chiant. Donc c'est cool quand t'es avec quelqu'un avec qui l'échange est fluide. Et c'est d'adulte à adulte. Et il n'y a pas de pudeur mal placée, en fait. Parce que pour moi, quand tu es en couple, tu ne dois pas avoir de pudeur sur les sujets de la vie. C'est des choses qui sont totalement naturelles. Donc je comprends qu'il y ait un certain déclin envers notre communauté masculine maghrébine de France. Ça se comprend. Mais vraiment, je précise de France parce que dans les autres pays, ça n'a absolument rien à voir. C'est vraiment propre à chez nous, ici. Voilà, je ferme la parenthèse. L'épisode, il devait durer 15 minutes. Voilà. Mais en tout cas, j'ai répondu à la question. Ne vous prenez pas la tête. Essayez de prendre énormément de recul. Essayez de comprendre et d'accepter que vos parents ne soient pas d'accord avec vous. Mais acceptez aussi de les décevoir. Acceptez que vous allez peut-être avoir des clashs avec eux. Parce que je connais des personnes qui sont incapables de se mettre à dos leurs parents plus de deux jours. Mais les gars, c'est la vie en fait. C'est la vie. Enfin, il faut comprendre qu'au bout d'un moment, il va y avoir un choc des générations, il va y avoir des clashs. Mais toi, reste fixe sur ce que tu veux vraiment. Reste fixe sur ce que tu penses être aligné avec ton cœur et ta raison, tu vois. Il faut que ce soit aussi quelque chose, un choix raisonnable. Il ne faut pas que ce soit un choix de « Vas-y, fuck off tout le monde, je vais avec mon white, on finit alcoolique et on sort tous les week-ends en boîte. » Tu vois ce que je veux dire ? Là, c'est... pas la même configuration. Je ne suis pas en train de dire open bar, je ne sais pas quoi. Là, ça dépend. Ta question, c'est est-ce que tu veux te tourner vers un européen white pour avoir plus de liberté de déchéance ou est-ce que tu veux te mettre avec cette personne-là parce que vraiment, ton cœur, il s'est ouvert à cette personne. Les qualités de cette personne, elles te font chavirer et voilà, réfléchis. Ça, il n'y a que toi qui as la réponse. Donc, moi, je ne suis pas là pour vous donner une procédure à suivre. Genre, ma mère, c'est ma mère. Ta mère, c'est ta mère. Et mon père, c'est mon père. Et ton père, c'est ton père. Et voilà. Et mon caractère, c'est mon caractère. Et le tien, c'est le tien. On ne peut pas tout calquer. Tu ne peux pas calquer ma vie sur la tienne et inversement. Mais je tiens quand même à vous raconter comment ça s'est passé pour moi. Parce que c'est vraiment une question qui revient souvent. Même quand j'avais mis les questions en anonyme, c'est toujours ça qui revient. Ouais, comment t'as réussi à faire accepter Val alors que c'est un blanc ? Ouais, nanani, nanana, alors que nanana. Est-ce que Val, il est musulman ? Est-ce que tatitata ? Est-ce que... Voilà. Donc là, j'ai répondu à cette question. Vous n'avez pas besoin de connaître son étiquette. On s'en bat les steaks. Moi, tout ce qui m'importe, c'est qu'il me respecte, que ce soit quelqu'un de droit, que ce soit quelqu'un qui me tire vers le haut, que ce soit quelqu'un qui me push, que ce soit quelqu'un qui croit en moi, que ce soit quelqu'un que je visualise comme le père de mes enfants. quelqu'un de solide, quelqu'un que je sais qu'il sera impliqué et investi. Pour moi, c'est ce qui compte. Parce que là, rester bloqué sur des étiquettes, il faut que ce soit un muslim de naissance, il faut qu'il soit marocain ou algérien. Et vas-y, et que tu te mets avec lui, et qu'il finit au bar du quartier à boire du café avec ses potes tous les jours, mais que tu te dis, elhamdoulilah, c'est quand même un musulman de naissance. Simer, moi perso, c'est pas ma life, ça m'intéresse pas du tout. Donc, ciao, bye bye. Voilà, c'était tout pour aujourd'hui. Je vous souhaite une bonne soirée. Je vais vous poster maintenant l'épisode puisque j'ai parlé en continu. Merci beaucoup pour l'accueil que vous avez réservé à la série sur Vipassana. Je suis trop contente. Donc voilà, merci pour vos retours. N'hésitez pas, mes DM sont ouverts. Ne m'envoyez pas des vocaux de 5 minutes comme je vous ai déjà expliqué. Envoyez-moi juste un petit message pour me dire est-ce que ça a résonné avec vous ? Est-ce que ça vous a aidé ? Est-ce que voilà, vous n'êtes pas d'accord ? Si, ça, ça. Et voilà. Bref, je vous souhaite une belle soirée et je vous dis à très bientôt !