- Speaker #0
Ciao a tutti, ciao a tutte, je suis Linda Bédine, je suis prof certifiée de danse de 5 rythmes et aujourd'hui je vais vous parler de cette pratique magnifique, très importante pour se reconnecter à son corps.
- Speaker #1
Bienvenue Linda !
- Speaker #0
Salut, ciao, ciao a tutti !
- Speaker #1
Merci d'avoir répondu présente pour cette invitation.
- Speaker #0
Merci à vous et merci à toi pour cette occasion spéciale pour moi de parler de cette pratique que j'aime beaucoup.
- Speaker #1
Alors justement, c'est quoi la danse des cinq rythmes ?
- Speaker #0
Alors avant tout, pour faire le plus simple possible, les cinq rythmes c'est une technique, c'est une méthode de méditation en mouvement. Donc le but c'est d'arriver dans l'état méditatif et on le fait en bougeant. Ça fait partie de cette courante qui a été un petit peu commencée dans les années 70 en Amérique. Donc la créatrice, c'est une Américaine, Gabrielle Roth. Et à la base, elle était danseuse. Après, elle a eu des problèmes de genoux, donc elle a arrêté. Mais la danse, l'appeler, était encore là, très présente. Et elle a eu des possibilités de danser avec des personnes âgées, des personnes avec des problèmes physiques. elle s'est rendue compte que la danse avait ce... pouvoir de, entre guillemets, guérison. Et une guérison qui est plutôt une guérison, on va dire, spirituelle, énergétique. Donc, à partir de là, elle a commencé à développer sa spécificité. Donc, elle s'est rendue compte qu'il y avait des rythmes différents qui pouvaient éveiller le corps. Et donc, elle a créé sa pratique spécifique qui s'appelle « Danse des cinq rythmes » parce que on va traverser cinq rythmes différents. L'enchaînement de ces cinq rythmes, on l'appelle une vague. Donc vraiment une vague de mouvements. Le premier rythme s'appelle le fluide, flow. Comme on n'est pas de cas. Ça tombe bien. Le deuxième rythme s'appelle le staccato. Troisième rythme, le chaos. Quatrième rythme, le lyrique. Cinquième rythme, l'acquietude. On commence par le flow, et cette vague, elle a vraiment ce développement, on va dire, un commencement, un milieu et une fin. La fin, c'est la partie pour nous la plus importante, parce que c'est cet état de méditation qu'on va rechercher. Donc c'est vraiment cette prière. Gabriel parlait vraiment pour nous d'un C, c'est prier, c'est se connecter au plus vaste. Le but, c'est d'arriver au stillness, à l'acquietude, dans cet état de méditation. Ça peut être une méditation statique, mais avant, on va faire toutes les passages. Des démissions. Donc, on commence avec le fluid, le flow, où c'est vraiment le réveil du corps. On peut l'associer aussi, le flow, à l'énergie du ying. Ying, en sachant qu'on peut aussi l'appeler l'énergie féminine, au sens large, donc l'énergie qu'aiment les hommes. et c'est cette énergie de se connecter aux sensations. Donc on commence petit à petit à éveiller le corps. Si tu veux une possibilité pour comprendre mieux le flow, c'est un peu comme le matin au réveil. Donc quand on ouvre les yeux, on commence à mettre en mouvement notre corps, on commence déjà à ressentir comment je me sens, est-ce que comment vont mes jambes, mon dos, donc c'est vraiment l'écoute du corps. Chaque rythme est lié aussi à une partie du corps. La partie liée au flow, au fluide, c'est les pieds, parce que c'est vraiment l'ancrage. Chaque rythme, il y a aussi un élément, et l'élément du flow, c'est la terre. Encore une fois, parce qu'on va rechercher nos racines. Et le ressenti le plus important, c'est vraiment le ressenti de la peau. Comment je me sens ? De quoi j'ai besoin ? De quoi j'ai envie ? Et nous, on va déjà commencer à mettre en mouvement le corps, donc à l'éveiller. C'est pour ça aussi qu'on peut parler d'un échauffement sur le premier rythme. On y va doucement et on commence déjà à se connecter à un autre niveau d'énergie. Parce que dans la danse de cinq rythmes, il n'y a pas de pas, il n'y a pas de chorégraphie. Chacun fait libre.
- Speaker #1
Et même si on ne sait pas danser, c'est ouvert à tout le monde.
- Speaker #0
À tout le monde, à tout âge. Et encore une fois, on peut le faire debout, on peut le faire assis, on peut le faire coucher au sol. C'est pour ça que le premier rythme commence déjà à dire... Comment je me sens aujourd'hui ? Est-ce que peut-être j'ai des douleurs ou des raideurs ? Est-ce que peut-être je ne peux pas bouger ce bras-là parce que j'ai mal ? Est-ce que peut-être je ne me sens pas super bien ? Donc je vais doser mon énergie. Le premier rythme a cette notion de je m'écoute et je manque à moi. En particulier, en plus, le fluide est lié à l'inspiration. Je vais inspirer parce que je vais m'énourrir par l'oxygène. Avec ça, je vais faire entrer cet oxygène. et à partir de là, je décide de... Deux bougements encore. Les mouvements que nous on invite dans le flow, c'est des mouvements qui vont dans la rondeur. Donc c'est un peu rondeur, délicatesse.
- Speaker #1
Rondeur aussi.
- Speaker #0
Voilà, ces mouvements de bercement, on va dire comme vraiment c'est lié à la mer, tout ce qui est bercer, se caliner, je peux m'émasser, pour ce qu'on étince encore d'une façon gentille. Et surtout, j'accueille ce qui est là aujourd'hui, en ce moment, pour moi. La vague continue avec le deuxième rythme. Le deuxième rythme s'appelle le staccato. Déjà, comme dit le mot staccato, c'est un nom qui dérive du tempo de la musique. Staccato, c'est un rythme saccadé, beaucoup plus dans la clarté et dans la décision. Rhythmé. Voilà, parfait. On passe de l'inspiration qu'on a eue avec le flow Dans les sakatos, c'est l'expiration. Et à ce moment-là, dans le fluide, j'étais plutôt in, donc à l'intérieur de moi. Dans les sakatos, je vais vers l'extérieur. Donc, c'est le rythme qui est lié à l'énergie yang, donc l'énergie masculine. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est plutôt si le flow était un rapport que j'ai avec moi-même. Dans les sakatos, c'est le rapport que j'ai avec l'autre. Donc, c'est cette direction et cette clarté. Et on commence. à donner un peu plus d'intention aux articulations. Donc, je vais plutôt aller les poignets, les coudes, les épaules, le cou et donner des mouvements qui sont plus dans la clarté. Et pourquoi ? Parce que le staccato, c'est le rythme qui me permet de dire oui, non, je veux, je ne veux pas. Donc, nous, on a eu l'intention qui est venue du flow. Donc, par exemple, je ne sais pas, ce matin, j'ai envie d'aller... boire un cappuccino. Tu vois, donc... Et ça, c'est l'envie. Après, c'est le staccato qui décide, bien, je prends ma voiture, je vais au bar, je commande un cappuccino, je prends avec ou sans sucre. En fait, le staccato, c'est l'action. Donc, à partir de l'intention du flou, donc, voilà, on y va. Et c'est donc, avec le mouvement, la partie du corps liée au staccato, c'est le bassin. On va dire bassin et buste jusqu'au cœur parce que c'est là qu'on met un mouvement. la marque, voilà, et c'est vraiment sa part du hanche, ce type de mouvement. Donc, on va chercher des mouvements qui sont plus de la clarté. On peut aussi l'associer, c'est un rythme qui est associé à la leadership, à la clarté dans la vision, direction, focus, c'est vraiment toutes ces caractéristiques. Et donc, nous, on les danse. Après, la vague monte encore, encore, voilà, dans son maximum. Donc, ça, c'est vraiment… le maximum de l'intensité, troisième rythme, le chaos. Alors, comme dit le mot, chaos, c'est le chaos, c'est le bordel total, en fait, c'est in, out, et donc la respiration, parce que c'est toujours lié à la respiration, la respiration devient chaotique. Alors, le mouvement, donc, devient complètement décomposé. Alors, la première, en fait, instruction qu'on peut donner, c'est de lâcher prise, C'est vraiment le mouvement de la lâcher prise. Souvent, c'est plutôt moche à voir. Ce n'est pas du tout une danse qu'on fait pour être jolie, ou qu'on fait quand on est avec... Pour plaire. Absolument. Alors là, plus on est moche, moi, à chaque fois que je dis que tu es moche, plus ça marche. Et en particulier, le chaos est lié à la partie du corps, que c'est la tête. Et donc, l'idée, c'est vraiment de lâcher prise sur la tête, le cou. Et souvent, je conseille, je veux te voir, tu dois te décoiffer. Parce que si tu as bien décoiffé, ça veut dire que tu as bougé ta tête. Si à la fin de la vague, tu as encore tout bien tes cheveux, ça veut dire que tu n'as pas fait le bon exercice. Pourquoi la tête ? Parce que la tête, c'est un peu notre tour de contrôle. C'est où on met les jugements, où on met notre... Voilà, il faut faire ça, il faut faire comme ça. Les jugements intérieurs.
- Speaker #1
Les angoisses. Le mental.
- Speaker #0
Complètement. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On lâche la tête, on la secoue bien. Souvent, Gabriel disait, mettez votre tête sous vos pieds. Donc tu vois l'image, tu prends ta tête et tu la mets sur les pieds, et bien tu écrases bien aussi. Donc le chaos c'est vraiment tout donner, tout libérer. Donc tu bascules droite-gauche, droite-gauche aussi, et le mouvement c'est les shakes. Et là on est en puissance maximale, on va dire, là on va tout donner. On n'a pas parlé dans les vagues, en fait la musique ça peut être de tous les types.
- Speaker #1
On va en parler tout à l'heure, juste pour ne pas perdre le fil. Oui absolument, tu as raison,
- Speaker #0
merci. Donc, la vague après le chaos, où on a eu cette explosion de tout et rien, en fait, c'est vraiment la totale dans le chaos, tout ce qui a été fait. qui est là pour toi. Souvent, moi, j'ai dit aussi mettez tous vos stress, le bordel dans votre vie, la merde, en fait, la mettre là et le chaos, il y a l'élément eau. Et pourquoi Gabrielle a choisi l'eau ? Parce qu'il y a cette idée de nettoyage. En fait, comme l'eau, on arrive à tout faire circuler et nettoyer. Donc, le plus, on nettoie et aussi l'idée, cette idée de tout déposer, lâcher prise. au sol, à la terre, parce que la terre, après, sait comment transformer et changer cette énergie. Donc, on était arrivé au maximum, donc la vague commence à descendre. Quatrième rythme, le lyrique, lyrical. Et en fait, le lyrique est le rythme le plus mystérieux de la vague, parce qu'il vient après le chaos. Et en fait, après le chaos, on ne sait pas ce qu'il y a. Parfois, Gabriel utilisait aussi la métaphore, donc on allait Merci. fluide, c'est le ying, le yang, les staccato. Le chaos, c'est le bordel. Donc, c'est en fait la rencontre ying et yang. Et qu'est-ce qu'il y a ? Le lyrique, c'est la création. Donc, on ne sait pas.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui ressort de ce chaos ?
- Speaker #0
Voilà. Et en fait, c'est une surprise à chaque fois. Parce qu'un jour, tu peux être hyper contente et tu sautes de joie et ta danse est légère et sympathique. Parfois, il y a des larmes. Parfois, d'un coup, tu as des souvenirs, des mémoires. D'un coup, tu repenses que le matin, tu as mal parlé avec ta mère ou que tu t'es engueulé avec ton chat. En fait, dans l'héritage, on ne sait pas. Parce qu'on a tellement ouvert le corps. En fait, avec les trois premiers rythmes, on a tout ouvert, rendu disponible. On a lâché beaucoup de, moi je dis de merde, des choses qui nous collaient de mauvaise. Oui. On les a tous lâchés, c'est ça en fait, le mouvement, mettre en mouvement. Et dans le lyrique, à un moment, tu te dis « waouh, qu'est-ce qui est là pour moi aujourd'hui ? »
- Speaker #1
Et c'est le corps qui décide de réagir selon son besoin du moment.
- Speaker #0
Voilà, c'est toi déjà, après, c'est une pratique qu'on fait en groupe. Donc c'est aussi l'énergie du groupe. C'est peut-être la musique, parfois il y a des musiques qui collent bien avec toi, parfois il y a des musiques que tu n'aimes pas, donc ça fait bizarre. Mais en fait, c'est la surprise. C'est... Une autre métaphore que tu peux utiliser pour expliquer un peu les rythmes, c'est le matin je me réveille et j'ai envie d'un gâteau au chocolat. Le staccato c'est, ok, quels ingrédients, j'ai besoin de 100 grammes de farine, 100 grammes de cacao, ok, donc c'est lui qui fait, qui prend les quantités, le timing. Le cacao c'est quoi ? tout le mélange, c'est ta recette. C'est le bordel dans la cuisse. D'un coup, tu te dis, tiens, il y a de la menthe, tiens, je l'ajoute. Non, ça, c'est un peu, d'un coup, c'est l'esprit, le chaos, n'importe quoi, tu prends ça, tiens, on va essayer. Donc, c'est vraiment... Et les lyriques, c'est tu mets au four, et après, tu vois qu'est-ce qu'il y a.
- Speaker #1
Est-ce que ça monte, est-ce que ça monte pas ?
- Speaker #0
Peut-être tu as brûlé ton gâteau, peut-être il est bon, peut-être il n'a pas... Et dans... ce rythme, c'est pour ça que Gabriel disait, il est mystérieux, c'est le plus grand mystère parce qu'il change et c'est aussi le rythme lié à la créativité. Donc c'est vraiment la création. C'est le rythme qui t'inspire, on va dire. C'est le moment où souvent, moi ce que j'aime beaucoup du lyrique, c'est que d'un coup tu peux jouer. Jouer dans les sens, jouer comme un enfant ou jouer un personnage ou une histoire. En fait, c'est tu changes de forme. C'est à ce moment-là où c'est ta création. D'un coup, tu te sens une danseuse étoile, ou tu te sens une danseuse du flamenco, ou tu te sens un mec qui se promène en Grèce. Je ne sais pas. D'un coup, c'est assez extraordinaire.
- Speaker #1
Tu te lâches.
- Speaker #0
Voilà, c'est un peu te...
- Speaker #1
Tu te lâches et tu acceptes de recevoir ce qui vient à toi aussi. Ici, on n'est toujours pas dans le mental. On reste dans une méditation en mouvement.
- Speaker #0
Voilà, ça, c'est en fait notre but. Après, est-ce qu'on y arrive plus ? On essaie. On fait de notre mieux. La vague arrive à la fin, donc comme on avait ouvert, on arrive à la fin, c'est la quiétude, stillness. Et là, c'est ce moment où on a en fait tout bougé, toute notre énergie, on s'est nettoyé, on a créé et on a vu ce qu'il y avait. Enfin, on arrive à cette, alors il peut y avoir de la paix, il peut y avoir aussi, encore une fois, des émotions qui sont là, mais il y a quand même un silence qui s'installe. en toi.
- Speaker #1
Intérieur.
- Speaker #0
Oui. Et à ces moments-là, en fait, le stillness, donc c'est vraiment, les mouvements vont être beaucoup plus dans le ralenti. On peut rester aussi juste assise ou allongée si tu veux rester statique. Mais pour nous, c'est plutôt un mouvement qui va un peu rassembler un peu au tai chi. Gabrielle disait, à ces moments-là, en fait, c'est pas ton corps qui danse, mais tu danses avec l'espace. Donc, ton corps est ralenti. Et tu vas ressentir en fait tout ce qui est là autour. Parfois, j'aide aussi dans la visualisation. C'est un peu comme si tes cellules sont en train de danser et tu as créé cet espace. Et c'est aussi le moment où tu te connectes avec quelque chose de plus vaste. Alors, est-ce que toi tu crois ? Ça peut être ta connexion au divin, ça peut être ta connexion à ton moi intérieur, ça peut être vraiment ta prière tout simplement ou ton silence intérieur. Après, si tu as une pratique de méditation, ça peut être vraiment juste en position de... de plein de conscience.
- Speaker #1
Donc finalement, c'est vraiment aussi une pratique spirituelle.
- Speaker #0
Alors oui, oui. Gabrielle disait qu'en fait, notre prière, c'est une prière que nous, on danse, au lieu d'être asthiques. Donc nous, on la danse. Et moi, ce que je me viens, elle parlait toujours « sweat your prayer » . Plus tu transpires, plus tu pries. Ça veut dire plus tu te rapproches, tu te connectes. Et alors, encore une fois, pourquoi transpirer ? Parce qu'il y a quand même quelque chose qui est dans la physiologie. Tu transpires, donc tu sors des toxines, tout simplement.
- Speaker #1
Tu te nettoies.
- Speaker #0
Voilà, donc il y a quelque chose de très biologique. Après, c'est cette ouverture, cet espace qui s'ouvre à toi, cette possibilité. Parce qu'encore une fois, c'est une forme de méditation, qui sont des méditations en mouvement, parce que surtout pour nous, on va dire, gens occidentaux, c'est très difficile. d'un coup, de s'asseoir et d'être déjà en position de méditation quand on vit des vies plutôt rapides.
- Speaker #1
Sursolicité.
- Speaker #0
Dans l'action. Et c'est aussi notre talent. Je veux dire, pourquoi pas, c'est bien aussi d'être dans l'action. Mais en même temps, savoir en fait à quel moment ce mouvement devient aussi une création, quelque chose d'autre. Et après, tu peux rester, voilà, style. Dans ton sens.
- Speaker #1
En pleine présence, pleine conscience.
- Speaker #0
Oui. Et donc, on fait tout ce parcours pour arriver à ces moments-là.
- Speaker #1
C'est un beau voyage, en fait. C'est un voyage. C'est un voyage le temps d'un atelier.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Donc, normalement, alors ici, à Casablanca, je donne les vagues durent une heure.
- Speaker #1
Tu es aussi la seule prof résidente certifiée du Maroc.
- Speaker #0
Oui. Oui, j'espère que peut-être le continent africain aura d'autres... Petit à petit, ça c'est un peu l'idée. En Europe, on est plein d'enseignants. C'est surtout développé. Europe, Amérique. Après, il y a des profs au Japon, en Australie. On a des collègues là-bas.
- Speaker #1
En Afrique, pas vraiment.
- Speaker #0
Pas encore.
- Speaker #1
Pas encore. Tu es là. Oui, voilà. On a la chance d'avoir sur Flo. Comme ça, tu nous expliques tout ça. Alors, j'aimerais revenir aux cinq rythmes. Parce que tout à l'heure, tu m'as parlé de musique. Donc justement, juste pour aider les gens à visualiser un petit peu. peu, quelles seraient les musiques type ou les musiques par exemple que toi tu utilises ou la musique que tu préfères par étape,
- Speaker #0
par rythme alors encore une fois là c'est très ouvert donc à chaque fois moi j'invite à tester différents profs parce que la playlist de chaque vague est différente et ça va avec les goûts des profs donc si vous venez à mes vagues alors moi je suis italienne j'ai vécu pas mal de temps dans des pays francophones Merci. notamment en Côte d'Ivoire. Maintenant, je suis au Maroc. Donc, c'est forcément... Mes influences vont être... J'adore tout ce qui est de la musique ethnique, donc des musiques qui sont liées vraiment au pays où je suis.
- Speaker #1
Limite tribale un petit peu. Alors,
- Speaker #0
souvent... Alors, on va dire, on peut faire la différence entre les différents rythmes pour te faire des exemples. Donc, on peut vraiment varier dans tous les styles. Le flow... Le fluide a plutôt des musiques qui sont plutôt dans la rondeur, dans la douceur. Donc, ça peut être une musique... Alors, moi, j'utilise des musiques italiennes des années 50. Il y a quelque chose dans le fluide. Il y a quelque chose dans la sensualité, dans le plaisir. Donc, j'évoque avec ça le staccato. Ça peut être, par exemple, du rap. Parfois, je peux mettre... Presque la plupart des musiques pop d'aujourd'hui sont plutôt du staccato. Le chaos, alors là, le chaos, c'est quelque chose qui a plutôt la connotation d'aller vers quelque chose qui est wild, sauvage.
- Speaker #1
Un peu rock ?
- Speaker #0
Ça peut, alors du hard rock, on peut y aller pousser, pousser. Ou ça peut être vraiment des tambours, donc des musiques africaines, quelque chose qui va sortir un peu...
- Speaker #1
Le côté bestial, l'animal. Voilà,
- Speaker #0
pour le libérer. Après le lyrique, il y a tout. À chaque fois, je m'amuse à mettre tout. Ça peut être de la musique classique. Moi, je sais que j'adore les musiques contemporaines qui mélangent avec la musique classique. J'aime bien ce binôme. Après, c'est vraiment tout. Ça peut être... Cindy Luper ou Jennifer Lopez, j'ai mis parfois. En fait, alors on va dire qu'à chaque fois qu'on prépare une classe, on donne un thème, on donne une sorte de fil rouge. Et donc les musiques, souvent, moi je les pense par rapport à ce fil rouge. Oui, donc si c'est par exemple, là je viens de faire une vague en Italie et c'était sur « s'échoisir » , sur le thème de… se choisir. Donc, le choix, mais vraiment lié à soi. Donc, il y avait des musiques qui vont soit dans les paroles. La plupart du temps, on choisit plutôt des musiques sans paroles parce que la parole nous porte ailleurs.
- Speaker #1
Nous veut faire amener le mental.
- Speaker #0
Mais de temps en temps, pourquoi pas, il y a des textes qui peuvent inspirer. Par exemple, souvent pour la fête des femmes ou quand on veut travailler sur les féminins. « Girl on fire » , ça parle, les filles commencent à chanter, donc il y a quelque chose, ça aide. Donc c'est un mélange, en fait, entre mes goûts, le goût du public que j'ai, c'est très différent si je suis avec un public qui danse déjà depuis longtemps, ou si c'est depuis longtemps. Oui, donc il y a, moi j'adore l'opéra, donc je mets l'arche-opéra italienne, je veux dire, Carmen Don Giovanni, donc j'adore. Souvent, voilà, j'utilise aussi cet atout.
- Speaker #1
C'est intéressant parce que c'est aussi en fin de compte découvrir des musiques selon le goût du professeur qui nous accompagne. Et pour le dernier rythme, Stinez, il y a de la musique aussi ou c'est dans le silence ?
- Speaker #0
Non, on a toujours de la musique. Alors là, ça peut être des cloches, les cloches tibétaines, ou c'est de la musique vraiment, des sonorités zen.
- Speaker #1
Un peu comme dans l'espace.
- Speaker #0
Oui, oui, voilà. Après, on peut jouer parce que parfois je mets des sons, c'est de la musique électronique, parce qu'elle donne une certaine ambiance.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Là aussi, le choix de la musique est assez profond et intéressant parce qu'avec la musique, tu peux faire rire ou pleurer les gens. Donc, c'est assez délicat le choix que tu vas faire.
- Speaker #1
On a tous déjà pleuré.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
beaucoup plus jeune, bien sûr, mais on a tous déjà pleuré sur une chanson. Souvent les chansons d'amour.
- Speaker #0
Voilà. Et moi, à chaque fois, je sais que souvent les gens me demandent, alors si tu peux aller sur Youtube, il y a plein de vidéos sur les 5 rythmes. Il y a de tout. En sachant que ce n'est pas super beau à voir, parce que ce n'est pas de la danse jolie. Donc tu vois, mon mari à chaque fois dit vous êtes tous des fous. Donc je dis oui, c'est bien ça. mais c'est que moi je conseille de venir essayer parce que tu te rends compte dès que tu mets les pieds dans le dancefloor tu dis oui c'est pour moi ou non j'y arrive pas d'ailleurs on mettra en description tous les liens et on voit vers toi comme ça les
- Speaker #1
gens que ça intéresse ou qui sont curieux qui ont entendu parler à l'étranger et ne savent pas que ça existe ici ils savent dorénavant chez qui aller alors je voudrais revenir parce que j'aime bien la notion de vague. On a parlé des cinq rythmes, un peu comment ça se faisait, leur musique, leurs vibrations. Est-ce qu'il y a des émotions pour chaque étape, en fait ? Est-ce qu'il y a des... On a parlé d'énergie, mais on n'a pas spécialement parlé d'émotion. Donc, est-ce que chaque étape représente une émotion ou un symbole, voire même un archétype ? Comment vous faites ?
- Speaker #0
Oui. Alors, Gabrielle a fait, Donc, elle... C'est elle qui a fait l'association avec les éléments, les parties du corps et avec les émotions. Il y a, donc ce que moi je te racontais, c'est le niveau de base. En fait, c'est la pratique, c'est l'ABC. Oui, c'est comment se passe un atelier. Voilà, la pratique, c'est les waves, les vagues. Et là, on apprend le premier langage sur le body part. Donc vraiment. Après, quand tu commences à pratiquer plus, il y a un autre niveau qu'on appelle. Harbit, et c'est vraiment, donc le battement du cœur, c'est vraiment lié à faire l'association 5 rythmes et émotions. Donc c'est vraiment, et là c'est des workshops, normalement ça dure 3 jours ou 5 jours, où on va explorer en profondeur les émotions. Alors Gabriel a fait l'association avec les 5 rythmes et les 5 émotions. Et ça, c'est un peu les émotions qui ont été codifiées. En sachant que, par exemple, pour le fluide, l'émotion qui est associée, c'est la peur. Et c'est ce que nous, on va explorer quand on danse. Mais si toi, tu viens et tu essayes le flow la première fois, peut-être tu n'as pas du tout cette émotion, mais tu en as une autre. En fait, après, les émotions que nous on vit, c'est complètement détaché de cette association qu'elle a fait.
- Speaker #1
C'est la description officielle.
- Speaker #0
Voilà. Là, encore une fois, on a mis des étiquettes, juste pour structurer, parce qu'il y a quand même cette structure qui nous guide. Et on va aussi mettre les étiquettes des émotions. Mais quand tu es dans une vague, il y a de tout.
- Speaker #1
Mais ça dépend comment tu vis ta vague, qu'est-ce qui va ressembler à ça.
- Speaker #0
Toi, en ce moment dans ta vie, tu es en train de traverser une période où la peur est très présente. Probablement, elle va être poussée, elle va être manifestée. Donc, c'est quand on veut aussi, parce qu'on va la manifester avec la danse. Mais si en ce moment de ta vie, tu es hyper heureuse, tout va bien, peut-être il y a juste une petite...
- Speaker #1
On va juste gêner de danser devant les autres. Voilà,
- Speaker #0
et ça passe. Et c'est peut-être l'émotion de la joie ou du chaos qui va plutôt ressortir. Donc on va dire, quand tu fais le workshop, on va investiguer, on va avec intention à l'intérieur de ces émotions. Donc pour le fluide, c'est la peur. Pour le staccato, c'est... la rage. Pour le chaos, c'est la tristesse, parce que c'est lié à l'eau. Pour le lyrique, c'est lié à la joie. Et pour le stillness, la quiétude, c'est lié à la compassion, à l'amour, à tout ce qui est considéré, on va dire, cette vastité,
- Speaker #1
ce plus grand divin.
- Speaker #0
Voilà, appelle comme tu veux, mais c'est cet amour, compassion.
- Speaker #1
Inconditionnel.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Pour soi. pour avoir chacun son niveau de croyance.
- Speaker #0
Voilà, c'est ce moment où en fait, c'est l'acquietude. Si c'est quelqu'un qui fait déjà de la méditation, c'est vraiment l'état méditatif. Si tu n'as pas une pratique de méditation, c'est juste une pause, enfin, avec toi, toi-même, et ton ressenti lié à ce qui est là dans le moment présent. C'est ça. Gabriel disait souvent que dans le stillness, tu n'es plus la danseuse ou le danseur. mais tu deviens la danse au-delà de toi. C'est beau ça. Après, c'est énorme. Je veux dire, je pratique depuis maintenant, ça fait quoi ? Ça fait 17 ans.
- Speaker #1
Justement, alors justement, dis-moi, comment tu es tombée dans ça ? Comment tu as découvert ça ? Pourquoi ça t'a parlé plus qu'autre chose ?
- Speaker #0
Alors, j'ai toujours adoré danser. Alors, j'étais, on va dire, maintenant avec les... les mots, les paroles qu'on a aujourd'hui, on pourrait me définir une hyperactive. Mais à l'époque, j'ai 50 ans, à l'époque, quand j'étais petite, ma mère ne le savait pas. Tant mieux. Voilà.
- Speaker #1
Elle n'a pas mis d'éthique. Voilà.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que je bougeais tout le temps. Mon père m'appelait un vulcan. J'étais tout le temps super agitée. En fait, j'avais beaucoup d'énergie et j'avais besoin de la canaliser. Ça a mis plusieurs années à comprendre comment canaliser mon énergie. Donc, j'ai toujours beaucoup aimé danser. Mais en fait, j'étais testée à aller aux écoles de danse.
- Speaker #1
Le côté carré.
- Speaker #0
Parce qu'il y a un, deux, trois. Un, deux, trois. Après dix minutes, moi, je perdais la tête. Je voulais faire à ma tête. J'étais soit trop libre, soit trop sauvage. Voilà. Ou indisciplinée. Donc, je n'y arrivais pas. Je commençais à chaque fois. Ce n'était pas possible. Après, heureusement, il y a eu les boîtes de nuit. Donc là, je me suis vraiment...
- Speaker #1
J'étais éclatée.
- Speaker #0
Voilà. Mais bon, les boîtes de nuit. Après, quand même, il y a encore une fois des codes. À l'époque, j'étais jeune, donc il fallait mettre les talons, il fallait être jolie. Moi, j'ai enlevé mes talons et j'ai dansé comme ça et ça n'allait pas parce qu'il faut être jolie. Les garçons me regardaient super mal. Donc, je voyais que ça n'allait pas. Après, j'ai tenté. Alors, danse africaine, danse orientale, tout ce qui était un peu dans l'exploration du flamenco, j'ai tout tenté. Mais ça durait à chaque fois un mois et après, je n'y arrivais pas. Et enfin, j'ai commencé un parcours à un moment de ma vie, à 30 ans. J'ai commencé tout un parcours dans le chamanisme. C'était super intéressant. Et à l'intérieur de ce parcours, il y avait la transdense, c'est une pratique qu'on fait avec la danse, laisser les yeux couverts. Et j'ai adoré parce qu'il y avait un espace de grande liberté. Enfin, il n'y avait aucun cadre. Il y avait cette possibilité. Et en fait, le guide, le conducteur de cet espace de transdense, à la fin, il vient et il me donne un livre. Il m'a dit, toi, tu dois absolument lire ce livre. C'était le livre de Gabriel Roth qui s'appelle Map to Ecstasy, donc la carte vers l'ecstasy. Et en fait, je commence à lire ce livre. Et en fait, j'étais là, j'avais souligné toutes les phrases. Je me disais, mais c'est qui cette femme ? Tous ces mots, c'était ce que moi, je ressentais dans la danse.
- Speaker #1
C'est comme si tu aurais pu écrire ce livre. Tellement ça résonnait.
- Speaker #0
Voilà. Et en fait, à l'époque... Je te parle de, c'est quoi, 2007, un truc comme ça, 2005, 2006. En Italie, à l'époque, il n'y avait pas de danse syncrite, mais il n'y avait pas de prof. J'avais fait des recherches et je me suis dit, voilà. Après, ma vie a voulu que je rencontre un Français, donc je déménage à Paris avec ce monsieur. Donc j'arrive à Paris, on s'installe ensemble. Après deux semaines, je fais mes valises. Je me dis, non, on ne va pas vivre ensemble. Ce n'est pas l'homme de ma vie, mais je suis restée à Paris quand même. Et d'un coup, je me suis dit, bon, j'avais une maison, j'avais un travail. Il me manquait quand même de bouger, de danser ou trouver aussi.
- Speaker #1
Là où t'exprimes, là où vie des temps sont. Voilà,
- Speaker #0
donc d'un coup, ça m'est revenu, c'est incroyable. Moi, je tape et à Paris, bon, grand capital, il y avait des classes toutes les soirs. Et je me souviens encore, vraiment, le baptême. Alors, tout le monde se souvient de sa première vague parce que si c'est ton truc... Moi,
- Speaker #1
je me souviens de ma première vague. Ok. Je l'ai faite avec toi, je m'en souviens très bien.
- Speaker #0
Et donc, je me souviens, je suis allée dans cette grande salle au milieu de nulle part à Paris. Donc, j'ouvre la porte, je vois tous ces gens-là. En plus, tout le monde se déshabille assez librement. Mais la musique, tout le monde commence à sauter, à rouler par terre. Tu vois, à danser d'une façon très, très libre. Moi, j'étais super timide, dans un petit coin. Là, un peu, mais cachée. Et après dix minutes, j'ai commencé à pleurer parce que je me suis dit, j'y suis, c'est là, c'est là mon truc. Ça a été un coup de foudre immédiat. Et après Paris, j'avais commencé à faire trois fois par semaine les vagues. Et après à Paris, il y avait plein de profs internationaux qui venaient pour donner des workshops. Donc je commençais à faire tous les workshops pour aller un peu plus loin. Après, aujourd'hui, il y a plein de ce qu'on appelle des « conscious dance » , c'est ça un peu la grande famille. C'est Gabriel qui a commencé. après aider ses disciples. Sans dériver, ce qu'on appelle mouvement médecine, open floor.
- Speaker #1
Danse thérapie aussi. Voilà.
- Speaker #0
C'est un mouvement autour du mouvement. La grande famille, ça s'appelle conscious dance. C'est cette idée qu'on danse, mais pas pour faire un spectacle ou une chorégraphie, mais c'est juste...
- Speaker #1
Pour se connecter.
- Speaker #0
Voilà, comme une recherche intérieure, comme expression de soi. Et j'en ai essayé plusieurs, mais voilà, Gabriel, ses livres. Sans l'enseignement, j'aime bien son cadre, parce que même dans cette grande liberté qu'on a, mais quand même, on a les 5, 8. Et ça me correspond.
- Speaker #1
Et je voulais te demander, parce que justement, partageons ton histoire à toi. Donc, tu as dit que tu étais hyperactif, etc. Est-ce qu'aujourd'hui, tu donnes des cours aux enfants aussi ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Alors, de tout âge, il y a des profs qui se sont spécialisés aussi.
- Speaker #1
Pour les enfants ?
- Speaker #0
Pour les enfants, les ados. Parce qu'il y a quand même aussi, c'est assez différent qu'en public. Après, on a les personnes âgées. Et après, il y a toute une partie qui est, d'une certaine façon, les deux. Oui, mais aussi, on va dire, les personnes avec Parkinson. Parce qu'il y a quand même toute une mobilité qui est différente. Et tous les gens qui sont à mobilité réduite. Donc, il y a toute cette partie.
- Speaker #1
Et toi aussi, tu fais des ateliers thématiques selon ces petits ? Alors,
- Speaker #0
en fait, le hasard de la vie a voulu que, quand j'étais à Abidjan, j'ai eu une dame, donc 40 ans, une jeune femme, et ça se voyait visiblement, elle s'était présentée en tenant son bras, mais après, voilà, elle a voulu me parler avant de participer à la séance pour me demander est-ce que c'est possible ou pas. Et donc, je lui ai dit, on va le faire ensemble. C'était la première fois pour moi aussi. Donc, je lui ai dit, on va régler ensemble, tu vas me dire. Donc, voilà, elle a commencé à danser. C'est sûr que, alors, c'est assez particulier parce que moi, je pensais que le problème, ça aurait pu être pendant le chaos parce que c'est le rythme le plus bordélique. Et en fait, c'était le moment où c'était son expression maximale. Parce qu'après, en fait... On ne voyait plus. Et en fait, elle donnait enfin liberté à ses mouvements qui est...
- Speaker #1
Elle tremblait sans honte, parce que ça faisait partie du rythme.
- Speaker #0
Et du moment que le lacet exprimait, il lâchait et il devenait beaucoup plus harmonieux. Et après, encore une fois, le dessin, est-ce que c'était peut-être parce qu'elle était venue ? Donc, il y a eu une deuxième dame. J'en ai eu deux dans un groupe de 15. Ça fait quand même, c'était, on va dire, quelque chose d'un peu extraordinaire. Mais comme ça, j'ai commencé à lire, grâce à elle, à être accompagnée, à voir. quelle peut-être musique, exercice, à quel moment aussi le volume...
- Speaker #1
Petite adaptation, selon les cas.
- Speaker #0
Et encore une fois, après, il y a plein d'études qui disent que la danse, en général, fait du bien tout ce qui est le mouvement, dans la libération du mouvement et l'expression. Parce qu'encore une fois, on a... Mais pas que corps, c'est là qu'on voit que toutes ces maladies, il y a quand même un réflexe qu'il y a dans le bien-être personnel. Oui,
- Speaker #1
le corps est un canal en fin de compte.
- Speaker #0
Et ça c'est magnifique, c'est un peu la même chose quand on voit les personnes âgées, qu'elles n'arrivent pas à bouger d'un coup parce qu'il y a une musique. Elle leur rappelle leur passé d'un coup.
- Speaker #1
Ça me rappelle ma grand-mère qui était souvent fatiguée. Elle ne pouvait pas trop bouger. Mais si on lui mettait une chanson qu'elle aimait bien, elle oubliait en fait. Elle se levait et elle dansait. Comme s'il n'était pas malade. Et ça,
- Speaker #0
c'est magique. Après, tu m'as demandé pour les enfants. Alors les enfants, on va dire, moi j'ai des expériences plutôt à partir de 4 ans, pas plus petits. 4 ans jusqu'à 10 ans, c'est amusant. Mais là, c'est plutôt un problème de les contenir. C'est plutôt ouf d'arriver à les continuer.
- Speaker #1
À respecter les cinq rites.
- Speaker #0
C'est ça. Et par contre, les ados, alors c'est tout un autre public. Moi, au début, quand ils m'ont proposé ça, yes, yes, j'étais toute contente. Je pense que pour moi, ça a été le public le plus difficile. Parce que là, en fait, il y a tous les problèmes du regard de l'autre. Oui. Du corps avec soi-même.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. L'adolescence, c'est souvent ça. C'est le corps, c'est la relation à l'autre, le regard de l'autre.
- Speaker #0
Pire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ne pas faire parce que ça, c'est moche. Ça, ça ne se fait pas. Wow.
- Speaker #1
Mais quand ils se lâchent, ça leur fait du bien.
- Speaker #0
Un peu. Un peu, oui, un peu. Ils arrivent à se lâcher. Alors, aussi, dans la durée. Alors, c'est un problème. Dans la durée, une heure, c'est vraiment tout match. Un peu comme les enfants. On ne fait jamais une heure avec les enfants. Mais les ados, c'est un peu la même chose. Moi, je pense que ça peut tenir 15-20 minutes. que tu as un peu leur attention.
- Speaker #1
Comme en thérapie. En thérapie, jamais on fait une heure avec les enfants. On fait toujours moins. Les enfants,
- Speaker #0
c'est 20 minutes, 15, 20 minutes. Après, tu dois changer, faire d'autres outils. Et les ados, c'est encore... Je pense probablement que c'est important. Et c'est pour ça que je sais qu'en Hollande, il y a des profs qui se sont spécialisés sur les ados, par exemple. C'est déjà un public que peut-être tu as envie, ça te plaît. Moi, l'expérience avec Altair, ça m'avait beaucoup plu. Je pense qu'il y a vraiment... Moi, j'adore les personnes âgées. Je ne sais pas, il y a un feeling. Je ne sais pas, c'est...
- Speaker #1
C'est quelque chose qui te touche.
- Speaker #0
Oui, énormément. C'est magnifique. Après, leur demander leur chanson, c'est beau. D'un coup, en fait, les voir souvent, ils dansent sur la chaise. Ils ne peuvent pas... Et c'est magnifique. Alors là, voilà, ça me mue. En fait, parfois, je dois m'arrêter parce que j'ai un peu les lèvres. Ça y est, on arrête.
- Speaker #1
Ma dernière question, à la lumière de tout ce qu'on a dit, et puis ça tombe bien parce que le premier rythme s'appelle flow, un peu comme le podcast, je reviens au podcast. Pour toi, c'est quoi le flow ? C'est quoi être en flow ? De manière générale, que ce soit lié à ta pratique ou à... Ta manière de voir la vie, d'aborder la vie, pour toi, c'est quoi le flow ?
- Speaker #0
Alors, pour moi, quand tu m'as posé la question, la première chose qui m'est venue, c'est des dansées. En fait, alors moi, j'ai une pratique qui est presque quotidienne de la danse. Ça peut être de cinq minutes comme d'une heure. Mais je vois que j'ai des périodes où je ne danse pas. Ça veut dire que je ne vais pas bien et que je deviens rigide. je me jette Je me mets trop dans la tête. Donc, être dans le flow, pour moi, c'est de garder ce mouvement, cette danse.
- Speaker #1
La légèreté.
- Speaker #0
Oui, c'est surtout, et ça je veux dire parce que notre pratique, en fait, la pratique, notre training est dans le dance floor. Mais la vraie pratique, c'est de danser ou en la voir en toi quand tu marches dans un centre commercial ou quand tu marches dans la rue. Dans toi, d'un coup, tu fais un petit mouvement ou quand je parle avec toi, j'ai besoin de... Juste de bouger parce que ça me reconnecte à moi. En fait, pour moi, je pense, et si c'est ça qui m'a sauvée, on revient à la petite Linda, plein d'énergie, et à un moment débordée, trop d'énergie, trop plein d'énergie. Et je n'arrivais pas, je ne savais pas comment canaliser. Ma mère n'avait pas non plus les outils. Et les cinq rythmes m'ont sauvée, ont sauvé ma vie. Parce que j'ai pu mettre mon énergie là-dedans. tout cette... Cette quantité d'énergie là, donc être dans le flou, c'est pour moi avoir ma danse intérieure.
- Speaker #1
C'est joliment dit. Merci Linda. Je mettrai en description tous les liens qui renvoient vers toi, vers ta pratique, comme ça tous les gens intéressés, curieux ou qui connaissent déjà peuvent te contacter et pratiquer. Oui,
- Speaker #0
ok, les deux. Effectivement, il y a aussi des séances individuelles. Si quelqu'un aime le rapport, il vient pratiquer avec moi. Donc on pratique.
- Speaker #1
Merci d'avoir corrigé. C'est bien, c'est bien. C'est la fin de cet épisode. Je vous invite à liker, à s'abonner, à partager, parce que ça aide à faire remonter le podcast. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci, grazie mille.