Speaker #0Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Philosophie, le podcast où on explore ensemble comment rester dans son axe, au cœur du mouvement de la vie, et prendre sa juste place pour traverser le quotidien avec plus de clarté, de liberté et de joie. Alors il n'y a pas eu de podcast depuis quelques semaines, en fait j'étais dans les derniers préparatifs de la sortie de mon livre. Pourquoi je réagis comme ça, qui va paraître au courrier du livre le 4 juin et qui est déjà disponible en précommande. En fait, c'est un livre qui retrace un cheminement assez personnel puisque pendant très longtemps, je vivais un décalage entre ce que je pensais et ce que je disais et entre ce que je pensais et ce que je faisais. Et à cette époque, je vivais assez mal la manière dont les personnes pouvaient me percevoir. parce qu'en fait ça ne me semblait pas correspondre à qui j'étais en fait à l'intérieur de moi. Mais en même temps c'était assez évident puisque je n'exprimais pas une bonne partie de qui j'étais et donc forcément on ne pouvait pas aller véritablement à ma rencontre puisqu'en fait il y avait une partie que je camouflais. Donc après il y a eu des événements en fait dans ma vie qui m'ont poussée à aller à la rencontre de pourquoi je réagissais comme ça. Pourquoi j'avais du mal à me positionner par rapport aux autres, à montrer qui j'étais, à exprimer mon point de vue, à poser aussi mes limites. Enfin, il y a eu tout un cheminement, on va dire. Et c'est justement là que j'ai compris qu'on pouvait faire évoluer nos relations en changeant notre posture. Et quand je parle de changer sa posture, ce n'est pas la changer par la volonté. Mais il a changé parce qu'en fait, on est remonté à la racine de pourquoi on adoptait tel ou tel comportement face à telle ou telle situation. Et que justement, du coup, ça permettait de faire émerger autre chose. Mais c'est justement parce qu'on va à la rencontre de ce qui provoque en fait ce comportement ou cette réaction. Et pour arriver à cette transformation, entre guillemets, il y a vraiment besoin d'allier la compréhension, mais aussi le retour au corps. Parce que c'est vrai que ça me fait toujours penser à une réflexion qu'on m'a faite il y a plusieurs années maintenant. C'est bien de tout comprendre, mais à un moment donné, il faut l'intégrer dans le corps. Et c'est exactement ça. Et c'est pour ça que dans mon livre, en fait, il y a effectivement les explications de ce qui se cache derrière nos réactions. Mais il y a aussi des exercices pour pouvoir l'intégrer, pour pouvoir vraiment le vivre corporellement. Parce qu'on a besoin de passer du mental au corps pour pouvoir intégrer ce qu'on a compris. Et c'est là, en fait, que le changement, la transformation se met en œuvre. Sinon, on est dans le contrôle. Et donc, ça a rarement des effets sur le long terme. Ou alors, c'est solutionné pour une situation, mais ça revient dans une autre situation. Et pour faire le lien avec cet épisode, je vous propose d'aller explorer nos réactions. Les réactions qu'on peut avoir au quotidien. Parce que c'est vrai que l'un des pièges dans lequel on peut tomber, c'est qu'on peut confondre les réactions avec des traits de caractère. Ça vous est peut-être déjà arrivé de réagir d'une certaine manière dans une situation et de dire « c'est ma nature, c'est ma manière d'être » . Typiquement, il y a des personnes qui ont tendance à s'emporter assez facilement face à certains sujets et ils peuvent dire « c'est ma nature d'être coléreux » ou « c'est ma nature d'être anxieux » ou « c'est ma nature d'être comme ceci ou comme cela » . Et en fait, là, on s'identifie à... quelque chose qui n'est pas forcément un trait de caractère, mais qui est plutôt une réaction. Sauf que comme on a vécu plusieurs fois cette réaction dans des situations similaires, la répétition fait qu'on finit par se l'approprier et à s'identifier à cette réaction et à croire que finalement on est ça, alors qu'on est bien plus que ça finalement. Et c'est vrai que ce n'est pas facile finalement de prendre conscience de nos réactions au quotidien parce qu'elles se confondent finalement avec nos traits de caractère. Et pourtant, c'est fondamental d'en prendre conscience parce que ces réactions auxquelles on s'identifie alimentent nos interactions. Pour vous donner un exemple concret, imaginez que vous avez peur du conflit. Et donc, lorsqu'une discussion devient un peu délicate ou devient un peu houleuse, votre réflexe est de vous replier sur vous-même et de ne plus rien dire. Sauf que ce qui se passe dans ce genre de cas, c'est que la personne, elle peut prendre de l'espace. Malgré elle, ce n'est pas forcément volontaire, c'est que simplement, comme en face. Il n'y a personne pour lui dire à un moment donné stop. Elle va continuer à prendre, j'allais dire, de l'ampleur dans la discussion et finalement à peut-être à un moment donné empiéter sur votre territoire. Alors qu'à l'inverse, si vous n'avez pas peur du conflit, vous allez être à l'aise pour interagir avec elle et à un moment donné pour dire stop. Là, je ne suis pas d'accord avec toi. Ou là, c'est non. Et du coup, ça va permettre de mettre une distance, finalement. Et c'est là où on voit que si on s'identifie à nos réactions, on peut se dire, moi, je suis de nature à être plutôt réservée. Donc, je n'aime pas trop exprimer mon opinion parce que c'est ma manière d'être. Sauf qu'en réalité, c'est une réaction parce que derrière, il y a peut-être une peur du conflit, la peur du jugement de l'autre. La peur de blesser l'autre, la peur de la réaction de l'autre, les peurs sont multiples. Mais justement, en s'identifiant à ce trait de caractère, ça peut nous empêcher de faire évoluer notre posture et potentiellement de faire évoluer nos interactions. Et justement, si on s'identifie à ce trait de caractère, on peut vite, dans nos interactions avec les autres, se sentir envahi, non pas parce que les personnes sont envahissantes, mais parce qu'en fait, on n'arrive pas à dire stop à un moment donné. C'est là qu'on retrouve notre marge de manœuvre, notre pouvoir d'action. Parce que c'est ça finalement le but de prendre du recul par rapport aux situations auxquelles on s'identifie. C'est justement pour se dire, ok, là je suis en train de vivre une situation qui se répète, je ne sais pas comment en sortir, ou là j'ai l'impression d'être bloquée dans une impasse, dans une situation qui me semble sans issue. Le fait en fait de se détacher de ce qui se joue et de prendre conscience de notre réaction face à cette situation et face à notre interaction avec les autres dans cette situation, ça permet de se dire « Ok, là, je peux reprendre la main. » Et c'est finalement ce chemin qui permet de passer d'une situation subie à une situation choisie. Et c'est ce que j'ai voulu partager dans mon livre. C'est justement remonter à la source du problème et ne pas rester focussé sur le problème apparent. Parce que c'est vrai que très souvent, je le vois dans les formations, dans les accompagnements, les personnes ont tendance à vouloir chercher des méthodes, des outils pour solutionner le problème en surface. Sauf qu'en réalité, le problème n'est que la conséquence de quelque chose de plus profond. Et là, en l'occurrence, dans nos interactions, on n'a pas toujours la main. On ne peut pas changer l'autre, on ne peut pas changer les situations. Par contre, on peut changer notre posture, on peut faire évoluer notre manière d'agir. Et c'est là, en fait, où on peut reprendre la main. C'est responsabilisant, mais c'est ça qui nous offre aussi plus de liberté. Et c'est finalement ça, la clé de nos relations. c'est que très souvent... on porte des responsabilités qui ne nous incombent pas, on essaye de maîtriser des choses sur lesquelles on n'a pas la main, alors qu'en fait, l'idée, c'est de prendre du recul, de voir un petit peu ce qui se joue, j'allais dire le bougliblio qui est en place, et de se dire, ok, où est-ce que je suis ? Où est-ce que j'ai la main ? Et comment je fais pour faire évoluer ce sur quoi j'ai la main ? Et généralement, c'est notre manière d'agir, parce que notre action a forcément une conséquence sur la dynamique qui va se mettre en place. Mais c'est là, en fait, notre... pouvoir d'action. Alors je ne dis pas que c'est simple parce qu'effectivement dans les situations où il y a beaucoup d'émotionnel, je pense notamment aux relations toxiques où on peut être sous emprise de quelqu'un, évidemment que ce n'est pas si simple. Mais la bonne nouvelle, c'est que step by step, c'est possible en fait. En démêlant par petites touches ce qui se joue et progressivement retrouver son pouvoir d'action. Alors bien évidemment, selon les situations, c'est important de se faire accompagner, notamment par un thérapeute. On ne peut pas toujours le faire seul. Mais simplement, c'est possible. Et c'est ça la bonne nouvelle. C'est qu'il y a de l'espoir de pouvoir faire évoluer ces relations en allant explorer ces réactions. Elles ne sont pas là pour être corrigées, mais pour aller voir ce qu'elles ont à nous dire. Et ce sont finalement des révélateurs de quelque chose. Et à partir du moment où on a vu, accueilli ce qu'elles ont à nous dire, c'est là où il y a quelque chose qui peut s'alchimiser en quelque sorte. Donc pour résumer cet épisode, vous invite à déjà identifier Des situations qui peuvent se répéter dans votre quotidien ou des situations qui peuvent vous sembler sans issue ou encore des situations dans lesquelles vous pouvez réagir d'une manière démesurée et vous dire mais je ne comprends pas pourquoi j'ai réagi comme ça. La situation ne justifiait peut-être pas que je me mette dans un tel état. Souvent, ça, ce sont des indicateurs qu'il y a des réactions qui sont à l'œuvre. Ensuite, c'est observer finalement dans la dynamique. qui peut se jouer. Alors je vous donne quelques exemples pour vous donner quelques pistes. Il peut y avoir l'anxiété qui se manifeste à travers une tension intérieure qui vous empêche de vous positionner, de prendre une décision. Par exemple, on vous propose une opportunité, au lieu de la saisir, vous tournez en rond, vous doutez, vous attendez et finalement vous la laissez passer. Là, typiquement, c'est une illustration d'une réaction. Il peut y avoir aussi l'indécision qui se manifeste. Par exemple, on vous demande votre avis, vous sentez que vous avez quelque chose à dire, mais vous attendez de voir ce que les autres pensent avant de vous positionner. Ce type de situation peut créer des frictions à l'intérieur de vous. Il y a aussi le surengagement. On dit oui à presque tout et on a beaucoup de mal à dire non. Et en fait, parfois, on peut se sentir épuisé, fatigué, avoir l'impression de tout porter. Souvent, c'est le surengagement qui peut être derrière. Et enfin, il y a aussi la suradaptation. On se modèle beaucoup aux attentes des autres, jusqu'à ne plus savoir ce qu'on veut. Par exemple, vous avez un déjeuner programmé avec une personne, et ça fait la troisième fois qu'elle l'annule, et vous dites non, mais c'est pas grave, alors que vous sentez bien qu'intérieurement ça boue et que vous n'en pensez pas moins. Là aussi, ce sont des réactions qui se manifestent dans ce type de situation. Ce ne sont que des pistes, mais c'est pour vous montrer en fait la manière dont les réactions peuvent se manifester dans notre quotidien sans qu'on les voit forcément. Et c'est pour ça que la première étape, c'est déjà de prendre conscience des réactions qui peuvent être à l'œuvre, surtout dans les situations qui ne vous conviennent plus et que vous souhaitez faire évoluer. Alors vous pouvez rejoindre la flot de Sophie, ma newsletter, pour mieux comprendre ce qui se joue dans vos relations et agir autrement. Le lien est en description de ce podcast. Si vous souhaitez soutenir le podcast, vous pouvez laisser un like, un commentaire ou le partager autour de vous. 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