- Speaker #0
Faire un bouquet, c'est bien. Savoir le vendre, c'est mieux. Communication point de vente, découverte, producteur et grossiste. Technique de vente du végétal, fleuriste ou jardinerie. Booster votre entreprise avec Formation Fleuriste. La formation business qu'il vous faut.
- Speaker #1
Bonjour à tous, bienvenue dans les podcasts de Formation Fleuriste. La formation commerciale et business des fleuristes et jardineries. Fédérer. Aider, légitimer et promouvoir une profession, voilà entre autres les missions d'une fédération. Dans une conjoncture difficile, un marché très mouvant. Le rôle de la Fédération française des artisans fleuristes peut être aujourd'hui celui d'un allié, voire même déterminant. Alors quel est le rôle principal de la Fédération française des fleuristes ? Pourquoi est-elle essentielle pour les professionnels du secteur ? Quel service spécifique la Fédération offre-t-elle à ses adhérents pour les soutenir au quotidien ? On a trouvé la bonne personne en la personne du président de la Fédération des artisans fleuristes de France, Farel Le Gendre. Bonjour Farel. Bonjour Franck.
- Speaker #0
Les podcasts Formation Fleuriste, l'actualité de la filière avec Franck Prost.
- Speaker #1
Alors Farel, la première question, quel est le rôle principal de la Fédération Française des Fleuristes ?
- Speaker #2
Alors le rôle principal de la Fédération Française des Artisans Fleuristes, c'est de défendre les intérêts catégoriels de la profession. Autrement dit, défendre au quotidien tout ce qui va être le périmètre commercial, le périmètre de l'activité, défendre tout ce qui va être formation, c'est véritablement un accompagnement au quotidien de tout le métier des fleuristes. Et dans leur métier, c'est tous les bons conseils, tous les bons tuyaux. C'est toutes ces petites choses qui, de manière presque naturelle, à aujourd'hui, vont régir la profession. Une fédération professionnelle, elle défend aussi toute la partie législative et tout ce qui régule, c'est la partie convention collective. Ce n'est pas un job qui est, pour le coup, pour en parler, qui est facile à évoquer, parce que c'est des réunions, des réunions avec des partenaires sociaux. On est une branche où il y a... Trois secteurs, les fleuristes et nos amis les animaliers. Sachant que chez les animaliers, il y a tout le service aux animaux et les animaleries en tant que telles. Donc on a un secteur qui est assez diffus. Dans la branche, les fleuristes sont majoritaires puisqu'on pèse à peu près 76%. Mais on a d'autres organisations qui sont en face de nous, d'autres organisations patronales. Je répète, la fédération, c'est une fédération patronale. On défend bien les intérêts des patrons fleuristes et des artisans fleuristes.
- Speaker #1
Pharell, je vais gratter un petit peu, j'ai un peu peur à gratter. Pourquoi une fédération c'est essentiel pour les professionnels du secteur ?
- Speaker #2
Pourquoi c'est essentiel ? C'est tout simple, c'est que nous sommes aujourd'hui la Fédération Française des Artisans Fleuristes, la seule fédération représentative du métier. Autrement dit, quand on s'adresse au pouvoir public, les ministères... la présidence de la république ou autre, c'est nous l'instance représentative. Donc c'est nous qui représentons et c'est la fédération des fleuristes. C'est votre fédération, c'est pas ma fédération, moi j'en suis que le président et l'incarnation en fait. Donc l'essentiel par rapport à ça c'est quand on a besoin d'interpeller les pouvoirs publics, on l'a vu dans les événements récents, typiquement on a eu l'affaire Marivan, qui est une affaire qui est dramatique en tout cas par rapport à cette jeune femme qui perd un enfant, c'est dramatique. Pour le coup il n'y a qu'un cas, on n'a qu'un cas qui est révélé. Quand au moment de la Saint-Valentin, l'UFC Que Choisir, pour vendre du papier, décide de faire un article polémique qui sort à la veille de la Saint-Valentin, disant que toutes nos fleurs sont empoisonnées, on est bien sur du polémique. En force de trait,
- Speaker #1
mais c'est l'impact que ça a eu quand même. Beaucoup de consommateurs viennent nous voir de clients, mais nous voir en disant, vos fleurs sont...
- Speaker #2
Alors, vos fleurs sont pleines de pesticides. Alors, c'est pas qu'elles sont pleines de pesticides, on n'a jamais... Et le métier, en fait, on ne s'est jamais caché derrière notre petit doigt. Il n'y a pas effectivement de CMR, puisque comme je l'ai dit et je le répète, Les fleurs, on ne les mange pas, c'est pas le pitch de base. Les fleurs, pour un consommateur, il n'y a pas de risque. Il n'y a pas de risque qu'il y ait des traces de pesticides dessus. Et par rapport à un producteur, un producteur quand il traite ses cultures, c'est comme quand nous on est malade. Je répète, aujourd'hui, on a dans divers secteurs, on parle de médicaments ou de phytopharmaceutiques, pourquoi on retrouve en fait des traces dans nos cours d'eau et en mer ? pourquoi on retrouve des traces, d'autres traces. Et le bilan, on pourrait y opposer une forme de bilan cardinal. Il ne faut pas, parce que notre produit, qui est un produit émotionnel et qui est un vecteur d'émotion, en fait, il est fondamental et il ne faudrait pas que les consommateurs se donnent bonne conscience parce qu'on a un produit émotionnel. On ne se pose pas de questions par rapport au café, on ne se pose pas de questions par rapport au chocolat. Les fraises d'Espagne, on les mange, on les mange bien. Et les fraises d'Espagne, le problème, c'est aussi... qu'en France, et par rapport à la production, on a quasiment les conditions de production en matière de culture les plus rigoristes. qui soit, et les plus préservatrices. On a des labels en France, les labels existent aussi à l'international, les fleuristes en sont informés, on l'a évoqué pendant tout ce salon, on a eu tous les labels, Fleurs de France, Chartes Qualité Fleurs, pour la tenue, l'indication, des plantes bleues, on a la même chose à l'international avec MPS, les classements ABC, D potentiellement, on a le basket FSI, donc en fait toute cette information on l'a déjà. On l'a déjà quand on veut bien aller la chercher. On a toujours été transparent et la filière a toujours été transparente. On ne sait jamais, je le répète, cacher derrière notre petit doigt. Il y a des résidus, mais il ne faut pas parce que, je le répète une dernière fois, c'est pas parce que notre produit est émotionnel, qu'il est vecteur d'émotion, qu'il est un produit vivant. Qu'on s'en fasse la bonne conscience, qu'on se fasse une bonne question. On ne se pose pas de questions par rapport aux terres rares qu'il y a autant dans les batteries de nos iPhones. On ne se pose pas ces questions-là. C'est devenu un produit. Et ce n'est pas parce que c'est du végétal et c'est du vivant qu'on doit faire un Cassius Belli par rapport à ça.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a eu un effet boule de neige à partir de trois articles et tout le monde s'est mis sur ce créneau de cette chose qui aurait pu perturber les gens et qui était vendeur de papiers, comme tu as pu le dire.
- Speaker #2
C'est purement une opération commerciale. Je le répète, il ne faut pas tout mélanger. Chacun doit rester à sa place.
- Speaker #1
Mais nous sommes tous bien conscients, artisans fleuristes de France, qu'effectivement nos fleurs ne sont pas à manger et qu'il y a forcément quelques produits dedans. Ce n'est pas les fraises Tagada,
- Speaker #2
ce n'est pas les bonbons Haribo.
- Speaker #1
Alors Farel, quel service spécifique la Fédération offre-t-elle à ses adhérents pour les soutenir au quotidien ?
- Speaker #2
Pour les soutenir au quotidien, on a mis en place des actions extrêmement pragmatiques. Déjà, on fait la promotion du métier en organisant des concours et des manifestations. Alors les concours, c'est très simple, c'est la mise en avant de l'excellence. Quand je parle d'excellence, c'est à un moment donné du temps, des jeunes, des moins jeunes, puisqu'on organise deux concours. On organise la Coupe de France par rapport à un public plutôt senior et qui est un public plutôt de plus de 30 ans. Et cette Coupe de France, en fait, elle va désigner le meilleur fleuriste de l'année par rapport à une compétition. Et de la même manière, on organise l'Oscar des jeunes fleuristes. Et l'Oscar des jeunes fleuristes, c'est pour les fleuristes de 18 à 30 ans. 18 à 30 ans. non révolue jusqu'à la 31ème année, un fleuriste peut candidater et peut donner le meilleur de lui-même se confronter avec ses pairs donc step 1, la mise en avant du métier, la mise en avant de l'excellence des pratiques d'excellence au travers des concours, la présence ensuite la fédération c'est pas du concret mais on est présent et au contact des professionnels et de la totalité des professionnels lors de salons. On participe aux deux salons majeurs qu'on a dans le métier, que sont NovaFleur et Fleurevent. On est aujourd'hui à Fleurevent et on a un joli stand et on a eu beaucoup de monde et je trouve ça vraiment super positif. dans une très bonne ambiance.
- Speaker #1
Une belle dynamique.
- Speaker #2
Une très belle dynamique. Donc voilà, les deux choses, je dirais, de manière assez pragmatique, c'est ça. Et c'est la mise en avant, la mise en lumière du métier. Ensuite, de manière indirecte, on participe à toutes les commissions sociales. Donc là, on défend la convention collective. Et les avantages qu'elle a, parce que ne nous le rompt pas. On a la chance aujourd'hui d'avoir une convention collective qui est particulièrement intéressante et ça faut pas l'oublier. Et en tout cas pour les chefs d'entreprise.
- Speaker #1
Oui, si on la lit bien, elle n'est pas que pour les employés.
- Speaker #2
Elle n'est pas que pour les employés, elle est aussi pour les chefs d'entreprise. Et je le répète, dans le cadre des discussions paritaires qu'on peut avoir au sein des commissions sociales, on a en face de nous, en organisation patronale, on a des organisations syndicales. qui sont représentatives et dont les élections ont eu lieu, et la fédération en a fait le rappel en disant salariés d'entreprises fleuristes, allez voter, allez désigner vos représentants, qui seront en fait nous en face de nous, organisation patronale. Donc ça c'est, je dirais de manière assez concrète, c'est le job de la fédération. Après on a été beaucoup plus pratico-pratique, on a mis en place deux actions depuis maintenant deux ans, on a mis en place un... comité d'entreprise mutualisé, donc de manière assez simple, ça permet à la fois aux chefs d'entreprise et aussi à leurs collaborateurs, puisqu'on a considéré que ce comité d'entreprise était un moyen de fidéliser pour les entreprises. Quand je dis fidéliser, ça permet tant aux chefs d'entreprise qu'à leurs collaborateurs de bénéficier de services avantageux par rapport à des achats. Ça peut être du loisir, là on sort des vacances de skis, il y avait la possibilité d'acheter des forfaits. Merci. Et donc c'est un service concret qui permet directement au travers de l'adhésion, on a une adhésion qui est somme toute relativement modique, c'est que 150 euros par an, 150 euros par an. Ce n'est pas compliqué, c'est moins cher qu'un aboiement à Netflix. Mais c'est vrai que par rapport à ça, on a mis en place ce comité d'entreprise. Et ensuite, on a mis en place une plateforme d'achat. Sur cette plateforme d'achat, on s'interdit tout ce qui est le cœur du métier. C'est-à-dire que vous ne trouverez pas des offres spéciales d'un grossiste ou autre. C'est tout ce qui va concerner tout le reste, tout le reste de l'activité. potentiellement des véhicules, de l'allocation de véhicules, de l'allocation de matériel, du consommable bureautique, du matériel informatique ou autre. Et concrètement, ça permet... Cette plateforme d'achat, elle permet de centraliser les achats à conditions préférentielles et négociées.
- Speaker #1
Autre question, Farel, comment la fédération aide à promouvoir les intérêts, elle les défend, les intérêts des fleuristes face aux défis du marché ? Si c'est le cas, par exemple, dans le cas de la grande distribution, comment ça protège un petit peu notre filière ?
- Speaker #2
Alors, comment on protège la filière ? De manière assez simple, puisque c'est pareil, c'est la fédération qui siège au niveau de l'instance interprofessionnelle qui s'appelle Valor. Pour rappel, Valor est composée de 10 familles. Je ne vais pas vous faire l'historique, vous le connaissez par cœur. On a d'un côté le paysage, de l'autre côté nos amis producteurs et toute la production avec les diversités qui existent au niveau de la production. Et on a enfin le collège commercialisation. Dans ce collège commercialisation, c'est toujours pareil, les fleuristes, on est majoritaire, on est encore des gros faiseurs. Quand je dis gros faiseurs, on est des gros faiseurs sur toutes les fêtes calendaires et en particulier sur la fleur coupée qui est véritablement notre cœur de métier. C'est notre cœur de métier. Après il y a de la diversification, donc on vend des plantes. Les fleuristes, on est des vrais spécialistes de la fleur coupée, mais on diversifie par rapport à nos marchés, donc on vend de la plante, on en vend un peu moins que la jardinerie. C'est quand même, du moins là-dessus, donc je le répète, c'est la fédération qui siège dans ces instances, et de manière collégiale, c'est-à-dire qu'on a des fleuristes, et dans le cadre de ce qu'on appelle la comitologie, donc la désignation des différents intervenants pour représenter la fédération, on a convié l'ensemble des acteurs. en tout cas qui représente le marché de la fleur au niveau des fleuristes, adhérents ou non ou pas à la fédération, on a ouvert les postes parce qu'il nous paraissait important que tout le monde soit représenté et toutes les sensibilités de la fleur soient représentées donc là dessus et pour reprendre la question comment vous protéger les intérêts on protège protéger tout dépend de ce qu'on veut et ce qu'on entend par protection Est-ce que vous voulez qu'il y ait un agent de police derrière chacun de nous ? Je ne suis pas sûr que la société ce soit le choix. On protège les choses en rappelant surtout quel est le cœur du métier. Un producteur, il est là pour produire. Produire des fleurs c'est compliqué, c'est un vrai métier. Nos amis grossistes, c'est nos logisticiens. Ils sont là pour assurer la collecte d'un point A, qui s'appelle le producteur, vers ou le fleuriste, ou un marché sur lequel le fleuriste va pouvoir. Donc à aujourd'hui la défense des intérêts du fleuriste elle est double c'est d'une s'appuyer sur nos logisticiens en leur disant apportez nous des choses rapprochez nous en fait des centres de production mais mettez nous à disposition ce produit là on a la chance en France d'avoir des marchés d'intérêts nationaux les mines il y en a ils sont répartis sur tout le territoire force est de constater qu'il y a des il y a des mines qui sont plus ou moins puissantes. On sait très bien, parce qu'on les voit, on l'a évoqué aussi pendant tout ce week-end, la SICA, qui est le premier marché de mise en marché des produits, où les produits sont apportés. En revanche, on l'a évoqué lors de différentes tables rondes, c'est compliqué sur les liaisons vers d'autres. Alors, j'ai la chance d'être un fleuriste en activité et d'exploiter sur Paris, j'ai la chance d'avoir le mine d'Orangis. qui est juste un mine qui est fabuleux où on a une diversité des opérateurs à la fois en fleurs coupées et aussi sur de la plante et aussi sur l'accessoire qui est somme toute génial parce que effectivement je peux tout retrouver j'ai besoin d'un dépannage en dernière minute en revanche malheureusement et sur l'intégralité de l'hexagone c'est pas le cas et il y a des zones où c'est beaucoup plus complexe donc moi j'appelle entre guillemets les grossistes à venir se réimplanter il y a aussi des caches on a des grossistes qui s'implantent Mais le vrai truc c'est appuyez-vous, si on s'appuie pas les uns sur les autres et si on travaille pas main dans la main, c'est difficile de le défendre. Mais ça moi, mon rôle en tant que président de la fédération, il est aussi de le rappeler. Et de rappeler qu'on fait pas tout et n'importe quoi. Quand j'entendais les fermes florales qui viennent concurrencer les fleuristes sur du mariage ou sur autre, non c'est pas possible. Et légalement c'est interdit par la loi puisqu'on a deux choses qui sont totalement différentes. On a une activité commerciale, on a une activité de production. En fait, les choses sont claires et il n'y a pas de flou juridique. Une ferme florale, elle est là, ferme florale, ferme florale. Je produis des fleurs, je suis producteur. Et je ne vais pas ratisser, je ne vais pas ratisser. Parce qu'en fait, au quotidien, ces fermes florales, si vous avez des fleuristes en local et que vous allez les alimenter, et que vous allez leur piquer leur marché, en fait, qu'est-ce qui se passe ? C'est ultra saisonnier la saison du mariage. Vous allez bosser de mai à septembre. qu'est-ce que vous allez faire le reste de l'année ? Si vous n'avez pas les fleuristes qui sont là pour vous, pour vous acheter vos fleurs. Si chacun reste à sa place, il y a de la place pour tout le monde. Mais il faut s'appuyer. Et à un moment, on ne peut pas bouffer à tous les râteaux.
- Speaker #1
Farel, quelles initiatives la FED met en place pour valoriser le savoir-faire des fleuristes auprès du grand public ? Alors, la liste est longue ?
- Speaker #2
La liste est longue mais je l'ai évoqué en fait, c'est aussi les changements qui ont été opérés, c'est-à-dire qu'on prend aussi bien conscience, les salons professionnels c'est sympa, mais en fait pour attirer du grand public, le grand public n'a rien à faire dans un salon professionnel. Pour le coup, et c'est là où c'est intéressant, le fait d'organiser des compétitions dans le cadre de manifestations grand public, c'est hyper intéressant parce que ça permet à un public divers et varié de découvrir ce qu'est l'art floral et de découvrir l'art floral à la française au travers des sujets qui ont été élaborés par un président de jury. Alors oui, vous me direz, c'est orienté, il y a des canons quand même dans les travaux qui sont exécutés au quotidien par les fleuristes, et on est bien sur des travaux de fleuristes qu'on leur demande. On ne fait pas de l'enfilage de perles, en fait, on fait des choses qui sont esthétiques. On n'est pas forcément non plus sur des concours qui sont des concours commerciaux, c'est-à-dire où on est là pour mettre plein la... Mais on est véritablement là pour mettre en avant... pour valoriser l'excellence et les savoir-faire qui sont les savoir-faire typiques de notre métier. Donc ça, c'est déjà hyper important et on valorise le métier comme ça. Après, on valorise aussi la fédération et le rôle de la fédération, il est aussi de valoriser le métier à l'international. Donc on a rejoint la fédération internationale qui s'appelle Florins, qui organise, et en particulier cette année, c'est une année charnière, Puisqu'on va renvoyer un candidat en Coupe du Monde. C'est une Coupe du Monde de fleuristes qui est gérée par Florins. Ça aura lieu à la Hague fin août. Et on a un candidat qui est un candidat qui a déjà participé à des épreuves internationales, en la personne de Frédéric Dupré. Et bref, on va aller défendre nous aussi notre sensibilité, la manière dont les fleuristes et les artisans fleuristes français ont la personne de Frédéric qui va nous représenter dans ce cadre-là. C'est un meilleur ouvrier de France. Il a déjà l'expérience d'une Coupe du Monde interflora. Donc on a un candidat et on espère le voir accrocher une place sur le podium, ce qui serait une grande reconnaissance. Et après j'ai eu la chance d'accompagner Benoît Barbin qui est le dernier jeune fleuriste qui a remporté un championnat d'Europe. Et donc, Cocorico, on est quand même dans les starting blocks et en fait, moi je vais souhaiter le meilleur à tous les candidats, mais je vais avoir quand même une petite pensée dans les prochains jours pour Fred. Fred, il faut que tu déchires tout.
- Speaker #1
Farel, en préparation un petit peu de ce sujet, on a une discussion en off. On se réjouit bien sûr d'avoir un homme de métier à la tête d'une fédération, c'est votre cas. Vous avez un passé qui n'était pas floriste également, avant votre vie de floriste. Et c'est réjouissant tout cela parce que là vous parliez d'excellence florale, de gestes florales, de qualité, de montrer le savoir-faire de notre métier qui est fabuleux, qui est très très beau. Mais vous avez toujours ce petit garde-fou de rentabilité et que nous avons à gérer des économies avant de gérer de l'artistique.
- Speaker #2
Alors je le dis bien, le fleuriste artiste c'est un business model qui est extrêmement compliqué ou qui à mon sens est très très très compliqué à gérer. Aujourd'hui, et c'est aussi ça la défense de notre métier, c'est rappeler aux fleuristes qui sont avant tout des chefs d'entreprise et donc S qualité de chef d'entreprise, c'est des gestionnaires de compte d'exploitation. On l'a vu, aujourd'hui on a des charges fixes, on a des collaborateurs, tous ces éléments-là, c'est des choses qu'on doit assumer, qu'on doit assumer au quotidien. Et donc le fleuriste rêveur ou l'image bucolique... On l'évoquait en préalable, on a un métier qui est un métier iceberg, et que j'appelle un métier iceberg, c'est-à-dire qu'on ne voit que 20% en fait, en tout cas pour le consommateur, « Waouh, qu'est-ce que vous avez une belle boutique, waouh, qu'est-ce que c'est beau, qu'est-ce que c'est sympa. » C'est vrai. Mais ça c'est 20% en fait, et il y a 80%, et en particulier quand on est chef d'entreprise, on connaît tous les uns et les autres les lourdeurs administratives, on sait que c'est pénible, on sait qu'on a besoin, et il y a de plus en plus de lourdeurs administratives. La défense aussi des fleuristes, c'est aussi de nous rappeler au niveau des ministères que nous ne sommes pas des cabinets d'experts comptables et que nous ne sommes que des exploitants et qu'on a besoin de s'appuyer à la fois sur les centres de gestion, à la fois sur nos comptables, sur nos experts comptables et potentiellement sur nos commissaires aux comptes. Et que tout ça, c'est chronophage, tout ça, ça prend du temps. Et je le répète, nous, on est dans un métier de la transformation. Il faut qu'on en reste là. Sachons tous rester à nos places. Prosperons de la sorte. Il y a de la place pour tout le monde. Et le plus important, vous le disiez très justement, Franck, il faut être extrêmement vigilant. Aujourd'hui, économiquement, on connaît une situation inflationniste. récession. En revanche, la matière d'oeuvre, notre matière d'oeuvre, elle a pris, et on a les stats, entre 15 et 18%. C'est loin d'être neutre. Qu'on rentre dans une période de turbulence, parce qu'effectivement, le climat économique et le climat de confiance, tant du consommateur que des chefs d'entreprise, est quand même en baisse. On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. On voit quand même que l'énergie reste à des tarifs relativement hauts, même si ça a tendance à légèrement baisser. Donc il faut être extrêmement vigilant par rapport à tout ça. Attention aux encours. Et là, je le dis, il faut quand même être extrêmement réaliste. C'est tendu. Les vraies suites de la crise et post-Covid, où on a connu une espèce de période de furry, on était dont une open pilote. Super, super, ça marche. Là, on revient sur des niveaux d'activité qui sont beaucoup plus proches d'avant cette période pandémique. Et je pense qu'il faut être extrêmement vigilant, suivre les choses et essayer. C'était très compliqué. Je suis fleuriste en activité depuis plus de 30 ans. J'avais plein d'indicateurs où j'étais en capacité de dire, ce week-end, on va bien bosser, il fait beau, pas trop. Aujourd'hui, les choses, on ne lit pas dans le mar de café, mais on est tous attachés à certains... facteur à la fois climatique, à la fois économique, est-ce qu'il y a eu des bonnes ou des mauvaises nouvelles et c'est vrai que ça influe très rapidement et ne serait-ce qu'un bon week-end, ça peut être aussi beaucoup de consommateurs qui partent et effectivement on peut passer complètement à côté de son week-end. Donc c'est là où j'invite moi les professionnels à être extrêmement vigilants, à surveiller tous les indicateurs qui peuvent leur dire, autant prévoir et pour un chef d'entreprise, prévoir c'est anticiper et anticiper c'est survivre.
- Speaker #1
Une règle d'or pour ce métier. Farrell, pour conclure, vous êtes la tête de la présidence de la FED depuis...
- Speaker #2
Ah, je vous vois venir Franck. Alors c'est simple, oui effectivement, moi je suis à la fin de mon premier mandat. Les statuts de la fédération ont été changés l'année dernière dans la précédente Assemblée Générale, donc je clôture un mandat de
- Speaker #1
4 ans.
- Speaker #2
Et c'est très aimable de me tendre la berge, donc oui, je vous l'annonce et vous aurez la primeur de cette information. Je serai candidat et je brigue un deuxième mandat à la présidence qui... En revanche, ce sera le dernier mandat que je fais. J'ai la chance d'avoir un conseil d'administration qui m'a demandé de refaire un deuxième mandat. Là, ce sera un mandat de deux ans. J'aurai consacré, je pense, six ans à la fédération. Je suis quand même élu et investi dans le métier depuis de nombreuses années puisque j'ai plus de 20 ans de syndicalisme patronal derrière moi. Je pense que je deviens un peu vieux malgré le fait que je n'ai que 50 ans. Mais je deviens un peu vieux et je place aux jeunes. Je vous invite à nous rejoindre. C'est super important et pour pouvoir participer à la vie de votre métier et à la vie de votre fédération, passez nous voir, c'est important, échangez avec nous, on reste disponible, il y a un site web, il y a plein de moyens de nous contacter. On reste tous et tous les élus qui sont élus, autant au bureau fédéral qu'au conseil d'administration, sont à votre disposition. N'hésitez pas à remonter les problèmes, les problématiques que vous avez, n'hésitez pas à remonter les sujets, on est là pour vous accompagner. On ne va pas vous dire qu'on va vous rendre la vie belle, mais on fera tout pour que vous puissiez exploiter quel que soit le coin de France où vous êtes, de manière sereine, de manière rassurée et en vous fournissant toutes les informations qui vous sont nécessaires.
- Speaker #1
Voilà le rôle central de la Fédération. Merci Farel Le Gendre, je rappelle que j'étais à vos côtés, donc vous êtes l'actuel président de la Fédération Française des Artisans Floristes et peut-être notre futur président. En tout cas, merci pour ta disponibilité Farel.
- Speaker #2
Merci Franck. Ça fait plaisir, je trouve que c'est sympa de partager. On a vécu, et là je dirais un grand merci à Anne-Marie Frappard parce qu'on a vécu un très beau salon. C'était vraiment super sympa, mais pas que sympa, c'était constructif. On a retrouvé des gens souriants. Moi ce que je retiendrais quand même de ce salon, qui est quand même quelque chose de fabuleux, les gens n'étaient pas moroses. Oui, très belle édition. C'est une très belle édition, les gens ont eu plaisir à se retrouver. On a vu de la diversité, le concours de scénographie, on a en ce moment la battle des écoles. On est, je pense à aujourd'hui, dans la fleur, à une phase tournante. Il y a un changement de génération qui est en train de s'opérer. On l'a entendu hier à la production, il y a des choses aussi qui vont évoluer. Le Covid aura permis quand même une chose, c'est une accélération des discussions. On relocalise, et je le disais aussi en off, à aujourd'hui c'est 16%, le disponible français c'est 16%. Si un jour, et j'ose un jour le voir, mais je ne suis pas sûr, si un jour, ne serait-ce que dans une dizaine d'années, on arrivait à 20% de production française, ce serait un grand pas. Mais les fleuristes seront toujours là et en tout cas sont en capacité, puisque je pense qu'il y a une appétence aussi du consommateur et une demande. Mais n'oublions pas notre histoire et réapproprions-nous cette histoire de la fleur, de la fleur en France. On a des vraies spécificités, on a des vraies zones de production qui sont... Il faut des territoires d'exception pour produire des fleurs d'exception. On a cette chance-là avec le Var. On a cette chance-là avec le Bordelais. On a cette chance-là en Bretagne. On a cette chance-là en Pays de Loire. C'est comme le paysage. On a une disparité des paysages en France qui est juste extraordinaire et qui nous est enviée all around the world. Mais franchement, on a aussi cette chance. Et on a la chance d'avoir des produits de qualité. La limone, la ronocule, les tournesols, les glaïeules. Il y a plein de choses. Et... J'aimerais bien et j'espère un jour que tout le monde sera au rendez-vous et qu'on arrivera à redévelopper cette belle filière française.
- Speaker #1
Merci pour ce message plein d'optimisme pour la suite de cette belle filière de la fleur coupée en France. Merci à vous d'avoir écouté ce podcast de Formation Floriste. N'hésitez pas à partager, liker et commenter. Et notamment, mettez-moi en commentaire si vous avez une idée de thématique qu'on pourrait aborder dans ce podcast pour faire avancer le business de votre boutique.