- Speaker #0
Faire un bouquet, c'est bien. Savoir le vendre, c'est mieux. Communication point de vente, découverte, producteur et grossiste. Technique de vente du végétal, fleuriste ou jardinerie. Booster votre entreprise avec Formation Fleuriste. La formation business qu'il vous faut.
- Speaker #1
Bonjour à tous, bienvenue dans les podcasts de Formation Fleuriste, la formation commerciale et business des fleuristes et des jardineries. Alors aujourd'hui, on va passer à la caisse. La caisse, c'est souvent la bête noire pour les fleuristes. Il faudrait un système simple adapté pour le métier avec toutes ses exigences. La caisse est l'endroit central de l'encaissement, de la fédélisation, de la prise commande, de la prise de devis. Et s'il existait aujourd'hui une solution qui gère tout cela ? L'une des solutions s'appelle Shoups de chez Evolufleur. C'est un logiciel 100% fleuriste créé par une fleuriste et co-construit avec des fleuristes à chaque étape de son développement. Alors à quel problème majeur ce logiciel répond-il ? Quels sont les vrais bénéfices pour un artisan fleuriste ? Comment Shoups est-il à mieux gérer les commandes et les transmissions florales ? Réponse avec la créatrice de Shoups, Béatrice Collat. Bonjour Béatrice.
- Speaker #2
Bonjour Franck.
- Speaker #0
Les podcasts de formation fleuriste, la productivité avec Franck Prost.
- Speaker #1
Alors Béatrice, qu'est-ce qui vous a motivé à créer Shoups ?
- Speaker #2
Alors j'ai été fleuriste pendant plus de 18 ans. Ce qui m'a motivée à créer Shoop, ça a été la fête des mères. J'avais un gros magasin sur Nice. Alors, je l'ai vendu en 2019. Mais dans ce magasin, on montait jusqu'à 450 à 500 commandes pour la fête des mères. On faisait tout à la main. Une grosse affaire ? Oui, c'était une grosse affaire. C'était pas mal. On en gère une centaine,
- Speaker #1
c'est déjà beaucoup. Mais 400, 500, oui.
- Speaker #2
Oui, entre 450 et 500 commandes, plus les fabrications, magasins, etc. On gérait tout à la main, c'était un enfer. Moi je me transformais en capitaine de bateau, je ne touchais plus la fleur, on embauchait jusqu'à 32 personnes avec les livreurs inclus, j'avais une vingtaine de livreurs, parce qu'on s'attelait à ce que le dimanche à 2h de l'après-midi toutes les mamans soient livrées.
- Speaker #1
C'est un challenge, ça c'est très rare avec autant de commandes d'avoir 14h pour ouvrir.
- Speaker #2
On y arrivait parce que j'avais 20 livreurs tout simplement, donc je ne gagnais pas d'argent à la fête des mères. Par contre, j'en gagnais sur le long terme puisque je fidélisais les clients comme ça par un autre sérieux. Et c'est comme ça que j'ai réussi à développer le magasin. Quand j'ai acheté le magasin de ma mère, elle faisait à l'époque 150 000 euros de chiffre d'affaires. Et quand j'ai vendu, je faisais 650 000 euros de chiffre d'affaires.
- Speaker #1
4, 5, dis donc. Donc ce jour de fête des mères, vous avez dit stop. Il y a un problème au niveau de ma gestion, il faut que je crée quelque chose. En fait,
- Speaker #2
c'est le stress que ça me générait qui m'a fait penser à ça. Trois semaines avant la fête des mères, il ne fallait pas me parler. Et jusqu'à deux semaines après la fête des mères, il ne fallait pas me parler. Donc ça devenait invivable pour ma famille, invivable pour mes collaborateurs et invivable tout simplement pour mon cerveau. Ce qui s'est passé, c'est qu'en 2011, j'ai eu un cancer. Donc pendant un an, je me suis soignée, je ne pouvais pas travailler. Par contre, comme je suis une hyperactive, il était hors de question pour moi de rester à la maison. J'avais un petit fauteuil au magasin avec ma petite couverture. Et entre deux chimios, je restais avec mon équipe au magasin. Et puis je regardais, j'analysais tout simplement pour essayer d'améliorer. Parce que je suis une féru de progression, de formation, d'apprentissage. Et en regardant travailler mes collaborateurs, en prenant du recul, ça m'a sauté aux yeux. Il fallait absolument... que je me numérise intelligemment. Alors, j'étais déjà numérisée, j'utilisais comme tout le monde les outils Google, les outils Excel, etc. Je faisais mes petits tableaux. Néanmoins, il n'y avait pas de liant dans tout ça. J'utilisais également des outils qui étaient payants, mais rien qui centralisait l'activité. Alors, j'ai cherché, j'ai fait comme tout le monde, sur Internet, j'ai tapé logiciel fleuriste, caisse fleuriste, etc. J'en ai testé 12, je les ai tous faits. Je les ai tous faits, voilà. J'ai tout testé. Je suis allée jusqu'à tester un des logiciels les plus compliqués qu'il soit, mais qui est très compliqué, qui s'appelle Quizat. Et en voyant tout ce que faisaient ces logiciels-là, je ne trouvais toujours pas mon bonheur. Donc j'en ai parlé à la fédération. Et à l'époque, la fédération m'a dit, effectivement, il n'existe pas de logiciel métier pour les fleuristes, il faut le faire. Je lui ai dit, bon ben, ok. De toute manière, je ne pouvais plus trop toucher la fleur parce que, par mon cancer, Je ne pouvais plus me blesser du bras gauche, donc ça a été compliqué, et je me suis dit, bon allez, je me lance, je le fais. J'en ai parlé aux fleuristes autour de moi, effectivement, certains fleuristes qui se numérisaient comme moi à l'époque, donc avec les outils qu'ils avaient sous la main, on s'est aperçu très rapidement que finalement, on travaille tous de la même manière, on vend à nos clients... On fabrique, on s'occupe de la relation client, mais on s'occupe de prendre des commandes, de livrer, etc. Et il fallait en plus qu'on améliore cette relation client, notamment sur les retours de livraison, etc. J'ai écrit un cahier des charges, j'ai trouvé une entreprise qui m'a aidé à développer le logiciel. Par contre, il fallait énormément d'argent, donc j'ai fait l'exercice de levée de fonds auprès de fonds d'investissement, auprès de Business Angels, etc. Ce n'étaient pas du tout des personnes qui... me motiver, qu'il ait été aligné sur mes valeurs. Et du coup, j'ai préféré faire une levée de fonds en crowdfunding avec des fleuristes. Et actuellement, nous avons 118 fleuristes qui sont au capital d'Evoluflore. Donc c'est vraiment le logiciel métier pour les fleuristes, fabriqué par les fleuristes en co-construction et financé par les fleuristes.
- Speaker #1
Une belle histoire, une rage sur la vie, une personne hyper active à la base de tout cela. Une entreprise à gérer dans la fleur avec un chiffre d'affaires, une usine à gaz et vous avez dit je vais devenir un peu la Steve Jobs, on va simplifier un peu comme l'a fait Apple pour l'informatique et donc vous avez créé Shoups. Alors en quoi Shoups est différent des autres logiciels de caisse ? Concrètement quels sont les vrais bénéfices pour un artisan fleuriste ?
- Speaker #2
Alors déjà le premier bénéfice c'est de poser son cerveau sur l'outil numérique. On numérise le métier, on numérise ce beau métier, vocation, mais... On permet surtout aux fleuristes de gagner du temps, de poser leur cerveau sur la machine pour qu'ils puissent se concentrer sur le meilleur de l'humain, c'est-à-dire leur artisanat, leur savoir-faire, la relation client. On permet également aux fleuristes d'augmenter leur chiffre d'affaires puisqu'on a développé un deuxième module à cette caisse. C'est la caisse qui permet de créer le site de vente en ligne du fleuriste qui fait partie de sa boutique, c'est-à-dire qu'on n'a plus de frontières. Entre le physique et le numérique, c'est la même chose. C'est la boutique du fleuriste, c'est lui qui gère. Il n'a besoin de personne pour s'occuper de sa vente en ligne. Donc le bénéfice du fleuriste, c'est le gain de temps, c'est le gain d'argent, c'est l'autonomie, c'est la centralisation de son quotidien sur un seul outil. Et c'est de pouvoir revenir à l'humain parce que le fleuriste se fait aider par le numérique. Actuellement, on parle beaucoup d'intelligence artificielle, on parle beaucoup de technologie. Moi, je reste persuadée que la technologie doit être un appui, mais qu'il n'y a pas mieux que l'expérience humaine. Il n'y a pas mieux que le cerveau humain à la base. Et on a la chance d'avoir un métier artisanal, on a la chance de créer, on a la chance d'écouter nos clients, de les conseiller, de parler. Merci. On participe aux liens sociaux de nos villes et de nos villages. Et quand on est dans des rues, quand on est dans des villes, dans des villages où on voit des grosses enseignes, qui certes se numérisent parce que le consommateur est de plus en plus pressé, etc. On en revient. Le consommateur, oui, il est pressé. Oui, il veut acheter en ligne. Mais il a besoin de ce contact humain. Il a besoin de ce lien social. Et nous, on est là pour leur donner.
- Speaker #1
C'est le métier de commerçant à la base. Exactement. L'actrice... Concrètement, comment Schubbs aide à mieux gérer les commandes et les transmissions florales, en étant simple ?
- Speaker #2
Au niveau des transmissions florales, depuis la caisse Schubbs, chaque fleuriste peut avoir accès à son espèce de gestion de sa transmission florale, que ce soit Interflora, Floradjet, l'agitateur floral, artisan fleuriste, etc. On espère pouvoir intégrer fleuristes et fleurs rapidement également. Depuis la caisse, le fleuriste quand il va être en boutique, il va pouvoir prendre ses commandes. Donc il peut vendre en vente directe, donc la caisse normale comme toutes les caisses le font. Par contre, il va pouvoir prendre ses commandes avec les spécificités que l'on a dans notre métier. Le mariage, le deuil, les livraisons, le retrait boutique, etc. Et il va également pouvoir prendre les commandes qui vont rentrer en caisse et qui vont être centralisées dans sa liste de commandes, ses commandes de vente en ligne.
- Speaker #1
On continue sur le côté pratico-pratique et justement on peut allier boutique physique et vente en ligne. Comment ça se passe entre les deux ? Vous rentrez un stock ? Quelle est la facilité que vous apportez ?
- Speaker #2
Alors la facilité qu'on apporte c'est que lorsque le fleuriste va paramétrer son produit dans sa caisse, d'un simple clic il peut dire je veux que ça apparaisse sur ma vente en ligne ou pas. Alors les stocks, on ne les a pas encore développés parce que dans notre métier on a une gestion de stock un petit peu particulière. Les spécifications sont écrites, on doit les confronter justement à des équipes de co-constructeurs fleuristes parce que chaque spécification qui a été créée dans ce logiciel a été confrontée à des fleuristes. On en a discuté ensemble parce que tout simplement, même si j'ai fait... Ce métier pendant plus de 18 ans et que je suis née dans les fleurs, parce que ma mère était horticultrice avant d'être fleuriste, je n'ai pas la science infuse. Et je ne peux pas demander à l'intégralité des fleuristes de travailler tel que moi je le perçois. C'est pour ça que cette co-construction est très importante, car c'est cette intelligence collective que l'on a entre nous fleuristes qui est traduite en spécifications fonctionnelles et qui est développée par nos développeurs.
- Speaker #1
Développée par vos développeurs. justement, parlons de... de développement, alors, sans tout dévoiler, bien sûr, est-ce que vous travaillez actuellement sur d'autres développements encore de choux ? Parce que là, je me dis, mais elle a fait le tour ! Ah non !
- Speaker #2
Au moins encore 10 ans de développement, et puis alors, je vous dis par un, ce qui nous passe par la tête, et aux uns et aux autres, parce qu'en discutant avec que ce soit la Fédération, que ce soit la Fédération des Artisans Fleuristes, De France, que ce soit la Fédération des grossistes, que ce soit la SICA, que ce soit tous ces acteurs majeurs de la filière horticole, il y a énormément d'idées qui mergent, il y a un cahier des charges avec les grandes lignes en macro qui est écrit, il y a énormément de choses à faire. Donc nous on y va petit à petit, on est une petite structure, nous sommes 7 dans l'entreprise, on continue nos levées de fonds avec les fleuristes, alors c'est même plus de la levée de fonds, parce qu'on a quasiment atteint la rentabilité. néanmoins on permet aux fleuristes de rentrer au capital de cette belle entreprise ou d'en sortir à la date où ils souhaitent et on permet justement que lorsque l'on gagnera de l'argent avec Evoluflore, que cet argent redescende vers les fleuristes.
- Speaker #1
Merci beaucoup Béatrice Collat, je vous rappelle, Choups c'est l'histoire de votre entreprise tout d'abord appelée Evoluflore à ses débuts, une belle réussite et en tout cas beaucoup de facilité Merci. pour les fleuristes dans la gestion de l'orchestre. Merci Béatrice Collat.
- Speaker #2
Merci beaucoup Franck, à bientôt.
- Speaker #1
Alors merci de nous avoir écoutés, n'oubliez pas de liker, de partager ce podcast pour vos amis fleuristes, parce qu'il y a là une réelle solution pour vous, pour vos encaissements, pour les sites internet, pour la gestion des transmissions florales, la solution... C'est Choups actuellement, donc n'hésitez pas à commenter, liker et bien sûr me laisser un commentaire si vous avez d'autres idées à me soumettre, des idées business bien sûr qui vous aideront à développer votre commerce.