- Speaker #0
Faire un bouquet, c'est bien. Savoir le vendre, c'est mieux. Communication point de vente, découverte, producteur et grossiste. Technique de vente du végétal, fleuriste ou jardinerie. Booster votre entreprise avec Formation Fleuriste. La formation business qu'il vous faut.
- Speaker #1
Bonjour à tous, bienvenue dans les podcasts de Formation Floriste, la formation commerciale des floristes et des jardineries. Alors, diriger un cash and carry dans la filière fleurs et plantes, c'est un métier complexe, voire parfois d'équilibriste. Comme pour le détaillant, le responsable doit anticiper ses ventes, connaître le produit floral, gérer son stock et être un gestionnaire détaillant. Avant tout, alors qui sont ces responsables qui gèrent les caches qui vous fournissent ? Quelles sont leurs principales missions ? Comment gèrent-ils la fraîcheur des fleurs ? Réponse avec Michael Hautkerken, directeur du cache Agora de Lyon et Olivier Gaboriot, directeur du cache Agora de Biarritz.
- Speaker #2
Bonjour Franck. Bonjour Franck.
- Speaker #0
Les podcasts Formation Fleuriste, découverte des producteurs et grossistes avec Franck Prost.
- Speaker #1
Fondée en 1981, Agora Floris est une entreprise familiale devenue un leader international du marché floral de Gros. Spécialiste des fleurs coupées, plantes et accessoires, avec plus de 500 employés, Agora reste fidèle à ses valeurs, engagement, innovation. et proximité avec ses clients. En 2021, elle célébrait ses 40 ans de passion et de croissance sous la direction de la deuxième génération des Venturnautes. J'espère que je ne corche pas le nom. C'est ça. Les enfants de marque Venturnautes, horticulteurs et créateurs de cette marque. Ces Le point de vente Cash & Carry offre flexibilité et tendance aux professionnels du secteur. Je suis donc Olivier, avec vous Olivier Gaboriot, directeur du cash de Biarritz, et avec Michael Haute-Carquen, directeur du cash de Lyon. Alors, j'aimerais savoir, on va commencer par Olivier, quel a été plutôt ton parcours ?
- Speaker #3
Alors mon parcours, moi je suis ingénieur en agriculture, et après j'ai fait un troisième cycle de gestion de management justement, et après j'ai intégré la structure horticole de mon père et de mon oncle, et pendant une dizaine d'années, enfin huitaines d'années, j'ai travaillé avec eux dans une structure horticole pure, vente de plantes, et au bout d'un moment on s'est rendu compte qu'il fallait peut-être, au lieu d'être seul, ça devenait compliqué, Et il fallait peut-être... Au moment de prendre une orientation, et c'est à ce moment-là que je cherchais des partenaires. Et donc j'ai commencé avec un partenaire Bianchini, et puis après pour le Grand Sud-Ouest. Et de là, Gora est venu un peu taper aussi à notre porte. Et de là, on s'est un peu mariés ensemble pour l'ombre. longtemps je pense et depuis je travaille que pour Agora et dans la fleur coupée notamment et l'accessoire et un peu dans le marketing français.
- Speaker #1
Depuis quelle année donc le cash est passé Agora ?
- Speaker #3
En 2006.
- Speaker #1
En 2006.
- Speaker #3
Voilà.
- Speaker #1
Très bien, pense-moi et parcours, je me demande. nous le tourne du côté de Mickaël. Salut Mickaël. Salut. Alors, Mickaël Haute-Kerken, déjà avec un nom comme ça, on dit que ça vient du Nord, peut-être des Pays-Bas, peut-être que je me trompe, mais en tout cas, il y a un rapport à la fleur quelque part dans votre parcours, Mickaël.
- Speaker #2
Il y a un rapport à la fleur. Je n'étais pas destiné à rentrer dans ce monde-là. Mes premiers pas dans la formation, c'est la mécanique. Et puis un jour, je découvre le métier de fleuriste parce que je rencontre une fleuriste et du coup je me fais forme à ce métier. Pendant 4 ans, j'ai fait un CAP, ensuite un brevet professionnel. Et puis, me vient l'idée d'ouvrir mon propre fonds de commerce. Il y en a eu deux comme ça. Un premier qui a été ouvert dans le 76 en Seine-Maritime et puis le deuxième en région parisienne. Oui.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #2
et puis un jour, j'ai tenu ces deux affaires pendant deux fois douze ans, et puis un jour, je me fournissais chez Agora assez régulièrement, j'ai lié des amitiés, et un jour on me demande si j'ai envie de devenir responsable d'un site sur la région Nord. J'atterris donc sur le site de Carvin, qui est un très très grand site chez Agora. Et donc c'est comme ça que je fais mes premiers pas en tant que responsable de site, parce qu'à l'époque ils cherchaient un profil fleuriste pour remodeler, réorganiser un peu le site.
- Speaker #1
Bien sûr ! Donc on voit que tous les deux, vous avez quand même des origines dans la profession, un plus horticole peut-être, et une origine, on va dire, floriste. Mickaël, on parle un petit peu du Cache de Lyon, rapidement, quelle surface, l'équipe ?
- Speaker #2
Le Cache de Lyon, c'est 2000 mètres carrés, avec les fleurs, ...coupé avec les accessoires, une équipe de 8 personnes. On a un service de livraison qui est indépendant pour les livraisons autour de Lyon. Et après, différents secteurs. Finalement, on a des postes de secrétariat, de responsable des achats, de vendeur. Voilà, un peu tous les... et puis forcément des personnes qui gèrent la logistique.
- Speaker #1
On en a parlé Olivier, alors on parle un petit peu du cache de Biarritz, l'équipe, la surface ? Alors la surface à peu près 1500 m²,
- Speaker #3
bien sûr sans le partenaire, sans le... partenaire en plantes, donc avec tout ce qui est hall d'accueil, parking quai de déchargement et frigo et une toute petite partie accessoire puisque sur le cache de Biarritz nous sommes aussi partenaire avec Renault HortiCache ce qui fait aussi la spécificité on en parlera peut-être pas aujourd'hui mais du groupe Agora qui selon aussi les endroits
- Speaker #1
On cherche des partenaires pour fédérer les forces locales. C'est ça, exactement, fédérer. Ça permet de concentrer une offre. Il y a un choix planté-flore. Horticache pour vous sur Biarritz. Et vous, Mickaël, la société partenaire ? Et Bianchini en plantes. Et Bianchini en plantes.
- Speaker #3
Surtout en plantes.
- Speaker #2
Chez nous, la société partenaire, c'est LGD en plantes. Et puis on a aussi... un autre centre, Renaud, qui n'est pas très loin à côté, mais qui ne fait pas partie du pôle directement. L'idée, c'est effectivement d'arriver à grouper plusieurs offres sur le même site. Donc ça, c'est des choses qui se construisent au fur et à mesure.
- Speaker #1
Alors, on va en venir un peu au central de cette rencontre. On va commencer par Olivier. Quelles sont les principales missions d'un responsable de dépôt dans un cash and carry comme le vôtre ?
- Speaker #3
Alors déjà comme tout rôle on va dire un peu de manager, mais encore plus vrai sur le vivant je pense. Bon il y a d'abord déjà l'organisation et le management interne des équipes et du professionnalisme sur un savoir-faire particulier qui est la connaissance du végétal, de la fleur, des plantes ou de la déco. Aussi sur le personnel, bien sûr à l'écoute de son personnel pour le management, il faut être très très à l'écoute et formé et ça devient de la façon Là aussi, recrutement, etc. C'est un gros souci aujourd'hui pour un manager dans une filiale, dans un cash and carry. Comme partout, dans tous les secteurs. Mais je crois que chez nous, il faut un vrai savoir-faire un peu particulier et des métiers durs. Donc déjà ça. On a aussi une casquette bien sûr de gestion administrative, gestion comptable par rapport à nos clients. Et aussi, troisième ou quatrième casquette, l'aspect commercial bien sûr. Donc à l'écoute de notre personnel, mais aussi à l'écoute de nos clients, principalement. Donc connaître parfaitement aussi le marché local. Même si on est un gros groupe, justement, notre force de cash, c'est d'être au contact de nos clients locaux. et d'abord espérer avoir une parfaite connaissance du marché local autant que possible.
- Speaker #1
On va parler un petit peu. On peut le faire. On va parler un petit peu.
- Speaker #3
Et voilà, et donc, et du professionnalisme à tous les niveaux et surtout de la flexibilité et de la polyvalence. Chez nous, il faut être à tous les niveaux très polyvalent et avoir du personnel, les gérer comme tel.
- Speaker #1
Alors, ça reste quand même un cash inquiry, ça reste une grosse entreprise à gérer. Mickaël, justement, quelle est votre mission aussi en tant que dirigeant d'Agora
- Speaker #2
Lyon ? En fait, responsable de site, c'est avant tout être coordinateur de plein, de choses différentes. Effectivement, il y a la gestion du personnel, il y a l'aspect commercial, donc la gestion des clients. Un responsable de site, c'est aussi quelqu'un qui doit maîtriser les achats, puisque on achète des produits frais, des fleurs coupées, y compris aussi les accessoires. Donc, il doit maîtriser les achats. En fait, le responsable de site, Il peut quasiment être à tous les postes occupés par son équipe. Il peut être au secrétariat, il peut aussi aider les équipes à préparer les livraisons ou à préparer les commandes. ou à acheter. Et puis aussi, il a un rôle dans notre structure de compte-rendu. C'est-à-dire que c'est lui qui fait l'analyse de son business, qui gère sa partie financière et qui doit rendre compte hebdomadairement, mensuellement, de son activité, de la rentabilité de son activité, au meilleur des cas. et puis tout ça fait que on est quand même un petit peu dans tous les secteurs On est vraiment sur le terrain avec les équipes et on maîtrise quasiment tous les outils.
- Speaker #1
Il faut donc être au four et moulin, être dans l'administratif, la gestion, l'analyse, l'anticipation. Mais on parle aussi de fraîcheur des fleurs. Alors Olivier, comment vous... vous, vous gérez la fraîcheur de vos fleurs pour garantir une qualité optimale pour vos clients fleuristes ?
- Speaker #3
Alors déjà, ça part à la source, au sourcing, donc c'est dans la sélection. Alors là, on n'est pas tout seul, on est bien aidé aussi dans le groupe Agora au niveau du sourcing sur nos différentes plateformes. Donc c'est autant par tout ce qui est sourcing Hollande, sourcing France, production française locale ou IR et en même temps aussi une grosse plateforme sur l'Italie. Donc déjà, on a nos équipes qui nous aident. On n'est pas tout seul, là aussi, c'est pareil. pour être fort aujourd'hui, même si on gère de façon très indépendante nos caches, on n'est pas tout seul, donc la qualité, elle passe par le contrôle au départ du produit, du choix des producteurs, et après, bien sûr, la logistique, transport, donc chez nous, on tient à cœur, c'est tout ce qui est forcément, si possible, le maximum à 80%, je pense, tu me diras, Michael, 80-90%, sans carton, c'est bon. Bac à l'eau en consigne et chaîne du froid de A à Z jusque dans nos frigos. Et ça, c'est très, très important.
- Speaker #1
Chaîne de l'eau, chaîne du froid ?
- Speaker #3
Chaîne de l'eau, chaîne du froid. Tu m'avais donné... Tu parleras de l'eau sûrement aussi dans les bacs. Je te laisserai prendre le relais là-dessus. Et après, surtout, des frigos aussi de qualité, sans air... pulsé etc qui fait que tous nos clients le voient on ressent pas le froid température mais il n'y a pas on en parle Tu viens la doudoune quand tu vas dans nos cages Et donc le froid et mais le froid et bien n'est pas pulsé et c'est donc tout ça ça en fait partie aussi et après toujours pareil contrôle aussi dans nos frigos tous les deux trois jours et on déclasse, nos clients le savent aussi il y a un espace déclasse avant de partir en perte ce qu'on appelle la resserre, nous les fleuristes voilà, la fleur déclassée tout à fait, la resserre c'est très important et on essaye de faire le mieux possible, tous les 2-3 jours ça c'est impératif et là dessus aussi on peut avoir des contrôles même du groupe dans nos caches donc ça c'est très bien, on est aussi aidé là dessus
- Speaker #1
Michael, toi aussi, tu mets un point d'or sur la fraîcheur des fleurs ici à Lyon. Comment tu fais un petit peu pour gérer et garantir cette qualité pour les fleuristes ?
- Speaker #2
Effectivement, un des éléments essentiels en dehors des contrôles qui sont faits aux différents échelons du transport de la marchandise. On peut imaginer qu'un bac de fleurs coupées qui est acheté le lundi arrive dans la nuit, donc à peine 12 heures après. C'est très très rapide. Chez Agora, on tient à ce que cette marchandise voyage dans des bacs avec de la nourriture pour fleurs qui est disposée dès le départ par le producteur, avec des dosages hyper précis. Et en fait, on conserve toute cette chaîne, y compris le froid et la culture. Dans l'ensemble de la distribution, nos clients qui commandent leurs fleurs en e-shop, donc directement sur la Hollande. reçoivent également cette commande dans des bacs. Et ça, c'est quand même une de nos forces, de ne pas recevoir une marchandise qui est mise en carton, remise en lot, remise en carton. Et en fait, on évite les manipulations, on évite les problèmes de qualité. Et après, effectivement, dans le suivi de notre fleur qui est dans le frigo, on a ce suivi de qualité. Alors, de deux manières... à la fois à travers le scan du produit pour voir sa date d'achat et aussi à travers les yeux, puisque parfois un produit qui correspond aux bonnes dates d'achat peut être de mauvaise qualité, donc il faut un visuel.
- Speaker #1
Bien sûr. C'est vrai que c'est une de vos forces, moi qui connais pas mal de fournisseurs, c'est pas de rupture de la chaîne du froid, logique, mais de la chaîne de l'eau aussi. De l'eau. Parce que quand on reçoit les produits en carton, les fleuristes savent... Quel est le problème ? la rupture de la chaîne de l'eau le stress hydrique donc le stress hydrique au final on ne peut pas forcément tout remettre à la vente tout de suite quand on reçoit parce que la fleur justement manque d'eau il faut intervenir retailler les fleurs les mettre à l'eau donc c'est toujours une démarche en plus et ça c'est une de vos et je pense que c'est encore plus vrai aujourd'hui où il y a même des fois des problèmes de personnel dans les boutiques et
- Speaker #3
qui fait que justement comme tu dis ils n'ont pas le temps tout de suite de traiter la fleur et je le vois elle peut rester des fois 4, 5, 6 j'ai vu plus en boutique à temps température ambiante, et elle n'est pas dans l'eau. Tout ça, ça a aussi un coût, même pour le fleuriste, de qualité. On revient toujours à la qualité intrinsèque du produit, mais aussi à la durée pour lui. Et même en management pour chez eux, je pense que c'est beaucoup plus confort d'avoir des bacs et de l'eau, même s'ils ont peu de place, et comme ça ils sont beaucoup plus tranquilles pour gérer le produit avec leurs équipes.
- Speaker #2
J'ajouterais aussi par rapport à ce transport de marchandises, l'aspect écologique puisqu'on travaille avec des consignes, donc on est sur des bacs, on n'est pas sur un gaspillage de carton ou d'emballage qui a un coût aussi, donc on travaille avec des bacs en plastique qui sont fabriqués et consignés, déconsignés, reconsignés et en fait on n'a pas de problème par rapport à ces bacs. Oui. je trouve que c'est quand même plus écologique pour l'instant de ce qu'on propose.
- Speaker #1
Bien sûr, exactement. Alors on parle un petit peu de transport. Justement, quels sont les défis un peu logistiques et d'organisation auxquels vous faites face tous les jours, Mickaël, dans le cash ? La livraison ?
- Speaker #2
Alors les défis logistiques, c'est très compliqué à gérer. C'est très compliqué à gérer, mais on a quand même une bonne organisation. Comme je le disais tout à l'heure, on a une marchandise qui est achetée le lundi et qui arrive le mardi dans un cache. C'est très rapide, ça a traversé la France par rapport à Lyon par exemple. Ça peut arriver dans la soirée sur des sites qui sont au nord, comme celui de Lille ou Carvin. En fait, c'est très très rapide. Par contre, effectivement, on peut avoir les aléas de la route, les aléas d'un départ retardé au départ du cadran, pour des raisons de volume, pour d'autres raisons techniques. Et ça, c'est plus difficile à gérer, parce que même si aujourd'hui on arrive à avoir un contact pour savoir à quelle heure arrive notre marchandise, c'est jamais tout le temps à coup sûr l'idéal.
- Speaker #3
Ce n'est pas une science exacte.
- Speaker #1
Ce n'est pas une science exacte, si Olivier.
- Speaker #2
Et ça, c'est un peu plus difficile parce que du coup, on a affaire à un horaire d'ouverture, des clients qui attendent une marchandise qui n'est pas là. Et on est parfois dans des difficultés. Donc, on doit vraiment anticiper tous ces problèmes-là. C'est un peu plus… Je pense que dans toute organisation, c'est un casse-tête. Ça se passe régulièrement bien, mais il y a aussi des aléas qu'il faut gérer.
- Speaker #1
Il faut gérer et c'est vrai que sur la chaîne finale, c'est le fleuriste qui est dans le cache, qui attend, et quelques fois vous n'êtes pour rien, c'est un problème de livraison, un problème de départ, ou un problème de chariot qui s'opère. Aussi. Aussi. On n'en parle pas plus. Olivier, vous aussi, des problèmes au quotidien, ça peut arriver ? Parce que vous, vous êtes un peu en bout de chaîne, comment ça arrive quand ?
- Speaker #3
Nous, on est heureux parce qu'on n'est pas obligé de se lever à 3h ou 2h du matin,
- Speaker #1
voire minuit,
- Speaker #3
voire minuit. Donc ça, on est heureux, on peut dormir.
- Speaker #1
Bérit c'est mieux hein ?
- Speaker #3
Ça te plaît, je sens que ça te plaît. Je ne sais pas pourquoi mais... Et donc par contre c'est vrai que nous c'est un problème de pouvoir même à deux heures près ne pas pouvoir être sûr à une demi-heure, trois... Trois quarts d'heure près, dire à nos clients, ben voilà, la marchandise elle est là, parce qu'on parlait de la fraîcheur, on essaie d'être bien évidemment, on reste en A pour B, comme disait Michael, chez Agora. Mais par contre, ben voilà, c'est des contraintes et nos clients le savent, mais après on doit jongler, nos clients sont exigeants et ils ont raison. Il y a des contraintes pour eux, comme pour nous, de trafic, pour venir aussi chercher chez nous, ça leur prend du temps, donc il faut qu'on espère être là.
- Speaker #1
C'est revenu non ?
- Speaker #3
Pardon ?
- Speaker #1
T'es toujours là ?
- Speaker #3
Ouais ouais, faut que j'arrête de bouger les mains, c'est le sud ça. Et donc, et par contre, être sûr de pouvoir aussi les informer, là aussi on revient au management, parce que nos équipes c'est pas la peine qu'ils viennent à 6h du matin si la fleur est là à 8h30. Voilà, ça peut tout aussi, comment dire ? Désorganisé tout après nos espaces de tournée pour ceux qui attendent la fleur en livraison l'après-midi. Toute une chaîne. Donc après, on ne va pas pleurer, c'est comme ça. Et en même temps, je pense qu'autour de chez nous, quand on est dans le sud, on s'aperçoit qu'ils sont quand même heureux de voir qu'on est encore à Apourbé alors que... 80% de nos concurrents et collègues extérieurs eux sont plutôt en A pour B+, c'est-à-dire fin d'après-midi soirée, voire A pour C. Donc c'est qu'on essaie de le faire le mieux possible, et on doit là aussi en tant que manager le gérer sans trop de stress et sans stresser non plus nos équipes ni nos clients.
- Speaker #1
Est-ce que Olivier ou Mickaël, vous pouvez m'expliquer ça je ne le sais pas du tout, quand ça part de chez Agora en gros ? ça part des Pays-Bas le canyon passe par le nord ou d'Italie ou de Côte d'Azur alors on va partir sur le plus classique celui qui part de du nord, des Pays-Bas, ça passe par le nord de la France, ça descend, ça passe par Lyon et pour aller à Biarritz, ça passe... Quel est le chemin ? Est-ce que c'est les mêmes camions ?
- Speaker #3
Non, non, non, d'abord par nos volumes, on a vite par... alors on va dire que chaque camion fait où ? Un dépôt plein, déjà. Il y a des dépôts qui vont faire le camion complet. Ça, c'est d'office. Même certains, tous les jours. Notamment Carvin, qui est mieux placé.
- Speaker #1
Carvin ou Bordeaux aussi,
- Speaker #3
par exemple. Ou Bordeaux, c'est trois camions. Des gros caches,
- Speaker #1
donc il y a un camion que pour eux.
- Speaker #3
Quasiment. Et après, sinon, on arrive à dispatcher sur deux, voire trois. Parce que le but aussi, c'est que la fréquence revient à la qualité aussi, etc. La fréquence, c'est d'avoir pour tous les caches, même dans le sud, d'avoir au moins trois arrivages par semaine. si ce n'est pas quatre pendant les fêtes. ou pendant les fortes activités. Et donc là, on mutualise deux ou trois caches. Et ça a été aussi, à l'époque, pour le site Aiguille de Bourguère, qui était notre directeur à l'époque, quand il a développé la France, que tu as peut-être connu, que tu as connu, et qui cherchait aussi à développer... Toujours par rapport à une contrainte, c'était assez visionnaire à l'époque, je pense, de logistique. C'est-à-dire qu'on va monter un cache, mais alors après on ne va pas aller à 300 km à l'ouest ou à l'est s'il n'y a pas le transport le plus rapide.
- Speaker #1
Un homme stratégique. Donc,
- Speaker #3
pour répondre à ta question, on fait... quantique, ça passe, à l'époque ça passait par Carvin, maintenant ça passe directement et on fait par exemple Bordeaux-Biarritz ou que Bordeaux, ou Bordeaux-Biarritz-Limoge quand on veut un troisième jour et qu'on remplit pas les camions, toujours dans les esprits de le remplir au maximum, un pour nous en termes de coût de transport et surtout pour nos clients, sur le coût final du produit
- Speaker #1
Limoges, Biarritz, Bordeaux, et pour nous, Michael, sur Lyon, un petit peu l'axe central ?
- Speaker #2
Lyon est le premier dépôt desservi, ensuite c'est le dépôt d'Avignon hier.
- Speaker #1
Aucun avant Lyon ?
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
On a le camion qui passe derrière.
- Speaker #2
En fait, avec les trois dépôts, Avignon hier et Lyon, ça fait un camion. Ça en fait deux, donc ça dépend, peut-être parfois il y a... Pour nous, il y a toujours un camion pour trois dépôts. Parfois, on partage avec le site de Clermont-Ferrand. De toute façon, toute cette zone-là est desservie par un ou deux camions selon les volumes. C'est toujours à peu près les mêmes règles.
- Speaker #1
Michael, comment vois-tu l'évolution du métier par rapport aux attentes des fleuristes ? Moi je vois, je ne sais pas, je me trompe peut-être, une montée en puissance de l'internet, diminution de la surface des caches qui deviennent uniquement des drives, je ne sais pas. Est-ce que c'est une bonne vision ou quelle est ta vision avec le recul que tu as en tant que directeur de cache ?
- Speaker #2
En fait... La force d'un cash, c'est quand même de proposer un assortiment très varié, qui est visuel, pour des clients qui gardent cette habitude de venir trouver une marchandise et de l'acheter en fonction de la présentation, du choix des couleurs, de l'assortiment, des offres aussi, puisqu'on a toujours des promos. Et donc je trouve que le cash doit être une force à ce niveau-là et doit aussi inspirer. Alors à travers ce qu'on présente, mais aussi peut-être à travers des vitrines exactement. Parce qu'on ne retrouve pas ces éléments-là dans l'achat internet ou l'achat en livraison uniquement. Je pense que l'avenir des caches reste hyper présent, hyper fort, surtout qu'aujourd'hui on accueille aussi différents... corps de d'autres métiers comme les producteurs qui viennent chez nous pour vendre leurs marchandises en tant que producteur local et ça on ça si nous on n'est pas là pour leur ouvrir cette porte qui le fera et ouvrir ce marché pourront pas vivre vendre autrement donc c'est c'est pour ça que les la force du cash elle est vraiment présente à ce niveau là
- Speaker #1
Pour conclure, Michael, avec toi, le volume d'achat, les volumes shop et les volumes pour le cash, à peu près ?
- Speaker #2
On fait environ 80-95% de volume pour un cash. Il reste 15-20% de volume pour les e-shop.
- Speaker #1
Ça reste ma... Présent quand même, ça reste marginal. Vous pensez qu'il y avait quand même une tendance un peu plus forte sur le shop ?
- Speaker #2
Le shop c'est une force... Alors ça va dépendre de la culture de chaque dépôt. Il y a des dépôts qui vont avoir une culture e-shop qui est beaucoup plus importante.
- Speaker #1
Peut-être l'âge des floristes ?
- Speaker #2
Pas que, ça a été l'historique, le développement aussi, beaucoup de cash qui ont des grosses tournées de livraison, d'autres qui ont des tournées plus petites et donc forcément pour avoir une tournée de livraison, le client ne se déplace pas et commande sur le e-shop. Oui. En fait c'est très variable selon la clientèle. A Lyon, en tout cas, la culture est vraiment plus présente dans le cash. On a vraiment une clientèle qui vient et qui est là dès l'ouverture et qui souhaite vraiment retrouver des produits directement présentés. Même si on aussi les sollicite d'une autre manière par la concurrence, ils gardent quand même cette habitude.
- Speaker #1
Merci, merci Mickaël. Olivier, vous voyez comment l'évolution du cash ou par rapport surtout aux attentes des fleuristes, comment ça se passe sur le direct ? On a quelle vision du futur des cash on carry ?
- Speaker #3
Je pense que les cashs ont vraiment... vraiment de l'avenir, contrairement à ce qu'on peut penser. Malgré le fait que c'est des structures souvent lourdes, qui demandent... On fait des services très importants pour nos clients. Mais l'avenir est quand même là, parce que je pense qu'effectivement, tu parlais d'âge pour les e-shops, mais c'est pas forcément... Je ne suis pas sûr que ce soit que l'âge. Ça dépend... Alors, je rejoins Franck aussi, Mickaël, sur ce qui est logistique. Il y a les cultures, par exemple. Tu vas aller à Rouen et Caen, je reviens à Biarritz, mais à Rouen et Caen, tu vas avoir peut-être 50-60% de webshops sur des très gros sites.
- Speaker #1
Inversion.
- Speaker #3
Inversion. Et je rejoins Mickaël. C'est aussi par rapport à... Il suffit qu'il y ait une politique à un moment donné aussi, ou de clientèle qui s'orientait beaucoup plus que d'autres régions, parce qu'on s'aperçoit avec ces sites en France, que les fleuristes ne sont pas tous les mêmes partout. Ça c'est déjà sûr, même s'il y a des tendances. Ils ne sont pas tous les mêmes partout. Et il fallait développer peut-être plus de logistique dans ces caches à un moment donné. Donc ils ont fait beaucoup plus de webshops. Et il y a des régions comme Lyon à ce jour, pour Lyon et moi à Biarritz, on avait beaucoup moins besoin de développer le webshop par rapport à la clientèle locale. Et pour en revenir au futur, je pense que vraiment les caches sont de l'avenir parce que derrière internet, il y a bien sûr des hommes qui vous préparent la marchandise, mais il n'y a aucun contact. Or je pense qu'au contraire la nouvelle génération revient à ça. Alors on peut le voir par rapport au collectif de la fleur française, il y a le côté fleur locale, mais il n'y a pas que la fleur locale, il y a le service local, il y a tout ce qui accompagne le fleuriste. Et je suis persuadé que dans les années qui viennent, les nouvelles générations de fleuristes ne sont pas les mêmes qu'il y a 20 ans ou 30 ans et qu'elles auront besoin d'être encore plus, beaucoup plus accompagnées. Il y en a qui savent très bien ce qu'ils veulent faire au niveau fleuriculture, au niveau art, etc. mais qui ont besoin d'être aidés et de voir de la marchandise. de la voir, de la sentir, parce qu'on peut dire qu'elle peut même la sentir. Et donc je pense que les caches ont un vrai avenir, et au contraire, ils vont sortir des écrans, d'Internet, etc. Et là, l'inspiration, elle est là.
- Speaker #2
Si je peux rajouter un élément, en fait, un cache, c'est aussi un rendez-vous. Un rendez-vous pour les fleuristes qui passent beaucoup de temps dans leur magasin.
- Speaker #1
Convivialité.
- Speaker #2
Exactement. En fait, c'est aussi la pause café du matin. retrouver les copains fleuristes de droite et de gauche.
- Speaker #1
Et ils ne sont pas tout seuls. C'est ça.
- Speaker #2
Copains ou copines.
- Speaker #1
À partager leurs galères.
- Speaker #2
Exactement. C'est-à-dire que nos équipes sont au quotidien avec les clients. Très important. On est sur un monde professionnel. On a des échanges qui peuvent aussi parler des problèmes que chaque client, chaque fleuriste peut rencontrer dans son activité ou même dans sa vie. Et donc en fait, on a un partage, on a un échange. Et ça, ce lien, il est très très fort. Et on reconduit ça souvent, puisque les achats à fleurs se font plusieurs fois dans la semaine, tous les deux ou trois jours. Je trouve que finalement, un cash, c'est aussi un rendez-vous. Et je veux vraiment noter ça parce que c'est quelque chose qu'on voit nous dans nos caches et on met ce lieu de rendez-vous, il a son importance.
- Speaker #1
Merci Michael Oudkerken, je rappelle que vous êtes le directeur du cache Agora, que tu es le directeur du cache Agora de Lyon. Les cashs, chers carillons de l'avenir, c'était le mot de la fin dit par Olivier Gaboriot, directeur du cash de Biarritz. Merci à tous les deux. Merci Franck. Alors, merci à vous aussi d'avoir suivi ce podcast. N'hésitez pas à laisser un commentaire ou de partager ou pourquoi pas me soumettre une idée de business qui pourrait faire avancer votre commerce.