- Speaker #0
Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j'ai le plaisir de passer 10 minutes avec Céline Dandois, direction l'école de français. à Amsterdam.
- Speaker #1
10 minutes.
- Speaker #0
10 minutes.
- Speaker #1
Le podcast des Français dans le monde.
- Speaker #0
Pour une jeune fille qui ne voulait pas être prof, c'est plutôt réussi comme cursus. J'accueille Céline depuis Amsterdam, capitale des Pays-Bas. Bienvenue.
- Speaker #2
Bonjour.
- Speaker #0
Tu peux même me dire en néerlandais, puisque tu m'as appris que tu t'étais mis à cette langue qui est un peu gutturale, on ne va pas se mentir.
- Speaker #2
Oui, humédarde.
- Speaker #0
Oui, humédarde. En tout cas, tu es depuis 2014 aux Pays-Bas, mais si tu veux bien, Céline, avant de revenir sur l'école de français, un mot sur ton parcours, originaire de la région parisienne. Alors, tu auras une petite particularité, tu vas naître sourde grâce à des opérations. Et beaucoup d'orthophonie aujourd'hui, eh bien, ça s'est considérablement amélioré. Mais tout ça va te pousser vers l'escrime. Alors là, il faut que tu me fasses un petit cours, je ne savais pas, l'escrime correspondait bien à ce qu'il te fallait à l'époque.
- Speaker #2
Je pense que l'escrime, c'était bénéfique pour moi parce qu'on a un casque, un masque, pardon. On est caché, on ne parle pas beaucoup, voire pas du tout. Et ce côté de se battre, ce que j'ai dû faire, c'était... C'est parfait pour moi.
- Speaker #0
Et ça va, tu gagnais lorsque tu jouais face à un de tes frères ?
- Speaker #2
Je gagne toujours contre des frères.
- Speaker #0
Et bim, voilà. En tout cas, tout ça va s'améliorer. Merci la médecine. Aujourd'hui, tu vis parfaitement avec un petit problème d'oreille.
- Speaker #2
Oui, je suis sur les papiers toujours sourdes, mais je vis ma vie tout à fait correctement.
- Speaker #0
Incroyable, la médecine, il faut quand même la saluer au passage. Tu vas faire des études de lettres, comme je le disais, sans vouloir du tout être prof. C'est comme le comble.
- Speaker #2
Oui, j'ai fait des études de lettres modernes sans vouloir être prof. Au départ, je voulais peut-être m'orienter vers le journalisme, etc. Mais surtout, je déteste les mathématiques. Et j'aime bien lire, donc c'est une scoopée.
- Speaker #0
En tout cas, en 2004, tu vas avoir une envie, tu m'as dit, sur un coup de tête, de vivre à l'international et tu vas donc profiter d'un super dispositif.
- Speaker #2
Erasmus et te voilà en Pologne évidemment sans parler le polonais bien sûr c'était un gros challenge mais c'était aussi ce qui fait que j'ai appris le polonais en un an parce qu'à l'époque ça venait tout juste de sourire sur l'Union Européenne on parlait pas vraiment anglais et mon anglais était un peu nul je peux avouer quand même donc on apprend très très vite, c'est l'instant de survie on m'en dit acheter du pain à manger, à boire parce qu'on peut avoir l'eau du robinet donc je prends très très vite et ça me plaît Il fait froid, mais c'est bien.
- Speaker #0
Il fait froid, mais c'est bien. Et tu vas y rencontrer ton ex-conjoint avec qui vous allez fonder une famille. Il va avoir, lui, une opportunité d'une aventure professionnelle en Australie. Et te voilà donc prof. Tu vas bosser pour l'Alliance française de Melbourne. Là, tu n'as pas pu choisir plus loin de ta France natale.
- Speaker #2
Non, et en plus, au départ, je ne voulais pas y aller parce que je trouvais ça très, très bien en Pologne. J'avais une sœur et une amie. J'avais fait l'épargne d'un prendre le poulonnet. Mais une fois sur place, c'était vraiment très, très bien parce que l'avance française était à côté de la plage. On peut aller travailler, on peut aller à la plage. L'état d'esprit, c'est un fait culturel aussi, sortant de la Pologne quand même et de la France. Mais épanouissement très, très facile et j'oubliais beaucoup ce que je faisais.
- Speaker #0
Une belle aventure qui va durer quelques années. Mais cependant, vous êtes loin de la famille. On ne peut pas faire plus loin, je le disais. Résultat, vous avez une envie de vous recentrer un peu. Ton ex-conjoint, il ne parle pas le français. Donc, la ville d'Amsterdam, qui est hyper internationale, correspond plutôt à tous les critères.
- Speaker #2
Il parle français, mais pas assez bien pour travailler en France. Mais là, il a pris des cours, par exemple. Mais d'un point de vue professionnel, c'est Amsterdam qui était quand même beaucoup plus facile pour lui, comme pour moi. Donc, on peut tout faire en anglais. On est arrivé ici, il avait déjà son travail. Et c'était aussi très facile pour moi de trouver un travail à Amsterdam.
- Speaker #0
Et ça reste toujours aussi international, on trouve toutes les nationalités. L'interculturel, c'est votre quotidien ?
- Speaker #2
Oui, moi je vois ça aussi avec les cours qu'on a à l'école. On a des petits groupes, on travaille sur des groupes de 8 personnes et on peut avoir 8 nationalités différentes, vraiment. Et pas forcément un néerlandais dans le cours. On peut vraiment avoir un gros groupe panel.
- Speaker #0
C'est vraiment concret, c'est vraiment une plaque. pour vivre l'international. Alors vous allez choisir un quartier, peut-être un peu osé. Vous vous installez dans le quartier rouge, les auditeurs doivent connaître. Quartier un peu réputé d'être extrêmement fréquenté notamment par les touristes, au point qu'on a parlé même de vouloir déménager ce quartier rouge parce que pour les habitants, les résidents, c'est catastrophique.
- Speaker #2
C'est assez complété et en plus on habitait juste au-dessus d'un coffee shop. Un coffee shop et une boîte gay. dans le quartier rouge, mais ça fait partie de l'expérience. Les mois d'hiver, c'est assez calme, assez facile. Mais à partir du moment où il y a des beaux jours, ça devient vraiment compliqué quand on y habite et qu'on doit se lever pour aller s'en aller. Ils parlent de déménager, mais c'est pas le même point.
- Speaker #0
Et tu me disais que la ville d'Amsterdam essayait de limiter ce tourisme aujourd'hui.
- Speaker #2
Ils font une grande campagne pour dissuader les touristes à venir aux Pays-Bas ou à visiter Amsterdam. Je ne sais pas si ça fonctionne parce qu'on ne voit pas les résultats.
- Speaker #0
En tout cas, il y a dix ans, tu vas avec une associée avoir la possibilité de développer l'école de français qui se trouve d'ailleurs en plein centre d'Amsterdam.
- Speaker #2
Oui, on est vraiment sur les canaux, dans ce qu'on appelle les neuf rues, vraiment dans le côté très postale d'Amsterdam. C'est aussi ce qui fait le charme, on a un vieux bâtiment, etc. Et c'est vraiment central pour tout le monde.
- Speaker #0
Alors, il y en a pour tout le monde, pour les enfants, les ados, les adultes. Il y a des cours intensifs, des cours particuliers et des cours groupés. Il y a quand même 10 ans maintenant que vous avez créé ça. Une salle de classe à l'époque, quand tu vois le chemin parcouru, avec 3 salles, 20 profs, 150 adultes et 110 enfants, il y a eu du boulot.
- Speaker #2
Il y a eu beaucoup de boulot, mais je ne l'avais pas prévu comme ça. C'est peut-être justement pour ça que ça marche aujourd'hui, c'est qu'on y va au jour le jour et qu'on ne planifie pas. Donc c'est plutôt positif. Et il n'y a pas que moi, il y a toute l'équipe derrière.
- Speaker #0
Alors justement, la vie de la langue française à Amsterdam se passe comment ? Est-ce qu'il y a beaucoup de francophiles ?
- Speaker #2
Il y a énormément de francophiles. On a aussi des gens qui adorent aller voyager en France pour les vacances, pour la culture. Donc on a vraiment des profils différents. Ou pour les entreprises, le business pays d'Afrique, Canada, etc. Donc c'est vraiment très très varié.
- Speaker #0
Alors c'est là où on apprend donc français langue étrangère. tu fais aussi du français, la langue maternelle, avec des jeunes Français qui ont leurs parents qui veulent maintenir la langue à la maison.
- Speaker #2
En fait, l'idée, c'est vraiment de mes enfants, à l'époque, j'en avais que un, mais je voulais vraiment qu'il y ait cette idée qu'il n'y a pas que maman qui parle français, qui rencontre d'autres enfants et parlez français. On donne des cours de lecture et de lecture, mais pas uniquement sur ce côté de socialisation. connaître d'autres enfants dans la même langue et plus tard, s'ils veulent, et si les parents veulent aussi, pour peut-être rentrer en France à un moment, apprendre à lire chez les Français.
- Speaker #0
Il y a une belle communauté de Français qui sont sur la ville d'Amsterdam.
- Speaker #2
De plus en plus de Français aux Pays-Bas et de plus en plus à Amsterdam.
- Speaker #0
Il y a eu un mouvement de Français qui étaient à Londres qui ont un peu basculé sur Amsterdam ?
- Speaker #2
Oui, je pense qu'avec le Brexit, on a aussi... On a aussi récupéré beaucoup d'entreprises, donc les Français qui sont venus avec.
- Speaker #0
Concrètement, aujourd'hui, comment on entre en contact avec l'école de français ? Comment ça se passe ? Est-ce qu'on peut arriver en cours d'année ?
- Speaker #2
On prend tout le monde. En cours d'année, c'est totalement possible. On peut nous contacter sur tous les réseaux possibles. Et l'avantage d'être une petite structure aussi, c'est que si on a des besoins spécifiques, on peut les mettre assez rapidement en place. Donc ça, c'est plutôt bien.
- Speaker #0
Et tu travailles même aujourd'hui sur un développement de solutions en distanciel.
- Speaker #2
Oui, alors on travaille avec l'intelligence artificielle. Je ne vois pas ça comme contrer les profs ou remplacer les profs, pas du tout. C'est toujours avec ce côté social qui reste important, donc avoir une partie en groupe, en ligne ou en potentiel à l'école, et un travail autonome avec l'intelligence artificielle. Quand vous avez des insolvés à 3h du matin, vous pouvez apprendre le français.
- Speaker #0
Très bien. Céline, quel parcours ? Pologne. Australie-Amsterdam dans ces différentes aventures avec des températures très différentes qu'est-ce qui te marque le plus aujourd'hui ?
- Speaker #2
Je ne pensais pas que j'aurais fait tout ça je suis assez étonnée surprise aussi mais j'aime beaucoup Amsterdam je ne connaissais pas avant et je me vois bien continuer à vivre ici c'est plutôt positif Et aujourd'hui c'est les enfants qui se moquent de ton néerlandais Merci. Exactement. Mais au moins, je parle l'irlandais, donc je pense que c'est... Je pense qu'il y a tout le monde qui est français, qui arrive aux Pays-Bas, même si on peut tout faire en anglais, de parler de l'irlandais, c'est un bon début.
- Speaker #0
Et en tout cas, si vous avez besoin de perfectionner votre français, il y a l'école de français. Le site est proposé en le descriptif de ce podcast. Bon, si j'ai pas compris, Céline, tu restes à Amsterdam ? Exactement.
- Speaker #2
Peut-être pour ma retraite en France, mais pour l'instant, oui.
- Speaker #0
Bon, on a encore un petit peu le temps de voir venir. Ma dernière question, est-ce que tu joues encore de l'escrime ?
- Speaker #2
Non, je n'y arrive pas. Mais quand je rentre, j'en fais un peu chez mes parents. Je me bats toujours contre les frères.
- Speaker #0
Et tu gagnes tout le temps contre tes frères ?
- Speaker #2
Je gagne tout le temps contre mes frères.
- Speaker #0
Merci pour ce témoignage. Merci d'avoir présenté l'École de français. Au plaisir de te retrouver.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #3
Vos podcasts sur la mobilité internationale sont sur fdlm.fr et sur youtube en cherchant français dans le monde