- Speaker #0
Tu as peut-être commencé à apprendre le français à 20, 30, 40 ans, tu as essayé les applications, tu as fait peut-être des cours de conversation, des cours de groupe ou même des cours particuliers, et pourtant, au moment de regarder un film ou une série, ça bloque encore et tu as du mal à trouver la solution pour mieux comprendre, mieux t'immerger dans les films, les séries et dans le français parlé dans la vie quotidienne. Je vais te présenter aujourd'hui mon élève Anna. Je suis fan de son parcours. J'adore sa méthodologie, son état d'esprit face à l'apprentissage des langues. Anna, elle a pour langue maternelle l'espagnol. Elle a appris l'anglais par la suite. Elle ne vit pas en France, elle n'a jamais vécu en France. Mais tu vas voir, son français est exceptionnel. Et elle a une méthode bien à elle qu'elle va te partager dans les prochaines minutes. Voilà, reste bien ici, reste jusqu'à la fin, tu vas voir, son parcours est vraiment super inspirant. Et je te dis à très vite pour continuer cette conversation.
- Speaker #1
Je t'appelle Blue. On parle très bien. Oui, oui, mes fleurs sont belles. De l'or. De l'or. De l'or.
- Speaker #0
Bonjour Anna. Bonjour Marion. Comment tu vas ?
- Speaker #2
Très bien, très bien, cela t'est. Je profite.
- Speaker #0
Tu as raison. Merci en tout cas de venir faire cette vidéo avec moi. On va parler un petit peu de ton parcours avec le français et puis de comment tu en es arrivé à utiliser les films et les séries. Je suis très contente de t'avoir ici parce que tu es un excellent modèle. Donc, je suis très contente que tu puisses nous raconter comment ça s'est passé pour toi. Est-ce que peut-être tu peux d'abord nous dire comment tu as commencé ton apprentissage du français et pourquoi ? Pourquoi avoir choisi d'apprendre le français ?
- Speaker #2
Premièrement, le pourquoi ? Simplement parce que c'était une langue qui m'intriguait. Ma langue maternelle, c'est l'espagnol. Donc, ce n'est pas assez loin de ma langue maternelle. Et aussi, j'aimais la culture. Et puis, je commençais à l'apprendre quand j'avais 39 ans. Et parce que je voulais... me donner le défi de parler, pas couramment, mais de parler avant ma quarantaine. Donc, c'est ce que j'ai fait. Tu sais, il y a des gens qui font des marathons. Moi, j'ai décidé d'apprendre le français.
- Speaker #0
Oui, tu fais d'autres choses aussi, pas que ça.
- Speaker #2
Je te connais. Exactement. Et puis, comment j'ai commencé ? Je commençais avec les applications, tu sais, des grammaires. peut-être que tu nous connais. J'ai essayé pas mal d'applications jusqu'à ce que j'ai trouvé une qui marchait pour moi. Et une fois que j'ai fini le niveau B, A et B, dans l'application, je me suis dit que je me sentais assez confortable pour me lancer dans l'oral. Donc, j'ai trouvé un groupe de conversation locale, un groupe qui se retrouve toutes les semaines, une fois par semaine. Et je commençais à y aller. Et au début, je seulement écoutais. Et j'écoutais et petit à petit, je commençais à me lancer à l'oral.
- Speaker #0
C'est courageux.
- Speaker #2
Oui, mais je crois que le fait d'avoir un groupe assez sympa, accueillant, accueillant, Merci. Ça m'a aidée et comme je voyais que ça marchait, que vraiment y aller toutes les semaines, ça m'aidait beaucoup. Je commençais à explorer d'autres choses à faire. C'est dans ce moment où je commence à médire les applications, les vidéos YouTube des grammaires ou le groupe de conversation. une fois par semaine, ce n'est pas assez. Il faut faire d'autres choses. Et c'est comme ça que je commençais à explorer les podcasts, les séries, le film. Parce que, aussi, je voulais quelque chose de divertissant. Parce que je le faisais pour l'amour à la langue, pas pour le travail. Donc, je voulais m'amuser. Bien sûr. Donc, je disais des séries et des... Les films, ça se ressent pas.
- Speaker #0
Et s'amuser, c'est aussi un moyen de rester un peu motivé aussi quand on apprend tout seul, sans vrai but. En tout cas, comme tu dis, le travail ou les relations ou ce genre de choses. Quand on a décidé de faire cet objectif tout seul, c'est cool d'avoir des choses qui nous motivent. Ok, merci. Et comment alors Clap français est arrivé là-dedans ?
- Speaker #2
Donc, il faut que je parle de podcast. Parce que comme j'aime le film, j'ai... écouter des podcasts qui font des revues sur les films et les séries. C'était des podcasts pour les Français natifs. Et je commençais avec des épisodes qui parlaient avec des séries américaines ou des films américains que j'avais déjà vus. Oui. Parce que, au moins, je saurais de quoi ça parlait. Tu sais, parce que je connaissais l'histoire, les plots, tout, Oui. Et en écoutant ce podcast, je suis tombée sur une série française. Et donc, je cherchais la série. Est-ce qu'on peut donner le nom de la série ?
- Speaker #0
Bien sûr ! Oui, carrément.
- Speaker #2
Donc, la série, c'était HPI. Et je crois que dans le podcast, les avis étaient mitigés. Mais ça m'a donné la curiosité. Et je cherchais la série, je cherchais des textes. sur internet et c'est comme ça que je suis tombée sur une vidéo sur youtube de des clubs français où tu faisais je crois que tu faisais de shao win avec un extrait de HPI et ça dans ce moment là j'étais dans les niveaux où c'était parfait parce que je pouvais suivre les conversations avec des sous titres en en français et j'ai avaient envie de matériel pour les francophones natifs. Donc, je me suis dit, ah, ça c'est intéressant. Et c'est comme ça que j'ai commencé à explorer à profondeur sa chaîne YouTube. Et puis, je crois que dans ce moment-là, tu avais un quiz. Tu envoyais un quiz gratuit aux gens qui étaient intéressés.
- Speaker #0
Un test de niveau qui existe. Exactement.
- Speaker #2
Je me souviens très bien qu'il y avait une question où on regardait un extrait d'un film avec Catherine Deneuve. Je crois que c'était Podan.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Et je me sentais bien parce que je crois que j'avais réussi à comprendre quelques extraits, mais il y en avait d'autres où j'ai raté tout. et donc je me suis dit je vais arriver à comprendre ce qui se passe dans cet esprit. Et puis, c'est comme ça que je suis arrivée à la France.
- Speaker #0
Oui, je me souviens. On s'était vues en visio et tu m'avais dit, j'ai commencé HPI et j'ai trouvé ta vidéo. C'était les premières saisons même d'HPI que j'avais beaucoup aimé aussi. Donc, en fait, si on résume, tu as aussi un peu créé ta propre immersion. et ça c'était un super est-ce que tu avais appris d'autres langues avant parce que c'était un réflexe qui est quand même extraordinaire mais pas forcément évident pour tout le monde quand on n'habite pas dans un pays francophone de créer un vrai environnement immergé
- Speaker #2
dans la langue quoi exactement donc du coup j'ai appris l'anglais quand j'habitais en Colombie parce que je suivais des cours pendant deux ans et pour... Et puis, je suis partie aux États-Unis. Donc, oui, c'était comme ça. Et ça, c'était il y a 25 ans. Et ça fait longtemps. Mais je me rappelle exactement d'un moment où je suivais les cours, tu sais, des grammaires et avec un livre, des cassettes et tout ça. Et puis, après le cours, j'allais chez moi et j'ai regardé un ou deux épisodes d'une série qui s'appelait ER avec George Clooney. Et c'était en anglais avec des sous-titres en espagnol. et je me souviens exactement qu'une fois l'épisode parlait d'un personnage diabétique.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #2
Et comme je travaille dans le domaine de la santé, j'étais surprise parce que je ne savais pas comment prononcer diabétique. Oui. Parce que je pensais que dans ma tête, ça sonnait d'une manière. Oui. Et quand je l'entendais... à la télé, c'était complètement différent. Donc, d'abord, je savais que l'anglais que j'apprenais dans l'école de langue, ce n'était exactement pas ce dont j'avais besoin parce que j'allais étudier à l'étranger avec des vocabulaires médicaux. Et je ne savais pas, même si je le connaissais, je pouvais le lire, je ne pouvais pas l'entendre. Bien sûr. C'est comme ça que je me suis dit, je vais continuer de regarder plus de séries, plus de films en anglais. Et puis, c'était difficile parce qu'on ne trouvait pas le sous-titre en anglais. Et pour moi, c'était nécessaire d'entendre, d'écouter et de regarder les deux en même temps. Mais je savais que ça, c'était nécessaire. Et c'est pour ça que quand j'ai commencé à apprendre le français, j'avais besoin de trouver quelque chose comme ça.
- Speaker #0
Tu savais que ça avait marché une fois. En fait, tu as déjà un peu mis en place une sorte de méthode du shadowing, pas forcément contrôlée et très précise, mais finalement, tu étais déjà en train de faire une sorte de différence entre ce qui est écrit et ce qui est dit et la manière dont c'est prononcé.
- Speaker #2
Exactement, oui.
- Speaker #0
Trop bien. Ok. Et du coup, ensuite, après qu'on se soit rencontrés une première fois, on a commencé ensemble à faire des cours particuliers. On se voyait, on se voit encore régulièrement une heure par semaine. Est-ce que tu arriverais à m'expliquer un peu à quoi ressemble un cours particulier ?
- Speaker #2
Oui, donc on commence par donner un petit retour de la semaine. Qu'est-ce qui s'est passé ? Et comme ça, on pratique l'improvisation et le passé composé et des choses comme ça. Et puis aussi, on parle de films ou de séries qu'on a regardées la semaine dernière. Et après ça, on étudie un extrait, un extrait de films ou de séries. un extrait que... toi choisis. J'imagine que ça dépend du niveau d'étudiant et de l'intérêt de l'étudiant. Et puis, dans le stress, je crois qu'au début, on a commencé par remplir les trous. Donc, tu avais déjà les scénarios, les dialogues, et tu avais des trous, et je devais trouver les mots qui manquaient dans les dialogues et l'écrit. Et ça, c'était facile parce que dans ce moment-là, je pouvais suivre les dialogues parce que c'était écrit. C'est comme si j'avais le sous-titre et puis je trouvais les mots. Et ça, je crois qu'on a commencé comme ça. Puis, on a élevé les dialogues, donc pas de dialogues. Et je devais répéter les dialogues. Donc, c'était le niveau le plus avancé parce que je devais vraiment… Et comme ça… C'est différent, mais comme ça, tu entendais les mots qui me manquaient. Exactement. Et donc, on travaillait dessus. Et puis, l'autre partie qu'on a tout le temps, c'est le shadowing. Et ça, c'est l'autre chose dont je ne savais pas que ça existait jusqu'à ce que je l'ai trouvé. Et le shadowing, pour moi, c'est la partie la plus difficile et aussi la... mais en même temps la partie qui était la plus à l'oral. Mais en même temps, il était à l'écoute, parce que c'est comme ça que tu te rends compte que le français à l'oral dans les films et dans les séries, c'est complètement différent de l'oral dans la rue. Donc si on pense que notre niveau de français, de point de... de comment on entend les vidéos, les séries. On dirait, oh non, on est nul. Mais pas forcément. C'est que dans la télé, c'est différent. C'est vraiment différent que dans la rue, dans la vraie vie.
- Speaker #0
C'est un entraînement différent aussi, non ? Une manière de travailler qui demande… Exactement.
- Speaker #2
Exactement. Donc, dans les cours particuliers, on travaille le shadowing. Et comme j'avais dit, c'est la part. la partie la plus difficile parce qu'on regarde l'oration, l'extrait. Mon cerveau veut le dire d'une manière et puis on regarde l'extrait, c'est complètement différent. Donc, il faut réécrire l'extrait avec la façon plutôt phonétique de le prononcer. Et puis, c'est comme ça qu'on se trompe. La langue, oui, se trompe tout le temps. Mais bon, c'est comme ça qu'on apprend.
- Speaker #0
Mais d'un cours sur l'autre, ça te permet aussi de voir les choses où tu veux vraiment te concentrer et pouvoir les changer. Exactement.
- Speaker #2
Et l'autre chose que je sais, et c'est pour ça que je préférais les cours particuliers, c'est que comme tu sais que ma langue maternelle, c'est l'espagnol, que Tu parles d'autres langues latines, donc tu sais d'où viennent mes petites fautes. Dans les cours particuliers, tu crées des exercices qui ciblent mes fautes. Et ce sont des exercices très efficaces parce que c'est la meilleure manière d'utiliser le temps. Et c'est le problème que je veux... Je vais te dire que j'ai essayé avant d'autres types de cours particuliers, mais quand je vois que je n'avance pas et qu'ils n'identifient pas exactement mes fautes, je dis non, mais ça ne m'aide pas. Donc, je vais à quelque chose qui est spécifique. Ah oui,
- Speaker #0
tu avais déjà fait avant des cours particuliers.
- Speaker #2
Tout ça, ce sont des cours, il y a une plateforme où on peut… Trouver quelqu'un pour parler par une heure, ce n'est pas assez structuré ou systématique, mais on peut trouver quelqu'un pour une heure de conversation. Je comprends ce type d'enseignants, ils ont un plan, mais ce type de plan ne s'adapte pas à mon niveau et à mes besoins. Et c'est pour ça que j'ai décidé finalement de m'annoncer. Je fais le clap français, les cours participent au liaise.
- Speaker #0
Tu sais que tu es la première étudiante avec laquelle j'ai testé de ne pas amener de transcription parce que je voyais que trouver les mots au milieu, finalement, c'était facile pour toi. Il n'y avait plus de défi, en fait. C'était moins challengeant. Bon, après, on a commencé avec des dialogues assez courts. Ensuite, on a augmenté. Mais j'ai l'impression qu'avec le temps, ça t'a aussi… Enfin, j'ai eu vraiment, moi, la sensation, tu me diras ce que tu en penses, mais que de... qu'il y a eu une période où d'un cours à l'autre, je ne sais pas, d'un mois à l'autre, ta compréhension orale avait fait un truc comme ça en termes de, aussi, plutôt tics de langage, mots familiers, même en termes de croissance de ton vocabulaire. Tu arrivais avec des mots et des concepts hyper familiers ou des choses qu'on n'entend pas du tout dans les livres, vraiment des trucs de la vraie vie.
- Speaker #2
qui vient de séries et de films parce que je vis aux Etats-Unis donc je ne suis pas en France ou dans un pays francophone donc je dirais que quand même ça t'a fait un peu changer ta méthode après quand tu regardais les films oui ça a changé ma méthode parce que petit à petit j'ai commencé à ne pas mettre les sous-titres à avoir moins peur exactement et ça aussi Une chose importante à dire, c'est que quand on regarde un film en français ou une série en français, il y a deux types de regard. C'est comme quand on va à l'école et on va lire et on te dit qu'il y a deux types de lecture. C'est le type de lecture pour divertissant et le type de lecture d'apprentissage. Et à un moment donné, il fallait me dire est-ce qu'aujourd'hui je vais faire ça ? le divertissant ou l'apprentissage. Parce que vouloir faire les deux en même temps, c'était frustrant. Parce que s'amuser en mettant en pause chaque 30 secondes le dialogue, ça c'est pas amusant du tout. Et puis, si c'est l'apprentissage, mais finalement, on ne se concentre pas dans l'histoire, dans les personnages, les émotions et tout ça. Donc, il faut séparer les deux. du coup tu faisais quoi ? tu mettais une sorte de cadre je regarde 10 minutes en mode apprentissage et ensuite je regarde la fin et puis j'ai 10 minutes et s'il y a des mots que je ne connais pas je pause je cherche la définition et puis je continue pour simplement m'amuser et après je reviens aux mots les 10 ou 30 minutes et pour réviser les vocabulaires, les expressions ou les mots que je n'ai pas compris mais oui c'était...
- Speaker #0
Oui j'aime ça bien, des fois tu venais avec des petits extraits de j'ai regardé ça mais là j'ai pas compris ce qu'il a dit et on l'a regardé ensemble mais j'ai quand même l'impression, tu me dis si je me trompe Anna, que maintenant après cette phase de vraiment structurer l'apprentissage autour des films de dire maintenant je regarde le film, je note, je structure vraiment une séance d'apprentissage. J'ai l'impression qu'aujourd'hui, tu as quand même un peu réussi à mélanger les deux. C'est-à-dire que quand tu regardes un film, tu es capable de dire « Ah, il y avait un mot que je n'ai pas compris » et de retenir un ou deux mots à la fin d'un film et de te dire « Je n'ai pas compris ce qui s'est passé ici » .
- Speaker #2
Oui, parce qu'avec le temps, on s'adapte aussi. Ça dépend de l'énergie qu'on a.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
L'autre chose que je faisais beaucoup ou que j'aime faire, c'est que la liste de mots que j'ai gardé dans mon téléphone quand j'ai regardé des vidéos, je la révisais parfois et tout le temps, je liais les mots avec l'histoire ou l'épisode. C'est comme si mon cerveau se rappelait, oh oui, ces mots sont dans cet épisode et l'histoire, c'était ça. Et comme ça, c'est vraiment, on se rappelle du vocabulaire comme ça. c'est pas un mot qui est dans le vide il y a une histoire autour de ces mots je vais te donner un exemple le mot transonose je l'ai appris dans un film sur Netflix qui se passe dans les pays basques à Bayonne et c'est un concours je ne me rappelle pas de quoi mais le prix c'était une transonose et aujourd'hui toujours je me rappelle transonose je sais Qu'est-ce que c'est ? Je le vois dans le film et grâce à ça.
- Speaker #0
Mais merci de dire ça parce que c'est vraiment quelque chose avec lequel je me bats un peu parce qu'il y a cette idée d'avoir une liste de vocabulaire et de l'apprendre par cœur. Quand dans le club, on regarde un film, je ramène une liste de vocabulaire entière. Mais bien sûr, l'objectif, ce n'est pas de tout apprendre et de tout connaître, mais de fixer certains mots avec des situations qui nous choquent ou qui nous marquent. Et qu'il revienne plus tard en se disant « Mais oui, c'était là quand il a fait ci, il a fait ça. » Notre cerveau, il a l'impression un peu d'avoir vécu la chose. Et ça marque. Et est-ce que tu te souviens la première fois où tu as vraiment ressenti, tu t'es dit « Ça y est, je peux regarder un film sans sous-titres et je comprends. » Tu as senti le changement.
- Speaker #2
Pas exactement le moment, mais je crois que c'était peut-être une fois, deux fois. J'avais envie de regarder un film précis sur une plateforme française et qui n'avait pas les sous-titres. Et j'avais vraiment envie de regarder ce film, cette série. Et donc, je me suis lancée comme ça et pouvoir comprendre 80% de ce qui se passe dans ce moment-là. Oui, je me suis dit, ça y est, oui, peut-être... des choses, mais en général, je sais ce qui s'est passé dans l'histoire sans sous-titres. Et je crois que c'était ça. J'étais forcée parce que c'était une série récente dont on n'avait pas les sous-titres en français, les plateformes n'avaient pas les sous-titres, donc soit j'attendais, soit je les regardais comme ça.
- Speaker #0
Mais tu étais prête.
- Speaker #2
Oui, apparemment, j'étais prête.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un extrait de nos cours qui t'a plus marquée ? Est-ce que tu te souviens d'un extrait qu'on a fait ensemble ? On en a fait beaucoup, mais…
- Speaker #2
Oui, il y a plein, mais je me souviens du premier, « La dame des licornes » . Tu te souviens ? C'est un petit extrait, un documentaire sur les licornes. Oui, ok. Ça, c'était le premier. This is... comme ça, il y a l'extrait de cette comédienne qui va dans une cave et la chèvre devant. Ça, c'était intéressant, oui.
- Speaker #0
Avec Alison Wheeler, parce qu'Alison Wheeler, c'est quand même un défi de compréhension assez intense, ouais.
- Speaker #2
Sinon, tout ce qui est HPI.
- Speaker #0
Ouais, on en a fait pas mal aussi.
- Speaker #2
Oui, oui, oui, exactement. Et voilà, et ça, c'est l'autre chose aussi que j'aime de cours particuliers et des clubs français, c'est que tout m'a pris ou tout m'a fait découvrir. de films et de séries dont je ne savais pas. Donc, après l'estrée ou après l'exercice, cette semaine, j'essayais de trouver le film ou la série parce que j'avais envie. Donc, c'est une autre manière de découvrir des contenus de qualité. Parce que certainement, tu ne vas pas choisir des choses nulles. Et si tu l'utilises pour l'exercice, tu nous donnes l'advertence. oui et puis moi aussi j'ai envie de m'amuser donc je choisis des choses qui me plaisent aussi aujourd'hui c'est toi il y a aussi un extrait où je crois que c'est un film où Tandine est familiale, il y a toute une famille et à un moment donné l'histoire la situation part en cacahuètes et je ne me souviens pas exactement de
- Speaker #0
de détails mais j'ai l'image de tout ce qui se passe dans ce monde par un cacahuète ça je me rappelle que ça avait été un vrai aussi un mot après que tu avais souvent il y avait souvent cette chose où on entendait le mot et quelques jours plus tard tu le réentendais plusieurs fois dans d'autres choses cet effet un peu effet bader mine off le truc où tu entends quelque chose et après tu le vois partout oui trop bien Je pense qu'on est pas mal. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu voudrais rajouter ?
- Speaker #2
Seulement de ne pas lâcher parce que ce n'est pas facile initialement. Mais il faut être constante. C'est mieux de faire 10 minutes, 15 minutes chaque jour que de ne faire rien toute la semaine et puis essayer de rattraper pendant les week-ends des heures. Ça n'aide pas. Et aussi de mélanger les contenus, les podcasts, les vidéos YouTube. Quand j'allais à la salle de sport, je mettais des vidéos pour les exercices comme ça. Et puis, c'est possible, même si on n'habite pas dans le pays, et c'est plus difficile de trouver cette... immersion, c'est possible, mais il faut être attentionné.
- Speaker #0
Oui, parce que, soyons clairs, tu n'habites pas en France et tu n'as pas...
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
...une vie en français tous les jours. En tout cas, ce que je retiens aussi qui est intéressant dans ton parcours, Anna, c'est que tu as vraiment... Et c'est quelque chose qui manque à beaucoup de personnes, c'est que tu as vraiment pris en main ton apprentissage. Tu as vraiment dit... tu vois, tu as mis des règles toi-même, tu as vraiment été actrice de quelle est ma méthode, si ma méthode ne marche pas, je vais en chercher une autre et d'aller vraiment chercher comment faire. Et ça aussi, c'est important une fois qu'on a vraiment mis en place tout ça.
- Speaker #2
Et l'autre chose, c'est que maintenant, il y a plein de ressources pour s'entraîner, pour pratiquer, soit sur Internet, même dans la ville où on habite. Donc, quand je pensais à comment j'apprenais l'anglais et avec quel type de ressources, je me disais non, mais si je l'ai fait comme ça, maintenant, je peux avancer plus rapidement parce qu'on a plus de choses gratuites. Et si les choses ne sont pas gratuites, je crois qu'il y a plus d'offertes. Donc, on peut trouver la qualité, on peut trouver les choses qui s'adaptent à notre besoin. indique.
- Speaker #0
Oui, ok. Alors du coup, ça vient à la question qui fâche un petit peu. Non, pas qui fâche, mais si tu avais en face de toi quelqu'un qui apprend le français depuis longtemps, qui a du mal à avancer, mais qui veut absolument continuer avec des choses gratuites parce que les cours particuliers, ça coûte trop cher.
- Speaker #2
Je dirais qu'on ne va pas avancer si on ne parle pas. Et malheureusement, toutes les ressources gratuites vont Pour parler, c'est plus difficile. Donc, finalement, il faut investir dans des choses, mais des qualités, et il faut les trouver. Et on peut en trouver, c'est sûr. Et oui, exactement. Ça prend du temps et on doit tester des choses. Mais une fois qu'on trouve les choses qui marchent, on va à fond. terme de temps d'argent, on va à fond. Et c'est comme ça qu'on avance.
- Speaker #0
Il y a une phrase en portugais, on dit « o barato sai caro » . Je ne sais pas si...
- Speaker #2
Oui, en espagnol, c'est la même chose. Et l'autre chose, je crois que ça vient de la science du comportement, c'est que quand on n'investit pas... d'argent quand les choses ne coûtent rien pour nous, on est moins engagé. Donc finalement, oui les choses gratuites
- Speaker #0
Ça aide, mais on a la tendance à lâcher parce que ça ne coûte rien. Ça ne coûte rien. Donc, il faut trouver l'équilibre.
- Speaker #1
Oui. Et je crois qu'aussi quand tu as quelqu'un qui t'attend, qui a préparé des choses pour toi, qui a travaillé, qui t'attend au tournant un petit peu aussi. Oui,
- Speaker #0
il y a un contrat social.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu sais ? Et je crois qu'il y a un autre. comportement, c'est différent quand il y a quelqu'un qui nous attend en personne et qui a des...
- Speaker #1
Voilà pour Anna et son parcours. J'espère que ça t'a inspiré. Tout ce que tu as vu ici, ce que tu as entendu et ce qui fait la différence, c'est vraiment la régularité, mélanger les différents types de contenus et surtout trouver toujours un moyen de rester motivé. Et bien sûr, créer cet espace immersif, cette immersion autour de toi qui va te permettre de rester toujours connecter à la langue. Voilà, si toi aussi tu es bloqué parfois face à des films ou des séries, et bien peut-être que la première étape c'est de savoir précisément où tu en es et ce qui peut te bloquer. Pour ça j'ai un test de niveau gratuit que tu peux aller faire sur mon site internet le lien est ici, juste en dessous, et je te souhaite une très bonne continuation avec ton français et je te dis à très bientôt pour la prochaine vidéo