Speaker #0Bienvenue dans le French Cine Club, un podcast qui parle de cinéma pour les apprenants de français langue étrangère. Je m'appelle Marion, je suis la fondatrice de l'école ClapFrançais. Chaque semaine, je t'emmène découvrir un film français pour booster ton français de manière naturelle, vivante et passionnante. Alors installe-toi confortablement, le film commence maintenant. Imagine, un jour, du jour au lendemain, les gens commencent à... t'attaquer physiquement, à être violent avec toi, le simple fait de les regarder dans les yeux, ils se transforment en une espèce de machine à tuer contre toi. Horrible, non ? Et pas parce que t'as fait quelque chose ou parce qu'il y a quelque chose chez toi qui les dérange, non non, juste parce que c'est toi et que tu les regardes dans les yeux. Eh bien, bienvenue dans Vincent doit mourir, c'est ce que Vincent vit tous les jours dans ce film. Petite... intervention avant que vous regardiez ce film. C'est un film qui comporte énormément de scènes de violence, des scènes qui peuvent être un peu dérangeants. Paradoxalement, même s'il dénonce la violence gratuite, c'est un film qui montre beaucoup, beaucoup de violence de manière très figurative. Donc, si c'est quelque chose qui vous dérange, ne regardez pas ce film. On y va ! Donc, Vincent doit mourir, c'est un film de Stéphane Castang avec Karim Leclou et Vima Laponce. Si vous ne connaissez pas Juma Laponce, elle a gagné un César cette année, et Karim Leclos a gagné un César il y a quelques années. Donc deux acteurs césarisés qui vont mener ce film. Un film que j'ai beaucoup aimé, et je vais vous dire pourquoi. Donc vous l'avez compris, c'est l'histoire de Vincent, un mec normal qui travaille dans une agence de graphisme, il est graphiste à Paris, une petite start-up. il s'est fait Il a rempli avec sa copine, il cherche une nouvelle copine, il adore raconter sa vie sur les réseaux sociaux. Voilà, il a l'air un peu de se la péter mais pas trop. Il n'est pas très sympa avec les stagiaires. Et puis du jour au lendemain, d'abord au travail puis ensuite un peu partout, les gens se mettent à l'agresser et à vouloir le tuer sans raison. Et un jour, il rencontre quelqu'un qui lui explique que pour lui c'est la même chose, qu'ils sont plusieurs dans ce cas-là. Il décide de fuir et de complètement s'isoler du monde. Mais bon, ce n'est pas forcément la solution la plus facile. Et puis, il va vite se sentir un peu seul. Voilà, je ne vous raconte pas la suite, mais c'est un film assez intéressant. Et je vais vous dire pourquoi. La première chose que j'ai beaucoup aimé dans ce film, c'est bien sûr les acteurs et la performance d'acteurs. C'est assez incroyable parce qu'on est sur un truc presque... J'en parlais la dernière fois dans ma newsletter, presque film de zombie. C'est un film de zombie sans zombie. C'est-à-dire que d'un seul coup, il y a une sorte de virus qui va prendre toute la population et les transformer en une espèce de machine à tuer, comme ça, d'un coup d'un seul. Et c'est quand même pas quelque chose de facile à jouer pour les acteurs, c'est-à-dire qu'ils doivent jouer quelqu'un de normal, et puis d'un seul coup, ils déconnectent complètement et deviennent ce truc hyper violent. et c'est vraiment bien joué et je trouve que vraiment Vima Laponce notamment joue très très bien et Karim Leclou aussi d'ailleurs. Et c'est un duo qui fonctionne à merveille. Vraiment on sent qu'il y a une super connexion entre ces deux acteurs. Et juste pour ça je trouve que le film fonctionne très bien. Comme je vous le disais c'est un film de zombies sans zombies et ça j'ai trouvé ça très très bien. Je ne suis pas une grande fan de films d'horreur ou de films gore. Même si ces derniers temps je vous en propose pas mal. Par contre j'aime beaucoup le... La théorie du film de zombies, le thème de film de zombies, je trouve qu'il y a des films de zombies d'ailleurs qui ne sont pas forcément horrifiques, ou gores, ou dérangeants sur le plan, on va dire, de démonstration de l'horreur. Mais je trouve que le film de zombies a toujours un sous-message caché, cette espèce de... contamination de toute une population ou de mise à part de toute une population ou de toute une population qui soudainement se retrouve à être des pestiférés. Je trouve ça très très... La métaphore est toujours très intéressante et par exemple, j'avais beaucoup aimé la série The Last of Us et je me rappelle avoir vu aussi un court métrage de zombies que j'avais trouvé fascinant dans lequel on avait... Donc des gens qui commençaient à se transformer en zombies, et puis des gens normaux qui gardaient les personnes de leur famille qui devenaient des zombies parce qu'ils ne voulaient pas... La société avait totalement assimilé ces personnes zombies en les mettant dans des espèces d'hôpitaux, et en les faisant même travailler, je crois, qu'ils devenaient des sortes d'esclaves de la société puisqu'ils étaient devenus des zombies. et les personnes de leur famille essayaient de les récupérer dans l'espoir qu'un jour il y ait un traitement ou quelque chose comme ça. Et j'avais trouvé ce film très joli, il m'avait beaucoup réconciliée avec les films de zombies. Voilà, parenthèse fermée, je ne sais plus du tout le nom de ce court-métrage. Du coup j'ai beaucoup aimé l'idée du film, c'est un film qui parle bien sûr de la violence comme ça, gratuite, ordinaire. Ça dit beaucoup de notre société mais on va en reparler après dans les questions que pose ce film. J'ai trouvé l'idée assez bien, même si... je suis pas très fan du traitement est-ce que vraiment pour parler de violence il faut la montrer à ce point là parce que vous verrez il y a quand même des scènes assez trash je pense notamment à ce crayon planté dans la main vous pouvez le voir dans la bande annonce donc je vous cache rien et une autre scène dans laquelle j'ai eu littéralement envie de vomir mais je vous en parle pas mais vraiment très très dégoûtant en plus d'être trash donc voilà est-ce que c'est vraiment nécessaire de montrer ça autant pour ce propos. Et est-ce que peut-être justement, le propos n'était pas l'idée essentielle du film, ce propos de montrer la violence gratuite, comme ça, un peu sans réflexion qui s'infuse doucement dans notre société ? Pas sûr. Donc, voilà. Est-ce que peut-être le propos du film, c'était justement de montrer la violence gratuite ? Je ne sais pas. Mais ce n'était pas ce que j'ai le plus... On passe donc assez naturellement à la partie sur les questions. Et du coup, vraiment, une question qui m'est venue tout de suite en tête, c'était la banalisation de la violence, de l'incivilité aussi dans notre société. On voit de plus en plus, je sais que par exemple, il y a quelque temps, ici dans les journaux, il y avait une histoire de deux jeunes hommes qui se sont un peu... qui ont commencé à se... bagarrés pour une histoire de voiture. En gros, il y a eu quelque chose en termes d'incivilité au volant. Ils sont tous les deux sortis de leur voiture et un des deux a poignardé l'autre, ça veut dire qu'avec un couteau il l'a tué. Tout ça pour, je ne sais pas moi, une priorité qui n'a pas été respectée ou une manière de conduire qui ne leur a pas plu. C'est peut-être un petit peu exagéré. Voilà, donc je trouvais que ce film faisait beaucoup référence à ce genre d'histoires qu'on entend de plus en plus. Et ça, ça me paraissait être un sujet à développer. Et puis un autre sujet à développer, c'était encore plus loin, l'augmentation de toutes ces incivilités, ces violences à l'encontre de personnes qu'on ne connaît même pas. On pourrait parler bien sûr des violences entre les conducteurs de voiture et les cyclistes, ou les piétons et les cyclistes, ou les cyclistes et les conducteurs de voiture. Bref, tous ceux qui ne font pas partie de notre catégorie et qu'on a envie de remettre dans le droit chemin, toutes ces instabilités, toute cette violence à l'égard de personnes qu'on ne connaît même pas, dont on ne connaît rien de leur histoire, qu'on peut voir dans la vie réelle, mais aussi souvent en ligne, cachée derrière un pseudo, toute cette violence gratuite qui va se déferler sur certaines personnes. Pourquoi ? Comment ? Voilà, je trouvais que c'était aussi une question... à se poser et sur lesquels on pourrait continuer à réfléchir très longuement. Clairement, c'est un film qui va poser des questions sur la violence en général et qui va le montrer avec beaucoup de violence. Ça, c'était pour moi un point moins intéressant, mais j'imagine tout à fait assumé par les personnes qui ont réalisé ce film. Même si, petit bémol pour ne pas être totalement négative, C'est un film aussi qui a une sorte de conclusion un peu... un peu comédie romantique presque sur l'amour va nous sauver quoi. Donc pourquoi pas quand même redonner un peu à ces scénaristes sur l'amour. Si tu es un fan de cinéma et que tu aimes bien écouter mes podcasts, c'est certainement que tu as peut-être aussi envie d'apprendre le français avec les films et les séries. Donc n'hésite pas à venir nous retrouver dans le French Film Frenzy Club, qui est mon club. Pour les apprenants de niveau intermédiaire avancé qui ont envie d'améliorer leur français, de mieux comprendre le cinéma français, les séries françaises, les portes sont ouvertes, donc tu peux nous rejoindre, tu trouveras toutes les informations dans la description et sur le site internet de Club Français. On va maintenant passer au vocabulaire de ce film et à quelques mots intéressants que j'ai pu entendre dans ce film. Premier mot intéressant qui peut quand même être... utile dans certaines situations. C'est un cocard. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu ce mot, un cocard. Parfois on dit aussi un oeil au beurre noir, un oeil au beurre noir. Donc là je vous le détache, mais on va dire un oeil au beurre noir, un oeil au beurre noir. Un cocard ou un oeil au beurre noir, c'est quand on a ce truc tout noir autour des yeux parce qu'on s'est pris un coup autour de l'oeil. On appelle ça un cocard. À un moment dans le film, il y a un jeu de mots avec le verbe « planter » . Donc vous connaissez le verbe « planter » , ça veut dire mettre une plante dans la terre. Et vous connaissez peut-être aussi ces dérivés pour les humains. Donc par exemple, « rester planté là » , ça veut dire être dans un endroit sans beaucoup bouger, un peu comme une plante. On peut dire aussi « planter quelqu'un » , dans le sens où on va le laisser nous attendre un peu comme une plante, quoi. On va lui mettre un lapin ou ne pas se rendre à ce rendez-vous, on va planter quelqu'un. Il m'a planté ou je me suis fait planter par exemple. Et puis ici, il y a carrément planter dans le sens où il lui a planté un crayon dans la main. Donc il a vraiment planté littéralement avec un crayon. Donc il a mis le crayon dans sa main comme on planterait une plante dans la terre. Un mot qui est ici pas mal utilisé et je pense que vous le connaissez, mais il est assez utilisé dans ce film parce que je pense qu'on est aussi... dans un milieu avec des sortes de trentenaires qui travaillent dans des startups ou dans des entreprises de graphisme, de design, de projet. Ils sont tous chefs de projet, etc., qui sont des métiers quand même assez relativement nouveaux, on va dire. Et donc, ils parlent beaucoup tous de leur boîte, ma boîte, ta boîte, qui est donc un synonyme de entreprise, ma boîte, ta boîte. Vous le connaissiez peut-être déjà, dites-moi en commentaire. Une expression intéressante dans le contexte du film, qui est donc un film dans lequel on va avoir des réactions violentes envers des personnes qu'on ne connaît pas, eh bien, on pourrait dire que ma tête ne lui revient pas ou alors sa tête ne me revient pas. C'est une manière de dire qu'on n'aime pas une personne juste à cause de son visage, son physique. Il y a quelque chose dans cette personne qui fait que ça ne marche pas. Il n'y a pas de... Il n'y a pas de... Déc... de choses qui pourraient fonctionner entre nous parce que physiquement, son allure, son style, sa tête, sa manière d'être ne vous plaît pas, elle ne vous revient pas. Et on pourrait aussi dire tout simplement « Ah, il ne me revient pas, lui, il ne me revient pas. » Tout simplement sans utiliser sa tête. Et le dernier mot qu'on a vu assez souvent, qui est un dérivé du verbe « vouloir » , dans lequel on va utiliser « en » . En vouloir à quelqu'un, je lui en veux, tu... Tu lui en veux, il m'en veut, en vouloir à quelqu'un, ça veut dire qu'on a de l'animosité envers quelqu'un, qu'on est fâché, qu'on a vraiment quelque chose à régler avec cette personne. On t'en veut, ça veut dire qu'on veut vraiment, on est vraiment très très fâché avec toi, c'est assez fort comme manière d'être énervé, fâché, se disputer avec quelqu'un, je lui en veux. C'est assez presque physique, en vouloir à quelqu'un. Et ça vient d'une phrase dans laquelle, dans le film, elle dit « Est-ce que tu as déjà l'impression que parfois la Terre entière t'en veut ? » Et donc, il lui dit « Bah oui ! » Voilà, n'hésitez pas à regarder ce film qui propose quand même des scènes assez lunaires. Par exemple, je pense à tous ces gens qui commencent à lui courir après au supermarché. Ça peut être... Il y a des scènes quand même qui sont très intéressantes. Et ça rend un film un peu ovni, un film un peu bizarre. Je sais que certains... membres du club l'ont regardé. N'hésitez pas à dire ici, en tout cas dans les commentaires, ce que vous avez pensé de ce film et à ouvrir le débat sur ce film. Je pense qu'on peut aimer ou ne pas aimer du tout ou rester juste un petit peu comme « Pourquoi ce film ? » Donc n'hésitez pas à me dire et puis je vous souhaite une bonne continuation avec votre apprentissage du français et je vous dis à très bientôt. Merci d'avoir écouté le French Cine Club. Tu veux continuer à apprendre avec les films ? Alors abonne-toi, partage l'épisode et et télécharge la transcription complète dans le lien en description. Et si tu veux pratiquer avec moi et d'autres cinéphiles, le French Film Fluency Club est un club réservé aux apprenants de français qui veulent améliorer leur français grâce au cinéma. À la semaine prochaine !