Speaker #0Bonjour à toutes et tous, j'espère que tu vas bien, bienvenue sur Solavox, le podcast, l'émission du podcast Fréquence E où je parle d'entrepreneuriat, de création, de réseau, de relation et où je te partage à travers mon expérience personnelle, professionnelle, entrepreneuriale. Eh bien, des grandes leçons, en tous les cas, je te partage mon expérience et j'essaie de la structurer, et je te partage aussi des questions pour que tu puisses toi-même cheminer. Aujourd'hui, on va aborder la notion de réseau, de relation, d'écosystème relationnel, vraiment le sujet de ma vie entière, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Quand je dis le sujet de ma vie, c'est-à-dire que j'ai très très tôt, eu conscience de l'importance de ces sujets et à quel point ils me challengeaient déjà dans les amitiés, de l'école, très tôt dans l'enfance. Ce sont des sujets qui étaient là et finalement, je n'ai fait qu'évoluer avec eux. Pourquoi je fais un épisode sur l'écosystème relationnel ? En fait, c'est évidemment en lien avec cette notion de changement d'orientation, changement de voie, changement d'entreprise. On peut parler de reconversion aussi, mais là vraiment je m'adresse aux personnes qui sont en situation de création et qui sont en train de sentir que quelque chose est en train de bouger. Et donc j'ai envie de te parler de ce sujet-là. Pour moi, changer de voie, c'est faire bouger son écosystème relationnel, c'est le titre de l'épisode, et je vais te parler de ça. Comment notre élan, notre mouvement ? vers une voie nouvelle nous demande peut-être de trier, de réajuster, de réorganiser, de créer aussi des alliances nouvelles, de revoir son écosystème relationnel. C'est pour ça que j'appelle écosystème, parce que c'est un système qui est organisé avec un degré d'intensité ou d'implication émotionnelle dans chacune des relations, et c'est ce qui fait système, c'est ce qui te soutient. Mais quand tu changes de voie, c'est comme s'il y avait besoin de faire bouger ce système-là, parce que c'est un système qui te soutient, mais il peut aussi te retenir. Et c'est tout mon propos. Donc, poser le contexte, déjà, pour poser un peu le contexte, j'ai fait, en fait, il y a quelques mois, j'ai fait un post sur LinkedIn pour râler, en tant qu'autrice, lectrice et... et commentatrice de postes. J'étais en train de râler, voilà, et j'ai écrit. Voilà, j'ai profité d'un moment pour écrire un post sur ce sujet-là et pourquoi j'étais en train de râler par rapport à ce que je lisais, je commentais, etc. C'était un ras-le-bol intérieur, donc j'avais besoin de partager. Et d'ailleurs, ce post a suscité plein de réactions, c'est intéressant. Et j'en ai fait un autre, peut-être la semaine dernière, je ne sais plus. ou en décembre, je ne sais plus, sur le fait que mon réseau, en tout cas en ligne, numérique, sur LinkedIn, en tous les cas pour l'instant, avait changé de visage. Parce que depuis octobre, je me suis attelée, justement après cette énième complainte, de transformer mon fil d'actualité, les personnes que je suis, les comptes qui comptent, et j'avais envie de partager le résultat de mon travail en fait. Donc moi avant, Sur LinkedIn, par exemple, j'avais un réseau qui était très lié à ma vie, ma première vie professionnelle, qui était celle des associations, de l'économie sociale et solidaire, de l'insertion, de l'emploi, de la formation. Donc j'ai baigné dans ce monde-là à la sortie de mes études et pendant dix ans. Et donc, en fait, j'ai laissé ce réseau, j'ai laissé les personnes auxquelles j'étais abonnée, etc. sur en contact, et je n'ai jamais « nettoyé » tout ce réseau-là. Et puis ensuite, il y a le réseau en tant qu'entrepreneur, le réseau des pros de l'accompagnement entrepreneur, donc une autre catégorie pour moi, mais dans la lignée de ce que j'avais fait avant, des coachs, des thérapeutes, des formatrices, des facilitatrices, des conseillatrices, etc. Voilà, et donc un réseau dans cette... dans cette décennie, la dernière décennie que je viens de passer, un réseau d'entrepreneurs et pros de l'accompagnement, des personnes collègues et évidemment mes clientes, mes clients. Évidemment, beaucoup plus mes clientes que mes clients. Et comme tu le sais certainement, si tu as déjà écouté les autres épisodes de Solavox, je suis en train de fermer la porte de l'accompagnement d'une certaine façon. Et je pense que je suis en train de fermer d'autres portes, mais je ne sais pas encore les nommer. Donc je sens que ça va ensemble. Et en fait, j'étais contente quand j'ai fait ce poste-là parce que j'ai vu que mon travail avait payé. Et ce travail de tri, ce travail de réorganisation, de désengagement aussi, de compte, de cliente aussi, auquel peut-être j'étais abonnée, mais avec qui je n'ai plus d'échange depuis des années. Enfin voilà, ce type de tri qu'on peut faire dans son carnet d'adresses, par exemple. Eh bien, il a fallu que je m'y colle. Et j'étais très ravie de constater que quand j'ouvre mon compte LinkedIn, autre chose apparaît. Parce que vraiment, je commençais à être saturée de ce que je pouvais lire, et je sentais que je m'éloignais, qu'il y avait quelque chose qui m'agacait, et aussi que j'étais en train de critiquer ce côté un peu mou de plein de choses que je voyais passer, et repasser par aussi peut-être des, je vais le dire comme ça, de nouvelles générations de professionnels, et je parle pas en termes d'âge, je parle vraiment en termes de personnes nouvelles qui arrivent sur ces marchés-là. Et en étant dans l'accompagnement depuis 20 ans, j'en ai vu passer des cycles de personnes arriver. Et il y a comme une saturation de ma part de lire les mêmes choses, mais écrites par d'autres personnes qui pensent avoir découvert quelque chose. Franchement, saturation, saturation de ça. Et je pense que ça a été un peu un déclencheur. Et en janvier, quand j'ouvre ma page LinkedIn, j'ai... des autrices, des auteurs, des activistes, des créatrices, des entrepreneurs au sens large, des thérapeutes, mais des thérapeutes engagés, situés, qui situent leur pratique, qui se situent et qui situent leur pratique. J'ai des personnes impliquées dans les médias indépendants ou dans la prise de parole et l'expression. Voilà, j'ai toujours suivi des coachs en prise de parole, par exemple, et en fait, je continue à suivre ces personnes-là et surtout celles qui qui... Créer autre chose, ouvre des espaces collectifs autour de la prise de parole et de l'expression, des gens qui font des conférences. J'ai ces professionnels-là et les professionnels de la santé aussi. C'est assez intéressant parce que LinkedIn est devenu aussi une plateforme où les pros de la santé sont là. Des médecins, des gynécologues, la santé, je parle de la santé mentale, mais la santé physique aussi. et souvent qui prennent la parole et qui osent prendre la parole pour dire autre chose que ce qui est entendu, ce qui est attendu aussi, et qui prennent des risques en prenant la parole pour essayer de faire changer les consciences, en tout cas éclairer les consciences, faire bouger les lignes. Et donc voilà, il y a aussi beaucoup plus de personnes dites racisées qu'auparavant sur mon feed, et qui portent une voix claire, celle qui ouvre sur le monde. et sur leur monde, et moi, en fait, ça me donne beaucoup de respiration. Donc voilà, quand j'ai senti ça, en fait, c'est vraiment dans le corps, j'ai senti que, du coup, mon réseau en ligne sur cet espace-là était devenu à nouveau un soutien pour le prochain cycle que je suis en train de créer. Et c'est tout le propos que j'ai envie de tenir ici, de manière, à partir de cette anecdote, voilà, qui n'est qu'un début. c'est vraiment qu'un début et c'est que la partie numérique et c'est qu'une seule plateforme donc voilà j'avais envie de parler de ça comment aussi je me suis laissé enfermer enfin le constat que j'ai fait c'est à quel point je m'étais laissé enfermer aussi dans mon passé professionnel et que ça pouvait m'enfermer mais aussi dans les algorithmes évidemment qui mettent toujours en avant les mêmes profils et les contenus parfois qui sont super mous je vais pas détailler ce que j'entends par mous mais voilà il y a quelque chose là qui me... qui me... qui m'alourdissait et j'avais l'impression que je devais quand même suivre, c'est très bizarre, que je devais quand même suivre ce qui était dit par ces personnes parce qu'elles avaient une audience. Par exemple, dans cet esprit d'être tout le temps en veille. Et je suis beaucoup comme ça, j'ai toujours été comme ça, dans cet esprit d'être en veille, voilà, je sais pas, en veille de quoi, mais ce sentiment d'avoir besoin de regarder, d'avoir besoin de regarder le... Ce qui se joue à différents endroits pour comprendre l'ensemble. Et je pense que, oui, c'est intéressant de faire ça, mais il y a des périodes de vie, je pense, pour le faire. Il y a des périodes de vie pour passer à autre chose, pour être ultra focus. Et depuis l'année dernière, je suis passée justement à l'ultra focus. Et donc... Ben voilà, ça fait partie, ce réseau-là dont je suis en train de te parler, fait partie de ce que j'avais envie de faire bouger. Et donc, quand on change de voie, il y a besoin de faire bouger son écosystème relationnel, mais il y a besoin de faire bouger tout un tas d'autres choses. Ça, c'est peut-être d'autres épisodes. En tous les cas, en première partie, j'ai envie de te parler de cette notion, quand la voie change, que notre réseau ne peut pas rester comme il était, et qu'il a besoin... de bouger. En deuxième partie, je vais te parler aussi de déplacement de nos loyautés, parce que ça parle beaucoup d'attachement et de relation. Et dans une troisième partie, du fait que, de toute façon, moi je ne crois pas au fait qu'on crée seul, et que pour moi, il y a besoin de s'entourer avant même que le plan soit clair, avant même que la destination soit super précise. Ça c'est important. Et en dernière partie, je te poserai quelques questions. J'espère que tu es encore là et n'hésite pas à faire des pauses, à écrire des questions et venir peut-être me les poser ou les mettre en commentaire directement dans cet épisode parce que sur Spotify par exemple tu peux mettre des commentaires. Alors déjà ce déplacement, ce mouvement, le fait de bouger son système écosystème relationnel, peut-être que ça peut te paraître pour toi quand tu... Ça peut te paraître, comment dire, superficiel ou pas du tout nécessaire quand on est en train de réfléchir à une nouvelle orientation, une voie qui nous appelle, un mouvement. Et on peut aussi penser qu'il suffit de changer de voie pour que notre système relationnel bouge seul, comme s'il allait bouger avec nous, ce qui est vrai, évidemment. Mais quand on a une démarche entrepreneuriale, on peut faire des choses... qui nous soutiennent dès le départ. Et moi, c'est mon besoin, je ne parle pas de tout le monde, c'est mon besoin à moi de sentir que je suis soutenue dès le départ. Alors là, je te parle de mon réseau sur LinkedIn, qui est un réseau virtuel. Il y a des gens que je connais, mais la plupart de mon réseau virtuel, je ne connais pas les gens, je suis leur lecture, mais je bénéficie de leurs mots, je bénéficie de leurs images parfois, je bénéficie de leur énergie. C'est hyper important pour moi. Et donc, je me suis dit... Je ne vais pas faire comme les autres années, parce que j'ai eu plusieurs changements de vie pro, moi, dans ma vie. Je ne vais pas attendre que j'entame des mouvements dans le dur, en solo. Tiens, si je réfléchissais autrement, et je bougeais tout de suite mon système relationnel, parce que c'est finalement le plus... Comment dire ? C'est ce qui était le plus accessible, en tous les cas, sur cette partie, évidemment, réseau social, puisque dans la vie de mes relations, ... Je l'ai fait bouger aussi, c'est un vrai sujet, je l'ai fait bouger aussi, mais c'est beaucoup plus lent. Ça ne va pas aussi vite, évidemment, que de se désabonner, de s'abonner ou de trier, évidemment, les lectures que l'on fait. Mais pour moi, c'est du réseau relationnel quand même. Donc, moi, je t'invite à être à l'écoute. Est-ce que tu te sens justement saturé parce que tu lis, parce que tu vois, parce que tu reçois tous les jours ? Est-ce que tu peux sentir aussi si les contenus te nourrissent ou te nourrissent plus, ou te nourrissent pas entièrement ? Est-ce que tu sens qu'il y a des endroits où c'est trop répétitif, où c'est mou pour toi, où c'est déjà vu, déjà entendu, refait, refait et revu ? Voilà, d'écouter peut-être intérieurement qu'il y a quelque chose qui dit « c'est plus pour moi » . Voilà, donc je m'adresse à toi avec cet épisode, si tu es en train de muter, de bouger. Dans ton art, dans ton métier, dans ta manière de prendre la parole, dans ta manière d'être au monde finalement, et peut-être que tu es en train de sentir qu'il y a quelque chose qui pousse en ce moment, mais tu ne sais pas vraiment c'est quoi la direction, et bien cet épisode il est pour toi. Donc dans cette première partie, je reviens sur ce point, changer de voie, c'est pas seulement changer de projet, c'est pas seulement ça. C'est aussi changer qu'est-ce que l'on reçoit, qu'est-ce que tu reçois. On est dans un mois, j'enregistre cet épisode le 8 janvier 2026, on est dans un mois 2 collectif, et donc dans l'épisode de l'autre émission, La Voix des Nombres, parenthèse, tu as tout un épisode sur le 2, l'énergie 2, et la notion de lien, de relation, justement de se mettre à l'écoute, donc voilà, le lien est fait ici. quand on change de voie, c'est pas seulement changer de projet, c'est pas seulement changer ce que l'on raconte aux autres, ce que l'on dit, etc., ce que l'on cherche, c'est aussi changer ce que l'on reçoit, ce qu'on laisse entrer vers soi. Et donc, ça parle pour moi de ces notions de relation. Et nos réseaux, nos espaces, notre écosystème relationnel, qu'il soit en ligne, présentiel, virtuel, réel, en lecture, etc., pour moi, tout ça, c'est du réseau, c'est du lien. ... avec des manières et des formes de liens qui sont très différentes. On s'entend là-dessus. Et donc pour moi, nos réseaux, notre réseau, mais nos réseaux au pluriel, sont des miroirs. Des miroirs de ton identité à un instant T. De ton identité personnelle, de ton identité professionnelle, de tes faits, de ce que tu fais, de tes créations. Et donc quand on évolue intérieurement, on a besoin potentiellement de faire bouger ce miroir. parce que... elle correspond peut-être à une ancienne identité de nous, on ne s'en rend pas tout de suite compte, et aussi, parfois, ces identités nous maintiennent, en fait, ce miroir de nos identités qui peuvent être passées, dépassées, peuvent nous maintenir dans le passé, justement, comme vraiment une énergie qui nous attrape, parce que, pourquoi je dis ça ? Parce qu'en tant qu'entrepreneur, potentiellement, tu es présent sur les réseaux, donc tu vois passer des choses. Même si tu es dans la création, moi ce qui est mon cas, je suis quand même consommatrice. Et donc, je ne sais pas quel est le pourcentage de création versus consommation, mais peut-être qu'il est à 50-50, je ne sais pas du tout. Mais en tous les cas, le fait de lire, d'entendre des personnes où je sens que c'est plus d'actualité, en fait, ça me maintient, moi, dans mon passé, voire ça me ramène dedans, ça me fait réagir. Parce que, évidemment, c'est pas parce que je change de voie que ça y est, j'ai zappé complètement ce que je faisais dans l'accompagnement, que j'ai pas un avis à donner sur ce qui se passe dans l'accompagnement aujourd'hui, sur les entrepreneurs, sur les formats d'accompagnement qui sont proposés, sur les discours variés et compagnie. Donc j'ai un avis. Et comme je suis quelqu'un de très sensible et très... qui réagit, je vais réagir. Et donc du coup, je réagis avec mon passé, mon énergie est captée. Et mon énergie, alors que je n'en ai pas beaucoup, elle est captée par ce passé et pas en direction de là où j'ai envie d'aller. Si tu entends beaucoup de vent et beaucoup de bruit, c'est que j'enregistre cet épisode au moment où il y a une tempête dans ma région. Et c'est vrai que ça souffle extrêmement. Extrêmement fort. Donc je trouve que c'est intéressant à cette étape-là de regarder en fait, est-ce que nos réseaux, nos réseaux professionnels qui sont en ligne, parce que là je te parle vraiment de réseaux professionnels, je ne parle pas des réseaux sociaux en général avec de la consommation personnelle sur des sujets personnels. Je parle vraiment des liens entre pair, P-A-I-R-S et donc... de voir s'il y a du poids. Est-ce qu'il y a un poids de ces anciens réseaux qui te maintiennent comme un égrégore énergétique dans un endroit qui n'est plus ? Et je pense que ça, c'est important de le regarder. Aussi, cette notion de loyauté. Oui, ce sont mes pères, c'est mon milieu, c'est là que j'ai été reconnue. Du coup, est-ce qu'il y a une loyauté à cet endroit-là ? De regarder à quel endroit ça te maintient. Et puis, peut-être... Une notion de confusion entre, parce qu'on a tous et toutes un besoin d'appartenance qui est fort, donc à des communautés professionnelles par exemple, des communautés humaines mais des communautés professionnelles, et on peut confondre entre notre besoin d'appartenance et notre mouvement d'alignement. Le mouvement d'appartenance il est horizontal et notre mouvement d'alignement il est vertical. Et donc on peut confondre ce besoin-là avec l'alignement qui est en train de se faire, Et du coup, notre besoin d'appartenance, on peut le nourrir justement en allant ouvrir. à d'autres réseaux, à d'autres personnes, à d'autres professionnels. Donc, ce que je voulais dire dans cette partie 1, c'est vraiment qu'à un moment donné, continuer à avoir certains contenus, certaines prises de parole, certaines façons de faire et même certaines façons de parler, ça peut créer à l'intérieur de ton corps une forme de dissonance, mais que tu n'arrives pas forcément à nommer. En tous les cas, moi, au début, je n'arrivais pas à la nommer et donc j'étais juste saoulée. Et donc j'ai dû... C'est même, ça peut épuiser en fait, ça peut épuiser parce qu'on se dit mais on est toujours au même point, qu'est-ce qui se passe ? On sent un mouvement et on est toujours à cet endroit-là. Donc je prends le parti, moi, de dire changeons ça dès le départ pour pouvoir se soutenir soi-même grâce à notre réseau. Même si on ne connaît pas encore les gens, les relations ne sont pas encore créées, on peut déjà créer ce mouvement-là. Et donc... J'ai parlé de loyauté, je voudrais dire ici que déplacer justement ces loyautés, ou les transformer, voire les arrêter, en fait ça demande une forme de courage, parce que... Justement, je parlais du besoin d'appartenance. Ce n'est pas facile de quitter, même en ligne. Même en ligne, j'ai envie de dire. Parce qu'il y a quelque chose de fort avec l'habitude. On est habitué à lire tel texte. On a peur de manquer le fameux faux mot. Il y a toutes ces manières de fonctionner qui vont aussi nous retenir vers les nouvelles pages, les nouvelles personnes. Là où on a envie d'aller. Et donc, il y a aussi, effectivement, se désabonner d'une personne que l'on connaît bien. On peut se dire « Ah, elle va mal le prendre » . Donc, vous voyez, ça peut aller jusque-là, aller sur le profit de quelqu'un que vous connaissez ou avec qui vous avez parlé, une ancienne cliente, une collègue ou que sais-je. Mais ça ne vous intéresse plus de la suivre, ça ne vous intéresse plus de suivre son contenu. Et donc, là, vous pouvez sentir très fort les loyautés s'activer et votre besoin de validation, votre peur du rejet et tout ça peut s'activer très très fort. Donc, c'est pour ça que je parle. Ça demande du courage, ça demande de nommer les choses, de nommer ce qui se passe. Parce que c'est pas parce que c'est en ligne que ça n'existe pas, que ce n'est pas réel, que ce que vous ressentez n'est pas réel. Moi j'insiste là-dessus, on a tendance à minimiser tous les ressentis qu'on peut avoir parce que ça se passe via un écran interposé, mais en fait nos sensations, elles existent, elles ne sont pas virtuelles nos sensations. Donc c'est intéressant de regarder ça, et aussi de ne pas chercher à se justifier, parce que... se désabonner d'un compte, on n'a pas besoin d'aller dire à la personne écoute, je veux plus te suivre, je me désabonne. Faites-le, voilà, faites-le. C'est important et je pense qu'on a toutes et tous tout intérêt à se détacher de ce genre de loyauté parce que je pense qu'on en a assez dans d'autres systèmes. On en a dans d'autres systèmes, systèmes relationnels, familial, amical, professionnel et je vais dire même étatique. Donc on a des loyautés partout, tout le temps, partout et parfois ça nous retient. Donc moi j'ai envie de dire prenez ce terrain d'entraînement qu'est votre plateforme professionnelle PREF pour pouvoir entraîner votre capacité à quitter, à créer de la rupture. à vous en aller, et c'est pas parce que vous créez de la rupture d'ailleurs, en vous désabonnant d'une page, de quelqu'un, etc que vous quittez la relation j'aimerais bien qu'on remette un peu de nuance et de complexité aussi dans notre manière de relationner, et qu'on prenne qu'on ait une vision système plutôt qu'une vision binaire ou linéaire, voilà j'ai envie de le placer là donc le courage de Plus nourrir ce qui ne te nourrit pas. Le courage de s'exposer aussi à d'autres univers et d'autres, j'allais dire, l'inconnu, l'aventure, l'inconnu. La sensation aussi de... C'est intéressant aussi de voir cette sensation que tu peux être perçu comme quelqu'un de... Comment dire ? Qui s'en va de traître, en fait. Tu peux avoir ces mots-là en tête. Je parlais de rupture tout à l'heure. Du coup, ça peut être effectivement mal pris. Donc, c'est intéressant de regarder ça, de nommer tout ça. Ça peut être aussi, tu peux avoir peur de perdre un statut. Tu peux avoir peur de perdre une reconnaissance. Ça va avec le fait de quitter, évidemment, quelque chose. Quitter ton environnement professionnel qui est connu. Ça peut être aussi la peur du vide. une forme de vie de relationnel temporaire parce que justement tu cherches l'appartenance et pour l'instant ça y est pas. Donc d'où l'intérêt de commencer très tôt à s'entourer sur ta plateforme professionnelle de lecture qui t'emmène vers ta nouvelle voie où tu sens que ça soutient ta nouvelle voie. Donc l'important aussi c'est de se dire que c'est pas parce que tu changes d'écosystème relationnel que tu le fais bouger en tous les cas. que tu es en train de renier ton passé. C'est juste que tu es en train de dire « Je construis consciemment mon futur. Et au présent, j'ai besoin de telle et telle ressource. » Voilà, c'est juste ça que tu es en train de faire. Donc c'est vraiment de l'amour de soi, du respect de soi, et une manière de te soutenir qui prend un tout petit peu de temps. qui demande peut-être un petit peu d'énergie, mais qui va t'en amener beaucoup, qui va t'amener beaucoup d'énergie, et qui va, à mon avis, sur le long terme, te faire aussi gagner du temps. Et ce que je te disais aussi tout à l'heure en intro, c'est que moi, en tout cas, quand j'ai fait ce mouvement-là, j'ai vraiment senti un soulagement corporel, une sensation, des sensations corporelles. Et pour moi, ça, c'est un signe que je suis à la juste place et que j'ai eu raison de processer ce mouvement-là. Et il y a aussi cette notion de respiration dans le corps où tu sens qu'il y a comme de l'espace en fait, il y a de l'espace qui est en train d'être dans ton corps et qui pour moi est un signe aussi pour aller vers cette nouvelle voie qui demande beaucoup d'énergie, qui demande du temps, de l'énergie parce que justement c'est pas encore fait, que c'est pas créé, qu'on est plein de doutes, qu'on ne sait pas où est-ce qu'on va. Moi j'ai pas encore de plan, donc j'ai pas de plan mais... Il y a des petites étapes comme ça qui peuvent m'aider justement à construire ce plan tout en marquant. Donc voilà, j'ai envie de te partager ça. C'est très important de baigner dans un écosystème relationnel, qu'il soit de personnes, de lectures ou de voix, pareil pour les podcasts, qui ouvre en fait le champ, qui ouvre ta conscience, où tu sens que là, waouh, il y a vraiment le waouh qui vient en fait. Il y a quelque chose qui se passe à cet endroit-là. En partie 3, je voulais évoquer cette notion pour moi qui est quand même centrale. On ne crée pour moi jamais seul. Et ce qui est important, c'est de s'entourer avant que le plan soit clair, justement, avant que tout soit prêt. C'est pas de se dire, ouais, ça y est, j'ai mon plan là de changement de voie, bon, ça y est, je peux commencer à faire bouger mes relations, aller voir telle personne. Eh ben non, moi je pense pas. Je suis une personne qui adore expérimenter, j'ai vraiment ce goût-là de l'expérience, de l'exploration, et notamment à travers les relations. J'aime rencontrer des nouvelles personnes, évidemment je les choisis, je ne rencontre pas tout le monde. Et je ne suis pas en mode people, enfin je ne sais pas comment on dit ça là, mais soirée people et tout ça, c'est vraiment pas mon délire, mais vraiment pas. Mais j'aime rencontrer... des personnes, et notamment dans cette phase où je suis en train de chercher ma voie, quelle forme elle va prendre, et j'ai besoin de côtoyer des gens qui pensent en dehors des cases, en dehors des normes, évidemment, et qui ont aussi expérimenté le changement plusieurs fois dans leur vie. Et donc, pour moi, on n'attend pas que le projet soit clair pour s'entourer. C'est l'entourage qui rend notre projet possible, en fait. Si... De qui je m'entoure, sur un point de vue de personnes que je vois, que je côtoie, de personnes à qui je parle. Et ça ne veut pas dire exclure toutes les personnes de l'entourage, évidemment, mais je parle vraiment de l'entourage pro. Et peut-être aussi que ça peut être voir moins de personnes pendant un temps, voir plus telle autre personne pendant un temps, évidemment. Et c'est pareil sur notre réseau professionnel, notre plateforme de réseau professionnel. Et donc, oui, l'entourage rend notre projet possible en fait. Et donc pourquoi attendre que le plan soit prêt, et surtout un plan purement mental, plutôt que de s'entourer dès le départ et de sentir que l'écosystème relationnel qu'on est en train de créer devient une forme de matrice. j'adore ce mot, une forme de matrice, un système, quelque chose qui nous aide à créer, qui soutient notre mouvement de création. Parce que changer de voie, c'est ça pour moi, en tous les cas comme je l'entends, comme je le vois avec cette notion d'univers, au-delà de la notion de reconversion qui n'est pas pour moi changer de métier, mais vraiment avancer dans le temps. en déconstruisant justement ce rapport au métier, ce rapport à l'activité, ce rapport à certains mots qui enferment, qui sont peut-être aujourd'hui galvaudés, même s'ils sont beaux. Mais par exemple, la notion d'entrepreneuriat, la notion d'artiste, comment on peut voir plutôt en hybride, au deuxième mot que je kiffe après matrice, euh... Comment on peut voir la vie ? Moi je vois la vie en mode hybride et en fait mon processus c'est pas d'aller vers un autre métier. C'est pour ça que pour moi la notion de reconversion ne me parle pas, c'est vraiment comment je sors de toutes ces cases donc salariale, entrepreneuriale et que là je vais d'autre part où j'ai même pas de nom, je ne sais même pas c'est quoi le nom que je vais mettre à ce prochain cycle, cette prochaine étape mais c'est un mouvement en spirale que je vois. et pas un mouvement linéaire où je passe de A à B, de B à C. Il y a quelque chose qui est organique à cet endroit-là et je sors de quelque chose de plus global pour aller vers quelque chose qui ressemble à ce que j'appelle mon univers, ma matrice et en mode hybride, c'est-à-dire avec tous ces mots l'art, l'artiste, la création... L'entrepreneuriat, le salariat, le métier, l'artisanat. Tous ces mots-là que j'affectionne vraiment, mais en dehors de ces mots aussi. Ils sont intégrés en fait. Bon, là j'ai fait une boucle et je suis sortie de mon sujet. Mais voilà ce que je voulais te dire. Entoure-toi avant que le plan soit clair. Il n'y a pas besoin d'attendre à ce que le plan soit parfait parce que souvent ça c'est une stratégie de protection et tu le sais. Et tu vas avoir ton plan mental et c'est une fois que ton plan mental il est créé sur un papier que tu vas commencer à aller voir les gens et je pense que ça peut vraiment t'éloigner des personnes qui pourraient vraiment t'aider et contribuer. Autant le faire dès le départ. C'est mon conseil, c'est ce que j'ai fait et c'est pas valable pour tout le monde évidemment. Tu prends ce qui est juste pour toi. Et aussi, un sujet important, c'est que pour moi, les bonnes personnes justement, les justes personnes, appelle-le comme tu veux, c'est intéressant que ça arrive aussi dans le moment où t'es dans le flou et pas dans le moment où t'es finalisé, où tout est bouclé. Pourquoi ? Parce que les conversations que tu vas avoir, elles vont être forcément... Comment dire ça ? Elles vont être un petit peu biaisées. C'est-à-dire que quand t'as finalisé, tu peux sentir que t'as de la vulnérabilité à cet endroit-là, ton plan il est fait, et que... Tu poses des questions à des gens, t'attends des retours et en fait tu peux être très vulnérable à cet endroit-là parce que t'as passé du temps dessus et ça va te challenger si on remet en question ton plan. Alors que quand les personnes, tu échanges avec elles pendant que t'es dans le flou, en fait ça va juste te faire réfléchir, nourrir ta réflexion. Ça va pas du tout modifier tes perceptions, tes sensations, ta direction. Ça va juste nourrir l'écosystème que t'es en train de créer, l'écosystème de ta création, ta matrice en fait. Ça, c'est important pour moi aussi d'en parler. Et donc, pour moi, ce qui a été important, c'est de m'entourer de personnes qui pensent beaucoup plus large que moi, qui sont sur des sujets qui sont proches, mais pas si proches que ça. De sentir aussi que... Comment dire ? D'assumer mon parti pris qui est de vouloir avoir des contenus politisés n'ont pas des contenus politiques et de femmes ou d'hommes politiques, c'est pas du tout ça, je crois que je suis un seul homme politique sur LinkedIn, mais de personnes qui situent leur discours, qui questionnent la société à partir de leur propre regard et donc qui se situent là-dedans et qui sont pas en mode « Je suis au-dessus de tout le monde, je suis au-dessus de la mêlée, donc du coup je critique toute la société, par contre je parle jamais de moi. » vouloir lire des propos de cette envergure-là, et de pas tout lire, tout suivre, et d'avoir un melting pot comme ça pour savoir un peu ce qui se passe. Non, en fait je mets au centre mon univers, je mets au centre mon attention, et donc j'ai pas le temps. J'ai pas le temps de lire tout, Et aussi j'ai vraiment besoin de densifier ce qui me nourrit. Et d'être vraiment dans cette conscience-là, vraiment de manière très affûtée. Et j'ai envie de dire sans négociation. Donc c'était important aussi pour moi de m'entourer de gens qui ne cherchent pas à lisser leur voix, qui ne font pas des contenus entrepreneuriaux mais tellement basiques, tellement mous, tellement chiants. Ça c'est important aussi pour moi. Je me suis retrouvé à discuter avec, en commentaire sur des postes de médecins, avec un cardiologue. Voilà, bon bah c'est pour te dire, vu que j'ai ce projet, je dis j'avais parce que c'est en train de bouger, ce projet autour du média santé, et ben je me suis dit autant suivre les personnes qui parlent de la santé et qui en plus la questionnent, qui questionnent la médecine, qui questionnent le système de santé, qui ont un discours très politisé justement. Et je me suis retrouvé en commentaire à discuter avec un cardiologue. En fait, je t'avoue que ça, je n'y avais jamais pensé. Et sur Instagram, qui est mon autre réseau, je discute très souvent avec des professionnels de santé plutôt là pour le coup... santé, comment dire, soit des personnes qui sont dans la naturopathie, sur la santé des femmes, hormonale, endométriose, etc. Je discute avec aussi des gynécologues, je discute aussi avec beaucoup de patientes expertes, et de patientes tout court. Je discute aussi avec des personnes qui sont praticiennes en santé ancestrale. Ayurveda, médecine chinoise. Voilà, mon Insta, c'est autre chose. Mais me retrouver à discuter, voilà ! en commentaire avec un cardiologue, ça j'ai jamais imaginé. Et ça vient aussi pour moi qui ai vécu des violences médicales, ça vient aussi gué à un certain endroit et qui suis concernée par la maladie. Je fais des parenthèses et je ne sais pas, effectivement je vais trop vite. Pardon. Donc parce que je suis concernée, parce que j'ai vécu des violences médicales, je trouve important, enfin j'ai vu comme quelque chose qui faisait partie de ma guérison aussi de pouvoir discuter de pair à pair, d'égal à égal, sans posture de sachant dominant et tout ce qu'on peut imaginer, voir aussi dans plein de milieux, pas que le milieu médical. Et donc, pour moi, ça a été aussi un signe parmi tous les autres signes dont je t'ai parlé. Voilà, je voulais te dire ça. Suivre son énant ne se fait jamais seul. Pourquoi ne pas s'entourer dès le départ ? sentir qu'il y a une excitation aussi à côtoyer des nouvelles personnes, à parler à des nouvelles personnes, à lire des choses qui t'ambiancent, qui t'ambiancent vraiment au niveau du ventre. Ça vient bouger au niveau de ton ventre et ça vient t'amener beaucoup de respiration. Je vais conclure à cet endroit-là. Merci d'être encore là. N'hésite pas à noter tes questions si tu as envie d'en savoir plus sur tout ce que je viens de te raconter. Et moi, j'ai envie vraiment de conclure En te proposant une réflexion, d'observer tout simplement, d'être en état d'observation dans ce mois de janvier, ce mois de collectif, d'observer ton fil de réseau social professionnel, de ressentir, d'observer ce que tu lis, de sentir si ça te nourrit ou pas, si ça te contracte. Les questions que j'ai envie de te poser, aujourd'hui, pour toi, dans ta vision, dans ce qui est en train de se passer pour toi, dans ce que tu es en train de sentir pour le futur, à ton avis, qu'est-ce qui viendrait nourrir ta voix ? Qu'est-ce qui viendrait... V-O-I-X, V-O-I-E. Qu'est-ce qui viendrait... Enfin, de quoi tu aurais besoin pour nourrir ta voix ? Ta voix du futur. Qu'est-ce qui apaiserait ? Qu'est-ce qui coupe ta voix ? Quel contenu coupe ta voix ? Quel contenu active beaucoup trop ? ta colère, quel contenu active. Quand je dis quel contenu c'est pas le... c'est pas forcément les sujets hein, c'est la manière dont les gens vont en parler voilà et qu'est ce qui... quel contenu, quelle personne, quel réseau pourrait contribuer à faire évoluer ton art, ton business, ton projet, ta nouvelle direction ? Voilà les questions que j'ai envie de te poser. Changer de voix, C'est une magnifique aventure. Et je t'invite vraiment à choisir avec qui tu as envie de penser, avec qui tu as envie de rêver, avec qui tu as envie de créer et vraiment à aller avec cet amour-là de toi. Parce que j'allais dire un mot que je n'emploie jamais, je parlais de mérite, mais vraiment, je ne peux pas parce que j'entends mérite, j'entends Sarkozy, ce n'est pas possible. Waouh ! Voilà, je t'invite à choisir à partir de ton cœur parce que justement c'est hyper important de te nourrir à partir de ton cœur, de ce que tu ressens dans le corps et de nourrir tout ça en fait, de t'autoriser à sentir que tu es nourri avec les personnes avec qui tu as envie de penser. De t'autoriser ça. Qui tu as envie de voir autour de ta table ? Voilà, ta table de projet. Qui tu as envie de voir autour de cette table ? Donc avec qui tu rêves ? Avec qui tu as envie de rêver ? Avec qui tu as envie de créer ? Avec qui tu as envie de parler ? Avec qui tu as envie de relationner ? Avec qui tu as envie de kiffer ? Si tu as aimé cet épisode, merci de mettre des petites étoiles, un commentaire si tu as envie, de venir me parler sur mes réseaux, et à très bientôt !