Speaker #0Est-ce qu'on t'a déjà dit que tu avais la vie parfaite ? Le job, le salaire, la maison, le titre LinkedIn qui claque et pourtant t'as la boule au ventre le matin. Tu t'ennuies, tu t'éteins, tu fais semblant, cette vie parfaite tu y tiens mais elle t'étouffe. Bienvenue dans le fucking cage dorée, le podcast où on arrête enfin de faire semblant d'aller bien. Burnout ! bore Out, faux-semblants et quêtes de sens. Ici, on se donne le droit d'en parler sans culpabiliser. Je suis Albine Pineaud, psychologue industrielle et organisationnelle de formation et consultante spécialisée en gestion de projets et conduite du changement de profession. Ayant moi-même été une cadre supérieure en souffrance, j'ai pour mission d'aider les esprits brillants à transformer leur réussite qui sonne creux en une vie riche, vivante et épanouissante. Alors respire, parce qu'à partir d'aujourd'hui, tu arrêtes de subir. et tu commences à choisir. Hello et bienvenue dans ce nouvel épisode de Fucking Cache Doré. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui fait grincer des dents tous les bons élèves, les indépendants, les perfectionnistes, les super héros du quotidien. Bref, à quasiment tout le monde au moment d'une transition professionnelle. Ce sujet, c'est demander de l'aide. Déjà l'épisode d'il y a deux semaines, je parlais de burnout, de bore Out , de brown out, je te mets le lien de l'épisode dans la description et j'ai bien ressenti qu'il y avait vraiment ce sujet autour de, ok t'es gentille mais à quel moment est-ce que je dois demander de l'aide ? Je te vois déjà faire cette petite moue derrière tes écouteurs pour tous ceux qui ne sont pas prêts à demander de l'aide. Oui bah c'est bon je vais gérer, j'ai toujours tout fait tout seul. Et bah justement, ce réflexe là C'est le meilleur moyen de rester bloqué dans ta cage dorée. Aujourd'hui, je vais te montrer pourquoi demander l'aide, c'est un accélérateur de transition et pas un aveu de faiblesse. Et comment t'y prendre même si c'est pas du tout ton truc. Nous vivons dans une société individualiste qui te pousse souvent à penser qu'il faut que tu t'es débrouille seule, que tu ne peux compter que sur toi, qu'il ne faut pas que tu montes tes difficultés, plus, mieux, sauf que dans la vraie vie, personne ne se transforme solo. Personne ne change de job, ni ne pivote, ne lance un projet, ne se réinvente sans soutien. Et si tu veux une image simple mais ultra concrète, même les meilleurs sportifs au monde ont une équipe avec eux. Coachs, staffs, préparateurs mentaux, préparateurs physiques, préparateurs sportifs, entourage, la réussite fantasme. Et ça, c'est important parce que quand tu refuses de l'aide, tu fais deux choses. La première, tu restes enfermé dans ton propre cerveau et je t'assure que ton cerveau est très fort pour te raconter des histoires. La deuxième, tu rallonges ton temps de souffrance. Soyons honnêtes, ce n'est pas juste « je suis indépendant » ou « je suis indépendante » , c'est quelque chose qui touche principalement les hommes quand même, mais certaines femmes ont difficulté à aller demander de l'aide également. La vraie raison, donc ce n'est pas de te dire que tu es indépendant ou indépendante, la vraie raison c'est souvent la peur d'être jugée, la peur d'avoir l'air faible, la peur qu'on te dise bah t'as qu'à faire ci, t'as qu'à faire ça de la part de gens qui clairement ne sont pas dans ta situation. La peur de lâcher prise ou la peur de regarder la réalité en face. Parce que demander de l'aide, ça t'oblige à dire un truc à voix haute. Ça t'oblige à dire « je me sens coincée dans une vie qui ne me correspond plus » . Et pour un bon élève, ça c'est hyper dur. Sauf que rester coincé en silence, ça te permettra pas du tout de décrocher une médaille. En fait, c'est hyper dangereux. Demander de l'aide, ça va te permettre d'avancer. Parce que l'aide apporte trois choses que tu n'as pas quand tu es tout seul. La première chose que ça t'apporte, c'est un miroir. Quelqu'un te renvoie ce que tu ne vois plus chez toi. Tes contradictions, tes forces, tes angles morts, ça t'apporte un cadre. Quand tu es seul, tu réfléchis dans tous les sens. Quand tu es accompagné, tu structures, tu as des options, des contraintes que tu choisis, des étapes par lesquelles tu sais qu'il va falloir que tu passes. Et ça libère d'un poids. Et la troisième chose, c'est de la tenue. Il est très facile d'abandonner au premier coup de mou quand on est tout seul. Quand tu as quelqu'un pour t'accompagner, qui peut te soutenir dans les moments difficiles, dans les moments de doute, crois-moi ! Ça n'a pas de prix. Il n'y a rien de pire que la sensation d'être seule ou incompris dans les grands moments de changement dans sa vie. Et je vais te le dire clairement, à partir d'un certain niveau de fatigue, tu ne peux même plus tout résoudre juste en réfléchissant un peu plus fort. Quand j'ai voulu sortir de ma cage dorée, la question que je me suis posée, ça a été la suivante. Ok, je sens bien que là, toute seule, je n'y arrive pas. Mais à qui est-ce que je demande ? Et je me suis rendue compte que je n'avais pas besoin de trouver la bonne personne pour la vie. Tu testes, tu ajustes. Il y a plusieurs niveaux d'aide possibles en fait. T'as déjà le proche, l'ami avec lequel tu te sens bien. Pas celui qui te fait paniquer à chaque fois que tu lui parles ou celui où t'as l'impression que t'es jugé. T'as le collègue aussi avec qui pareil tu te sens bien, qui comprend pour le coup le terrain et les enjeux de ce que tu vis. Tu peux également parler à un mentor, quelqu'un qui est déjà passé par là. Un psy si tu sens que ton corps ou ton mental... sont en alerte et que c'est lié à des choses bien plus profondes qu'une nécessité de travailler ton mindset ou de te mettre en action. Et tu peux parler à un coach si tu veux transformer une situation en plan d'action. Les critères pour savoir si tu parles à la bonne personne, finalement ils sont assez simples. Est-ce que tu te sens mieux après l'échange ? Est-ce que tu as l'impression que tu y vois plus clair ? Est-ce que tu as l'impression d'avoir pris une bouffée d'air frais ? Ou à l'inverse, est-ce que tu te sens plus honteuse, plus confus ou tu as l'impression que finalement c'est toi le problème ? Si tu ressens une de ces trois dernières choses, alors tu n'es pas du tout au bon endroit. Il faut que tu changes de bonne personne car ce n'est pas la bonne personne. Le blocage classique, c'est de dire je ne sais même pas comment aborder le sujet, je ne sais pas quoi demander, je ne sais pas exactement ce que je vais pouvoir dire à cette personne. Et c'est ok. Du coup, je vais te proposer deux, trois petites choses que tu pourrais lui dire. Par exemple, tu pourrais tout simplement... commencer en disant, voilà, je suis en réflexion sur mon avenir pro. Je sens que je tourne en rond. Est-ce que tu peux me poser deux, trois questions pour m'aider à y voir plus clair ? Si tu sens que la personne n'est pas hyper réceptive au fait de poser deux, trois questions parce que tout le monde ne sait pas le faire, eh bien, tu peux aussi tout simplement lui dire, là, je me sens épuisée ou je n'arrive plus à faire semblant. J'ai besoin de parler parce que j'ai besoin de mettre des mots sur ce que je ressens. Tu peux également lui dire, j'ai besoin d'un regard extérieur. Parce que là, je sens que j'ai plus confiance en ce que je pense et je me sens trop fatiguée pour réfléchir à cette situation seule. Ça suffit. La personne en face de toi ne va pas te donner un plan d'action. La personne, elle va t'aider à faire ce fameux miroir dont je parlais tout à l'heure. Ce qu'il faut savoir quand même, c'est que peu importe à qui tu parles, la pensée magique n'existe pas. Donc ce n'est pas parce que tu penses à quelque chose que la personne qui est en face de toi sait à quoi tu penses. Il y a des choses qui te semblent évidentes à toi qu'ils ne le sont pas pour les personnes qui sont autour de toi, parce que tu ne les auras pas exprimées. Parle, libère-toi, lâche-toi. Vraiment, une des premières étapes, c'est de savoir reconnaître ce qu'on ressent et ce qu'on vit. Et si tu demandes de l'aide, et si tu sens que il n'y a pas de bienveillance ou tout simplement que tu n'es pas à l'aise, c'est simple, c'est que ce n'est pas la bonne personne. Tu n'as pas besoin que tout le monde valide ton chemin. Tu as besoin d'une personne qui te soutient ou au moins qui t'aide à réfléchir sans te casser. Je te propose un challenge hyper simple cette semaine. Je te propose d'identifier une personne à qui tu peux demander un coup de main, une seule personne, à qui tu peux envoyer un message de trois lignes, pas plus. Je te le donne, le message, et je vais même te le mettre en description. Hello, j'ai besoin de ton regard. Je suis en réflexion sur ma vie pro et je tourne en rond. Est-ce que tu serais disponible pour que l'on prenne... 20 minutes cette semaine pour m'aider à y voir plus clair. C'est tout. Tu n'as pas besoin de l'appel parfait, en fait tu n'as même pas besoin que les mots soient ultra justes, tu as besoin d'un premier pas. Et si tu n'as personne autour de toi ou que tu ne sais pas par où commencer, tu peux m'écrire ces mots-là à moi et on se calera 20 minutes. Juste pour poser des mots et arrêter de porter ça seul. Merci d'avoir écouté cet épisode. Prends soin de toi et n'oublie pas... Aujourd'hui, tu arrêtes de subir seul et tu commences à choisir d'être vraiment entouré. Je te dis à la semaine prochaine. Prends soin de toi. Ciao ! Et si tu veux aller plus loin sur le sujet, inscris-toi à ma newsletter « Bienvenue au club » . Chaque semaine, j'y partage des clés sur la manière dont tu peux sortir de ta cage dorée et comment se passe ma vie d'oiseau libre. Merci encore d'avoir été là. Prends soin de toi et n'oublie pas, aujourd'hui tu arrêtes de subir et tu commences à choisir. Merci.